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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 21:58
Un quotidien saoudien : L´Iran étend ses activités à la Mer Rouge

MEMRI Middle East Media Research Institute

 

http://www.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=SD263109


vendredi 13 novembre 2009



Le 31 octobre, le quotidien saoudien Al-Watan publie un article sur la crise sans précédent des relations entre le Yémen et l´Iran, dans le double contexte de la poursuite des hostilités entre le gouvernement yéménite et les rebelles houthis dans la région de Saada au nord du Yémen, et de l´attitude du gouvernement yéménite à l´encontre de l´Iran, accusé de soutenir les rebelles. L´article fait état d´une appréhension croissante en Arabie saoudite concernant les ramifications des activités iraniennes au Yémen et dans la Mer Rouge

Points forts de l´article :

Le gouvernement yéménite craint que le soutien iranien aux Houthis n´ait pour objectif de miner la stabilité au Yémen et de transformer le pays en arène de guerre

Selon l´article, l´annonce par le gouvernement yéménite de la capture d´un bateau iranien transportant des armes à destination des Houthis (1) signifie que les relations entre le Yémen et l´Iran se trouvent à un tournant : "Bien que Téhéran ait réfuté les rapports faisant état de la capture sur la côte yéménite d´un vaisseau iranien transportant des armes perforantes à destination des rebelles houthis, l´incident a contribué à la détérioration des relations entre le Yémen et l´Iran, jusqu´à atteindre [ce point critique]. Il semblerait que la colère de Sanaa face aux ingérences iraniennes croît avec la conviction des hauts responsables yéménites que l´Iran trouve de plus en plus de moyens de soutenir les Houthis par des fonds, des armes ou le soutien des médias.

Les tensions ont atteint un pic il y a deux semaines, avec l´annulation par Sanaa du voyage du ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, qui venait discuter des relations entre les deux pays, lesquelles se trouvent dans une phase critique depuis l´éclatement, il y a dix semaines, de la sixième guerre entre l´armée yéménite et les Houthis.

Selon Al-Watan, le gouvernement yéménite craint que le soutien iranien aux Houthis n´ait pour objectif de miner la stabilité au Yémen et de transformer le pays en arène de guerre, menaçant ainsi l´Arabie saoudite. On peut y lire : "Sanaa évoque encore en [langage] diplomatique le soutien de l´Iran aux Houthis, affirmant que [certains] éléments au sein de l´establishment religieux iranien en sont à l´origine, et non les dirigeants iraniens. Toutefois, des éléments qui suivent les relations entre le Yémen et l´Iran confirment que la patience de Sanaa a été mise à dure épreuve par les ingérences iraniennes dans les affaires intérieures [du Yémen] et qu´il n´est pas exclu que les Houthis aient des contacts directs avec des respo nsables iraniens de haut rang.

Ces mêmes éléments estiment qu´en s´ingérant davantage [au Yémen], Téhéran entend transformer le Yémen en arène de conflit régional, dans le cadre de la querelle qui l´oppose à plusieurs pays de la région, augmentant ainsi les tensions dans la région, sensible en termes de sécurité du Royaume [d´Arabie saoudite]."

"Il existe en Erythrée un camp d´entraînement des forces de soutien aux Houthis, qui bénéficie de l´appui et du soutien de l´Iran"

Le journal souligne que la préoccupation du Yémen se trouve accrue par l´ampleur des activités iraniennes dans la Mer Rouge, lesquelles ont pour but d´équiper et d´entraîner les Houthis : "Sanaa redoute l´éventualité d´un grand plan régional dans le but de faire de la Mer Rouge, et notamment des régions proches de la Côte d´Erythrée, une sphère d´influence iranienne. Il y a dernièrement eu de nombreux rapports relatifs au rôle de l´Erythrée dans la région, dont le but se rait d´assurer le transport des armes iraniennes aux rebelles – armes qui arrivent dans des bateaux se déplaçant entre la côte d´Erythrée et le port de Maydi au Yémen. Ceci à la lumière de la [récente] capture de plusieurs bateaux transportant des armes aux Houthis.

Le journal cite Bashir Ishaq, un adversaire érythréen chargé des relations étrangères pour l´Alliance démocratique d´Erythrée (2) ; il affirme qu´il "existe un camp d´entraînement des forces de soutien aux Houthis, qui bénéficie de l´appui et du soutien de l´Iran, dans la région de Dengolo, à l´Est de la ville de Ginda [à une trentaine de km d´Asmara, capitale de l´Erythrée]." Ishaq met en garde contre "la dimension dangereuse de la récente coopération entre l´Iran et l´Erythrée, qui constitue une menace à la sécurité générale de la région et de ses pays." Il ajoute que "l´Iran a des objectifs et des intérêts qu´il s´efforce d´atteindre et qui font partie de sa stratégie pour étendre son influence dans la région de la Mer Rouge."

Al-Watan rapporte que le gouvernement yéménite détient des informations selon lesquelles "il existe des camps d´entraînement houthis en Erythrée, lesquels comportent des unités du Corps des Gardiens de la Révolution islamique. On estime qu´ils entraînent les rebelles et les équipent avec des armes via le port d´Erythrée d´Asab. [Ces unités] facilitent les mouvements des rebelles du port d´Asab vers le port de Maydi au Yémen – une distance de quelques km seulement".

Suite à la publication du rapport dans Al-Watan, l´Erythrée a nié l´existence de camps d´entraînement iraniens pour les Houthis sur son sol, dans une déclaration émise par son ambassade de Riyad. Elle a en outre déclaré n´avoir aucune intention de déstabiliser le Yémen ou la région et qu´elle maintenait des liens forts avec les autres pays de la Mer Rouge, c´est-à-dire le Yémen, l´Arabie saoudite, l´Egypte et le Soudan. (3)

L´Iran s´efforce d´obtenir le contrôle d´un port du Yémen

Le rapport affirme en outre que l´Iran s´efforce de prendre le contrôle du port du Yémen et qu´il a présenté au gouvernement yéménite une "requête relative aux investissements iraniens dans le port de Maydi, mais le gouvernement [yéménite] a refusé de répondre à la requête. De même, les médias yéménites rapportent que des personnes proches du régime [iranien] liées aux Houthis avaient acquis des terres importantes à Maydi pour les rebelles houthis. En outre, suite à la capture d´un bateau iranien à proximité de Maydi, des sources de la province de Hajjah [au Yémen] ont rapporté que les autorités locales de la sécurité avaient appréhendé plusieurs personnes impliquées dans la contrebande, le transfert et l´approvisionnement d´ armes au mouvement rebelle.

Cela renforce l´hypothèse du soutien de Téhéran au mouvement rebelle au moyen de ce [port, se trouvant dans une région] qui n´a pas suscité un grand intérêt de la part du [gouvernement du] Yémen. Cela a motivé les autorités yéménites à accroître leur présence sécuritaire dans cette région et à la renforcer afin de bloquer tout possibilité de soutien des Houthis.

Al-Watan ajoute que des sources de la province de Hajjah au Yémen "se sont déclarées préoccupées par le fait que les régions sans forces militaires ne soient utilisées à la contrebande d´armes et de fonds à destination des Houthis, notamment après le trafic accru observé dans ces régions durant la dernière guerre – en contraste avec la situation actuelle – lors d´un cessez-le-feu…

Un commandant houthi, le cheikh Abdallah Al-Mahdoun, qui [s´est rendu], a révélé [en octobre 2009] le rôle que l´Iran a joué en attisant les flammes du conflit à Saada, reconnaissant dans une interview que les "Houthis ont reçu une aide illimitée en armes et en approvisionnement, sous la surveillance du Corps de Gardiens de la Révolution islamique ainsi que d´experts du Hezbollah." (4) Il ajoute que le "leader rebelle" Abdel Malik Al-Houthis lui avait dit que les choses allaient bon train et que c´est ainsi qu´ils rétabliraient [la gloire de] la culture persane, sans s´arrêter devant aucune frontière."


(1)] Voir "Yemen Seizes Iranian Weapons Ship," 27 octobre 2009, http://www.thememriblog.org/blog_pe....

[2] L´Alliance démocratique d´Erythrée est une organisation qui parraine 13 mouvements d´oppositions érythréens.

[3] Al-Watan (Arabie saoudite), 1er novembre 2009.

[4] Voir "Former Houthi Leader : Iran Funding, Training Houthi Rebels," 15 octobre 2009,

http://www.thememriblog.org/blog_pe....

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 20:34



http://a.abcnews.com/images/Blotter/abc_alavai_2_090506_mn.jpg


Fondation ALAVI, la longue traque de la justice


américaine.

 

 

Par Gilles Raphel

pour http://aschkel.over-blog.com et http://lessakele.over-blog.fr

 

 

La fondation ALAVI (fondation d’Ali, le prophète chiite) est une fondation iranienne dénommée à l’origine fondation Pahlavi (en lien avec le régime du Shah) passée sous contrôle des mollahs en 1979.

 

Officiellement, organisme sans but lucratif, son objet est voué à la promotion et au soutien de la culture islamique, de la langue, la littérature et la civilisation persane, elle soutient des causes caritatives, éducatives, religieuses et culturelles.

 http://www.iran-resist.org/IMG/arton5021.jpg


La justice américaine la soupçonne fortement de blanchiment d’argent et s’intéresse à elle depuis des années. Hier le gouvernement fédéral dépose une plainte contre la fondation Alavi pour délit de blanchiment d’argent, violation de l’International Emergency Economic Powers Act, violation de décrets et de règlements du Département du Trésor et demande la saisie de tous les biens de la fondation.


Soit un immeuble de 36 étages situé sur la Cinquième Avenue dans Midtown Manhattan géré par la 650 Fifty Avenue Company, quatre mosquées (New York, Maryland, Californie et Texas), ainsi que les avoirs bancaires s’élevant à plus de 500 millions de dollars.

 

Mousaviand_Khomeini-1.jpg image by Bv-id


Alavi est en lien avec la banque iranienne Melli qui blanchit de l’argent et transfère des fonds afin de financer le développement du programme nucléaire iranien, le développement des missiles balistiques, les Gardiens de la révolution islamique et la brigade Al Qods, deux organisations inscrites sur la liste des entités terroristes aux Etats-Unis.

 

En 1989, Alavi, en partenariat avec la banque Melli, détenait l’immeuble du 650 Cinquième avenue, afin de déguiser la participation de la banque Melli, les deux parties ont convenu de transférer 35% des parts immobilières à la société Assa Corporation, filiale du groupe Assa Company Limited, une société basée dans l’ile anglo-normande de Jersey.

 

http://www.peymanmeli.org/Images/IranCrowd2.jpg


A ce jour, la Fondation Alavi détient 60% de l’immeuble et la banque Melli, par le biais de Assa Corporation, 40% (saisis par la justice US en 2008).

 

En 1995, en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), le ministère du Trésor américain avait promulgué le Règlement sur les Transactions iraniennes (RTI) interdisant à quiconque d’exporter ou de faire exporter vers l’Iran toutes marchandises, technologies ou services sans obtention d’une licence d’exportation valide du Département du Trésor via le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC).

 

En 1999, l’OFAC a identifié la banque Melli et tous ses bureaux dans le monde comme des entités détenues ou contrôlées par le gouvernement iranien.

 http://afp.google.com/media/ALeqM5j39dqQqJxNCMALJcx_cp-6ve44_g?size=s2


Le 17 décembre 2008, les Etats-Unis ont déposés une plainte pour confiscation de tous les droits, titres et intérêts de Assa Corporation, Assa Company Limited et Bank Melli au 650 cinquième Avenue. Dans cette action, les Etats-Unis demandent aussi la saisie des comptes bancaires des sociétés Assa ainsi que de divers documents.

A cette occasion, le président de la Fondation Alavi est mis en garde par les agents fédéraux de ne pas chercher à détruire de documents. Il sera surpris le lendemain par ces mêmes agents en train de jeter des documents déchirés dans une poubelle publique. Ces documents concernaient les sociétés Assa Limited, Assa Company et 650 Fifty Avenue Compagnie.

 

http://www.easyvoyage.com/images/destination/IRAN/IRAN4/1.jpg


Il sera arrêté et inculpé pour cette affaire par une plainte pénale, l’affaire est en cours.

 

Enfin, en lien avec l’Iran en général, notons que le président Obama a déclaré hier jeudi dans une lettre adressée au Congrès que l’urgence nationale à l’égard de l’Iran qui avait été déclarée en 1979 n’était toujours pas terminée.

 

Mosque-forfeiture


« Nos relations avec l’Iran ne sont pas encore revenues à la normale et le processus mis en œuvre le 19 janvier 1981 est toujours en cours  … Pour ces raisons, j’ai décidé qu’il était nécessaire de poursuivre la situation d’urgence nationale déclarée le 14 novembre 1979 à l’égard de l’Iran au-delà du 14 novembre 2009 ».

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 19:05

Qui va arrêter l’Iran?

Mordechai Kedar

 

Adapté par Danielle Elinor Guez




http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=115&sez=120&id=32026

 

 

Dans cette période riche en événements, le débat mondial qui porte sur le nucléaire iranien est provoqué par la peur des ayatollahs et de leurs actions incompréhensibles et imprévisibles. En outre, comme nous l'avons vu dans les années 80, durant la guerre Iran-Irak, pour les ayatollahs le nombre de victimes ne compte pas, que ça soit les leurs ou celles des autres. La combinaison de tous ces facteurs a isolé les dirigeants iraniens, de sorte que la majorité des chefs d'Etats Occidentaux évitent de se faire immortaliser sur des photos avec eux.


Ces dernières semaines, le niveau de tension dans le monde a encore augmenté depuis que l'Iran a refusé de signer l'accord de compromis, proposé par les Etats Occidentaux, sur l'enrichissement de l'uranium. En vertu de cet accord, l'Iran aurait dû envoyer à la Russie les trois quarts de l'uranium qu'il a enrichi pour que la Russie, de concert  avec la France, l'amènent à un niveau d'enrichissement d'environ 20 %, ce qui correspond au  niveau prévu pour alimenter des réacteurs nucléaires servant à la production d'électricité et à la recherche.


Il était prévu que l'Iran accepte cette proposition à bras ouverts car elle aurait pu, ainsi, neutraliser la menace de sanctions et les conséquences qui en découlent, ainsi que la menace d'éventuelles représailles militaires. En plus, cela lui aurait permis de conserver une quantité importante d'uranium (le quart restant), avec la possibilité même de continuer à l'enrichir secrètement  à des fins militaires.


Alors que beaucoup d'analystes occidentaux avaient abandonné l'hypothèse des sanctions et des actions militaires contre l'Iran et commençaient à réfléchir à comment affronter le problème du nucléaire iranien, voici que de manière surprenante, l'Iran a rejeté toute leurs spéculations en refusant d'accepter le document produit en Occident et en réclamant des modifications qui l’auraient rendu inconsistant. Les Etats Occidentaux ne sont, évidemment, pas d'accord, mais entre-temps, personne n'ose faire de réelles pressions sur l'Iran. Tout le monde attend de voir ce que dira et fera le président américain Obama, actuellement engagé dans des consultations interminables et épuisantes sur la politique américaine en Afghanistan. D'après lui, nous n'avions vraiment pas besoin du dossier iranien en ce moment.


Le refus de l'Iran d’accepter le compromis a mis Obama dans un sérieux embarras. Depuis qu'il a été élu, il y a plus d'un an, il a construit sa politique étrangère sur le dialogue et a exprimé à plusieurs reprises qu'il était prêt à ouvrir des négociations avec l'Iran pour éviter qu'elle ne produise la bombe atomique.


En revanche les Iraniens estiment qu'ils ont le droit de produire la bombe atomique, tout comme l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord, qui l'ont déjà, sans parler d'Israël qui, d'après eux ,en posséderait plus de 200.


Obama sait bien que, dans le dialogue avec l'Iran, les positions respectives initiales sont si éloignées les unes des autres qu'elles empêchent toute possibilité d'arriver à un accord sans que l'une des deux parties ne se soumette à l'autre. Donc, il évite des négociations directes sans médiateur dans lesquelles il risquerait de perdre son prestige. En cas d'échec en effet, les Américains pourraient être contraints d'engager une action concrète contre l'Iran, au moins pour rendre crédibles les déclarations d'Obama selon lesquelles il ne faut pas permettre à l'Iran d'avoir des armes nucléaires.


Ainsi Obama est resté sur sa position de la déclaration du Caire, sur sa volonté de dialogue avec l'Iran et sa volonté d'ouvrir une page nouvelle et non violente avec le monde musulman. Pour les Iraniens, il est clair que le président américain ne veut pas, ni n'est en mesure de prendre des mesures énergiques telles que des sanctions ou des opérations militaires.


Obama ne s'est pas rendu compte de la contradiction entre ses prises de position contre la nucléarisation de l'Iran, d'une part, et d'autre part, son désir de résoudre les problèmes des États-Unis avec le monde musulman en établissant avec l'Iran un dialogue sans préjugés. Et il est tombé tout droit dans le piège.


Le président américain, dans sa naïveté, n'avait pas prévu le refus de l'Iran devant la proposition aussi généreuse qu'absurde qui lui aurait permis d'enrichir de l'uranium à l'insu du monde. C'est pourquoi Obama est, aujourd'hui, en grande difficulté. Il sait ce que tout le monde sait : que l'Iran nucléarisé jettera le monde dans la tourmente, mettra fin à l'hégémonie occidentale dans la politique internationale et mettra en danger constant la stabilité des Pays du Golfe et l'industrie pétrolifère. Si l'Iran devient un état nucléarisé, chaque déclaration de ses dirigeants risquera de faire monter le prix du pétrole, de déstabiliser l'économie mondiale et lui donnera la possibilité d'opposer son veto à chaque acte politique et économique qui ne lui plaira pas.


Le président iranien, lors de son dernier discours à l'Assemblée Générale de l'ONU, a déclaré en termes non équivoques qu'il faut réorganiser la structure du Conseil de Sécurité dans lequel actuellement plusieurs états occidentaux ont une position prééminente, grâce à leurs sièges permanents, qui leur permettent de diriger le monde. Il voulait dire que l'Iran veut un siège permanent et le droit de veto.


Ce scénario empêche les dirigeants européens de dormir car ils pourraient ainsi se retrouver confrontés à des revendications absurdes de la part de l'Iran et à l'afflux incontrôlé et inexorable d'immigrés musulmans sur le vieux continent. Aujourd'hui, cependant, le leadership européen cherche à freiner l'immigration musulmane et frémit devant l'aspiration iranienne à la renforcer par la menace de missiles à têtes nucléaires capables d'atteindre n'importe quelle ville européenne. L'Iran pourrait aussi exiger de la part des états européens qu'ils lèvent toute limitation à la construction des mosquées, qu'ils acceptent les vêtements islamiques pour les femmes ainsi que l'éducation et la charia pour leur communauté : ces revendications, si elles étaient acceptées, accéléreraient le processus d'islamisation de l'Europe déjà bien en place.


Israël aussi doit s'inquiéter d'un Iran nucléarisé qui pourra revendiquer l'arrêt du soutien occidental à l'État juif aussi bien du point de vue de la sécurité qu'en termes politique, économique, académique et culturel. Car pour apaiser l'Iran, une campagne de boycott contre Israël pourrait être mise en place. Par conséquent, il n'est pas nécessaire qu'Ahmadinejad utilise les armes nucléaires contre Israël, il suffit qu'il menace d'y recourir pour que l'Occident gèle ses relations avec l'État juif jusqu'au point de l'abandonner à son destin.


Combien de temps Israël peut-il survivre sans exporter ses produits à l'étranger ou importer du carburant et des pièces détachées pour ses machines ? Comment fera-t-il si les états européens, à la merci du chantage iranien empêchent l'entrée de ses citoyens en Europe ? Dans un monde où l'Iran s'impose comme puissance nucléaire, une situation de ce type n'a rien d'irréel.


Aujourd'hui le monde se rend compte du danger iranien et se demande si à l'avenir ce n'est pas l'Iran qui dictera les règles de la politique internationale. À Washington, l'embarras est grand et les Américains ont la désagréable sensation que la situation leur échappe des mains.


L'Afghanistan et le Pakistan sont déchirés par le terrorisme et les Talibans relèvent la tête de plus en plus ; le Yémen est en train de s'écrouler à cause de l'intervention iranienne dans le coup d'état chiite dans la région de Saada ; au Liban, cinq mois après les élections le gouvernement n'a pu être formé qu’après seulement que le Hezbollah ait obtenu le droit de véto grâce à la pression iranienne ; l'Irak a peine à survivre sous l'emprise inexorable de l'Iran ; la Turquie est passée dans le camp iranien avec les armes de l'OTAN, le Soudan est en cours de démantèlement avec le risque qu'il redevienne le centre du terrorisme international, la Somalie continue d'être une base, aussi bien, pour les terroristes internes que pour les pirates de l'océan Indien ; Gaza reçoit à nouveau des missiles iraniens, la Corée du Nord a repris son projet nucléaire et on suppose qu'il existe en Syrie un autre centre nucléaire actif dont nous ne savons rien.


Il y a trop de régions déstabilisées par l'argent et les armes iraniennes : le monde doit décider s'il laisse l'Iran continuer à agir comme « un boulet de canon incontrôlé » qui bouleverse l'ordre mondial, ou bien s’il tape du poing sur la table en hurlant : « à présent ça suffit ! ».



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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 18:11

Etats-Unis : saisie sur quatre mosquées et un gratte-ciel


http://www.bivouac-id.com/2009/11/13/etats-unis-saisie-sur-quatre-mosquees-et-un-gratte-ciel/


Cette semaine aux États-Unis la “Religion de paix” aurait pu suffir à elle seule à remplir les journaux télévisés. Entre carnages, affaires espionnages, et maintenant blanchiment d’argent pour le compte de l’, le discours politiquement correct sur l’islam et la nouvelle ligne politique de rapprochement, voulue par Obama, entre l’Amérique et les musulmans, sont mis à mal.

 


  

NEW YORK -Les enquêteurs fédéraux aux Etat-Unis ont procédé jeudi à la saisie de quatre mosquées à travers le pays et d’un gratte-ciel situé à Manhattan , appartenant à un groupe musulman soupçonné d’être lié au gouvernement iranien.

Les procureurs de Manhattan ont déposé une plainte devant la Cour fédérale visant la confiscation de plus de 500 millions de dollars dans des actifs de la Fondation Alavi, qui se présente comme une organisation caritative, et une société anonyme.

Les mosquées se situent à New York City (Queens), au Maryland, en Californie et au Texas.

les Procureurs soutiennent que la fondation et la société sont impliquées dans du blanchiment d’argent pour le compte de Téhéran.

“La Fondation Alavi a effectivement été une couverture pour le gouvernement de l’”, a déclaré le procureur américain Preet Bharara, qui a demandé cette saisie portant sur plus de 500 millions de dollars d’actifs.

“Comme la plainte d’aujourd’hui le relate en détail, la fondation Alavi a servi de vitrine au gouvernement iranien”, a assuré M. Bharara. “Depuis deux décennies, les affaires de la fondation Alavi ont été dirigées par différents responsables iraniens, dont les ambassadeurs iraniens aux Nations unies, en infraction avec plusieurs lois américaines”, a-t-il ajouté.

Selon le parquet, la fondation Alavi a envoyé des fonds, dont ceux résultant de la location de l’immeuble de la 5e avenue, à la banque nationale iranienne Melli, et ce via la société Assa.Cette dernière société a déjà été dénoncée par le Trésor américain en décembre 2008 comme une vitrine de la banque Melli, placée sur la liste noire américaine depuis l’an dernier, avec pour effet un gel de ses avoirs.

Cette perquisition risque d’enflammer la colère des musulmans américains qui se plaignent déjà des répercutions dans leur vie de tous les jours, de la tuerie de Fort Hood  perpétrée par un militaire musulman (lire). Les mosquées saisies sont toutes chiites.

La fondation Alavi avait été créée après la Révolution islamique pour succéder à la fondation Pahlavi, fondée par l’ancien shah renversé en 1979, qui était utilisée pour des actions caritatives aux .

Depuis, la fondation a été placée directement sous l’autorité du guide suprême iranien, actuellement l’ayatollah Ali Khamenei, selon le parquet.

Si le gouvernement parvient à confisquer définitivement ces propriétés, elles seraient vendues et l’argent pourrait servir à créer un fond pour dédommager les victimes du terrorisme.

Sources : AFP, et Wall Street Journal

Vidéo en anglais :

<a href="http://www.youtube.com/v/NcczlfPPMCg&hl=en_US&fs=1&">http://www.youtube.com/v/NcczlfPPMCg&hl=en_US&fs=1&</a>

 

Le Centre d’Education Islamique à Houton, Texas.

 

Le Centre d’Education Islamique à Potomac, Maryland.

 

École islamique Razi school dans le Queens, New-York

 

L’immeuble Piaget sur la 5ème avenue à Manhattan.

Signalé par tnr

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 17:42

Ecoutons la voix de son Maître, Ali Khamenei! Sacré metteur en scène!  Le toutou est parti lécher les babouches des Mollahs, tout comme son agent traitant Thierry Meyssan, autre grand scénariste. On leur envoie Cluzet, JL Godard et qu'ils y restent, du bon côté de la liberté de création et d'expression! Ce n'est quand même pas quelques milliers de réprimés, torturés, assassinés dans les caves du VEVAK qui les effraieraient!


Dieudonné membre du jury du festival du court métrage de Téhéran 2009


 


Le festival international du court métrage de Téhéran (TISFF) a annoncé quels seront les membres du jury de cette 14éme édition.

 

Un groupe de 5 membres, incluant Shahabuddin Adel (Iran), Lassaad Jamoussi (Tunisie), Abdul Latif Ahmadi (Afghanistan),M'bala M'bala Dieudonné (France) et Valerie Linardi (Belgique), sera chargé d'évaluer la catégorie internationale du festival, les récits, documentaires, essais et courts métrages d'animation de 40 pays.

 

La catégorie nationale du festival sera, elle, jugée par Mahnaz Mazaheri, Mohammad-Reza Aslani, Mehrdad Oskoui, Abdollah Alimorad, Mohammad-Reza Garshasbi, Mohammad-Reza Arab et Mahmoud Gabarlou.

 

256 films provenant de 47 villes iraniennes seront présentés au festival cette année.

 

Le festival est organisé par la Société du Jeune Cinéma Iranien (JECI), un membre de la Conférence internationale du court métrage (IFSC), ce festival 2009 se tiendra du 11 au 16 novembre dans la capitale iranienne.

 

L'édition 2008 du festival avait accordé sa meilleure récompense à The Gilles, du canadien Constant Mentzas.

 

Sources:
- texte original: Press TV - mercredi 4 novembre 2009
- traduction: Blog de Bob Gratton - lundi 9 novembre 2009

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 16:54
Pakistan : un diplomate iranien assassiné
jeudi 12 novembre 2009 - 08h41
Logo MédiArabe.Info

La télévision « Al Arabiya » souligne, ce matin, qu’un diplomate iranien a été assassiné par des hommes inconnus au Pakistan. Ce meurtre, non encore revendiqué, intervient alors que Téhéran demande à Islamabad l’extradition des responsables de l’organisation « Jund Allah », accusée de terrorisme dans les provinces du Sistan-Balouchistan, où vit une importante majorité sunnite, dans le sud-est de l’Iran.

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 11:55
Nouvelles preuves en images de la provenance iranienne du Francop !

Merci à Gilles Raphel :



Cargaison expédiée par la société iranienne IRISL (Islamic Republic of Iran Shipping Lines) marchandise indiquée : poly-éthylène 
 


Etiquettes des explosifs portant la mension "Ministère de la Sepah, la branche des forces armées de l'Iran.
 
 
 

 

Les sacs de polyethelyne étaient aussi fabriquées en Iran


Derrière la polyethelyne, l'Iran a identifié les conteneurs de roquettes, comme «pièces de bulldozer» ou «matériel de construction":
 

Les obus de mortiers (81mm et 60 mm) sont ceux fabriqués spécifiquement pour l'armée iranienne. 

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:10
Israël - Iran : Secrets Défense, enquête exclusive du Yerouchalmi

http://yerouchalmi.web.officelive.com/default.aspx






Alors qu’Ahmadinejad répète « qu’Israël doit être rayé de la carte », Israël a élaboré, si les USA refusaient d'agir, des plans secrets pour utiliser des armes nucléaires à faible rendement afin d’éliminer une menace nucléaire iranienne.Israël préfère certes user de moyens diplomatiques pour arriver à ses fins mais Barak déclare qu’Israël n’aura pas peur d’utiliser en dernier recours et pour assurer sa survivabilité des frappes préventives.
      


Tout se passe comme si, exhibant déclarations et missiles, Téhéran voulait imposer son fait accompli en prouvant l’impossibilité des frappes militaires préventives, son pari étant que l'Amérique n'aura pas la volonté politique de se lancer dans un conflit, qui générerait des menaces sur le pétrole.
      

Cependant, le ‘Conplan 8022’ US est un scénario militaire d’attaque rôdé et l’élimination des sites nucléaires qui impose des centaines de sorties aériennes pendant des semaines est à la hauteur des capacités américaines avec leurs 120 bombardiers capables d'attaquer 5000 cibles en une seule mission. "Je pense que la fabrication par l'Iran d'armes nucléaires est inacceptable. Nous devons organiser un effort international pour empêcher que cela puisse se produire. L'Iran soutient des organisations terroristes. Je pense que c'est quelque chose qui doit cesser", a dit M. Obama lors de sa première conférence de presse.

Israël peut et avec du 'mini-nuke'
      

Cependant et même si le nucléaire rendait l’Iran intouchable, l’élection de l’aile pacifiste d’Obama lui redonne des ailes et cantonne les USA à une pure non intervention, rendant, en conséquence, une intervention israélienne quasi sûre. 
      

Soucieux de ne pas favoriser un "front arabo-musulman", Washington devrait dissuader mollement Israël d'intervenir. Pour Tsahal, l'objectif serait plus difficile à atteindre que le réacteur irakien Osirak en 1981. Ses 70 avions devraient franchir une distance bien plus importante de plus de 3000 KM aller-retour avec un ravitaillement en vol nécessitant bien plus que leurs 5 petits C-130, c'est-à-dire un soutien logistique américain qui, lui, ne serait pas refusé. Israël dispose de son propre réseau de satellites espions qui surveille constamment tous les sites considérés comme "suspects" disséminés en Iran. L’Air israélien a ciblé ses investissements récents pour une frappe anti Iran. 
      

2 escadres de l'armée de l'air d'Israël s'entraînent à utiliser des bombes nucléaires "anti-bunkers"** ('mini-nukes') pour démolir l’enrichissement d’uranium car des frappes conventionnelles ne seraient pas suffisantes pour raser ces installations construites sous une chape de 20 m de béton. Israël a identifié 3 cibles principales au sud de Téhéran, dont Natanz pour l'enrichissement sous terre de l'uranium. Des pilotes israéliens s’entraînent vers Gibraltar pour des voyages de plus de 3000 km vers l'Iran.

** Suivant des bombes conventionnelles à guidage laser ouvrant des tunnels dans les cibles, des mini-bombes nucléaires anti-bunkers seraient tirées, explosant profondément dans le sol. De tels engins rompraient le tabou nucléaire, provoquant une réprobation internationale et une solidarité des pays musulmans envers l'Iran. Les américains y sont hostiles. L'alternative reste l'héliportage de commandos chargés de la destruction des sites, avec les risques inhérents à ce type d'opérations


Les Cibles d'Israël en Iran
     
Les cibles sont nombreuses et le secret du succès est d’identifier les nœuds essentiels du  développement d’armes nucléaires et les plus difficiles à remplacer. Parmi ces 100 sites, 
- le réacteur de Bushehr, un site vulnérable, fixe et hautement visible sur la côte sud de l’Iran. 
- une autre cible serait l’usine d’eau lourde secrète près d’Arak, pour la production de plutonium. 
- une 3ème cible serait la centrifugeuse de Natanz, enterré sous plusieurs couches de béton armé.
- un autre objectif serait l’Aciérie Nationale d’Ispahan, susceptible de fournir des produits métallurgiques liés au nucléaire. 
- l’installation d’eau lourde d’Arak et celle d’UF6 à Rudan près de Shiraz sont accessibles, mais plus proches du centre de l’Iran 


Les Routes des avions de Tsahal
      
Les avions passeraient probablement par une route contournant la Jordanie par le sud – au-dessus des déserts saoudiens – puis débouchant sur le Golfe Persique. Ce qui exigerait 2 ravitaillements en vol. Mais il y aurait aussi l’option d’utiliser un corridor à travers l’espace aérien jordanien, syrien ou irakien – tout en empêchant des missiles sol-air ou des chasseurs ennemis d’engager d’autres éléments des forces aériennes.
       Israël préférerait frapper à partir d’un point de départ dans l’espace aérien ami de la Turquie, mais cela nécessite également une grande dextérité diplomatique. De plus, comme la plupart des cibles se trouvent au sud et au centre de l’Iran, une frappe aérienne israélienne à partir du sol turc aurait besoin de voler exactement au-dessus de la ligne de front des défenses aériennes iraniennes. Une route alternative à partir de la côte érythréenne, au-dessus d’Oman et du Yémen, aux faibles défenses aériennes, pourrait supprimer 1000 km que les chasseurs-bombardiers devraient franchir. 


La riposte iranienne :  Un risque  de  20000 morts israéliens
      
L'aviation de combat iranienne ne saurait offrir une résistance crédible à une campagne aérienne massive. Mais la défense antiaérienne et antimissile de l'Iran a bénéficié d'une montée en puissance grâce aux matériels livrés par Moscou. 
      

L’intervention israélienne conduirait, dans tous les scénarios, à des pertes israéliennes très sévères, même si Tsahal est assurée d’arriver, in fine, à ses fins. Il faut savoir que l’Iran enverra, dès détection d’une attaque sur son sol, des frappes aériennes suicides, nombreuses et destructrices sur les environs de Tel Aviv. Les Etats Majors évaluent qu’une partie de ces avions seront arrêtés par les défenses anti aériennes mais restent persuadés que les dégâts causés par les avions ennemis rescapés occasionneront pas moins de 20000 victimes israéliennes.
       La menace que fait peser Téhéran est également d'ordre "asymétrique" avec d’autres menaces : son régime dispose de relais, avec le Hezbollah au Liban et le Hamas en Palestine, où il pourrait déclencher des violences. Ses missiles Shahab3 sont capables d'atteindre Israël et les monarchies du Golfe. L'Iran peut aussi favoriser une recrudescence d'attentats en Irak, en Afghanistan, et partout où des commandos-suicides pourraient menacer les intérêts américains ou occidentaux.


Israël est fin prêt  
      
"Nous sommes convaincus que l'Iran continue d'agir pour obtenir l'arme nucléaire et continue à tromper le monde en menant des négociations sur le contrôle de cet armement". Tzipi Livni, a mis en garde Obama, "contre toute tentative de dialogue direct avec l'Iran, qui serait interprété comme une marque de faiblesse".
       Israël, tous partis confondus, est donc prêt à affronter de tels risques et impacts : 
a) après épuisement des essais de négociation,  b) si sa survie était en jeu et 
c) si les USA refusaient lâchement d’intervenir. 
      

Au nom de la sacro sainte"doctrine" élaborée il y a plus de 25 ans par Begin, qui prône l’action militaire pour empêcher les pays du Moyen-Orient de se doter d'armes de destruction massive, notamment nucléaires, qui pourrait rayer Israël de la carte.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 23:33
Cargaison du Francop : l'Iran responsable
Par AP
12.11.09



 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1257770048203&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

L'armée israélienne a rendu publics mercredi des documents et des photos qui prouvent que l'Iran était bien derrière l'importante cargaison d'armes saisie la semaine dernière par les commandos de marine de l'Etat hébreu au large de Chypre.

 

 

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.
Photo: AP , JPost

Cette cargaison, la plus importante jamais saisie par Israël, se composait de 500 tonnes d'armes de fabrication iranienne destinées au Hezbollah libanais. Ce qu'ont démenti tant Téhéran que le "parti de Dieu" chiite.

Pourtant l'examen détaillé de la cargaison prouve qu'il s'agit bien d'armes iraniennes, notamment les obus d'artillerie "haseb" de 107 mm. Même les emballages des munitions sont de marque iranienne.

Mercredi, l'armée a diffusé des documents montrant la provenance iranienne de cette cargaison, notamment un formulaire de douane portant le tampon des forces armées iraniennes.

Mardi, les Etats-Unis avaient accusé l'Iran de violer un embargo de l'ONU en envoyant cette cargaison secrète à bord du "Francop", navire marchand, battant pavillon d'Antigua et à destination d'un port syrien.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 23:04

Pasdaran : création d’une nouvelle unité

 

 

Par Gilles Raphel

 

http://www.ncr-iran.org/images/stories/mullahs/pasdarans%202.jpg

Pour : http://aschkel.over-blog.com et http://lessakele.over-blog.fr

 

 

Les Sepah-e Pasdaran-e Enghelab-e Islami ou Gardiens de la Révolution Islamique (GRI) ou encore Sepah-e Pasdaran abrégé en Pasdaran auraient mis en place une nouvelle unité de renseignement nommée : Organisation de renseignement du corps des Gardiens de la Révolution Islamique.

 

 

Qui sont les Pasdaran, pourquoi une nouvelle unité ?

 

Les Pasdaran sont les chiens de garde de la république islamique d’Iran, regroupés au sein d’une organisation paramilitaire créée par décret de Khomeini le 5 mai 1979, ils sont, en théorie, sous la tutelle directe du Guide de la révolution, le chef de l’état iranien, soit actuellement Ali Khamenei. Le président Ahmadinejad est issu de leurs rangs.

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2007/08/16/20070816.FIG000000114_22274_1.jpg


Représentant l’armée idéologique du pouvoir, ils sont le pouvoir même, d’une part, ils ont, grâce au Conseil des Gardiens, invalidés l’élection de nombreux parlementaires réformateurs lors des élections législatives de 2008, d’autre part, Ahmadinejad a placé des hommes venant des Pasradan à tous les niveaux de l’exécutif : ministères, préfectures, organisations publiques, gestion des grands projets nationaux. Ils contrôleraient ainsi une vaste part de l’économie du pays dont 57% des produits d’importation et 30% des exportations (source Mehdi Abrichamtchi in : les gardiens de la Révolution, éd. Picollec).

 

http://maierovitch.blog.terra.com.br/files/2009/06/ahmadinejad-e-pasdaran.jpg


Leur nombre est estimé à 180 000 et leur quartier général est à la base aérienne de Doshan Tappeh, leur commandant est le général de division Mohammad-Ali (Aziz) Jaafari. Ils sont inscrits sur la liste des organisations terroristes des Etats-Unis.

 

http://77.img.v4.skyrock.net/77b/iamsionist/pics/1965386339_small_1.jpg

 

Les Pasradan sont organisés en plusieurs unités :

 

Les Forces terrestres des gardiens de la révolution, soit environ 110 000, (dont 40 000 occupés aux affaires commerciales et économiques – dont le trafic du matériel nucléaire) en charge du renseignement intérieur et d’une action de police. Ils devraient prochainement être rejoints par la force des miliciens islamistes Bassidjis qui serait donc placée sous commandement unique.

 

http://www.iranfocus.com/fr/images/stories/regime/pasdarans/pasdarans.jpg

 

Les Forces maritimes des gardiens de la révolution, environ 25 000 hommes, en charge de la défense côtière, de l’organisation des trafics d’armes par voie maritime ainsi que des exfiltrations des Pasradan œuvrant à l’étranger.

 

Les Forces aériennes des gardiens de la révolution, environ 20 000 hommes, en charge des sites de lancement des missiles iraniens et donc des projets de missiles balistiques nucléaires ou non.

 

http://www.iran-resist.org/IMG/png/FOUET.png


La force Al-Qods, en charge des opérations extérieures, principalement assassinats d’opposants,  renseignement et formation des troupes islamistes étrangères. Elle a été très présente en Bosnie-Herzégovine durant la guerre du Serbie, elle est très présente aujourd’hui en Irak, au Yémen, au Soudan, en Erythrée, en Somalie, au Venezuela et enfin au Liban. Au Liban elle dispose d’un quartier général à Ras al-Aïn (Baalbek) ainsi que de cinq commandements opérationnels (Beyrouth-sud, Aïn Boussawr, Mlita et Macheghara dans la plaine de la Beka’a. Le commandant d’al Qods au Liban est Assadalah Hadji Reza Asgar alias Abou Asager pour son nom de guerre.

 

http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/depeches/a535076.jpg


Pourquoi donc une nouvelle structure, l’Organisation de renseignement du corps des Gardiens de la révolution islamique ?

Elle aurait été pensée en juin, au moment des émeutes suivant l’élection présidentielle, et pleinement activée en octobre.

 

http://muhsinlabib.files.wordpress.com/2007/10/pasdaran.jpg


Plusieurs pistes d’analyse quant à sa création :

 

 

Développer le renseignement interne dans le cadre de la montée du mécontentement du peuple iranien. Il s’agit d’une réponse a priori envisageable bien que l’unité de renseignement des Pasdaran soit déjà excessivement puissante.

 

Renforcer le pouvoir du chef suprême Ali Khamenei, sans doute oui, mais l’impression donnée par cette nouvelle force tend à nous faire penser que les Pasdaran, déjà maîtres du pays, cherchent plutôt à se renforcer eux-mêmes, ils deviennent l’hyper puissance policière, militaire, politique et économique.

 

 http://counterterrorismblog.org/site-resources/images/hez.jpg

Protéger le nucléaire iranien, et c’est la piste que nous privilégierons. L’Iran actuel est totalement obnubilé pour devenir une puissance nucléaire militaire,  les pressions internationales s’accentuant, le risque de frappes se précisant, il a développé cette nouvelle unité de confiance pour : pouvoir poursuivre l’approvisionnement en matériel nécessaire à ses installations d’enrichissement d’uranium, conduire des actions de contre-espionnage afin d’éviter des opérations de pays externes autour des sites nucléaires, trouver des contacts à l’étranger pour accélérer la progression du programme atomique.

 

 


L’Organisation de renseignement du corps des Gardiens de la révolution islamique est donc vraisemblablement et uniquement destinée à protéger et activer le programme d’armement nucléaire iranien.

 

En juin 2010, l’Iran sera en capacité de procéder à des essais nucléaires,  dans 7 petits mois et demi, le missile balistique et la bombe atomique iraniens seront une réalité. Il reste peu de temps pour négocier ….

 

http://media.paperblog.fr/i/209/2098018/bombarder-nucleaire-iranien-dici-fin-2009-L-4.jpeg

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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