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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 18:33

Analyse de Chawki Freïha


L’Iran perd une manche dans sa guerre contre l’Arabie saoudite : le prince Khaled Ben Sultan annonce une courte victoire, mais reste prudent sur le long terme

Riyad n’accorde aucune confiance aux rebelles d’Al-Houthi et dément l’intervention de troupes étrangères aux côtés de son armée

mercredi 27 janvier 2010 - 13h48, par Chawki Freïha - Paris

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Quelques jours après l’annonce par Abdelmalek Al-Houthi d’un cessez-le-feu avec l’Arabie saoudite, et le retrait de ses troupes du territoire saoudien (annonce comprenant également des menaces d’ouvrir de nouveaux fronts si Riyad ne saisissait pas la main tendue), le prince Khaled Ben Sultan tient en ce moment une conférence de presse à la frontière et répond à Al-Houthi.

Le prince Khaled Ben Sultan, ministre adjoint saoudien de la Défense et fils du prince héritier Sultan (également ministre de la Défense), tient en ce moment une conférence de presse à Jazane, près de la frontière avec le Yémen. Le prince Khaled, qui occupe de facto le poste de chef d’état-major de l’armée, s’est attardé sur la victoire contre les rebelles yéménites qui ont agressé le territoire saoudien, sous les ordres d’Abdelmalek Al-Houthi, soutenu par l’Iran.

Selon le prince Khaled, « l’armée saoudienne a infligé de lourdes pertes à la rébellion, la poussant à annoncer un cessez-le-feu et son retrait du territoire saoudien ». Il a salué les efforts de l’armée du royaume, et précisément il a salué la mémoire de la centaine de soldats tombés en martyre. Il a démenti, de façon formelle et appuyée, la présence de troupes étrangères aux côtés de l’armée saoudienne : « notre engagement militaire qui nous a été imposé par les agressions des bandes criminelles a été planifié, organisé et exécuté uniquement par nos forces armées. Nous n’avons eu recours à aucune force étrangère, même pas à des experts ou conseillers », a-t-il insisté. Des sources avaient fait état de l’intervention des troupes d’élites venues de Jordanie et/ou du Maroc pour prêter main forte aux Saoudiens).

En outre, le prince Khaled a annoncé que son « armée détient près de 1.500 éléments de la rébellion Houthiste, arrêtés pendant les combats », et a reconnu que l« a nature des armes en possession des rebelles suscite des interrogations. La rébellion détient des armes modernes et très sophistiquées dignes d’une armée régulière ». D’ailleurs, Khaled a affirmé que « Riyad n’accordait aucune confiance à Abdelmalek Al-Houthi, même après avoir annoncé son retrait du territoire saoudien. Car, la rébellion a engagé cinq guerres avec Sanaa, et a signé cinq accords durant les dernières années. Et à chaque fois, les rebelles profitaient des accalmies pour se réarmer et mener de nouvelles guerres. Nous ne nous démobilisons pas avant que l’armée et les forces de sécurité yéménites ne contrôlent définitivement et efficacement les frontières avec l’Arabie ».

Ainsi, l’Arabie confirme indirectement les craintes des manœuvres que l’Iran pourra tenter à travers ses alliés et protégés dans la région afin de déstabiliser les pays arabes qui s’opposent à sa politique. Les foyers d’instabilité ne manquent pas :

L’Arabie craint un soulèvement de ses propres chiites notamment dans la province Est, redoute les agressions des rebelles d’Al-Houthi à la frontière du Sud, et appréhende les attentats d’Al-Qaïda à l’intérieur.

L’Egypte redoute l’infiltration chiite par le Hezbollah, et la contagion radicale sunnite par le Hamas, les Frères musulmans et Al-Qaïda.

Le Liban vit toujours sur un volcan. A la problématique du Hezbollah et de son armement et au blocage politique, viennent s’ajouter la résurgence des factions palestiniennes (Abou Moussa) et le renforcement des groupes radicaux semblables à Fatah Al-Islam, alimentés par ou depuis la Syrie.

L’Irak où les attentats succèdent aux carnages à la veille des élections législatives.

Gaza et la Cisjordanie souffrent toujours des divisions et du blocage du processus de paix. Le Fatah accuse la Syrie d’empêcher le Hamas de sceller la réconciliation, renvoyée sine die à l’après sommet arabe de mars prochain, qui se tiendra en Libye. Les Palestiniens sont pris en otage des tensions inter-arabes...

Ce sont quelques uns des signes les plus préoccupants dans la région, et qui attestent que, pour assurer sa pérennité, l’axe syro-iranien doit alimenter les guerres régionales et maintenir le feu hors de ses frontières. Il se nourrit de la chair de ses alliés !

Chawki Freïha

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 15:22


Mardi, 26 janvier 2010

Où va l'Iran?






Après plusieurs années de négociations qui ont permis à Téhéran de gagner du temps, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont lancé un ultimatum qui expire à la fin du mois. L’Iran pourrait se voir imposer des sanctions renforcées. Mais.... 



L’attentat mortel perpétré contre un scientifique iranien Massoud Ali Mohammadi, le 12 janvier dernier, est survenu dans le contexte tendu des répressions de manifestants antigouvernementaux puis des négociations entre Téhéran, les Six et l’Agence internationale de l’énergie atomique autour du nucléaire iranien. Rappelons que Mohammadi enseignait à l’université de Téhéran, point de ralliement des jeunes dénonçant la réélection frauduleuse du président Ahmadinejad en juin dernier et son nom figurait sur la liste des 240 universitaires soutenant le leader de l’opposition, Mir Hossein Moussavi. L’attribution de l’attentat à l’opposition « liée à Israël et aux Etats-Unis » est selon Téhéran d’autant plus absurde que le scientifique n’était pas un pilier du programme nucléaire militaire iranien. Mais pour Téhéran, qui refuse d’y renoncer, l’attribution de l’attentat à l’opposition permet de présenter cette dernière comme complice des Occidentaux « complotant contre l’Iran ». 

Introuvables sanctions 
Après plusieurs années de négociations qui ont permis à Téhéran (et à la Corée du Nord avant lui) de gagner du temps, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne (« groupe des volontaires ») ont lancé fin décembre un ultimatum (expirant fin janvier) menaçant l’Iran de sanctions renforcées en cas de refus du plan prévoyant la livraison du stock d’uranium iranien en échange de l’enrichissement à 20 % à des fins civiles par la France via la Russie. 

En guise de réponse, Ahmadinejad a lancé un ultimatum à l’Occident, sommé de « rectifier son approche », avertissant que l’Iran enrichirait l’uranium sur son sol. A la suite de cela, le président américain, Barack Obama, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont menacé Téhéran de nouvelles sanctions indépendamment de la future décision des Six, paralysée par la division entre, d’une part, la ligne russo-chinoise favorable au dialogue et réticente aux sanctions et, de l’autre, la ligne des « volontaires » (France, Etats-Unis, Angleterre, Allemagne) favorable aux sanctions renforcées. 

Embargo sur l’essence 
Ceux-ci se sont d’ailleurs réunis avant la rencontre officielle des Six à New York samedi, peu après que la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a envisagé des sanctions contre l’élite dirigeante iranienne. Les sanctions concernent les secteurs nucléaire et balistique iraniens et elles pourraient s’élargir au secteur bancaire, aux transports, aux visas et à un embargo sur l’essence. 

La récente loi américaine sanctionnant les entreprises investissant dans le secteur énergétique iranien va dans le même sens, mais implique une action en dehors des Nations unies, dont les dernières sanctions votées contre Téhéran remontent à mars 2008. En fait, tout nouveau vote de sanctions par l’ONU est rendu difficile par la Chine, qui veut préserver son allié et fournisseur de pétrole iranien, vital pour sa croissance. Certes, lors de la rencontre des Six, samedi dernier, des nouvelles sanctions ont bien été évoquées. Et la France entend faire accepter leur renforcement en février, lorsqu’elle présidera le Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui favoriserait aussi une décision des 27 lors d’un Conseil européen de mars. 

Parallèlement, Moscou, qui se rapproche de l’Occident, n’exclut plus les sanctions renforcées, tout en défendant la doctrine officielle des Six, jusqu’à présent fondée sur le « deux voies », c’est-à-dire l’alliance de menaces de sanctions et du dialogue avec Téhéran. Mais la Chine fait tout pour retarder la réunion des directeurs politiques des Six, prévue fin janvier. Soutenue par la majorité des pays du tiers-monde – groupe des non-alignés et Organisation de la conférence islamique (OCI) –, elle s’oppose aux sanctions et n’appliquerait pas un embargo sur l’essence pour ne pas compromettre son alliance vitale avec Téhéran. 
Frappes militaires 

D’ailleurs, le fait que Pékin ait envoyé un diplomate de second rang à New York (Kang Yong) samedi, alors que les autres pays y ont mandaté des diplomates de haut rang, est riche d’enseignements. Ainsi, en absence de frappes militaires – certes non exclues par les Etats-Unis et Israël si l’Iran acquiert l’arme atomique –, tout semble confirmer l’inévitable accès de l’Iran à cette arme stratégique dans moins de deux ans. Ce qui annonce une prolifération nucléaire dans toute la région, à commencer par les pays inquiets des agissements iraniens chiites (Arabie saoudite, Egypte), mais aussi ses complices comme la Turquie ou la Syrie…

Alexandre del Valle est géopolitologue, auteur de nombreux articles et ouvrages dont "Le Totalitarisme Islamiste" et "Le Dilemme Turc" parus aux éditions des Syrtes.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 06:41
Nucléaire: Siemens ne fournira plus l'Iran

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Publié le 26 Janvier 2010


Le groupe allemand Siemens a annoncé mardi qu'il ne prendrait plus de commande en provenance d'Iran, alors que les grandes puissances envisagent de durcir le régime de sanctions contre Téhéran pour protester contre la poursuite de son programme nucléaire. "Depuis un certain temps, nous avons réduit nos activités avec nos clients iraniens", a déclaré mardi Peter Löscher, président du directoire du groupe, tout en précisant que les commandes existantes seraient honorées. L'Allemagne est l'un l'un des plus gros exportateurs à destination de la République islamique, que les nations occidentales soupçonnent de développer un programme d'enrichissement d'uranium à des fins militaires.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 06:37
Toujours aucune réaction de la Maison Blanche du profond sommeil dans le monde merverveilleux de la négociation ad infinitum...
L'Iran va tester de nouveaux missiles en février

L'Iran testera plusieurs nouveaux types de missile début février, ont fait savoir mardi les Gardiens de la Révolution.Lire la suite l'article

Chaque année en février, l'Iran teste de nouveaux projets pour célébrer l'anniversaire de la Révolution islamique de 1979. Cette année, l'armée procédera à des tirs de nouveaux missiles, a indiqué le général Masoud Jazayeri, commandant des Gardiens de la Révolution, dont les propos étaient rapportés par l'agence semi-officielle Fars.

Deux autres agences semi-officielles, Mehr et ISNA, ont rapporté que Téhéran lancerait également trois nouveaux satellites de communications et d'expérimentation, en plus des missiles.

L'Iran possède des missiles d'une portée de 2.000km, capables notamment d'atteindre Israël et des cibles américaines dans la région.



Nucléaire Iranien

menace_iranienne

Cliquez sur la photo pour voir le rayon d'action des missiles iraniens
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 22:16
L’objectif : Porter un coup à l’économie iranienne / Eldad Beck et Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

mardi 26 janvier 2010

Israël accentue sa pression sur les entreprises allemandes qui commercent avec l’Iran afin qu’elles annulent de gros contrats qui ont été signés avec le régime des ayatollahs dans le domaine des infrastructures. Ces pressions, qui s’exercent en coulisses depuis un certain temps, se focalisent actuellement sur un contrat d’un milliard d’euros dans le domaine du gaz.

Ali Reza Gharibi, qui dirige la Compagnie iranienne de développement et d’ingénierie du gaz, a annoncé en fin de semaine la signature d’un contrat entre l’Iran et une entreprise allemande pour l’installation de cent turbocompresseurs destinés à l’extraction de gaz naturel. Selon lui, il s’agit d’un contrat d’un milliard d’euros. Gharibi a refusé de nommer l’entreprise allemande en question mais on estime qu’il s’agit du groupe Siemens.

Jusqu’à présent, Israël s’est abstenu de révéler les activités qu’il mène en coulisses pour réduire les échanges commerciaux entre l’Allemagne et l’Iran. Israël veut faire en sorte que le gouvernement allemand fasse pression sur les entreprises qui commercent avec l’Iran afin qu’elles ne fournissent pas d’équipements modernes et de technologies avancées à l’industrie iranienne, notamment dans les domaines du pétrole et du gaz.

Il y a quelques jours, d’autres pressions, exercées par la communauté juive allemande, ont été couronnées de succès, une entreprise de Hambourg ayant annulé le contrat qu’elle avait conclu avec une entreprise iranienne pour la modernisation du terminal de marchandises du port de Bandar-Abbas, le plus grand d’Iran.

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 18:13

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 582

 

Sayyed Ayad Jamal al-Din, religieux chiite libéral et adversaire de la République islamique d´Iran

Par : Dr Nimrod Raphaeli

Introduction

 

Sayyed Ayad Jamal al-Din est une figure à part parmi les hommes politiques et les personnalités religieuses arrivés sur le devant de la scène après l´invasion de l´Irak. Bien qu´il soit ouléma, il prône une culture politique laïque, et bien qu´il ait passé seize ans en Iran à poursuivre des études théologiques, il rejette la notion khomeinyenne de wilayat al-faqih (loi de la jurisprudence) et représente l´un des détracteurs les plus durs de l´Iran et de ce qu´il perçoit comme son ingérence dans le système politique irakien.

 

Enfin, bien qu´il soit à la fois chiite et Sayyed –  descendant de la famille du prophète Mahomet, portant donc un turban noir –, il a pris ses distances face à la Marjaiya chiite de Nadjaf, plus haute autorité et centre d´enseignement de l´islam chiite. Il est également unique en ce qu´il n´a apparemment pas pris part aux activités des groupes irakiens anti-Saddam Hussein en exil. Il est jeune, charismatique , d´une grande précision intellectuelle – capable d´improviser des discours clairs et convaincants. Bien que profondément religieux, il n´hésite pas à appeler à la séparation de la religion et de l´Etat et à la promulgation de lois laïques. À une époque où les instances religieuses sont fréquemment accusées de fomenter la haine et d´épouser la violence, Jamal al-Din se distingue par ses encouragements à la paix, la réforme et la modération.

Sayyed Ayad Ra´ouf Mohammad Jamal al-Din est né en 1961 dans la ville de Nadjaf. Sa famille est originaire de Nassiriya, de la province de Dhe Qar, au sud de l´Irak –  province qu´il représentait au parlement sorta nt.
Son père était professeur d´arabe ainsi qu´un intellectuel de haut niveau, auteur de 50 livres sur la langue et la foi. Son oncle n´était autre que Mustapha Jamal al-Din, poète renommé.
 
En 1979, après avoir lancé des slogans hostiles au régime, le jeune Jamal al-Din fuit l´Irak, d´abord pour la Syrie, puis pour l´Iran, où il étudie la philosophie, la théologie et le soufisme. Dans une interviewe datée de 2006, il confie détenir l´é quivalent d´une maîtrise en philosophie, être l´auteur de poèmes et s´intéresser à la littérature, l´histoire et la pensée moderne. En 1995, il se voit offrir le poste d´imam, ou guide religieux, de la communauté chiite des Émirats arabes unis, où il demeure jusqu´au début de l´invasion de l´Irak.

 

Membre de la liste irakienne (al-qa´ima-Iraqiyah), dirigée par Iyad Allaoui, Premier ministre irakien après l´invasion, al-Din est élu au parlement lors des élections de 2005. Jamal al-Din a échappé à quatre tentatives d´assassinats. Ses critiques acerbes à l´encontre de l´Iran, accusé d´ingérence dans les affaires irakiennes, ainsi que sa critique des partis politiques chiites soumis aux volontés de l´Iran, sont probablement la cause de ces tentatives d´assassinats. Dans un entretien téléphonique accordé au quotidien Al-Sharq al-Awsat, il a décrit l´une de ces tentatives, perpétrée à la veille des élections de 2005, alors qu´il était en campagne à N assiriya.

Lire le rapport intégral en anglais : http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/3920.htm

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.  


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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 07:20

Ahmadinedjad et sa clique profitent pleinement des délais accordés par le manque de gouvernance mondiale incarnée par la présidence américaine pour fignoler leurs ogives. Seul, le Président français, N. Sarkozy, disant à Saad Hariri qu'Israël ne resterait pas les bras croisés, à un degré moindre, A. Merkel, pour l'Allemagne, ont osé tancer l'Iran. Der Spiegel est souvent à la pointe d'informations qui dérangent l'establishment allemand des affaires.

Der Spiegel: l’Iran peut produire cette année l’arme atomique

 

http://www.actu.co.il/2010/01/

 

 

[Lundi 25/01/2010 19:51]

 

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel a fait certaines révélations sur le potentiel militaire de l’Iran, indiquant notamment que Téhéran « pourrait produire cette année sa première bombe atomique de base, de la taille d’un camion ». Il a ajouté que les autorités du pays concentraient à présent leurs efforts en vue de réduire la taille de l’ogive nucléaire afin de pouvoir l’adapter à un missile balistique ». Dans le programme nucléaire iranien soumis au ministère de la Défense, indique encore Der Spiegel, il existe une branche militaire secrète chargée de l’aspect militaire des installations. Le responsable en chef du programme serait le ministre iranien des Sciences, de la Recherche et de la Technologie, Kamran Daneshjou, assisté dans ses travaux par le savant Mohsen Fakhrizadeh.

par Claire Dana-Picard
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 19:59

 

Question sur le programme nucléaire iranien...



A quatre jours de la fin de l’ultimatum lancé par le groupe des 6 grandes puissances, l’Iran a prévenu « qu’il allait commencer à produire de l’uranium hautement enrichi (20%) », rajoutant avec audace « que Téhéran avait laissé sa chance à l’Occident pendant assez de temps pour accéder à ses exigences » !! Si les Iraniens franchissent cette étape, ils se rapprocheront à grand pas de la fabrication de la bombe atomique.
Cette menace concorde probablement avec la déclaration du Président iranien Ahmadinejad, à propos d’ « une bonne nouvelle sur le nucléaire qui serait annoncée lors du 31e anniversaire de la Révolution Islamique », début février. Selon l’ultimatum occidental, l’Iran devait livrer à des pays tiers une partie de son uranium pour y être traité, et restitué à l’Iran sous forme d’un combustible inopérant dans la fabrication d’une éventuelle bombe atomique. Ce que Téhéran refuse catégoriquement…tout en démentant tout projet nucléaire à des fins militaires…!
Si les iraniens mettent leurs menaces à exécution, ils franchiraient du coup une ligne rouge qui leur a été tracée par les Etats-Unis, le « Groupe des 6″ et Israël. Cela montrerait clairement aussi que les dirigeants religieux et politiques du pays ont choisi la confrontation et se sentent assez surs d’eux, ou plutôt, sont assez confiants sur une absence de réaction en face.
Ces nouveaux développements ont sans doute un rapport avec la réunion toute récente du Cabinet restreint de Sécurité à Jérusalem.
Le message des Iraniens, surtout à l’égard du Président Obama, est clair: « Nous avançons, voyons voir si vous avez le courage de réagir ». En termes de psychologie stratégique, les dirigeants iraniens ont très bien saisi les changements survenus à Washington depuis l’élection de Barack Obama, notamment le souhait du nouveau Président de se démarquer à tout prix de son prédécesseur et de pratiquer une politique « dialogue constructif dans le temps » même avec les pires régimes. Rien de plus favorable pour un Ahmadinejad, à qui Obama avait adressé un ultimatum de trois jours…au mois de septembre 2009, pour arrêter l’enrichissement d’uranium, mais n’a toujours pas réagi, cinq mois après, au refus iranien de réponde positivement.
Un nouveau bras de fer s’engage donc entre l’Iran et les puissances occidentales, Etats-Unis en tête, et il sera intéressant de voir si Obama met à exécution ses menaces de sanctions (la Chine et la Russie y sont opposées), ou si au contraire les réactions aux fanfaronnades iraniennes se résumeront à nouveau à des déclarations lénifiantes et vides de sens de la part des Occidentaux.
Le seul dirigeant occidental qui aujourd’hui est le plus pressant – et précis – dans ses avertissements est le Président français Nicolas Sarkozy, mais qui doit se sentir bien isolé face à un Obama toujours persuadé que les méchants peuvent devenir des gentils si on leur parle avec douceur et respect….
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 14:53
NOTE D'ACTUALITÉ N°203


LE SOUTIEN DE L'IRAN AU TERRORISME INTERNATIONAL


http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/le-soutien-de-iran-au-terrorisme-international.php

Alain Rodier
21-01-2010

Depuis la révolution de 1979, qui a amené au pouvoir en Iran une théocratie chiite, les mollahs ont constamment utilisé l'arme du terrorisme à l'étranger afin de parvenir à leurs fins. Toutefois, Téhéran a toujours pris garde de systématiquement utiliser des intermédiaires, de manière à ne pas apparaître directement, ce qui aurait nuit à l'image de marque du régime, particulièrement dans les pays musulmans.

Parfois cette manière d'opérer a considérablement nuit à l'efficacité opérationnelle des actions entreprises. Ainsi, des « premiers couteaux » ont été arrêtés, mais jamais aucun système judiciaire de pays démocratique n'a réussi à prouver formellement l'implication du régime dans des actions répréhensibles. Seuls de forts soupçons concordants ont permis de lancer des mandats d'arrêt internationaux contre les plus hauts responsables du régime, mais comme ces derniers ne se sont évidemment pas présentés devant les juridictions concernées, leur responsabilité n'a pu être établie légalement. Les mollahs jouent à merveille de cette ambiguïté : ne pas reconnaître être derrière des opérations « Homo » (assassinats ciblés organisés par des services d'Etat), mais laisser entendre que toute personne qui s'oppose à leur politique peut constituer une cible potentielle. Rien de tel pour créer une indicible crainte, particulièrement au sein des pouvoirs politiques des pays démocratiques qui ne souhaitent pas que des vagues d'attentat terroristes aient lieu sur leur sol ou contre leurs intérêts à l'étranger. La réélection des gouvernements en place est souvent à ce prix.

Les buts poursuivis par Téhéran ont été multiples. En tête d'entre eux se trouve la lutte contre toute opposition. Suit la guerre contre les « grand et le petit Satan » (Etats-Unis et Israël), puis le règlement de litiges, comme cela a été le cas au milieu des années 1980 avec la France.

La lutte contre les opposants

La lutte acharnée contre les opposants au régime a toujours été une préoccupation majeure des mollahs. La liste des victimes d'attentats terroristes ciblés organisés par la Savama puis par le Vevak - les services spéciaux iraniens - et la force Al-Qods des Pasdaran est longue [1]. Elle comporterait plus d'une centaine de victimes, dont certaines sont particulièrement connues.

- Le 13 juillet 1989, Abdul Raman Gassemlou, le secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) est assassiné à Vienne en compagnie d'Abdullah Ghaderi Azar et d'Amir Mansur Bozorgian. Ils avaient été attirés dans un piège par de « pseudos négociations » initiées par le régime des mollahs qui avait exprimé son souhait de « régler une fois pour toutes » le problème kurde en Iran.

- Le professeur Kazem Radjavi, ancien ambassadeur de l'Iran auprès de l'ONU et surtout frère aîné de Massoud Radjavi, le leader du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), est assassiné par balles à Genève, le 24 avril 1990. Suite à cette affaire qui a mis en cause pas moins de treize agents iraniens couverts par l'immunité diplomatique, la justice suisse a lancé en 1996 un mandat d'arrêt contre Ali Fallahian qui était alors le chef du Vevak.

- Le 7 août 1991, Chapour Bakhtiar, le dernier Premier ministre du Shah, est assassiné à l'arme blanche avec son secrétaire à son domicile en banlieue parisienne. Le commando de trois hommes a fait preuve à l'occasion d'un professionnalisme et d'un sang froid extraordinaires. En effet, Chapour Bakhtiar était alors protégé par une section de CRS qui n'y a vu que du feu ! Il avait fait l'objet d'une première tentative de meurtre en juillet 1980 qui avait coûté la vie à un policier et à une voisine de son appartement de Suresnes.

- Le 4 juin 1992, le représentant en Turquie du CNRI, Ali Akbar Ghorbani, est enlevé à Istanbul. Son corps est retrouvé quelques mois plus tard dans un parc de la ville. Il porte de nombreuses marques de torture qui laissent entendre qu'il a été interrogé avant d'être exécuté. Le lendemain, un attentat à la voiture piégée échoue de peu devant le siège de l'OMPI à Istanbul.

- Le 16 mars 1993, Mohammad-Hussein Naghdi, le représentant du CNRI en Italie, est assassiné par balles à Rome.

- Le 17 septembre 1992, le secrétaire général du PDKI (et successeur d'Abdul Rahman Gassemlou), Mohammad Sadegh Sharafkandi, Fattah Abdoli, Homayoun Ardalan et Nouri Dehkordi sont assassinés dans le restaurant Mykonos à Berlin. Depuis 1997, Ali Fallahian fait l'objet d'un autre mandat d'arrêt international pour son rôle de commanditaire dans cette affaire.

- Le 20 février 1996, Zahra  Rajabi, une responsable du CNRI résidant en France, est assassinée alors qu'elle effectue un voyage à Istanbul.

Bien sûr, cette liste n'est pas exhaustive. De nombreux autres Iraniens ayant fui le pays ont été rattrapés par les tueurs du régime et froidement assassinés, souvent « pour l'exemple ».

La lutte contre les Etats-Unis et Israël

Les attentats contre les intérêts ou ressortissants américains et israéliens ont également été nombreux :

- Le 18 avril 1983, une voiture kamikaze bourrée d'explosifs s'encastre dans l'immeuble abritant l'ambassade des Etats-Unis au Liban. 17 morts sont décomptés.

- Le 23 octobre de la même année, un camion explose dans le cantonnement des Marines à Beyrouth. 241 militaires américains sont tués lors de cette opération. Non seulement les expertises américaines prouvent que le camion Mercedes Benz qui a servi de vecteur à l'explosion provenait bien d'Iran, mais Hachemi Rafsandjani ,alors représentant de l'ayatollah Khomeiny au sein du Conseil de la guerre, a revendiqué quasi-ouvertement cette opération.

Le but de ces deux attentats était de saper l'influence des Etats-Unis au Proche-orient en général et au Liban en particulier. La mission a été remplie car Washington a alors ordonné le départ des Marines de Beyrouth et Téhéran a ainsi pu étendre son influence sur le pays en passant par l'intermédiaire de son allié syrien et du Hezbollah libanais.

- Le 17 mars 1992, l'ambassade d'Israël en Argentine est visée par une attaque terroriste. 29 personnes sont tuées et 235 autres blessées. Ni les exécutants ni les commanditaires ne seront identifiés.

- Le 25 juin 1993, une bombe détruit de complexe d'Al Khobar en Arabie saoudite qui abrite des militaires américains. 19 Américains sont tués ainsi que 147 Saoudiens. Il semble que cette opération a été menée en liaison avec l'organisation naissante Al-Qaida [2]. Oussama Ben Laden ,alors réfugié au Soudan entretenait, à cette époque les meilleures relations avec le Hezbollah libanais. Un certain nombre d'activistes ont ainsi été formés par le mouvement chiite libanais, particulièrement aux attentats suicide. L'objectif poursuivi par cet attentat était de mettre à mal le régime saoudien considéré comme un adversaire par Téhéran et comme un ennemi personnel par Oussama Ben Laden, qui venait de se faire retirer en mai sa nationalité saoudienne.

- Le 18 juillet 1994, le centre juif d'Amia à Buenos Aires est détruit par une voiture piégée. 84 morts et 230 blessés sont relevés. L'enquête révèle que cette opération a été décidée par Rafsandjani lors d'une réunion du Conseil suprême de la sécurité nationale [3] qui s'est tenue le 14 août 1993 dans la ville de Mashad. Selon l'institution judiciaire argentine, le but poursuivi consistait à punir Buenos Aires d'avoir arrêté sa coopération avec l'Iran dans le domaine nucléaire. L'opération aurait été menée par la force Al-Qods des Pasdaran, alors commandée par le général Ahmad Vahidi. Cette unité d'élite composée de fanatiques est une sorte de « service action » qui se charge de toutes les opérations sales déclenchées à l'étranger. L'enquête amènera le lancement d'un mandat d'arrêt international contre Hashemi Rasfandjani, ancien président de la république islamique d'Iran et actuellement président du Conseil de discernement du bien de l'Etat ; Ali Akbar Velayati, à l'époque ministre des Affaires étrangères ; Mohsen Rezaï, alors commandant les Pasdaran et aujourd'hui secrétaire du Conseil de discernement des intérêts de l'Etat et soit disant « opposant » au président Ahmadinejad ; Ahmad Vahidi, actuel vice-ministre de la Défense ; Ahmad Reza Askari, ancien troisième secrétaire auprès de la représentation diplomatique iranienne en Argentine, en fait officier supérieur des Pasdaran ; Mohsen Rabbani, chef des écoles théologiques à l'étranger et proche conseiller de Khamenei ; et Ali Fallahian, actuel conseiller en sécurité du Guide suprême de la révolution.

En Irak et en Afghanistan, Téhéran est fortement soupçonné avoir soutenu certains mouvements rebelles. Même Al-Qaida aurait servi de paravent à certaines opérations. En effet, une « branche iranienne » de l'organisation semble être active. Elle est commandée par l'ancien colonel des forces spéciales égyptiennes, Saif al-Adel. De plus, des membres de la famille d'Oussama Ben Laden y sont « accueillis » et servent en quelque sorte de « monnaie d'échange ». Même le chef d'Al-Qaida en Irak, Abou Moussab Al-Zarqaoui, tué le 7 juin 2006, aurait été, du moins à l'origine, un agent recruté par les services iraniens. Il se serait ensuite affranchi des liens l'unissant à ses mentors et se serait lancé dans les attentats à grande échelle contre les populations chiites d'Irak. Cela expliquerait sa fin : il aurait tout simplement été « donné » aux Américains par les services iraniens.

L'objectif dans ces deux Etats est double pour Téhéran : créer des abcès de fixation qui empêchent les Américains d'envisager toute action militaire contre les installations nucléaires iraniennes et contrôler, autant que faire se peut, les différents mouvements autochtones dont les anciens gouvernants ont été considérés comme des ennemis importants de l'Iran. En conséquence, l'idée d'un Irak et d'un Afghanistan instables semble rencontrer la faveur des mollahs iraniens.

Cette liste d'opérations terroristes ne prend pas en compte les attentats ciblés dirigés contre des membres des services Américains ou des Israéliens. Ces derniers font partie de la guerre secrète que se livrent les services concernés [4], mais ne peuvent être qualifiés d'« actes terroristes » qui, par définition, visent pour leur part à un maximum de publicité.

Litiges avec la France

Bien que la France ait accueilli l'ayatollah Rouhollah Khomeiny en France, à Neauphle-le-Château, d'octobre à 1978 à janvier 1979, le régime des mollahs ne montrera aucune sympathie à l'égard de Paris. Il faut dire qu'aux yeux de Téhéran, la France sera rapidement considérée comme un pays hostile. En effet, les opposants au régime trouveront en France la terre d'exil qui leur convient. Ensuite, Paris soutiendra l'Irak dans la guerre qui l'oppose à l'Iran, particulièrement en fournissant des armes, dont des Mirages F1, des Super étendards, des missiles Exocet et de nombreuses munitions.

La réponse de Téhéran sera énergique. Elle se traduit par des prises d'otages au Liban et des attaques terroristes. La plus spectaculaire est l'attentat au camion piégé qui a lieu à Beyrouth contre l'immeuble Drakkar , le 23 octobre 1983, qui fait 61 victimes françaises.

De nombreux attentats à la bombe ont également lieu sur le sol français, particulièrement en région parisienne, au cours de la période 1985-86 : 23 février 1985, magasin Marks & Spencer : un mort, 14 blessés ; 9mars 1985 cinéma Rivoli Beaubourg, 18 blessés ; 7 décembre 1985, double attentat contre les Galeries Lafayette et le Printemps Haussmann, 43 blessés ; 3 février 1986, hôtel Claridge, 8 blessés ; 4 février, magasin Gibert Jeune, 5 blessés ; FNAC Sport du Forum des Halles, 22 blessés ; 17 mars 1986, une bombe dans le TGV Paris-Lyon à hauteur de Brunoy, 29 blessés ; 8 septembre, bureau de poste de l'hôtel de ville à Paris, un mort et 21 blessés ; 12 septembre, cafétéria du super marché Casino à la Défense, 54 blessés ; 14 septembre, Pub Renault sur les Champs-Elysées, deux policiers et un maître d'hôtel sont tués alors qu'ils ont détecté l'engin explosif ; 15 septembre, locaux des services du permis de conduire de la Préfecture de police, un mort et 56 blessés ; 17 septembre, magasin Tati rue de Rennes, sept morts et 55 blessés.

La DST découvrira que le réseau Ali Fouad Saleh responsable de ces vagues de terreur était placé sous les ordres du Hezbollah libanais. L'officier traitant d'Ali Fouad Saleh aurait été Hussein Mazbou, un haut responsable du Hezbollah proche collaborateur d'Imad Fayez Mughniah, le responsable opérationnel pour l'étranger du mouvement [5].

Un autre litige provient du problème d'Eurodif, projet de production d'uranium enrichi dans lequel Téhéran était partie prenante depuis le Shah. Sous la pression, la France finira par rembourser Téhéran à hauteur de 1,6 milliard de dollars. A noter qu'à ce propos, un mystère entoure encore l'assassinat de Georges Besse, PDG de Renault mais également ancien président du directoire d'Eurodif. Il est abattu le 17 novembre 1986, jour du premier remboursement de la France à l'Iran. Certains experts avancent l'idée que le groupe Action Directe, qui a commis puis revendiqué cette opération, était en fait manipulé par les services secrets iraniens. Cela est du domaine du possible puisque les services iraniens ont toujours privilégié l'utilisation d'intermédiaires qui servaient de « fusibles ».

Aujourd'hui, les relations politiques bilatérales entre les deux Etats sont exécrables car Paris insiste sur le respect des Droits de l'Homme en Iran et occupe une place de premier rang au sein des pays qui s'opposent au développement du programme nucléaire iranien. Nul doute que si le besoin s'en fait sentir, Téhéran pourra utiliser de nouveau l'arme du terrorisme contre les intérêts français.

Les liens de Téhéran avec les mouvements terroristes étrangers

Téhéran a toujours maintenu secrètement des relations avec les mouvements terroristes étrangers de manière à pouvoir les utiliser à son profit. Cependant, les preuves formelles sont rares.

En 1995, une conférence secrète aurait eu lieu en Iran sous l'égide des Gardiens de la Révolution (Pasdaran). Elle a rassemblé des représentants des mouvements terroristes suivants : l'Armée rouge japonaise, l'Armée secrète arménienne, le PKK, le parti irakien Dawah, le Font islamique de libération du Bahrain et le Hezbollah libanais. Le but poursuivi à l'époque était la déstabilisation des Etats du Golfe persique. Téhéran aurait alors proposé son aide à ces différents mouvements, notamment en matière d'entraînement.

Aujourd'hui, Téhéran utilise surtout le Hezbollah libanais (voir ci-dessous) mais aurait également des contacts au sein de différents mouvements révolutionnaires sud-américains. Ces derniers auraient lieu au Venezuela - le président Hugo Chavez ne cache pas sa profonde sympathie pour le régime iranien - et dans la région des trois frontières (Foz de Iguaçu) située entre le Paraguay, l'Argentine et le Brésil.

Le Hezbollah libanais

Le Hezbollah libanais, fondé en juin 1982, est un mouvement chiite libanais qui possède une branche armée appelée la Résistance islamique. En fait, depuis l'origine, ce mouvement est infiltré, rémunéré et dirigé en sous-main par Téhéran. Il est utilisé non seulement au Liban, mais aussi à l'étranger pour servir les intérêts du régime des mollahs.

Son chef, le Cheikh Hassan Nasrallah, qui est sorti vainqueur, du moins sur le plan psychologique du conflit qui a opposé son mouvement à l'Etat d'Israël en juillet-août 2006, réorganise son mouvement et se prépare à de nouvelles opérations destinées à reprendre le combat si l'ordre lui en est donné.

Parallèlement, sur instructions de Téhéran, le Hezbollah fournirait armements et formations au Hamas et au Djihad islamique palestiniens (qui sont pourtant des mouvements sunnites) en vue d'un prochain conflit. En effet, la tactique envisagée par Téhéran en cas de frappes israéliennes sur ses installations nucléaires consiste à ouvrir d'autres fronts qui obligeraient l'adversaire à disperser ses forces. De l'aveu même de Galeb Abou Zeinab, un membre dirigeant du Hezbollah, «  la coopération avec le Hamas est la meilleure possible. Nous discutons en permanence ensembles et échangeons nos expériences. Le Hezbollah tente d'aider le Hamas du mieux qu'il le peut  ». La Cisjordanie n'est pas oubliée et le Hezbollah serait en train d'y déployer des activistes afin d'y constituer un front supplémentaire. Même les services de sécurité israéliens reconnaissent que la menace représentée par le Hezbollah dans cette zone y est supérieure à celle du Hamas et du Fatah ! Un autre front pourrait s'ouvrir dans le Golan, un nouveau mouvement ayant fait son apparition : le « Front de libération du Golan » qui serait en fait une émanation du Hezbollah libanais appuyé par des conseillers iraniens et syriens.

Le Hezbollah profite de l'importante communauté libanaise expatriée pour tisser ses réseaux à l'étranger. Très présent sur le continent africain, sud-américain, ce mouvement est capable d'apporter une aide logistique, voire opérationnelle, à des actions terroristes qui pourraient viser les intérêts occidentaux sur ces continents.

Le rôle des ambassades iraniennes

Bien qu'il s'en défende, l'Iran peut également fournir un appui logistique à des activistes à l'étranger, grâce à ses nombreuses représentations diplomatiques, culturelles ou même des ONG. Il est à remarquer que partout où des changements politiques ont amené au pouvoir des responsables hostiles aux Etats-Unis - tout particulièrement en Amérique latine - les représentations diplomatiques iraniennes ont été considérablement renforcées sans que les échanges politiques, économiques ou culturels avec ces Etats ne le justifie. Washington soupçonne Téhéran de mettre en fait en place un réseau logistique destiné à nuire aux Etats-Unis, peut-être en utilisant l'arme du terrorisme. C'est ainsi que des filières d'infiltration d'agents clandestins à destination de l'Amérique du Nord auraient été mises en place à partir du Nicaragua et du Venezuela.

 

 

*

 

 

Le terrorisme est un moyen de combat au même titre que la guérilla. Téhéran a montré dans le passé qu'à défaut d'armes de destruction massive, il ne répugnait pas à recourir au terrorisme d'Etat car c'est en quelque sorte « l'arme du faible au fort ». L'Iran en a les moyens humains, techniques et pratiques grâce à ses réseaux qui couvrent une grande partie de la planète. Si un bras de fer sévère s'engage vraiment entre les Occidentaux et la république théocratique, il est très probable que des opérations terroristes seront déclenchées comme moyen de rétorsion. L'identification formelle du commanditaire sera difficile à faire car les services iraniens sont passés maîtres dans le domaine du brouillage de pistes en utilisant des mouvements qui servent d'écrans de dissimulation.



  • [1] Voir les Notes d'actualité n°194 de novembre 2009 et n°200 de janvier 2010.
  • [2] Al-Qaida a été officiellement créée en 1991.
  • [3] CSSN, la plus haute juridiction en matière de défense en Iran.
  • [4] Voir les Notes d'actualité n°107 de novembre 2007 et n°117 de février 2008.
  • [5] Il a été assassiné à Damas le 12 février 2008, vraisemblablement par le Mossad.
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 10:32

Sarkozy: « Je détiens la preuve que l’Iran veut fabriquer la bombe! »

[Samedi 23/01/2010 20:19]

 

 

http://patdollard.com/wp-content/uploads/sarkozy_royal_casino_royale_lobo_lobofakes.jpg

 

Le Président français Nicolas Sarkozy a annoncé « qu’il détenait des preuves montrant que l’Iran s’apprêtait à fabriquer la bombe atomique ». Plus grave encore, Sarkozy confie qu’il en a parlé à Barack Obama, insistant sur le fait « que la politique de dialogue avec l’Iran instaurée par le Président américain ne mènerait à rien », mais que ce dernier lui a répondu « qu’il voulait tout de même poursuivre cette politique ». Nicolas Sarkozy a également reconnu « qu’Israël ne pourrait rester les bras croisés face à de tels développements »

par Shraga Blum

http://www.actu.co.il/2010/01/


Combatant Clergy Society

Une ligne rouge franchie depuis longtemps
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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