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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 22:05
A Alger, Antoine Sfeïr n’exclut pas un lien entre les derniers attentats de Bombay et la crise financière. Une lecture hautement stratégique servie sur mesure pour caresser les Algériens dans le sens du poil

mardi 2 décembre 2008 - 18h55, par Randa Al Fayçal - Dubaï

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Un nouvel exemple vient confirmer que certains « intellectuels » et « analystes stratégiques » français ont tendance à développer des propos sur mesures, pour plaire à ceux qui les accueillent et qui leur offrent une tribune médiatique aux moindres frais. Antoine Sfeïr marche sur les pas de Pascal Boniface et Alain Gresh, à Alger.

Accueilli au Forum du journal arabophone « Ech-Chorouk », à Alger, l’analyste stratégique français d’origine libanaise, Antoine Sfeïr, ne déroge pas à la règle établie avant lui par d’autres penseurs et chercheurs, qui se rendent en Algérie pour servir une lecture de la situation « à la carte », sans faire de vagues, et sans irriter leurs hôtes. Cet exercice ne se limite pas à l’Algérie, puisque d’autres intellectuels ont fait les frais de leur tentative de séduire des pays étrangers au détriment des intérêts de Paris. Certains ont ainsi été écarté de leurs fonctions, d’autre ont perdu leur crédibilité…

La présence d’Antoine Sfeïr à Alger (vendredi 28 novembre) a coïncidé avec les attentats de Bombay, en Inde, et il était naturel que ses interlocuteurs au Forum du journal « Ech-Chorouk » l’interrogent sur sa lecture des événements, rappelle le quotidien, avant de nous livrer la vision du directeur des « Cahiers d’Orient ». Dans sa réponse (murement réfléchie ?), Sfeïr n’exclut pas un lien entre les attentats de Bombay et la crise financière et économique mondiale. L’auteur de « l’Atlas de l’islamisme » souligne en effet que « le terrorisme n’est pas un phénomène nouveau. L’Europe l’a connu dans le 19ème et 20ème siècle. Ce fut un terrorisme nationaliste ou idéologique, puis un terrorisme identitaire et culturel. Aujourd’hui, des Puissances occidentales ont inventé ce qu’elles appellent terrorisme islamique, dont les objectifs sont sournois. Car jusque-là, personne ne parlait de terrorisme catholique ou terrorisme religieux. Pourquoi lie-t-on aujourd’hui le terrorisme à l’islam ? Moi je refuse catégoriquement l’utilisation de ce terme, et personne n’a le droit de tuer des innocents au nom de Dieu ou de la religion. A-t-on identifié les terroristes ? Sait-on d’où viennent-ils ? Quelles sont leurs revendications ? L’Inde est devenue un pays puissant, avec une population qui dépasse le milliard d’individus, et a réalisé des bonds économiques importants. Cette puissance peut désormais rivaliser avec les Puissances économiques mondiales », constate Sfeïr. D’où, l’invité lie les événements de Bombay à la crise financière et économique qui secoue actuellement les Etats-Unis et le monde entier.

Pourtant, Sfeïr tombe dans une contradiction de taille. Il affirme en effet que « la crise a débuté dans le secteur bancaire américain en septembre 2007. Pendant un an, les Américains n’ont rien fait pour la résoudre. Courant l’été 2008, la crise a éclaté. Les grandes banques américaines (les banques de premier rang), avaient beaucoup d’intérêts en Inde, en Chine et dans les pays du Golfe depuis 2001. Avec la crise, ces banques risquent l’effondrement, et ont été rachetées par les banques de second rang. Ce qui menace les fonds indiens, chinois et arabes investis ».

Sfeïr ne manque pas de rappeler, aussi, que « l’Inde est sur le point de signer un accord nucléaire avec les Etats-Unis. Ce facteur doit être pris en compte pour comprendre les attentats de Bombay. A ces nombreuses questions, je n’ai pas de réponse », concède-t-il. Mais l’orateur n’écarte pas l’hypothèse selon laquelle « il y aurait une volonté délibérée de déstabiliser l’Inde, pour l’empêcher de devenir une Puissance régionale économique, humaine, et nucléaire, qui menace l’Empire américain, lequel cherche à mettre la main sur l’ensemble du monde, économiquement, stratégiquement et militairement ».

Sfeïr, qui avait toujours défendu l’idée selon laquelle les Etats-Unis ne s’attaqueraient pas à l’Iran, a évoqué le sujet de la République islamique, affirmant que « la première chose que ferait le président américain Barack Obama, après sa prise de fonction en janvier prochain, serait de négocier avec Téhéran. Les deux pays ont des intérêts communs. L’Iran est entouré de pays sunnites et est contraint de trouver une protection contre ce danger grâce à un accord avec Washington ».

N’étant pas à une contradiction près, Sfeïr estime que « l’Iran ne veut pas d’une bombe nucléaire ou des armes de destruction massive. Les Iraniens sont conscients que l’accès à ces armes conduit inévitablement à une course nucléaire avec l’Arabie saoudite et l’Egypte, soutenus par leur allié américain (NDLR : mais Washington aura signé un accord de protection avec Téhéran !!) ». Sfeïr rappelle en outre que « pendant la guerre Iran-Irak, le monde entier a soutenu Saddam Hussein, à l’exception d’Israël ». Et de conclure, sur ce sujet, que « les Arabes étaient victimes, durant les 50 dernières années, d’alliances stratégiques qui se sont nouées dans leur dos ».

Quant au conflit israélo-arabe, il est clos selon Sfeïr. Les Palestiniens ont été forcés d’accepter une solution à minima. Le conférencier est convaincu que « la stratégie des Etats-Unis vise à détourner l’attention vers l’Asie du Sud-est (Inde, Pakistan et Afghanistan). Le conflit israélo-palestinien, malgré son importance, est sur le point d’être fermé. Ce qui explique que les médias occidentaux tendent à minimiser délibérément ce qui se passe dans l’arène palestinienne. Les massacres commis contre les palestiniens sont devenus des faits divers ». Mais Sfeïr s’interroge si « un Etat palestinien peut réellement voir le jour, comme l’a souhaité George Bush, et s’il sera un Etat viable, avec sa propre monnaie et son passeport ? »

Sfeïr alimente aussi l’idée du complot visant à démanteler et à démembrer le monde arabe (à l’instar d’autres intellectuels, politologues et journalistes, comme notamment Charles Saint-Prot et Richard Labévière). Pour Sfeïr, « Barack Obama ne sera pas un allié des Arabes, car il travaillera exclusivement dans l’intérêt des Etats-Unis ». De ce point de vue, l’orateur parle de ce qu’il appelle « le schéma de démantèlement et de la fragmentation de la région arabe », qui commence en Irak occupé et divisé en trois entités Kurde, chiite et sunnite. « Le même scénario menace de se reproduire au Liban », estime-t-il. Là aussi, Sfeïr est victime de ses contradictions. D’un côté, il dénonce le complot visant le Liban, mais en même temps, il dénonce le Hezbollah qui prétend lutter contre ce complot. « Ce qui se passe au Liban fait partie d’un plan de démantèlement et de fragmentation qui sont appliquées dans la région arabe. Le Liban souffre de divergences culturelles et de divisions sectaires entre chiites, druzes, sunnites, maronites… et depuis les années 1970, tout est fait pour alimenter la guerre au Liban, même celle-ci était une guerre des autres. Aujourd’hui, il y a deux visions du Liban : un projet libanais, nationaliste et arabe, un autre pro-iranien mené par le Hezbollah, qui est un mouvement de résistance, mais dont le chef, Hassan Nasrallah, reconnaît être un soldat dans l’armée de Wilayat Al-Faguih (Iran) ». Au sujet du Liban, Sfeïr a également accusé « la Syrie, l’Iran et Israël d’être responsables de l’assassinat de Rafic Hariri. Les trois pays ont des points d’intérêt dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre », estime-t-il.

Notons que Sfeïr, qui avait répertorié les mouvements islamistes et radicaux en Europe, est contraint de changer le fusil d’épaule, à Alger. Il estime en effet que les Etats-Unis se moquent de tout le monde avec son jeu « Al-Qaïda ». Selon cette lecture, « Al-Qaïda sert les intérêts des Américains, qui cherchent à mettre la main sur l’Algérie. Washington joue une partie de poker-menteur avec les Arabes, car Al-Qaïda n’existe qu’imaginaire, destinée à détruire le monde arabe et à l’empêcher de se moderniser. Ainsi, l’émiettement des pays arabes sur la base ethnique et confessionnelle permettra à Israël de progresser et de diriger la région ».

Pour mieux séduire ses hôtes, l’orateur souligne que « Washington s’efforce de faire de l’Algérie son point d’appui dans le Maghreb, en dépit des importantes concessions faites par le Maroc pour devenir un allié stratégique des Etats-Unis, en vain. Les Américains cherchent le pétrole et la puissance militaire, qui se trouvent aujourd’hui en Algérie ».

Aussi, Sfeïr critique l’Union Pour la Méditerranée telle qu’elle est proposée par le président français, Nicolas Sarkozy. Il déplore l’empressement et la précipitation dans le lancement de l’UPM. Enfin, Sfeïr déplore la passion qui marque les relations franco-algériennes, et la personnalisation des rapports entre les deux présidents. Il ne manque pas de critiquer la loi du 23 février favorable à la colonisation, proposée par des députés français qualifiés « d’adolescents » qui cherchaient le sensationnel…

Voilà une nouvelle démonstration d’un discours servi « à la carte » et « taillé sur mesure », pour satisfaire l’égo des Algériens. La lecture de la trentaine de commentaires des lecteurs du journal « Ech-Chorouk » permet de mesurer l’impact que ces propos auront sur l’objectivité, la notoriété et la crédibilité d’Antoine Sfeïr. De nombreux lecteurs ont en effet relevé les contradictions entre ce qu’il dit sur les plateaux de la télévision française (la 5 dans « C dans l’air »), et ce qu’il prononce en Algérie. Certains l’ont qualifié d’hypocrite.

Traduction et commentaire de Randa Al Fayçal

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 10:24

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Europe
Publié le 2 décembre 2008 à 18:56

Prague souhaiterait organiser un sommet UE-Israël
Alexis Rosenzweig : “La République tchèque prend la présidence du Conseil de l’Union européenne dans moins d’un mois maintenant. Une première depuis l’adhésion du pays en 2004. Prague a déjà indiqué vouloir profiter de cette présidence pour renforcer les liens avec les pays de l’Est.

Mais pas seulement : de passage en Israël en début de semaine, le chef de la diplomatie tchèque a fait savoir que la République tchèque voudrait organiser le premier sommet entre l’Union européenne et l’Etat hébreu.

Karel Schwarzenberg était dimanche et lundi en Israël et dans les Territoires palestiniens. Côté palestinien, il s’est entretenu avec le Premier ministre Salam Fayyad. Côté israélien, il a notamment rencontré les deux principaux prétendants au poste de Premier ministre, son homologue Tzipi Livni et le chef du Likoud, Benyamin Netanyahou. Prague souhaite profiter de ses bonnes relations tant avec les Israéliens qu’avec les Palestiniens pour jouer un rôle de médiateur dans la région.

Le ministre tchèque des Affaires étrangères a également confirmé que Prague espérait pouvoir organiser le premier sommet UE-Israël pendant sa présidence : « Ce sommet, ce serait la cerise sur le gâteau. Mais ce qu’il faut faire avant, c’est cuire ce gâteau. »

 

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 19:04

Par Youval Barzilaï
Rubrique: Actualité
Publié le 28 novembre 2008 à 11:38

Israéliens et Indiens collaborent officieusement pour résoudre les problèmes liés a la prise d’otages de Bombay. Il est très probable, selon nos informations provenant de Jérusalem, que les israéliens et Indiens échangent des données pour tenter de résoudre la crise actuelle.

Une question que se pose à Jérusalem : faut-il rapatrier les israéliens qui travaillent dans le domaine militaire et en coopération étroite avec les indiens ?

De très nombreux israéliens se trouvent en Inde actuellement dans le cadre de contrats militaires. Le région de Bengalore est une des régions où les israéliens sont très actifs.

L’Inde est un des pays clé pour l’export d’armes de l’industrie militaire israélienne. Selon le Jerusalem Post, “Israël contribue également à la formation d’unités militaires indiennes. Conformément à un récent accord bilatéral, Tsahal enverra prochainement quelques éléments hautement qualifiés afin dispenser des formations en contre-terrorisme et de gestion de guerre urbaine”.

L’Inde serait aussi en passe de signer prochainement un accord de libre-échange avec Israël. En effet, les sources du magazine Globes indiqueraient que le Ministère israélien de l’Industrie, du Commerce et du Travail aurait demandé au gouvernement indien d’examiner un accord de libre-échange concernant les services et les marchandises.

Le gouvernement indien aurait, quant à lui, mandaté plusieurs experts afin d’examiner les termes de l’accord.

Le directeur de l’administration du Ministère de l’Industrie et du Commerce extérieur, Boaz Hirsch, a déclaré à Globes qu’Israël entendait établir en Inde « des infrastructures pendant les dix prochaines années afin de permettre à l’Inde de devenir beaucoup plus importante ».

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 20:52
Pollard's wife sees golden opportunity to secure spy's release

Esther Pollard sends letter to PM Olmert, urges him to bring up issue in meeting with Bush

Sharon Roffe-Ofir

Published:  11.22.08, 21:34 / Israel News
The end of George W. Bush's term in office marks a golden opportunity for the release of Israeli spy Jonathan Pollard, his wife wrote in an emotional plea to Prime Minister Ehud Olmert Saturday evening.

 

Pollard is serving his 24th year in an American prison but his wife, Esther, believe that Olmert's upcoming farewell visit to the United States is a one-time opportunity for securing her husband's release.

 

Senior American officials who in the past objected to Pollard's release now say that the more than 20 years he spent in prison are sufficient, Ester Pollard wrote Olmert, adding that other top officials believe that Pollard is the victim of injustice.



Esther Pollard – wants her husband released from jail Photo: Alex Kolomoysky
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The spy's wife also wrote that she knows Bush is willing to pardon Pollard at this time, but added that no official request to that effect has been made by the State of Israel.

 

Washington merely wishes to be told that the State of Israel is responsible for Pollard, Esther wrote.

This week, Americans will be celebrating Thanksgiving, which is traditionally seen as the time for granting pardons. Esther Pollard is hoping that this year her husband's name will be on the list of those granted amnesty.

 

Olmert should take advantage of the fact this is the right timing for securing Pollard's release, his wife said, adding that she hopes the prime minister does not miss out on the opportunity.

 

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 12:39

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 2119

 

Abd Al-Wahed Al-Nur, leader du Mouvement de Libération du Soudan, pour les relations avec Israël : une ambassade israélienne à Khartoum serait dans l´intérêt du peuple soudanais

 

Ci-dessous des extraits d´un entretien d´ Abd Al-Wahed Al-Nur, leader du Mouvement de Libération du Soudan, diffusé sur Al-Arabiya le 10 octobre 2008.

 

Voir les extraits-vidéo sous-titrés en anglais : http://www.memritv.org/clip/en/1907.htm.

 

« Des gens du Darfour et du Soudan sont partis pour Israël. Ils s´y trouvent actuellement, étudient, mangent de la nourriture israélienne, et vivent parmi les Israéliens… Nous ouvrirons une ambassade israélienne à Khartoum »

 

Abd Al-Wahed Al-Nur : « Il existe deux types de normalisation : la normalisation entre les peuples, qui a déjà eu lieu : des gens du Darfour et du Soudan sont partis en Israël. Ils s´y trouvent actuellement, étudient, mangent de la nourriture israélienne et vivent parmi les Israéliens…C´est un fait accompli. »

 

« Pour ce qui est de la normalisation politique, le Mouvement de libération du Soudan déclare haut et fort : si nous arrivons au pouvoir, nous ouvrirons une ambassade israélienne à Khartoum et des consulats à proximité de l’ambassade et des consulats palestiniens, car nous croyons que les peuples doivent résoudre leurs problèmes par des moyens pacifiques. Pour ce qui est de la guerre entre Israël et les Palestiniens, nous sommes contre le meurtre de civils, que ce soit en Israël ou à Gaza… »

 

Interviewer : « Mais Israël tue des Palestiniens, et vous acceptez cet état de fait par votre présence là-bas. »

 

Abd Al-Wahed Al-Nur : « Laissez-moi finir, nous sommes contre le meurtre de civils innocents, que ce soit en Israël ou dans les territoires palestiniens. Mais comme je l’ai dit précédemment, nous ouvrirons une ambassade israélienne car cela servira les intérêts du peuple soudanais en termes de politique, d’industrie, d’agriculture et d’investissements. » (…)

 

« Je n’ai jamais vu un Israélien tuer un Soudanais… Notre gouvernement a massacré son peuple par centaines de milliers »

 

Abd Al-Wahed Al-Nur : « Dites-moi, comment pouvez-vous comparer le Soudan à Israël ? Je n’ai jamais vu un Israélien tuer un Soudanais ou s´ingérer dans les affaires soudanaises. Au Soudan, nous avons un dicton : « Tu vois un éléphant, mais tu attaques son ombre. »

 

« Notre gouvernement a massacré son peuple par centaines de milliers – pardon, par millions. Au nom de la religion et de la race, il a transformé des milliers de familles en réfugiés avec son système d´« intérêt public », grâce au Front islamique, et il a abattu des personnes pendant le Ramadan. Au nom du développement, il a expulsé des milliers de personnes de leurs foyers – et maintenant il instaure cet écran de fumée qu´est la haine d´Israël. »

 

« Résolvons d’abord les problèmes du peuple soudanais, et ensuite parlons d’Israël. Commencez par vous-même et demeurez à distance des problèmes des autres. »

 

Avec le mandat d’arrêt contre Al-Bachir, « le pouvoir de la loi a été transféré de ce gouvernement illégal, en situation d´échec, à la Cour pénale internationale »

 

Interviewer : « Etes-vous heureux de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le président soudanais ? En tant que Soudanais, pensez-vous que c’est une victoire politique pour vous ?

 

Abd Al-Wahed Al-Nur : « En premier lieu, c’est une affaire juridique, et en tant que juriste, je suis très heureux qu’Al-Bachir et son gouvernement aient compris que le monde n’est plus une jungle de bêtes sauvages, qu’il ne lui permettra pas de massacrer son peuple et de demeurer en liberté. La question du mandat d’arrêt est purement juridique. Toutes les nations du monde ont le droit de protéger leurs citoyens et de leur rendre justice. »

 

« Au Soudan, nous avons un gouvernement hors-la-loi. Au lieu de protéger ses citoyens, il les annihile. C’est pourquoi le pouvoir de la loi a été transféré de ce gouvernement illégal, en situation d´échec, à la Cour pénale internationale »

 

_________________________________________________________

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 19:09

Par IsraelValley Presse
Rubrique: Actualité
Publié le 17 novembre 2008 à 07:55

L’ARTICLE DU JOUR dans le JDD sur Jean-David Levitte : “Quand je suis arrivé à New York, à l’ONU, j’ai rencontré des responsables juifs américains qui avaient connu mon père, il était leur correspondant à Paris.” ça l’a ému, lui qui, si on l’interroge, se revendique “juif laïc qui n’a pas connu l’antisémitisme” et qui sert son Etat.

Lors de la guerre d’Irak, il était ambassadeur à Washington. “Tous les fantasmes sont revenus d’un coup, la France était lynchée dans les médias, nous étions un pays défaitiste, le pays de Vichy, de l’antisémitisme !” ça le touchait personnellement.

“Diplomator” est devenu “Communicator”, allant chercher les Américains sur leur terrain, ferraillant à la télévision, embarrassant ses interlocuteurs en dénonçant les insultes antifrançaises. “Je remplaçais le mot “Français” par “Juif”, ou par “Noir”, je ne laissais rien passer.”

Pendant des mois, il a fait barrage de son corps et de son nom pour défendre le pays. “Que le représentant de la France fût juif, c’était évidemment un démenti aux calomnies.” Il ne le proclamait pas, mais tout le monde comprenait, dans ce pays où les origines ne s’oublient jamais : s’appeler Levitte était aussi une preuve. Parfois, Jean-David racontait à des Américains Moissac et son père, et les paysans de France qui cachaient les enfants juifs. C’était d’une sincérité absolue, et en même temps, un don de soi fascinant chez ce serviteur de l’Etat: même ses fantômes devaient servir son pays.

A SAVOIR : Jean-David Levitte, né le 14 juin 1946 à Moissac, est un diplomate français. Ancien ambassadeur de France à Washington, il est depuis le 16 mai 2007, conseiller diplomatique et sherpa du président de la République Nicolas Sarkozy.(Wikipedia)—

Source: http://www.lejdd.fr/cmc//politique/200846/le-murmure-de-diplomator_165385.html

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 17:33

MEMRI TV

Le dirigeant du Mouvement de libération du Soudan, Abd Al-Wahed Al-Nur, soutient les relations avec Israël : une ambassade israélienne à Khartoum servirait les intérêts du peuple soudanais

[Source : Al-Arabiya TV, Dubaï, 10 octobre 2008]

Voir : http://www.memritv.org/clip/en/1907.htm

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 08:56

C'est une révolution !

États-Unis. Pragmatisme, opportunisme, politique à double tranchant…
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=3589
Michel Gurfinkel, le 13-11-2008
SIPA
Et même plusieurs : la victoire d’Obama traduit une révolution politique, démographique, intellectuelle. Entre romantisme et pragmatisme, des choix difficiles pour le nouveau président.

Le 4 novembre, pendant que l’Amérique votait, le journal noir en ligne The Root publiait en première page le billet suivant : « Un mail circule dans notre communauté. Il dresse la liste des comportements qu’il faudrait mieux éviter en cas de victoire de Barack Obama. Notre rédaction pense que c’est une bonne initiative et ajoute les recommandations suivantes : 1. SVP, pas de Negro Spirituals ou de citations de Martin Luther King. John Hope Franklin (le plus grand historien afro-américain vivant, âgé de 92 ans) peut se permettre ça. Pas nous.

2.Ne dites pas à chaque passant blanc un peu coincé : “Hein, ça fait mal ?” 3.Ne faites pas à vos collègues un cours magistral sur la culture noire sous prétexte que le nouveau président est noir.4.Ne passez pas devant tout le monde dans une file d’attente en disant : “Barack me soutient”. »

C’est de l’humour, évidemment. Mais à moitié seulement. L’élection d’un Noir à la présidence des États-Unis constitue, en soi, une révolution. Les derniers, en termes communautaires, sont désormais les premiers. Certes, on peut discuter de la négritude d’Obama. Il est aussi européen par sa mère qu’africain par son père. Son profil personnel est encore plus complexe : protestant agnostique par sa mère, musulman « en recherche » par son père, il a été élevé en Indonésie, pays musulman où il passait lui-même pour tel, avant d’aller à Harvard, le temple de la haute culture laïque euro-américaine, et de se convertir à un christianisme progressiste à connotation afro-américaine. Mais finalement, il est noir : en vertu de la loi de la « goutte de sang ». Jusqu’aux années 1950, toute personne ayant « une seule goutte de sang noir » était réputée noire aux États-Unis, même si son apparence et son comportement étaient ceux d’un Blanc.

L’Amérique a répudié l’esclavage en 1865, la ségrégation raciale en 1965. Depuis un peu plus de quarante ans, des efforts considérables ont été déployés, tant par l’État que la société civile, pour « intégrer » les anciens exclus. Mais la méthode employée, la « discrimination positive » (affirmative action) était encore une forme de discrimination. Avec l’élection d’Obama, le débat semble clos : un Noir à la Maison-Blanche, cela signifie que tous les Noirs sont bien, désormais, des citoyens comme les autres.

Mais cela peut signifier, plus profondément, que le rapport des forces entre les groupes raciaux s’est modifié, au profit des non-Blancs. D’où la mise en garde, souriante mais ferme, du Root : pas de triomphalisme.

À la « révolution noire » s’ajoute une « révolution non blanche » presque aussi importante. Si Obama a obtenu 95% des suffrages dans sa communauté, il l’emporte également dans les autres minorités ethniques : avec 66 % des Hispaniques, 63% des Asiatiques, 58% des Native Americans, les Peaux- Rouges. Les communautés hindoue et sikhe semblent avoir voté démocrate à plus de 60 %. Chez les Américains originaires du Moyen-Orient islamique, le sénateur de l’Illinois semble l’avoir emporté à 60 %.

Linda Chávez notait le 1er novembre dans le Washington Post que si les Noirs votaient traditionnellement démocrate, ce n’était pas nécessairement le cas des autres minorités : bon nombre d’Hispaniques et d’Asiatiques, confrontés au communisme dans leurs pays d’origine, préféraient jusqu’ici les républicains ; les originaires de l’Inde faisaient de même, par peur de l’islam ; tandis que les Arabo-Américains se tenaient à l’écart d’un parti démocrate « dominé par les juifs ». Cette année, la question de l’immigration l’a emporté sur les autres sujets dans ces communautés. L’administration Bush a tenté de contenir l’« immigration illégale », au besoin par des mesures brutales, comme le «mur» qui longe la frontière américano-mexicaine. Et la législation sécuritaire adoptée après les attentats de 2001, s’est souvent traduite par un harcèlement des Américains ou des immigrants originaires du tiers-monde. Avec Obama, les minorités ont le sentiment que le flux en provenance de leurs pays ou continents d’origine va reprendre et s’accélérer.

Selon le Bureau américain du recensement, l’institut démographique des États-Unis,les Blancs constituent 66% de la population (221 millions), les Hispaniques 15 % (45 millions), les Noirs 13,4 % (41 millions), les Asiatiques 4,5% (14millions),et les « autres races ou ethnicités » 7% (20 millions). Même si ces chiffres doivent être utilisés avec prudence (ils reposent sur les déclarations des citoyens), ils donnent une idée de la composition du pays : trois cinquièmes de Blancs contre deux cinquièmes de non-Blancs.

En extrapolant à partir des tendances démographiques actuelles (natalité, immigration), le Bureau du recensement s’attend à la fois à une forte augmentation de la population globale au cours des quarante prochaines années (une période analogue à celle qui sépare la présidence Obama de celle de Kennedy), de 300 millions à 440 millions, et une montée en puissance des non-Blancs : pour 2050, il prévoit 46 % seulement de Blancs non hispaniques. Mais si les États-Unis s’ouvrent davantage à l’immigration, le processus peut prendre beaucoup moins de temps.Et la répartition des communautés se modifier.

Troisième révolution : la revanche de la gauche pure et dure.Le chroniqueur britannique Gideon Rachman rappelle dans le Financial Times qu’une « guerre de religion » culturelle se superpose depuis longtemps à la vie politique américaine : au-delà de la division classique entre deux « partis de gouvernements », les démocrates et les républicains, il y a l’opposition passionnée entre deux visions du monde, la gauche « libérale » et la droite « conservatrice ».

La première prône une stricte séparation entre les Églises et l’État, un gouvernement fort dominé par les intellectuels, l’émancipation des minorités ethniques et des « exclus sexuels » (femmes, homosexuels), la redistribution des richesses, une politique étrangère progressiste (ce qui peut conduire aussi bien à la « coopération » internationale qu’à des «interventions » au nom des droits de l’homme). La seconde affirme que la nation américaine est fondée sur des valeurs judéo-chrétiennes, que la démocratie repose sur la limitation des pouvoirs, et donc un gouvernement central de taille modeste, que les intellectuels ne sauraient l’emporter sur les autres citoyens, que la République ne connaît que des familles naturelles ou des individus, et ne peut conférer de privilèges à des communautés ou à des groupes fondés sur des «styles de vie» expérimentaux, que l’État fédéral ne peut ni ne doit se substituer à la libre entreprise et au marché libre, que la politique étrangère, enfin, doit être fondée sur l’intérêt national et la solidarité avec les pays professant des valeurs analogues.

La gauche libérale a été largement associée au pouvoir sous Roosevelt, de 1933 à 1945. Elle est ensuite mise à l’écart : par les démocrates centristes, sous Harry S.Truman,de 1945 à 1953, puis les républicains,sous Eisenhower, de 1953 à 1960. Qui plus est, l’éviction tourne à la persécution de 1950 à 1956, pendant l’épisode maccarthyste. Si les libéraux voient en 1960 dans l’élection de John F.Kennedy une réhabilitation partielle, ils interprètent son assassinat en 1963,comme une nouvelle persécution et sombrent pour quarante-cinq ans dans une sorte de paranoïa savamment entretenue par Hollywood, la presse chic et les orthodoxies universitaires. Les administrations républicaines de Nixon à Bush passent pour des régimes « fascistes », les administrations démocrates, de Johnson à Clinton,pour « timorées ».

Mais avec Obama, les libéraux ont le sentiment de l’emporter à nouveau. Le président élu est l’un des leurs, note encore Gideon Rachman,comme aucun autre ne l’a été.Par son profil : élégant,distingué, séduisant, nordiste, issu de la meilleure université du pays, Harvard, « transreligieux »,« transracial ». Et par son programme. Pêle-mêle, le candidat Obama a proposé de renforcer le pouvoir fédéral, d’étendre la protection sociale, d’instituer un service national de santé,de protéger les minorités, y compris sexuelles,d’imposer les riches, de dégrever les pauvres, de lancer de grands travaux nationaux, d’imposer aux jeunes un « service civique »,de désigner les juges en tenant compte des résultats électoraux. Et son « acte fondateur » n’a-t-il pas été, en 2003, de s’opposer à la guerre d’Irak, alors que presque toute la classe politique américaine y était favorable ?

Rien ne prouve qu’Obama va s’enfermer dans ce type de projet. Tout semble montrer qu’il sera prêt à en sortir si nécessaire. Il s’est gardé, face à la crise financière de septembre et octobre, d’instruire le procès du capitalisme et de l’économie de marché, il s’affirme partisan de baisser les impôts pour « 95 % » des Américains. Sans doute sait-il qu’un État-providence généralisé ferait des États-Unis une sorte de méga-Argentine. Et transformerait la crise régulatrice, déjà partiellement dépassée (le pétrole a baissé de 50%, l’immobilier repart), en « dépression » durable, analogue à celle de 1929.

Il en va de même en politique étrangère. La revue conservatrice Commentary a noté voici plusieurs mois déjà que ses positions sur l’Irak n’ont jamais été aussi tranchées qu’on le croit. Il ne parle plus d’« évacuer » ce pays. Mieux, il se propose d’étendre la guerre contre le terrorisme en Asie du Sud : en intervenant au Pakistan. Sur Israël aussi, il a rejoint le consensus bipartisan : « La sécurité de l’État juif est sacro-sainte ».

En préférant le pragmatisme au dogmatisme, Obama risque sans doute de décevoir certains de ses partisans. Mais la plupart sont déjà prêts à lui pardonner bien des arrangements : c’est le privilège des dirigeants « charismatiques », qui incarnent avant tout un « rêve ». John Kennedy était un homme de la guerre froide, qui tint tête aux Soviétiques sur Berlin,les défia à propos des missiles de Cuba, mit en place la Nasa pour leur ravir la suprématie spatiale et, enfin, renforça la présence américaine au Viêtnam du Sud.Mais dans le rêve de ses admirateurs, il était l’homme de la paix,et c’est l’image qui a prévalu. De même, en France, François Mitterrand est resté l’icône d’une gauche éternelle, et éternellement utopiste, alors qu’il fut, en réalité, le fossoyeur du parti communiste, le restaurateur de l’économie de marché et le champion d’une Europe unie à dominante libérale.

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 22:04
L’Arabie Saoudite et Israël dinent ensemble à New-York
Par Itaï Smadja pour Guysen International News
12 novembre 2008 19:02

http://www.guysen.com/print.php?sid=8438


L’ONU accueillait ce mercredi 12 novembre une conférence visant à promouvoir le dialogue interculturel. Un évènement qui fait suite à la rencontre interconfessionnelle organisée à Madrid par le roi d’Espagne en juillet dernier. En ouverture de cette manifestation, le Secrétaire général de l’ONU a rassemblé la veille, à New-York, plusieurs dirigeants arabes (dont le roi d’Arabie Saoudite) et le président israélien autour d’une même table pour un dîner. Un évènement d’autant plus inédit que l’Etat d’Israël et l’Arabie Saoudite n’entretiennent pas de relations diplomatiques…

« Il est assez unique d'attendre le président Peres d'Israël et plusieurs rois et dirigeants du monde arabe ensembles à dîner » a souligné Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU.

« J'espère sincèrement qu'en participant à ces rencontres, et par les liens sociaux et diplomatiques qui se noueront, ils pourront approfondir la compréhension mutuelle » a-t-il ajouté, tout en refusant de dévoiler le plan de table.

Un détail qui en dit long alors que de son côté, le journal saoudien Al Watan laissaient entendre que des responsables onusiens avaient prié le président israélien de ne pas tenter de serrer la main au roi Abdallah d'Arabie saoudite.

« A côté de qui s’est-il assis ? », « qui a parlé avec qui ? » autant de questions qui alimenteront les bruits de couloir à l’ONU durant ce colloque.

Rois d'Arabie saoudite et de Jordanie, émirs du Koweït et du Bahreïn, présidents des Etats-Unis, d'Israël, du Pakistan et du Liban, Premiers ministres du Qatar, du Maroc et des Emirats arabes unis, de Djibouti et d'Egypte, dirigeants britanniques et finlandais : autant d’éminentes personnalités censées donner tout son relief à cette journée.

« Le but de cette réunion est de promouvoir la compréhension mutuelle entre toutes les différences d'opinions politiques ou de religion dans la région», a expliqué Ban Ki-Moon. « J'espère que cela permettra la création d'une atmosphère favorable » a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général de l’ONU a par ailleurs affirmé qu’il ferait de son mieux, tout au long de son mandat, pour promouvoir une meilleure compréhension entre les Arabes et les Israéliens.
Au-delà de la difficulté première qui était de rassembler des pays aussi différents autour d’un même repas, le patron de l’ONU doit à présent parvenir à mettre tout le monde d’accord sur une déclaration commune qui sera publiée à la fin de la conférence.

«J'espère que par le biais de réunions de ce type, de dialogues, le monde entier sera en mesure de vivre dans une société plus tolérante, dans une atmosphère plus pacifique ».

Cette rencontre a lieu quelques jours à peine après le retour d’Egypte du Secrétaire général de l’ONU où il présidait une rencontre du Quartet international pour la paix au Proche-Orient. A l’issue de cette dernière, les membres du Quartet s’étaient dit, bien que déçus du manque d’avancées concrètes, impressionnés par la volonté des Israéliens et des Palestiniens d’atteindre un accord de paix qui aborderait tous les dossiers.

Réagissant à l’annonce de la tenue de cette manifestation et aux propos de Ban Ki-Moon, des associations de défense des droits de l’homme ont demandé à ce que les participants exercent des pressions contre le roi d’Arabie Saoudite afin de le convaincre d’opter pour d’avantage de tolérance religieuse dans son royaume.

« L’Arabie Saoudite devrait appliquer sur son territoire ce que son roi prêche à l’étranger » a ainsi déclaré Sarah Leah, directrice du département Moyen-Orient de l’association Human Watch Right.
« La conférence devrait plutôt porter sur l’intolérance religieuse et, dans ce domaine, l’Arabie Saoudite est très concernée ».
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:41

ATS

lundi 10 novembre 2008, sélectionné par Spyworld
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Contrairement aux assurances données par le Conseil fédéral, les autorités américaines peuvent accéder aux transactions en francs entre banques sur territoire helvétique. Elles utilisent "Remotegate", une entrée spéciale dans le système interbancaire suisse (SIC).

Cette voie d’accès indirecte au SIC, utilisée par plus de 100 banques pour leurs paiements, passe par le système international SWIFT. Or, le Trésor américain est capable de surveiller SWIFT, vu qu’un serveur du système est installé aux Etats-Unis. Le ministère utilise cette méthode pour tenter de tracer le financement du terrorisme et en informer la CIA.

A Berne, le Département fédéral des finances (DFF) avait pourtant assuré en août 2007 que les autorités américaines n’avaient pas accès aux transactions helvético-suisses en francs. Il prétendait que seules les paiements en monnaies étrangères effectués en Suisse étaient exposées au regard américain, celles-ci passant par SWIFT.

Cette affirmation est inexacte, révèle lundi le "Tages-Anzeiger". Selon la société exploitante du SIC, SIX Group, le taux de transactions helvético-suisse effectuées en francs sur Remotegate se situe toutefois nettement en dessous de 1%. "Plus de 99% d’entre elles passent directement par le SIC, système auquel la CIA n’a pas accès", a indiqué Bernhard Wenger, porte-parole de SIX.

Les clients de "Remotegate" sont principalement des banques spécialisées - dans la gestion de fortune par exemple - pour lesquelles les transactions restent "marginales", souligne-t-il.

Il n’empêche, les établissements - helvétiques ou étrangers - sis en Suisse sont soumis au secret bancaire. En cas de risque de violation de ce secret, ils doivent en informer leurs clients, souligne Daniel Menna, porte-parole du préposé fédéral à la protection des données.

"Chaque banque a informé en son nom propre", a répondu le porte-parole de l’ASB Thomas Sutter. Et chaque client doit savoir qu’"aucune protection à 100% n’est possible à partir du moment où des données quittent la banque", a-t-il rappelé.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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