Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 10:57

 

 

AVO 5747 wa (Copier)

La crispation sera de rigeur, lors des prochains entretiens 

 

Par Marc Brzustowski


Des responsables de haut niveau en Israël ont fait savoir qu’il n’y aura pas d’alerte de leur part à l'intention de Washington, s’ils décident de mener une frappe contre les installations nucléaires iraniennes. C'est, du moins, ce qu’a confié une source du renseignement américain, au fait des dernières évolutions, et, sans doute, à dessein, à l’agence Associated Press.

Cette déclaration, qui fait suite à une série de conversations confidentielles et de haut-niveau, entre les deux parties, reflète la tonalité sous haute tension des rencontres prévues, le 5 mars, à la Maison Blanche et au Capitole, lors du séjour de Binyamin Netanyahou et d’Ehud Barak. Il est, aussi, plus que probable qu'en préparation de ce sommet, les deux Gouvernements envoie au grand public des signaux clairs sur leurs positions respectives, à travers des campagnes de presse "téléphonées". C'est, sans doute, le cas de cet article d'AP. 

 

Ces responsables israéliens ont clairement fait savoir à leurs homologues que, s’ils décidaient, éventuellement, que cette frappe est, désormais, devenue nécessaire, ils maintiendraient Washington dans le flou artistique total, simplement pour minimiser le risque que l’Amérique puisse être tenue responsable d’avoir échoué à stopper une probable attaque israélienne. Les Etats-Unis ont travaillé dur, depuis des mois, pour persuader les Israéliens qu’une telle frappe ne produirait qu’un revers temporaire pour le programme nucléaire iranien et qu’elle ne suffirait, par conséquent, pas à l’arrêter définitivement.

 

Mais ce refus de se plier aux attentes de la Maison Blanche serait, selon Associated Press, le message qu’ont voulu délivrer Bibi Netanyahou et Ehud Barak au long cortège de responsables américains de haut niveau (Tom Donilon, Conseiller à la Sécurité Nationale, James Clapper, chef des renseignements, le Général Martin Dempsey, plusieurs députés...), venus en estafette à Jérusalem pour tenter de combler le fossé d’incompréhension et de défiance entre les deux Administrations.

 

Aussi bien la Maison Blanche que le Pentagone, le chef des renseignements américains ou l’Ambassade d’Israël aux Etats-Unis ont refusé de commenter ces allégations d’une source réputée bien informée qui a préféré conserver l’anonymat.

 

Toujours est-il que la seconde inspection avortée, en moins d’un mois, par l'Iran, à l'encontre d'une délégation de l’AIEA, spécialement dépêchée sur site, la semaine dernière -et qui est repartie comme elle était venue, presque aussitôt-, apparaît bien comme la goutte qui fait déborder le vase de patience, dans la façon dont Israël considère les divers coups d’épée dans l’eau de l’Administration Obama pour ramener l’Iran à la table des négociations, et discuter de son programme nucléaire et missilier.

 

Cette question cruciale de la diffusion ou non d’une alerte secrète, à l’attention de Washington, a de quoi inquiéter au plus haut point les responsables américains. Néanmoins, elle a sûrement, bien plus, une connotation politique et diplomatique, préalable au Sommet, qu'une réelle pertinence systémique et logisitique : Washington dispose de bien des ressources pour observer une mise sur le pied de guerre en préparation sur le territoire israélien. Le moindre mouvement d'une batterie anti-missiles disposée en tel site-clé signalerait une inquiétude sécuritaire en cas de représailles, etc. 

Elle exprime, surtout, la profonde déception de Jérusalem face à la politique américaine, qui s’est encore aggravée, au cours de la récente visite de Tom Donilon : la candeur des déclarations de celui-ci, sans doute persuadé que l’Iran donnerait suite à ses promesses d’ouvrir toutes grandes les portes de l’installation militaire nucléaire de Parchin aux inspecteurs, a convaincu les Israéliens que jamais les Etats-Unis ne décideront d’une frappe militaire américaine, pas plus qu’ils ne se tiendraient aux côtés d’Israël, au cas où l’Etat hébreu décide d’y aller seul. Les israéliens en ont légitimement conclu qu’ils ne pourraient avoir recours qu’à une frappe unilatérale et, dans ce cas, qu’il n’était plus nécessaire, sur le principe, d’en alerter des alliés qui ne… s’allieraient pas à cette opération.

 

Ce point sera sûrement au centre des futures discussions de la semaine prochaine à Washington, martelé aussi souvent que nécessaire, pour que les interlocuteurs américains commencent à comprendre plus clairement le défi stratégique existentiel qui leur est posé. Ehud Barak aura des entrevues avec de hauts responsables de l’Administration et du Pentagone, mais également, avec des membres du Congrès, alors que la campagne pour les Présidentielles bat son plein aux Etats-Unis. Binyamin Netanyahou rencontrera Obama en tête-à-tête.


 

Dutch Ruppersberger. 

« C’est une position sans précédent, de la part d’Israël, qui viserait à s’assurer que les Etats-Unis et eux travaillent réellement dans le même sens contre la production d’armes nucléaires par l’Iran et l’exportation du terrorisme », a analysé le député démocrate du Maryland, Dutch Ruppersberger, responsable de son groupe au sein de la Commission des renseignements à la Chambre du Congrès. Il s’est récemment rendu auprès du Premier Ministre israélien Netanyahou, en compagnie du Président de la Commission du renseignement, Mike Rogers, député républicain du Michigan. Ils ont alors plaidé que les sanctions devenaient plus fermes et qu’elles avaient un impact bien plus agressif sur l’économie iranienne. Ils ont aussi et surtout insisté sur la nécessité de présenter un front uni face à l’Iran et aux campagnes médiatiques qui font leurs choux gras des désaccords flagrants entre les deux parties.

 

Mike Rogers.

Mais Ruppersberger ajoute : « Nous devons aussi tirer partie de l’expérience des négociations avec la Corée du Nord : toutes ces discussions ont subi des blocages répétés et, au bout du compte, ils disposent bien de l’arme nucléaire. Nous allons diffuser un message clair : « quand c’est trop, c’est trop », la paralysie, c’est fini, … Toutes les options sont sur la table ».

 

« J’ai compris que les Israéliens sont incroyablement sérieux dans leur détermination à frapper l’Iran », a déclaré Rogers à CNN, lundi. « D’après leurs calculs, l’Administration (américaine) n’est absolument pas rigoureuse, quant aux conséquences militaires des progrès nucléaires réalisés en Iran. Les Israéliens pensent qu’ils devront arrêter seuls leur décision, étant donnée la posture actuelle des Etats-Unis ».

 

Un autre visiteur important, Anthony Blinken, Conseiller à la Sécurité Nationale du Vice-Président Joe Biden, cette fois, a, de son côté, déclaré que : "la politique amércaine n'est destinée qu'à gagner du temps et à repousser ce problè_me à plus tard dans le temps. Mais qu'en pratiquant de la sorte, bien des choses inquiétantes risquaient d'arriver durant ce laps de temps". Il a, par contre, prétendu que les évaluations des renseignements des deux pays étaient très proches, mais qu'à cause de leur situation géographique différentes, il pouvait y avoirdes divergences tactiques. Mais il a tenu à réitérer que, sur le fond, les positions stratégiques étaient les mêmes". C'est, sans doute, un des points, sur lequel les dirigeants d'Israël peuvent émettre des doutes...

Blinken note des nuances, également, au sein de l'establishment iranien : il prétend ressentir plus "d'intérêt", de la part d'Ahmadinedjad(sans doute, pour des raisons de remous intérieurs), à faire baisser la tension avec l'Occident que chez le Guide Suprême, Ali Khamenei, dont il dit que "la raison d'être [en français dans le texte] est la confrontation avec les Etats-Unis...

En même temps, Blinken avoue que les Etats-Unis disposent de renseignements "extraordinairement imparfaits" sur le climat exact, à l'intérieur des cercles dirigeants iraniens. Peut-être que la perspective de la préférence d'Ali Khamenei pour Qassem Souleimani, chef des forces Al-Qods des Gardiens de la Révolution, comme futur président de l'Iran, en lieu et place d'Ahmadinedjad, pourrait éclairer leur lanterne...


 

Selon l’interlocuteur averti d’AP, ainsi qu’un ancien responsable américain, les chefs américains des renseignements et des opérations spéciales tentent de conserver le dialogue ouvert, avec leurs homologues israéliens, malgré l’impasse des discussions au plus haut niveau. Ils partagent des informations avec eux et leur proposent certaines options alternatives, telles que de permettre à Israël d’utiliser des bases américaines dans la région, en vue de lancer une telle opération. Ce qui permettrait aux Américains de conserver un œil sur les agissements israéliens et de disposer, ainsi, de moyens d’alertes avant-coureur. Mais, une telle option apparaît peu crédible, dans la mesure où les deux chaînes décisionnelles, sur le plan politique, continuent d'être en parfaite opposition : au mieux, si Israël ne veut pas envoyer de signal d'alerte, pourquoi accepter une invitation cousue de fil blanc? Au pire, ce serait le moyen le plus facile, pour l'Administration Obama courroucée d'une telle décision défiante, que demander à ses services de tout faire pour faire avorter ou échouer une opération jugée indésirable... 

 

Selon certains responsables du renseignement, l’un à l’active et l’autre en retraite, la coopération n’a fait que s’améliorer dans l’échange d’informations sur la région. Là encore, on peut douter de la sincérité des sources de l'Associated Press : bien des indicateurs laissent entrevoir que, depuis l'avènement d'Obama, celui-ci et ses conseillers ont tout fait pour limiter la coopération américano-israélienne, en matière de renseignements, au strict minimum vital pour les intérêts US. Quelques exemples récents, de "fuites" du même acabit (Mark Perry, CBS news...), voulant démontrer la non-implication américaine dans des opérations spéciales en Iran, montrent plutôt que ces services, des deux côtés, sont, également, sinon "à couteaux tirés", du moins sur la défensive et observant une méfiance réciproque, en ce qui concerne, en tout cas, laquestion iranienne...  

 

Israël fournit aux Etats-Unis des renseignements de tout premier ordre, par exemple, sur l’évolution de la situation en Syrie, maintenant que l’Amérique y a fermé son ambassade et relevé une partie de ses équipes du renseignement sur place.

 

Mais, sur ce point encore, puisque le niveau supérieur de la chaîne décisionnelle américaine est en stand-by permanent, même ces informations cruciales ne sont que d’une utilité relative : on a pu s’en rendre compte, au cours des prises de positions tièdes et bonasses d’Hillary Clinton, lors du fameux sommet des « Amis de la Syrie » à Tunis, qui devait encore faire des flammes dont on se souviendrait. En réalité, l’Administration Obama se contente de stériliser et neutraliser toute initiative, qu’elle soit saoudienne, qatarie ou de toute autre obédience, pour satisfaire à sa volonté de « dialogue » avec les Etats-voyous et criminogènes.

 

La position israélienne à l’égard d’Obama n’est que symptomatique de la désillusion complète de la plupart des décideurs du Moyen-Orient, qui n’a ceci de bénéfique que de forcer la région à prendre son destin en mains, en s’émancipant, à tout niveau, de la tutelle des « Grandes puissances », qui sont les principaux acteurs de l’entretien des conflits moyen-orientaux, depuis qu’ils se partagent le monde et se font la guerre et la paix par procuration.

 

Sources : Associated Press. 

Partager cet article

Repost0
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 23:04

 

poutine et obama reference (Copier)

 

Politiques différentes, mêmes buts. .

 

Voilà qui confirme, peut-être en pire, notre Edito, pressenti dès vendredi dernier...Vers un soutien indirect aux insurgés syriens pour ménager un dialogue parfaitement creux avec l’Iran ?


 

Le Ministre saoudien des Affaires étrangères, le Prince Saoud-al-Fayçal, n’a pas caché sa colère, avant de claquer la porte de la conférence des Amis de la Syrie, suivie par 70 nations à Tunis, vendredi 24 février, quand elles ont accepté les plans américains, visant à éviter toute action directe contre Bachar al Assad en Syrie. Filmé assis auprès de la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, le Ministre saoudien a confié à un journaliste qu’armer l’Armée Libre Syrienne était « une excellente  idée », parce qu’ils ont vraiment besoin de se défendre. Clinton est demeurée à l’écart, parfaitement glaciale, sur cette évidente pomme de discorde.

 

 

En tant que l’un des pays les plus riches, par l’argent et le pétrole, l’Arabie Saoudite pourrait acheter et vendre plusieurs fois l’Iran, et après avoir vu les Ayatollahs s’en sortir sans frais, en insultant l’Amérique à maintes reprises, le Ministre des affaires étrangères saoudien n’y est pas allé de main morte, lorsqu’il s’est retrouvé en face de sa collègue américaine. Il s’est montré franc sur le fait que Riyad et l’Administration Obama étaient à mille lieues l’un de l’autre dans leurs conceptions des évènements actuels au Moyen-Orient ; le ressentiment sur le rôle des Etats-Unis dans le renversement du Président égyptien Hosni Moubarak demeure une irritation constante.


Cette dissonance a surgi au tout premier plan, quand le Saoudien Al Faiçal a accusé Washington de réduire la boucherie d’Assad contre ses opposants au niveau d’un simple problème humanitaire et de contribuer ainsi à sauver son régime. Riyad n’est pas plus heureux avec Moscou qu’il ne l’est avec la position de Washington.


Des sources du Moyen-Orient révèlent que le Roi saoudien Abdallah a littéralement raccroché le téléphone au nez du Président russe Dmitry Medvedev, mercredi 22 février, lorsqu’il l’a appelé pour inviter le royaume pétrolier à s’aligner sur la stratégie syrienne de la Russie contre l’Occident.

 

Tariq Alhomayed, le talentueux rédacteur en chef d’Asharq Al-Awsat, basé à Londres, qui a la réputation de partager une ligne directe avec le roi, a écrit un peu plus tard : « C’était, indubitablement, un appel téléphonique historique et tout-à-fait inhabituel ». Il a rapporté qu’Abdallah a rejeté catégoriquement la proposition de Moscou d’un cessez-le-feu de deux heures à Homs, la ville syrienne bombardée depuis maintenant trois semaines. Il lui a rétorqué que cela laisserait une véritable carte blanche de 22 heures par jour à la machine à tuer d’Assad.


Alhomayed n’a pas directement fait référence au conflit des volontés entre le ministre des affaires étrangères saoudien et la Secrétaire d’Etat américaine, excepté par une petite note caustique : « Il [le roi saoudien] est aussi celui qui, durant le sommet arabe de Riyad, a le premier, décrit l’armée américaine en Irak comme une armée d’occupation ».

 

Binyamin Netanyahou, pour Israël, ne fait qu’un avec les dirigeants saoudiens, dans son aversion des politiques des grandes puissances et de leurs manœuvres autour du régime Assad : Washington, quoiqu’horrifié par la violence du dictateur syrien, reste pourtant d’une timidité extrême, lorsqu’il s’agit d’envisager les étapes finales en vue de son renversement, alors que Moscou arrose le despote syrien en armes et moyens de renseignement, pour mieux le préserver de ses ennemis.

 

On pourrait dire que les Saoudiens et les Israéliens partagent leur défiance à l’égard du Président Barack Obama et de Vladimir Poutine, les soupçonnant tous les deux de conserver Bachar Al Assad au pouvoir afin de promouvoir leurs intérêts, pourtant, divergents, concernant l’Iran.

 

Le roi saoudien met en cause le plan consistant à proposer des “abris sûrs » sous protection de forces aériennes – la somme totale des moyens de l’intervention étrangère prenant forme entre Washington, la Turquie, quelques puissances européennes et des émirats du Golfe – parce qu’il exclut ce qu’il perçoit comme la composante principale : le bombardement du palais présidentiel à Damas et l’écrasement de l’armée syrienne, soit le même traitement infligé qu'à Mouammar Khadafi en Libye.

 

 

Par conséquent, les Saoudiens entrevoient ce plan comme protégeant en réalité le régime Assad, plutôt que ses victimes.

 

Sous-jacente à la retenue d’Obama, apparaît son infatigable quête de négociations nucléaires avec l’Iran, qui le pousse à montrer à Téhéran qu’il est même prêt à maintenir son allié Assad au pouvoir – même avec les ailes coupées – dans l’espoir d’un accord nucléaire négocié.

 

 

Les Saoudiens pensent que le Président américain rêve de pouvoir s’attendre à ce que les dirigeants iraniens lui seront tellement reconnaissants qu’Assad s’en sorte, qu’ils seront alors pleins de bonne volonté pour renoncer à leurs aspirations à l’arme nucléaire. Ils pensent aussi qu’Obama est mal inspiré en cherchant à s’attirer la collaboration russe, alors que la Russie met toute son influence politique, militaire, technologique et nucléaire à la disposition de Téhéran, jusqu’à un point où ils devraient parvenir ensemble à concéder des accommodements mutuels, aussi bien sur l’Iran que sur la Syrie.

 

Riyad perçoit que les évènements de la dernière semaine ont prouvé lui donner entièrement raison.

 

Jusqu’au lundi 20 février, Washington s’est activé autour d’indications iraniennes pointant apparemment vers une reprise des pourparlers avec les puissances mondiales, laissant entendre un arrêt du programme nucléaire et un gel de l’enrichissement d’uranium au-delà de 5%. Des émissaires iraniens, lors d’échanges par des portes dérobées, ont conforté les requêtes américaines que l’Iran donnait des signes qui confirmait que le Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, était sérieux dans sa volonté de reprendre le dialogue diplomatique.

 

Le réveil brutal n’a pas été long à venir.

 

Il y a dix jours, l’Administration Obama a demandé et reçu de Téhéran une preuve définitive de bonne volonté : la promesse que les inspecteurs de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique seraient autorisés à visiter l’installation militaire de Parchin.


Le Conseiller à la Sécurité Nationale américain, Tom Donilon, lorsqu’il a d’abord rencontré les dirigeants israéliens à Jérusalem, jeudi et vendredi (16-17 février), les a, en conséquence, informés que , puisque Téhéran était d’accord pour ouvrir son site suspect aux inspections de l’ONU, et que les négociations nucléaires allaient très bientôt commencer, Israël n’avait aucune raison d’attaquer ses installations nucléaires.

 

 

Mardi 21 février, les inspecteurs de l’ONU sont arrivés à Téhéran, certains qu’ils seraient admis à Parchin, pour subir leur second refus ce mois-ci. Leur visite a, purement et simplement, été écourtée par les quartiers-généraux de l’AIEA à Vienne.

 

 

Toute tentative de Washington pour comprendre ce qui a été de travers a échoué. Les responsables iraniens se retirent dans un silence total, en se contentant de laisser l’édifice diplomatique entier, si laborieusement bâti par Washington, commencer à tomber en petits morceaux.

 

Mais Obama, l’éternel optimiste, ne renonce pas pour autant. Il traite la dernière pelletée d’intransigeance de Téhéran comme le symptôme hoquetant de la course vers les prochaines élections parlementaires du 2 mars, après lesquelles Khamenei reviendra sûrement sur ses pas le menant à des négociations en bonne et due forme.

 

C’est cette approche qui fait bondir les Saoudiens. Ils accusent les Etats-Unis et la Russie, à travers leurs différentes politiques, de garantir au dictateur syrien une licence pour pouvoir continuer de massacrer son peuple, sans la moindre considération pour telle « zone de refuge » ou « zones zéro-mort » que l’Occident pourrait bien planifier.

 

 

Netanyahou est, de la même façon, opposé aux politiques interconnectées de l’Administration Obama, sur la Syrie et sur l’Iran. On ne doit pas s’attendre à ce que sa rencontre prévue le 5 mars avec Obama puisse, en quoi que ce soit, calmer ces profondes divergences.

 

DEBKAfile  Reportage exclusif  26 février 2012, 1:07 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Partager cet article

Repost0
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:25

 

 

 

Sondage Gallup : Les Américains soutiennent fermement Israël

 

(à 71%, c'est le plus fort taux de tous les temps). A n'en pas douter, Obama ferait bien d'en tenir compte, alors qu'il n'a de cesse de "tordre le bras" de l'Etat Juif!)

 

 

C'est par ICI :

 

feb 2012 gallop israel poll.jpg


 

 

 

Partager cet article

Repost0
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 09:02

 

bolton (Copier)

 

 

Bolton est auditionné à la  Conférence de la CPAC (Conservative political action Conference) en Février

Commentator

Question: La Syrie est en état de guerre civile. Actuellement, la prétendue communauté internationale, avec le Gouvernement américain en son sein, semble incapable de trouver une solution. Pensez-vous que la politique américaine concernant le Régime Assad et la Syrie en général est adaptée ?

Réponse: Je pense que la politique américaine concernant la Syrie est en pleine confusion. Je pense qu’elle s’est laissée surprendre par les vetos de la Russie et de la Chine au Conseil de Sécurité, et cela même alors que le projet de résolution se soit noyé dans quelque chose de totalement anodin.

Le gouvernement américain s’attendait néanmoins à ce que la Russie et la Chine la soutiennent, de façon à ce qu’il puisse dire : « C’est le résultat de notre politique » [Le 16 février, la Chine et la Russie ont, une nouvelle fois, refusé de condamner la Syrie, cette fois en votant contre une résolution non-contraignante de l’Assemblée Générale de l’ONU]. Actuellement, avec ce veto contre cette résolution, ils sont complètement désorientés. Et je pense que cela a laissé tout le monde complètement perdu ["largué", en langage trivial], en Occident et dans le monde arabe aussi. 



 Question:  Faire pression pour qu’Assad démissionne priverait aussi les Iraniens de leur dernier grand allié dans le monde arabe. Pourquoi l’Administration Obama se laisse t-elle aussi facilement intimider, face au dictateur syrien ?

Réponse: En tout premier lieu, je ne pense pas que la Syrie soit le dernier allié de l’Iran dans la région. En fait, je me préoccupe du fait qu’ils disposent d’un arc d’alliés : Al-Maliki en Irak, le Hezbollah au Liban, le Hamas dans la Bande de Gaza.

Tout récemment, le dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh, s’est envolé pour mener à Téhéran des pourparlers avec le Régime. Cela démontre la nature de ce conflit. Personnellement, j’ai toujours été en faveur d’un changement de régime en Syrie et en Iran, depuis de nombreuses années. Mais une raison pour laquelle le comportement de l’Administration Obama m’inquiète, c’est que sa réticence à s’occuper réellement du sort du régime Assad en Syrie provienne du fait qu’elle ne veut pas gaspiller des chances de négocier avec l’Iran au sujet de son programme nucléaire.

En ce moment, je pense que négocier avec l’Iran à propos de son programme nucléaire est une complète perte de temps. Mais dans la logique de l’actuelle Administration américaine, ils craignent – probablement avec raison- que si elle bouge contre Assad, elle perdrait effectivement toute chance de négocier un jour avec les Mollahs.

Question:  Aussi, ce que vous êtes en train de dire, c’est que l’Administration Obama est en train de “protéger” la Syrie [d’Assad], tout en bloquant toute attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, et tout cela, juste pour un nouveau tour de table de négociations avec Téhéran ? Ai-je raison ?

Réponse : Absolument. Ils ont fait pression sur Israël depuis trois ans pour qu’il ne mène pas d’action militaire contre le programme d’armes atomiques de l’Iran. Cette pression est aujourd’hui publique et plus seulement confidentielle.

Israël va devoir prendre sa propre décision de savoir s’il se permet de tolérer cette menace existentielle aussi près de lui ou pas. Mais l’Administration Obama, sur ce point, craint bien plus une frappe israélienne qu’elle ne redoute une arme nucléaire iranienne. Je pense qu’on marche sur la tête, mais, une fois encore, telle est leur logique.

Question: Ce sont les élections, cette année. Est-ce que c’est surtout ça, leur logique ?

Réponse : avant d’être le résultat d’un calcul politique, je pense que cela relève d’un problème idéologique. L’Administration Obama pense sérieusement qu’elle peut s’arranger avec un Iran nucléaire, au travers d'un cycle de négociations. Et c’est bien cela qui s’avère être une erreur. Et à cause de cela, ce sont toutes les conceptions fondamentales de sa politique étrangère qui s’avèrent être totalement faussées.

 

Question: Pensez-vous qu’Israël dispose de toute la capacité militaire nécessaire et suffisante pour mener seul une frappe militaire contre l’Iran?

Réponse : Je pense que c’est juste dans la limite de leurs capacités d’aller chercher et pilonner les installations nucléaires, d’après ce que nous en savons actuellement. Mais je pense aussi que l’option militaire devient une option en déclin, à partir du moment où l’Iran renforce et enterre profondément ses installations.

Ils cherchent des manières de contrecarrer une frappe militaire et il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas, concernant leurs activités à l’intérieur de l’Iran. C’est pourquoi, les Etats-Unis devraient en faire beaucoup plus et beaucoup mieux.

S’il agissait maintenant, Israël pourrait réellement faire quelque chose contre [les installations iraniennes] que nous connaissons. Mais je ne pense pas qu’il dispose de tant de temps que cela. Je ne sais pas quelle sera leur décision, mais je ne pense pas qu’ils aient trop de temps pour la prendre.

Question: Quelle est la propre stratégie de l’Iran, pour le moment?

Réponse : Leur stratégie consiste simplement à gagner du temps. Ils se sont servis des négociations par le passé. Ils sont sur le point de faire usage des négociations avec Catherine Ashton [de l’UE] et avec le Bureau permanent des 5+1 [les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne], pour se donner du temps, de façon à surmonter les obstacles, avant le passage très difficile, sur le plan scientifique et technique, vers l’acquisition d’armes nucléaires. Ils y ont très bien réussi, il y a cinq ou six ans, et ils sont sur le point de remporter un nouveau succès majeur sur ce plan.

Question: Est-ce qu’il existe une partie des pays européens qui peut jouer un rôle en aidant Israël à régler le problème avec l’Iran ?

Réponse : Je pense, en tout premier lieu, que ce que les Européens ont besoin de faire pour s’aider eux-mêmes, et cela vaut pour l’Occident dans son ensemble, s’est d’accroître leurs dépenses militaires, en coordination avec l’OTAN, et ceci dans le cadre d’une stratégie cohérente.

Mais, avec le temps, les dépenses militaires de l’Europe en déclin ont laissé l’Europe dans son ensemble comme l’un des continents les plus faibles dans le monde. C’est aussi ce qui a affaibli l’OTAN, et ce qui a conduit à l’affaiblissement des Etats-Unis.


  Edoardo Ferrazzani est chercheur en politiques étrangères à la Fondation Magna Carta, un Think-Tank Conservateur italien basé à Rome. Il écrit, également, pour www.loccidentale.it  et le partenaire des media italiens thecommentator.com .

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Partager cet article

Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 13:51

 

 

Natanz air defences2.11 (Copier)

Les défenses antiaériennes du site de Natanz

 

Le Conseiller à la Sécurité Nationale de la Maison Blanche, Tom Donilon a été confronté à un Premier ministre Binyamin Netanyahou particulièrement acrimonieux, au cours d’une conversation houleuse de deux heures, à Jérusalem, dimanche 19 février, selon des sources américaines de haut-rang à Washington, au courant des dernières évolutions. Les principales pommes de discorde restaient la poursuite de l’enrichissement d’uranium par l’Iran et sa relocalisation incessante de sa production dans des sites souterrains.

 

Les responsables israéliens se sont abstenus de fournir la moindre information sur ces conversations. Certains ont même été jusqu’à refuser de confirmer qu’elle avait seulement eu lieu !

 

Selon des sources de Debkafile, Netanyahou a accusé l’Administration Obama d’avoir attiré l’Iran dans un nouveau cycle de relance des négociations nucléaires avec les puissances nucléaires, en donnant l’assurance à Téhéran qu’il aurait la permission de continuer à enrichir son uranium dans la quantité qu’il voulait, en échange de sa promesse de ne pas fabriquer de bombe nucléaire. Le Premier ministre a accusé cette permission de contrevenir à toutes les garanties jusqu’alors fournies à Israël sur le problème nucléaire et, par-dessus le marché, de laisser Téhéran libre d’améliorer son actuel niveau de 20% d’enrichissement à celui de 90% nécessaires à la mise à jour d’une arme atomique. Cela, Israël ne peut le tolérer, aurait dit Netanyahou, laissant ainsi son option militaire à ses pleins préparatifs.

 

 

Il a mis en garde le Conseiller à la Sécurité Nationale américaine qu’aucune preuve que ce soit ne confirme les prétentions de Washington que Téhéran ait une quelconque intention de suspendre son enrichissement et d’autres progrès nucléaires quand les négociations débuteront. C’est exactement le contraire : même bien avant que la date ne soit arrêtée, l’Iran a commencé à travailler à vitesse accélérée à la fabrication de ses articles de marchandage et de chantage en exposant les avancées déterminantes de son programme nucléaire comme étant des faits indiscutables.

 

 

Téhéran proclame à présent avoir progressé de façon indépendante à la production d’uranium enrichi à 20%, qui constitue la base de départ pour le carburant nécessaire à l’a fabrication ‘armes, en quantité illimitée. Dès que les pourparlers seront en cours, maintient Netanyahou, il ne restera aucun moyen de stopper l’Iran sans bloquer le processus de négociations. Conforté par ses expériences précédentes, Téhéran pourra utiliser le dialogue comme un moyen supplémentaire de renforcer son impétuosité dans la production ininterrompue d’armes nucléaires.


Lundi, Donilon et sa délégation rencontrent le Ministre de la défense, Ehud Barak :

 

La mission de cette délégation américaine hautement renforcée en Israël, a lieu afin d’accompagner le lancement d’une nouvelle campagne médiatique américaine visant à décourager toute action militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.

 

Dimanche, le Général Martin Dempsey, Président de l’Etat-Major interarmes américain, a offert son avis à CNN : “Israël a, probablement, la capacité de frapper l’Iran et de retarder les Iraniens pour un certain nombre d’années. Mais certaines des cibles sont probablement hors d’atteinte pour eux ». 

 

Lundi, le New York Times a publié une évaluation faite par « des responsables de la défense américaine et des analystes militaires proches du Pentagone », sous la rubrique : « Le Raid contre l’Iran perçu comme une tache énorme pour les avions israéliens ». Les sources militaires de Debkafile rapportent que son principal argument, ressortant d’études passées et abondamment réfutées, serait que les bombardiers de la force aérienne israélienne ne peuvent pas couvrir la distance les séparant de l’Iran sans ravitaillement en vol.

 

 

Cet étalage “d’analystes” ont visiblement manqué l’interview de CNN et, par conséquent, ils contredisent l’évaluation du plus haut général de cette même Amérique, selon laquelle « Israël a la capacité de frapper l’Iran… ». La réalité a, durant le même temps, changé. Quatre évènements, au cours des dernières 24h ont, sans aucun doute, figuré en haut de l’agenda de ces discussions de la délégation américaine avec les dirigeants israéliens :

 

 


1.  Lundi, l’AIEA a envoyé sa seconde équipe d’observateurs à Téhéran, ce mois-ci, pour une nouvelle tentative d’obtenir l’accès à ses installations nucléaires, jusqu’à présent, interdites par les Iraniens. Les inspecteurs demanderont également la permission de s’entretenir avec des scientifiques qui, selon une liste dressée aux quartiers-généraux de l’agence à Vienne, tiennent des positions-clés dans ce programme nucléaire.


2. Le chef d’Etat-Major russe, le Général Nikolaï Makarov a estimé que l’attaque contre l’Iran serait « coordonnée » par plusieurs gouvernements et « qu’une décision serait arrêtée aux environs de l’été ».


3.  Moscou a rappelé son porte-avions russe, l’Amiral Koutznesov du port syrien de Tartous à sa base nationale de Severomorsk dans la péninsule de Kola.


4. La Turquie fait des pieds et des mains pour assurer à l’Iran que les données collectées par le radar du bouclier anti-missiles américain stationné sur sa base aérienne de Kurecik ne seront pas partagées avec Israël. Elle est particulièrement soucieuse de ne pas ennuyer Téhéran, à la suite de l’annonce, par le ministre iranien des affaires étrangères, disant que la reprise des pourparlers nucléaires avec les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité et l’Allemagne (P5+1) se tiendrait à Istanbul. Cependant, les Iraniens savent exactement ce qu’il en est, après avoir assisté au dernier test conjoint du radar américano-israélien qui démontrait qu’Israël est pleinement intégré dans le réseau de radars du bouclier anti-missiles et que la station radar américaine dans le Neguev est en parfaite interface avec sa station en Turquie et avec le radar « Sapin Vert » dirigeant le missile Arrow (Hetz) israélien.

 

Lorsqu’il a visité Ankara, la semaine dernière, le Secrétaire Général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a assuré ses hôtes turcs que « les renseignements recueillis au sein du système de défense anti-missiles ne seront pas partagés avec un pays-tiers. Ils seront partagés avec les alliés qui font partie de notre Alliance ».

 

 

Sa déclarations était presque exacte – excepté sur le fait que les stations de radars recueillant des données de renseignement ne sont pas contrôlées par l’OTAN, mais par des équipes de l’armée américaine, et que toutes deux, y compris le radar basé en Turquie, sont intégrés et coordonnés avec les radars israéliens et leurs missiles intercepteurs.

 

DEBKAfile Reportage exclusif 20 février 2012, 12:53 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski. 

Partager cet article

Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 12:24

 

 

POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE

Albert Soued et www.nuitdorient.com – N° 50 - le 22 février 2012

Syrie

- Le régime alaouite lutte pour sa survie et, aidé à l'Onu par la Russie et la Chine, il est capable de tenir encore longtemps malgré la pression de la rue, au prix de milliers de morts et de "prisonniers passés au four crématoire". Pour sauver l'opposition sunnite de la décimation, la Turquie pourrait envisager une intervention militaire en coordination avec les Etats-Unis et l'Arabie.

- Le navire de guerre Khark et le destroyer Sahid Kandi ont traversé le canal de Suez, se sont amarrés au port syrien de Tartous et débarqué des armes sans que les marines américaine ou israélienne n'interviennent pour les fouiller, alors qu'elles pouvaient le faire légalement.

Egypte

- Un seul pilier de l'ancien régime a gardé son autorité intacte à travers la révolution d'al Tahrir, le GID ou "General Intelligence Directorate", en arabe "al moukhabarat", sous l'égide d'un homme de l'ombre, Mourad Mouwafi, 61ans, qui demeure le cerveau de la junte. Ses officiers agissent au grand jour, et il est amené à jouer un rôle clé dans le drame de son pays.

- Ismaïl Ali Muhammad, chef du Département de la prédication islamique et de la culture à l'université Al-Azhar, a publié une série de six articles sur le site des Frères Musulmans égyptiens, décrivant "le caractère juif" et expliquant le rôle de la Bible et du Talmud dans son élaboration. Affirmant que la cruauté, la malhonnêteté et la soif de sang sont inhérentes au caractère juif, car faisant partie de la culture et des écritures juives, il soutient sa thèse avec des citations de sources juives, souvent erronées. Il reprend également à son compte l'accusation de crime rituel. Son délire antisémite se donne libre cours dans le site www.Ikhwanonline.net disant "Les Juifs veulent "assassiner, pendre, brûler, lapider, maltraiter et torturer, trancher des membres et perpétrer des génocides, mettre le feu aux villes et semer la destruction" (voir http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/2680.htm )

- Malgré son contentieux avec les Etats-Unis pour avoir incarcéré une vingtaine d'employés américains d'Ong incitant à la révolte, l'Egypte lui demande une aide de 11 milliards $ qui s'ajoutent à l'aide annuelle de 1,3 milliard $, afin de "promouvoir la démocratie dans le pays"… Alors que les capitaux de riches Egyptiens, dont de nombreux militaires, quittent le pays au rythme de 2 à 3 milliards $/mois.

Qatar

- Sous une apparence de modération et sous prétexte d'aide à la petite entreprise, le Qatar investit 50 millions euros dans les banlieues françaises et les zones d'immigrés pour diffuser l'islam wahabi, décourager l'intégration et prôner le jihad (voir le rapport "Banlieues de la République" de l'Institut Montaigne, sous l'égide de Gilles Képel).

Dans de nombreuses zones la "sharia'h" a remplacé la loi civile.

- Le Qatar investit également en Italie, notamment en Sicile, où un projet d'une méga mosquée est prévu. 60% des mosquées italiennes sont par ailleurs contrôlées par les Frères Musulmans. Le Qatar a investi près d'un million d'euros dans une méga mosquée à Cork (Irlande). De même à Barcelone, l'arène de tauromachie "el Monumental" avec le stade de 20 000 places seront convertis en méga mosquée.

Islam

- Les islamistes détruisent toute trace de civilisation dès qu’ils en ont l’occasion. Suite à un coup d'état aux Maldives, des statues bouddhiques ont été détruites par une foule de manifestants au Musée National, un acte de vandalisme attribué par l’ancien président, Mohamed Nasheed, à des islamistes radicaux. Dans cet archipel de l’Océan Indien, peuplé de musulmans sunnites, où l’islam est la religion officielle, toute autre religion pratiquée ouvertement est interdite.

- En Egypte, les vestiges pharaoniques sont menacés par le parti salafiste, non de destruction – vu l'importance du tourisme dans l'économie – mais de scellement par de la cire, afin d'oblitérer le caractère représentatif ou l'image. 

Autorité Palestinienne (AP)

Après l'accord Fatah'-H'amas, sous l'égide de l'émir du Qatar, Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, Abbas présidera le gouvernement intérimaire d'union jusqu'aux élections présidentielles en Cisjordanie et Gaza en 2012. Cet accord fait revivre le Plan de destruction d'Israël en 10 phases. Voir:

http://www.un.int/wcm/content/site/palestine/cache/offonce/pid/12354;jsessionid=ED2AC7E70A82F5C7CCB42BC6357FCDEC

Iran

- Lors de la cérémonie d'ouverture de la 2ème Conférence Internationale sur "Hollywood et le cinéma", le Président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré: "Les nations qui aiment la justice et l'affection devraient définir un Nouvel Ordre Mondial"- Cette conférence est une plateforme de propagande pour pérenniser le régime dictatorial des ayatollahs contre la culture occidentale.

- Ayatollah Ahmad Khatami a affirmé que l'Iran était d'ores et déjà un pays nucléaire et que les Américains ne s'en sont pas aperçus, vu leur aveuglement.

- Alireza Forghani, un stratège du Guide Suprême Ayatollah Ali Khamenei a diffusé sur le site "Alef" un livret de 17 pages justifiant l'attaque d'Israël et l'annihilation du peuple juif en 2014, sur des bases légales et religieuses, pour profiter de la "passivité occidentale" – le document donne une description détaillée des missiles qui pourraient atteindre "cette tumeur cancéreuse" et la détruire en 9 minutes (Voir pj)

Israël

- L'Undp ou "United Nations Development Program", agence de l'Onu qui a un budget d'un milliard $, chargée de promouvoir la santé, le travail et le bien être des femmes, a admis Israël comme membre de son conseil d'administration, au sein du bloc occidental.

- CNN a licencié 4 de ses 8 correspondants à Jérusalem, tous juifs, et n'a gardé que les Arabes. Connue pour son anti-israélisme, Judi Rudoren remplace Ethan Bronner comme chef de bureau du New York Times à Jérusalem.

- En une semaine sur 30 articles et 6 éditoriaux du quotidien Haarets, 11 articles et les 6 éditoriaux étaient violemment anti-israéliens. Lu par 6% des lecteurs, ce journal distille des campagnes contre l'état d'Israël, notamment sur son site internet. Un résumé des articles de la semaine: la religion juive est "primitive" et "arriérée", les Juifs religieux l'exploitent pour abuser leurs concitoyens, ils sont un "cancer" dans l'armée. Israël est le seul responsable de l'échec des pourparlers avec les Palestiniens et utilise la menace iranienne ou la "shoah" comme moyen de pression sur les Occidentaux pour arriver à ses fins. Israël pourra bombarder l'Iran pour plaire aux faucons de droite. Israël est un état "apartheid". On enseigne aux enfants des écoles la haine de l'autre. Les "colons sont des démons, le mal absolu" – La famille Shocken propriétaire du journal a vendu 40% de ses parts à une société allemande, ayant coopéré avec les nazis pendant la guerre. Le langage de Haarets n'est pas différent de celui des prédicateurs haineux d'al Azhar, d'al Jazeera, ou d'Ahmedinejad. Certains le comparent aussi à Der Stürmer….

- Aussi étonnant que cela puisse paraître, "New Israel Fund" est un fonds israélien qui finance des Ong anti-israéliennes, notamment "A'dalah", qui a organisé avec BDS-Genève une semaine pour le boycott d'Israël, considéré comme un pays d'Apartheid.

- Depuis le début de l'année, il entre dans le pays plus d'infiltrés illégaux que de juifs immigrés.

- Les forces aériennes d'Israël projettent en 2013 un exercice aérien d'envergure où seront invitées toutes les nations, afin de pouvoir mesurer les capacités des avions non connus tels que Typhoon ou Eurofighter. 

- Le Conseil de l'Education Supérieure va consacrer 180 millions sh sur 5 ans pour encourager les religieux à étudier et entrer dans le monde du travail, sans renoncer à leurs convictions, ni à leur mode de vie. Il augmentera également le financement des collèges de Bné brak et de Jérusalem pour les inciter à accepter plus d'élèves.

En 2010/11, on comptait 6000 étudiants religieux dont 3500 femmes.

- La violence est si répandue au sein du secteur arabe que même le député Ahmed Tibi, qui ne cesse d'humilier publiquement les institutions de l'Etat d'Israël, s'est vu contraint de demander l'aide de l'État pour y faire face. Les données publiées par le ministère de la Sécurité publique montrent qu'en 2011, les Arabes - qui représentent moins de 20% des citoyens d'Israël - étaient les auteurs dans 67% des cas de meurtre et dans 70% des tentatives de meurtre, ainsi que dans 52% des cas d'incendies criminels et 36% des vols.  

Etats-Unis

- Le candidat républicain Rick Santorum a fait le lien entre le refus par l'administration Obama de construire le pipe-line "Keystone" -- qui relierait le pétrole canadien aux raffineries américaines et libèrerait leur dépendance vis à vis de l'approvisionnement du Moyen Orient, -- et les relations israélo-américaines.

Il a accusé Léon Panetta, le Secrétaire à la Défense, d'avoir divulgué des informations sensibles sur le plan israélien d'attaque de l'Iran, puis d'avoir vilipendé Israël. Pour lui, Obama est un président qui n'est arrivé à admettre des sanctions contre l'Iran que contraint et forcé, un président qui trahit ses alliés et apaise ses ennemis, qui ne fait rien pour s'assurer que l'Iran n'acquiert pas l'arme nucléaire.

- Madonna commencera un tour de 26 capitales d'Europe par une représentation de son Super Bowl à Tel Aviv le 29 mai.

France

- Lors d'un rassemblement d'agents municipaux français et palestiniens, le Consul général de France à Jérusalem, Frédéric Desagneaux, a déclaré "Bienvenue à Jérusalem, capitale du futur état de Palestine !"

- Les prédicateurs de haine sont nombreux en ce moment à rechercher un diplôme de respectabilité dans le monde universitaire. Le Frère Musulman Tarek Ramadan a été invité à Sciences Po par l’association Salaam à intervenir sur le thème "Islam politique, à l’aune des révolutions arabes". Enseigner à l’université d’Oxford par l’intermédiaire d’une chaire privée, financée par le Qatar, lui permettrait donc aujourd’hui de ne plus avoir à rendre compte de sa pratique du double langage.

Partager cet article

Repost0
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 17:11

 

unwebcastprosorga (Copier)

"Bachar Al Assad massacre systématiquement des civils. Il est largement temps pour cette organisation (l’ONU) de commencer à entreprendre quelque chose qui prenne pleinement son sens, afin de l’empêcher de continuer à tuer son propre peuple."

 

Nous reviendrons sur cette déclaration importante, qui marque la première prise de position officielle d'Israël depuis le début du "Printemps Arabe" et la sortie d'une position observatrice, motivée par des impératifs sécuritaires. La Syrie n'est ni l'Egypte, ni la Tunisie, ni la Libye. Certes, le poids des islamistes est, comme partout, déterminant. Mais les minorités, telles que celle des Druzes, dont une partie de la population réside du côté israélien du Plateau du Golan, ont aussi leur mot à dire, dans la tragédie qui se joue. Il est un moment, où c'est la commune humanité qui prend le dessus et seule commande un positionnement qui va bien au-delà des postures politiques... 


 

N

 

 

T

 

Déclaration sur la Syrie, devant l’Assemblée Générale de l’ONU, de la part de l’Ambassadeur Ron Prosor, Représentant permanent d’Israël à l’ONU.


Texte :


Merci, Monsieur le Président, d’avoir convoqué ce débat déterminant, resté longtemps en souffrance.


Alors que j’observe ce débat prendre son essor, les images que j’ai pu visionner ce week-end restent ancrées dans mon esprit. Aujourd’hui, je me rappelle ces images de nourrissons et de jeunes enfants du quartier de Baba Amr à Homs. Ils sont blessés, couverts de bandages et terrifiés, au-delà du supportable. Ils se tournent vers l’appareil photo avec des yeux suppliciés – appelant désespérément à l’aide. Par le seul moyen par lequel ils savent le faire, ces enfants tentent d’atteindre le monde extérieur. Ils demandent au monde de leur tendre la main.


Aucun être humain digne de ce nom ne peut ignorer des images telles que celles-ci. Cela n’a pas d’importance de savoir d’où vous venez, ni à quelle confession vous appartenez, ni pour quelle politique vous prêchez. Ces images d’abandon et de détresse face à la mort servent d’appel moral à toute personne et toute nation dans le monde. Nulle part ailleurs cet appel n’est plus clair qu’ici, aux Nations-Unies, qui furent fondamentalement fondées pour sauvegarder les principes des droits de l’homme, de dignité et de la vie.


Ces enfants de Syrie ne sont pas les victimes indiscriminées d’un désastre naturel. Ils ne sont pas les victimes tragiques d’une famine. Ils ne sont pas les victimes accidentelles d’une guerre. Ils sont les cibles délibérées d’un régime brutal qui commettra n’importe quel crime et franchira n’importe quelle limite pour s’accrocher au pouvoir.


Mr. Le Président,


Nous savons tous pertinemment, ici, que les conséquences de l’inaction seront, à jamais, horrifiantes. Winston Churchill, une fois, a dit : « Aussi loin vous pouvez regarder en arrière, aussi loin vous pouvez porter le regard droit devant vous ». Si vous voulez comprendre ce que sont les intentions de ce régime, il vous suffit d’observer ses antécédents. Il y a exactement trente ans, ce même gouvernement a massacré dix-mille de ses propres concitoyens à Hama, en une seule campagne. Rien n’a changé.


Bachar al-Assad est en train de massacrer systématiquement des civils. Ses tanks foulent sous leurs chenilles les droits élémentaires de manifestants pacifiques. Ses forces violent et torturent des hommes, des femmes et des enfants. Assad n’a aucune autorité morale pour gouverner. Chaque maison détruite par un obus de mortier, chaque jeune frappé par la balle d’un sniper, chaque personne torturée, met d’avantage l’accent sur la boussole morale devenue totalement folle de ce régime.


Il paraît que Bachar al Assad a suivi une formation de médecin de l’œil (oculiste), mais en pratique, il tente seulement de rendre la communauté internationale aveugle aux crimes de son régime. La communauté internationale ne peut plus se permettre de voir la situation en Syrie avec une vision de moins de 20/20.


Plus de 6000 personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement . Combien d’innocents de plus doivent mourir avant que le monde ne réagisse ? Alors que le nombre de morts augmente, nos obligations morales n’en sont que plus conséquentes. Notre commune humanité nous lie les uns aux autres. Et ces liens fondamentaux sont aujourd’hui mis à l’épreuve.


Il est temps pour la communauté internationale de cesser de rester les bras croisés, sur les bas-côtés, à constater un meurtre après l'autre. Il est temps pour les voix des victimes de finalement rejoindre et de s'unir aux voix du monde contre le Tyran de Damas. Il devrait être évident qu’Assad et son régime n’ont aucune autorité morale pour gouverner. Et il est grand temps, pour cette organisation, de commencer a faire quelque chose de vraiment significatif pour l’empêcher de massacrer son propre peuple. Les enfants de Syrie – d’Homs et de Hama – ne cessent de crier vers nous. Leur destin est entre nos mains.


Merci , Mr. le Président.

 

 

http://www.mfa.gov.il/MFA/Foreign+Relations/Israel+and+the+UN/Speeches+-+statements/Amb_Prosor_UN_General_Assembly_Syria_13-Feb-2012.htm

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

Partager cet article

Repost0
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 09:49

C'est la faute de George H.W. Bush si l'ONU a du pouvoir

par Daniel Pipes
7 février 2012

http://fr.danielpipes.org/blog/2012/02/george-hw-bush-onu-pouvoir

Version originale anglaise: Blame the UN's Power on George H.W. Bush
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Si Franklin D. Roosevelt et son épouse Eleanor furent les naïfs qui ont refilé au monde l'Organisation des Nations Unies, George H.W Bush fut responsable de sa renaissance en tant que force politique.

Le futur président américain George H.W. Bush en 1971, au début de sa fonction d'ambassadeur à l'ONU.

A partir environ de 1950 jusqu'à 1990 à peu près, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies fut essentiellement sans pouvoir, puisque le gouvernement soviétique et celui des États-Unis étaient en désaccord sur toutes les questions qui se succédaient. En conséquence, tous ceux qui voulaient faire avancer les choses en général évitaient ce forum, depuis le problème de Berlin, en passant par la guerre du Vietnam et les négociations arabo-israéliennes.

L'invasion irakienne du Koweït en août 1990 constitua la première crise post- guerre froide. Les grandes puissances auraient pu le manipuler par un certain nombre de moyens –à l'OTAN, avec une « coalition des volontaires», ou avec une nouvelle organisation - mais Bush (lui-même un ancien ambassadeur américain à l'ONU) a donné de l'importance au Conseil de sécurité pour la prise de décision.

Je me suis opposé cette décision à l'époque, en y voyant comme le fait de conférer une autorité insolite, qui à long terme survivrait à la crise du Koweït, à une institution moralement décadente et politiquement hostile. En effet, l'action de Bush a eu cet effet - et nous vivons avec les conséquences regrettables aujourd'hui. Les votes du Conseil de sécurité sur l'Irak, la Libye et la Syrie ont eu un impact majeur, permettant un semi despotisme à Moscou et un despotisme total à Pékin pour exercer une influence majeure sur les décisions des Etats démocratiques.

Commentaires:

(1) Une sottise bipartite: un démocrate a fondé l'organisation et un républicain l'a transformée en véritable puissance aujourd'hui.

(2) Contre-histoire: l'invasion de 2003 de l'Irak aurait probablement tourné de manière très différente s'il n'y avait pas eu le Conseil de sécurité.

(3) Un autre Bush: George W. Bush a construit sur l'erreur de son père en mendiant au Conseil de sécurité pour obtenir résolution après résolution sur la question de l'Irak.

(4) La Syrie: Il est particulièrement pénible de regarder le poids du droit de véto des gouvernements russe et chinois contre une résolution demandant au président syrien de quitter ses fonctions. Comment les démocraties peuvent-elles permettre à des dictateurs qui protègent leurs intérêts de contrecarrer leur propre politique?

(5) A l'avenir: sans doute, seul un président américain peut dissoudre le Conseil de sécurité et transférer son autorité à un organisme composé uniquement de gouvernements démocratiquement élus. Les candidats républicains sont bien sur ce point alors que Barack Obama va conférer au Conseil de sécurité encore plus de puissance.

Thèmes connexes: Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

Partager cet article

Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 13:40

 

L'UE constitue un obstacle à la paix au Proche-Orient

Navon (Copier)

Point de vue | LEMONDE.FR | 07.02.12 | 09h22   •  Mis à jour le 07.02.12 | 09h22

par Emmanuel Navon, professeur de relations internationales à l'Université de Tel-Aviv.

L'idée que les localités israéliennes bâties au-delà des lignes d'armistice de 1949 constituent un obstacle à la paix est devenue un dogme chez les diplomates et journalistes européens. Or ce dogme est contredit par trois faits :

1. Le monde arabe était en guerre contre Israël bien avant la construction des premières implantations israéliennes dans les années 1970 ;

2. Le leadership palestinien a rejeté à deux reprises l'offre israélienne (par Ehud Barak en juillet 2000 et par Ehud Olmert en septembre 2008) de démanteler ces implantations en échange d'un accord de paix ;

3. Lorsqu'Israël démantela toutes ses implantations de la Bande de Gaza en 2005, elle reçut à la place de la paix qu'elle escomptait des tirs de missiles incessants.

Bien plus que les implantations, l'un des principaux obstacles à la paix entre Israël et les Palestiniens est la question des réfugiés. Sous couvert de l'euphémisme humanitaire de "droit au retour," les Palestiniens veulent envahir Israël avec sept millions d'immigrants qui sont les descendants réels ou supposés des quelque six-cent mille Arabes qui quittèrent leurs maisons pendant la Guerre d'Indépendanced'Israël. Le "droit au retour" transformerait Israël en un État binational avec une majorité arabe.

Certains relativisent le "droit au retour" comme étant une simple tactique de négociations et un phantasme auquel les Palestiniens eux-mêmes ne croient pas. Et pourtant, c'est bien en vertu de ce "droit au retour" que Yasser Arafat etMahmoud Abbas rejetèrent les offres de paix respectives d'Ehud Barak et d'Ehud Olmert. Par ailleurs, les médias d'État palestiniens ne présentent pas le "droit au retour" comme rêve irréalisable mais bien au contraire comme l'un des principes fondateurs du nationalisme palestinien, un principe dont l'abandon constitue un acte de haute trahison.

Le "droit au retour" perdure entre autre à cause de l'UNRWA (l'office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), et ce pour deux raisons. D'abord parce que la mission de l'UNRWA (contrairement à la mission du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ou UNHCR) n'est pas d'intégrer les réfugiés palestiniens dans leurs pays d'accueil mais au contraire de subventionner leur vie de réfugiés. Ensuite, parce que l'UNRWA applique la définition de "réfugié" aux descendants des réfugiés, tandis que l'UNHCR (qui est en charge de tous les réfugiés du monde à l'exception des réfugiés palestiniens) limite cette définition aux réfugiés eux-mêmes.

Du fait de ces différences de missions et de définitions, le nombre de réfugiés dans le monde a décru de soixante millions en 1947 à dix-sept millions aujourd'hui, tandis que le nombre de "réfugiés palestiniens" a accru de six-cent mille en 1948 à sept millions aujourd'hui.

Si les réfugiés palestiniens, comme le reste des réfugiés dans le monde, avaient été la responsabilité de l'UNHCR, le problème des réfugiés palestiniens aurait été résolu depuis longtemps. Des six-cent mille réfugiés de 1948, quelque cent-mille seraient encore en vie aujourd'hui. Au lieu d'être ségrégués dans des camps, ils seraient des citoyens à part entière de pays dont ils partagent l'appartenance ethnique, la langue, et la religion. Démanteler l'UNWRA et faire de l'UNHCR l'agence responsable des réfugiés palestiniens mettrait fin à un obstacle majeur à la paix au Proche-Orient.

La décision récente de l'Union européenne (UE) d'attribuer 72 millions d'Euros à l'UNWRA ne fait que retarder cette réforme nécessaire. Cette contribution à l'UNWRA n'est pas seulement un affront aux Palestiniens eux-mêmes dans la mesure où elle encourage des pays comme le Liban et la Jordanie à ne pasremplacer leur politique de ségrégation par une politique d'intégration. Il s'agit également d'un affront à la cause de la paix.

Tandis que l'UE a réalisé dans ses frontières la vision kantienne de paix démocratique (avec un peu d'aide des États-Unis qui protégèrent l'Europe de la menace soviétique), la contribution de l'Europe à la paix en dehors de ses frontières n'est pas reluisante – comme peuvent en témoigner le Rwanda ou l'ex-Yougoslavie. L'aveuglement européen face à un soi-disant "printemps arabe" qui a amené les islamistes au pouvoir est le dernier exemple tragique en date. La décision de l'UE de contribuer au financement de l'UNRWA ne fait pas queconfirmer cet aveuglement. Elle fait de l'EU un obstacle à la paix au Proche-Orient.

Partager cet article

Repost0
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 12:44

 

Manfred Gerstenfeld Interviewe Shalom Salomon Wald     

 

Wald (Copier)

Shalom Salomon Wald

 

La Chine est, largement, un territoire inexploré pour Israël et le Peuple Juif. Les Juifs ont vécu en Chine, depuis un passé fort lointain et il existe des preuves que quelques Juifs y ont vécu ou voyagé, il y a, au moins, un millier d’années. Avant la Seconde Guerre Mondiale, il existait une communauté juive de réfugiés russes à Harbin. Vingt-mille réfugiés juifs européens ont trouvé refuge à Shangaï, alors qu’ils fuyaient l’Allemagne, peu de temps avant la guerre. A présent, il y a des milliers d’hommes d’affaires juifs et israéliens, dans diverses villes chinoises, principalement, à Shangaï et Pékin.

 

“Jusqu’au début du XXème siècle, la page chinoise à l’égard des Juifs, était pratiquement blanche. On ne trouve pas de livres saints où les Juifs seraient condamnés pour avoir tué le fils de D.ieu ni pour avoir rejeté le prophète d’Allah. Le mot chinois youtaï (juif) n’a aucune connotation péjorative. A la notable exception du monde hindou, c’est la seule civilisation majeure où le Peuple Juif peut partir d’une position neutre [dénuée de préjugé] ».

 

Le Dr Shalom Salomon Wald a travaillé au sein de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE), à Paris, entre 1964 et 2001. Il a rejoint l’Institut de Planification des Politiques en faveur du Peuple Juif (JPPPI) à Jérusalem, dès sa fondation, en 2004. En 2004, il a publié un livre intitulé : China and the Jewish People: Old Civilizations in a New Era [La Chine et le Peuple Juif : d’anciennes civilisations face à une Ere Nouvelle”].

 

 51EFM6YJ0WL. BO2,204,203,200 PIsitb-sticker-arrow-click,Top

 

Wald fait observer : “Comment pouvons-nous savoir ce que “Les Chinois” pensent d’Israël et des Juifs ? Le pays est composé d’1, 4 milliard de citoyens et offre des expériences contrastées à l’observation. Un grand nombre de Chinois savent qu’il existe un Etat appelé Israël, Islele, au Moyen-Orient. Au cours de la Seconde Intifada, la Télévision Centrale Chinoise, que des centaines de millions de gens regardent, a parfois présenté Israël sous un jour négatif. L’an dernier, cependant, CCTV a diffusé une série de films sur la culture et l’identité juives.

 

“Dans le domaine culturel, Amos Oz est actuellement l’écrivain juif ou israélien le plus populaire en Chine. Son livre : A Tale of Love and Darkness [Un Conte d’Amour et d’Obscurité] en est déjà à sa seconde édition en chinois. Ce livre et classé comme l’un des dix plus importants traduits en chinois. Des dizaines de journaux chinois l’ont commenté positivement, en disant qu’ils y avaient appris des choses concernant Israël, qu’ils ne connaissaient pas auparavant.

 

“Il y a des intellectuels chinois qui ont étudié Israël et le Peuple Juif autant que certains décideurs politiques qui nous portent de l’intérêt. Pour les Chinois, les Juifs ou Israël, c’est la même chose. Ils perçoivent le Peuple Juif comme un peuple ancien disposant d’une longue histoire et voient qu’Israël est son centre vital. On entend souvent, de la part des Chinois, que leur civilisation et celle des Juifs sont les plus anciennes ayant survécu. Cela exprime un grand respect pour la continuité du peuple juif.

 

“Les relations entre les deux pays sont en augmentation constante et continuent de s’améliorer. La culture est l’un de ces aspects. Les liens commerciaux et l’investissement progressent vite. En 2011, Ehud Barak, le ministre de la Défense, a été invité en Chine, alors que le Chef d’Etat-Major chinois se rendait en visite en Israël – la première visite de ce genre, et la seule en faveur d’un pays du Moyen-Orient. Des rumeurs persistantes affirment que le Premier ministre Netanyahou est aussi invité à se rendre en Chine.

 

 

“Je m’aventurerais à dire qu’une proportion significative des élites politiques et intellectuelles chinoises partagent des sentiments positifs, mais superficiels envers le peuple juif et Israël. Cela peut et doit changer. Les pays moyen-orientaux dotés de richesses pétrolières disposent de vastes sommes d’argent à dépenser en Chine. Bien plus de Chinois connaissent mieux le Monde arabe qu’Israël.

 

“Ceux qui dirigeront la Chine dans vingt ans étudient actuellement dans des universités d’élite. Si quelqu’un leur enseigne les bases du Judaïsme et d’Israël, ce sera bénéfique pour le peuple juif. Eventuellement, lorsque certains de ces étudiants occuperont une position importante, il est probable qu’ils conseillent les dirigeants de leur pays sur les problèmes du Moyen-Orient et des Juifs.

 

 

“La stabilité du Moyen-Orient et le rôle qu’y occupe Israël deviennent, de plus en plus importants, pour la Chine. Pour la première fois au cours de son histoire, la Chine influencera directement le destin des Juifs et, en particulier, d’Israël. Puisque cette influence s’accroît très rapidement, il est primordial de faire en sorte que l’attitude de la Chine à l’égard d’Israël soit correctement informée et positive.

 

“Israël et le peuple juif devraient édifier des ponts d’amitié avec la Chine et développer une conception stratégique sur la façon de renforcer nos liens mutuels. Il y a quelques rares ONG israéliennes qui sont actives dans ce domaine. SIGNAL, par exemple, organise des séjours universitaires et d’échanges de nature diverse, et contribue à financer des Centres d’Etude d’Israël dans les universités chinoises. Le peuple juif  est entravé par le fait qu’il a du mal à trouver une unité cohérente. Des organisations juives centrales devraient, cependant, essayer de développer une politique coordonnée en direction de la Chine, et Israël devrait encourager de tels efforts et coopérer avec elles ».

 

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis