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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 18:51
La DCA iranienne est incapable de défendre les sites nucléaires en l’absence de missiles S-300, estime un expert russe
26 novembre 2009

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2909


Les missiles Tor-M1, dont est à l’heure actuelle dotée la défense anti-aérienne iranienne, sont incapables d’assurer une protection en profondeur des installations nucléaires, en raison de leur rayon d’action limité à 20 km, estime l’expert Vladimir Evséïev. L’Iran a fait l’acquisition du nouveau système russe S-300, dont chaque unité peut engager simultanément six cibles à une distance de 150 km, mais aucune livraison n’a été effectuée, et les nombreuses annonces en la matière ont toujours été démenties.

 

Agence IRNA, 25 novembre 2009

La vétusté du matériel de défense antiaérienne (DCA) explique le désir de Téhéran de se doter de systèmes russes de missiles antiaériens S-300, a déclaré mercredi lors d’un entretien à RIA Novosti Vladimir Evséïev, de l’institut russe de l’économie mondiale et des relations internationales.

"L’Iran ne possède pas de systèmes modernes, la DCA étant équipée de Tor-M1. Ces systèmes assurent une protection anti-aérienne dans un rayon de 20km et ils ne sont pas mobiles. Cela veut dire que l’Iran ne possède pas de systèmes capables de se protéger, aussi Téhéran voudrait-il obtenir les systèmes russes de missiles antiaériens S-300", a indiqué Vladimir Evséïev.

D’autre part, le chercheur russe a précisé que "le S-300 se marie très bien avec le Tor-M1. Il était initialement prévu que les Tor-M1 protègent les S-300, chargés à leur tour d’assurer la protection du territoire du pays. L’Iran est incapable de fabriquer seul des S-300 à cause de son retard technologique difficilement rattrapable. Téhéran ne peut pas non plus copier ce système. Les Tor-M1 ne pourront pas protéger les sites nucléaires iraniens. Tout ceci fait que l’Iran cherche à obtenir les S-300".

Quant aux exercices militaires qui se déroulent actuellement en Iran, M.Evséïev a indiqué que "l’Iran exploite très bien ses particularités géographiques. Le poste de défense le plus récent a été aménagé dans un rocher, un autre, situé à Natanz, est souterrain. Mais les systèmes de défense antiaérienne sont vétustes et ils seront dans la quasi-impossibilité de contrer, par exemple, une attaque de l’aviation israélienne.

Comme tous les exercices, les manœuvres iraniennes ont un aspect ostensiblement publicitaire. Pour Téhéran, il s’agit de montrer qu’il dispose de moyens capables de protéger l’Iran. Ces manoeuvres sont également destinées à perfectionner les actions interarmes de l’armée, car l’Iran s’entraîne à repousser une attaque adverse par des tirs de missiles.

Chose importante à signaler, les exercices se déroulent sur un tiers du territoire iranien, ce qui veut dire qu’ils sont d’une assez grande envergure. Les Iraniens se préparent à contrer des attaques. Mais j’estime qu’en réalité, Téhéran n’est pas capable de se protéger contre, par exemple, une attaque massive israélienne, compte tenu des technologies de pointe dont dispose Tel-Aviv. Sinon, l’Iran ne lorgnerait pas sur les systèmes S-300.

Quant aux déclarations des généraux iraniens sur la capacité de Téhéran de mettre au point des systèmes analogues à ceux des S-300, j’estime qu’il s’agit de bluff. L’Iran est simplement incapable de produire de tels systèmes en raison de son retard technologique. Pour rattraper ce retard, il lui faudra au moins cinq ans. Tout ce que dit Téhéran officiel contient une bonne part de mystification. Par exemple, les Iraniens essaient de faire passer un missile chinois pour un missile "made in Iran". Il est impossible que l’Iran puisse se doter de S-300, car les pays disposant de S-300 n’accepteront pas de livrer ce matériel de guerre, alors que les pays qui maintiennent de bonnes relations avec l’Iran, ne possèdent pas de S-300. Par exemple, la Syrie est un bon voisin de l’Iran, mais elle n’a pas de S-300" a conclu l’interlocuteur de l’agence.

Lire aussi :

Contre Info : L’impact des missiles russes S-300 sur le rapport de force avec l’Iran

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 13:28



L’AIEA fait voter une résolution qui réprimande vigoureusement l’Iran sur ses activités secrètes

Titre original : IAEA passes resolution rebuking Iran over cover-up

 

Qom uranium enrichment site  Photo: AP
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Reuters

Adaptation : Marc Brzustowski

Publié le: 

27.11.09, 12:53 / Israel News

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3811640,00.html

 


Pour la première fois depuis 2006, l’organisme dirigeant l’Observatoire sur le nucléaire de l’ONU a voté une motion de censure contre la République d’Iran pour son développement de l’enrichissement d’uranium sur des sites secrets, et exige que son projet soit gelé immédiatement.

   

.

Le Bureau directeur de l’Observatoire sur le nucléaire des Nations Unies a voté à une majorité écrasante, ce vendredi, une motion de censure contre l’Iran pour son développement d’un site secret d’enrichissement d’uranium et a exigé le gel immédiat du projet.


 La résolution prise avec une marge de 25/3, dont 6 abstentions, était la première du genre, votée par le Bureau directeur en presque 4 ans. A travers un exceptionnel soutien de la Russie et de la Chine, elle envoie un message d’exaspération internationale face aux manigances secrètes et à la défiance que lui manifeste l’Iran.

 

 
 

Cependant, il demeure encore peu clair de savoir si la mesure, commanditée par le groupe des six puissances mondiales, se traduira par un soutien identique russo-chinois à un nouveau train de sanctions douloureuses que les dirigeants occidentaux sont susceptibles de préconiser, si l’Iran ne commence pas à dissiper les craintes concernant ses ambitions nucléaires très bientôt.

 

Parmi les Nations les plus développées au sein de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, qui constitue un bloc comprenant aussi l’Iran, certaines s’opposent à ce pas supplémentaire, en arguant qu’il serait provocateur et contreproductif. L’Iran a menacé de saborder ses relations avec l’AIEA.

 

Mais même ses soutiens ont été choqués par les révélations de septembre dernier, concernant un second site d’enrichissement construit par l’Iran depuis au moins deux ans, un subterfuge à propos duquel ils disent qu’il attise les suspicions qu’il existerait plus de sites secrets encore qui pourraient bien être consacrés à la fabrication de bombes atomiques.

 

 

La mesure signifie également une tolérance allant s’amenuisant, à propos de la réticence de l’Iran à adopter le projet d’arrangement proposé par l’AIEA- consistant à l’approvisionner en combustible au strict usage d’un réacteur médical s’il transfère, en contrepartie, l’uranium enrichi susceptible d’être transformé en matériau pour fabriquer des bombes, lorsqu’il est plus raffiné.

 

Le projet de résolution fait injonction à l’Iran de cesser immédiatement la construction du projet d’enrichissement de Fordow, situé dans un bunker montagneux, de clarifier ses objectifs originels et de confirmer qu’il n’existe pas d’autres installations atomiques dissimulées, ni encore de programmes clandestins pour  en élaborer d’autres. L’Iran persiste à nier qu’il souhaite construire des armes nucléaires, prétendant que son programme d’utilisation de l’énergie atomique ne comporte que des objectifs purement civils.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 10:33




Analyse de Khaled Asmar - Beyrouth

Un état d’exception qui ne dit pas son nom ? Le roi de Jordanie dissout le Parlement et soutient l’Arabie saoudite contre l’Iran

 

Des forces spéciales jordaniennes épauleraient l’armée saoudienne à la frontière avec le Yémen

 

(NDLR : nous le disions déjà à l'article suivant : Yémen : les Forces spéciales jordaniennes se lancent dans la mêlée


Mais il semble qu'il soit déjà bien tard pour les Houtis sacrifiés à la frontière saoudienne, puisque l'Arshaq al Awsat annonçait, dès hier, que l'armée saoudienne avait repris le contrôle de sa frontière Sud et que les infiltrés chi'ites avaient soit été décimés, soit capturés - http://www.aawsat.com/english/news.asp?section=1&id=18921 -. Cette nuit encore, le "Surge" yéménite faisait des morts des deux côtés :

 

06:25 Guerre au Yémen : 8 rebelles chiites Houtis et 4 combattants de tribus soutenant l'armée régulière, tués 

4 combattants de tribus soutenant l'armée régulière et huit rebelles chiites Houtis ont été tués dans des combats à Malahidh, dans le nord du Yémen, près de la frontière avec l'Arabie saoudite, a annoncé, ce mercredi soir, une source tribale.


D'autre part, Khaled Asmar n'a , sans doute, pas eu le temps d'intégrer une nouvelle à l'appui de sa démonstration, qui, malheureusement, concerne son pays et le met directement en danger, sous les manipulations de Téhéran : la prochaine agression du Hezb. dans la région mettra la totalité du Liban sous le feu des représailles israéliennes. Liban qui semble avoir été abandonné à son sort, depuis Doha, avril 2008, par l'ensemble des chancelleries occidentales. Première concession importante, déclenchant alors indirectement le réveil Houti, sur le même modèle, au Yémen. Comme nous l'avons également suggéré, il s'agit là de guerres préventives iraniennes, dans la perspective de quelque décision que ce soit de la part du Conseil de Sécurité de l'ONU).


Liban : le gouvernement approuve la lutte armée du Hezbollah contre Israël

Le ministre libanais de la Défense Tarek Mitri, a indiqué que le gouvernement a donné son feu vert à un document politique reconnaissant le droit du Hezbollah à lutter par les armes contre Israël. Ce document a été entériné malgré l'opposition de plusieurs membres de la coalition.
(Guysen.International.News / 2009-11-26 11:09:00 ISRAEL)

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mercredi 25 novembre 2009 - 18h36, par Khaled Asmar - Beyrouth

Logo MédiArabe.Info



Le roi Abdallah II de Jordanie était le premier responsable arabe à avoir mis en garde, solennellement, contre le "croissant chiite" que Téhéran s’employait à étendre depuis l’Iran jusqu’à Gaza, en passant par le Liban, la Syrie et l’Irak. Aujourd’hui, la Révolution chiite iranienne passe à la vitesse supérieure et cherche à installer la guerre au cœur du monde sunnite, avec la rébellion Al-Houthi au Yémen et ses retombées dans la Péninsule arabique. La Jordanie s’y serait engagée militairement.

Un diplomate arabe en poste à Beyrouth nous a fait part de son pessimisme quant à l’évolution de la situation au Yémen, et par extension au cœur de la Péninsule arabique et en Arabie saoudite plus particulièrement. Il regrette que « les mises en gardes lancées depuis plusieurs années par le roi Abdallah II de Jordanie, puis par le président égyptien Hosni Moubarak, soient restées vaines ». Le premier avait en effet mis en garde, en 2004, contre le croissant chiite voulu par Téhéran ; le second avait douté, en 2006, de la loyauté des Chiites arabes à leur pays, les accusant d’être à la solde de l’Iran et de Wilayat e-Faguih.

Notre interlocuteur ajoute que « le monde découvre aujourd’hui la justesse des positions du Caire et d’Amman, et assiste impuissant à la montée de l’influence iranienne dans la région ». Selon le diplomate, « cette impuissance est due à plusieurs facteurs, dont essentiellement l’impunité dont a joui l’Iran et l’absence de réactions internationales, en temps utile, face aux ingérences iraniennes régionales. La communauté internationale a laissé faire Téhéran, pourtant accusé d’avoir exploité Al-Qaïda, en hébergeant des dizaines de ses dirigeants, contre le pouvoir saoudien ; d’avoir réarmé les Taliban en Afghanistan ; d’avoir renforcé les milices chiites en Irak ; de contrôler le Hezbollah au Liban ; et d’utiliser les palestiniens du Hamas comme chair à canon, à Gaza... ». Aujourd’hui, ajoute-t-il, « ce sont les zaïdites yéménites qui sont littéralement sacrifiés pour déstabiliser le Yémen et contrôler l’entrée sud de la Mer Rouge afin de prendre en étau l’Arabie saoudite et achever l’encerclement du monde sunnite. Une véritable guerre préventive menée par Téhéran et ses alliés ».

C’est dans ce contexte que le souverain hachémite, Abdallah II, vient de dissoudre le Parlement, en vue d’organiser des élections législatives anticipées, en 2010. Or, au même moment, nous apprenons que « la Jordanie a dépêché des unités spéciales en Arabie, où les 2.000 soldats d’élites doivent épauler l’armée saoudienne dans sa guerre contre les rebelles yéménites d’Al-Houthi qui harcèlent le royaume ». L’engagement militaire jordanien semble indispensable pour la protection de l’Arabie. Car, en dépit de son équipement moderne et sophistiqué, payé au prix fort, l’armée saoudienne n’a jamais combattu depuis plus d’un demi-siècle. La participation saoudienne à la libération du Koweït, en 1991, n’était que symbolique. Les Saoudiens, habitués au confort, ne s’engagent pas dans l’armée ou la garde nationale. Cette situation avait obligé le pouvoir à louer des pilotes de chasse au Pakistan, au Maroc et à la Jordanie, dans les décennies écoulées...

Or, la dynastie hachémite semble redouter la réaction hostile de son opposition islamiste, menée par les Frères musulmans, la Confrérie étant soutenue par l’Iran. Le guide des Frères égyptiens, Mohammed Mehdi Akef, qui avait coordonné avec le Hamas palestinien la déstabilisation de l’Egypte, a récidivé en rendant, récemment, un inestimable service à l’Iran et en invitant l’Arabie saoudite à « cesser la guerre contre les Houthi, et à négocier avec les rebelles chiites pour épargner le sang musulman ». Pour éviter tout dérapage politique en Jordanie, le roi Abdallah II aurait ainsi préféré dissoudre le Parlement, une façon déguisée de suspendre momentanément la vie démocratique et décréter de facto l’état d’exception.

En tout état de cause, il convient de noter l’absence de manifestations dans les pays arabes, et en Occident, contre l’usage par les Saoudiens de munitions au phosphore semblables à celles qui avaient été déversées sur Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009. Pour notre interlocuteur, « le monde semble avoir pris conscience que le Hamas et les Houthi avaient conduit les Palestiniens de Gaza et les Yéménites de Saada vers une véritable boucherie au service de Téhéran, comme l’avait fait le Hezbollah au Liban en 2006 ». La supercherie n’émeut plus l’opinion publique arabe.

Lire aussi :

Comment le blocus de Gaza a-t-il menacé l’Arabie et l’Egypte (22 décembre 2008)

Comment éviter une défaite militaire occidentale en Afghanistan, en Irak, et dans toute la région ? (22 septembre 2009)

Khaled Asmar

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:40



Yémen : saisie d'un navire chargé d'armes en provenance de Somalie


La marine yéménite a intercepté un navire chargé d'armes dans ses eaux territoriales en provenance de Somalie. Il a été capturé avec ses 12 membres d' équipage. Une grande quantité d'armes se trouvaient à bord. Les autorités yéménites n'ont précisé ni leur type ni leur destination.

(Guysen.International.News / 2009-11-25 13:25:00 ISRAEL)


Nous avons évoqué, hier, l'envoi de forces spéciales jordaniennes en Arabie, pour combattre les Chi'ites instrumentalisés par Téhéran : Yémen : les Forces spéciales jordaniennes se lancent dans la mêlée

Notons également que les Américains participent à la traque aux navires envoyés par l'Iran depuis Bandar Abbas, le Croiseur
USS Chosin ayant pris la tête de la Task Force 151, patrouillant dans le Golfe d'Aden et en Mer Rouge. Pour tenter de contourner cet embargo, la Marine iranienne a déployé ses mini-sous-marins de type Ghadir, selon l'Amiral Habibollah Sayyari (déclaration du 23 novembre 2009). C'est donc la première fois depuis 30 ans que l'armée d'Iran se trouve en confrontation directe avec des navires américains dans des eaux internationales, et non en simple défense de ses propres côtes. Ces gesticulations guerrières sont présentées par les deux pays comme des mesures de précaution visant à combattre "la piraterie au large de la Somalie". Pirates qui ont bon dos, dans cette configuration préfigurant bien des éléments d'une guerre régionale, inter-arabe contre les Perses, et probablement, d'ampleur mondiale, avec la question rémanente du nucléaire. Sur ce dossier, des bruits de couloirs au Conseil de Sécurité de l'ONU ont fait part d'un relatif alignement de la Russie et de la Chine sur les positions défendues en Occident. Mais, il convient de rester prudent.  

En Iran, les Sunnites saoudiens sont traités de "Sionistes". Al Wahhab, se retournant dans sa tombe, appréciera! Ce qui se joue actuellement, c'est une demande réciproque d'expulsion des Ambassadeurs respectifs : prélude à l'ultimatum et à la guerre?

Iran : des manifestants réclament l’expulsion de l’ambassadeur d’Arabie saoudite
mercredi 25 novembre 2009 - 10h23
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Selon le quotidien « Al Quds Al Arabi », des étudiants iraniens ont manifesté devant le ministère des Affaires étrangères à Téhéran, mardi 24 novembre, pour la deuxième journée consécutive, pour réclamer l’expulsion de l’ambassadeur d’Arabie saoudite en réponse aux attaques menées par l’armée saoudienne contre les chiites au Yémen. Ces manifestations devraient se poursuivre ce mercredi en dépit des intempéries et le froid qui s’abat sur la capitale iranienne.

Les organisateurs des manifestations en Iran accusent Riyad de « mener une guerre contre les chiites au Yémen planifiée par les sionistes pour occulter leur défaite à Gaza. Les sionistes alimentent la guerre en Afghanistan, en Irak, et maintenant au Yémen ». De ce fait, ajoutent-ils, « l’Arabie saoudite devient un outil de la politique sioniste contre l’islam chiite ».

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Yémen : la guerre fait rage à la frontière avec l’Arabie. Des manifestants à Sanaa appellent à expulser l’ambassadeur d’Iran
mercredi 25 novembre 2009 - 09h23
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Alors que les combats s’intensifient sur tous les fronts au Nord du Yémen, tant entre l’armée yéménite et les rebelles d’Al-Houthi soutenus par l’Iran, qu’entre ces derniers et l’armée saoudienne à Jazane et Najrane, à la frontière avec l’Arabie, la télévision « Al Arabiya » souligne ce matin que des manifestations étaient en cours devant l’ambassade d’Iran à Sanaa. Les manifestants réclament l’expulsion de l’ambassadeur de la République islamique.

Notons que l’armée saoudienne multiplient les raids aériens contre les bases des rebelles, sans toutefois parvenir à les éradiquer. Les combattants pro-iraniens utilisent de nombreux tunnels pour passer derrière les lignes de l’armée et la prendre à revers. Des experts militaires notent la similitude des opérations entre ce qui se passe à Saada et sur la frontière saoudo-yéménite et ce qui s’est passé au Sud-Liban en été 2006. Et pour cause, le Hezbollah et les rebelles yéménites sont formés à la même école iranienne.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 23:41

Belga

mardi 24 novembre 2009, sélectionné par Spyworld
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Un trafiquant d’armes notoire, le Belge Jacques Monsieur, a plaidé coupable lundi aux Etats-Unis d’avoir exporté illégalement des pièces détachées d’avions de combat américains vers l’Iran, a annoncé le ministère de la Justice.

Agé de 56 ans, l’homme avait été interpellé en août à l’aéroport de New York et présenté devant un tribunal fédéral dans l’Alabama.

Il avait alors été notamment inculpé de "contrebande", "blanchiment" et "violation de l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran" et risquait au total 65 ans de prison. Sa peine pourra être désormais réduite à cinq ans de prison et 250.000 dollars d’amende, en vertu de la procédure de plaider-coupable.

Avec un complice de nationalité iranienne toujours en fuite, il lui était reproché d’avoir exporté vers l’Iran des pièces détachées de F-5, un avion de combat datant des années 60 et que les Américains vendaient à Téhéran avant la révolution islamique de 1979.

Les Américains ont imposé depuis lors un embargo sur les ventes d’armes à l’Iran. De plus, depuis 1995, un embargo commercial interdit toute exportation de marchandises vers ce pays.

Jacques Monsieur s’était fait prendre au piège d’un agent du FBI sous couverture.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 23:14
Les forces jordaniennes se lancent dans la mêlée pour aider les Saoudiens à expulser les rebelles yéménites.



Exclusivité de DEBKA-Net-Weekly 422

Adaptation : Marc Brzustowski

24 Novembre 2009, 11:17 PM (GMT+02:00)

 

Les forces d’élite jordaniennes face aux rebelles yéménites soutenus par l’Iran

 


En réponse à un appel du Roi saoudien Abdallah, le monarque jordanien a déployé, cette semaine, 2000 commandos de ses forces spéciales royales, l’élite de son armée, afin d’aider les Saoudiens à expulser les Rebelles Houtis yéménites qui se sont infiltrés sur le territoire du royaume pétrolier avec le soutien de l’Iran, plus tôt ce mois-ci. Les sources militaires de Debkafile rapportent que les troupes jordaniennes se battent désormais contre les envahisseurs yéménites qui détiennent le secteur du Djebel Dukhan, coincé entre la région du Jizan, au sud de l’Arabie Saoudite et le Nord du Yémen.


Jour après jour, les troupes saoudiennes soutenues par l’artillerie, la marine, les tanks, le génie et les avions de chasse F 15 et Tornado de l’armée de l’air, ensemble avec l’armée yéménite, combattent pour déloger les intrus des montagnes escarpées qui s’élèvent à 3 800 m d’altitude au-dessus d’un paysage désolé et sans route d’accès. Ils ont, jusqu’à présent, été repoussés à plusieurs reprises. Les rebelles yéménites ont semé des milliers d’engins explosifs improvisés tout au long des étroits passages montagneux.


Dans les premières heures de leur engagement, les troupes jordaniennes également ont enregistré des morts et des blessés. C’était leur première expérience au combat hors des frontières du royaume hachémite depuis les années 1960, et certainement la première fois qu’ils se confrontaient à des combattants soutenus et formés par l’Iran.


 

 

DEBKA-Net-Weekly a révélé que le roi hachémite Abdallah II a envoyé ses troupes de choc en réponse à un appel téléphonique urgent de la part du roi saoudien Abdallah lancé le 16 novembre, et réclamant un soutien militaire jordanien pour aider les efforts saoudiens à purger sa frontière sud de l’intrusion rebelle yéménite. Une plus vaste dimension inter-arabe s’ajoutait alors à la guerre civile yéménite.

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 08:15
L’Arabie Saoudite lance une opération transfrontalière au Yémen


http://www.guysen.com/articles.php?sid=11211&titre=L%E2%80%99Arabie-Saoudite-lance-une-op%C3%A9ration-transfrontali%C3%A8re-au-Y%C3%A9men


Par Cécile Cailliez pour Guysen International News

Lundi 23 novembre 2009 à 23:28







En savoir plus sur le Yemenhttp://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/yemen.htm



 
AFP
Montée en puissance dans le conflit. Trois semaines après son entrée en guerre contre les milices chiites antigouvernementales au Yémen, l’Arabie Saoudite a franchi un cran dans son offensive lundi 23 novembre. Le Royaume a lancé un raid d’envergure en direction de la frontière du Yémen en milieu de journée. Augmentant les craintes d’une crise régionale.
"L'armée saoudienne a déclenché une vaste offensive contre les positions des rebelles dans la zone frontalière". Les déclarations des villageois de Razeh, un village yéménite situé à la frontière avec l’Arabie Saoudite, confortent les rumeurs ambiantes : Riyad a franchi un pas dans sa guerre contre les rebelles zaïdites. Il y a trois semaines et pour la première fois, les forces saoudiennes sont intervenues dans la guerre qui oppose depuis plusieurs années le gouvernement sunnite de Sanaa à la guérilla chiite qui opère dans le nord du pays.

Cette offensive répondait à une incursion, mardi 3 novembre, des milices chiites dans la province frontalière du Jizan au cours de laquelle elles ont pris trois villages, tué un garde-frontière et blessé onze autres gardes avant d’être repoussées. Cette attaque serait elle-même une réplique à l’implication de plus en plus forte des Saoudiens dans ce conflit inter yéménite qui a commencé en 2004, essentiellement dans les provinces de Saada et d'Amran.


L’ombre de Téhéran

Lundi 23 novembre,des avions de combat, des chars et l’artillerie ont été lancés en direction de la frontière yéménite, donnant lieu à de violents affrontements dans les régions de Malahidh, de Chida et d'Al-Hissama, au Nord. Les rebelles avaient auparavant annoncé dans un communiqué que des avions de combat saoudiens s'étaient relayés dans la nuit de dimanche à lundi pour lancer au moins 35 raids sur des positions dans le nord du Yémen, dont Saada, chef-lieu de la province de même nom, fief des rebelles, et la ville de Saqin, située 25 km plus loin.

Si le but de Riyad est officiellement de "nettoyer" les bases rebelles de la frontière, cette incursion fait désormais craindre une crise régionale, l’implication du Royaume se faisant de plus en plus forte dans ce conflit interne. Jusqu’alors, Riyad se contentait de fournir de l’armement au régime du président, Abdallah Saleh, mais depuis quelques semaines sa marine participe à l’arraisonnement des bateaux qui livrent clandestinement des armes aux rebelles.

La main de Téhéran plane évidemment derrière cette montée en puissance. Un membre du Conseil législatif saoudien avait accusé au début du mois les insurgés d’être au service de l’Iran et de vouloir "étendre" le champ de bataille à la frontière saoudienne. Dans la guerre secrète que se livrent l’Arabie Saoudite et le régime des Mollahs, les rebelles zaïdites sont dénoncés comme des alliés de Téhéran.


Crise humanitaire


Pour sa part, une source officielle à Sanaa a démenti cette vaste offensive. "Ce sont des mensonges que les rebelles ont pris l'habitude de répéter pour élargir le champ de la guerre", a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat. Depuis 2004, le régime du président Ali Abdallah Saleh est confronté à une insurrection des chiites zaïdites qui ne reconnaissent pas son autorité. Le gouvernement accuse pour sa part les rebelles de vouloir rétablir l'imamat zaïdite, renversé en 1962.
 
Cette guérilla interne a fait de nombreuses victimes parmi la population allant jusqu’à provoquer une véritable crise humanitaire. Selon l'ONU, quelque 150 000 personnes ont été déplacées dans le nord du pays depuis le début du conflit en 2004, dont 55 000 depuis la reprise des combats le 11 août 2009. Et l’aide humanitaire n’arrive pas jusqu’aux camps, bloquée par les combats et la fermeture des routes.

 
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 08:06
Iran : un enregistrement inédit sur la répression des manifestants

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23-11-2009

ImageIran Focus : L’enregistrement sonore des communications radio du commandant adjoint des Forces de sécurité du régime, Ahmadreza Radan, durant la répression sanglante de la grande manifestation du 20 juin dernier, a été publié par le mouvement des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) la semaine dernière. Durant cette manifestation des dizaines d’opposants avaient été tués par le régime et des milliers d'autres bléssés.
 
L’enregistrement, qui permet d’entendre le numéro 2 des forces répressives donner des ordres spécifiques pour la bastonnade et l’assassinat des manifestants, est un document inédit mettant en lumière le caractère systématique de la répression et la responsabilité des plus hautes autorités du régime.

«Chaque jambe cassée équivaut à une bonne action», « frappez-les bien dans les secteurs Vali Asr-Enghelab, tapez sur ces agents de l’étranger, mettez-les en pièces et envoyez-les vers le nord où vont les cueillir les gars du Bassidj, » dit Radan dans le document sonore transmis par les sources de l’opposition organisée à l’intérieur du pays.

Réagissant à une information, Radan ordonne : « Kahrizakez-les (en référence à la sinistre prison Kahrizak où les prisonniers ont été violés et de nombreux sont mort sous la torture), vite, vite, vite (…) toi tu les frappes, tu les mets en pièces, j’arrangerai ça ensuite ». Il poursuit en disant : «Ecoute, il n’y a que 7, 8 ou 10 vieilles qui sont encore sur la place, tu les tabasses aussi ... Règle-moi ça rapidement et ramène tout sous contrôle ... »

L’homme qui parle à Radan dans la communication radio est le colonel Khantcharly qui est le commandant des opérations du Grand Téhéran et membre du Conseil de Renforcement de Téhéran, connu sous le nom « Conseil Ta'amin »

Radan est l'un des commandants les plus abjects du régime des mollahs.  A cause de son bilan répressif dans les provinces du Sistan-Baloutchistan et de Khorassan, et dans l’élaboration et la mise en œuvre du plan dit de «sûreté publique», il a rapidement été promu à des fonctions supérieures au sein du régime. Il a également été commandant de la prison de Kahrizak.

Il participe personnellement à la torture et à l’assassinat des prisonniers. Il a torturé à mort des dizaines de jeunes arrêtés comme « voyous et hooligans ». Au cours du soulèvement de ces derniers mois, beaucoup plus de jeunes et d'étudiants en détention ont été tués sous des tortures barbares.

Selon un médecin de prison, il a ouvertement dit aux prisonniers à propos de Kahrizak : « Oubliez Auschwitz, Abu Ghraib et Guantanamo. C’est ici le plus dur, ici sera votre fin et votre tombe. »

Document original: http://www.youtube.com/watch?v=ninABdocknc

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 21:54
Iran : nouvelles arrestations parmi les étudiants. Téhéran menace Israël et les pays du Golfe


lundi 23 novembre 2009 - 12h01
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Les autorités iraniennes ont multiplié les arrestations dans les milieux universitaires, ces dernières heures, dans l’objectif de terroriser les étudiants, de les intimider et de les empêcher de célébrer la « Journée de l’Etudiant », le 7 décembre prochain. Dans plusieurs campus du pays, y compris à Qom, les étudiants ont commencé à préparer les banderoles hostiles au régime des mollahs et à la dictature. Au Qatar, les étudiants de l’école iranienne de Doha ont même défié les autorités en dénonçant le concept de Wilayat e-Faguih.


Pendant ce temps, l’Iran a débuté, le 22 novembre, d’importantes manœuvres militaires dites de défense aérienne, associant l’ensemble des forces armées et des milices. Ces exercices visent à mieux protéger les sites nucléaires contre toute attaque étrangère. Mais aussi, il s’agit d’une nouvelle démonstration de forces au cours de laquelle Téhéran exhibe ses missiles et son arsenal. Au même moment, un proche du Guide Ali Khamenaï a menacé de bombarder Israël si les sites nucléaires iraniens étaient attaqués. Ces menaces touchent également les pays du Golfe : « Nos forces navales détruirons toutes les bases étrangères situées dans les pays voisins », a prévenu un haut responsable iranien. Cette menace semble viser particulièrement l’Arabie saoudite, dont la réaction musclée contre les protégés yéménites de Téhéran a surpris les mollahs. La guerre à la frontière du Yémen se poursuit en effet, et l’armée saoudienne utilise tous les moyens pour éradiquer les rebelles d’Al-Houthi, y compris des obus au phosphore, l’aviation, l’artillerie lourde et la marine.


Par ailleurs, des sources iraniennes citées par la télévision « Al Arabiya » affirment que le fils d’un haut responsable des Bassidj a été retrouvé mort avec son épouse. Le couple a été sauvagement assassiné, sans doute par des proches de victimes de la répression que le régime poursuit depuis les élections de juin dernier.


© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 18:07




http://graphics8.nytimes.com/images/2009/08/11/world/11yemen.map.jpg


Effet direct de la guerre psychologique et pratique qui s'est instaurée entre l'Iran des Mollahs et l'Arabie Saoudite sunnite, par Yémen interposé, les autorités religieuses de la Mecque haussent le ton contre les Chi'ites. Régulièrement, des soldats saoudiens sont tués (3 hier) par des infiltrateurs chi"ites yéménites, à la frontière entre les deux pays. La lutte entre les deux puissances régionales dépasse depuis longtemps le stade de la rhétorique.EtleYémen est devenu le "Liban" des Saoudiens, avec ses propres milices hezbollahnies ou assimilées, par analogie à la situation qui prévaut au nord d'Israël...

http://blog.uniterre.com/uploads/s/saltavia6983/202001.jpg

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche fr. 138

 

Le cheikh Adel Al-Kalbani, imam de la mosquée Haram de la Mecque : les oulémas chiites sont des apostats

 

Ci-dessous des extraits de propos tenus par le cheikh Adel Al-Kalbani, alors imam de la mosquée Haram de la Mecque, diffusés sur Al-Arabiya (Dubaï/Arabie saoudite) et la BBC en arabe (Royaume-Uni) les 27 février et 5 mai 2009.

Voir les extraits vidéo sous-titrés en français sur MEMRI TV en français :  http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/5043.htm?lang=fr 

Présentateur : Soutenez-vous ceux qui accusent les chiites d´apostasie ?  

Le cheikh Adel Al-Kalbani, imam de la mosquée Haram de la Mecque : En ce qui concerne les gens de la rue, cela est discutable. Mais leurs oulémas sont à mon sens des apostats. 

Présentateur : Tous ?    

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Ence qui concerne les oulémas, oui. 

[…]

Présentateur : Etes-vous pour l´octroi de la liberté religieuse, de façon générale ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Pour nous, la liberté a des limites. Permettriez-vous qu´une mosquée soit construite au Vatican ? 

Présentateur : Cheikh Adel, le Vatican est le siège de l´Eglise papale, tandis que les lieux saints en Arabie sont aux musulmans de toutes tendances. Au Vatican, ils n´autoriseraient pas non plus la construction d´un temple protestant. 

[…]

Présentateur : Où les chrétiens peuvent-ils prier ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Les chrétiens sont autorisés à prier chez eux. Nous n´avons aucune objection à ce qu´ils prient chez eux. Mais que les cloches sonnent sur la terre du Prophète Mahomet ! Voilà qui est contraire aux instructions du Prophète. Les instructions du Prophète, que nous observons, nous enjoignent : "Expulsez les juifs et les chrétiens de la péninsule Arabique." Les expulser est certes la prérogative du dirigeant, mais ils ne devraient pouvoir vivre ici que si leur présence est essentielle. 

Présentateur : Ce que vous dites est contraire à l´esprit de dialogue interconfessionnel, non ? Sur quelles bases l´Arabie s´est-elle engagée au dialogue interconfessionnel ? S´agit-il juste de dialoguer pour dialoguer ? N´est-ce pas pour que chacun puisse obtenir ce à quoi il a droit ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Si, mais dans les limites de la charia. Nous adoptons le point de vue de la charia, pas un point de vue personnel. 

[…] 

Présentateur : Mais ne pensez-vous pas qu´il devrait y avoir un dénominateur commun ? Les limites de la charia, c´est la position des musulmans, mais pas celle des chrétiens qui vivent en Arabie saoudite. 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : (Le chrétien) est venu en tant que visiteur. Il n´est pas citoyen. S´il était citoyen… comment dit-on… citoyen chrétien, il y aurait peut-être des raisons de discuter. Peut-être. Mais en principe, il est visiteur, invité, sur place provisoirement, et ensuite il repart. Il connaissait les règles avant de venir. Aucun visiteur ne peut demander au pays d´accueil de changer ses règles. 

Présentateur : Pas de changer ses règles. Mais si vous, musulman, deviez visiter un pays, ne souhaiteriez-vous pas y trouver une mosquée où prier, sans considération de citoyenneté ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : En effet. Sans aucun doute. Mais Allah soit Loué, conformément aux instructions du Prophète, "toute la Terre a été transformée en mosquée et purifiée pour moi". C´est pourquoi un musulman peut prier en tout lieu. 

[…] 

Présentateur : Vous venez d´accuser les oulémas chiites d´apostasie. Certains se demanderont : si ce n´est pas là du fanatisme, qu´est-ce que le fanatisme ?  

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Il ne s´agit pas de fanatisme. A moins que ce soit du fanatisme pour ma religion. Dans ce cas, je ne peux nier être fanatique. Je crois personnellement que quiconque est conscient du statut d´Abou-Bakr, et pourtant le maudit et se rapproche d´Allah en le maudissant, en mettant les autres en garde contre lui, en le maudissant… Je ne peux appeler "musulman" un tel individu.

Quant aux gens du peuple, je peux accepter qu´ils soient mal guidés ou ignorants.

Mais quelqu´un qui connaît le statut d´Abou-Bakr et pourtant l´accuse d´apostasie, niant qu´il ait été Compagnon de Mahomet, est incontestablement apostat, même s´il est sunnite. 

[…] 

Présentateur : Soutenez-vous les revendications des femmes en Arabie saoudite concernant certains droits dont elles se sentent privées ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Elles sont privées de certains droits, mais pas à cause du système ni de l´islam, plutôt à cause de l´application des règles par leurs maris ou parents. 

Présentateur : L´Etat et la société n´imposent-ils pas aussi des restrictions ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Je ne pense pas que la société impose la moindre restriction aux femmes. Nous avons une femme vice-ministre. 

Présentateur : Les femmes ont-elles le droit de conduire, ou la société les en empêche-t-elle ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Si tous les droits des femmes se limitent à pouvoir conduire… 

Présentateur : Ce n´est qu´un exemple, cheikh Adel. 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Il n´y a pas d´autre exemple de droits dont les femmes sont privées en Arabie saoudite. Il y a des femmes employées de bureau, des femmes médecins, des ouvrières. 

[…]

J´ai eu une longue discussion avec le cheikh Ibn Uthaymin au sujet du djihad. Nous en sommes arrivés à la conclusion que quiconque se tue se suicide, même s´il le fait pour nuire à l´ennemi. Les prétendues "opérations djihadistes" sont, en fait, des attentats suicides. C´est mon avis, et Allah évaluera ma position. Se tuer revient à se suicider. Qu´Allah pardonne ou pas (au kamikaze) n´est pas de mon ressort. Mon décret est qu´une personne qui se tue commet un suicide. 

[…]

Je crois que ma nomination à la tête de l´imamat (de la mosquée Haram) a une signification beaucoup plus importante.  

Présentateur : Que l´élection d´Obama ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : A d´autres postes, il y a peut-être eu des (noirs) dans le passé, mais m´avoir nommé à ce poste représente une décision courageuse. Je pense qu´elle est plus significative que l´élection d´Obama. 

Présentateur : Dans quel sens ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Elle participe à la démocratie, au monde. 

Présentateur : Mais il a été élu par un plus grand nombre de personnes (que vous).  

Le cheikh Adel Al-Kalbani : La mosquée Haram est le lieu de tous les musulmans. 

Présentateur : La mosquée Haram ? 

Le cheikh Adel Al-Kalbani : Oui. Elle englobe plus de monde que la Maison Blanche qui, aussi importante soit-elle, se limite aux Américains.

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source

 

 
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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