Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 23:02
Yémen : un cargo iranien intercepté en Mer rouge. Cinq Iraniens arrêtés
lundi 26 octobre 2009 - 18h07
Logo MédiArabe.Info

Selon la télévision « Al Arabiya », les autorités yéménites ont intercepté, en Mer Rouge, un bateau iranien qui devait livrer des armes aux rebelles d’Al-Houthi dans le nord du Yémen. Le navire a été saisi, et cinq marins iraniens ont été arrêtés par Sanaa.

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 20:51

 

 

 

 

Iran, en attendant la conclusion, la farce continue,

sur le site Informazione corretta.


http://www.informazionecorretta.com/main.php?mediaId=999920&sez=120&id=31719


 La farce se poursuit, l'Iran continue de se moquer de la démocratie avec la bénédiction du président américain.


Il Folio, éditorial non signé


Traduit de l’italien par Gilles Raphel.

Pour : aschkel.over-blog.com et lessakele.over-blog.fr

 


L’Iran a officiellement demandé quelques jours de plus pour répondre. Une nouvelle fois. Mais tous, hier à Genève, ont compris le sens du recul des ayatollahs d’Iran. Téhéran une fois de plus se moque de la communauté internationale et, en particulier, du président américain Barack Obama. Après la France, la Russie et l'Amérique avaient signé le projet d'accord de l'ONU sur la gestion de l'uranium iranien – permettant de l’enrichir en Russie, sous le contrôle de l’Agence internationale de l'énergie atomique - les représentants des religieux islamiques à Téhéran ont de nouveau effectué une autre pirouette diplomatique, il en est ainsi depuis maintenant six ans : ils ont reculé lors d’une parution à la télévision d'Etat de Téhéran et, bien sûr, ont annoncé une contre proposition  ridicule – ils veulent maintenant pouvoir acheter de l'uranium enrichi à l'étranger (et conserver le leur, ndlr) – ce qui n’était pas le but poursuivi par les imbéciles Obama & Co. Les observations des gouvernements occidentaux, après l'optimisme déplacé de ces derniers jours, ont été unanimes : "déception", disaient-ils, "déception".


En fait, nous ne nous attendions pas à quelque chose de différent, nous sommes assaillis par la réalité du 11 Septembre,  ceux qui croyaient que les troubles du monde ont été totalement dus à l'attitude passée de l'Amérique arrogante et que l'aura magique du gentil et merveilleux Obama transformerait les gardiens de la révolution islamique en doux agneaux devraient enfin avoir compris que les ânes ne volent que dans les contes de fées.


Il y a un an, Obama a remporté les élections en promettant de l'équilibre dans la politique étrangère américaine, tel que lors de la réunion diplomatique avec les Iraniens hier, a échoué à Genève. Obama a reçu le Prix Nobel de la paix pour ce faire, un prix décerné en 2005 également à la tête de l'AIEA, Mohammed ElBaradei, lui qui, depuis plus d’une demi-décennie - sciemment ou non - est tourné en dérision par les Iraniens.


Obama a été contraint de compromis politiquement embarrassants pour en arriver à sa décision de Genève. Lors des manifestations à Téhéran cet été, il avait cherché pendant des jours à ne pas commenter la fraude électorale, la répression et le violent assassinat de Neda pour ne pas délégitimer le régime avec lequel il voulait désespérément parvenir à un accord.


 La Maison Blanche a fait valoir que le refus de l'Iran pousse maintenant à définir un consensus international en faveur de sanctions économiques. Traduction : les centrifugeuses nucléaires fonctionnent à pleine capacité, et nous avons perdu une nouvelle année.

 

 

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 18:24

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 2605

 

Iran : "Dans certaines circonstances, l´Iran pourrait avoir besoin d´uranium enrichi à 63%"


Les pourparlers ont débuté le 19 octobre 2009, à Vienne, entre l´Iran et l´Agence internationale de l´énergie atomique, sur la proposition faite il y a quelques semaines par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad en prévision des pourparlers du 1er octobre 2009 entre l´Iran et les 5 +1 à Genève. La proposition stipule que l´Iran fera passer son uranium, déjà enrichi en Iran à un moindre niveau, à un pays tiers qui l´enrichira à 20%, pour être utilisé dans le réacteur de recherche de Téhéran.

Selon l´agence de presse iranienne Fars, la délégation américaine à V enne étudie les moyens de parvenir à une déclaration officielle américaine du droit iranien à enrichir de l´uranium sur son propre sol - mais ce changement de direction des Etats-Unis se heurte à l´opposition des représentants européens. [1]

Abolfazl Zohrehvand, conseiller du Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale Saïd Jalili, a déclaré à l´agence de presse iranienne IRNA que les "dans certaines circonstances, l´Iran pourrait avoir besoin d´uranium enrichi à 63%", qu´il lui "faudrait acquérir ou à fabriquer lui-même sous la supervision de l´AIEA". [2]

Des sources proches des négociations à Vienne ont confié à Press TV que l´Iran avait retiré la proposition d´Ahmadinejad de transférer l´uranium enrichi à un pays tiers pour un enrichissement plus important, et exigeait actuellement d´acheter directement de l´uranium enrichi à 20% à la France, la Russie ou les Etats-Unis. [3]

Le porte-parole de l´Organisation iranienne pour l´énergie nucléaire Ali Shirzadian a réitéré la position iranienne faite deux semaines auparavant, selon laquelle si les pourparlers de Vienne échouaient, l´Iran informerait l´AIEA de son intention de commencer à enrichir de l´uranium à 20%, pour son réacteur de recherche de Téhéran. Il a ajouté que les pourparlers en cours à Vienne ne portaient que sur ce réacteur de recherche, et que l´Iran poursuivrait comme de coutume ses activités d´enrichissement dans ses installations nucléaires. [4]

Un enrichissement à 5% est autorisé par l´AIEA, sous son contrôle et à des fins de production d´électricité. J usqu´à présent, toutefois, les États-Unis n´ont pas officiellement reconnu le droit de l´Iran à enrichir de l´uranium à quelque niveau que ce soit, l´Iran étant qualifié d´Etat "suspect".

L´Iran semble opérer par étapes. Le pays s´efforce en premier lieu d´obtenir la reconnaissance internationale de son droit à enrichir de l´uranium à au moins 5% sur son propre sol et sur une base continue. Dans le même temps, il cherche à faire légitimer au niveau international sa demande d´enrichir de l´uranium à un niveau de 20% ou plus, avec ou sans consentement. La prochaine étape sera apparemment la demande s´enrichir de l´uranium à 63%.



-------------------------------------------------- ------------------------------

[1] Fars (Iran), 19 octobre 2009.

[2] IRNA (Iran), 18 octobre 2009.

[3] Press TV (Iran), 18 octobre 2009.

[4] IRNA (Iran), 19 octobre 2009.

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 15:31

Battle swarm ou la bataille d’Iran

 

Gilles Raphel

 

     Le « battle swarm » ou « l’essaim au combat » est paradoxalement une base doctrinale de la guerre vieille comme les luttes et basée sur l’observation des attaques d’insectes (abeilles, moustiques, fourmis).

Son concept est simple : réunir pour attaquer l’ennemi des centres dispersés géographiquement et l’agresser de tous bords.

Les idéologues de cette doctrine sont John Arquilla et David Ronfeldt qui l’ont précisément développée dans un document de 103 pages du RAND (2003) intitulé Swarming & the Future of Conflict. Arquilla et Ronfeldt démontrent que le swarming ou l’essaimage est une tactique déjà employée lors des premières guerres tribales et qu’elle fut ensuite à un niveau plus ou moins important utilisée dans de très nombreux conflits.

La bataille d’Iran qui se précise de jour en jour tant les mensonges du gouvernement iranien commencent à lasser l’opinion mondiale et tant la dangereuse déstabilisation d’un Iran militairement nucléarisé n’est plus à prouver, la bataille d’Iran donc, sera-t-elle l’exemple même du modèle doctrinal du swarming ?

Il est fort à parier que oui et nous allons le démontrer ci-après en huit points.

 

Point 1 : elle devrait être conduite grâce à des raids aériens ainsi que des tirs de missiles des forces navales et terrestres sans invasion ni occupation du pays par des troupes.

Point 2 : l’ensemble des trois armes (air, mer, terre) seront mises à contribution afin de lancer des assauts aussi multiples que violents.

Point 3 : la pratique de l’encerclement ou la théorie de « l’étang de nénuphars » fait que l’Iran est entouré au Nord comme au Sud, à l’Est comme à l’Ouest par des bases alliées, ainsi des ogives provenant de 360 degrés risquent de tomber sur les cibles.

Point 4 : les multi cibles (sites nucléaires, bases pasradan, bases de missiles …) devront être bombardés à un rythme paraissant aléatoire pour l’ennemi ainsi qu’à plusieurs jours d’intervalle pour finir le travail.

Point 5 : la guerre risque fort d’être multi fronts, avec l’ouverture de conflits par les vassaux de l’Iran, c'est-à-dire le hezbollah et le hamas.

Point 6 : la guerre sera aussi électronique (blocage des systèmes radar et de guidage des défenses iraniennes) et informationnelle (il n’est pas question de perdre la suprématie de l’information face à une nation qui ne rêve que d’agression, tant contre ses voisins que contre son propre peuple).

Point 7 : la notion de « shock and awe », « choc et épouvante », est pleinement partie prenante de l’essaimage, les frappes sont rapides, puissantes et d’une origine indéterminée (missiles air-sol, mer-sol et sol-sol), en d’autres termes, le swarming intègre le maintenant célèbre adage : « tu ne comprendras même jamais ce qui te tue ».

Point 8 : le swarming semble être la meilleure méthode pour semer le désordre, le chaos et la terreur dans la défense et la stratégie adverse. Rien n’est pire qu’un assaillant insaisissable, inidentifiable et frappant d’une manière semble-t-il totalement illogique.

 

Même si une part de la guerre devrait être conventionnelle, particulièrement dans le cadre de la sécurisation du détroit d’Ormuz, la probable future bataille d’Iran, déjà surnommée par certains « Déluge de feu », sera vraisemblablement le modèle ultime de la doctrine de l’essaimage ainsi que le modèle basique de futurs conflits.

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 14:40

Question : et pourquoi pas belge, l'attaque, une fois? Personne, hormis Israël, n'aurait donc, à terme, intérêt à empêcher l'Iran d'obtenir la bombe et de donner le signal de la prolifération nucléaire généralisée? Terrible aveu se cachant derrière son petit doigt pointé...

Kouchner: Eviter une attaque israélienne en Iran

[Lundi 26/10/2009 11:16]

 

L’Iran reste au centre des préoccupations du monde civilisé, une semaine après la rencontre à Vienne entre les représentants du régime des Ayatollahs et les délégués des puissances occidentales. On sait que cette réunion s’est terminée par un projet d’accord  selon lequel 75 % de l’uranium enrichi faiblement par l’Iran serait transféré dans plusieurs pays occidentaux pour y être traité. Toutefois, l’Iran s’est montré très réticent, réduisant pour le moment à néant les efforts déployés en vue de trouver une solution diplomatique à la crise.

Et c’est dans ce contexte que Bernard Kouchner, en visite officielle à Beyrouth, exhorte la communauté internationale à résoudre par voie diplomatique le problème du nucléaire iranien. Interrogé sur ce thème par le journal britannique « The Daily Telegraph », Kouchner a déclaré ce lundi que « les puissances du monde devaient agir rapidement pour régler la crise afin d’éviter une attaque israélienne en Iran ». Il a ajouté que « les Israéliens ne tolèreraient pas une bombe iranienne et que le temps passait ». « Nous le savons: ils agiront dès qu’ils sauront que la menace se concrétise. C’est pour cette raison que nous devons apaiser les tensions et régler le problème ».

Pour Kouchner, il faut pour cela privilégier le dialogue, et pas forcément aggraver  les sanctions « qui pèseraient lourd sur la population et affaibliraient l’opposition ». En attendant, l’Iran, qui comme indiqué plus haut, a rejeté pour l’instant le compromis de Vienne, doit donner sa réponse officielle aux propositions plus qu’indulgentes que lui a faites l’Occident. Il le fera par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qui a déclaré que son pays communiquerait sa réponse d’ici quelques jours.

D’après une information toute récente publiée par le Monde, l’Iran serait prêt à transférer une partie de son uranium faiblement enrichi en Occident pour obtenir du combustible servant à alimenter sa centrale de Téhéran.

La semaine dernière, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, avait confié que la France et Israël échangeaient régulièrement des informations portant notamment sur le nucléaire iranien. Pour sa part, le Figaro a annoncé qu’au début de ce mois, des représentants américains, français et israéliens s’étaient rencontrés pour débattre de la crise du nucléaire.

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 21:35



"La guerre de l'Uranium avec l'Iran?" Claudia Haydt.


 

Traduit de l'Allemand par Sacha BERGHEIM


pour aschkel.over-blog.com et lessakele.over-blog.fr




« Institut Militarisierung » est un think tank allemand situé à Tübingen en Allemagne dont le but est la promotion d'une vision qui se prétend multilatéraliste, pacifiste, orientée à gauche (frange gauchiste-écologiste) sur les questions stratégiques et militaires.


Dans un dossier de 2005 (IM-Magazin, April 2005 – 4. Ausdruck), Claudia Haydt, ancienne élue municipale des verts allemands, s'interroge sur les tenants et aboutissants de la question du nucléaire iranien, développant des arguments que les partisans d'une solution négociée avancent aujourd'hui encore. Sauf que quatre années se sont passées sans que la solution négociée n'ait montré sa validité.

 

 *** 

 



Résumé : « Iran-Uran-Krieg ? », de Claudia Haydt.



D'emblée, l'auteur ne souhaite pas restreindre son dossier aux seuls usages du nucléaire (civile ou militaire), mais affirme donner à un éventuel conflit avec l'Iran ses enjeux stratégiques et régionaux, relevant de problématiques distinctes : prolifération des armes de destruction massive, question des ressources en énergie, stabilité monétaire, politique de la recherche, ou encore les ambitions politiques de certains groupes politiques forment le cadre de l'analyse.

Prenant appui sur l'expérience yougoslave ou irakienne, Claudia Haydt considère que les puissances occidentales semblent suivre un scénario rôdé visant à imposer un modèle hiérarchisé des relations internationales à leur profit par le biais d'une escalade belliqueuse (sanctions et frappes militaires). Elle dénonce le cynisme de l'occident qui appliquerait une realpolitik sous l'alibi de la promotion de la démocratie et de l'état de droit.



Notant que le budget européen de la recherche dédié au nucléaire avait doublé pour atteindre en 2005 3,1 milliards d'euros, elle évolue le conflit iranien à l'aune d'un contexte de renaissance du nucléaire civil en occident et de l'option nucléaire dans les états-majors occidentaux.

L'auteur de l'article s'insurge ainsi sur la contradiction des Etats occidentaux et notamment de l'Allemagne, de la Grande Bretagne et de la France qui sont intéressés financièrement par des perspectives de vente de la technologie nucléaire, à l'opposé des Etats-Unis, plus prompts selon elles à imposer des règles contraignantes à l'Iran. De surcroît, les occidentaux exigent de l'Iran de ne pas enrichir l'uranium dont ils ne garantissent la livraison. Adoptant le point de vue iranien sur la question et citant les « négociateurs » iraniens, Haydt estime que la négociation est biaisée puisqu'elle ne reconnaît pas l'approche iranienne (inclusion d'Israel, perception d'un encerclement).

L'idée selon laquelle les exigences européennes-américaines n'ont pas été suivies de contre-propositions suffisamment alléchantes pour les négociateurs iraniens revient à considérer que la possibilité d'un recours à l'arme nucléaire est légitime (contrairement à son postulat pacifiste initial) puisque tout pays non possesseur peut voir dans tout pays possesseur une menace potentielle (oubliant que les démocraties (Brésil, Argentine, Afrique du Sud) ont renoncé au nucléaire et que ce sont les régimes militaires ou dictatoriaux qui cherchent à se l'approprier (Algérie, Iran, Lybie jusqu'à , Corée du Nord)) et que les occidentaux sont responsables de l'escalade proposée par l'Iran.



Claudia Haydt poursuit sa critique du double jeu européen en soulignant l'hypocrisie de leur rôle « d'intermédiaires neutres » et de promoteurs de « l'abstinence nucléaire ». Qui plus est, les Européens seraient des commerçants malhonnêtes, l'auteur ne manquant pas de rappeler l'achat par « l'Iran » (ce qui est faux, puisque l'achat a été fait par la Perse dirigée par le Shah) pour un milliard $ d'une participation dans le consortium EURODIF sans que l'Iran (khomeyniste, ndlr) n'en obtienne une quelconque compensation, sous forme d'uranium enrichi notamment. Citant Ali Larijani sur sa déception à l'égard du manque de coopération occidentale, Haydt accrédite la thèse du besoin urgent de l'Iran en énergie nucléaire.



Son analyse se concentre ensuite sur l'origine du problème énergétique en Iran lié, d'après elle, à une nostalogie de la grandeur iranienne passée, le nucléaire apparaissant comme une promesse d'un renouveau économique, symbole d'une technologie de pointe maitrisée par un pays craint par les autres. Or, les besoins en énergie du pays vont s'accroissant, crédibilisant la revendication (qu'elle qualifie de « plausible ») du « droit » au nucléaire revendiqué par le président Ahmadinejad. Représentant l'aile gauche de la pensée anti-nucléaire allemande, l'auteur assure ne pas adhérer à la vision d'un nucléaire comme modèle de développement écologique ou économique. La solution proviendrait alors d'une solution internationale par une remise en question de l'usage de l'énergie atomique et la promotion d'énergies alternatives dont les Européens pourraient être les promoteurs crédibles, en interdisant le nucléaire au lieu de le développer.



L'argument pétrolier, invoqué en 2003 par les anti-guerre en Irak, ressort sous la forme d'une crainte supposée des Américains de voir le dollar menacé par l'ouverture sur l'île de Kish d'une Iranian Oil Bourse, dont les transactions se seraient faites en euro (rapportant plus de revenus que le dollar déprécié par rapport à la monnaie européenne, ndlr), argument qu'elle reconnaît n'être d'aucune portée, puisque « cela n'aurait aucune influence sur l'économie d'exportation de la zone euro ». Les plan américains de guerre contre l'Iran proviendraient alors du risque que l'IOB représenteraient pour l'International Petroleum Exchange de Londres et le NYMEX américain en tant que refuge monétaire en euro sur le long terme, rendant plus précaire les déficits américains. Haydt persiste à attribuer un rôle « probablement conséquent » au motif de la stabilité monétaire comme raison suffisante d'un conflit.



Plus intéressant est en revanche son évocation de la situation de l'Iran entre Mer Caspienne (réserves azéries, kazakes et turkmènes) et Mer d'Oman (passage des pétroliers), ainsi que la dépendance des pays orientaux (Chine, Japo, Inde) à l'égard des livraisons iraniennes. Le Japon dépend à hauteur de 16% des apports en pétrole et a une participation de 75% dans les champs pétroligères de Asedegan (représentant 26Md barils). La Chine dépend des livraisons à hauteur de 14%, et le groupe chinois Sinopec a conclu un contrat assurant un approvisionnement sur 25 ans de près de 70 milliards de $ pour le champ de Yadavarn. Il en est de même de l'Inde dont les USA ont cherché à limiter les relations avec l'Iran en échange, d'après Haydt, d'une reconnaissance définitive de son statut de puissance nucléaire. La coopération avec la Russie est surtout militaire (énergie atomique, missiles sol-air). Une situation qui ôte aux occidentaux leurs moyens de pression sur l'Iran et une restriction des manoeuvres diplomatiques à cause du soutien asiatique (pour motif économique) à l'ONU.



Prenant en compte la situation des troupes américaines « à la limite de leurs capacités d'action » en Irak et Afghanistan, Claudia Haydt pense que le schéma irakien ne saurait prévaloir, d'où sa conclusion : la menace ne peut porter que sur un conflit aérien visant la destructions des installations nucléaires et des systèmes de lancement.


Un plan aux effets funestes selon l'experte : des milliers de victimes associées à la propagation de radioactivité qui pourrait toucher toute la région du Golfe. Détruire la quarantaine de cibles potentielles, afin d'ôter le moyen de poursuivre les recherches sur toute la chaîne du nucléaire, impliquerait de détruire également le potentiel de défense de l'armée iranienne : l'aviation et les radars seraient des cibles supplémentaires, ce qui impliquerait des commandos visant des bases aériennes à Tehran, Tabriz, Hamadan, Dezful, Umidiyeh, Shiraz, Bushehr, Bandar Abbas ou encore Shah Bahar. Avec pour but de tenter d'éviter les représailles contre des points stratégiques israéliens ou américains, visés à partir des missiles de moyenne portée iraniens.


Les différents moyens militaires sont déjà présents autour de l'iran, les troupes, les radars, drones, satellites, tandis que l'Iran ne disposeraient plus que des cibles passant le détroit d'Ormuz (pétroliers) attaqués par torpilles.



Les conséquences sur la population seraient désastreuses, la haine contre l'Occident plus grande, le régime iranien renforcé et les efforts de lutte contre la prolifération nucléaire en recul. La déstabilisation régionale plus grande encore (Irak, Liban) sans compter les réactions russes, chinoises, pakistanaises ou indiennes.



Pour l'auteur, il faut prendre en compte la perception iranienne de l'encerclement : Irak, Afghanistan, base d'Incirlik en Turquie, puissances nucléaires (Pakistan, Israel, Otan). Les Etats-Unis n'auraient pas caché leur désir de se débarasser du régime des mollahs, et les israéliens disposent d'un arsenal impliquant frappes et représailles. L'auteur reconnaît que la perception israélienne d'une menace est réelle. En revanche, on ne comprend pas sa rhétorique de l'équilibre, impliquant qu'Israel représenterait aussi une menace pour le « peuple iranien », ce qui induit une unité avec le régime qui serait encore à démontrer.



Les relations entre Israel et Iran sont à la croisée de trois voies selon Claudia Haydt :

- une course aux armements dans une configuration où l'équilibre de la terreur ne fonctionne plus ;

- un désarmement iranien mais son programme atomique met en péril la stabilité régionale ;

- l'ouverture d'un processus de désarmement et de coopération régionales avec pour corollaire la reconnaissance d'Israel par l'Iran en contrepartie de garantie d'une absence d'attaque nucléaire.



Le problème de la technologie nucléaire réside dans la frontière floue entre entre le civil et le militaire, car la productions de plutonium ouvre directement la voie à la production de l'armement nucléaire. Son utilisation présuppose une stabilité politique. Deux dimensions ignorées par les traités de non-prolifération, car de nombreux pays disposent de la technologie (Allemagne, Japon, Brésil) sans verser dans un programme d'armement. De surcroît, l'AIEA ne dispose que d'un pouvoir limité de surveillance dépendant de la bonne volonté des pays concernés. La décision de mesure de sanctions (embargo) ou militaires dépend d'un Conseil de Sécurité divisé qui ne voit pas de façon unilatérale l'Iran comme menace pour la paix mondiale.



Pour conclure, Claudia Haydt insiste sur la distinction société civile iranienne / régime, en rappelant que le peuple contiendrait des ferments de réforme qui ne risqueraient de se refermer en cas d'attaque. Elle estime enfin que les manifestations contre la guerre en Irak avaient été estimées dans les médias arabes et islamiques (rien n'indique la façon dont la population l'a perçu, ndlr), ce qui selon elles, rend difficile l'exploitation de l'anti-occidentalisme par les extrêmistes (ce qui serait à prouver, ndt...)



***

Les écueils du pacifisme forcené

 

Cet article de 2005 est emblématique d'une pensée de gauche qui considère l'anti-américanisme comme pririoritaire à la lutte effective contre la prolifération nucléaire, ce qui revient à la légitimer dès lors qu'elle se fonde sur une « résistance » à la pensée dite américaine-libérale.

 

La première caractéristique de ce type de discours est l'empathie sélective. De façon circonstanciée, ce sera le peuple iranien qui sera mis en avant, une autre fois, le régime iranien. Pour autant les événements post-électoraux de 2009 ont montré l'impopularité du régime et son recours systématique à la violence, via ses milices-relais (Basijis). Qu'importe ! Ce qui compte c'est d'afficher une apparente empathie envers le peuple, dont on se demande si les tenants de cette pensée savent vraiment ce que peut représenter le « peuple iranien », entre perses, azéris, baloutches, kurdes...

 

La seconde caractéristique de la pensée pacifiste de gauche réside dans une maxime : l'histoire se répète. Elle part du principe que ce qui s'est produit se reproduira de la même façon, quelqu'en soient les enjeux. C'est ainsi sur la base des guerres au Kosovo ou en Iraq qu'ils attribuent un rôle figé aux Occidentaux et aux Orientaux, en dépit des considérations géostratégiques bien différentes. Exit l'importance du réseau Carlucci – incarnant les intérêts de l'industrie d'armement américaine et le puissant lobbying saoudien – à l'origine de la guerre en Iraq. Exit le soutien iranien au terrorisme international. Exit les violations des droits de l'homme dans les prisons iraniennes. Un jeu d'ombre dont le scénario est déjà contenu dans les prémices.

 

La troisième caractéristique est le principe d'indistinction idéologique. L'Iran incarne la puissance résistant au rouleau compresseur culturel et militaire américain. Elle est dotée de toutes les meilleures intentions. Le nucléaire iranien, à vocation nucléaire est ainsi mis sur le même plan que le nucléaire à vocation strictement défensive dont disposerait Israel. Un pays immense, pouvant disperser ses installations nucléaires et un pays 82 fois plus petit où la population concentrée dans les principales villes est une cible privilégiée pour une attaque..


Cette inversion des postulats des relations internationales implique de nier la dissymétrie entre la menace iranienne (détruire un pays et une population) et la menace supposée israélienne (représailles en cas d'attaques) conduit à placer comme évidence la volonté politique des adversaires de régler le conflit. Vision européo-centriste confortable née après-guerre, ce nouveau manichéisme instaure l'ère du soupçon à l'égard de l'occident et réclame une mise sur pied d'égalité entre Iran et occident au nom de principes moraux qui ne pourraient s'appliquer que dans les champs de la coopération, et non dans le champ de la stratégie.

 

Se condamnant à n'offrir une lutte idéologique contre ce qu'elle prétend être la seule idéologie, la pensée de gauche se limite à un regard sélectif qui obère la validité de son argumentaire : l'histoire est relue en conformité avec l'histoire officielle des régimes dictatoriaux, toujours prompts à charger l'occident de leurs propres méfaits. Cela se manifeste notamment dans « l'oubli » volontaire de la participation de la Corée du Nord et de la Chine dans la prolifération nucléaire, pays dont il ne saurait être question d'un conflit de civilisation islam-occident et qui pourtant agissent de façon hostile.



La dernière caractéristique consiste dans la réduction de la pensée occidentale ou américaine à l'export de la démocratie comme forme de néo-colonialisme. Ce qui signifie, en forçant à peine le trait, qu'il faudrait à tout prix soutenir les régimes dictatoriaux au nom d'une non-ingérence culturelle. C'est au nom de cette théorie de la réciprocité que l'accès au nucléaire devient symbole d'un « droit » à l'égalité. Une telle éthique douteuse en géopolitique a pour effet de nier la vocation de toute institution à être garant du droit, érigeant la raison d'Etat en principe à contester.



Ce néo-gauchisme investit le champ diplomatique à l'aide de schémas commodes où le discours doit être le plus élastiques pour se conformer aux postulats initiaux. Ainsi, être anti-américain ou anti-israélien devient le garant d'une intouchabilité éthique (l'intention pure de défendre la victime éternelle) qui produit un discours d'autant plus dangereux qu'il cherche à tout prix à invalider l'autre comme immoral. Quelqu'en soient les moyens : falsifications des preuves, théories non prouvées, usage de faux témoignages, construction de narratifs préformatés.

La rhétorique de l'antisionisme trouve sa racine dans la dégradation du discours universaliste, qui, au lieu de défendre une victime au nom de principes égalitaristes (par exemple les femmes victimes de mutilations en Afrique ou l'euthanasie d'handicapés en Arabie Saoudite), l'affirme comme différenciation égalitaire et hostile (la mutilation devient un droit culturel dont l'occident ne saurait se prévaloire d'un quelconque droit de contestation).

Or comme le soulignait Orwell, « si tous les animaux sont égaux, certains sont plus égaux que d'autres ». Il ne reste plus qu'à chercher des accusés par nature (l'occident, le sionisme, les juifs,...) confortant une vision du monde qui s'avère xénophobe et hiérarchisée.

Comme quoi le pacifisme forcené ne chercher en tout et pour tout qu'à dissimuler ses propres contradictions et nous invite à une autre représentation de la conflictualité que ce qu'il propose.

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 20:20
Pourquoi l'Europe aime Obama et tolère l'Iran

par Anav Silverman
adapté par Danielle Elinor Guez

La désignation du Président Barak Obama comme lauréat du prix Nobel de la paix 2009 a entrainé une vague de réactions des dirigeants internationaux. Beaucoup de dirigeants d'Europe occidentale réagirent positivement, avec le Président français Nicolas Sarkozy affirmant que ce prix montrait que « l'Amérique était de retour dans le cœur des peuples du monde ». La Chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que ce prix était un encouragement à agir davantage pour la paix mondiale. (New York Times, 9 octobre 2009).

Le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland, ancien Premier ministre norvégien travailliste, a essayé d'expliquer que « dans trois ans, il pourrait être trop tard pour répondre » à l'appel d'Obama pour un changement. Le Comité Nobel a précisé que c'était les efforts Obama pour régler le conflit de l'Occident avec les nations musulmanes et ses efforts pour le désarmement nucléaire qu'ils avaient trouvés particulièrement dignes de ce prix.

Il existe une raison moins connue pour laquelle le Comité norvégien et l'ensemble de l'Europe occidentale soutiennent la diplomatie du président Obama avec l'Iran. Beaucoup de dirigeants européens ont tout intérêt à satisfaire le président iranien Ahmadinejad à cause de l'implication de leur pays dans l'industrie iranienne du pétrole et du gaz.

Le Tehran Times, le plus important quotidien iranien de langue anglaise a révélé le 29 août 2009 les principaux contrats énergétiques de l'Iran avec ses partenaires européens. « L'Iran a négocié avec plus de 30 entreprises de 9 pays européens ces dernières années pour mener à bien des projets en matière d'énergie, malgré les sanctions économiques mondiales et les pressions politiques » précise l'article.

Les compagnies pétrolières et gazières de Norvège, en particulier, sont fortement impliquées dans la production énergétique de l'Iran. Statoil, la plus grande compagnie pétrolière norvégienne est en train de développer ce qui est connu comme le projet de « South Pars », projet d'exploitation du plus grand gisement iranien de gaz. Dans une dépêche de Reuters (2 avril 2009) Statoil a indiqué que s'il n'y avait pas « d'amélioration durable et notable dans les relations de Téhéran avec l'Occident », l'entreprise ne pourrait pas élargir ses activités.

La politique diplomatique engagée par Obama envers l'Iran a offert aux compagnies énergétiques européennes un nouvel espoir après des années d'isolement de l'Iran sous l'administration Bush. Selon l'article de Reuters, « les principales entreprises énergétiques sont très désireuses de pouvoir travailler sur les deuxièmes plus grandes réserves de gaz du monde mais ont hésité à investir des sommes énormes sous la pression de leurs propres gouvernements et de Washington ». Le vice-président de Statoil, Peter Mellbye a indiqué dans la dépêche de Reuters que les premiers mois de la présidence de M. Obama ont montré « qu'il pourrait y avoir des signes d'amélioration... ».

En plus des liens économiques de la Norvège avec l'Iran, le Tehran Times a signalé qu'en 2008, le groupe énergétique suisse EGL a signé avec l'Iran un contrat d'achat de gaz sur 25 ans d'une valeur de plus de 13 milliards de dollars. Ces dernières années, les entreprises énergétiques françaises notamment Technip Conflext, ont construit des usines pétrochimiques dans le golfe Persique valant des centaines de millions de dollars. L'Espagne a entamé des négociations avec la compagnie nationale de gaz iranien pour construire des raffineries. L'Autriche, l'Italie, la Turquie, la Russie et la Chine sont également impliqués dans des projets énergétiques iraniens.
Il est clair alors, que l'Europe occidentale favorise le dialogue avec l'Iran par rapport à l'action militaire et que les dirigeants européens favorisent la politique du président Obama. Une politique de ligne dure contre les armes nucléaires iraniennes, qui implique une action militaire internationale mettrait en cause les milliards de dollars d'investissements européens dans la production énergétique de l'Iran.

Si le président Obama peut faire plus pour renforcer cette relation lucrative, le continent qui a le plus à gagner est l'Europe. Et le Prix Nobel de la paix, comme le Comité Nobel norvégien l'a dit, ne représente qu'une façon d'exhorter le président des États-Unis à avancer dans cette direction.

En effet, M. Jagland lui-même fait tout ce qu'il peut pour rendre le président Ahmadinejad heureux. En tant que Président du conseil d'administration du « Centre d'Oslo pour la paix et les droits de l'homme », il a refusé de reconnaître les atteintes aux droits de l'homme pour les jeunes iraniens tués par le régime islamique dans les rues iraniennes (Manda Zand Ervin, article du National Review, Octobre 15, 2009). Les autres violations des droits de l'homme commises en Iran ont également reçues peu de réactions de la part des pays européens qui n'ont pas de problème par contre quand ils condamnent publiquement Israël de crimes de guerre présumés.
La dictature iranienne ne recule devant rien pour s'emparer du pouvoir et pour promouvoir son programme islamiste radical, ni devant les persécutions de sa minorité non musulmane connue sous le nom de Bahai's, ni devant la force pour assurer sa victoire aux élections nationales. Selon le « Jerusalem Center for Public Affairs » dans son bulletin de Septembre, « l'Iran est une vraie puissance révolutionnaire dont les aspirations s'étendent aux états producteurs de pétrole ». En effet, le soutien de l'Iran aux groupes islamiques radicaux atteint à travers le Moyen-Orient, les organisations terroristes situées au Liban, en Arabie saoudite, en Egypte, au Soudan et à Gaza. En tant que principal fournisseur d'armes au Hamas, (Washington Institute for Near East Policy, le 8 Octobre, 2009), l'Iran soutient financièrement et militairement la guerre brutale de roquettes contre la population civile du sud d'Israël.

Pendant que l'Europe occidentale continue ses investissements économiques dans l'énergie iranienne et autorise le président Ahmadinejad à cracher sa haine contre Israël et l'Occident à la tribune des Nations Unies, l'Iran gagne du temps pour devenir la centrale nucléaire du Moyen-Orient. Il est temps que la Norvège et l'Europe mettent le pétrole de côté et répondent aux actions du président Ahmadinejad - au lieu des appels du président Obama - pour le changement. Après tout, la position potentielle de l'Iran comme puissance nucléaire pourrait très bien entraîner le chaos et l'instabilité - au lieu de la paix - dans cette région du monde. 

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 21:22
Reculer pour mieux sauter
Par HERB KEINON
23.10.09
I



Ehoud Barak brise le silence. Depuis l'annonce d'une proposition de l'AIEA sur le nucléaire iranien, le gouvernement israélien n'avait pas réagi officiellement.

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1256150034394&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 


Le ministre de la Défense, Ehoud Barak.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost

L'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) a rendu public, mercredi, un projet d'accord pour transférer en Russie la majeure partie des stocks iraniens d'uranium enrichi.

Lors de la clôture de la conférence présidentielle "Facing Tomorrow", le ministre israélien a mis un bémol à l'enthousiasme international : "L'accord, s'il est signé, va permettre à l'Iran de retrouver ses stocks dans un an. Alors Téhéran gagnera la légitimité d'enrichir son uranium sur son sol. Donc, je le répète, il faut mettre un terme final aux activités nucléaires iraniennes et non pas se contenter uniquement d'une exportation vers la Russie", explique-t-il à la tribune de la conférence.

Le projet soumis par l'AIEA mercredi retarderait l'acquisition par Téhéran de l'arme atomique. La République islamique devra, selon les termes du document, envoyer en Russie les 3/4 de ses réserves d'uranium enrichi répertorié avant la fin de l'année 2009. Téhéran doit donner sa réponse officielle vendredi.

La réponse de Barak reflète les inquiétudes israéliennes selon lesquelles les questions fondamentales ne trouvent pas de réponse dans le plan de Vienne. Les résolutions de l'ONU ont jusqu'à présent mis en avant trois conditions : une suspension de toute activité d'enrichissement par l'Iran tant qu'aucune certitude émerge sur des intentions civiles, des inspections des envoyés de l'AIEA, et une transparence totale concernant toutes les questions posées par l'Agence atomique.

A la conférence présidentielle à Jérusalem, le message de Barak a été clair : arrêt total de l'enrichissement "dans un délai proche", avec dans le cas contraire des "sanctions immédiates et sévères" et aucune "porte de sortie". A bon entendeur.

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 08:33
C’est nous qui paierons le prix / Alex Fishman – Yediot Aharonot


Ce n’est pas le bout du tunnel. Ce serait plutôt le phare d’une locomotive lancée vers nous à toute allure et annonciatrice d’un malheur. C’est ainsi qu’Israël doit voir l’accord annoncé par le directeur général sortant de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Mohamed el-Baradei, et qui prévoit que l’Iran enrichira son uranium à l’extérieur de ses frontières.

Le succès dont se prévaut el-Baradei a un prix. Cet homme, que les services de renseignement occidentaux considèrent depuis longtemps comme un collaborateur de l’Iran, est sur le point de nous vendre à bas prix et de nous compliquer la vie. A Washington on se prépare déjà à la possibilité qu’une des demandes iraniennes soit une surveillance internationale des sites nucléaires israéliens. Ne nous étonnons pas si un défilé de hauts responsables israéliens est convoqué prochainement à Washington pour discuter du prix à payer.

Les représentants occidentaux aux pourparlers de Vienne savent bien que les Iraniens réclameront un prix élevé en contrepartie de l’accord afin qu’ils puissent se prévaloir d’un succès auprès de leur propre opinion et du monde musulman. Il s’agira bien entendu d’avantages économiques et commerciaux, du renouvellement des relations internationales et d’un renforcement du statut de l’Iran au sein de la communauté internationale. Mais, à Washington, on sait bien que les Iraniens ont encore un tour dans leur sac, une demande qui fera d’eux les héros du monde arabo-musulman : l’inspection des installations nucléaires israéliennes. Difficile de croire qu’un dirigeant israélien responsable acceptera de discuter d’une telle possibilité avec l’Iran.

Lors de leur première rencontre, le président américain, Barack Obama, avait promis au Premier ministre Netanyahu de respecter la politique israélienne d’ambiguïté dans le domaine nucléaire. On peut supposer que les Etats-Unis ne forceront pas Israël à accepter le diktat iranien à ce sujet, même si cela doit faire échouer les pourparlers avec l’Iran. Mais dans le monde étrange où nous vivons, il se peut que l’Occident cède aux exigences iraniennes. Quoi qu’il en soit, même si un accord est signé sans que soit adressée une telle demande, il est clair qu’Israël n’aura plus d’option militaire, sauf s’il veut se retrouver complètement isolé.

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 22:43
Ehud Barak aux Américains : L’option militaire doit rester à l’ordre du jour / Shimon Shiffer et Itamar Eichner – Yediot Aharonot

 

 

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

 

 

jeudi 22 octobre 2009

Officiellement, Israël s’abstient de réagir à l’accord qui est en train d’être élaboré avec l’Iran. Mais à Jérusalem, on suit ces informations avec inquiétude et méfiance. En effet, les dirigeants israéliens ne croient pas que l’Iran se pliera aux conditions posées par les Etats-Unis, la Russie et la France et ils estiment que Téhéran poursuivra ses efforts pour devenir une puissance nucléaire.

En outre, les Israéliens n’ont aucune confiance dans Mohamed el-Baradei, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui est impliqué dans les négociations. Cette méfiance, on pouvait l’entendre hier dans les propos du Premier ministre Netanyahu et du ministre de la Défense, Ehud Barak, qui rencontraient l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice. Ehud Barak a affirmé que les grandes puissances doivent continuer à suivre de près ce qui se fait en Iran dans le domaine nucléaire : « Les Iraniens ont déjà trompé l’Occident par le passé », a-t-il déclaré tout en soulignant la nécessité d’imposer des sanctions sévères s’il s’avèr ! e dans quelques mois que les Iraniens ne collaborent pas pleinement avec la communauté internationale.

M. Barak a suggéré à Susan Rice de n’exclure aucune option, y compris une offensive militaire, même si en fin de compte un accord est signé, car il pourrait s’agir d’une ruse de la part de l’Iran. En tout état de cause, a-t-il ajouté, Israël n’exclut aucune option.

Le vice-ministre de la Défense, Matan Vilnaï, a lui déclaré hier soir : « Les Iraniens sont plus malins que ce que l’on pense et nous devons nous assurer qu’il ne s’agit pas là d’une tentative pour gagner du temps. Cependant, le fait même que les Iraniens acceptent de négocier et qu’on soit parvenu à un accord prouve que la pression internationale fait effet. Je ne dédaigne pas cet accord, mais il faut focaliser la pression et ne pas la relâcher. Notre objectif est de neutraliser la possibilité pour l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire ».

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis