Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:09
Source : Juif.org


Manifestation à Rio de Janeiro pour protester contre la visite d’Ahmadinejad au Brésil
 
THE ASSOCIATED PRESS
22 novembre 2009 13:53
        
 
 
BRASILIA - Plusieurs centaines de Brésiliens ont manifesté dimanche sur la plage d'Ipanema, à Rio de Janeiro, pour protester contre la visite prochaine du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dénonçant ses appels à la destruction d'Israël, ses déclarations contre les homosexuels et le controversé programme nucléaire iranien.

Quelque 500 personnes ont manifesté, représentant des mouvements homosexuels, chrétiens, juifs, des artistes afro-brésiliens et des rescapés de l'Holocauste. Certains tenaient une grande cage contenant des ballons blancs, symbolisant selon eux "les valeurs répressives" de l'Iran.

Mahmoud Ahmadinejad doit arriver lundi avec 200 hommes d'affaires iraniens. Il rencontrera en privé le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui a affirmé dimanche que c'était "un honneur" de le recevoir.
Partager cet article
Repost0
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 12:31
Quand l'Iran soutient les Etats-Unis

 

Le New York Post, a révélé, lundi, que la fondation multimillionnaire Alavi avait fait des dons de centaines de milliers de dollars aux universités Columbia et Rutgers pour leurs programmes d'études sur le Moyen-Orient et la civilisation persique. Ces universités emploient des professeurs anti-israéliens et sympathisants de la République islamique.

 

 

Des manifestants devant l'entrée de l'université de Colombia, à New York, en septembre 2007, lors d'une visite du président iranien sur le campus.
Photo: AP , JPost

"Nous avons trouvé la preuve que le gouvernement iranien contrôle réellement toute la fondation", a rapporté Adam Kaufman, directeur des investigations au bureau des avocats du district de Manhattan.

D'après le quotidien new-yorkais, les agents fédéraux tentent de saisir jusqu'à 650 millions de dollars en avoirs venant de la fondation Alavi. Celle-ci est aussi suspectée de fournir des fonds à un syndicat d'espions iraniens basé en Europe.

L'un des dons les plus importants aurait atteint la somme de 100 000 dollars pour Columbia, après l'accueil, par l'université, du président Mahmoud Ahmadinejad en 2007.

Répondant à ces accusations, le professeur Hooshan Amirahmadi Amirahmadi de Rutgers a expliqué au New York Post que "les subventions venant d'Alavi sont faites aux universités et non aux professeurs". Le journal a fait remarquer qu'Amirahmadi, ancien chef du département d'études sur le Moyen-Orient et président du Conseil américano-iranien (groupe d'avocats), avait présenté le Hezbollah et le Hamas comme des organisations légitimes et non des groupes terroristes.

Robert Hornsby, porte-parole de Columbia, a précisé que les dons d'Alavi s'élevaient rarement à plus de quelques milliers de dollars et que l'école était surprise des liens directs existant entre la fondation et le gouvernement iranien. La fondation Alavi n'a pas souhaité commenter l'article.

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 08:59
Dieudonné a pu rencontrer son maître à penser, Ahmadinedjad, dont il dit avoir empoché de l'argent pour poursuivre ses shows négationnistes à Paris. Par contre, il est question d'une rencontre avortée avec Clotilde Reiss, assez avertie pour ne pas se prêter au chantage et aux mises en scène du négationniste et de ses amis les Mollahs. Le Parti Antisioniste, groupuscule de barbouzes tirés du néant par le régime oppresseur des Ayatollahs devrait être renvoyé au néant qu'il mérite, par une simple dissolution immédiate pour collusion avec un régime terroriste. Mais, de la coupe aux lèvres...


Iran : Dieudo Show à Téhéran (en images)

23.11.2009

En octobre dernier, pour échapper à l’adoption de nouvelles sanctions américaines, le régime des mollahs a accepté un projet de compromis américain se portant sur un échange de ses réserves d’uranium faiblement enrichi contre du combustible nucléaire franco-russe pour le réacteur de recherche de l’université de Téhéran. Il s’agissait d’une reculade tactique, le régime des mollahs n’avait aucune intention d’honorer son engagement. C’est pourquoi, depuis cette date, il cherche un moyen de provoquer la France ou la Russie pour les pousser à rompre cet accord qui ne lui convient pas. Sa dernière tentative s’appelle Dieudonné !



Pour agacer la France et la pousser à réagir vivement, le régime des mollahs a fait appel à son vieux complice Dieudonné et à ses talents de provocateur. Le site de ce dernier a annoncé une entrevue cordiale avec Ahmadinejad et une tentative ratée de rencontre avec Clotilde Reiss, mais le clou de son Show à Téhéran restera la conférence de presse qui avait été organisée en son honneur par l’agence Mehr (organe de la propagande internationale du régime) et la Direction Cinématographique du ministère de Guidance islamique (organe de censure qui fait office de ministère de culture).


Assis à côté de son ami cinéphile, Yahya Al-Ghabbashi, président du Centre Al Zahra et chef du Parti anti-sioniste (organismes téléguidés par Téhéran), Dieudonné a lâché une petite bombe. « Téhéran financera ses 2 projets cinématographiques » : une fiction sur l’esclavage des noirs par la France et un projet baptisé « Ananas Show qui se moquera avec humour de la nature (l’authenticité) de l’Holocauste ».

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 111.7 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 89.5 ko

Lire la suite sur : http://www.iran-resist.org/article5709.html
Partager cet article
Repost0
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 09:58




S’étant vu refuser les missiles russes S-300, l’Iran n’est pas en mesure de protéger ses installations nucléaires.

 

Rapport spécial de DEBKAfile

Adaptation : Marc Brzustowski

Titre original : Denied Russian S-300 missiles, Iran cannot protect nuclear sites

 

22 Novembre 2009, 12:24 AM (GMT+02:00)

 


http://www.libertasoccidentalis.net/libertasoccidentalis09/wp-content/uploads/2009/09/S-300-001.jpg

S-300 russes - refusés


L’Iran lance, ce dimanche 22 novembre, son vaste exercice de défense anti-aérienne Modafean-e- (Défenseurs) Aseman-e-Velayat, afin de protéger ses installations nucléaires, après avoir échoué à persuader la Russie de lui livrer la fine fleur de sa défense anti-aérienne, le S- 300. Depuis deux semaines, les responsables politiques de haut-rang et les généraux iraniens bombardent littéralement Moscou afin qu’il mène à bien son engagement de lui fournir cette arme-clé, sans résultat. Le samedi 21 novembre, le commandant en chef de l’armée de l’air iranienne, le Général de Brigade Ahmad Mighani a évoqué, en long et en large, le S-300 hautement sophistiqué, sans lequel, selon les sources militaires de DEBKAfile, l’Iran ne possède pas de réelle défense contre des frappes aériennes ou des missiles américains ou israéliens qui viendraient s’abattre sur ses installations nucléaires.


Les exercices militaires iraniens vont se dérouler dans les régions de l’Ouest et du Sud, quisont celles que l’Iran estime être les cibles sélectionnées pour l’attaque, si elle était menée par les Américains et les Israéliens. Ils couvriront une zone de 600 000 km2. Les avions de chasse iraniens simuleront les appareils ennemis fonçant en trombe avant les frappes.

 

http://news.xinhuanet.com/mil/2007-01/17/xin_4220104170356703248093.jpg

Tor M-1


Nos sources rapportent que, à l’exception de l’intercepteur de courte-portée Tor M-1 de fabrication russe, les systèmes de défense anti-aériens iraniens sont obsolètes et, pour ainsi dire, sans utilité contre les bombardiers furtifs américains ou les instruments de brouillage électronique de l’air force israélienne. De la même façon, la Syrie ne possédait pas les armements suffisants pour stopper l’attaque israélienne de son réacteur nucléaire de fabrication nord-coréenne, voici seulement deux ans. L’Armée de l’air iranienne n’est pas près de disposer de la capacité suffisante pour répondre à la puissance de feu aérien des Etats-Unis ou d’Israël.


Du fait de ce manque crucial de S-300, un officier des Gardiens de la Révolution en a été réduit à menacer : «  Si Israël attaque l’Iran, les missiles iraniens frapperont au cœur de Tel Aviv ! »

Les stratèges iraniens tentent de mettre en place 4 types de dispositifs :


1- Le plus possible d’installations nucléaires sont déplacées vers des sites souterrains secrets – parmi eux, la plupart des laboratoires de recherche travaillant au développement d’armes et de missiles nucléaires.


2- Des installations factices ont été déployées non loin des lieux de localisation d’origine afin de tromper les assaillants.


3- Les défenses les plus efficaces de Téhéran sont constituées par la puissance de dissuasion de ses missiles balistiques distribués à ses alliés au Moyen-Orient, la Syrie, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Par conséquent, la première réponse de l’Iran à une attaque ne consistera pas à attaquer les centres de populations israéliens, comme l’officier des Gardiens de la Révolution en a menacé, mais à frapper les bases à domicile de son armée de l’air, ses stocks de missile et ses radars, autant que les installations militaires américaines basées en Israël, de façon à ce que les avions de la chasse israélienne soient privés de logistique en revenant à leurs bases et que leur ravitaillement en missiles soit sérieusement endommagé ou hors d’usage.

 

http://defense-update.com/analysis/images/juniper_cobra_10.jpg


4- L’Iran fait de ses manœuvres préparatoires à la guerre un équivalent à l’exercice conjoint antibalistique américano-israélien Juniper-Cobra 10, qui s’est déroulé durant deux semaines, au début de ce mois. Les dirigeants iraniens font le maximum pour tenir leur serment de ne laisser sans réponse aucune avancée de l’armée américaine ou israélienne dans la région, alors que ces manœuvres anti-aériennes ne manqueront pas de mettre en évidence les grosses lacunes de leur système de défense.

http://cache.daylife.com/imageserve/03pJ1zn1Dr9wb/x250.jpg

Même si les toutes dernières mesures anti-aériennes et les dispositifs qu’ils ont en leur possession sont déployés, les installations nucléaires de l’Iran restent susceptibles d’être attaquées, qu’il s’agisse du centre d’enrichissement d’uranium de Natanz, des réserves de carburant d’Ispahan, des installations du nord de Téhéran, ou des réacteurs d’Arak qui font immédiatement face au Détroit d’Ormuz.

http://www.stratpost.com/wp-content/uploads/2009/04/arrow-test-742009.jpg

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 19:16

Le point de vue de Chawki Freïha

Divergences entre l’Iran et la Syrie : le Hezbollah en ferait-il les frais ?

Le couple se dispute la garde d’enfant !

vendredi 20 novembre 2009 - 17h59, par Chawki Freïha - Beyrouth

Logo MédiArabe.Info



Le couple syro-iranien, qui a scellé un « mariage de raison » depuis la Révolution de Khomeiny, s’effrite. La relation entre Damas et Téhéran a pourtant surmonté des épreuves des plus difficiles, comme la guerre Iran-Irak. Mais aujourd’hui, elle semble sur le déclin.

Généralement, quand l’un des conjoints est rongé par le mal et s’enfonce dans la crise, et l’autre est courtisé de toutes parts, le divorce devient inéluctable. Une telle issue fragilise les enfants et peut leur être fatale.

 


Iran : un malade incurable

Cette situation est d’autant plus vraie que le régime iranien plonge de plus en plus dans la crise interne et peine à régler ses contentieux régionaux et internationaux. Bien au contraire, il tente d’exporter sa crise vers le Yémen et le Golfe plus généralement, au risque de se retrouver victime de l’incendie qu’il a lui-même allumé. En effet, le conflit qu’il alimente aux frontières entre l’Arabie saoudite et le Yémen, par la rébellion chiite de Abdelmalek Al-Houthi, ne tardera pas à lui être retourné. La presse saoudienne appelle le régime de Riyad à « soutenir sans tarder les minorités ethniques (les Azéris, les Kurdes, les Baloutches, les Arabes ou les Ahwazis) et religieuses iraniennes contre le régime des mollahs ». L’avertissement lancés par les Saoudiens, rappelant aux Iraniens que « celui dont la maison est en verre ne lance pas des pierres chez ses voisins », est significatif à cet égard.

Aussi, l’entêtement du régime iranien à défier la communauté internationale et à tergiverser dans le conflit nucléaire, pour gagner du temps, menace de dégénérer, avec le risque d’un renforcement des sanctions internationales à défaut ou en attendant le conflit armé. Dans tous les cas de figure, l’Iran se retrouve aujourd’hui sur une planche savonnée. L’affaiblissement économique et financier de l’Iran est d’ores et déjà entamé.


La Syrie, habituée aux infidélités


Dans ces conditions, la Syrie commence à prendre ses distances avec l’Iran menacé, et se retrouve aujourd’hui sollicitée de toutes parts : la France et l’Union européenne, l’Arabie saoudite, et à moindre degré les Etats-Unis s’ouvrent sur Damas. La tentation est grande de franchir le pas et de demander le divorce, l’Iran affaibli ne pouvant plus verser les généreuses pensions qui ont permis à l’économie syrienne de survivre à la perte du Liban, jadis poumon économique de la Syrie pendant les années d’occupation, et à l’isolement de Damas. Celui-ci doit chercher d’autres ressources, en Occident et auprès des riches monarchies du Golfe. Ce qui irrite particulièrement l’Iran.

L’autre reproche iranien à Damas porte sur le soutien, du moins moral, apporté par les Syriens à l’Arabie saoudite dans sa guerre contre les insurgés chiites au Yémen, ainsi que celui apporté au pouvoir de Sanaa contre l’ingérence iranienne. Or, la Syrie qui venait de renouer avec Riyad à la faveur de la visite du Roi Abdallah à Damas, est contrainte d’admettre la légitime défense saoudienne, et de désavouer de facto l’Iran.


La perte du Hezbollah


Le « mariage de raison » entre Damas et Téhéran avait enfanté le Hezbollah au Liban, en 1982. Ce parti a toujours bénéficié de la bienveillance de ses parents et de leur générosité pour combattre Israël et servir leurs intérêts communs. Mais aujourd’hui, ces intérêts divergent de plus en plus, et les parents s’acheminent vers un divorce conflictuel. Tiraillé entre les deux, le Hezbollah peut faire les frais de la séparation. Or, le désarmement du Hezbollah est une condition sine qua non à la paix. Le Parti craint d’être sacrifié par la Syrie sur l’autel des négociations, le jour où celles-ci reprendront. Ainsi, à terme, l’affaiblissement du Hezbollah est inévitable. Car, privé de la courroie syrienne et des aides financières et militaires iraniennes, le Mouvement aura du mal à entretenir sa popularité qui a bénéficié, jusque-là, de toutes sortes d’allocations et de financements. Et ce, après la perte de plusieurs centaines de millions de dollars, volatilisés récemment dans l’affaire Salah Ezzeddine, qui n’a pas livré tous ses secrets.

La dispute des parents peut également s’appuyer sur les différents courants qui transcendent le Hezbollah : une aile majoritaire, très radicale et idéologisée, est toujours inféodée à l’Iran et au concept de Wilayat e-Faguih ; et un courant, moins extrémiste, est infiltré par la Syrie durant l’occupation. Entre ces deux composantes navigue le courant de l’ancien secrétaire général du parti et son co-fondateur Sobhi Toufaïla, fort de plusieurs centaines d’hommes. Le divorce prévisible entre Téhéran et Damas tracera sans doute de nouvelles lignes de démarcation au sein du parti.


Des armes iraniennes pour déstabiliser la Syrie ?


C’est dans ce contexte qu’Israël a arraisonné le cargo « Francop », le 03 novembre dernier, au large de Chypre, et l’a détourné vers le port d’Ashdod, dans le sud du pays, où des centaines de tonnes d’armes et de munitions d’origine iranienne, destinées vraisemblablement à une guérilla urbaine de part la nature de la cargaison, ont été saisies. Selon les documents du bateau, celui-ci devait débarquer la marchandise dans le port syrien de Lattaquié après son passage à Limassol et à Beyrouth. Mais depuis trois semaines, la restitution de la trentaine de conteneurs immobilisés en Israël n’a pas été réclamée par leurs propriétaires, ce qui sème le doute sur l’identité de l’expéditeur et du destinataire des armes.


Plusieurs hypothèses sont évoquées par les services de renseignements arabes, soucieux de connaitre la destination de ces armes.


La plus probable et la plus plausible, mais aussi la plus inquiétante des hypothèses est développée par l’hebdomadaire « Al Moharrer » de la semaine écoulée, selon lequel le cargo devait décharger les conteneurs dans le port de Lattaquié. Téhéran redoute que Damas ne lui tourne le dos. Des sources arabes affirment à cet égard que l’Iran a déjà réussi à infiltrer l’armée syrienne à la faveur de formations offertes aux officiers dans les bases des Gardiens de la Révolution. L’Iran a également infiltré la société syrienne par le biais de conversions au chiisme, généreusement rétribuées. De ce fait, des services de renseignements arabes n’écartent pas une tentative de Téhéran de déstabiliser la Syrie pour l’empêcher de rompre son alliance.


Ce qui pourrait conforter cette hypothèse est le fait que, généralement, l’Iran livre ses armes au Hezbollah et à la Syrie par des bateaux de lignes qu’Israël ne peut arraisonner sans provoquer une crise régionale, soit par avion directement à Damas, soit encore par voie terrestre, à travers la Turquie. Or, le recours à un moyen « clandestin », comme les soutes du Francop, semble cette fois-ci attester que la destination des armes n’était pas le régime syrien, mais plutôt des groupes syriens proches de l’Iran. De même, si la cargaison était destinée au Hezbollah, sans passer par la Syrie, cela signifie la perte totale de confiance de Téhéran envers Damas. Ceci est d’autant plus vrai que les Iraniens accusent les Syriens d’avoir éliminé Imad Maghnieh, le chef militaire du Hezbollah, ou de ne pas l’avoir protégé.


L’autre hypothèse s’appuie sur le démenti du Hezbollah de tout lien avec cette cargaison. Elle pose alors la question de savoir si ces armes n’ont pas été adressées par l’Egypte, où le bateau a fait une escale à Damiette, à des miliciens libanais hostiles au Hezbollah, en riposte aux tentatives de déstabilisation menées ces derniers mois par le parti chiite en Egypte ? Dans ce cas, le Hezbollah peut craindre d’être sérieusement visé.


En attendant de connaitre les vrais destinataires de cette cargaison, la Syrie semble avoir reçu le message iranien, et a réagi sans tarder, comme le prouve le voyage précipité de son ministre des Affaires étrangères, Walid al-Moallem, à Téhéran le 04 novembre. Il a remis un message du président syrien Bachar al-Assad à Mahmoud Ahmadinedjad dans lequel il a renouvelé son soutien au programme nucléaire iranien et a dénoncé les manœuvres américaines et occidentales hostiles à l’Iran. De son côté, le président iranien a rappelé aux Syriens la solidité de leur alliance, fondée sur la défense des intérêts communs et celle des droits de la nation islamique. Une sorte de réconciliation forcée et provisoire au sein du couple.


Chawki Freïha

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 15:06

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 564

La réponse de l´Iran à l´Occident : La patience iranienne a des limites ; nous avons déjà entamé la production [d´uranium enrichi à 20%]

Introduction

Le 9 novembre 2009, le président des Etats-Unis Barack Obama a dit à Reuters dans une interview que la situation politique instable en Iran pourrait compliquer les tentatives pour conclure un accord sur le combustible nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances mondiales. Un accord a donc été envisagé avec l´Iran lors des pourparlers nucléaires de Vienne, mais l´Iran hésiterait à le ratifier, en raison des critiques intérieures.

L´évocation des pourparlers de Vienne (18 et 19 octobre 2009) et l´explication selon laquelle la situation politique instable en Iran ne permet pas au régime iranien d´annoncer qu´il accepterait l´accord, peuvent prêter à confusion. Les déclarations publiques en Iran depuis la fin des pourparlers témoignent en effet des faits suivants :

1)      Aucun accord n´a été conclu lors des pourparlers de Vienne. Dans les déclarations tenues à la fin des pourparlers – selon lesquelles l´Iran doit répondre à la proposition dans les deux jours à venir – le directeur de l´AIEA Mohamed ElBaradei faisait allusion à une proposition qui n´était nullement celle de l´Iran : la proposition mise au point par l´Occident et ElBaradei. Selon la version iranienne des événements, les pourparlers de Vienne ne portaient pas sur l´avenir du programme nucléaire de l´Iran, mais sur la d emande d´acquérir de l´uranium enrichi à 20% pour son réacteur de recherche à Téhéran. L´Occident a essayé, et essaie encore, d´imposer des conditions en insistant pour que l´Iran envoie 75% de son combustible nucléaire, soit près de 1200 kg, hors du pays pour enrichissement. Cet enrichissement neutraliserait toutefois l´uranium de manière à le rendre militairement inutilisable. L´Iran a rejeté cette condition, annonçant que s´il ne pouvait acquérir l´uranium enrichi souhaité, il l´enrichirait de lui-même, reconnaissant avoir déjà entrepris de le faire. L´Iran a en outre souligné que la date limite posée par ElBaradei avait été injustement présentée comme un ultimatum, mais que l´Iran ne l´avait pas considéré comme tel et ne répondrait à aucun ultimatum. L´Iran affirme avoir soumis sa propre proposition, qui est qu´il achètera de l´uranium enrichi ou l´enrichira de lui-même, et ajoute être toujours en attente d´une réponse de l´Occident à sa propre proposition.

2)      Le régime iranien est actuellement stable. La crise qui a suivi l´élection présidentielle de juin a pris fin, et ne peut rendre compte d´un retard de la réponse iranienne à un tel accord, vu qu´aucun accord de ce type n´a jamais été conclu. Il n´existe en outre aucun différend entre les divers courants politiques iraniens sur la question nucléaire. La déclarati on du président Obama selon laquelle "une situation politique instable en Iran pourrait compliquer les efforts visant à conclure un accord sur le combustible nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances mondiales" révèle une méconnaissance fondamentale du fonctionnement du pouvoir interne de l´Iran, qui veut que ce soit le Guide suprême iranien Ali Khamenei qui définisse la politique nucléaire du pays, et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui la mette en œuvre.

La réponse de l´Iran a été transmise à l´AIEA une semaine après les pourparlers de Vienne par le représentant iranien auprès de l´AIEA, Ali Asghar Soltanieh, à son re tour à Vienne. L´Iran a choisi de ne pas rendre publique sa réponse officielle, mais de communiquer sa position à divers porte-parole du régime. Toutefois, l´Occident et l´AIEA aussi se sont, pendant des semaines, abstenus de révéler publiquement la position de l´Iran, afin d´occulter l´existence d´une crise profonde en Occident quant à la façon de traiter avec l´Iran.

L´Occident continue de repousser la date limite pour que l´Iran puisse évaluer sa proposition, mais la position iranienne est immuable. Toutefois, M. Obama a profité de la date du 4 novembre, 30ème anniversaire de la prise de l´ambassade américaine à Téhéran en 1979, célébrée chaque année à trave rs l´Iran, pour déclarer que les Etats-Unis cherchaient à établir de nouvelles relations avec l´Iran. Il a dit: "J´ai dit clairement que les États-Unis d´Amérique veulent dépasser ce passé, et cherchent à établir avec la République islamique d´Iran des relations fondées sur des intérêts communs et le respect mutuel". Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a répondu que le chemin vers l´établissement de relations entre l´Iran et les États-Unis est encore long, appelant les Etats-Unis à modifier leur politique afin de créer une nouvelle atmosphère au Proche-Orient. Il a ajouté que l´Iran n´avait encore remarqué aucun changement réel dans la politique américaine.

Par ailleurs, les Iraniens affirment que ce sont eux qui attendent une réponse de l´Occident à leur proposition - et que c´est leur patience qui est mise à rude épreuve. Le quotidien Kayhan, proche de Guide suprême iranien Ali Khamenei, relève le 15 novembre que l´Occident doit savoir que la patience de l´Iran a ses limites ; la question de l´approvisionnement de combustible nucléaire pour le réacteur de recherche de Téhéran ne peut rester éternellement sans réponse.

L´Iran se considère comme une superpuissance qui a droit à l´énergie nucléaire à des fins civiles ; il souligne qu´il n´est pas disposé à débattre de son statut ou de son programme nucléaire avec qui que ce soit, de même qu´aucune autre puissance nucléaire - comme l&acu te;Allemagne ou le Japon - ne négocieraient leur statut de puissance nucléaire ou leurs programmes nucléaires avec qui que ce soit. L´Iran souligne que, à l´instar des autres puissances nucléaires, la seule question qu´il soit prêt à aborder est celle de la surveillance, et que ces négociations ne peuvent être menées qu´avec l´AIEA, et non avec les 5 +1 ou le Conseil de sécurité des Nations unies.

Consulter en anglais les déclarations des porte-parole iraniens publiées depuis les pourparlers de Vienne, qui expriment la position officielle de l´Iran sur le dossier nucléaire et les pourparlers : http://memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=IA56409

Ces déclarations révèlent que l´Iran n´a donné aucune réponse concrète à la proposition de M. ElBaradei, et qu´il s´attend à entamer des négociations sur sa propre proposition. Les déclarations révèlent également la position iranienne, non encore officialisée, face à la proposition de M. ElBaradei. Lire le rapport complet en anglais : http://memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=IA56409

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

 

  

 

    

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 09:42


Toujours très préoccupés par ce qui se passe aux frontières d'Israël, qu'il s'agisse de Gaza ou du Liban, où les milices Hamas et Hezbollah, affiliées à l'Iran, ont pris leurs quartiers, il paraît de plus en plus clair que les phénomènes observés se reproduisent dans tout le périmètre de l'Empire mollachique. Celui-ci initie les mêmes types de conflits de proximité, dits de "basse intensité", en reprenant les mêmes procédés, à l'encontre de ses voisins immédiats, de façon à prendre en étau le Golfe d'Aden et la Mer Rouge, par une prise de contrôle progressive de l'isthme, depuis une partie du Yémen et la jonction avec les milices al-Shahab somaliennes. Ainsi, pendant que les membres, triés sur le volet, du Club des 5 + 1 devisent tranquillement de l'urgence ou non, de serrer la vis des sanctions contre le régime totalitaire de Téhéran ou de continuer à lui faire des risettes, avec les yeux aussi fermés que doux de la Russie et de la Chine sur les vélléités hégémoniques entreprises, l'Iran, lui, progresse pas à pas et prépare ses sous-traitants à obtenir, un jour proche, des "bombes sales", afin de terroriser tous les réseaux économiques, énergétiques et stratégiques de la planète...

 

Aussi, bien loin de percevoir les évènements comme résultant d'une sorte de guerre de position ou "des tranchées", façon tunnels du Hamas et bases souterraines du Hezbollah sous les pieds mêmes d'une FINUL aussi inutile que ridicule, il est clair que les pays arabes sont, désormais, impliqués dans une guerre directe ou indirecte contre les trafics du Hezbollah et de son parrain, les Forces al-Qods du CGRI ou Pasdaran, aux portes mêmes de leurs gouvernorats de province. Alors que l'on prétend s'inquiéter des éventuelles conséquences d'un  raid aérien israélien sur les bases nucléaires iraniennes, Téhéran a, depuis longtemps, pris les devants et sème allègrement la terreur, jusqu'en Erythrée, Somalie, Yémen, soit les portes de l'Arabie Saoudite et de l'Egypte. En ce sens, l'attentisme chronique d'Obama l'indécis érige des ponts d'or au terrorisme islamique, en permettant à une coordination efficace des Pasdaran et d'al Qaeda de se mettre en ordre pour la "Mère des batailles"...



19.11.09

Contact: Diana Gregor  +44 (0)20 3239 7342   diana.gregor@realite-eu.org

La guerre par procuration de l'Iran au Yémen

http://www.realite-eu.org/site/apps/nlnet/content3.aspx?c=9dJBLLNkGiF&b=2331129&ct=7677997


L'Iran stimule la violence au nord du Yémen par l'intermédiaire du soutien politique et militaire des militants d'al-Houthi, la branche d'une secte chiite au sein du mouvement Zaidi.[1] Depuis 2004, les militants chiites d'al-Houthi se battent contre le gouvernement yéménite, mais le conflit a atteint aujourd'hui son apogée.[2] Le 15 novembre, le chef de l'antiterrorisme yéménite, le Général Yaya Saliha a dit à Al-Jazzera dans une interview qu' "il n'y a aucun doute" que l'Iran soutienne et finance la guerre par procuration d'al-Houthi contre le gouvernement du Yémen.[3]

 

Le groupe militant porte le nom d'Hussein Al-Houthi, représentant du parti Al-Haq du parlement yéménite de 1993 à 1997, qui a tenté de doubler le gouvernement en raison de son alliance avec les États-Unis. [4] Le gouvernement yéménite déclare que le groupe militant cherche à établir un état chiite indépendant au nord du Yémen.[5]

 

Ce conflit consiste en un conflit sectaire entre la majorité des musulmans sunnites du Yémen et sa minorité chiite.[6] Les Musulmans chiites comprennent la majorité de la population totale iranienne (90 à 95 pour cent) et près de 40 pour cent de la population du Yémen est chiite. [7]

 

Le Yémen s'est développé comme le foyer des activités d'Al Qaeda dans le Golfe et également comme le lieu de naissance de son dirigeant le père d'Oussama ben Laden.[8] En octobre 2000, les islamistes d'Al Qaeda au Yémen ont attaqué l'USS Cole, un navire de la marine américaine, tuant 17 soldats américains. [9]

 

Alors que ce conflit n'a pas été largement rapporté dans les médias occidentaux, la presse arabe a de plus en plus critiqué publiquement l'ingérence de l'Iran en soulignant l'inquiétude concernant les ambitions hégémoniques iraniennes dans la région. [10]

 

L'Iran menace la souveraineté du Yémen


Le 26 octobre, la marine yéménite a saisi un navire iranien près de la côte nord-ouest du Yémen dans la Mer rouge, qui transportait des missiles antichars destinés aux militants Houthi.[11] Les sources du gouvernement ont également révélé que les cinq membres d'équipage qui étaient à bord du navire étaient des experts en armes. [12]

 

La présence de la quatrième flotte iranienne dans le Golfe d'Aden permet à la République Islamique d'augmenter ses activités de contrebande d'armes à destination des groupes terroristes et des islamistes chiites au Yémen, en Somalie, selon des experts dans une interview avec l'hebdomadaire égyptien officiel Akhbar Al-Yaum. [13] Les experts ont également dit que l'Iran faisait passer des armes en contrebande au Yémen en passant par Eretria.[14]

 

Le 19 octobre, le président du Yémen, Ali Abdullah Salih, a accusé certains dignitaires iraniens de financer la guerre par procuration combattue par les militants Houthi et d'essayer de créer une "Zone chiite" le long de la frontière yéménite et saoudienne, ajoutant que les militants " ont été formés de la même manière que le Hezbollah au Sud Liban. " [15]

 

Le cheikh Abdul Majid al-Zadai, chef de l'université d'Imam au Yémen, a dit : "La façon dont les événements bougent dans ce pays dernièrement nous indique que l'Iran souhaite exporter l'idéologie chiite par la force, ce que nous rejetons absolument." [16]

 

Les pays du Golfe tournent en dérision la guerre par procuration de l'Iran

 

Le rôle de l'Iran est d'armer la minorité yéménite du nord qui menace aujourd'hui l'avoisinante Arabie Saoudite, en obligeant le royaume à s'impliquer dans le conflit. [17]

 

Le 10 novembre, l'Arabie saoudite a imposé un blocus naval dans la Mer rouge pour empêcher l'Iran d'expédier d'autres armes aux militants au nord du Yémen. [18]


Faisant référence à la participation de l'Arabie saoudite au conflit, le ministre des Affaires étrangères iranien, Manoucher Mottaki, a mis en garde "ceux qui versent de l'huile sur le feu doivent savoir qu'ils n'échapperont pas à la fumée qui s'élève." [19]

 

La guerre par procuration de l'Iran contre le gouvernement du Yémen, le long de la frontière d'Arabie saoudite, oblige les dirigeants arabes à parler ouvertement. Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Abul Gheit a dit le 4 octobre "Nous rejetons … tout type de révolte et nous rejetons toute ingérence étrangère [au Yémen]. L'Égypte soutient tout à fait - avec tout son pouvoir et ses capacités – sa sœur yéménite." [20]

 

Le Hezbollah aide les militants : similitudes frappantes entre les groupes de la milice au Sud Liban et au Yémen


Dans une interview du 28 mars avec le quotidien londonien al-Hayat, Ali Abdullah Salih a dit : "Les activistes du Hezbollah libanais donnent une aide considérable au groupe Al-Khawthi au Yémen. Ils dispensent une formation militaire et logistique : les membres d'Al-Khawth sont formés par un certain nombre de spécialistes et de groupes associés au Hezbollah, pour assembler des bombes, des mines et des explosifs." [21]

 

Le directeur du Future Studies Centre situé à Sanaa, Fares al-Sakkaf, dit qu'ils existent des similitudes entre les militants Houthi et le Hezbollah soutenu par l'Iran. Tous deux sont des branches militaires avec un rameau politique.[22]

 

Le 16 novembre, les militants chiites au Yémen ont prétendu avoir tiré une roquette Katyousha sur une base militaire saoudienne.[23]

 

La roquette Katyousha est la première arme que l'Iran a fournie au Hezbollah. Le groupe mandataire iranien basé au Liban possède plus de 40 000 roquettes Katyousha.[24]

 

Le Hezbollah reçoit des sommes considérables sous la forme d'une aide financière, politique, diplomatique, organisationnelle, en matière de formation, d'armes, d'explosifs de la part de l'Iran et de la Syrie. L'Iran fournit probablement une aide financière et militaire de 25 à 50 millions de dollars américains. Le Hezbollah est étroitement allié à l'Iran, et souvent dirigé par lui, mais il a la capacité et la volonté d'agir indépendamment.[25]

 


 

Références:

[1] Al Jazeera and agencies, “Yemeni cleric blames Iran for war,” Al Jazeera International, Oct. 5, 2009, http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/10/20091055403891459.html

[2] “U.N.: Yemen's civil war spreads to Saudi Arabia,” CNN International, Nov. 14, 2009, http://edition.cnn.com/2009/WORLD/africa/11/14/yemen.fighting/ 

[3] Al Jazeera and agencies, “Yemen says Iran funding rebels,” Al-Jazeera International, Nov. 16, 2009, http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/11/2009111675649700628.html

[4] Politics in Depth Team, “Yemen's Conflict Explained,” Islam Online, Sept. 5, 2009, http://www.islamonline.net/servlet/Satellite?c=Article_C&pagename=Zone-English-Muslim_Affairs%2FMAELayout&cid=1251021451692

[5] “Yemeni rebel leader denies seeking Shi'ite state,” Reuters, Sept. 29, 2009, http://www.reuters.com/article/worldNews/idUSTRE58S2R920090929

[6] Hill, Ginny, “Cold War roots of Yemen conflict,” BBC, Sept 17, 2009, http://news.bbc.co.uk/2/low/middle_east/8261867.stm

[7] “Mapping the Global Muslim Population,” The Pew Forum on Religion and Public Life, October 2009, http://pewforum.org/docs/?DocID=455

[8] “FACTBOX-Qaeda's resurgent Gulf wing stirs security fears,” Reuters, Nov. 16, 2009, http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLD436393

[9] “US says no military cooperation deal with Yemen,” Agence France-Presse, Nov. 15, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5imPsmqYfB1ZOduWxG-jq_KewahNQ  

[10] R. Green and Y. Mansharof, “Iran, Saudi Arabia Face Off in the Media,” MEMRI, No. 554, Oct. 16, 2009, http://www.memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=ia&ID=IA55409;
“Saudi Daily: Iran is Expanding its Activity in the Red Sea,” MEMRI, No. 2631, Nov. 4, 2009, http://www.memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=SD263109  

[11] Ajbaili, Mustapha, “Yemen seizes weapons vessel with Iranian crew,” Al-Arabiya, Oct. 26, 2009, http://www.alarabiya.net/articles/2009/10/26/89328.html

[12] Ajbaili, Mustapha, “Yemen seizes weapons vessel with Iranian crew,” Al-Arabiya, Oct. 26, 2009, http://www.alarabiya.net/articles/2009/10/26/89328.html

[13] Yemen Post Staff, “Iran Raises Rate of Smuggling Weapons to Target Sana’a and Riyadh: Expert,” Yemen Post, Nov. 14, 2009, http://yemenpost.net/Detail123456789.aspx?ID=3&SubID=1571&MainCat=3

[14] Yemen Post Staff, “Iran Raises Rate of Smuggling Weapons to Target Sana’a and Riyadh: Expert,” Yemen Post, Nov. 14, 2009, http://yemenpost.net/Detail123456789.aspx?ID=3&SubID=1571&MainCat=3

[15] “Yemen's Saleh slams Iran for funding Shiite rebels,” Agence France-Presse, Oct. 19, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jcX1LBTjEewUyS0LcQk60enVG5MA

[16] Al Jazeera and agencies, “Yemeni cleric blames Iran for war,” Al Jazeera International, Oct. 5, 2009, http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/10/20091055403891459.html  

[17] Arrabyee, Nasser, “Peninsula on the brink,” Al-Ahram Weekly, Nov. 12 – 18, 2009, Issue No. 972, http://weekly.ahram.org.eg/2009/972/re5.htm

[18] Nasrawi, Salah, “Adviser: Saudi navy blockades north Yemen coast,” The Associated Press, Nov. 10, 2009, http://news.yahoo.com/s/ap/20091110/ap_on_re_mi_ea/ml_saudi_yemen

[19] Agence France-Presse, “Iran warns against regional intervention in Yemen,” Kuwait Times, Nov. 11, 2009, http://www.kuwaittimes.net/read_news.php?newsid=MzgyNTEwMjYz

[20] Al Jazeera and agencies, “Yemeni cleric blames Iran for war,” Al Jazeera International, Oct. 5, 2009, http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/10/20091055403891459.html  

[21] “President of Yemen: The Hezbollah organization is supplying military and logistical training to the Yemenite Al-Khawthi group, which is striving to topple the regime,” ICT’s Jihadi Website Monitoring Group Insights, August 2009, http://www.ict.org.il/Portals/0/Internet%20Monitoring%20Group/JWMG_Hezbollah_Yemen.pdf  

[22] Hasni, Mohamed, “Yemen's Shiite rebels -- like Hezbollah or a world apart?,” Agence France-Presse, Oct. 14, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gevcoc1BCybEV3m7L2oBuOKMA7zw 

[23] “Houthis say used Katyusha in Saudi base attack,” Al-Arabiya, Nov. 16, 2009, http://www.alarabiya.net//articles/2009/11/16/91428.html 

[24] "Une guerre civile atroce et cruelle se dessine au Liban," Libération, May 9, 2008

[25] GlobalSecurity.org

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:58
Iran : la politique de l’humiliation

Ahmadinejad a besoin de Clotilde Reiss

 

 

http://www.causeur.fr/iran-la-politique-de-l-humiliation,3311

 


Publié le 17 novembre 2009 à 13h42 32 réactionsImprimer

Ahmadinejad

Le Francop, le cargo arraisonné le 4 novembre par Israël au larges des ses côtes, a livré bien des secrets : il transportait, dissimulées dans des containers, des centaines de tonnes d’armes et de munitions – notamment des roquettes – en provenance d’Iran et destinés au Hezbollah. Mais il n’est pas nécessaire de livrer une bataille rangée en pleine nuit par mer agitée pour connaître un secret de Polichinelle qui est que l’Iran mène tout le monde en bateau.

Les négociations ouvertes il y a un mois sous l’égide de l’AIEA en sont l’illustration parfaite. Les Iraniens avancent pour mieux reculer, mettent en scène des crises et sèment des obstacles pour engager leurs interlocuteurs dans des débats secondaires. Sans jamais dire clairement non, ils prennent leur temps pour concocter des “oui, mais” farfelus. Dernier exemple en date, le deal proposé par l’AIEA aux termes duquel l’Iran transférera 1200 de ses 1500 kilos d’uranium faiblement enrichi à la Russie et à la France pour qu’elles l’enrichissent plus fortement, le transformant ainsi en matière impropre à l’usage militaire. Dès que cette proposition a été mise sur la table, Téhéran s’est appliqué à la vider de sens.

Les négociateurs iraniens ont deux objectifs seulement. D’abord, ils aimeraient empocher les concessions faites par les “5 + 1″ (les quatre membres du conseil de sécurité plus l’Allemagne) dont la plus importante est la reconnaissance du fait accompli iranien dans le domaine nucléaire. Sans rien donner en échange, les Iraniens essaient de transformer en acquis ce qui devrait être une composante d’un deal global. Leur jeu se résume à diluer autant que possible leurs engagements pour reprendre plus tard la négociation avec, comme point de départ, la dernière concession. Quant à leur deuxième objectif, il consiste à séparer les Occidentaux des Russes et des Chinois, ce qui n’est pas très difficile. Pour que Pékin et Moscou bloquent la machine internationale en mode “dialogue”, il leur suffit que les apparences soient sauves et que l’Iran fasse mine de laisser toujours la porte entrouverte.

Cette pratique de la “discussion” fondée sur le chantage n’est pas une tactique provisoire mais une tendance fondamentale de la politique iranienne.

Au moment où la marine israélienne s’affairait sur le Francop, l’Iran était en fête. Comme chaque année le 4 novembre, le régime célébrait un grand moment de la révolution khomeyniste : la prise de l’ambassade américaine à Téhéran. Et pour ce 30ème anniversaire, les dirigeants de la république islamiste se sont offert un petit cadeau, à la fois ludique et pédagogique : Clotilde Reiss. Voilà qui a dû rappeler le bon vieux temps à Ahmadinejad, qui fut l’un des principaux militants du groupe d’étudiants à l’origine de l’opération.

La prise d’otages, mode opératoire favori devenu lieu de mémoire, constitue une “structure élémentaire”, pour utiliser l’expression de Claude Lévi-Strauss, de la culture politique iranienne des trente dernières années. Les étudiants iraniens qui avaient réussi en novembre 1979 à forcer les portes de l’ambassade américaine et à occuper les lieux, ne se sont pas contentés de cet acte hautement symbolique. Dès le début, et malgré l’exil en France de son leader Khomeyni, cette révolution-là ne cherche pas sa Bastille mais la mise en scène sordide du renversement des rapports de forces. L’attaque de l’ambassade était la première scène du premier acte. La pièce fut une prise d’otages de 444 jours.

Depuis cette affaire, l’histoire des relations entre le régime iranien et ce qu’on peut appeler “l’Occident” n’est qu’une succession de prises d’otages. Quand les Iraniens veulent quelque chose, ils négocient avec une arme braquée sur la tempe de quelqu’un. L’humiliation de l’ennemi est au cœur du rituel politique iranien.

Un lacanien aurait déjà noté une non-coïncidence étonnante : les victimes du Shah ont besoin de souris pour jouer le rôle du grand méchant chat. En tout cas, il y a dans cette mise en scène du pouvoir quelque chose de névrotique. Le problème du régime n’a pas grand-chose à voir avec les rapports de force dans le monde réel mais avec un sentiment d’infériorité et d’humiliation qu’aucune victoire ne semble susceptible de guérir et qui se traduit par l’obsession de la domination. Trente ans après leur victoire, pour se sentir forts, Ahmadinejad et les révolutionnaires de 1979 ont toujours besoin de Clotilde Reiss.

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 23:25
Nucléaire: un accord secret entre l'AIEA et l'Iran
Tuesday 17 November 2009


http://www.lexpress.fr/medias/387/iran-qom_407.jpg



Les Nations Unies et l'Iran négocieraient en secret un accord sur le programme nucléaire de Téhéran. Il permettrait en échange de la coopération des autorités iraniennes avec les inspecteurs de l'Agence Internationale de l'énergie atomique (AIEA) la levée des sanctions tandis que Téhéran conserverait l'essentiel de son programme nucléaire.

The Times qui révèle cette information dans son édition du 17 novembre a eu entre les mains un projet d'accord en 13 points rédigé en septembre par les équipes de Mohamed ElBaradei, le directeur général de l'AIEA.

L'AIEA dément l'existence de ce document qui selon The Times lui a été communiqué par une des parties impliquées dans la partie de bras de fer qui est alarmée par les concessions faites au régime iranien.

Cette révélation intervient au moment même où l'AIEA met justement en garde contre le fait que l'Iran peut dissimuler d'autres sites nucléaires secrets comme celui d'enrichissement de Qom dont l'existence a été révélée en septembre et que ces inspecteurs ont pu visiter le mois dernier. Le rapport rédigé par les inspecteurs et qui doit être débattu la semaine prochaine par le Conseil de l'AIEA met en garde contre la forte probabilité que l'Iran cache d'autres installations de son programme nucléaire.

Le rapport insiste notamment sur le fait que le régime iranien ment quand il explique que la construction de l'installation d'enrichissement de Qom a commencé en 2007 dans la crainte d'une attaque israélienne. Il existe des preuves du démarrage du projet en 2002. Par ailleurs, la capacité de l'installation d'environ 3 000 centrifugeuses ne correspond pas à des besoins civils. Elle est trop faible. En revanche, elle peut produire suffisamment de matière fissile pour fabriquer une ou deux bombes atomiques par an.

Mohamed ElBaradei, qui a été accusé de faiblesse face à l'Iran, tente avant de quitter son poste à la fin de l'année de partir sur un succès et de trouver une solution acceptable à la fois par Téhéran et par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Russie et la Chine qui sont les pays engagés dans les négociations.

L'accord pourrait notamment satisfaire la Russie et la Chine qui cherchent depuis des mois à trouver une solution de compromis avec l'Iran. Le Conseil de sécurité devrait révoquer les trois programmes de sanctions et les cinq résolutions ordonnant à l'Iran d'arrêter son programme d'enrichissement d'uranium. L'Iran aurait le droit de poursuivre l'enrichissement d'uranium mais sous le contrôle étroit de l'AIEA.

[Lire l'article complet sur THE TIMES]

Lire également sur le même sujet du programme nucléaire iranien: De quoi l'Iran a-t-il peur?, Pourquoi Israël attaquera l'Iran?, Nucléaire: l'Iran gagne encore du temps, Surprise: l'Iran ment! et Les risques d'une attaque israélienne contre l'Iran.



Image de Une: Le site secret d'enrichissement d'uranium près de Qom  Reuters

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 22:51

Et si Israël frappait « l’Iranium »?

novembre 13th, 2009 · 

Une petite analyse des risques liés à une action militaire contre la Perse atomique, un survol prolongé des motivations stratégiques de Téhéran … Et une lueur d’espoir trop souvent oubliée.


iran_nucleaire2

 

 

Glaives hébreux et boucliers perses


 

Le site d’Osirak regroupait quasiment toutes les installations nucléaires irakiennes. En 1981, une escadre de l’Israeli Air Force pulvérisa définitivement les rêves atomiques de feu Saddam Hussein. Tirant certainement leçon de l’énorme erreur irakienne, la République islamique d’Iran a multiplié les sites clés: une usine de conversion de l’iranium à Ispahan, une centrifugeuse à uranium enrichi et trois usines d’enrichissement d’uranium à Natanz et à Qom, une usine d’eau lourde et un réacteur expérimental au plutonium à Arak, et un réacteur à eau légère à Busher (n’étant pas considéré comme essentiel pour la fabrication d’armes nucléaires. Au total, les visites incomplètes de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique ont permis d’identifier une vingtaine de sites officiels dont quelques uns appartenant à la compagnie électricité. Atteindre autant de cibles éparpillées - profondément enterrées et difficilement localisables - sur l’immense territoire iranien nécéssite non pas un raid aérien mais une opération d’envergure impliquant près d’une centaine de chasseurs-bombardiers, innombrables aléas opérationnels en sus.


 

Les équipements militaires de la République islamique sont de manufactures occidentales d’une part, russes et chinoises d’autre part: les premières acquises auprès de l’OTAN par le régime du Chah, les secondes après la révolution de 1979. Certes obsolètes et manquant sûrement de pièces de rechange, les chasseurs F-14 Tomcat iraniens ont encore des dents très acérées. Grâce à leur remarquable formation et à la manoeuvrabilité de leurs F-15 et F-16, les pilotes hébreux l’emporteraient aisément sur leurs adversaires. Mais le moindre « combat de chiens » dans les cieux perses éveillerait aussitôt l’attention de l’armée de l’air et des batteries anti-aériennes. Maverick et Goose ne volent tranquillement que dans les nuages hollywoodiens…


 

La menace la plus sérieuse viendrait des missiles sol-air I-Hawk made in USA (en service chez les Marines jusqu’en 2002), des redoutables SA-10, SA-15 et des plus récents Thor-M1 et Pachora-2A, technologies russes très efficaces contre les hélicoptères et les chasseurs même équipés de contre-mesures. Cependant, ces systèmes peuvent être brouillés électroniquement, leurrés ou neutralisés à courte/moyenne portée par des missiles anti-radar de l’IAF. En outre, l’efficacité des systèmes anti-aériens russes est sujette à de multiples interrogations depuis un raid particulièrement ingénieux de l’aviation israélienne en Syrie à l’été 2007.


 

Depuis peu, l’IAF a effectué de nombreuses améliorations sur ses F-15 Raam et F-16 Soufa (dérivations des F-15i et F-16i): leurs rayons d’action ont été considérablement allongés et leurs systèmes de guerre électronique ont été drastiquement améliorés. Pour peu que l’aviation israélienne envisage des raids chirurgicaux ou « de moyenne intensité » contre l’Iranium, aurait-elle recours à des drones-leurres (et/ou à des drones cyberpirateurs ?) afin de désemparer les défenses iraniennes ? Cette méthode fit auparavant ses preuves contre la DCA syrienne.


 

On peut parier sans trop risques que les fournisseurs russes aient procédé à quelquesupgrades des défenses anti-aériennes de leurs clients perses, déjà très percutantes dans leurs versions basiques. Plusieurs chasseurs de l’OTAN en firent la triste expérience lors des campagnes balkaniques. En 2009, la Russie aurait du livrer des S-300 à longue portée à la République islamique mais ne pourra honorer son contrat avant 2011. Ces missiles Patriot venus du froid feraient réfléchir toute force aérienne sur le niveau très probable de pertes lors des trajets allers-retours dans les cieux perses.


 

Ces trajets augmenteront significativement si les escadres devaient contourner les espaces aériens jordanien, syrien et irakien, pénétrer celui iranien et rentrer at home. Couvrir ces 1400-2600 km ne peut se faire sans un ou deux ravitaillements en vol compliquant d’autant la donne. Idem pour l’implication de commandos hébreux au sol chargés de marquer/désigner les installations nucléaires iraniennes à leurs compagnons aviateurs. Il s’agit de passer complètement inaperçu en territoire perse, pas d’aller récupérer des otages dans un aéroport africain désaffecté. Pour peu que ces forces spéciales sachent exactement où et quoi marquer, comment détruire une cible savamment bunkérisée ? Disponibles dans les entrepôts de l’IAF, les fameuses bombes anti-bunker BLU-109 furent d’une efficacité très relative lorsque l’US Air Force en fit usage en Afghanistan.


 

Le caractère décisif d’une frappe aérienne contre l’Iranium ne dépend pas seulement des évolutions/réactualisations au sein de l’attaque israélienne et de la défense iranienne, mais surtout des estimations de son impact logistique et stratégique.


 

Dans un rapport intitulé « Can military strikes destroy Iran’s gas centrifuge program? Probably not », le Institute for Science and International Security ne voit guère de réelles solutions militaires contre l’Iranium. En une trentaine d’années, la République islamique a suffisamment accumulé de matières enrichies, fermement sécurisé et géographiquement éclaté sa logistique nucléaire. Les renseignements américains et israéliens ne semblent disposer que d’informations partielles sur cette logistique et sur ses capacités de résilience. L’Iranium a donc largement eu le temps de se prémunir contre un raid israélien et à fortiori contre une opération américaine d’envergure partant de Turquie, du Golfe arabe et/ou des bases irakiennes et afghanes.


 

Dans un tel scénario, il faudra inéluctablement tenir compte des attitudes de la Russie et de la Chine, partenaires militaires et nucléaires de l’Iran. Qu’en serait-il de la réaction de ce dernier: attentats contre des intérêts américains ou occidentaux, contre des civils israéliens ou des communautés juives, paralysie du détroit d’Ormuz, lourdes nuisances tous azimuts au Liban, en Irak et en Afghanistan, tirs de missiles conventionnels contre Israël ou contre les forces américaines ? Et au final, une flambée stratosphérique des cours pétroliers. Bref, l’Iran a largement de quoi enflammer le coût d’une guerre limitée ou totale à son encontre.


 

Aux sources de l’Iranium


 

Comportant d’emblée des visées civiles et militaires, le programme nucléaire iranien date des années 70. Souhaitant réduire sa dépendance aux hydrocarbures et préparer l’après-pétrole, le royaume chiite avait toutes les raisons pour forger un programme nucléaire civil dont l’existence ne sera jamais remise en cause. A l’époque, les Etats-Unis étaient plus soucieux de contenir l’URSS, Téhéran entretenait des relations plus ou moins amicales avec Tel-Aviv, coopérait militairement avec l’OTAN et ratifiait le Traité de Non-Prolifération.


 

L’Iran du Chah diversifia rapidement ses partenariats nucléaires: l’Afrique du sud et la Namibie pour le yellow cake, un réacteur plutonigène de recherche de conception américaine, les firmes allemandes Siemens et Kraftwerke pour la construction de gros réacteurs, les géants français Framatome et Eurodif, et le consortium franco-italo-hispano-belge Tricastin (dans lequel l’Iran détenait 10% des parts) pour l’enrichissement de l’uranium, des scientifiques envoyés au Royaume-Uni, en France, aux Etats-Unis, en Inde et en Argentine.


 

Après la révolution islamique de 1979, ces nombreux partenaires se retirèrent aussitôt, peu rassurés qu’ils étaient par le régime de l’Ayatollah Khomeiny. Plus tard, l’aviation irakienne infligea deux frappes sévères au site de Busher qui ne rentra en service qu’en 2005-2006. Pendant que le bloc communiste se désagrégeait à une vitesse photonique, les atomistes perses en apprenaient énormément auprès de Abdel Kader Khan, futur père de la bombe pakistanaise. Dans les années 90, la Russie et la Chine renforcèrent leurs coopérations nucléaires avec la nation chiite, offrant à l’Iranium son véritable essor… Et sa réputation hautement radioactive.


 

Les guides islamiques et les généraux perses furent confortés dans leurs desseins atomiques lors de la première guerre du Golfe. Dans les années 90, l’Inde et le Pakistan tous proches se dotèrent quasi-simultanément de l’arme atomique. Pourtant non-signataires du TNP, ces deux rivaux sont aujourd’hui ardemment sollicités, même par l’Europe et l’Amérique, dans la coopération nucléaire. Il n’en fallut pas plus pour doper irrémédiablement la Perse atomique. Dans un environnement nucléarisé incluant de surcroît Israël, la Russie, l’Inde, le Pakistan et les forces américaines au Moyen-Orient/Asie centrale, l’Iran adopta alors une logique de sanctuarisation de son territoire par l’arme nucléaire.


 

Championne de « la guerre hybride télécommandée » la République islamique demeure peu prompte à l’aventurisme militaire, veillant scrupuleusement à ne pas trop s’exposer en première ligne… Contrairement à la Turquie, à Israël ou à la Syrie qui, de temps à autre, « fonce chez un voisin pour en découdre » (Kurdistan irakien pour l’un, Syrie pour l’autre, Liban pour deux d’entre eux) blindés et aviation à l’appui. Rien de tel côté Iran. Pragmatiques plutôt que fanatiques, casse-cous plutôt que fous, les ayatollahs ont toujours été très à cheval sur la longévité. À quoi bon sanctuariser un territoire pour ensuite causer son anéantissement ?


 

Ballistic brothers in arms


 

Les entretiens du printemps 2009 entre le président américain Barack Obama et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu permettaient déjà – aux petits observateurs des enjeux stratégiques que nous sommes - de conclure ceci: l’état hébreu ne déclenchera aucune action contre les installations nucléaires iraniennes durant cette année. L’âpre et coriace contestation de la rue iranienne, les éventuelles tensions intestines à l’ayatollacratie et l’affaiblissement politique larvé de l’administration Ahmadinejad (par le Guide suprême Ali Khamenei !), toutes consécutives à des élections présidentielles grossièrement truquées, ont certainement amoindri ou retardé les probabilités d’une action israélienne/américaine anti-Iranium.


 

Même si les États-Unis « conservent toutes les options sur la table », ils ont clairement fait savoir que les négociations avec l’Iran demeureront prioritaires jusqu’à la fin de cette année. D’où un profond désaccord en sourdine avec l’état hébreu frustré d’un quelconque feu vert durant toute cette période mais tenu de se ranger afin de ne pas s’attirer les foudres de son plus fidèle allié et vital appui.


 

Sans le clamer haut et fort, l’Amérique redessine lentement et sûrement sa carte moyen-orientale et centre-asiatique. D’une certaine façon, elle envisage d’endiguer l’Iran comme elle le fit auparavant avec l’URSS et/ou d’impliquer la nation perse dans des partenariats stratégiques (tacites ou explicites) à la fois mutuellement bénéfiques et dissuasifs pour fermement maintenir celle-ci sur les rails. Une autre stratégie consisterait à diminuer l’influence régionale de Téhéran auprès de la Syrie et du Hezbollah libanais. Mais on peut s’interroger sur la nature de la démarche américaine pour parvenir à cette fin.


 

En outre, le bourbier afghan et le château de cartes pakistanais appellent une nécéssaire redéfinition des alliances au Moyen-Orient et en Asie centrale. À ce titre, un Iran à cheval entre ces deux mondes devient incontournable: le mini-sommet de mai 2009 consacré aux luttes anti-terroriste et anti-drogue réunissait les présidents iranien Mahmoud Ahmadinejad, afghan Hamid Karzai et pakistanais Asif Ali Zardari, démontrant une fois de plus la centralité de l’Iran dans le jeu régional.


 

La vision israélienne est complètement différente et se justifie amplement par bien des aspects. Fortement imprégné par la tragique mémoire collective de la Shoah, l’état hébreu prend très au sérieux les incitations du président Mahmoud Ahmadinejad à «rayer Israël de la carte ». Ici, sans pour autant verser dans une géopolitique de l’émotion, l’observateur extérieur doit se mettre dans la peau de de son homologue israélien qui, de par une histoire communautaire et une géographie particulière, ressent et analyse simultanément l’éventualité d’une menace existentielle, ou du moins, se déclarant ouvertement et spécialement comme telle à son encontre depuis la présidence d’Ahmadinejad. Le test iranien du missile Sajjil-2 à moyenne portée et la mise en orbite du satellitte Omid par la fusée Safir-2 ne font que renforcer la perception de cette menace.


 

Dès lors, Israël fait valoir que de nombreuses nations condamnèrent d’abord son raid aérien à Osirak mais s’en réjouirent ensuite lorsque le régime de Saddam Hussein fit usage des armes chimiques contre ses administrés kurdes et contre les troupes iraniennes. Tel-Aviv est également persuadé que la communauté internationale – menée par les États-Unis, l’Europe, la Russie et la Chine – exercera réellement des contraintes fortes et continues sur la République islamique dans le seul cas où une épée de Damoclès (c-à-d un ou plusieurs raids de l’IAF ?) planerait au-dessus de l’Iranium, et ce, peu importe l’avis de Washington.


 

L’autre crainte d’Israël réside dans une course aux armements dans son voisinage: dès le premier essai nucléaire iranien, Arabie Saoudite, Syrie et Égypte voudront à leur tour entrer dans la danse des atomes. Furieux ou désemparé, l’état hébreu ne peut prétendre faire la guerre à tout ce beau et nerveux monde. Par ailleurs, il devrait s’interroger sur ses propres motivations « nucléo-stratégiques » et serait bien surpris de se découvrir plusieurs points communs avec ce trublion perse.


 

Question à cent shekels: Israël s’est-il réellement imaginé détenir durablement ou indéfiniment le monopole régional de l’arme atomique après l’avoir introduite dans une zone grouillant de tempéraments aussi fissionnels ?


 

Heureusement, Tel-Aviv garde la tête sur les épaules: elle planche avec Washington sur des systèmes anti-missiles Aegis et THAAD et sur un dispositif radar X-bandes d’alerte avancée pour la protection du territoire hébreu. Parallèlement, les méthodes rudimentaires ont toujours la côte: les systèmes Iron Dome, Arrow 3 et David Sling censés contrer les missiles à courte/moyenne portée, seront également déployés à l’horizon 2012. La course à la protection ne fait que commencer…


 

Cependant, aussi habile soit-il en matières de raids aériens et d’opérations spéciales, l’état hébreu ne se berce guère d’illusions sur une action même d’envergure contre l’Iranium: celle-ci sera très compliquée, coûteuse en vies humaines et très probablement vouée à l’échec. Car il ne s’agit point de frapper une organisation type Hamas/Hezbollah ou une Syrie saturée de failles sécuritaires, mais d’atteindre des installations nucléaires savamment éparpillées et dissimulées sur un immense pays doté d’une ingénierie militech et d’une défense anti-aérienne dignes de ces noms.


 

Les vertus diaboliques de l’atome


 

« De plus, les Iraniens considèrent leur capacité nucléaire comme un symbole très important pour acquérir une hégémonie au Moyen-orient, en particulier dans la zone du Golfe [persique]. Si j’ai raison de dire que les Iraniens veulent la bombe surtout pour la dissuasion et non pas tant pour dans des intentions offensives, l’Iran a peu de risque de gâcher cet armement, lorsqu’il l’aura acquis, contre un pays comme Israël qui ne constitue pas une vraie menace à son existence. »


 

Ces propos émanent de Ephraïm Kam, ex-colonel du renseignement militaire israélien, co-rédacteur en chef de la revue Middle East Strategic Balance, directeur adjoint duJaffee Center for Strategic Studies, le premier institut hébreu d’études stratégiques. Loin de verser dans quelque angélisme vis-à-vis de l’Iranium, son analyse tranche néanmoins avec les épouvantails habituellement agités par les administrations Bush-Obama et par les médias. Cet expert estime qu’une coexistence pacifique est tout à fait possible entre Israël et l’Iran nucléaires.


 

« Malgré les tendances des deux dernières années, qui étaient négatives pour les réformistes, le changement en Iran se poursuivra parce qu’il existe une réelle exigence de changement. La génération plus jeune en Iran, qui est aujourd’hui la majorité de la population, exige davantage de liberté personnelle, davantage de liberté politique, moins de corruption, une vie meilleure, et une meilleure économie. Si c’est la volonté de la majorité du peuple iranien, le régime radical pourra très difficilement empêcher ce changement. A la fin de tout cela, j’attends un dialogue entre l’Iran et les Etats-Unis, et un dialogue entre l’Iran et Israël. Et si cela se produit, même si l’Iran détient la bombe à un moment donné, la bombe aura une autre signification ».


 

Ne nous leurrons point: l’ayatollacratie n’a rien d’un Saddam Hussein ou d’un Ben Laden. Elle fait preuve de patience, joue sur la corde, gagne du temps, exploite le moment stratégique favorable et, de temps à autre, sacrifie une tour ou un cavalier afin de protéger sa reine. Recherche nucléaire militaire, tests de missiles à moyenne ou longue portée, lancements expérimentaux de fusées et de satellitte, pourparlers avec l’OTAN et l’Europe, louvoiements avec l’AIEA, propositions d’enrichissement de son iranium en Russie… Téhéran manoeuvre avec témérité et dextérité, veillant jalousement à ne commettre aucune erreur dans sa route vers l’Iranium. Nul doute qu’au-delà du populisme antisémite d’Ahmadinejad, le régime iranien et l’ayatollacratie soient parfaitement conscients des risques encourus en cas d’usage irrationnel de l’arme atomique.


 

Néanmoins, c’est peut-être cette bombe tant convoitée qui marginalisera définitivement des garçons comme Mahmoud Ahmadinejad. Explications.


 

À première vue, l’approche de l’administration Obama peut sembler farfelue voire vaine, mais elle l’est pourtant beaucoup moins au regard de l’histoire. La détente avec les Soviétiques ne devint possible qu’une fois leurs efforts reconnus et leur régime «respecté » par l’Amérique et l’Europe occidentale. Par la suite, l’URSS réintégra progressivement le jeu international qui, au final, l’accula à des réformes successives au point de causer son effondrement, course aux armements en sus.


 

Les décideurs iraniens devraient donc longuement relire les cahiers de l’URSS, de l’Inde et du Pakistan nucléaires. Car une fois leur nation inscrite dans la catégorie des « poids moyens-lourds », ils baigneront dans de nouveaux paradigmes stratégiques et de nouvelles responsabilités diplomatiques à l’échelle orientale (Moyen-Orient, Asie centrale, Chine, Russie, Caucase) et donc mondiale. Ouverture, souplesse, sensibilité et pragmatisme tous azimuts l’emporteront vite sur hermétisme, provocation, rigidité et radicalisme, tout retour en arrière deviendra alors impossible.


 

La révolution atomique irradiera-t-elle et transformera-t-elle la République islamique au nez et à la barbe des pasdaran et des ayatollahs ?


 

Charles Bwele, Électrosphère

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis