Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:49

http://co118w.col118.mail.live.com/mail/SafeRedirect.aspx?hm__tg=http%3a%2f%2f65.55.40.199%2fatt%2fGetAttachment.aspx&hm__qs=file%3df7d8978e-57c3-4ebd-8af0-53a9aac1a332.png%26ct%3daW1hZ2UvcG5n%26name%3daW1hZ2UwMDIucG5n%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253aimage002.png%254001CA2A46.DEF02D80&oneredir=1&ip=10.12.162.8&d=d6034&mf=0&a=01_9fc9ca03802162947a780b74c272c7c0b46a593b65efd63e69d0177ff42f502c

Deux nouveaux articles sur Objectif-info

 

En finir avec l’occupation arabe d'Israël

par Ron Breiman, pour Haaretz

http://www.objectif-info.com/index.php?id=1238

 


http://co118w.col118.mail.live.com/mail/SafeRedirect.aspx?hm__tg=http%3a%2f%2f65.55.40.199%2fatt%2fGetAttachment.aspx&hm__qs=file%3df7d8978e-57c3-4ebd-8af0-53a9aac1a332.png%26ct%3daW1hZ2UvcG5n%26name%3daW1hZ2UwMDIucG5n%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253aimage002.png%254001CA2A46.DEF02D80&oneredir=1&ip=10.12.162.8&d=d6034&mf=0&a=01_9fc9ca03802162947a780b74c272c7c0b46a593b65efd63e69d0177ff42f502c

Deux nouveaux articles sur Objectif-info

 

En finir avec l’occupation arabe d'Israël

par Ron Breiman, pour Haaretz

http://www.objectif-info.com/index.php?id=1238

 

La plupart des Arabes vivant sur la terre d'Israël ont immigré après nos vagues d'Alyah. En d'autres termes, le sionisme et la prospérité qu'il a engendrée ont donné naissance aux "Palestiniens." Depuis l’occupation arabe de la terre d'Israël au septième siècle, et tout au long des siècles de l’occupation musulmane, ses occupants considéraient cette terre comme un avant-poste impérial lointain et rien de plus. La requête consistant à accorder un état aux immigrés arabes dans ce pays et à leur armée, qui est ici stationnée ici du fait de la cécité de certains juifs et des nations du monde entier, n’a pas de fondement...

 

Après Genève, la question iranienne est toujours plus opaque

par Jean-Pierre Bensimon pour Objectif-info, mardi 6 octobre 2009

La question du programme nucléaire militaire de l’Iran mérite un suivi vigilant parce qu’elle évolue vite et qu’elle est essentielle (1). Nous sommes aujourd’hui à l’heure de vérité, à la croisée des chemins, au moment où les décisions longtemps différées sont en train de s’élaborer, pour le meilleur et pour le pire.

 

La réunion du 1er octobre à Genève a eu une étrange conclusion. L’Iran aurait accepté l’inspection internationale du site de Qom, dont il venait juste de révéler l’existence. Il aurait surtout donné son aval à une transaction concernant son stock existant d’uranium enrichi. Il s’agirait de transférer cet uranium enrichi à 3% dans un ou deux pays étrangers (la Russie, peut-être la France) pour lui faire subir un enrichissement supplémentaire à 19,5%, le taux nécessaire pour qu’il soit utilisable dans un réacteur de recherche médicale ! A tout cela, l’Iran a donné un simple « accord de principe » c'est-à-dire que les volumes transférés et le calendrier ne sont pas arrêtés, qu’il n’y aura peut-être aucune suite. De même les visiteurs de Qom n’inspecteront que ce qu’on les invitera à voir.

 

Le marché est particulièrement bizarre. Voila un pays, l’Iran, qui s’est doté d’énormes capacités d’enrichissement (alors que son unique centrale nucléaire ne fonctionnera qu’avec un combustible russe spécifique), qui s’est attiré la vindicte internationale, qui subit depuis des années un régime de sanctions, dans le but seul et unique de faire de la recherche médicale ! D’autant que l’enrichissement à 3% représente les deux tiers du travail. Le passage à 90%, le niveau requis pour le combustible militaire, ne pose aucun problème si l’on a assez de centrifugeuses ; c’est donc une simple question de temps pour le tiers de l’effort total. Transfèrera-t-on tout le stock iranien ou une partie seulement ? Qui le sait ? L’Iran continuera-t-il d’enrichir à 3% et que fera-t-on de ces nouveaux stocks ? Pas de réponse. Et le programme balistique, les fameuses fusées à étage à carburant solide, réputées pouvant atteindre Israël et le sud de l’Europe, était-il aussi développé dans un but de promotion de la recherche ?

 

La réunion du premier octobre dont l’objet était, du point de vue des Occidentaux, de mettre un terme à un programme d’enrichissement à finalité clairement militaire, a accouché d’un objet politique non identifié, parfaitement conforme aux traditions dilatoires de la diplomatie iranienne, mais qui sied aussi à des Occidentaux généralement peu enclins à la prise de décision quand elle comporte des engagements peut-être pénibles. D’ailleurs pourquoi parler des Occidentaux ? Le véritable acteur occidental, le seul en réalité, c’est l’Amérique et aux commandes de l’Amérique il y a Barack Obama. Le président néophyte est considéré par de larges secteurs de la presse, de l’opinion et des analystes stratégiques comme un homme particulièrement hésitant. Mieux, il semble que les grands acteurs de la pièce qui se joue, l’Iran, la Russie, la Chine, le tiennent pour faible, et ajustent bien sûr leur comportement à cette perception, ce qui fait planer de lourds périls.

 

La réunion du 1er octobre a été suivie de deux évènement imprévus et pleins de signification. Le 3 octobre, le New York Times publiait des révélations en provenance d’inspecteurs de l’AIEA (2), selon lesquelles l’Iran disposerait de toutes les données nécessaires pour fabriquer des armes nucléaires et les placer dans les ogives de ses fusées. Ces révélations, mollement atténuées par le conseiller à la sécurité nationale, le général James Jones, le lendemain auraient provoqué la réévaluation des hypothèses formulées en 2007 par les services de renseignements américains sur l’avancée du programme militaire iranien. Outre la médiocre performance apparente de ces services, cette révélation constitue soit un message codé émanant des autorités américaines en direction de l’Iran (« Ne croyez pas nous tromper ; nous savons ce que vous faites, où vous en êtes, et nous allons être amenés à agir »), soit le signe de divergences dans les sphères dirigeantes des États-Unis. Certains cercles seraient exaspérés par l’inertie du président alors que les intérêts de l’Amérique et la stabilité de ses alliances sont gravement en cause, ou alors, en révélant l’étendue réelle de la menace, un clan pousseraient à l’action contre les tenants de l’apaisement à tout prix.

 

Une admonestation envoyée indirectement à l’Iran par Washington est peu vraisemblable parce que tous les spécialistes, même les Américains, savent depuis longtemps que le programme iranien est militaire, qu’il est en voie d’achèvement, et les Iraniens savent aussi de leur coté que nul n’ignore tout cela. Ils comptent non pas sur la méconnaissance, le défaut d’information de l’Occident, mais sur son manque de détermination et sur la faiblesse du leadership américain. Les données confidentielles qui ont été mises à la disposition du public par le truchement du New York Times manifestent donc l’existence de tensions au sein de l’instance décisionnelle américaine et confirment la fragilité de son management.

 

Ce n’est pas tout ! Le New York Times venait d’être bouclé, quand The Times de Londres publiait d'autres informations capitales visiblement « libérées » par les autorités d’Israël (3). On a ainsi appris que Benjamin Netanyahou était allé apporter à Medvedev et Poutine, au cours de son voyage à Moscou pas vraiment secret du 7 septembre, la liste exhaustive des chercheurs et ingénieurs russes collaborant directement au programme iranien. Cette nouvelle constitue un véritable coup de tonnerre. Elle apporte deux éclaircissements inestimables. D’un coté le programme iranien est appuyé par ce qui fait le plus défaut à un pays comme l’Iran, à savoir des spécialistes de haut niveau, sans doute rompus aux techniques du nucléaire militaire. Le programme iranien peut donc aller très vite désormais et son aboutissement ne serait plus qu’une question de semaines ou de mois. De l’autre, la Russie, qui trainait des pieds à la perspective de dures sanctions contre l’Iran, serait en fait un des facilitateurs essentiels du programme tant redouté. Cette attitude devrait lui coûter un véritable retournement stratégique des Occidentaux, toutes les lignes rouges silencieuses qui délimitent le cadre des relations internationales entre puissances « raisonnables » étant franchies. Mais les Occidentaux sont trop divisés pour laver l'affront.

 

Si l’on combine les deux révélations des grands quotidiens de Washington et de Londres, celle du savoir-faire fondamental déjà acquis des Iraniens en matière de nucléaire militaire et celle de la collaboration de spécialistes russes qui écourtent l’échéance de la maîtrise de l’arme nucléaire, on voit bien qu’elle convergent dans un but unique : contraindre Obama et son état-major à prendre des décisions, cesser les tergiversations, les temporisations et le report incessant des délais. L’opinion publique est prise à témoin : l’Iran est une menace véritable, urgente, il va très bientôt avoir les armes nécessaires pour sanctuariser son territoire et il pourra librement intensifier ses pressions déjà massives sur les équilibres de la région moyen-orientale, des arguments nouveaux et redoutables à l'appui.

 

Il faut cependant aller encore un peu plus loin. Barack Obama n’est visiblement pas taillé pour son emploi. Seuls ses thuriféraires européens encore enivrés d’Obamania, ne voient pas que sur tous les sujets de politique intérieure et internationale qu’il a abordés, il a déjà subi des échecs sévères, et pire encore, il a convaincu les squales russe, chinois, iranien, vénézuélien que l’on pouvait impunément le défier, voire le ridiculiser. Cet homme dont le costume est trop large, recru d’une idéologie américaine de gauche ou d’extrême gauche , ne donne aucun signe de la vision et de la détermination qui permettent à un chef d’état de se lancer dans une entreprise douloureuse mais indispensable, reposant sur la mobilisation vigoureuse de son peuple et de ses alliés. C’est un peu l’anti-Churchill, et il n’est pas surprenant qu’il ait renvoyé à Londres un bronze du grand homme qui trônait sur le bureau de son prédécesseur.

 

Si donc Obama n’affrontera jamais ni l’Iran, ni les Russes, ni les Chinois, quelle solution lui reste-t-il dans une situation stratégique qui n’autorise pas la non décision à brève échéance ?

 

Confronté à des contraintes qu’il ne sait visiblement pas gérer, on peut craindre qu’il ne renverse complètement les données du problème et qu’il considère que puisque l’Iran sera nucléaire, et bien il faut en faire le point d’appui régional solide de l’Amérique. Comme il peut poser des problèmes considérables s'il le décide , l’Iran peut à l’inverse rendre des services immenses. Il peut attiser la guerre en Irak ou la mettre en partie en sommeil. Il peut poursuivre son aide aux Talibans et enflammer un peu plus l’Afghanistan ou bien accompagner une sortie honorable des Américains. De plus, en s’alliant avec l’Iran, l’Amérique retirerait aux Russes un levier d’action privilégié.

 

Outre la résorption magique de l’éventualité d’une guerre avec l’Iran, une alliance américano-iranienne constituerait pour l’Amérique une solution idéale pour un vrai désengagement d’Afghanistan et une vraie sortie d’Irak, les deux cauchemars d’Obama. En contrepartie, l’Amérique perdrait le pouvoir au Moyen-Orient, laissant à leur sort ses alliés arabes, et perdant la main sur la sécurité directe des sources pétrolières et des lignes de communication dans cette zone. Une hypothèse qu’un Obama peut peut-être éventuellement faire sienne, à grand renfort de rhétorique. Mais Israël, la première cible des mollah, l’accepterait-il ?

 

 

Notes

 

(1) voir Pourquoi la nucléarisation de l’Iran est si menaçante http://www.objectif-info.com/index.php?id=1235
(2) Report Says Iran Has Data to Make a Nuclear Bomb par William J. Broad and David E. Sanger 3 Octobre 2009
http://www.nytimes.com/2009/10/04/world/middleeast/04nuke.html?_r=1&hp
(3) Israel names Russians helping Iran build nuclear bomb par Uzi Mahanimi, Mark Franchetti et Jon Swain The Sunday Times 4 Octobre 2009 http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article6860161.ece

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:32

Iran : la carotte sans le bâton

Sur le dossier nucléaire, la peur doit changer de camp

 

http://www.causeur.fr/iran-la-carotte-sans-le-baton,3106


Publié le 06 octobre 2009 à 17h03 17 réactionsImprimer

teheran


“Speak softly and carry a big stick”, disait le président américain Theodore Roosevelt. Avec les Iraniens, Barack Obama a clairement changé de ton : il leur parle avec douceur. On attend qu’il s’empare d’un gros bâton.


Quand un nouveau cycle de négociations s’engage entre l’Iran et les “5+1″ (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne), nous sommes toujours face à la même question : que veulent vraiment les Iraniens, ou plus exactement le régime et ses soutiens – Gardiens de la révolution, nomenklatura de fonctionnaires et autres bénéficiaires du système actuel ? Depuis juin dernier, le régime est plus que jamais dans une logique de survie, et ses intérêts, y compris géopolitiques, ne sont plus ceux de la nation. Si le “parler doux” d’Obama a certainement quelque chose à voir avec l’émergence récente d’un autre Iran, un bâton gros et crédible reste toujours de mise. Malheureusement, vu de Téhéran, c’est loin d’être le cas.


Vis-à-vis de ce qu’on a l’habitude d’appeler “la communauté internationale”, le parti de Khamenei, le guide suprême n’a pas grand-chose à craindre. Les derniers signaux adressés à Téhéran lui laissent une marge de manœuvre considérable. Premier message : le rapprochement moyennement réussi entre Washington et Moscou. Déjà, quelques semaines après son installation à la Maison Blanche, Obama avait proposé à Medvedev le marché suivant : l’arrêt du programme de bouclier antimissile en Europe, en échange de l’appui de Moscou dans le dossier nucléaire iranien. Le marché est conclu le 18 septembre. La Maison Blanche annonce l’arrêt de l’implantation du radar à longue portée en république Tchèque ainsi que de la batterie de missiles intercepteurs en Pologne, et Dimitri Medvedev estime publiquement que les sanctions contre l’Iran sont “inévitables dans certains cas”. Les Iraniens peuvent se délecter de cette magnifique formule qui, tout en se donnant l’air de la fermeté avec l’adjectif “inévitable”, se dégonfle avec “en certains cas”.


Le deuxième message a été tout aussi ambigu. En plein milieu du G20, Obama, Brown et Sarkozy, l’air grave, rendent publique dans une conférence de presse improvisée, l’existence d’un site nucléaire iranien non déclaré à Qom. Suit un discours musclé dénonçant le double jeu de Téhéran. Sauf que l’effet conjugué de la fermeté du discours et de la dramatisation de la mise en scène de cette conférence de presse était fortement atténué par des absences très remarquées. Les dirigeants de la Russie, de la Chine et de l’Allemagne, tous présents à Pittsburg, avaient mieux à faire. On peut comprendre Angela Merkel, qui, à quelques jours des élections législatives, n’avait pas intérêt à fâcher qui que ce soit, l’absence de Medvedev est facheuse. Quant aux Chinois, ils ont réitéré jeudi – jour de l’ouverture de négociations – leur opposition à des sanctions contre l’Iran. Pour eux, tout vaut mieux qu’une crise qui fera envoler le prix du baril, mettant ainsi en péril la croissance et la stabilité en Chine. De plus, la Chine vend à l’Iran entre 30 000 et 40 000 barils d’essence par jour, soit un tiers de ses besoins en carburants (l’Iran manque de raffineries) : on voit mal pourquoi elle adhèrerait à un nouveau volet de sanctions contre Téhéran. Bref, l’Iran peut raisonnablement considérer qu’un durcissement des sanctions, notamment sur le commerce d’ hydrocarbures, n’est pas à l’ordre du jour.


La carotte proposée aux Iraniens consiste essentiellement en la reconnaissance de leur pays comme une puissance au seuil du nucléaire militaire. Peu importent les détails techniques, les “5+1″ sont aujourd’hui prêts à accepter un gel en l’état actuel des choses si Téhéran s’engage à jouer franc-jeu. Mais après l’affaire du site nucléaire de Qom, dernière d’une longue liste de tricheries, peut-on avoir confiance ? La réponse est non, tout simplement parce que Téhéran se sait déjà capable de déjouer pendant de longues années encore chaque tentative pour lui imposer le respect de ses propres engagements. Le régime pourrait donc encaisser à Genève les bénéfices d’une promesse de devenir raisonnables devenir sage et jouer “la vérité si je mens” avec l’AIEA.

Côté bâton, les Occidentaux n’ont qu’un méchant flic : Israël. Quoi que l’on pense de cette option militaire israélienne, de ses conséquences terribles et ses objectifs possibles (pas plus qu’un retard de quelques années du programme nucléaire iranien), son principal mérite est de d’être crédible. Les dirigeants iraniens sont donc obligés d’en tenir compte dans leurs calculs. Ils savent aussi qu’une frappe peut en cacher une autre : peu importent les couleurs peintes sur les ailes des avions d’une première frappe, la deuxième vague sera américaine. Contrairement à la destruction du réacteur irakien en 1981, dans le cas iranien, une opération 100 % ou même 80 % israélienne est impossible. Israël ne peut être que le déclencheur, par le jeu d’alliances et des ripostes, de quelque chose de beaucoup plus terrible et dangereux pour le régime.


Si la crise nucléaire devenue durable et la défiance de la communauté internationale ont rapporté à Khamenei des dividendes, les manifestations de juin lui ont montré que cette politique de brinkmenship – au bord du précipice – a aussi un prix. Cette fissure de la cohésion nationale iranienne a dévoilé le “ventre mou” du régime qui s’appuie désormais sur ses forces de l’ordre plutôt que sur sa légitimité. Or, si les bombardiers ne peuvent rien contre la légitimité (on l’a vue en Serbie), ils peuvent amoindrir la capacité d’un régime de faire face à une insurrection. En clair, les dirigeants iraniens doivent comprendre qu’une “option militaire” peut s’élargir pour inclure les points névralgiques de leur pouvoir, et risque d’ouvrir un boulevard aux forces susceptibles de remplacer les hommes en place. L’armée, menacée d’être engloutie et digérée par les Gardiens de la révolution, est une candidate évidente pour s’emparer d’une telle occasion.

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:56

N° 1018




http://www.cicad.ch/index.php?id=2437&tx_ttnews[tt_news]=6878&tx_ttnews[backPid]=2433&cHash=a05ed962f2


Les militants du Hezbollah persona non grata


 


«Depuis quelques mois, des dizaines de familles libanaises résidant aux Emirats arabes unis sont la cible d'interrogatoires, de pressions et de poursuites de la part des autorités, qui exercent également toutes sortes de chantages, à tel point que les Libanais des Emirats vivent dans la crainte et l'anxiété permanente d'être expulsés. Ils doivent choisir entre se soumettre aux services de sécurité émiratis ou être expulsés et perdre leur travail et leur source de revenus», a déclaré Hassan Alayan au nom du comité représentant les Libanais expulsés des Emirats arabes unis dans L’Orient-Le Jour. Selon lui, quelque 300 hommes d’affaires et salariés libanais de confession chiite ainsi que leurs familles ont été expulsés au cours des trois derniers mois.

 

Les autorités des Emirats affirment pour leur part que «les informations données par le comité sont exagérées. Il s’agit en fait de 49 personnes, dont la présence n’est pas souhaitable en raison de leur participation à des activités politiques interdites», rapporte le site d’information arabe Elaph. Les enquêtes et interrogatoires menés par les services de sécurité locaux concerneraient essentiellement le soutien qu’apporteraient ces Libanais au Hezbollah, souligne Elaph. «Par ailleurs, des Emiratis se rendant au Liban ont été ces derniers jours la cible d’intimidations exercées par les services de sécurité de l'aéroport, dont le chef, Wafiq Choukair, et plusieurs membres sont des sympathisants du Hezbollah.» Plus de 100 000 Libanais résident actuellement aux Emirats arabes unis.

 

Source: courrierinternational.com - lundi 5 octobre 2009

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:39

Aucune meilleure option pour l`Iran.

Une attaque israélienne ne suffira pas.

 

 

Par Michael Rubin

Traduit par : Domnique BLOCH

National Review Online
5 octobre  2009

http://www.meforum.org/2476/bad-options-on-iran

Send

RSS

Share:      

Le premier octobre, le Président Barack Obama est monté à la tribune de la Chambre de Réception des Diplomates (Diplomatic Reception Room) de la Maison Blanche et  a déclaré que les négociations étaient une tentative couronnée de succès.  Obama a déclaré : « Les 5 +1 sont  unis et nous avons une communauté internationale qui réaffirme sa volonté de non prolifération nucléaire et de désarmement. C`est pourquoi le gouvernement iranien a reçu un message clair et unifié de la communauté internationale à Genève : L`Iran doit  montrer par  des  mesures concrètes qu`il est a la hauteur de ses responsabilités vis-à-vis de son programme nucléaire. Dans ce but la réunion d`aujourd`hui  représente   un début constructif ». Il a ajoute : « Mais il faut maintenant qu`elle soit suivie, de la part de l`Iran,  d`une action constructive» 

Là où Obama voit  une tentative « couronnée de succès », la réalité, elle, suggère plutôt l`échec. Face à l’exposition de la preuve irréfutable, Téhéran a reconnu avoir construit une deuxième centrale d`enrichissement nucléaire secrètement cachée dans une base du Corps de Garde de la Revolution Islamique près de Qom. Ni Obama, ni le directeur des renseignements nationaux, Dennis C. Blair, n`ont reconnu que la confirmation par  l`Iran d`avoir construit une deuxième centrale nucléaire secrète démentait  la véracité de l`estimation de la Sécurité Nationale (NIE, novembre 2007). En tout cas, la décision de Téhéran d`avouer uniquement devant la preuve de sa tricherie ne doit pas être considérée comme une preuve de transparence ou de bonne volonté de sa part.  De nombreux scientifiques de l`Agence internationale de l`Energie Atomique considèrent que le régime iranien a maintenant « suffisamment d`informations  pour pouvoir réaliser le plan et produire une bombe nucléaire opérationnelle ».

Les soutiens dObama se sont unis pour présenter le dialogue des 5+1 sous son meilleur jour. Juan Cole, le Président du « One-man Global Americana Institute” a écrit sur son blog   « Obama… a obtenu d`avantage de concessions de la part de l`Iran en 7 heures et demi que l`Administration précédente en 8 ans d`intimidations ». L`ancien conseiller de l`Administration Carter et  auteur de la  théorie conspirationniste inattendue d`Octobre  (October Surprise conspiracy), Gary Sick était lui aussi expansif appelant la réunion  un « moment historique après 30 ans de récriminations mutuelles et d`hyperbole » . La vérité, cependant, c`est qu`aucun accord n`est bien spécifié. L`Iran a, certes, promis de permettre des inspections mais n`a précisé ni quand, ni sous quelles conditions,  elles auraient lieu. Lorsque les dirigeants iraniens ont promis d`envoyer leur uranium en Russie pour d`avantage d`enrichissement, l`Occident n`a lui aucune garantie que les scientifiques iraniens ne continueront pas a enrichir cet uranium lorsqu`il reviendra en Iran.

 Sans surprise le régime iranien a fait de la provocation, ces derniers jours. Ahmadinejad a assimilé  les critiques d`Obama face a la découverte de la deuxième centrale d`enrichissement nucléaire comme constituant une « erreur historique », ce qui n`est pas vraiment un signe de  sincérité de la part de l`Iran  quand celui-ci  prétend vouloir se soumettre aux demandes internationales. Jomhouri-ye Eslami un quotidien très proche de l`appareil des services de renseignements de la République islamique a  écrit dans son éditorial : «  la révélation des centrales d`enrichissement nucléaire faite par l`Iran a forcé l`Occident à adopter une position défensive » et Kayhan qui est l`organe officiel du « Guide Suprême »  a écrit que : «  la révélation des centrales d`enrichissement nucléaire sera la carte maitresse de l`Iran dans les négociations d`octobre »

L`Administration Obama peut se convaincre elle-même qu`elle garde le contrôle du processus diplomatique et qu`elle a mis en place  de sérieuses contraintes  pour empêcher  le déménagement du matériel nucléaire iranien, mais les pays qui sont les plus directement menacés sont d`avantage lucides. Le mois dernier, les tests iraniens de missiles balistiques capables d`atteindre l`Arabie Saoudite et Israël ont autant démontré le danger,  qu` elles ont soulevé des doutes sérieux sur la sincérité iranienne.

La Perception de la menace

Des perceptions divergentes des menaces brouillent l`approche internationale face au défi du nucléaire iranien. Pour l`Union Européenne, le défi du nucléaire iranien tourne autour de la viabilité du pacte de non-prolifération nucléaire, de même qu`autour de l`efficacité de la politique étrangère européenne sur la scène internationale. Après tout, la prolifération des activités nucléaires de la République Islamique représente la première crise internationale que l`Union Européenne cherche consciemment à mener. Si l`Iran devenait une force nucléaire malgré plusieurs années d`engagements  sérieux, cela constituerait un véritable camouflet pour l`approche multilatérale et une véritable incitation, promue par les ministres des affaires étrangères européens eux-mêmes !

Pour le Président Obama et pour la plus grande partie de l`appareil de la politique étrangère américaine, l`option d`une République Iranienne possédant l`arme nucléaire serait stratégiquement  indéfendable. Un Iran nucléaire enhardirait Téhéran à agir de façon non conventionnelle et par procuration, se cachant derrière sa propre force de dissuasion nucléaire. L`accroissement du prestige iranien et sa capacité a exercer un pouvoir forceraient les états de la région a faire des compromis avec l`Iran qui peuvent ne pas être dans l`intérêt de la sécurité nationale américaine. L`avènement de toute nouvelle puissance nucléaire au  Moyen Orient provoquerait également une cascade de proliférations nucléaires. Si l`Iran devient une force nucléaire, l`Arabie Saoudite et la Turquie devront, elles aussi, développer leurs propres capacités nucléaires. Si l`Arabie Saoudite et la Turquie deviennent des forces nucléaires, l`Egypte et la Grèce le deviendront aussi. Un Egypte nucléaire conduira la Lybie a reconsidérer sa décision d`abandonner la bombe, ce qui en retour pourrait amener l`Algérie a reconsidérer sa propre position. En clair, une République islamique nucléaire changerait totalement les rapports de force et compliquerait les intérêts américains dans la région pour plusieurs décennies à venir. Ceci dit, Washington n`a pas à craindre d`être anihilé par une coalition iranienne ne possédant que quelques bombes nucléaires.

Israël, en revanche, ne peut pas en être aussi certain. La destruction de l`état hébreu se trouve au centre de la politique étrangère de la république Islamique. Tandis que des experts comme Cole écarte la déclaration du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad de 2005 qu` « il faut effacer Israël de la carte » "Israel must be wiped off the map”  (la presse sous contrôle étatique a justement utilisé la phrase du discours dans sa version officielle), le fait subsiste que plusieurs officiels iraniens ont répété par la suite cette déclaration souvent dans un langage aussi brutal (.pdf), un fait contrariant que Cole feint d’ignorer. Alors que les diplomates iraniens promettent que la République Islamique n`a aucune intention de construire, si on les laisse faire ,une arme nucléaire,  les dirigeants  religieux iraniens suggèrent, quant à eux,  l`inverse .Le 14 décembre 2001, l`ancien Président l`Ayatollah Ali Akbar Hashemi Rafsanjani disait dans une déclaration restée célèbre :  «  Le lancement d`une bombe nucléaire contre Israël détruirait totalement Israël alors que la même, lancée contre la République Islamique ne causerait que quelques dégâts. Un tel scenario n`est pas impossible ». Le 14 février 2005, l` Ayatollah Mohammad Baqer Kharrazi, Secrétaire Général du Hezbollah iranien déclarait :  « Nous sommes capables de produire des bombes atomiques et nous le ferons. Nous n`avons pas à avoir peur de quiconque. Les Etats-Unis ne sont pas d`avantage qu`un chien qui aboie ». A peine 3 mois plus tard, Hojjat ol-Islam Gholam Reza Hasani le représentant personnel du Guide Suprême dans la province de l`Azerbadjian occidental a déclaré que posséder l`arsenal nucléaire était l`un des buts essentiels de l`Iran, disant  « Une bombe atomique…doit également être construite, c`est pourquoi le Coran a demandé aux Musulmans d`être forts et de réunir toutes les forces à leur disposition pour être forts ». Le fait qu`Hasani soit impopulaire auprès de beaucoup d`iraniens n’est pas le propos. En temps que confident du Guide Suprême, il représente une ouverture sur sa façon de pensée.

Beaucoup en Europe et aux Etats-Unis prétendent que la crainte d`Israel face à un Iran nucléaire est une forme de paranoïa. Ils déclarent que la République Islamique sait très bien qu`une attaque nucléaire contre Israël entrainerait de très sérieuses représailles. Comme le régime iranien n`est pas suicidaire, il ne risquera jamais une première attaque. Les troubles de cet été évoquent une autre possibilité, une que les dirigeants israéliens ne connaissent que trop bien. Si les protestations de la population iranienne n`étaient plus contrôlables, ce qui provoquerait inévitablement un effondrement du régime, le Guide Suprême  ou la hiérarchie du  Corps de la Garde Révolutionnaire Islamique pourrait décider de lancer une attaque contre israël - remplissant un but idéologique, sachant que les représailles internationales seraient minces, étant donné que la République Islamique aurait cessé d`exister.

C`est pour cette raison que les dirigeants politiques israéliens, toutes tendances confondues – du Meretz et du parti Travailliste à gauche, au Likud et au parti Yisrael Beiteinu à droite – considèrent une République Islamique possédant l`arme nucléaire comme une menace existentielle.

Que peut faire Israël ?

 

Le 7 juin 1981, les forces aériennes Israéliennes ont détruit le réacteur nucléaire d`Osirak au cours d`une attaque surprise. La mission a été un succès, mais les débats précédant cette attaque ont été houleux. Puis, comme aujourd`hui, des experts ont argumenté qu`une attaque militaire ne ferait que reculer le programme nucléaire de l`adversaire, non y mettre un point final. Cependant pour de multiples circonstances   allant dans le même sens  - la guerre Iran-Irak, l`opération «Tempête du désert », les sanctions et peut-être les inspections de l`AIEA – le régime irakien n`a plus jamais été capable de reconstituer entièrement son programme nucléaire. Le délai infligé par les israéliens a dure plus longtemps que le régime irakien lui-même et, malgré l`indignation internationale, la plupart des historiens considèrent aujourd`hui que cette attaque était la bonne décision.

Il n`est donc pas étonnant que l`attaque Osirak soit souvent présentée comme le modèle à suivre dans le cas ou Israël devrait  lancer une attaque similaire sur les centrales nucléaires iraniennes. Les deux situations ne sont pas cependant pas les mêmes .

L`Iran se situe géographiquement plus loin d`Israël. Et représente presque 4 fois la taille de l`Irak. Le programme nucléaire irakien était concentre à Osirak et le réacteur nucléaire lui-même était vulnérable, car construit au dessus du sol.. Les sites nucléaires iraniens sont, par contraste, dispersés à travers le pays, lourdement fortifiés et même dans certains cas enterres sous des montagnes. Les avions israéliens devront voler plus de 1000 miles au dessus de territoires hostiles et devront être réapprovisionnés en carburant en plein vol pour pouvoir juste atteindre l`Iran. Même si les bombardiers israéliens arrivaient a pénétrer en Iran par surprise, ils devraient encore parcourir plusieurs centaines de miles au-dessus du territoire iranien après avoir lancé leurs chargements, ce qui nécessiterait éventuellement de bombarder d`avantage de cibles de la défense aérienne iranienne et ses infrastructures. Pour pouvoir juste bombarder les aspects physiques du programme nucléaire iranien, il faudrait près de 1400 sorties aériennes, une opération d`une telle envergure qu`Israel est incapable d`exécuter seul.

Paralyser le programme nucléaire iranien, cependant, n`en demanderait pas autant. Les dirigeants israéliens n`ont pas besoin de détruire le programme nucléaire dans sa totalité, mais uniquement certains composants – comme les cascades de centrifugeuses- de façon a le retarder de un, deux ou 3 ans. De plus les soldats israéliens n`ont pas à détruire entièrement une centrale pour la rendre inutile. La République Islamique peut avoir l`impression que ses installations sont invulnérables car enterrées sous des montagnes mais les forces israéliennes n`ont pas qu`à détruire uniquement leurs entrées, ensevelissant les  scientifiques et les ingénieurs a l`intérieur pour arriver a leurs fins. Une telle attaque ne serait pas, bien entendu, idéale : les représailles de l`Iran, qu’elles soient directes ou par procuration, seraient féroces. C`est ce que ne comprennent pas trop d`experts et d`analystes américains, cependant, si Israël  sent qu`elle fait face a une menace existentielle, elle n`aura pas d`autre choix que d`éliminer cette menace.

.

Est ce qu`Israel doit frapper ?

Il n`y a aucun  doute que les forces armées israeliennes peuvent reculer l`échéance du programme nucléaire iranien. Mais est-ce qu`elles devraient essayer? C`est une autre question. Mise a part la traditionnelle discussion sur les  représailles iraniennes, le Hezbollah frapperait. Le prix du pétrole exploserait et le terrorisme également. Et pendant que l`Iran pourrait être uniquement capable de fermer le détroit d`Ormuz pendant  un jour ou deux, ses alliés détruiraient par procuration les champs de pétrole du Sud de l`Irak, une conséquence beaucoup plus dévastatrice pour la communauté internationale.

Il n`y a que ces dernières retombées qui doivent inquiéter vraiment  Israël, surtout quand, dans la balance, Israël doit mettre la menace de sa propre annihilation.

Néanmoins, les suites de l`attaque peuvent ne pas être ce que les dirigeants israeliens ont planifié. Quoi que les Iraniens pensent de leurs dirigeants, ils sont sans le moindre doute de féroces nationalistes. La meilleure chose qui ne soit jamais arrivée à la Revolution Islamique, c`est l`invasion par Saddam Hussein, ce qui a permis a l` Ayatollah Ruhollah Khomeini de reprendre le contrôle, a un moment ou les Forces Révolutionnaires étaient menacées de perdre le contrôle du régime. Toute attaque sur le sol iranien permettra, de nouveau, au régime de rallier le peuple  autour du drapeau iranien. Certains experts et des expatriés iraniens prétendent que face au bombardement, les iraniens ordinaires- mécontents des mauvais résultats de leur gouvernement sur l`économie et de  sa politique sociale répressive – peuvent se retourner contre le régime. C`est prendre ses rêves pour des réalités. Et même si c`était le cas, le gouvernement iranien est passé maitre dans les opérations de renseignements. Le monde entendrait vite que les israéliens ont frappé un Bus scolaire, ou un jardin d`enfants ou ont abattu un avion de ligne civil, permettant au gouvernement iranien d`exploiter leur thème  du culte du martyr a l`avantage d`Ahmadinejad. Pendant ce temps, l`opinion diplomatique internationale se retournerait rapidement contre Israël, même en quelques mois, comme après le « massacre » de Jénine, la fusillade Muhammad al-Durra, ou le bombardement d`une école a Gaza, toutes ses accusations ayant ensuite été démenties comme fausses. Il est peu probable que l`administration Obama  - et même une grande partie du Congrès – prennent la défense d`Israël.

Les dirigeants israéliens peuvent croire que, comme en Irak, même un délai temporaire permettrait a l`état Hébreu de survivre à la République Islamique. Ceci serait également un mauvais calcul. La République Islamique a depuis longtemps préparé des arguments subtils sur ses propres besoins de Défense. S’il devait y avoir, cependant, une attaque sur l`Iran, Téhéran  pourrait y trouver  une excuse pour développer une force nucléaire militaire avec en face une communauté internationale qui serait moins encline a l`en empêcher.

Mais est ce que l`obtention d`un délai permettrait  à Jérusalem d`arriver a son but ? Probablement non : Avec l`Irak, Israël a bénéficié de la stupidité de Saddam Hussein. Si le chef irakien n`avait pas envahi le Koweit, il aurait pu reconstituer rapidement son programme nucléaire avec l`aide de la France ou de la Russie ; l`Iran n` aura pas les mêmes contraintes.

Mais aussi parce qu’il n’y a pas  seulement qu’en Chine et en Russie,  les politiques et diplomates en Europe et aux EU citent aussi les sanctions du régime irakien comme quelque chose à ne jamais refaire. Israël pourrait retarder l`achèvement d`une bombe nucléaire d`un an ou deux , mais les facteurs qui ont empêché l`Irak de reconstituer son programme nucléaire n`existent, tout simplement, pas dans le cas de l`Iran. Pas plus qu`Israël ne peut se contenter d`être simplement vigilant et d`espérer que la communauté internationale empêchera l`Iran d`accéder à l`uranium, étant donné que la  République Islamique est capable localement de trouver assez d`uranium pour lui permettre d`en enrichir suffisamment pour fabriquer plusieurs bombes.

Conclusion

 

En résumé, une attaque israélienne peut permettre d`obtenir un peu de répit, mais cela ne sera pas suffisant. La République Islamique sortira d`une attaque encore plus dangereuse qu`auparavant. Toute attaque serait un immense coup de poker, et  les dirigeants israéliens sont bien capables de finir par considérer les 5+1 comme incapables d’élever suffisamment les sanctions  face à la provocation iranienne, jusqu`au moment où  le Guide Suprême, (pour paraphraser  Khomeini dans sa déclaration lors de la fin de la guerre Iran-Irak), boira son calice de poison et acceptera de reculer. Hélas, comme le monde occidental ne partage pas la perception de la menace d`Israel, il n`est pas plus probable qu`il arrive à utiliser des moyens suffisamment coercitifs contre la République Islamique pour obtenir un changement de comportement, pas plus qu`il n`en fera le travail préparatoire – en soutenant les organisations de syndicats indépendants, les sociétés civiles indépendantes, et la démocratisation- soutenant  ainsi les Iraniens qui aspirent à un changement fondamental dans la nature de leur régime. Cela ne laissera à Israël aucun autre choix que d`attaquer, provoquant une cascade d`évènements qui finira enfin par forcer Obama à prendre des décisions qu`il ignore actuellement.

Michael Rubin, est éditorialiste Senior du  Middle East Quarterly, est universitaire et expert confirmé à l’American Enterprise Institute et conférencier senior au Naval Postgraduate School

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 13:43

Info ou Intox? C'est un scoop transmis par Hanna, datant d'il y a 5 jours! 


http://betbender.blogspot.com/2009/09/ajads-gmail-account-cracked-screenshot.html

Wednesday, September 30


A'jad's Gmail account cracked! (screenshot)
Mahmoud Ahmadinejad uses JDate: Who knew?

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 21:24

Le sous-marin israélien Dolphin perfectionné pour le lancement de missiles, et disposant d'une plus vaste réserve de carburant




DEBKAfile Rapport exclusif

Traduction : Marc Brzustowski

4 Octobre 2009, 1:27 PM (GMT+02:00)

 

 

http://www.aid97400.lautre.net/local/cache-vignettes/L416xH520/Dolphin-95380.jpg

Sous-marin Dolphin perfectionné


Les sources navales occidentales rapportent que les sous-marins Dolphin d’Israël, fabriqués en Allemagne ont été profondément modifiés : leurs tubes lance-torpilles ont été élargies pour adapter des missiles disposant de nouvelles installations électroniques et leur capacité étendue en réserve de carburant pour maintenir le vaisseau en mer pour 50 jours sans besoin de réapprovisionnement. 8 ans après la réception de trois sous-marins Dolphin venus d’Allemagne, et deux supplémentaires le moins dernier, les sources navales les situent comme étant les sous-marins non-nucléaires les plus modernes de toute la flotte mondiale.


Des sources étrangères tiennent Israël pour avoir équipéles nouveaux sous-marins de type Dolphin avec des missiles Cruise fabriqués en Israël, d’une portée de 1500 kms transportant des têtes nucléaires de 200 kilotonnes et de missiles Harpon fabriqués aux Etats-Unis d’une portée de 135 kms, également compatibles avec des têtes nucléaires. Ces missiles, tirés à partir des tubes nouvellement élargis de 650 mm, peuvent atteindre les cibles sur les côtes iraniennes, comprenant leurs sites nucléaires aussi bien navals, que leurs ports ou les installations des Gardiens de la révolution.


Les réservoirs élargis de carburant des Dolphin sont capables de couvrir des distances allant au-delà de 10 000 kms depuis leurs bases portuaires à domicile (à environ 8000 kms d’un endroit à l’autre) et de passer plus de temps – plus de 50 jours – à proximité des côtes iraniennes.


Les sources militaires de Debkafile remarquent : leur présence hors des eaux israéliennes constitue une puissante dissuasion contre toute attaque-suprise, qu’elle soit nucléaire ou conventionnelle, conférant à Israël une capacité de réplique instantanée par seconde frappe.


http://2.bp.blogspot.com/_f0OKjNx_vg0/Sk-F4XJXlgI/AAAAAAAABEY/Ig6UJZ9w8vw/s320/sous-marin_israelien.jpg


En juin, un Dolphin israélien a traversé pour la première fois le Canal de Suez, escorté par des navires de la Marine de guerre égyptienne, relayantle message à Téhéran que le Caire ouvrirait la voie maritime aux navires de guerre israéliens, pour leur offrir un raccourci vers le Golfe persique (plutôt que de devoir faire le long détour par le Cap de Bonne-Espérance) si la controverse au sujet du programme nucléaire iranien échappait à toute maîtrise.


Le 30 septembre,  DEBKAfile a rendu publique la livraison des deux derniers sous-marins de type Dolphin U 212 qu’Israël avait commandé aux chantiers navals allemands HDW de Kiel, augmentant sa flotte sous-marine à 5 engins.

Pour lire ce récit en entier, cliquez ICI .


Au contraire des 3 premiers, les nouveaux U 212 Dolphins possèdent une cellule de carburant avec un système indépendant de propulsion de l’air, qui leur permet de rester sous l’eau plus d’une semaine sans faire surface. Ils sont aussi à l’abri, difficiles à détecter pour les chasseurs iraniens des mers.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b7/Virginia_class_submarine.jpg

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 14:54

Ces précisions, crédibles nous éloignent, et c'est plus sain, des élucubrations de certains sites et blogs versant dans le conspirationnisme, collés comme des mouches autour du pot de miel de "l'Artic Sea"!

Nouveaux éléments sur le voyage de Netanyahou à Moscou


http://www.actu.co.il/2009/10/nouveaux-elements-sur-le-voyage-de-netanyahou-a-moscou/

La disparition durant quelques heures du Premier ministre des « radars médiatiques », il y un mois, avait fait couler beaucoup d’encre, d’autant plus qu’elle s’était accompagnée de gaffes et annonces contradictoires de la part de l’entourage de Netanyahou. Après avoir su que le Premier ministre s’était rendu en visite (super) éclair à Moscou, il restait à essayer de comprendre pour quelles raisons il avait choisi ce mode opératoire si rare, et quelle était bien l’urgence qui rendait nécessaire ce déplacement furtif.

Le quotidien londonien « Times » révèle ce dimanche que Binyamin Netanyhou a demandé à être reçu d’urgence par le Président russe, Dimitri Medvedev, et son Premier ministre Vladimir Poutine, afin de leur transmettre une liste de savants et ingénieurs russes soupçonnés par Israël d’avoir collaboré avec les Iraniens dans la fabrication d’ogives nucléaires. Une source proche du ministre russe de la Défense a confirmé que Binyamin Netanyahou était arrivé avec « des documents présentant des noms et des preuves concrètes concernant l’aide de spécialistes russes au développement d’un nucléaire militaire par les Iraniens ». Cette même source précise « que la rencontre entre les trois hommes fut courte et se déroula dans un climat tendu ».

En Europe, on confirme que des informations allant dans le même sens ont circulé il y a un certain temps de la part de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, mais on reste prudent, espérant que « cela appartienne au passé, car il semble étrange que de telles activités puissent s’effectuer en marge du Kremlin » Selon David Albraight, ancien inspecteur de l’armement, « il y a effectivement eu par le passé des collaborations individuelles de scientifiques russes, dont certaines dans des domaines ultra-sensibles, en marge des autorités officielles, et cela pourrait être inquiétant »

Malgré les dénégations russes et le scepticisme européen, en Israël, on n’est pas certain du tout que le Kremlin joue un jeu clair dans ce domaine, car justement, de telles activités ne peuvent se faire sans l’aval des plus hautes autorités du pays. En tout cas, l’affaire semblait assez sérieuse pour justifier un voyage éclair du Premier ministre en personne dans la capitale russe.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 14:33
Il faut bien d'avantage que des paroles pour forcer l`Iran a sortir de ses  réponses évasives
Michael RUBIN
Traduction : Dominique BLOCH

New York Daily News
30 Septembre 2009

http://www.meforum.org/2474/more-than-talk-iran-stonewalling



Demain, les diplomates des Etats Unis et leurs homologues russes, chinois et européens vont rencontrer les officiels iraniens pour discuter du programme nucléaire de la République islamique. La réunion suit juste les récents tests de missiles iraniens et la révélation de l`existence d`un deuxième centre  iranien d`enrichissement nucléaire. L`Iran rejoint la table des négociations juste après  une provocation du journal Kayhan,  porte parole du Leader suprême, paru dans la presse de dimanche dernier.  « L`annonce del’existence des installations d`enrichissement nucléaire sera  la carte maitresse iranienne ».   

La réunion sera un clou dans le cercueil de la doctrine Obama. Durant toute la durée de sa campagne, le President Obama a prôné une diplomatie inconditionnelle . « Nous avons besoin d`un Président qui possède  la force et le courage de se mesurer pas a pas avec les chefs d`états voyous, car c`est ce dont dépend notre securite » déclarait Obama pendant sa campagne..

Dans la  semaine qui a suivi  sa prise de fonction , Obama offrait une branche d`Olivier, promettant que si l`Iran acceptait de desserrer le poing  , celle–ci trouverait en face de lui un partenaire conciliant .

 Le Président a recherche un nouveau départ. Pour tenter d`annuler le contentieux diplomatique  historique entre les Etats-Unis et l`Iran, Obama  s`est tout d`abord excusé des agressions  américaines réelles ou  ressenties comme telles, comme le coup financé  par la CIA de 1953  qui a renversé le premier ministre populiste iranien. Il a fait parvenir lettres, interviews et intermédiaires.

.

Les aides du Président- la Secrétaire d`Etat Hillary Clinton , par exemple- ont décrit la stratégie d`Obama comme subtile. Négocier sans condition préalable ne forcerait pas uniquement la République Islamique a montrer son vrai visage , mais donnerait aussi a Washington le temps de construire un front international uni. Les diplomates se sont précipité, à travers toute la planète, courtisant Moscou et Pékin, dont la menace de  droit de  veto au Conseil de Sécurité de l`ONU a empêché la mise en place de réelles sanctions depuis des années contre l`Iran.

L`Administration a également imposé un délai limité : Si l`Iran ne répondait  pas de façon constructive à l’offre de négociations de la semaine dernière à la réunion du G20, alors l`Administration imposera, selon les mots de Clinton, des sanctions « paralysantes ».

Cependant deux erreurs condamnent a l`échec la diplomatie d`Obama  : Premièrement, Obama est persuadé de la bonne volonté  des autres  chefs d`états. Si les responsables iraniens ne répondaient pas favorablement à l’offre de diplomatie sans condition préalable, quel Etat raisonnable ne soutiendrait alors pas  la position américaine ? Cependant les Gouvernements  ne sont pas des arbitres neutres : ils agissent selon leurs propres intérêts. Le refus de la Russie de modifier ses positions, même après l`abrogation de la promesse américaine de construire une base de missiles anti-missiles en Pologne, le démontre.

L`insistance de l`Administration à cloisonner  les pourparlers, les  sanctions et les préparations militaires .est également un facteur dévastateur pour le succès de la diplomatie américaine .L`Administration Obama a tardé à considérer des sanctions, ne laissant rien de plus persuasif , durant cette période de grâce, que des pourparlers. Certains- le Rep Keith Ellison (D-Minn) entre autres – suggèrent que la Maison Blanche devrait reculer la date limite de la diplomatie du fait des troubles de cet été  qui ont fait diversion en  l`Iran.

Tout délai de sanctions est dangereux. Tout non -respect des dates limites et des lignes rouges ne fera qu`intensifier les risques de mauvais calcul car l`Iran en conclura seulement qu`il peut agir en toute impunité.

Les partisans de la diplomatie peuvent s`irriter lorsqu`on étiquette l`empressement  d`Obama à ouvrir des tables de négociations  comme naïf .  Apres tout, le Président Richard Nixon est lui aussi allé en Chine et à l`apogée de la guerre froide, le Président Ronald Reagan a ouvert des négociations  avec l`Union Soviétique. La comparaison, cependant, souligne la faiblesse d`Obama. Car même lorsqu`ils ont décidé de proposer de se rendre a une table de négociations , ni Nixon ni Reagan n`ont suspendu les préparations militaires. C`est effectivement le choix de Reagan de construire et d`utiliser aussi bien la force armée américaine que des moyens plus  discrets qui a fini par provoquer la défaite soviétique.

.

Si le monde veut eviter la guerre ou un Iran nucléaire, discuter ne suffira pas .Les négociations sont  une tactique pas une stratégie. Si Obama tarde a préparer une option militaire jusqu`a ce que les discussions se terminent, alors les Etats-Unis auront perdu.

Les préparations militaires prennent des mois.

 Les dirigeants iraniens ne négocieront pas sincèrement sans une véritable menace,  pas plus que nos alliés européens – la Russie et la Chine mises a part- ne feront de concessions s’ils voient leur commandant en chef se tourner les pouces .L`option militaire doit rester la dernière option .L`ironie du sort est que sans un doigt sur la gâchette la diplomatie échouera.

Michael Rubin,est éditeur senior du  Middle East Quarterly, universitaire siégeant à l'American Enterprise Institute et conférencier senior de la  Naval Postgraduate School».

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:32


Ahmadinejad, un fou doublé d'un Calculateur

 

Par

Thérèse ZRIHEN-DVIR


 

 

Que veut Ahmadinedjad? : la première réponse qui s'étale instantanément sous nos yeux est: l'anéantissement d'Israël… vraiment? Y croyez-vous?


 

Permettez-moi de vous annoncer que vous êtes dans l'erreur! L’annonce de la destruction d'Israël n'est seulement qu'une étape dans son programme immense et apocalyptique.


 

http://www1.alliancefr.com/bqimages/angela.jpg

Imre Kertesz, avec Angela Merkel



Le parallèle qu'on fait avec Hitler ne vaut que parce qu'il est improbable ou peu opérant de traiter Hitler (ou Ahmadinejad) de FOU, comme le disait d'Hitler Imre Kertesz, prix Nobel de littérature en 2002 : le traiter de "fou," c'est le rendre irresponsable, et qualifier ainsi la Shoah d'un moment de "folie" d'insanité temporaire dans l'histoire, une parenthèse, un accident non prémédité. Or, les documents  découverts nous prouvent le contraire. L'Holocauste avait été minutieusement planifié au détail le plus infime, avec l'approbation de l'ensemble des cercles dirigeants nazis. De même aujourd'hui, du programme iranien qui utilise le "vecteur" Ahmadinedjad, qui n'en est jamais que l'instrument le plus prometteur.

 

http://www.routard.com/images_contenu/communaute/photos/publi/071/pt70866.jpg


  Preuve de planification : recensement scrupuleux de 11 000 000 individus sur simple présomption sur leur acte de naissance.

 

Ahmadinejad possède deux facettes bipolaires. C'est un stratège invétéré, pragmatique, rationnel et calculateur qui connaît parfaitement son objectif, qui est de restructurer le monde selon ses aspirations religieuses auxquelles il se voue entièrement. Il est capable d'œuvrer par phases, avec patience et détermination, à l’instar du 1er Hitler, adepte du « fait accompli », par l’invasion de la Tchécoslovaquie. Lui non plus n’ était pas qu’un "fanatique halluciné", mais ménageait les capacités nécessaires à la conduite des destinées.

 

Tous ceux qui prennent Ahmadinejad pour un dément irresponsable se trompent lourdement. Il est capable d'œuvrer avec précision comme le ferait un grand joueur d'échecs. Son déni de l’holocauste fait partie de son stratagème, lequel est d'arracher une à une les couches formant tous les éléments agrégés à ce génocide, en associant ce qu’il dénigre comme une « fable » au projet de retour des Juifs sur leur Terre. Il essaie par tous les moyens, usant de diffamation, des mensonges, de la stigmatisation visant à détruire toute légitimité des Juifs et leurs doléances, et les dénigrer comme dernier avatar du « Colonialisme occidental », là où le Panarabisme sunnite a échoué : il se servirait de la mise en doute de cet "accident de l'histoire" perpétré par son prédécesseur européen pour réduire à néant toute prétention multiséculaire juive au retour, dans ses autres dimensions historiques, nationales et religieuses. Les deux facettes du négationnisme doublé de relativisme culturel s'interpénètrent et se complètent efficacement dans le discours. Il sait aussi qu'Israël est le pays le plus discuté, le plus contesté ces jours-ci, mais n'ignore cependant pas que les États-Unis ne permettraient jamais sa disparition et que le monde libre se hérisserait (un peu au moins) en entendant ces menaces, et donc il en a fait son "appât". L'appât parfait pour détourner l'attention du monde et voiler ses desseins grandioses, présumés indispensables, vu ses convictions.

 

Le conflit Israélo-palestinien est le dernier des soucis du rusé Ahmadinejad qui s'en moque éperdument, comme du destin des deux millions de Palestiniens qu'il place intentionnellement au centre de son grand jeu. Il en fait sa prétendue cause incontestable et ils lui servent de paravent. Il faut bien donner au monde un socle concret à son hostilité et à sa belligérance envers Israël et les Juifs!

 

Pourquoi croyez-vous que Mr Ahmadinejad dépenserait des fortunes impensables dans les armes conventionnelles et atomiques, se mettrait au ban de toutes les nations et accepterait toutes les sanctions dont il est la supposée victime? Il met aussi dans son jeu de cartes l'existence de ses concitoyens, obtient la bénédiction de la bande de Mollahs qui l'activent et se place en premier plan pour défier le monde.

 

http://www.cbsnews.com/images/2006/08/27/image044139d1-3f4a-4df8-a818-75ec5161ce33.jpg

La raison est si simple qu'elle fait mal. Il sort en Guerre Sainte, il complote un Djihad mondial qu'il a préparé minutieusement et intelligemment. Il possède ses milices au Liban, le Hezbollah, ses ramifications sont bien implantées à Gaza, le Hamas, et il s'infiltre dans tous les pays arabes plus ou moins pragmatiques, afin d'effriter leurs régimes plus modérés. Il compte évidemment sur les réseaux d’une émigration démesurée et irréfléchie en Europe et aux les États-Unis qui lui servent indirectement en propageant l'islam radical, les désordres urbains, voire, demain, la menace d’attentats aux « bombes sales », gangrenant efficacement le monde libre entier. Il acte comme une tumeur cancéreuse qui attend le moment opportun pour se déclarer et frapper sa victime à mort. Ahmadinejad ressemble à une araignée qui prépare ses toiles où ses proies tomberont l'une après l'autre, et qu'il attend patiemment.

 

La cible tant contestée est indéniablement l'islamisation du monde libre.  Ahmadinejad se considère l’envoyé du SAUVEUR, du MESSIE qui détruira l'Occident qu'il considère corrompu, voué à la licence sexuelle et irrespectueux des volontés d'Allah. Sa sainte mission est donc d'épurer le monde de tous les éléments démocratiques qui permettent la liberté de culte, de parole, la prostitution, le nudisme, l'homosexualité et qui n'arborent aucun respect aux lois d'Allah. Il est le Fidèle d'Allah qui se doit de propager sa parole et ses ordres.

 

Étant donnée la supposée "noblesse" de ses intentions et la "sainteté" de ses projets, Ahmadinejad est persuadé qu'il jouira de la protection d'Allah, et que sa guerre sera couronnée de succès, puisqu'il entrevoit la main d'Allah dans toutes ses entreprises, dans toutes ses paroles et actions.

 

Il reste tellement convaincu de son triomphe prochain qu'il ne cherche plus aujourd'hui à leurrer le monde libre. Pour mieux souligner ses défis, il procède aux lancements de missiles à longue portée capables d'atteindre l'Europe, et dévoile l'existence d'une deuxième usine d'enrichissement d'uranium près de Qom. Son jeu sur l’échiquier est prêt; il ne reste plus qu'à attendre les résultats qui ne tarderont pas, tant que l’Occident ne veut que « discuter ».

 

http://www.rfi.fr/actufr/images/069/onu_ahmadinejad220.jpg

Et le loup rôdera au milieu de la bergerie...

 



Israël n'est pas trop sot pour attaquer l'Iran a lui seul. Même si sa cause est justifiée et ses capacités reconnues, il préférerait suivre le pas des États-Unis et de l'Europe, tout en se préparant à toute éventualité. Reste à savoir si ces derniers suivront une logique qui s'impose plus on avance, ou bien adopteront une politique de bredouillement qui mènera le monde vers sa perte.

 

Thérèse Zrihen-Dvir

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 22:10



Yémen : vers une nouvelle guerre de scission ? L’Iran joue sur la fragile unité nationale yéménite et accélère la chiitisation

Comme le Hezbollah et le Hamas, au Liban et à Gaza, les rebelles yéménites ont leurs tunnels et galeries souterraines


mardi 29 septembre 2009 - 18h45, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

Abdelmalek Al-Houthi, le chef de la rébellion zaïdite (chiite) à Saada, vient de libérer les militaires yéménites originaires du Sud, dans une tentative flagrante de les retourner contre l’unité nationale, et d’alimenter les tendances indépendantistes du Sud.

Selon la télévision « Al Arabiya », le chef de la rébellion de Saada, Abdelmalek Al-Houthi (zaïdite, une branche du chiisme, proche de l’Iran), joue sur la fragile unité nationale yéménite pour affaiblir le pouvoir de Sanaa. Déjà hier, ses disciples ont tenté d’ouvrir un nouveau front dans le Sud du Yémen. Aujourd’hui, il a annoncé la libération de tous les soldats de l’armée, originaires du Sud et qui ont été capturés par ses hommes pendant le mois de conflit armé à Saada et Harf Soufiane. Ce faisant, Al-Houthi confirme son alliance avec les nostalgiques du Yémen du Sud, du ce pays marxiste pauvre d’avant la réunification (1994). Pour ce faire, il tente de retourner les militaires issus de ce territoire contre le pouvoir central de Sanaa. Le Yémen risque ainsi de devoir affronter une nouvelle dissidence, synonyme d’une nouvelle guerre de scission entre le Nord et le Sud.

A ce facteur de risque, pris au sérieux par l’ensemble des pays de la région, qui se battent contre l’influence de Téhéran par yéménites interposés, s’ajoutent les efforts de la République Islamique d’Iran pour convertir les tribus yéménites de Mahra (dans le Hadramouth, à l’est du Yémen). En effet, un site saoudien révèle aujourd’hui que « les Iraniens investissent des sommes colossales pour convertir les tribus de “Mahra Ben Haydane”, notamment à travers l’enseignement, les membres de ces tribus étant en majorité des nomades analphabètes ». Les transferts de fonds s’opèrent à partir des Emirats Arabes Unis, devenus le poumon économique de Téhéran, puis par le Sultanat d’Oman. Des campagnes intensives d’enseignement du chiisme sont également menées par des Iraniens arabophones, ainsi que par des cadres du Hezbollah, dépêchés au Yémen dans cet objectif. Les Iraniens financent la construction d’écoles et de lieux de prière chiites pour rallier ces nomades pauvres. Cet activisme iranien inquiète d’autant plus que Téhéran vient de réaliser une démonstration de force, avec ses manœuvres « Grand Prohète 4 », et en procédant à des tirs de missiles balistiques, mettant à sa portée tous les pays arabes, Israël et l’Europe du Sud. Une provocation supplémentaire destinée à intimider l’Occident, à soumettre la région et à y étendre son influence.

Sur le front militaire, l’armée yéménite affirme avoir capturé près de 130 rebelles depuis le début des affrontements. Elle a diffusé les images des tunnels et des galeries, creusés dans les montages de Saada par les rebelles, et qui leur servaient de refuges, d’entrepôts de munitions et de moyens de communication et de mobilité. Ces pratiques, qui nécessitent des investissements lourds et du temps, surtout dans un environnement montagneux et donc rocheux, rappellent celles qui ont été découvertes au Liban pendant et après la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël [A cet égard, cliquez ici pour lire nos informations], et rappellent celles du Hamas à Gaza, qui servent à tous les trafics entre Rafah et le Sinaï, en Egypte.

MediArabe.info

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis