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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:23

Mythes de l’alliance entre l’Amérique et Israël

By ELIAS LEVY, Reporter | The Canadian Jewish News

mercredi 25 mars 2009

Les ventes d’armes américaines vers les pays musulmans du Moyen-Orient sont quatre fois plus élevées que vers Israël, rappelle l’essayiste français Armand Laferrère dans un petit livre brillant et fort salutaire, où il s’emploie à mettre en charpie une litanie de préjugés tenaces ressassés par les hérauts de l’antiaméricanisme -L’Amérique est-elle une menace pour le monde ? (Éditions JC Lattès, 2008)-.

Dans un chapitre intitulé “Les États-Unis menacent la paix du Moyen-Orient par leur soutien inconditionnel à Israël”, l’auteur réfute avec perspicacité les préjugés et les allégations réductrices entourant la relation entre Israël et l’Amérique.

Les alliances musulmanes représentent aujourd’hui pour les États-Unis un enjeu bien plus important en quantité que leur alliance avec Israël. D’après l’Institut suédois international de Recherche sur la Paix (S.I.P.R.I.), une organisation pacifiste, le total des transferts d’armes américaines vers neuf pays du Moyen-Orient (Bahrein, Égypte, Jordanie, Koweit, Oman, Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Émirats Arabes Unis) a représenté 20,8 milliards de dollars entre 1997 et 2006, contre 5,6 milliards de dollars pour Israël. Deux pays, l’Égypte et la Turquie, ont chacun reçu davantage d’armes américaines qu’Israël.

“Ces chiffres semblent assez difficilement conciliables avec l’idée d’une Amérique foncièrement hostile à l’Islam”, souligne Armand Laferrère.

D’après ce fin connaisseur des États-Unis et des relations internationales, élément parmi d’autres de la politique américaine d’influence au Moyen-Orient, l’alliance entre Washington et Jérusalem n’y joue pas un rôle essentiellement différent des alliances que l’Amérique a scellées avec les pays musulmans.

“Les États-Unis vendent des armes à l’État d’Israël et lui fournissent une assistance militaire. Cette coopération militaire contribue à garantir la survie d’Israël malgré l’hostilité de ses voisins -une survie dont on peut difficilement contester, sauf à donner aux mots le contraire de leur sens, qu’elle contribue à la stabilité du Moyen-Orient. En échange, l’Amérique obtient d’Israël des renseignements sur la région. Enfin, pour ne pas déstabiliser la région, les États-Unis incitent régulièrement l’État juif à une politique aussi conciliante que possible envers ses voisins”, explique Armand Laferrère.

D’après l’auteur, pour les États-Unis, une politique de stabilité au Moyen-Orient ne peut donc pas simplement exiger toujours plus de concessions de la part d’Israël. Elle doit à la fois chercher l’apaisement des tensions présentes et garantir une paix futur à tous les pays de la région, en combinant partage des terres et arrangement de sécurité.

“La mise en oeuvre d’une telle combinaison est extrêmement compliquée, car les deux objectifs sont largement contradictoires : lorsqu’une terre est transférée aux Palestiniens, qui garantit qu’elle ne sera pas utilisée pour une nouvelle guerre contre l’État d’Israël ? Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le conflit israélo-palestinien se prolonge. Ce n’est pas le signe d’une partialité américaine : c’est simplement la preuve qu’il n’y a pas de moyens simples pour stabiliser le Moyen-Orient.”

Selon Armand Laferrère, les objectifs de l’alliance avec Israël -maintien de l’influence américaine et stabilité régionale- ne sont pas différents de ceux des autres alliances américaines au Moyen-Orient.

“Et pourtant, parmi les alliés des États-Unis, Israël occupe une place à part dans le coeur des Américains.”

Parmi tous les alliés des États-Unis, ajoute-t-il, Israël est celui qui a montré la solidarité la plus indiscutable avec l’Amérique.

“Les autres alliés ont souvent des opinions publiques plus ou moins hostiles aux États-Unis. Il arrive que leurs gouvernants encouragent activement l’amériphobie. C’est très fréquent dans le monde arabe mais aussi, à l’occasion, en Europe et en Asie, écrit-il. L’opinion publique israélienne, au contraire, est aussi massivement pro-américaine que l’opinion américaine est pro-israélienne. Pour ne prendre qu’un exemple, après les attentats du 11 septembre 2001, les populations “alliées” des pays arabes ont manifesté soit de l’indifférence, soit de la joie. Les Israéliens, eux, ont multiplié les signes de sympathie à l’endroit des Américains. En Israël, les États-Unis savent qu’ils n’ont pas seulement un allié mais un ami.”

Israéliens et Américains ne se contentent pas d’avoir un passé similaire : ils ont construit des sociétés fondées sur les mêmes valeurs, rappelle Armand Laferrère.

“Israël, comme l’Amérique, est une démocratie profondément attachée à la liberté de parole, à l’État de droit, à l’égalité des individus et à l’égalité des sexes. Cette communauté de valeurs et de mode de vie permet à l’alliance israélo-américaine d’être plus qu’un arrangement de pouvoir : une vraie fraternité.”

“Ces raisons expliquent pourquoi, alors même que la politique étrangère des États-Unis ne distingue pas Israël des autres alliances américaines du Moyen-Orient, l’État juif a une place privilégiée parmi les alliés de l’Amérique”, conclut Armand Laferrère.


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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 12:58

Les mensonges des anti-Otan

Bernard-Henri Lévy

 

http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/les-mensonges-des-anti-otan/989/0/327320


Il n’y a décidément pas de limites à la mauvaise foi en politique. Et l’ubuesque débat sur la place de la France dans l’Otan en est une nouvelle illustration.

Il n’est pas correct, d’abord, de parler, comme on le fait partout, de « retour » de la France dans l’Alliance. Et cela parce que la France, il ne faut pas se lasser de le répéter, n’a, en réalité, jamais quitté l’Otan. Elle a quitté, en 1966, sous de Gaulle, son commandement militaire intégré. Mais elle n’a pas quitté son Conseil politique. Elle participe, depuis toujours, à la vie de 36 de ses 38 comités. Elle a des soldats sur chacun, je dis bien chacun, des théâtres (Bosnie, Kosovo, Afghanistan) où l’Alliance est engagée.

Il est absurde de dire ensuite qu’en reprenant sa place au Comité des plans de défense, qui est la seule instance majeure qu’elle continue de bouder et que concerne, donc, la décision de Sarkozy, la France perdra de son influence. Et cela est absurde parce qu’elle a obtenu, en échange, la tête d’un des deux centres de commandement stratégiques de l’Alliance (Norfolk) et d’un de ses trois centres régionaux (Lisbonne). Aujourd’hui, nous ne sommes à la tête de rien. Nous envoyons nos soldats risquer leur vie sans avoir la moindre influence sur la définition de la stratégie. Demain, ce sont des généraux français qui siégeront dans le saint des saints de l’Allied Command Transformation où se conçoivent, notamment, les nouveaux systèmes d’armement. Perte d’influence, vraiment ?

Il est faux, factuellement et simplement faux, de prétendre que la France va, ce faisant, s’aligner sur « l’Empire ». Outre que les temps ont changé depuis l’époque où l’Otan pouvait être vue comme un pur instrument de la puissance américaine, outre que nombre des opérations qu’elle a menées (Kosovo, Bosnie, bombardement de Belgrade) l’ont été en terre d’Europe et à la demande de l’Europe, outre, enfin, que, dans un cas récent au moins, celui de l’association de la Géorgie et de l’Ukraine, on a vu l’Europe dire non à l’Amérique et, hélas, l’emporter, il est évident que c’est le contraire qui se produira. C’est en étant dans l’Otan sans y être, en siégeant dans tous ses comités à l’exception de celui où se discutaient les choix essentiels, que la France laissait à d’autres la conduite du bateau où elle était embarquée ; c’est en y reprenant toute sa place, en y retrouvant la parole et en participant à ses débats qu’elle se donnera les moyens de peser, de faire prévaloir ses intérêts et d’aller contre, si besoin, les intérêts américains.

Il est non seulement faux mais scandaleux d’affoler, alors, les populations en brandissant l’épouvantail des « guerres dont nous ne voulons pas et où nous nous trouverons mécaniquement entraînés ». C’est scandaleux parce qu’à l’exception d’un cas (un pays de l’Alliance directement attaqué) la règle est celle de l’unanimité. C’est inacceptable car, une fois l’éventuelle intervention décidée, c’est à chaque pays qu’il appartient (sur la base du volontariat) de décider ou non du nombre de soldats mis à disposition de l’opération. Et c’est se moquer du monde car, pour ne prendre que le cas de la guerre en Irak, l’appartenance sans réserve aux structures de l’Alliance n’a pas empêché l’Allemagne de s’y opposer avec autant de fermeté qu’une France supposément forte de sa souveraine « exception ».

Et quant à l’argument selon lequel, en jouant l’Otan, on sacrifierait le seul projet qui vaille et qui est celui de la défense européenne, c’est une autre plaisanterie. Car enfin il y a bien des obstacles à cette Europe de la défense. Mais il en est un au moins que la décision de Nicolas Sarkozy lèvera : c’est la suspicion dont nous étions l’objet de la part de nos partenaires et qui tenait, précisément, à ce choix de faire cavalier seul au sein de l’Otan. Peut-on faire confiance à une France juchée sur les ergots d’une indépendance nationale qui s’est si souvent traduite par des amitiés contre nature (l’Irak de Saddam, l’URSS finissante, sans parler de la trop fameuse « politique arabe » du Quai d’Orsay) ? Veut-on d’une communauté européenne de défense qui se ferait au détriment de la communauté atlantique (et de notre solidarité de principe avec le camp des démocraties) ? C’est la question que se posent Hongrois, Polonais, Tchèques, mais aussi Allemands, Italiens ou Espagnols. C’est une question qu’ils n’auront, désormais, plus de raison de soulever. Et ce, pour le plus grand bien de la construction européenne et de son esprit.

Qu’un Jean-Marie Le Pen ne veuille pas entendre ces évidences, cela se comprend.

Qu’il soit rejoint par les « anti-impérialistes » façon Besancenot, cela est dans l’ordre.

Qu’un quarteron de gaullistes, de souverainistes, de chevènementistes rallie cet axe de fortune, ce n’est pas non plus très grave.

Mais que les socialistes d’une part et les amis de François Bayrou de l’autre se joignent à ce piètre concert, qu’ils tournent le dos, ce faisant, les uns à la mémoire de Mitterrand (qui s’opposa, dès 1966, à la décision du général de Gaulle), les autres à l’héritage de la démocratie chrétienne (intraitable, ce fut son honneur, sur la question totalitaire), voilà qui est plus navrant.

Anti-américanisme pavlovisé ? Opposition systématique, sans nuances, irresponsable ? Ou incapacité, une de plus, à comprendre le monde où nous sommes entrés depuis la fin de la guerre froide ? Chacun appréciera. Et adjurera, comme ici, les siens de se ressaisir

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 18:23

Durban II : Le "brouillon russe" en question

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israel-infos.net

vendredi 20 mars 2009

« Une tentative à été faite de corriger le premier texte de résolution, qui a causé l’annonce du boycott de Durban II, par Israël , les Etats-Unis, le Canada, et l’Italie, dans un nouveau document dénommé "le brouillon russe". Néanmoins, concrètement, et bien qu’Israël ne soit plus clairement mentionné dans le nouveau texte diffusé hier, le premier paragraphe de celui-ci approuve les décisions prises lors de Durban I (première conférence internationale contre le racisme), où Israël avait été mis au ban, chose que nous ne pouvons tolérer ».

C’est ce qu’affirme un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères, alors que de nombreux pays d’Europe ont également menacé de ne pas participer à ce sommet international qui doit se dérouler en Avril à Genève, si des décisions antisémites et antisionistes, ou encore une résolution assimilant la critique contre les religions (et notamment l’Islam) à des « crimes contre l’humanité » étaient susceptibles d’y être adoptées.

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 04:33
L'ère Bibiman - Freddy Eytan
18/03/2009
Freddy Eytan  |  Général

Désormais, nous devons nous habituer à un nouveau tandem dans la vie politique d'Israël. Deux hommes  dirigeront l'Etat juif dans les mois à venir: Benjamin Netanyahou et Avigdor Liberman.
Le Premier représente le sabra fier, orgueilleux et large d'esprit. Le deuxième est  né en ex Union Soviétique. C'est un personnage fougueux, rusé et un brillant tacticien. Bibi a été éduqué par son père historien, un fervent sioniste de droite. Il a vécu longtemps aux Etats-Unis et parle l'anglais comme un américain. Yvette est un immigrant, arrivé à l'âge adulte en Israël, et  représente le rejet de l'idéologie communiste. Le premier représente les fondateurs de l'Etat et le deuxième, le nouvel immigrant, complexé de ne pouvoir trouver sa place dans la société israélienne. Bibi pense comme un sabra et rêve du défi américain, Yvette (prénom russe de Liberman) pense comme un réfugié et rêve de la grandeur de la Russie. L'un symbolise l'Israélien et l'autre la diaspora et l'accomplissement du rêve sioniste. C'est précisément cette opposition qui leur permet de se compléter. 
L'histoire universelle a connu de ces couples qui ont réalisé ensemble de gigantesques projets: Moise et Aaron, Marx et Engels, Lénine et Trotski, Jaurès et Blum et Shimon Pérès et Rabin.
Netanyahou et Liberman  sont condamnés à s'entendre. Face aux grands défis, intérieurs et extérieurs, ils doivent conjuguer leurs forces afin que les Israéliens retrouvent confiance et crédibilité envers leurs leaders et pour que l'Etat juif reprenne sa place honorable sur l'arène internationale.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 21:44

An Assessment of the Obama Mideast Team

by Steven J. Rosen
Middle East Review of International Affairs
March 2009

http://www.meforum.org/2103/an-assessment-of-the-obama-mideast-team

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The new Obama administration has named most of its nominees for the key Middle East positions in the White House as well as in the State and Defense Departments. It is thus possible to make an initial assessment of where Obama is going from what is known about these people. The appointees include Dan Shapiro and most likely Puneet Talwar at the National Security Council; George Mitchell, Dennis Ross, Bill Burns, Beth Jones (most likely), and Jeffrey Feltman at the State Department; Tony Blinken in Vice-President Joe Biden's office; and Michele Flournoy and Sandy Vershbow at the Defense Department.

A full list is provided as follows.

A Realistic, Pragmatic Approach

Those who wanted a radical redirection of Middle East policy, particularly those on the left, are not happy with most of Obama's core team. Few of the people announced or reliably expected to be chosen are known as hostile toward Israel or apologists for Iran, Syria, Hizballah, or Hamas. There is no one with a history of participation in ideological organizations of the left, as Sandy Berger had been with Peace Now before joining the Clinton White House. In the key positions, only Chas Freeman, who reportedly will head the National Intelligence Council, is an ideological Arabist with a record of anti-Israel fulmination.

By and large, Obama is assembling a team of intelligent centrists with a realistic, pragmatic approach. Many of them have experience. Few are starry-eyed and romantic. Further, many have a direct knowledge of Israel and some understanding of its strategic position.

Potential Problems in U.S. Policy Toward Iran

On the other hand, nowhere on the list so far is someone identified with a tough position on the region. Broadly, it is a team that represents the thinking in the center of the Democratic Party. In a situation of real duress--such as an imminent Iranian breakthrough to nuclear weapons--it is not clear who among them might ring the alarm and rally the others to consider measures beyond the ordinary.

There could also be a tendency toward magical thinking about the transformative potential of diplomacy. Among those who believe most fervently that Bush missed key diplomatic opportunities and failed to work with allies, there may be some undue confidence that the problems in the Middle East will shrink steadily as Obama's new envoys get to work and talk with previously hostile countries and movements.

Wishful thinking could be a particular problem on the issue of Iran, because the time remaining to stop its drive for nuclear weapons is so short. The new administration believes it can get more cooperation on Iran from Russia and China, and induce changes in Iranian policy by putting together a package of bigger carrots and bigger sticks.

What if Iran exploits the American eagerness for diplomacy and uses dilatory tactics to 'run out the clock' for its final sprint to obtain nuclear arms? What if Obama's diplomatic initiative fails and Iran calls his bluff about nuclear weapons being 'unacceptable'? President Obama has said, 'I will do everything in my power--everything' to prevent Iran from obtaining nuclear weapons, but will he?

If he is faced, in the end, with a stark choice between a nuclear Iran or the use of extreme pressure or even force, would the president have the strength of the will necessary to overcome domestic resistance to the tougher options, including objections at the Joint Chiefs of Staff? Or would he veto, not just the use of U.S. forces, but also Israel's?

Finally, if the United States capitulates to a nuclear Iran and attempts to fall back on deterrence to contain it, would these threats be credible since, after all, he had just accepted something he had repeatedly stated would be 'unacceptable'?

U.S.-Israel Relations and the Peace Process

There are other issues that may cause stress in the U.S.-Israel relationship. Israeli settlements--always a sore point--take on greater importance when American diplomats believe that a diplomatic breakthrough with the Palestinians is achievable.

There is little support in Israel today for relinquishing control of the West Bank, given Israel's bitter experience after removing all soldiers and settlers from Gaza. Israelis no longer believe that territorial concessions on their part will bring peace with the Palestinians. Most Israelis believe that the issue blocking 'peace' with Hamas and its allies is Israel's existence, not its settlements. With Hamas in firm control of Gaza and possibly seizing control in the West Bank some day, the Israeli public is unlikely to be persuaded to entrust their security to agreements signed with Palestinian leaders who can't or won't honor their commitments, or who might soon be overthrown.

The mood in the United States is quite different. The theory among many here is that George Mitchell achieved peace between Catholics and Protestants in Northern Ireland, and now he can work his magic between the Israelis and the Palestinians if only Obama is willing to use a little 'tough love' with both sides. Some want more public criticism of Israel by American officials.

Some enthusiasts in the 'peace camp' are urging Obama to produce an American plan for the solution, one that by their definition would diverge sharply from the terms Israel considers vital to its national interests, lest the United States be seen as 'Israel's lawyer.' If Obama takes all this bad advice, it won't bring peace to the Middle East, but it will bring tension between Israel and its most important ally.

The 'peace camp' is urging Obama to take a more 'even-handed' approach in the Middle East. Yet the effect of even-handedness is not even. The Arab League has 22 members and large amounts of oil; there are 56 Muslim countries in the Islamic Conference; and much of the rest of the world automatically supports Arab positions. Israel depends uniquely on its close relations with one main ally, the United States. When the United States is neutral, there is a huge imbalance, and the scale automatically tilts the other way.

The new administration may also have a lower tolerance for the civilian casualties and diplomatic stresses that arise when Israel is compelled to take military action in its own self-defense. Even in quiet times, there is likely to be heartburn about checkpoints and other Israeli security measures necessary in the struggle against terror. Obama could cut back on U.S. vetoes to prevent anti-Israel resolutions at the U.N. Security Council.

The George Mitchell Factor

Mitchell's appointment is being taken in the region as a message that Obama intends to pursue a policy less closely coordinated with Israel and less fully under the control of the secretary of state. Mitchell is of partly of Lebanese descent, and was brought up as a Maronite Catholic. To many, he is a prominent symbol of 'even-handedness,' but he is not regarded as hostile to Israel. As a senator, he had many supporters in the pro-Israel community, and he generally favored legislation important to the U.S.-Israel relationship. He also has many friends among Israel's leaders.

Mitchell is best remembered in the region for the commission he headed in 2000-2001, which called for a freeze on Israeli settlements and a Palestinian crackdown on terrorism. Its final statement, known as the 'Mitchell Report,' very strongly emphasized Israel's legitimate security interests. Yet it received more press attention for its conclusion that Israel 'should freeze all settlement activity, including the 'natural growth' of existing settlements.... The kind of security cooperation desired by [Israel] cannot for long coexist with settlement activity.' It should be noted that then Israeli Prime Minister Ariel Sharon accepted the Mitchell Report as a basis for negotiations.

Israeli governments have at times accepted a freeze on the construction of new settlements and on the geographic expansion of existing settlements, but they have reserved the right to continue what Israeli President Shimon Peres called 'vertical growth,' such as adding a room to an existing home or building a new home inside the geographic perimeter of the existing 'construction line' of an established settlement. Also, Israelis generally distinguish between construction inside the settlement 'blocs' that are expected to remain under Israel sovereignty as part of a territorial compromise, versus settlements expected to be outside the blocs. The Bush administration gave some recognition to these distinctions, albeit with reluctance and inconsistently. It remains to be seen whether the Obama administration will accept the Bush understandings on the terms of a freeze on settlements, including natural growth.

Mitchell reportedly has asked Fred Hof to be his deputy. Hof drafted the 2001 Mitchell Report. He is an expert on Syria and Lebanon, and has a clear-eyed view of Hizballah. "Hassan Nasrallah... and his inner circle do what they do first and foremost to defend and project the existence and power of the Islamic Republic of Iran.... [Their] diplomatic center of gravity is located in Tehran, not in some bunker in the southern suburbs of Beirut."

Obama's Mideast Team: A Roster

Not all the names on this list, assembled by Obama Mideast Monitor, have been confirmed officially, but the following are reliably reported to be the nominees for the key Middle East positions in the Obama White House and the State and Defense Departments:

President Obama

Chief of Staff: Rahm Emmanuel

Deputy Assistant to the President for foreign policy: Denis McDonough

National Security Council

National Security Adviser: James Jones

Deputy NSA: Tom Donilon

NSC Chief of Staff: Mark Lippert

NSC Executive Director: Mara Rudman

Senior Mideast Director for Iran, Iraq, and Gulf Countries: Puneet Talwar

Senior Mideast Director for Arab-Israeli Affairs: Dan Shapiro

Vice President Biden

Chief of Staff: Ronald Klain

National Security Adviser: Tony Blinken

Middle East Adviser: To be announced

Secretary of State Clinton

Deputy Secretary: Jim Steinberg

Deputy Secretary: Jack Lew

Undersecretary for Political Affairs: Bill Burns

Undersecretary for Arms Control and International Security: Robert Einhorn

Iran Issues Coordinator: Dennis Ross

Mideast Peace Envoy: George Mitchell

Mitchell's Deputy: Fred Hof

NEA Assistant Secretary: Jeffrey Feltman

Director of Policy Planning: Anne-Marie Slaughter

Secretary of Defense Robert Gates

Deputy Secretary: William Lynn

Undersecretary of Defense for Policy: Michele Flournoy

Principal Deputy Undersecretary of Defense for Policy: James N. Miller

Assistant Secretary of Defense for International Security Affairs: Sandy Vershbow

Deputy Assistant Secretary/ISA, Near East and South Asia: Colin Kahl

Intelligence

Chairman, National Intelligence Council: Chas W. Freeman, Jr.

Steven J. Rosen was AIPAC's director of Executive Branch relations for 23 years and served at the RAND Corporation, a think tank doing research for the Defense and State Departments. He also taught at Brandeis University, the University of Pittsburgh, and the Australian National Unviersity. He chronicles the new administration on "Obama Mideast Monitor" and is a defendant in the AIPAC case.

Related Topics: US policy

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 22:51
Defeating Freeman
 
By Alan M. Dershowitz
FrontPageMagazine.com | Monday, March 16, 2009

 

Those who successfully challenged the nomination of Charles W. Freeman, Jr. to become chairman of the National Intelligence Council should be praised for an act of high patriotism. It would have been disastrous for the United States to have, as the person responsible for overseeing “policy-neutral intelligence assessments” for the President, a zealot who is anything but policy-neutral when it comes to two of the most important areas of international conflict.

Freeman not only has extremist views regarding the Middle East and China, but he has been beholden to lobby groups that are anxious to influence intelligent assessments regarding Saudi Arabia and China. Freeman bowed out when it became clear that his highly questionable financial ties to the Saudi and China lobby would be deeply probed by inspectors general, congressional staffers and the media. He couldn’t handle the truth about his financial ties to these lobbies which do not serve the interests of the United States. The heavy thumbs of the powerful Saudi and Chinese lobbies would have subtly, and perhaps invisibly, weighed on Freeman’s intelligence assessment.

Freeman is an ideologue who apparently believed that China should have been more aggressive in its crackdown on the peaceful Tiananmen Square protestors. At the same time, he has been critical of American support for Israeli efforts to stop violent terrorists from blowing up Israeli schools busses and firing rockets at Israeli kindergartens. There is only one rational explanation for why a smart intelligence official would be so irrational as to express more sympathy for brutal Chinese repression of peaceful dissent than for Israeli self-defense against violent terrorism: Freeman has been bought and paid for by lobbies that he does not wish to alienate. He has a long history of playing the tunes selected for him by those who have paid him. He is an ideological zealot when it comes to the Middle East. Senator Charles Schumer correctly characterized his views as “over the top” and an “irrational hatred of Israel.”

Freeman acknowledged that he is deeply and emotionally committed to a fundamental change in US policy toward Israel. That is certainly his right as a private citizen or even as an elected official. But his extremist views would not have served him, or our nation well, as the person responsible for what are supposed to “policy-neutral intelligence assessments.” An ideologue with such heavy financial baggage is simply incapable of policy-neutrality, and he should have known that.

If there was ever any doubt about his neutrality, he eliminated it by his over-the-top reaction to those who challenged his qualifications for the job based on his record. He railed against “the Israel lobby” blaming it, and it alone, for his failure to get the job. He ignored those human rights advocates who were outraged by his defense of the Chinese repression of the Tiananmen demonstrators and his unwavering support for the most repressive regime in the Middle East. He ignored environmentalists who worried that he was far too beholden to oil interests. And he ignored patriotic Americans who support the U.S. policy in the Middle East because they believe it is good for America, for democracy and for the war against terrorism.

Freeman was not alone in invoking the “power” of the Israel lobby and accusing it of unpatriotic actions. He teamed up with Stephen Walt, the discredited academic who has recently made a career of blaming all of America’s ills on “The Lobby.” Here is how Walt gleefully put it: “For all of you out there who may have questioned whether there was a powerful ‘Israel Lobby’ or admitted that it existed but didn’t think it had much influence…think again.” Walt ignored the fact that the powerful Saudi, China and foreign oil lobbies were supporting Freeman because they believed, quite correctly, that his assessment of intelligence would be anything but neutral when it came to protecting their interests. He also ignored the fact that AIPAC—which Walt considers the puppet master of the Jewish Lobby—took no position on the Freeman nomination, and that those who opposed it included critics of Israeli policies.

So let me understand the Freeman-Walt position. When the Saudi’s, the Chinese and foreign oil lobbies (with a small “l”) exercise their influence, that is freedom of speech and the right to petition the government. But when the Israel Lobby (capital “L”) challenges an appointment, such action is “dual loyalty,” “un-American” and “unpatriotic.” Their other position is that any time people of diverse backgrounds and views independently challenge a government decision that relates to the Middle East, this represents the collective action of the notorious and powerful Israel Lobby, rather than the heartfelt views of individual patriotic Americans.

The truth is that the Freeman appointment was bad for America, bad for peace in the Middle East, bad for human rights in China, bad for Tibet, bad for the environment, and bad for “policy-neutral intelligence.” Those who challenged it performed a patriotic duty. They should be praised for helping the Obama Administration avoid a serious blunder that threatened to compromise the President’s ability to act in the interest of the United States on the basis of policy-neutral intelligence. All Americans owe them a debt of gratitude.


Alan M. Dershowitz is a professor of law at Harvard. He is the author of many books, including, most recently, “The Case Against Israel’s Enemies.”

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 12:04
Lviv: la Cracovie oubliée

http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=932&PHPSESSID=717aad197ec5c2afb47df25ae9a534e4


Par Sébastien GOBERT*
Le 01/03/2009

La plupart l’appellent Lviv, mais beaucoup préfèrent encore le nom Lwów. A moins de 80 km de la frontière polonaise orientale, cette ville est le produit d’une histoire intense d’échanges et d’influences diverses. Aux portes de l’Union européenne (UE), celle qui était avant 1939 la troisième métropole de Pologne est sans conteste ukrainienne aujourd’hui.



 

 
Elle est même une des vitrines du pays, un foyer de son identité, sa porte ouverte sur l’Occident européen. Mais les aléas de l’histoire et, plus récemment, les élargissements de l’UE et de l’Otan ont enraciné un peu plus Lviv et l’Ukraine hors d’Europe. Et si les Européens de l’Ouest redécouvrent, nombreux, les beautés de Cracovie en Pologne, l’Ouest ukrainien semble être encore un peu trop à l’Est pour en bénéficier.

Une promenade entre les lions

Lviv est l’expression exceptionnelle d’une histoire de carrefours. Fondée au cours du 11e siècle comme une étape majeure sur d’importantes routes commerciales, la cité n’a cessé de prospérer depuis, en attirant et protégeant de multiples communautés qui contribuèrent à sa richesse: ukrainiennes et polonaises bien sûr, mais aussi russes, allemandes, juives (Lwów abritait la troisième communauté juive de Pologne en 1939), hongroises, arméniennes ou encore cosaques. Et l’enjeu militaire qu’elle représentait lui a valu de connaître de nombreux propriétaires et occupants: Ruthènes, Polonais, Autrichiens, Russes et Ukrainiens. Sans omettre la période soviétique de 1944 à 1991, chacune des puissances occupantes a laissé son empreinte sur la ville.

Une promenade à travers le centre historique est le meilleur moyen d’en apprécier à la fois les charmes et l’histoire. Déambulant entre les multiples reproductions du Lion, emblème de la ville qui couvre monuments officiels, bouches d’égout et poignées de porte, on débute par les restes de fortifications et l’ancien arsenal, vestiges de la longue prospérité de Lviv. On peut ensuite flâner jusqu’à la place centrale, typique du rynek (place de marché) polonais. L’architecture des maisons qui entourent la place témoigne des influences allemandes, autrichiennes et italiennes. Du haut de la tour de l’Hôtel de ville Renaissance, on découvre les nombreux clochers qui dominent la ville: églises dominicaines, catholiques polonaises ou bien orthodoxes, ukrainiennes et russes, côtoient la cathédrale et le couvent arménien.

Lviv a en effet conservé intacts les témoignages des différentes influences ethniques, culturelles et religieuses des communautés qui s’y sont établies de manière distincte mais interdépendante. C’est un exemple remarquable de la fusion des traditions architecturales et artistiques de l’Europe de l’Est avec celles de l’Italie et du monde germanophone. Des architectes de toute l’Europe y ont développé des styles Renaissance, classiques, baroques, mais aussi sécessionnistes, Art nouveau ou Art déco. C’est à ce titre qu’en 1998, l’ensemble de la vieille ville a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

La ville moderne: foyer de l’identité nationale

Du vieux centre, le visiteur descend sur la ville moderne en empruntant son artère principale, Prospect Svobody (avenue de la liberté). Cet axe permet de saisir quelques caractéristiques de Lviv. On y trouve ainsi le majestueux opéra inauguré en 1903, mais aussi quelques uns des cinquante musées de la ville (le plus grand nombre en Ukraine), qui regroupent plus d’un million et demi d’œuvres d’art. Dans un pays qui n’est pas forcément réputé pour son offre culturelle, Lviv apparaît comme un centre notable en la matière. La coexistence de différentes communautés a en effet constitué un terrain fertile pour les écrivains, poètes, et autres artistes locaux, célébrés par des monuments dispersés dans toute la ville. Ce dynamisme, et l’activité incessante de Prospect Svobody, sont alimentés par les 160.000 étudiants, répartis dans les différentes facultés de l’université de Lviv, créée en 1608.

Lviv, en tant que centre culturel et universitaire, s’est imposée comme foyer de l’identité nationale ukrainienne: au 16e siècle, Ivan Fiodorov y imprima le premier livre de l’histoire du pays et on y publia les premiers ouvrages et journaux en ukrainien. A travers la poésie, la littérature et l’activisme politique du 19e siècle, les intellectuels de Lviv définirent une histoire, une langue et une culture nationale. Au centre de Prospect Svobody trône ainsi un monument au poète Taras Chevtchenko, père de la littérature ukrainienne. Debout, celui-ci est représenté à côté d’une colonne dédiée à la «renaissance nationale». Lviv fut la première ville à déclarer en 1918 l’indépendance d’une éphémère république d’Ukraine. Sans surprise, durant la «révolution orange» de 2004, elle a été au cœur de la contestation contre le pouvoir central et la Russie.

Fondamentale pour comprendre la ville, cette position centrale dans l’identité nationale et le nationalisme ukrainiens ne peut faire oublier la place de Lviv dans d’autres imaginaires collectifs. Il suffit pour cela de continuer sur Prospect Svobody. A son extrémité se trouve la colonne d’Adam Mickiewicz, lui-même considéré comme le plus grand poète romantique polonais. Le monument est toujours un lieu de pèlerinage pour les touristes polonais. Et si 1% seulement des 830.000 habitants de la ville se déclarent Polonais aujourd’hui (contre 63% en 1939), Lviv et son passé demeurent des enjeux centraux dans les relations avec la Pologne, et donc avec l’UE.

Lviv, pivot des jeux politiques

Les évolutions récentes du cimetière Lychakivskiy sont un exemple qui illustre bien cet enjeu. La colline boisée où il est situé compte non seulement les tombes de plusieurs générations de Polonais, Ukrainiens, Russes ou Allemands, mais aussi des cimetières militaires, tel celui des «Aiglons de Lwów», les défenseurs polonais de la ville, morts entre 1919 et 1920. Détruit et transformé en dépôt de camions après 1945, ce lieu symbolique du patriotisme polonais a longtemps été une pierre d’achoppement des relations polono-ukrainiennes. Ce n’est qu’avec la révolution orange que le cimetière a pu être enfin restauré et ré-ouvert en juin 2005, amorçant une réconciliation entre les nationalistes des deux pays.


Cimetière Lychakivskiy. Le cimetière militaire polonais.

Lviv, porte d’entrée sur l’Europe, se trouve renforcée dans sa position par la ligne adoptée par le pouvoir «orange», c’est-à-dire la marche vers l’Otan et l’UE. Dans cette perspective, la ville est la mieux placée dans le pays, en tant que capitale régionale. C’est d’ailleurs la seule ville où le projet d’adhésion à l’Otan est soutenu à 73%[1]. Elle en est devenue un pôle majeur des tensions régionales qui déchirent et paralysent l’Ukraine depuis 2004. Pas étonnant, donc, que l’ancienne Premier ministre, Ioulia Timochenko, qui joue avec vigueur la carte du nationalisme, en ait fait son quartier général. Dans un pays divisé, les logiques et les intérêts de Lviv sont diamétralement opposés de ceux des grandes métropoles de l’Est du pays, russophones, ou même de la capitale, Kiev. Et l’indéfectible soutien antirusse de la Pologne voisine n’incite pas au compromis avec des régions ukrainiennes tellement différentes qu’elles en apparaissent distantes.

Cet état d’esprit se retrouve dans la vie quotidienne à Lviv: les thèmes des discussions, l’usage restreint de la langue russe, les Unes des journaux ou même le profil des restaurants. Le grand restaurant touristique Kryivka, par exemple, joue ouvertement sur les clichés concernant la mentalité russophobe des habitants en proposant des plats aux noms évocateurs de la Seconde Guerre mondiale ou des purges staliniennes: la «promenade de Buchenwald» désigne ainsi des pommes de terre sautées à la crème, juste à côté du «Cauchemar de Beria», en fait un gâteau au chocolat... A l’entrée, un employé s’assure que les consommateurs ne sont «ni Moscovites, ni communistes». Si le concept, unique en Ukraine, a été dénoncé par une alliance improbable de communistes et de nationalistes, les autorités semblent penser que les 650.000 couverts servis chaque année sont plus importants que les symboles!

La réalité du développement économique face à la crise

Porté par les investissements étrangers, et en particulier polonais (58,8 millions de dollars en 2007) et allemands, le dynamisme de Lviv en fait une des régions se développant le plus rapidement en Ukraine, même si le salaire moyen y reste encore un peu inférieur à la moyenne nationale. Forte de sa main d’œuvre qualifiée et réputée flexible, la ville peut aussi compter sur un réseau de transport et télécommunications plus développé que dans les régions orientales, d’anciennes spécialisations industrielles telles que la production de bicyclettes, et un dynamisme, modéré par la crise économique, des secteurs financiers et banquiers. Plus généralement, Lviv bénéficie de «l’effet-frontière» et de sa position centrale dans les échanges commerciaux. Même si le phénomène reste limité, de plus en plus de touristes, d’Ukraine et d’ailleurs, viennent découvrir la ville, qui se couvre de chantiers de rénovation, de marques occidentales et d’hôtels.

Les perspectives semblent prometteuses, puisque Lviv a été choisie comme l’une des villes qui accueillera certains des matchs de l’Euro 2012 de football[2]. La construction et la modernisation d’infrastructures telles l’aéroport, les routes, les équipements sportifs, hôteliers et sanitaires devraient déclencher un cercle vertueux de développement économique qui pourrait toucher l’ensemble de la région. Comme le maire de Lviv, Andri Sadovy, l’avait déclaré dès l’annonce, en 2007, de l’attribution des jeux, l’espoir est de «voir un nouveau Lviv» en 2012. A condition, toutefois, que les travaux s’accélèrent (la construction du nouveau stade a déjà été reportée deux fois) et que l’organisation de la coupe ne soit pas retirée à l’Ukraine, ce qui paraît de plus en plus probable…

D’autant que la crise financière contraint d’ores et déjà à revoir les attentes à la baisse. L’Ukraine a été le premier pays d’Europe à faire appel au FMI, en octobre 2008, se résignant à une politique de rigueur. Ce sont maintenant les investissements occidentaux qui se tarissent. Avec la crise, d’autres problèmes de fond se font d’autant plus sensibles: la corruption rampante, la pollution industrielle alarmante, les conditions sanitaires inquiétantes, ou encore la difficile et humiliante obtention des visas Schengen sont des questions de plus en plus pressantes et contribuent aux sentiments de frustration des habitants.

Métropole à la croisée des chemins, Lviv peut, comme le reste de la région, souffrir de ces difficultés. Mais sa position géographique de carrefour commercial lui assure un renouveau certain. De même, sa place sur les échiquiers politiques ukrainien et européen lui garantit une influence déterminante. Reste à savoir jusqu’où elle est prête a jouer la carte de sa différence avec les autres régions d’un pays a l’identité chancelante. En attendant, l’activité des rues de la vieille ville ne se dément pas, et offre toujours à l’œil le spectacle authentique d’un mélange de cultures diverses. A découvrir!

[1] Sondage réalisé le 4 septembre 2008.
[2] Sur ce thème, vois Sébastien Gobert, «L’Euro 2012 en Ukraine. Du conte de fées au désastre ?», Regard sur l’Est, 1er février 2009, http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=925.

Sources principales
Kiev Weekly
Site de Business Ukraine: www.businessukraine.com.ua
Site officiel de la ville de Lviv: http://www.about.lviv.ua/

* Etudiant en Master II à l’IEP de Strasbourg, mention Politiques européennes, parcours franco-polonais.

Photos: Sébastien Gobert

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 16:37

Le clip bollywoodien d’un marchand d’armes israélien

Ce clip devait servir à faire la promotion en Inde d'un important marchand d'armes israélien. D'un goût douteux, il n'a pas plu à tout le monde.

Une contribution de l'un de nos Observateurs israéliens, Roi Ben-Yehuda.

 

Cette vidéo a été utilisée le mois dernier par Rafael Advanced Defense Systems, une entreprise appartenant à l'État hébreu, pour faire sa promo au cours d'une exposition d'armes à Bangalore, en Inde. On peut y voir un très viril Israélien avec barbe et blouson en cuir, et une langoureuse indienne, en costume traditionnel et paillettes. Le refrain : "Ensemble, pour toujours, je te porterai dans mon cœur. (...) Je t'apporterai protection et sécurité..."

 

 

Selon Assy Josephy, qui gère les campagnes de Rafael, l'objectif de ce clip est de montrer à quel point la culture indienne est familière aux Israéliens. "Nous avons des juifs d'Inde en Israël", a-t-il déclaré, alors "on connaît bien Bollywood". Son entreprise est d'ailleurs une habituée de ce genre de clip : elle aurait également réalisé un clip "football" pour les Brésiliens, un clip "Napoléon" pour les Français et un clip "Shakespeare" pour les Anglais [si vous les repérez sur le Net, prévenez-nous !].

La blogosphère spécialisée dans l'armement n'est pas tendre avec cette publicité, accusée de véhiculer des clichés culturels et d'être "une collision catastrophique entre Bollywood et l'industrie de l'armement" (Dew Line). Sur le principal site masculin d'Inde, MensXP.com, les internautes dénoncent également ce clip qui "représente ce qu'il y a de pire dans les campagnes marketing des marchands d'armes".

Contributeurs

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 13:26

Le Royaume-Uni s’engage à parlementer avec le Hezbollah

Washington a fermement critiqué la décision britannique de discuter avec la branche politique du Hezbollah et s’est plaint du fait que la nouvelle Administration Obama n’ait pas préalablement été avertie de cette initiative.


http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/northamerica/usa/barackobama/4982046/Special-relationship-strained-US-criticises-UKs-vow-to-talk-to-Hezbollah.html

 Traduction de : Marc Brzustowski.


 ( : Remarque préalable du traducteur : ce texte est une illustration des errements diplomatiques occidentaux et de leur caractère brouillon qui semblent résulter d’effets d’annonce, en l’absence de concertation entre partenaires de la même alliance. Cette désorganisation est, elle-même, la possible conséquence d’une absence de stratégie globale en matière de diplomatie internationale, à l’heure où la nouvelle Administration de Barack Obama sonde le terrain, sans vision claire sur ses propres objectifs, a fortiori pour ses alliés qui s’inquiètent du devenir de leurs propres intérêts, politiques, financiers ou pétroliers dans la Région. Les Alliés interprètent librement, mais sans considération pour ses conséquences (pour soi et pour les autres), un discours d’ouverture prononcé durant une campagne présidentielle américaine et réadapté au fur et à mesure de la prise de fonction par le nouveau Président Obama. Celui-ci compte bien garder la maîtrise d’œuvre de ses offres, sans précisément savoir quand ni comment, jusqu’où, ni même quel est le bon interlocuteur, parmi trois choix possibles : l’Iran, la Syrie, le Hezbollah. Personne ne souhaite se faire damer le pion et chacun avance les siens dans le plus parfait désordre de bataille. On se souvient des anticipations réalisées, tant en ce qui concerne le Liban que la Syrie par le Gouvernement Sarkozy. Gordon Brown lance sa propre initiative en direction du Hezbollah, sans en avertir l’Administration américaine qui s’en offusque.

 La surenchère diplomatique s’engage donc tous azimuts. Mais si jamais ces démarches devaient ensuite s’avérer peu consistantes ou infondées, mal payées en retour, comme c’est bien probable, on voit mal comment les alliés pourraient se regrouper pour arrêter une ligne de conduite commune. On assiste là à des effets en cascade, où l’Iran, joueur d’échecs avisé, tire partie du manque de coordination élémentaire des puissances occidentales, du fait de leurs intérêts particuliers…

On peut, bien entendu, faire l’hypothèse inverse, arguant que cette mise en scène est parfaitement rôdée et que chaque partenaire y tient un rôle répété à l’avance, visant à faire des offres séparées à différents protagonistes de façon à semer la confusion dans l’esprits des membres de l’alliance adverse, tout en diffusant un écran de fumée qui donnerait l’impression d’une mésentente occidentale généralisée. Ce qui prévaut, néanmoins, c’est que cette « stratégie du turban » est marquée du sceau de l’absence de fermeté et de gouvernance, où tout devient « négociable ». Y compris, bien entendu et depuis longtemps, la mémoire des soldats français ou américains, des diplomates, des victimes juives argentines de l’AMIA à Buenos-Aires, tombés sous les coups du Hezbollah terroriste. L’Angleterre détient un lourd palmarès de superposition confuse entre sa propre situation à l’égard de l’Irlande du nord, une province rebelle du Royaume, et la situation au Moyen-Orient. Elle réédite ici des démarches plus discrètes menées en direction du Hamas ou d’autres de même acabit (Talibans, milices chi’ites d’Irak à Bassorah, etc.). Perfide Albion ? Ou nouveau « Munich 38 » ? Il manquerait donc un Winston Churchill à ce mauvais remake d’un sinistre drame au goût amer de « déjà-vu »… A moins qu’Israël ne soit le « père fouettard » de ces joyeuses retrouvailles, devant, sous pressions démultipliées, déterminer pour sa sauvegarde quand la partie de poker-menteur risque d‘atteindre le point de non-retour. Autant dire que le pied-de-nez de l'ancienne puissance coloniale a dû être diversement apprécié à Jérusalem...


Par Alex Spillius à Washington.

Dernière mise à jour: 12:14AM GMT 13 Mar 2009

 

L’objection (NdT : émise par les Etats-Unis) souligne la difficile reprise de la “relation exceptionnelle” entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, après la visite de Gordon Brown à M. Obama la semaine dernière.

Le voyage a été assombri par les craintes que l’alliance traditionnelle ne décline sous la direction nouvellement élue à la Maison Blanche et que cela se traduise par une moindre consistance des offres peu motivées de M. Obama à l’adresse du Premier Ministre.

Mais le premier désaccord politique sérieux a surgi au sujet du Hezbollah, le mouvement libanais que Washington a mis sur sa liste rouge en tant qu’organisation terroriste, dès l’annonce faite par le Bureau des affaires étrangères (« Foreign Office » britannique), la semaine dernière, qu’il s’entretiendrait avec la branche politique de la milice.

Un responsable de haut niveau du gouvernement américain a fait savoir qu’il aimerait demander aux Anglais « d’expliquer la différence entre les branches politique, militaire et sociale du Hezbollah », ajoutant : « nous ne percevons pas les mêmes différences qu’eux au sein du cercle dirigeant intégré».

Il a fait remarquer que les bastions du Hezbollah dans le sud de Beyrouth ont récemment marqué le premier anniversaire de la mort d’Imad Moughniyeh par des célébrations de masse. Moughniyeh était une figure prédominante de l’organisation, impliqué dans les attentats à la bombe contre des baraquements militaires et l’Ambassade américaine à Beyrouth, qui ont tué plus de 350 personnes, autant que dans le kidnapping de dizaines d’étrangers au Liban dans les années 1980.

Le responsable explique que : “Durant des années, le Hezbollah a nié avoir connaissance d’Imad Moughniyeh », « et maintenant, se dressent partout dans le Sud de Beyrouth ces portraits  à la gloire des vertus d’Imad Moughniyeh. »

Lorsqu’on lui demande si Washington a été informé par avance de la décision du Foreign Office, il rétorque : “ informé par une précédente administration” serait une description plus exacte”.

Au moment de cette annonce, le Foreign Office a publié une déclaration disant que la Grande-Bretagne avait « reconsidéré notre (sa) position concernant l’absence de contact avec le Hezbollah à la lumière de récents développements plus positifs au Liban », faisant référence à la formation d’un gouvernement d’union nationale comprenant le Hezbollah.

Washington a toujours soutenu que le Hezbollah est financé par l’Iran et a lourd casier relevant les traces de son implication dans les activités terroristes. Quoiqu’il dispose d’un bureau politique et d’un réseau d’institutions de bienfaisance, les Américains s’en tiennent à leur vision qu’il s’agit bien là d’une seule et même organisation cohérente.

Le Département d’Etat a déclaré publiquement qu’il était « alarmant » que les Britanniques « considèrent l’adoption d’une telle position ».

Gordon Duguid, porte-parole du Département d’Etat a déclaré, la semaine dernière : “Nous ne sommes pas prêts à leur emboîter le pas. Notre point de vue sur le Hezbollah n’a pas changé »

Ironie de l’histoire, le Foreign Office pourrait bien y avoir été encouragé par l’ouverture inédite de l’Administration Obama, d’autant qu’elle a vu, auparavant, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton expédier deux émissaires en Syrie pour des négociations de longue haleine.

Le responsable américain a expliqué que ces discussions se sont avérées « complètes et constructives », puisque les deux partis ont pu s’entretenir de leurs préoccupations mutuelles et chercher un terrain d’entente.

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 09:41

UK's vow to talk to Hezbollah

Washington has strongly criticised Britain's decision to talk to the political wing of Hezbollah, and complained that Barack Obama's new administration was not properly informed of the move in advance.


http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/northamerica/usa/barackobama/4982046/Special-relationship-strained-US-criticises-UKs-vow-to-talk-to-Hezbollah.html
 

The objection underlined the awkward start to the "special relationship" between the US and Britain after Gordon Brown's visit to Mr Obama last week.

The trip was beset by fears that the old alliance would wane under the new leadership in the White House and a flap over insufficiently thoughtful presents given by Mr Obama to the Prime Minister.

But the first serious policy disagreement has emerged over Hezbollah, the Lebanese movement which Washington brands as a terrorist organisation, following the Foreign Office's announcement last week that it would talk to the political branch of the militant group.


A senior US government official said that he would like to ask the British to "explain the difference between the political, military and social wings of Hezbollah", adding, "we don't see a difference between the integrated leadership that they see".

He noted that Hezbollah's strongholds in south Beirut had recently marked the first anniversary of the death of Imad Mughniyeh with mass celebrations. Mughniyeh was a senior figure in the organisation associated with the Beirut barracks and US embassy bombings in 1983, which killed more than 350 people, as well as the kidnapping of dozens of foreigners in Lebanon in the 1980s.

"For years Hezbollah denied knowledge of Imad Mughniyeh," said the official. "And now all over south Beirut are these posters extolling the virtues of Imad Mughniyeh."

Asked if Washington had been informed of the decision in advance by the Foreign Office, he said "informed under a previous administration" would be a "more accurate description".

At the time of its announcement, the Foreign Office issued a statement saying that Britain had "reconsidered our position on no contact with Hezbollah in light of more positive recent political developments in Lebanon", referring to the formation of a national unity government that included Hezbollah.

Washington has always maintained that Hezbollah is funded by Iran and has a long track record of terrorist activity. Though it has a political office and runs a network of welfare offices, the Americans take the view that it is one cohesive organisation.

The state department has publicly said that it was "alerted" that the British "were considering taking this position".

"We are not ready to take the same step. Our position on Hezbollah has not changed," said state department spokesman Gordon Duguid last week.

Ironically the Foreign Office may have been encouraged by the Obama administration's new openness, which has already seen Secretary of State Hillary Clinton dispatch two envoys to Syria for lengthy talks.

The US official said those talks had been "comprehensive and constructive", with both parties discussing mutual concerns and searching for common ground.

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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