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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:17

Le point de vue de Stefano B.C. (Rome)

Nouveau scandale au Liban : le général Michel Aoun aide l’Iran à violer les sanctions internationales

Malgré une opposition politique et populaire, Gebran Bassil introduit les Iraniens à travers un barrage hydraulique. Il risque de s’y noyer !!

 


dimanche 18 novembre 2012 - 22h56, par Stefano B.C.

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Le Hezbollah et le Courant Patriotique Libre (CPL) du général Michel Aoun craignent un changement gouvernemental imminent, sous la pression de l’opposition. Ils redoutent surtout la chute du régime syrien. Pour s’assurer leur mainmise sur les institutions libanaises, leur gouvernement en sursis accélère les nominations dans la hautes fonctions publiques et facilite l’introduction de l’Iran au cœur du Liban, en violant les sanctions internationales qui frappent Téhéran.

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Le ministre de l’Energie et des ressources en eau, Gebran Bassil, le gendre du général Aoun, allié du Hezbollah, a signé, vendredi 16 novembre, un protocole d’accord avec la République islamique d’Iran, lors d’une rencontre avec le ministre iranien de l’Energie, accompagné de l’ambassadeur de Téhéran à Beyrouth. Ce protocole d’accord porte sur la construction d’un barrage hydraulique à Balâa, dans la région de Tannourine, dans la montagne de Batroun où Bassil fut battu aux deux dernières élections législatives (2005 et 2009). Grâce à cet accord, l’Iran fait un don au Liban, d’un montant de 40 millions de dollars, une enveloppe qui sera investie dans le barrage, un édifice qui sera construit grâce à l’expertise iranienne, et le chantier sera piloté par des entreprises iraniennes.

Vivement critiqué par la classe politique et la population qui refuse l’introduction des Iraniens dans sa région, le ministre affirme que ce chantier « profitera aux entreprises libanaises et à la main-d’œuvre locale », et accuse ses détracteurs de « vouloir priver le Liban du don iranien, et de vouloir assoiffer la population en la privant de cette manne hydraulique ».

Mais ce faisant, Bassil et le CPL violent les sanctions internationales et nuisent à l’image du Liban et à ses relations internationales. Déjà, le Pays du Cèdre est accusé de soutenir le régime syrien, ou du moins, selon la version officielle libanaise, garde la neutralité dans le conflit qui oppose Bachar Al-Assad à son peuple. Or, d’un côté, il est désormais établi que le Hezbollah est de plus en plus engagé dans les combats en Syrie, où il a perdu des centaines de combattants ; et que, d’un autre côté, le premier ministre Najib Mikati, associé en affaires avec le clan Assad, aide les régimes syrien et iranien à travers la société de téléphonie mobile MTN (de droit sud-africain dont il est l’un des principaux actionnaires) à contourner les sanctions. Le site « Elaph.com » affirme, ce dimanche 18 novembre, que « MTN est accusée d’avoir fourni à Téhéran et Damas du matériel sophistiqué d’écoute et de localisation commandée en Occident, permettant au régime syrien et aux mollahs d’arrêter les opposants » ; enfin, le ministère libanais de l’Energie, dirigé par Bassil, est lui aussi accusé de fournir du fuel à l’armée du régime syrien, au détriment des centrales électriques thermiques libanaises. Le quotidien Al Mostaqbal du 21 juin dernier avait affirmé que « des dizaines de camion-citernes assurent ce trafic clandestin entre le Liban et la Syrie, au détriment du secteur électrique libanais ». Ce qui explique le rationnement drastique du courant.

Au Liban, de plus en plus de citoyens accusent Bassil de vouloir imposer aux Libanais désespérés par les privations de courant la solution qu’ils ont toujours rejetée : importer du courant depuis l’Iran, à travers l’Irak et la Syrie, et louer - au prix fort et au meilleur rendement en terme de corruption - des bateaux générateurs d’électricité, en attendant le développement de l’énergie éolienne et solaire. A Batroun, la circonscription électorale de Bassil, les habitants affirment préférer se priver d’eau que de confier le chantier du barrage de Balâa aux Iraniens. Ils accusent Bassil de vouloir exploiter ce chantier dans les urnes, mais promettent que le barrage achèvera le naufrage politique du ministre.

Pour bien comprendre les enjeux de ce barrage et de l’introduction iranienne au Liban, cliquez ici pour lire ou relier notre point de vue du 29 janvier 2012

Stefano B. C.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 12:05

 

 

 

 

Al Akhbar, un site libanais affilié au Hezbollah, rapporte que le Hezbollah est en contact avec le Hamas pour reconstituer son arsenal de roquettes de longue portée, qu’on a décrit comme significativement décimé par les frappes aériennes d’Israël.



Ce reportage indique que, vendredi, l’état d’alerte a retenti dans les rangs du Hezbollah et des Gardiens de la Révolution iranienne. Ce branle-bas de combat a été lancé en direction de tous ceux qui savent comment envoyer clandestinement des armes depuis la Syrie, le Liban, l’Iran, le Soudan [durement touché à Yarmouk, près de Khartoum] et d‘autres pays, vers la Bande de Gaza.

 

Durant les premières heures de combat, les communications ont été maintenues entre le Hezbollah et les factions terroristes de Gaza, particulièrement le Hamas, afin de determiner l’étendue des dégâts subis par les magasins de missiles de longue portée. Les groupes terroristes palestiniens et libanais, aux côtés des Gardiens de la Révolution d’Iran, travaillent d’arrache-pied pour alimenter les groupes de Gaza, en prévision d’un bataille prolongée. Selon ce reportage, l’accent est mis sur le transfert de larges quantités de missiles de longue portée.

 

Des sources ont confié au journal qu’il était crucial que les routes de fourniture d’armes ne soient pas interrompues. Bien que les efforts pour le transfert d’armes vers Gaza ait subi un revers important à cause des combats en Syrie, qui était, jusqu’à présent, la principale gare de triage dans les opérations de répartition d’armement à l’intention des factions terroristes, depuis bien avant le déclenchement de la Seconde Intifada, lla décision de l’Iran et du Hezbollah de poursuivre le flux d’armes est considéré comme « irréversible ».  


 

Malko Linge revendique l'assassinat d'Imad Moughniyeh à Damas...

 

L’article rappelle les nombreuses affaires qui égrènent le transfert d’armes iraniennes vers Gaza, et le combat mené par Israël pour en tarir les sources, y compris par une longue série d’éliminations contre ses responsables, tels que Ali Deeb (–Abu Hassan Salameh), Jihad Ahmed Jibril, Ali Saleh, Ghaleb Awali, le Général de Brigade (de l’armée syrienne) Mohammed Suleiman et tant d’autres cadavres exquis. Certains combattants du Hamas ont été assassinés en Syrie et à l’étranger pour cette même raison, si on mentionne Mahmoud al-Mabhouh, qui aurait (probablement) été éliminé par les services de renseignement israéliens, à Dubaï, en 2010, et il est même question de « l’accident de travail » d’Imad Moughniyeh, au moins en partie, dans le cadre de la guerre d’Israël contre le transfert d’armes à Gaza.


 

cortège de pleureuses à la réception de la dépouille de Mahmoud al-Mabhouh (on reconnaît, notamment, Abu Marzouk et Khaled Meshaal)...

 

 

Al-Akhbar poursuit en disant que les Gardiens de la Révolution sont en contact, non seulement avec le Hamas, mais aussi avec le Jihad Islamique, le FPLP et certaines factions des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa, les Brigades Salah-al-Din des CPR et du FPLP-CG. Depuis 2005, les Iraniens ont fourni ces groupes avec tous types d’armes qui puissent être transférées : depuis les armes légères et de moyenne portée, jusqu’aux mortiers et roquettes de longue portée, autant que des munitions et des matériaux utilisables dans la fabrique de roquettes et de missiles. Le reporter continue en affirmant qu’ils travaillent, nuit et jour, au passage clandestin de centaines de combattants de Gaza vers la Syrie et l’Iran, où ils ont suivi des programmes d’entraînement et de tactiques militaires, ainsi qu’à l’usage d’armes sophistiquées, y compris des missiles anti-chars et anti-aériens en tous genres [comme celles tirées récemment contre un hélicoptère et un jeep blindée des Forces de Défense d'Israël].


 

On a déjà fait plusieurs  reportages concernant le départ de terroristes de Gaza pour suivre un entraînement en Iran, et qui prétendaient ne faire qu’un voyage pour le Hajj à la Mecque, en 2007. En tout et pour tout, cet article d’Al Akhbar semble refléter exactement le mode de pensée au sein du Hezbollah et en Iran.


La grande question qui subsiste consisterait à savoir si l’Egypte va lever le moindre petit doigt pour mettre un coup d’arrêt à ces trafics d’armes – ou si elle va plutôt chercher à les encourager. Les forces de sécurité égyptiennes (du temps de Moubarak) n’ont pas été trop mauvaises, mais Morsi signale avoir pris une toute autre direction, pendant que ses Frères Musulmans organisent des manifestations anti-israéliennes.


 

Si un Président ayant la poigne nécessaire, tenait les rênes de la Maison Blanche, il devrait informer immédiatement l’Egypte que dès qu’il existe des preuves éclatantes (comme celles dont Tel Aviv et Jérusalem disposent déjà amplement, depuis vendredi) qu’elle autorise le trafic d’armes vers Gaza, elle perdra ses 1,5 milliard de $ d’assistance. C’est absolument crucial, si on veut imaginer un « cessez-le-feu » quelconque, et tout ce qu’on peut espérer, sans trop y croire, c’est que la Maison Blanche osera faire en sorte que ce point non-négociable devienne clair comme le cristal, du côté du Caire.


(h/t Yoel/Walla)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.
 
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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 18:16

 

 

GazaIsraeliBomb15.11.12 (Copier)

 

Frappe israélienne dans la Bande de Gaza.

 

 

 

 

Brève : Le Dôme de Fer intercepte un missile venu de Gaza au-dessus de Tel Aviv.
 

israeli tanks gaza15.11.12 (Copier)

 

On a, à nouveau, entendu les sirènes d’alerte anti-missiles à travers toute la région du Grand Tel Aviv, samedi 17 novembre, avant que l’interception, par le Dôme de Fer, ne provoque l’explosion de l’une des deux roquettes en provenance de Gaza, qui se dirigeait vers la plus vaste conurbation d’Israël, pour le troisième jour d’affilée. La seconde roquette s’est écrasée sur un terrain vague sans faire ni dégât ni victime.

 

 

Le Hamas a revendiqué avoir lancé un missile Fajr-5 de longue portée, de fabrication iranienne contre Tel Aviv. La batterie anti-missile Dôme de Fer, la cinquième du genre, a été déployée pour la première fois, dans le Grand Tel Aviv, ce matin-même, comme bouclier de défense de la zone du Grand Tel-Aviv et de Jérusalem. Jérusalem est entré dans le rayon d’action des missiles du Hamas, pour la première fois, vendredi soir.

 

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Obama-Netanyhu5.3.12 (Copier)


 

Tôt samedi matin, 17 novembre, au cours d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou, le Président Obama a réitéré son soutien à Israël, en insistant sur son droit de se défendre. Il a aussi parlé au Président égyptien Mohamed Morsi et l’a exhorté à persuader le Hamas d’accepter les conditions posées par Israël en vue d’un cessez-le-feu.

 

Aussi, peut-on se demander ce qui a bien pu se passer qui ait, à ce point, transformé les relations tendues, auxquelles on s’était habitué, entre le Président Obama et le Premier ministre Netanyahou, en coopération harmonieuse ? – Ce modus vivendi défie ainsi les pires prédictions, de la part d’hommes politiques israéliens autant que des médias : ceux-ci s'étaient persuadés que le second mandat d’Obama annonçait bien plus encore de discordes et de chocs frontaux entre eux deux...

 

 

Les analystes de Debkafile attribuent ce changement de ton à une seule bonne raison : Le guide suprême de l’Iran, l’omnipotent Ayatollah Ali Khamenei a fait marche arrière, après avoir donné son consentement à des discussions en face-à-face, avec les Etats-Unis, concernant son programme nucléaire, alors que cet accord de principe avait fait l’objet des louanges de la presse américaine, le 20 octobre, en pleine course pour les élections présidentielles.

 

 

Vendredi 16 novembre, Henry Kissinger, le gourou de la politique étrangère d’une longue succession de présidents américains, a exposé en toute clarté l'actuel dilemme d’Obama dans le Washington Post : « La décision la plus urgente, à laquelle le Président est confronté, consiste à savoir de quelle façon stopper l’Iran et l’empêcher de poursuivre son programme nucléaire militaire. Le temps subsistant pour trouver une solution diplomatique s’amenuise directement, à mesure que croît la capacité d’enrichissement de l’Iran et qu’il se rapproche dangereusement du seuil de production d’une arme nucléaire », écrivait Kissinger, ajoutant : « Nous ne pouvons pas nous permettre un nouveau désastre stratégique ».

 

Tout en cherchant à dégager un bilan du premier mandat d’Obama, Kissinger le mettait vertement en garde sur le fait que l’Iran est sur le point de devenir une puissance nucléaire et qu’on ne devait pas permettre que cela se produise. Le 19 octobre, les sources du renseignement de Debkafile révélaient en exclusivité que l’Iran avait achevé l’installation à Fordo, de la dernière série de ses centrifugeuses avancées d’enrichissement d’uranium d’une pureté de 20%. Cela mettrait techniquement son programme à une encablure de l’atteinte d’un niveau suffisant pour développer des armes nucléaires. Nous avons aussi dévoilé que le nombre de centrifugeuses à Natanz avait doublé jusqu’à 6000 pièces, lui permettant ainsi d’étendre substantiellement sa production d’uranium enrichi de niveau intermédiaire.

 

L’Iran a déjà mis en place l’infrastructure technologique pour augmenter rapidement ses stocks d’uranium enrichi à 20% jusqu’au niveau de 90%, nécessaire à la fabrication d’une bombe.

 

Les experts américains estiment, à présent, que ce bond qualitatif mettrait l’Iran à guère plus de deux ou trois semaines de l’instant t, dès que l’ordre d’aller de l’avant émanerait de Khamenei.

 

Le dernier rapport de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, diffusé vendredi 16 novembre, a confirmé l’état avancé de la poursuite de l’arme nucléaire par l’Iran. Il déclarait sèchement qu’il était « incapable …de conclure que tout le matériel nucléaire présent en Iran n'était destiné qu'à des activités pacifiques ».

 

La parution de ces découvertes de l’observatoire nucléaire, au troisième jour de l’opération israélienne à Gaza contre l’escalade des tirs de missiles de la guerre palestinienne tirant sur la moitié sud du pays, n’a rien de fortuite. Elle appuie également les mises en garde de Kissinger, à propos de l’imminence d’un « désastre stratégique » pour l’Amérique, si on laisse l’Iran atteindre la capacité nucléaire. Et il n’est nul besoin de rappeler à quiconque qu’un tel désastre est encore plus imminent pour Israël.

 

Le corollaire implicite de la proposition de Kissinger, à savoir qu’une forme quelconque d’action militaire préventive est devenue inévitable, mène tout droit aux raisons sous-jacentes du soutien d’Obama à l'égard de l’offensive d’Israël dans la Bande de Gaza.

 

 

Le Président américain a, de toute évidence, conclu que la seule manière de traiter avec l’intransigeance de Khamenei consistait à lui imposer des actions militaires calibrées, qui dépouillent graduellement l’Iran de ses atouts stratégiques et qu’il s’agit du moyen le plus rapide et le plus efficace pour l’amener à réfléchir plus sérieusement à revenir s’asseoir face aux Etats-Unis, dans le cadre de négociations nucléaires.

 

 

Une autre mesure indirecte de cet acabit, le soulèvement syrien contre l’allié de l’Iran, Bachar al Assad, est, pour ainsi dire, tombée à plat : Assad est encore au pouvoir et en capacité de se battre, après environ deux ans d’une guerre civile aussi amère que sanglante (39 000 morts). Le pacte entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah demeure plus solide que jamais et Khamenei peut, d’autant plus, se permettre de s'éloigner de toute perspective de dialogue avec Obama.

 

C’est alors qu’une nouvelle opportunité s’est présentée d’elle-même, grâce à l’énorme erreur, faite il y a trois mois, par le Hamas radical dirigeant la Bande de Gaza.

 

 

Une délégation du Hamas, conduite par Mahmoud a-Zahar et Marwan Issa [remplaçant d'Ahmed Jabari à la tête de la branche militaire] s’est rendue en visite à Téhéran et Beyrouth, pour signer deux pactes de défense militaire mutuelle avec l’Iran et le Hezbollah. Debkafile l'a révélé en exclusivité, à cette époque. Après que le patronage d’Assad se soit dilué dans le conflit syrien, le Hamas a recherché activement à consolider sa protection, du côté de Téhéran.

 

Khamenei a sauté sur l’occasion pour refermer sa main de fer sur les extrémistes palestiniens, les accueillant à bras ouvert, comme un nouveau point marqué contre l’Amérique.

 

Après avoir reçu l’assurance du soutien d’une ligue de défense régionale impressionnante, le Hamas a entrepris une brusque escalade de sa guerre contre Israël, menée tambours battants, sous les ordres de feu Ahmed Jabari, commandant de la branche militaire du Hamas (qui est mort dans une frappe aérienne israélienne dès le premier jour de sa contre-offensive), dans le but de franchir toutes les lignes précédentes qui limitaient, jusqu’alors, le degré de violence atteinte. Depuis la mi-octobre, les hommes armés et les artilleurs du Hamas ont commencé à monter des attaques transfrontalières contre des cibles militaires israéliennes – toutes n’ont pas été couronnées de succès.

 

Le 8 novembre, ils ont fait sauter, à l’aide d’un système de déclenchement à distance, un tunnel profond de quatre mètres, bourré d’explosifs, sous la frontière d’Israël. Le porte-parole de Tsahal a fait état d’une explosion suffisamment puissante pour pulvériser les véhicules militaires lourds stationnés dans ce secteur. Ce n’est que par pur hasard que ces véhicules étaient vides et que, de cette façon, aucun soldat n’a été blessé.

 

 

L’attaque suivante, deux jours plus tard, a commis plus de dégâts : le 10 novembre, un missile anti-tank guidé, tiré depuis Sejaya, a frappé une jeep blindée de la Brigade Givati, franchissant le passage de Karni, blessant quatre soldats et officiers, l’un dans un état critique et deux gravement.

 

 

Cet attentat a provoqué un lourd bombardement de roquettes, de la part des Palestiniens, contre les villes et villages israéliens, dans le Sud. Les gens vivant-là ont commencé à perdre patience, ne supportant plus l’impuissance de l’armée, dirigée par un autre gouvernement -depuis "Plomb Durci"-, alors qu’ils sont confrontés à plus d’une décennie de phases alternantes de guerre palestinienne, menée par des volées de missiles.

 

 

Entre ces deux épisodes, le Premier ministre a envoyé son conseiller à la sécurité nationale, Ya’acov Amidror, à Washington, en le chargeant d’exposer, devant Tom Donilon, le proche conseiller du Président Obama et Directeur de la sécurité nationale, le tableau complet de l’accord clandestin, passé par le Hamas avec l’Iran et le Hezbollah, en vue de la poursuite combinée de leurs objectifs communs.

 

Là-dessus, Obama a donné son feu vert à Israël, pour une offensive de grande ampleur dans la Bande de Gaza, qui se déroulerait en étroite coordination avec la Maison Blanche.

 

 

Après trois jours, au cours desquels des centaines de sorties aériennes d’Israël n’ont pas réussi à stopper l’offensive des missiles palestiniens, ni à réduire l’étendue de son rayon d'action, jusqu’à Tel Aviv et Jérusalem, jeudi et vendredi 15 et 16 novembre, le gouvernement Netanyahou a annoncé que l’opération prendrait une ampleur plus vaste et que 75.000 réservistes seraient rappelés, pour mener une action terrestre dans la Bande de Gaza.

 

Cependant, la nature et l’échelle exacte de cette phase suivante n’est pas uniquement liée à la seule décision des neuf Ministres du cabinet intérieur israélien. Elle sera, finalement, déterminée par ce qui s’est réellement passé, entre Obama et Netanyahou, au cours de leur conversation de vendredi dernier, et d’autres discussions bilatérales à suivre, dont celle qui s’est déroulée, un peu plus tard, entre le Ministre de la défense Ehud Barak et le Secrétaire à la Défense, Léon Panetta.

 

Obama a décidé d’utiliser à fond l’opération anti-terroriste d’Israël contre l’allié palestinien de Téhéran dans la Bande de Gaza, comme avertissement militaire visant à faire pression sur le Guide Suprême iranien, pour qu’il accepte des pourparlers, sans avoir à subir une action militaire américaine directe. Netanyahou utilise cette occasion pour débarrasser Israël d’un péril terroriste pérenne, tout en espérant également que cela puisse, à la longue, pousser le Président américain à franchir un pas de plus, sur la voie d’une confrontation militaire avec l’Iran, avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

Les intérêts américains et israéliens, jusqu’à ce point, convergent, concernant Gaza. Jusqu’à présent, la situation est trop volatile pour se permettre des prédictions fiables, à propos de la durée et des résultats qui découleront de ce partenariat.

 

Adaptation : Marc Brzustowski.
 

DEBKAfile Analyse Exclusive  17 Novembre 2012, 10:52 AM (GMT+02:00)

 

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 10:17

Un blogueur critique du régime meurt en prison sous la torture

http://soliranparis.wordpress.com/ 

Article publié ce 9 novenbre 2012 sur le blog de la journaliste Iranienne Parisa Keyhanique nous relayons ici:

Le blogueur Sattar Beheshti, critique à l’égard des dirigeants iraniens, est mort dans la prison d’Evin à Téhéran, a confirmé sa famille. Il avait été arrêté le 30 octobre dans sa maison à Robatkarim, petite ville au sud-ouest de Téhéran, par la cyberpolice iranienne pour « propagande contre le régime » en raison de ses activités sur Facebook et sur le Net. Les proches de cet ouvrier de 35 ans ont reçu un appel des autorités de la prison, le mardi 6 novembre, leur demandant d’acheter une tombe et de venir récupérer le corps.Sattar Behesti a été enterré jeudi au cimetière de Robatkarim.

Le site proche de l’opposition Kaleme a dévoilé, jeudi, la plainte que ce dissident avait déposée auprès des autorités d’Evin à cause des tortures qu’il avait subies pendant ses premiers interrogatoires. La plainte a été rédigée pendant les douze heures que Sattar Beheshti a passé, le 1er novembre, dans la section 350 d’Evin, réservée aux prisonniers politiques.

« Pendant ces deux derniers jours depuis mon arrestation, j’ai été menacé, tabassé et insulté. J’ai reçu des coups de pied et de poing, aussi à la tête, alors que j’étais attaché à une chaise. La cyberpolice m’a de nouveau convoqué et m’emmènera bientôt. Elle sera à l’origine de tout ce qui m’arrivera et, si je finis par faire des aveux, ils ne vaudront rien », a-t-il écrit dans un formulaire de plainte, destiné à « Monsieur Alaie, responsable de la section 350″. Kaleme précise que les noms de ses deux compagnons de cellule, ainsi que leurs témoignages ont été « floutés » pour des raisons de sécurité.

Un site conservateur, Baztab, appartenant à Mohsen Rezaie, une personnalité politique proche du guide suprême Ali Khamenei, a également confirmé la mort de cet homme, « probablement en raison de la négligence ou de l’erreur des acteurs impliqués dans son dossier ».

Sur son blog personnel, Sattar Beheshti dénonçait vivement la répression, la corruption des responsables politiques et les violations des droits de l’homme en Iran. Dans son dernier post de blog, il déplorait les menaces et les intimidations faites par le régime contre les dissidents iraniens. « Hier encore, on m’a menacé. On m’a dit que je devais annoncer à ma mère qu’elle serait bientôt obligée de s’habiller en noir [en signe de deuil]. Ils disent : ‘On fait ce qu’on veut et que vous devrez vous taire (…).’ Je ne resterai pas silencieux, bien que cela veuille dire la mort. »

Selon les proches de Sattar Beheshti, il a été arrêté et incarcéré pour la première fois en 2003 lors de manifestations d’étudiants à Téhéran. L’organisation Reporters sans frontières (RSF) à publié une communiqué, demandant aux responsables iraniens d’enquêter sur cette affaire et de rendre publics les résultats.

En juillet 2003, la photographe irano-canadienne Zahra Kazemi avait trouvé la mort quelques jours après son arrestation à Téhéran. Zahra Kazemi avait été interpellée par les agents des services de renseignement alors qu’elle photographiait un rassemblement de familles de prisonniers politiques devant la prison d’Evin. Hospitalisée quelques jours avant sa mort, la photographe avait dit avoir reçu des coups à la tête pendant ses interrogatoires.

Les sites d’information précisent que la famille de Sattar Beheshti n’a pas été autorisée à participer à son enterrement, sous la pression des services de sécurité.

 Assal Reza

Voir aussi sur:

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 09:00

 

 

ObamaSLBig

 

Ils s’accordent pour des pourparlers directs – mais pas sur la date.  

 

 

Après avoir remporté un second mandat à la Maison Blanche, le Président américain Barack Obama envisage de démarrer des pourparlers directs et accélérés sur le nucléaire, avec Téhéran, aussi tôt qu’en décembre prochain, avant même son passage de serment de janvier, en se basant sur l’hypothèse que la fenêtre d’opportunité de l’Iran est très étroite : pas plus de trois mois, selon les sources de Debkafile à Washington. Les intermédiaires de la Maison Blanche auprès du bureau, en Iran, du Guide Suprême Ali Khamanei, avertissent que la campagne en Iran pour l’élection présidentielle commencera en mars. Après cela, on estime à Washington, que Khamenei, dont l’état de santé réduit considérablement sa journée de travail, sera totalement absorbé par sa lutte visant à purger la hiérarchie politique d’Iran de l’influence du Président Mahmoud Ahmadinedjad et de sa clique. .

 

 

Mais Téhéran préférerait que la diplomatie nucléaire soit reportée de huit mois, juste après ces élections. « Nous avons attendu que la campagne des élections américaines s’achève, alors, pourquoi les Américains ne devraient-ils pas attendre que les nôtres soient passées ? », a demandé un responsable iranien de haut rang, en jouant de rhétorique.

 

 

Jusqu’à présent, le Guide Suprême est en quête d’un candidat qui conviendrait pour la présidence. Cette fois, on s’attend à ce que le Guide Suprême ne fasse pas l’erreur de choisir un personnage charismatique, ambitieux et compétent, à l’instar d’Ahmadinedjad, mais plutôt un qui se satisferait d’agir en tant que personnalité titulaire d’une répresentativité et qui joue le rôle de second, fidèle à Khamenei, dont le bureau administrera la branche exécutive du gouvernement.

 

On pense à Washington que le Guide Suprême soupèse une autre alternative, consistant à faire abolir, par le Parlement, le poste de Président et à transférer ses pouvoirs vers un nouveau poste "largi de Premier ministre, qui serait choisi parmi les 290 députés du Majliss.


Le porte-parole Ali Larijani et son frère, chef de l’appareil judiciaire, Sadiq Larijani, ont, au cours de l’année passée, abattu le plus gros du travail visant à marginaliser la faction parlementaire proche d’Ahmadinedjad. Ali Larijani, lui-même, est un candidat de première ligne au poste inédit de Premier ministre de la Révolution.

 

 

 

Le point de vue prévalant à Washington, aujourd’hui, c’est que si les pourparlers nucléaires sont effectivement relancés en décembre et se poursuivent jusqu’en mars, Khamenei sera obligé de mettre rapidement un terme au processus afin d’échapper aux accusations éventuelles lancées par le clan Ahmadinedjad, qu’il ferait trop de concessions excessives à l’Amérique, suffisantes, en tout cas, pour paralyser les aspirations de l’Iran au nucléaire.

 

 

Le Guide Suprême ne peut pas se permettre de voir l’establishment militaire, les Gardiens de la Révolution et la rue se retourner contre lui sur ce sujet sensible.

 

 

Mais, au cours des tous derniers jours, Téhéran a semblé avoir fait largement marche-arrière quant au principe de négociations directes avec Washington. Juste quelques heures à peine après la proclamation de la victoire d’Obama aux élections, le 7 novembre, l’agence de presse officielle iranienne citait Sadeq Larijani, qui condamnait les sanctions américaines comme relevant d’un « Crime contre le peuple iranien ». Il déclarait que les relations avec l’Amérique « ne pouvaient plus être possible en une nuit » et que le Président américain ne devait pas s’attendre à de nouvelles négociations avec Téhéran aussi rapidement. « Les Américains ne doivent pas imaginer qu’is peuvent tenir notre peuple en otage et nous forcer à rejoindre la table des négociations » a lancé le chef de l’exécutif judiciaire iranien en guise d’estocade à Obama.

 

 

Le fossé subsistant entre Washington et Téhéran est plus profond que jamais : Obama veut absolument que les discussions soient bouclées pas plus tard que dans trois mois et qu'elles s’achèvent par une declaration d’accord au sujet de la controverse sur le nucléaire, alors que l’Ayatollah préfère qu’un processus lent et discret traîne en longueur au-delà de la période de huit mois, tout en gagnant par la même occasion toujours plus de temps afin que le programme nucléaire iranien poursuive sa course effrénée.

 

 

Cette tactique apporterait le bénéfice supplémentaire d’aider Téhéran à faire fi d’une nouvelle “ligne rouge” israélienne, celle posée par le Premier ministre Binyamin Netanyahou, lors de son discours de septembre devant l’assemblée générale de l’ONU, lorsqu’il a déclaré que le printemps ou le début de l’été 2013 constittuerait la date cruciale pour qu’Israël agisse.

 

http://www.debka.com/article/22505/Obama-aims-to-start-nuclear-talks-with-Iran-next-month

 
Adaptation : Marc Brzustowski.
 
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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 23:43
Terrorisme : le Bahreïn accuse le Hezbollah et l’Iran d’être à l’origine des attentats de lundi

http://mediarabe.info/spip.php?breve9780

mardi 6 novembre 2012 - 22h16
Logo MédiArabe.Info

La ministre de l’Information du Bahreïn, Samira Ibrahim Bin Rajab, a attribué, ce mardi soir, les attentats qui ont eu lieu à Manama, lundi matin (deux morts et un blessé), aux groupes armés entraînés au Liban, désignant directement le Hezbollah et l’Iran. Les autorités de Bahreïn avaient auparavant accusé le Hezbollah d’être derrière les attentats et annoncé l’arrestation de quatre suspects. Cliquez ici pour lire notre analyse sur les tentatives de déstabilisation interne (chiites) et externe (Iran, Syrie et Hezbollah)

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:14

Le double langage de l’Iran

Tension dans le Golfe : deux morts en Arabie saoudite, autant au Bahreïn

http://mediarabe.info/spip.php?article2260

Téhéran fait semblant d’abandonner l’enrichissement, mais garde sa puissance conventionnelle et ses capacités terroristes

lundi 5 novembre 2012 - 11h38, par Dario S. (Rome)

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Deux jours après l’annonce, par l’Iran, de la suspension de l’enrichissement à 20% de son uranium, la République islamique passe à la vitesse supérieure, en déstabilisant les pays du Golfe. Deux personnes ont été tuées la nuit dernière à Bahrein, deux autres ce matin en Arabie saoudite.

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Citant un responsable iranien, la télévision « Al Arabiya » a annoncé, samedi soir, que Téhéran a décidé de suspendre l’enrichissement d’uranium à 20%, dans une tentative de briser l’embargo et de lever les sanctions économiques et financières qui asphyxient son économie et alimentent la contestation populaire. Téhéran a également invité la communauté internationale à reprendre les négociations sur le dossier nucléaire, dans le cadre des « 5+1 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne). Pour prouver leur bonne foi, les Iraniens ont proposé de transmettre ces négociations en direct, à la télévision.

Pour les experts, « l’Iran manœuvre pour retarder les nouvelles sanctions que l’Occident s’apprête à prendre, et pour neutraliser les arguments que ses adversaires pourraient utiliser pour justifier des frappes militaires contre les cibles nucléaires ». Ce changement brutal du comportement iranien semble avoir été imposé par l’évolution en Syrie, où le régime allié de Bachar Al-Assad est dans une mauvaise posture. « L’Iran cherche ainsi à sauver ce qui peut encore l’être, en abandonnant ses ambitions nucléaires, tout en gardant sa puissance conventionnelle et ses capacités de nuisance à travers le terrorisme et l’ingérence dans les pays du Golfe, tant grâce aux minorités chiites, que par l’intermédiaire d’Al-Qaïda, du Hezbollah ou des rebelles yéménites de Abdelmalek Al-Houthi », redoute une source diplomatique arabe.

C’est ainsi qu’il convient d’interpréter le défilé militaire organisé par la milice d’Al-Houthi, samedi, à l’occasion de la fête religieuse d’Al-Ghadir, au nord de Sanaa. Soutenue, armée et financée par l’Iran, cette milice menace à la fois le pouvoir au Yémen et l’Arabie saoudite, d’autant plus que les Etats-Unis viennent de reconnaître que l’Iran a vivement encouragé les Houthi de collaborer avec Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA).

La coïncidence entre le « repli tactique » iranien dans le dossier nucléaire, et la démonstration de force des Houthi, est frappante. Celle-ci a été suivie par une embuscade, tendue tôt ce matin, à une patrouille des gardes-frontières saoudiennes, dans le sud de l’Arabie saoudite. L’attaque, qui a fait deux morts parmi les militaires saoudiens, est attribuée à AQPA, basée au Yémen. Parmi les assaillants figurent dix anciens prisonniers saoudiens, impliqués dans des affaires de terrorisme. Selon une source saoudienne citée par la télévision « Al Arabiya », ces anciens terroristes ont été récemment libérés après « avoir été réhabilités ».

Simultanément, cinq engins explosifs de fabrication artisanale ont explosé à Manama, la capitale du Bahreïn, faisant deux morts et un blessé. Les autorités affirment qu’il s’agit d’actes terroristes. Les Chiites, majoritaires dans cette monarchie et soutenus par l’Iran, usent de la violence pour renverser le pouvoir sunnite. Depuis près de deux ans, le Bahreïn est le théâtre de violentes manifestations, d’actes de sabotage, et de répression.

En outre, l’Iran a inauguré dimanche 4 novembre une nouvelle base navale dans le Golfe, la cinquième du genre, et créé le commandement des Gardiens de la Révolution à Bandar Lanja, comprenant notamment les trois îles émiraties occupées par l’Iran (Abou Moussa, Petite Toumb et Grande Toumb). Ce faisant, la République islamique provoque les Emirats Arabes Unis et accentue la tension avec le Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

« Cette flambée de violence au Yémen, à Bahreïn et en Arabie saoudite, et la tension entretenue avec Abou Dhabi, risquent de s’étendre sur tous les pays du Golfe et au-delà », s’inquiètent les spécialistes. Selon eux, « Téhéran, qui a perdu l’essentiel de la carte palestinienne après le divorce entre le Hamas et le régime syrien, et après la visite de l’émir du Qatar à Gaza, pourrait se venger de ses voisins arabes du Golfe en les déstabilisant ». Si ces observateurs estiment que l’Iran a les moyens de sa politique belliqueuse, ils s’interrogent sur la capacité des monarchies arabes à y faire face. « Soutiendront-elles les sunnites iraniens dans la province de Sistan-Baloutchistan (sud-est), ou la minorité arabe de l’Arabistan (Ahwaz, sud-ouest) ? Quelles seront leurs réactions face à un soulèvement chiite dans le Golfe, commandité par l’Iran ? Ont-elles établi une stratégie susceptible de contenir la menace que représente le Hezbollah au Liban et dans la région ? Persistent-elles à pousser la communauté internationale à mener des frappes contre la République islamique pour anéantir ses ambitions nucléaires et neutraliser la menace conventionnelle ? »

Avant de répondre à ces interrogations, les experts se tournent à présent vers Washington, et attendent es résultats des élections présidentielles américaines, qui seront suivies par des élections générales en Israël. De l’issue de ces échéances dépend l’évolution de la situation.

Dario S.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 17:38

 

Jonathan Schanzer

2 Novembre 2012 | 5:00 pm

 

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Pool/Getty Images News/Getty Images

Dans les heures qui ont suivi le raid de bombardement  contre une usine d’armement au Soudan, le mois dernier, les médias internationaux se sont empressés de pointer Israël du doigt. Mais, le fait même que des milliers de soldats américains, comprenant des chefs militaires de haut-rang, étaient présents le jour-même où le Soudan a subi cette attaque, s’est noyé dans la multitude des reportages. Si les Etats-Unis ont effectivement collaboré avec Israël dans la mise au point de cette attaque, elle aurait, alors, tout l’air d’un galop d’essai d’un type tout-à-fait différent – un du genre qui pourrait apporter un démenti cinglant aux désaccords publics entre les deux pays, au sujet d’une intervention en Iran.

Selon Michaël Ross, un ancien officier du Mossad, « cela ne fait absolument aucun doute » que le complexe de Yarmouk était utilisé par les Gardiens de la Révolution Iranienne. Le quotidien israélien Haaretz note, également, que des membres de l’opposition soudanaise ont désigné Yarmouk comme une installation gérée par le CGRI. Ross affirme que le Soudan « est une plaque tournante pour les activités du CGRI depuis 1989 ». Il ajoute qu’« En 1995, en représailles pour l’attentat à la bombe contre l’association l’AMIA en Argentine, en 1994, nous réfléchissions à l’idée de mener des représailles contre les Iraniens au Soudan. C’est le Premier Ministre Rabin qui a jeté la mission à la corbeille par crainte d’une escalade ».

Cependant, au cours des dernières années, Israël s’est débarrassé de ces craintes. On pense assez largement que les Israéliens ont mené plusieurs opérations militaires contre des cibles au Soudan. En 2009, on rapporte qu’ils ont lancé trois frappes aériennes au Soudan, prenant pour cibles des cargaisons d’armes iraniennes destinées au Hamas dans la Bande de Gaza. L’une de ces attaques a détruit un convoi de 17 camions. Une autre attaque, en 2011, a pris pour cible une voituretransportant deux hommes près de la ville de Port-Soudan. Et Reuters rapporte que « Des sources du renseignement étranger ont déclaré qu’Israël a dirigé un drone sans pilote contre un convoi au sud de Khartoum [en septembre] qui a détruit 200 tonnes de missiles et munitions ».

Comme ils le font toujours, à la suite d’une attaque sous couverture, les responsables israéliens ont démenti avoir eu connaissance de ce raid récent  – “Il n’y a rien que je puisse dire à ce sujet”, a déclaré le Ministre de la Défense Ehud Barak, à la télévision israélienne. Bien qu’on trouvera difficilement quelqu’un pour le croire sur parole. Mais la question la plus intéressante reste de savoir si les Etats-Unis ont été impliqués. Le quotidien arabe Al-Hayat a rapporté que certains responsables soudanais pensent que les Etats-Unis savaient, par avance, que la frappe aurait lieu, et qu’ils ont fermé leur ambassade par crainte de représailles. La porte-parole du Département d’Etat, Victoria Nuland a désigné cet article comme reposant sur de « fausses allégations”,  en faisant remarquer que l’Ambassade avait été fermée depuis le 12 septembre pour des raisons de sécurité.

Mais, il y a plus que des sous-entendus. Le 24 octobre, Israël et les Etats-Unis se sont livrés à un vaste exercice militaire conjoint, connu sous le nom d’Austere Challenge 2012, auquel 3500 hommes de troupes américaines ont pris part. Austere Challenge impliquait le déploiement de systèmes de défense anti-missiles sophistiqués américains en Israël, mais d’aucun avion, selon le Département de la Défense US. Cela dit, quelques heures à peine avant que les manœuvres ne débutent, quatre avions de chasse – dont on impute largement l’appartenance à Israël- ont, selon les reportages, bombardé un dépôt d’armes attribué au Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran, dans la capitale soudanaise de Khartoum.

Il est, aussi, important de noter que Yarmouk constituait une cible d’intérêt prioritaire, aussi bien pour les Etats-Unis qu’Israël, depuis un certain temps. Un câble diplomatique de 2006, qui a « fuité » du Département d’Etat note que l’installation disposait « du potentiel pour fabriquer du matériel destiné aux missiles, aux ADM ou à certains autres programmes d’armement ». Plus tard, cette année, le Département d’Etat l’a signalé dans sa liste d’enregistrement fédérale  comme une entité suscitant des préoccupations quant à la prolifération. Si on remonte aussi loin qu’en 1998, Human Rights Watch attirait l’attention sur ses inquiétudes, selon lesquelles Yarmouk “stockait des armes chimiques pour l’Irak”.

Un responsable américain de la Défense, familier des opérations américaines en Afrique du Nord, pense qu’il existe une autre possibilité : « Les Israéliens l’ont fait, même avec la présence de l’armée américaine chez eux, mais sans lui en parler ». Mon collègue Reuel Marc Gerecht, un ancien agent de la CIA, est d’accord avec cette version. Il ajoute : « C’est un avant-goût possible de ce qui pourrait bien arriver d’ici juin, contre [les installations nucléaires en ] l’Iran. Les Israéliens ne demanderont pas l’autorisation aux Etats-Unis pour mener un raid contre l’Iran ». Cependant, le Major Robert Firman, un officier des affaires publiques au Bureau du Secrétariat de la Défense, m’a dit que l’armée américaine n’avait « eu aucune information préalable » et n’avait fourni « aucun assistance » à cette attaque dont tout le monde parle au Soudan.  

Selon toute vraisemblance, d’après Jacob Abel, un ancien analyste de l’Iran à l’Agence du Renseignement de la Défense, cette attaque a été accélérée par la découverte d’une roquette signifiant “un changement des règles du jeu” – une d’un type de plus longue portée ou de charge plus lourde que ceux qui avaient précédemment été transférés clandestinement à Gaza – et qui avait, soit été fabriquée, soit entreposée à Yarmouk. « Les Israéliens devaient probablement surveiller l’installation ou alors, ont intercepté des informations qui ont suscité de profondes préoccupations pour la suite».

Il y a également suffisamment d’amples raisons de penser que l’attaque était une forme de message destiné aux Iraniens. Non seulement, elle a (une nouvelle fois) démontré que les activités du CGRI au Soudan sont très bien retracées. Elle a aussi fait la démonstration que les avions-bombardiers d’Israël peuvent frapper des cibles à très grandes distances – plus spécifiquement, à une distance qui est au moins égale, voire plus éloignée que la distance existant entre Israël et les sites nucléaires iraniens.  Autre recoin intéressant de l’affaire, immédiatement avant que les chasseurs frappent l’installation, toutes les télécommunications de la zone environnante se sont interrompues, selon les témoignages, de manière identique à ce qui s’était produit au cours des minutes menant à la frappe d’Israël contre le réacteur nucléaire syrien, en 2007.

Bien évidemment, une attaque contre les installations nucléaires iraniennes relèverait d’une initiative tout-à-fait différente. L’une des cibles d’Israël en Iran, l’installation nucléaire de Fordow, est enterrée profondément dans les flancs de la montagne et elle est lourdement fortifiée. Cela a pour conséquence que les bombes dont Israël aurait besoin pour faire le travail, devraient être bien plus puissantes, nécessitant plus de carburant qu’il n’y en a eu besoin pour frapper Yarmouk. Et, alors que les défenses anti-aériennes du Soudan sont, pour ainsi dire, inexistantes, celles de l’Iran sont bien plus robustes. Finalement, ajoute Gerecht, le nombre de chasseurs-bombardiers nécessaires pour attaquer l’Iran devrait être au moins vingt fois l’équivalent de celui qui a atteint le Soudan. C’est pour cette raison qu’il est difficile de concevoir une attaque directe contre l’Iran sans une forme quelconque d’implication américaine.

Et c’est bien précisément pourquoi la présence de l’armée américaine en Israël, au cours même de cette récente opération militaire de grande envergure au Soudan intrigue tant. Effectivement, savoir si oui ou non les Etats-Unis étaient impliqués n’importe pour ainsi dire pas. L’Iran doit, désormais, prendre en compte cet épisode récent dans ses calculs nucléaires. L’éventualité, tout-à-fait probable, que Jérusalem et Washington aient fini par combler le fossé qui les sépare dans le débat au sujet d’une intervention en Iran et, en soi, une arme qui pourrait être bien plus dévastatrice…

Jonathan Schanzer, ancien analyste du renseignement contre-terroriste au Département Américain du Trésor, est vice-président pour la Recherche à la Fondation pour la Défense des Démocraties.  

http://www.tnr.com/blog/plank/109576/did-israel-and-the-us-just-cooperate-dry-run-iran-raid#

 
Adaptation : Marc Brzustowski

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 09:10

 

 

 

 
 

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Les Katyushas chinois utilisés par le Hezbollah contre les rebelles syriens.

 

 

 

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Les avions de guerre israéliens ont survolé le Golan divisé, dimanche 4 novembre, dans une démonstration de force, servant de moyen de dissuasion et d’endiguement de la guerre civile syrienne qui déborde le long de la frontière, ont rapporté des sources du renseignement militaire et occidental à Debkafile. A Paris (puis à Beyrouth), le Président François Hollande a promis, dimanche, que « La France s’opposerait de toute sa puissance à toute tentative de déstabiliser le Liban. Le Liban doit être protégé ».

Il s’exprimait sans se soucier des conséquences du déferlement de 5000 combattants chi’ites du Hezbollah libanais en Syrie, depuis leur bastion d’al-Harmel, dans la Vallée de la Beqaa, au service de la guerre d’Assad. Nos sources révèlent que ces combattants libanais ont, à présent, avancé de 50 à 60 kms en profondeur dans le Sud-Ouest de la Syrie, près de la périphérie de la ville assiégée d’Homs.

Sur le Golan, plus à l’Est, le chef d’Etat-Major israélien, le Lieutenant-Général Benny Gantz a rendu visite au contingent de Tsahal stationné sur place, dans le but d’appuyer le message dissuasif envoyé par l’aviation.

Le Hezbollah fait, désormais, ouvertement étalage de la présence de ses troupes régulières en Syrie. Elles sont armées d’artillerie lourde et de systèmes à lancement-multiple de roquettes chinoises WS-1 fabriqués en Iran. Ces « Katiouchas » tirent des roquettes de 302 mm contre des cibles à plus de 100 kms de distance et sont capables d’opérer sur des terrains montagneux escarpés du Liban, de la Syrie et d’Israël, dans des conditions météorologiques très difficiles, comme par temps de neige.

Lire la Suite : http://israelmagazine.co.il/israel-observe-le-deferlement-des-combattants-du-hezbollah-en-syrie/

 

http://www.debka.com/article/22499/Israeli-warplanes-fly-over-Golan-as-Hizballah-fighters-pour-into-Syria

Adaptation : Marc Brzustowski

 

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 12:27

 

 
 
 
 FRANCE-ISRAEL 2 (Copier)

Premières discussions entre Binyamin Netanyahu et le Président Francois Hollande

 

Le Royaume-Uni, la France et Israël ont montré, cette semaine, des signes d’alignement en vue d’une action militaire en direction de la Syrie et de l’Iran, dès que les élections présidentielles américaines s’achèveront, mardi 6 novembre, selon des sources militaires de Debkafile. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a passé deux jours (le 31 octobre-1er novembre) à discuter avec le Président François Hollande. Alors que le Ministre de la Défense, Ehud Barak a atterrit le jour suivant à Londres, on rapportait que le Premier ministre David Cameron était dans l’attente d’un déploiement des chasseurs-bombardiers de la RAF dans le Golfe Persique.

 

Barak s’est envolé pour Londres, après la visite de plusieurs jours en Israël du Général américain Martin Dempsey, Président des chefs d’Etat-Major conjoints, séjour lié, sans aucun doute, aux derniers développements de la coopération américano-israélienne en vue d’une action potentielle.

 

 

Bien que le chef d’Etat-Major de l’Amérique ne peut pas dire qui sera son prochain Commandant en Chef –Barack Obama pour à nouveau quatre ans ou le Républicain Mitt Romney – il est lié par le devoir que les forces américaines au Moyen-Orient soient prêtes à toute éventualité.

 

 

Bien qu’aucun ne l’ait admis ouvertement, toutes les parties prenantes à ces consultations ont fait de leur mieux, cette semaine, pour esquisser les contours de scenarii alternatifs applicables, quel que soit le vainqueur. Le point de consensus se trouve, que ce soit avec Obama ou Romney, autour du fait que les deux crises inflammatoires au Moyen-Orient, ne peuvent plus faire l’objet d’une politique immobiliste dictée par la campagne présidentielle – et certainement pas le bain de sang syrien.

 

Mais la présence de milliers de combattants iraniens et du Hezbollah luttant pour Bachar Assad sur les champs de bataille de Syrie obligent les architectes des politiques occidentales à compter avec les réactions de Téhéran et de son affidée libanais, le Hezbollah, autant que celles de leurs alliés palestiniens dans la Bande de Gaza.

 

 


 Les sources du renseignement militaire de Debkafile révèlent que toutes les forces américaines, britanniques et françaises qui pourraient être nécessaires à une action militaire sont déjà sur place au Moyen-Orient et dans le Golfe Persique, alors que les forces de Défense d’Israël sont sur le pied de guerre. Ils attendent les ordres de se mettre en mouvement après qu’on leur ait dit quelle direction emprunter – la Syrie ou l’Iran.

 

 

Les forces américaines – les unités de frappe aérienne, navale et terrestre – sont concentrées dans l’Ile de Socotra sur la Mer Rouge et l’île de Masirah à Oman, dans le Golfe Persique. Depuis la mi-octobre, Washington a maintenu des unités des opérations spéciales et anti-aériennes supplémentaires en Turquie, Jordanie et en Israël. La Grande-Bretagne et la France ont massé des forces aériennes, navales et des opérations spéciales sur la grande base navale de Port Zayed et les installations d’Al Dhafra- toutes deux aux Emirats Arabes Unis. Une escadrille de chasseurs-bombardiers français est, également, parquée sur la base aérienne de Tabuk, en Arabie Saoudite.


Les stratèges militaires observent les phases initiales de confrontation entre l’Iran et Israël comme déjà en cours. On les a vues se manifester par le survol du drone furtif iranien au-dessus d’Israël, le 6 octobre et le raid israélien du 24 octobre contre l’usine soudanaise fabriquant et entreposant des missiles iraniens. Ils prédisent que de telles joutes entre Téhéran et Jérusalem devraient s'intensifier le mois prochain vers des confrontations plus directes entre Israël, l’Iran et le Hezbollah – le plus probablement par des incidents isolés liés aux déploiements iraniens au Moyen-Orient, particulièrement en Syrie et au Liban, plutôt que par une irruption soudaine d’hostilités de grande envergure, au moins au tout début.

 

Pendant ce temps, après qu’Obama autant que Romney aient exprimé leur désapprobation d’un engagement américain direct en Syrie, Washington s’est engagé à manifester des gestes de bonne volonté en vue d’un arrangement diplomatique.

 

Durant un récent tour de table à Ankara, l’Amiral James Winnfeld, Vice-Président du bureau conjoint des chefs d’Etat-Major américain, a annoncé que Washington révèlerait ses intentions concernant la Syrie dès que les élections présidentielles du 6 novembre seront terminées. Mais il a, ensuite, annoncé à ses homologues turcs qu’un plan de paix avait déjà été négocié avec Moscou, pour maintenir Assad au pouvoir et que le Conseil de Sécurité de l’ONU n’autoriserait pas la création de zones de sécurité sur lesquelles Ankara avait fondé ses plans, concernant la Syrie. Au lieu de quoi, Hervé Ladsous, l’assistant au Secrétaire Général de l’ONU pour les opérations de maintien de la paix, a annoncé qu’il étudiait le déploiement éventuel de soldats de la paix (« casques bleus ») en Syrie.

 

Cette situation nouvelle survient aux dépends de l’Arabie Saoudite, de la France, du Qatar et de la Turquie – tous soutenant la révolte syrienne et l’exigence de changement de régime à Damas. Cette coalition anti-Assad est, à présent, divisée entre ceux exigeant une solution de compromis et ceux qui essaient de saboter le processus en cours entre Washington et Moscou.

 

 

Mais, personne n’a entendu, pendant ce temps, ce qu’en pensent Assad et Téhéran.


Il est important de se rappeler qu’Assad n’est pas tapis dans la poche de Vladimir Poutine et peut tout simplement mettre son veto à ce projet, tout comme Téhéran est parfaitement en capacité de le faire.

 

http://www.debka.com/article/22495/London-Paris-Jerusalem-line-up-for-post-US-vote-action-on-Syria-Iran-

 

DEBKAfile Reportage Exclusif 3 Novembre 2012, 11:14 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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