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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 14:57

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 2558

Un chroniqueur koweïtien : la politique iranienne d´exportation de la Révolution islamique rappelle l´occupation de l´Europe par les nazis

Le 23 août 2009, le quotidien koweïtien Al-Watan publiait un article du chroniqueur koweïtien Ahmad Al-Fahd selon qui la politique iranienne d´exportation de la Révolution islamique a pour objectif de prendre le contrôle des pays voisins et de piller leurs richesses – dressant un parallèle avec le programme hitlérien. Extraits :

"L´objectif de l´Iran est de prendre le contrôle des pays voisins ... Cette idéologie ... rappelle l´occupation hitlérienne de l´Europe"

"Il y a une semaine, lors d´une cérémonie organisée par le maire d´Istanbul, en présence de l´ayatollah Akhtari [1] d´Iran, du [Dr. Ibrahim] Al-Ashaiqer Al-Ja´fari [2] d´Irak, et de Mahdi Yahfoufi [3] du Liban, les fondations de la construction d´un complexe religieux et culturel chiite à Istanbul ont été posées, sous les auspices du Conseil municipal d´Istanbul.

Il semble donc que l´idée d´exporter la Révolution [islamique] n´est pas venue [à l´Iran] dans le but de délivrer les populations des pays [visés] de l´obs curité et les amener aux Lumières de l´Iran, ou dans l´espoir de faire renaître dans ces pays le concept d´une "loi de la jurisprudence". L´objectif de l´Iran est plutôt de prendre le contrôle des pays voisins - d´abord pour assurer sa survie, ensuite pour remplir les poches et les caches des mollahs de Téhéran.

Cette idéologie, et la façon dont elle est appliquée, rappellent l´occupation par Hitler de l´Europe, qui a commencé en Pologne. L´objectif d´Hitler, en occupant l´Europe, n´était ni de contraindre les Polonais, les Français ou les Belges à le saluer en levant le bras et en clamant: "Heil Hitler", ni de faire accrocher des portraits de sa maîtresse et lui aux édifices historiques. Il a occupé l´Europe afin d´utiliser les trésors des pays [européens] à la construction d´un empire allemand.

L´Iran emploie divers moyens [pour atteindre son objectif] : il soutient le parti Al-Maliki en Irak ; il envoie de l´argent ... au Hezbollah au Liban ; son ambassadeur s´entretient avec des candidats aux [élections] parlementaires et d´anciens députés de différents pays démocratiques à l´ambassade [d´Iran]. Et il ne cherche pas tant à raviver la ´loi de la jurisprudence´ qu´à prendre le contrôle de ces pays pour les piller autant que possible.

[L´Iran] a privé l´Irak de sa sécurité [et] de sa stabilité, réorientant l´ensemble du tourisme religieux vers ses propres lieux saints. Il a attaqué le camp d´Achraf [de l´opposition iranienne] et sanctionné l´assassinat des Mojahedeen-e Khalq par le régime irakien -- plutôt que [se salir] les mains [de leur sang]. [4] A chaque fois que l´attention de la communauté internationale se tourne vers les réacteurs nucléaires iraniens, l´Iran [emploie une tactique de diversion] en opposant le Hezbollah libanais à Israël."

Si l´Iran cherche vraiment à apporter les Lumières au monde, pourquoi n´ex porte-t-il la Révolution qu´à ses voisins?

"Supposons, pour rire et pour les besoins de notre raisonnement, que l´Iran cherchait à propager l´islam et la tolérance, et à délivrer l´humanité de l´obscurité pour l´amener à la lumière - la lumière iranienne, bien sûr. Pourquoi alors persiste-t-il à n´exporter la Révolution islamique qu´à ses voisins, qui d´abord ne sont islamiques, ou à [d´autres] pays dont la population est musulmane? Pourquoi n´envoie-t-il pas ses prédicateurs en Chine, à des villes qui se trouvent sur les rives de l´Amazonie ou dans le désert d´Afrique ? ... Ces villes, déserts ou savanes n´ont-ils pas besoin d´ayatollahs comme Akhtari, Ibrahim Al-Ashaiqer Al-Ja´fari et Mahdi Yahfoufi? [N&acu te;ont-ils pas] plus besoin de centres culturels et de mosquées qu´Istanbul, la ´mère des mosquées´ ? [5]"


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[1] L´ayatollah Mohammad Hassan Akhtari est adjoint aux Affaires internationales au bureau du Guide suprême iranien Ali Khamenei, et ancien ambassadeur d´Iran en Syrie.

[2] L´ancien Premier ministre irakien.

[3] Représentant du Conseil islamique suprême de la communauté chiite au Liban.

[4] Voir le blog de MEMRI, "Majlis Committee Member: Iraqi Attack On Mojahedeen-e Khalq Is Welcome," July 30, 2009, http://www.thememriblog.org/iran/blog_personal/en/18711.htm

[5] Al-Watan (Koweït), le 23 août 2009.

 

 

Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 10:02
mercredi 30 septembre 2009

Selon le Financial Times en date du 29 septembre, les services secrets britanniques ont obtenu des preuves de l'existence en Iran depuis 2004-2005 d'un programme secret visant à fabriquer des têtes nucléaires. Ils sont persuadés que Téhéran est aujourd'hui proche de parvenir à se doter d'une arme nucléaire opérationnelle.

L'ayatollah Ali Khamenei, le leader suprême iranien, aurait ordonné en 2004-2005 la reprise du programme d'armement nucléaire qui avait été alors mis en sommeil. Selon les services de renseignement britanniques, cela signifie que Téhéran sera capable de se doter d'une arme atomique bien plus rapidement qu'estimé jusqu'alors par les experts occidentaux et notamment américains.

Les services de renseignement américains et notamment la CIA (Agence centrale de renseignements), rendus particulièrement prudents après s'être totalement fourvoyé sur les programmes d'armes de destruction massives irakiens, sont plus circonspects. Ils estimaient dans la Revue annuelle du renseignement (National Intelligence Estimate) que l'Iran a cessé de travailler à la fabrication d'une arme nucléaire en 2003 et n'a pas réactivé son programme avant 2007.

Les services de renseignement britanniques ont toujours été sceptiques sur les conclusions américaines mais n'avaient pas jusqu'à présent affirmé avoir les preuves que le programme iranien d'armement nucléaire a en fait redémarré en 2004-2005.

Cette révélation intervient à la veille de la rencontre jeudi 1er octobre à Genève au siège de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) entre les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, Allemagne, France) et l'Iran au sujet de son programme nucléaire et notamment de la découverte d'une usine secrète d'enrichissement d'uranium enterrée non loin de la ville sainte de Qom.

L'Iran a enfreint les règles de transparence de l'AIEA en ne révélant que le 21 septembre la construction, commencée il y a trois ans et demi, de son nouveau site d'enrichissement d'uranium, a déclaré le directeur général de l'agence onusienne, Mohamed ElBaradeï. Selon les puissances occidentales, les Iraniens n'ont pu faire autrement que de rendre public ce chantier lorsqu'ils ont constaté que ce n'était plus un secret pour plusieurs services de renseignement étrangers.

Mahmoud Ahmadinejad affirme que son pays sortira «sans dommages» de la rencontre de Genève, quelle qu'en soit l'issue. «Les négociateurs peuvent sûrement adopter la politique qu'ils veulent, mais cela ne nous causera aucun dommage», estime le président iranien selon l'agence iranienne Fars. «L'Iran s'est préparé à toutes les situations et notre nation a appris durant les 30 dernières années à se remettre sur pied et à tourner toute situation en sa faveur», a-t-il ajouté.

[Lire l'article complet sur The Financial Times]

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 12:44

Pourquoi la nucléarisation de l’Iran est si menaçante

par Jean-Pierre Bensimon, pour Objectif-info, le mercredi 30 septembre 2009
Thème : International

Le dialogue (1) politique avec l’Iran, tant espéré et tant attendu par la présidence américaine, va s’ouvrir sous la forme d’une série de conférences à six pays plus l'Iran, à partir du 1er octobre prochain à Genève. Pour donner une idée de son état d’esprit, l’Iran a précédé ce grand rendez-vous international par la révélation de l’existence d’une usine clandestine de production d’uranium enrichi, et l’organisation de trois sessions de tirs de missiles expérimentaux à longue et moyenne portée.

La volonté évidente et déjà ancienne de l’Iran de se doter d’un binôme nucléaire et balistique, et cette attitude provocatrice de ces derniers jours, rendent totalement illusoire un retournement véritable de la politique de ce pays, même si des sanctions économiques sévères sont adoptées, d’autant que la Russie et la Chine peuvent en réduire considérablement les effets. Les pays occidentaux sont donc d’ores et déjà placés face à une alternative unique : détruire militairement le programme nucléaire iranien ou s’accommoder d’un Iran possédant la bombe et les moyens d’atteindre déjà des cibles au sud de l’Europe.

L’apparition d’un nouvel acteur nucléaire dans un monde où un certain nombre de pays disposent eux-mêmes d’arsenaux extrêmement performants devrait être gérable en vertu de la doctrine de la dissuasion : quel pays utiliserait effectivement le feu nucléaire, sachant qu’il serait l’objet d’une riposte immédiate et très hautement destructive ? C’est pour cela que de nombreux observateurs considérant comme acquis que ni les États-Unis d’Obama, ni les Européens, ne sont prêts à se lancer dans une guerre aux contours en partie incertains, pensant eux-mêmes qu’il s’agirait d’une aventure, tentent aujourd’hui d’expliquer que l’Iran nucléaire peut être apprivoisé, qu’il se soumettra aux contraintes communes aux puissances régionales au sein du système des relations internationales et que l’on pourra même faire de ce pays la pierre angulaire d’un dispositif de stabilisation du Moyen-Orient.

Dans cette logique, l’idée qu’Israël est la véritable menace collective est en train de s’imposer et elle va faire l’objet dans les jours et les semaines qui viennent d’une vaste popularisation. En effet, Israël, en proie à une certaine paranoïa, abusé par la rhétorique purement verbale d’un Ahmadinejad, se sentant excessivement menacé, pourrait lancer un raid aérien sur l’ennemi persan et mettre le feu aux poudres dans une région agitée, où passent des lignes d’approvisionnements stratégiques pour l’Europe et les États-Unis. Les conséquences seraient incalculables pour le monde, car outre un blocage du Détroit d’Ormouz, l’Iran ouvrirait des hostilités sous forme d’opérations militaires et de terrorisme sur les nombreux théâtres où il a implanté et entretenu des appuis dévoués. Zbigniew Brzezinski, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter et membre influent de l’entourage d’Obama, a même menacé de faire décoller l’aviation américaine au-dessus de l’Irak et d’abattre les appareils israéliens qui s’aviseraient d’attaquer l’Iran sans autorisation (2).

Cette idéologie d’apaisement, qui est en train remporter une victoire décisive chez les décideurs et les observateurs occidentaux, est fondée sur une estimation de la menace nucléaire iranienne comme « contrôlable ». Cette appréciation ne prend en compte, ni la place singulière du nucléaire dans la dynamique contemporaine de l’Iran, ni les particularités de la région, ni l’intégralité des modalités d’usage possibles du nucléaire par l’Iran.

Le programme nucléaire de l’Iran, dont l’histoire est bien retracée par Bruno Tertrais dans un ouvrage récent (3), daterait de 1984, le régime prenant finalement la mesure de sa vulnérabilité au cours de l’épouvantable guerre contre l’Irak. Cette guerre s’est cependant achevée en 1988. Le programme nucléaire n’a pas été enterré mais il a connu au contraire une accélération notable ces dernières années. On ne peut pas disjoindre cette accélération du choix stratégique d’une politique expansionniste en direction des terres de l’islam sunnite suivie par les gouvernements successifs, ni de l’échec socio-économique catastrophique de la révolution théocratique de 1979. C’est parce que le régime des mollahs se résume en un désastre économique et une dislocation sociale (4) à peine masqués par la rente pétrolière qu’il a besoin de mobiliser le sentiment national dans un projet impérialiste. Les électeurs qui se prononçaient pour l’amélioration des rapports entre l’Iran et l’Occident, et les manifestants de la journée « Al Qods » qui hurlaient il y a deux semaines dans les rues des principales villes du pays « Nous donnerons nos vies à l’Iran, pas à Gaza, pas au Hezbollah », exprimaient tous leur rejet de ces aventures. Le régime, qui est en train de se donner un système nucléaire et balistique, tremble donc sur ses bases depuis bien longtemps ; c’est un régime aux abois cherchant une légitimité dans une fuite en avant qui ne manque pas de rappeler celle des nazis en Allemagne. Ne s'étaient-ils pas lancés dans des offensives irrationnelles et n'avaient-ils pas poursuivi leurs illusions, au prix du sacrifice de leur population, par millions, On ne peut pas attendre du pouvoir des mollahs la recherche de cette dynamique universelle d’enrichissement du pays comme du peuple, dans la sécurité et la paix, qui est aux yeux des Occidentaux du 21ème siècle un horizon indépassable. On doit craindre que son armement nucléaire soit annexé purement et simplement à une autre dynamique, celle des aventures étrangères, qui lui permet de serrer les rangs et de durer au pouvoir aussi longtemps que possible. Son comportement échappe donc au jeu rationnel des rapports internationaux, et il est rationnel d’estimer en revanche qu’ils cherchera des voies pour contourner la logique de dissuasion, et ces voies existent on le verra.

Les pays d’islam sunnite du Moyen-Orient ont exprimé à haute voix, dans d’innombrables cénacles, leur crainte de l’expansion iranienne. Face à la nucléarisation de plus en plus avérée de l’Iran, nonobstant les espoirs qu’ils placent dans une action d’Israël, ils ont logiquement bâti des projets de développement de forces nucléaires autonomes. L’Égypte, l’Arabie saoudite et la Turquie sont actuellement dans cette logique, et ils ne manqueront pas de partenaires plus ou moins présentables en Europe, dans l’ancien bloc soviétique, en Chine, en Corée du Nord et au Pakistan. Une course aux armements nucléaires, mais aussi l’acquisition d’armements conventionnels sophistiqués, sont la suite logique du feu vert par abstention donné par l’Occident à l’Iran depuis une dizaine d’années. Toute la région va donc opérer une montée en puissance militaire, une militarisation concurrente qui multipliera mécaniquement les occasions de conflits. Il s’agit en fait d’une généralisation des situations de guerre. Or les régimes politique en place, du moins en Égypte et en Arabie saoudite sont loin d’être stables. Autoritaires, dictatoriaux, en faillite économique, incapables de gérer l’urbanisation et la croissance démographique, ce sont des poudrières politiques qui peuvent tomber dans n’importe quelles mains, celles d’islamistes d’obédiences diverses qui sont innombrables dans la région par exemple. Qui peut parier sur les comportement rationnels de régimes fourbus, menacés, ou de révolutionnaires fanatiques fraîchement parvenus aux commandes ? La nucléarisation de l’Iran va s’accompagner d’une montée des tensions et d’un niveau l’instabilité que personne n’est en mesure de calculer sérieusement, dans une région déjà agitée et toujours stratégique pour l’Occident.

Mais la fuite en avant des mollahs et la détérioration générale des équilibres locaux du Moyen-Orient, s’accompagnent d’une dimension supplémentaire, propre à révoquer les lois de la dissuasion. Le régime théocratique iranien s’est fait une spécialité, on le sait, d’un terrorisme généralisé et innovateur. A la place du terrorisme sacrificiel à connotation islamo-tribale des Palestiniens, les Iraniens ont inventé l’implantation de petites armées terroristes à l’étranger, les attentats massifs, les explosifs à déclenchement aléatoire, l’emploi généralisé des roquettes et des missiles à très courte portée, la guerre des tunnels, etc. En un mot, ce sont des experts inégalés des conflits non conventionnels, les fameuses guerres de quatrième génération(5). Ne peuvent-ils pas imaginer l’exportation d’un nombre limité d’armes nucléaires vers leurs relais à l’étranger (par exemple au Liban et à Gaza, pourquoi pas au Venezuela) ? Ne peuvent-ils pas confier de telles armes à des groupes écrans qui les déclencheraient depuis des sites géographiquement éloignés de l’Iran, avec lesquels ils nieraient toute relation ? Ne peuvent-ils pas convoyer dans de simple cargos ou dans des avions civils, des charges dont l’origine deviendrait incertaine et les faire exploser dans des ports ou des aérodromes par exemple ? Ne peuvent-ils pas expérimenter le fameux EMP (Electromagnetic pulse), des rayonnements électromagnétiques renvoyés par les couches atmosphériques suite à une simple explosion nucléaire, pouvant détruire une bonne part de l’électronique d’une région, avec à la clé la mise en panne de tous les systèmes automatiques de régulation, et un retour à la vie du début du 20ème siècle ?

Tous ces facteurs combinés sont la preuve que le coût d’un Iran nucléaire est surement infiniment supérieur à celui que lui attribuent les experts occidentaux aujourd’hui, qui sont convaincus de l’opportunité et de la rationalité de la politique d’apaisement. Selon eux le coût d’une intervention maintenant est supérieur à celui d’un Iran nucléaire. S’ils révisent leur calculs en prenant en compte la dynamique aventurière des mollahs, la militarisation tous azimuts de la région et la probabilité du contournement du rapport de dissuasion classique par un régime expert en terrorisme, le déclenchement d’une opération militaire sans délais se révèlera être l’attitude la plus économique en vies humaines, en sang, en peine, en sueur et en larmes. Mais il y en aura.

Notes :
1- « Engagement » dans le vocabulaire politique d’Obama
2 - 
Brzezinski: U.S. should forcibly stop IAF flying over Iraq to reach Iran Haaretz Service 21 sept 2009 http://www.haaretz.com/hasen/spages/1115891.html 
3 - 
Le Marché noir de la bombe : enquête sur la prolifération nucléaire Buchet-Chastel 2009
4 - Le cataclysme se manifeste par un effondrement démographique endogène sans précédent dans l’histoire moderne et la généralisation de la prostitution comme moyen d’accès à la rente pétrolière au sein de l’élite intellectuelle féminine du pays. Voir 
Sex, drugs and Islam par Spengler Asia Times 24 février 2009 http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/KB24Ak02.html , traduit en français par Objectif-info.fr sous le titre L’Iran est un pays qui meurthttp://www.objectif-info.com/index.php?id=1168 
5 - Voir 
Les guerres batardes : Comment l'Occident perd les batailles du XXIe siècle Jean-Marc Balencie et Arnaud de la Grange Librairie Académique Perrin janvier 2009

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 13:00


Obama mène les USA à la Résignation


Par


Thérèse ZRIHEN-DVIR


 

Sommes-nous, aujourd'hui, en train d'assister au déclin de la plus grande puissance du monde?

 

 

Il ne fait plus de doute que les USA confrontent le dilemme le plus décisif jamais connu depuis la seconde guerre mondiale. Le rôle d'agent de police universel qui leur fut assigné est devenu trop lourd, trop encombrant et surtout exigeant, durant ces dernières années, avec l'extension de la liste des pays qui investissent dans l'acquisition des armes nucléaires, l'expansion de l'Islam dans les pays de l'Occident et l'affermissement des régimes dictatoriaux, belliqueux et récalcitrants.

 

En semblant baisser les bras devant la menace nucléaire de l'Iran, le président Obama a produit l'impression que les États-Unis avaient atteint le bout du rouleau. Sa déclaration ouverte, la semaine dernière, dans son dernier discours devant l'assemblée générale de l'ONU, que les États-Unis ne pouvaient plus, indéfiniment, à eux seuls, résoudre tous les problèmes du monde et qu'il va falloir que tous les autres pays membres y mettent des leurs, désavantage l'image d'invincibilité dont se glorifient les États-Unis. Entre ses mains hésitantes, le gouvernail de notre planète vacille dangereusement.

 

Obama s'est littéralement tiré une balle dans le pied en révélant son incapacité à mener à bien son rôle de Président de la nation la plus puissante du monde, sans mentionner sa politique des concessions qui frôle, parfois, bêtement la puérilité. Aujourd'hui, plus que jamais, les Etats-Unis ont besoin d'un politicien chevronné, mais surtout d'un grand connaisseur des conceptions du monde Islamique et du danger qu'elles représentent pour le monde libre. Or, Obama insiste dans une politique de bredouillement et de pansements réduisant les forces du monde libre à néant.

http://www.houmous.net/wp-content/shahab-3.jpg

 

Les Etats-Unis, comme tous les membres du quartet se sont apparemment fait à l'idée d'un Iran Nucléaire, tout comme ils le firent pour la Corée du Nord et le Pakistan. Leurs luttes et stratagèmes antécédents pour anéantir leurs projets de l'atome ont été nettement insuffisants et inefficaces et ainsi ils semblent être gagnés par la fatigue et la résignation et préfèrent aujourd'hui laisser les rames couler et abandonner cette barque qui ne cesse d'aller à la dérive.

 

Le Lundi 28 septembre, l'Iran procède au lancement de roquettes à longue portée pouvant facilement atteindre Israël et l'Europe. La menace est claire et évidente et le message ne peut être plus explicite.

 

Or, déjà depuis son élection à la présidence des Etats-Unis, Obama s'est avéré être comme un gauchiste illusionné, pro-arabe, anti-Israélien, qui s'évertue à fasciner le public avec sa capacité chimérique de créer un monde dénué d'armes atomiques. Seul un niais y croirait réellement.

http://dutron.files.wordpress.com/2009/08/manif-islamiste-danois-brule.jpg

 

Cependant, l'ultime option est trop compliquée et entraînerait l'Amérique dans un bourbier supplémentaire, encore plus audacieux et plus risqué que celui de l'Iraq. Il y a déjà assez de soldats qui meurent pour des pays qui ne leurs appartiennent pas comme l'Afghanistan, l'Iraq, le Pakistan et l'opinion publique pèse chaque jour davantage sur les frêles épaules d'Obama qui aurait de beaucoup préféré une présidence plus commode, sans subterfuges ni méandres. Mais elle ne l'est pas et ne le sera jamais tant que l'Islam et le radicalisme continuent leur ascension dans le tiers monde, tant qu'ils prospèrent et réussissent continuellement à recruter des partisans. Plus de dix millions de musulmans vivent aujourd'hui aux USA et leur grande majorité fomente des complots contre l'état, rognant sérieusement les flancs de l'Amérique et du monde libre. Toute offensive dirigée contre leurs frères musulmans d'outre-mer engendrerait une succession d'attaques terroristes meurtrières qui tournerait les pays en une hécatombe.

http://www.lefigaro.fr/medias/2008/12/21/03f05fea-cf3b-11dd-bf64-cdb958494877.jpg

 

http://1.bp.blogspot.com/_7DHvOfFN7Rg/SWI7GwWdPKI/AAAAAAAABkQ/Zxp4RFYAOaw/s320/France-Emeute-novembre2005-2.jpg


Israël, dans cette tourmente, pourrait alors se trouver seul et abandonné à son destin. Il ne pourra espérer aucun secours de l'Occident qui dévoile aujourd'hui que le colosse d'airain possède des pieds d'argile. L'expansion de l'Islam dans le monde occidental est devenue trop  considérable pour que les chefs d'états européens puissent l'ignorer ou éviter ses répercussions. Nous avons déjà assisté à des manifestations, qui avaient rapidement viré en émeutes sanglantes. Mais, ont-ils d'autre alternative, sinon la soumission et la disparition?

 

http://1.bp.blogspot.com/_azVf1UL7Or8/SeSvCBN-uAI/AAAAAAAACOs/TuZ47FZuplY/s400/ahmadinejad-y-hugo-chavez.jpg

Les évènements vont se corser dans les jours à venir, et les décisions prises et leurs impactes décideront du futur de notre planète TERRE.


Thérèse Zrihen-Dvir

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 08:17

http://co118w.col118.mail.live.com/mail/SafeRedirect.aspx?hm__tg=http%3a%2f%2f65.55.40.199%2fatt%2fGetAttachment.aspx&hm__qs=file%3ddb4db111-2d67-4afc-9d61-650c4e50c485.png%26ct%3daW1hZ2UvcG5n%26name%3daW1hZ2UwMDIucG5n%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253aimage002.png%254001CA2A46.DEF02D80&oneredir=1&ip=10.12.162.8&d=d6034&mf=0&a=01_9fc9ca03802162947a780b74c272c7c0b46a593b65efd63e69d0177ff42f502c

Il ne reste plus que deux possibilités sur la question de l’Iran

par Eliot A. Cohen, pour Wall Street Journal, le 27 Septembre 2009

http://www.objectif-info.com/index.php?id=1232

 

Titre original : There Are Only Two Choices Left on Iran

 

Traduction : Objectif-info

 

Une frappe israélienne ou américaine tout de suite ou un Téhéran nucléaire à brève échéance

 

À moins que vous soyez collectionneur de petites photos de religieux fanatiques, barbus et ombrageux, il n’est pas conseillé de conserver des devises iraniennes. Mais j'ai gardé un billet sur mon bureau au Département d'état en raison de son filigrane, un atome en surimpression sur la région de ce pays qui héberge le site nucléaire de Natanz. Il faut être un naïf indécrottable pour se sentir surpris en apprenant qu’il y a dans ce pays au moins un autre site clandestin, dont la finalité ne peut être que la production d'uranium fortement enrichi utilisé dans les bombes atomiques.

 

Des pressions, qu’elles soient sévères ou modérées ne feront pas disparaitre par enchantement ce programme nucléaire. Les choix disponibles sont désormais ce qu’ils étaient depuis toujours : soit une frappe américaine ou israélienne entrainant probablement une guerre qui ne serait pas anodine, soit la vie dans un monde avec un Iran doté d’armes nucléaires, ce qui conduirait également à la guerre, éventuellement nucléaire, sur une période de temps plus longue.

 

On peut le comprendre, le gouvernement américain comptait sur un mélange de sanctions, de négociations, et de marchandages pour résoudre le problème sans que les choses ne tournent au vinaigre. L’exemple type de l’aveuglement. Oui, le premier ministre britannique Gordon Brown, le président français Nicolas Sarkozy ont accouru aux cotés du président Barack Obama à Pittsburgh et ont parlé sur un ton comminatoire de faire des ronds dans le sable ; et effectivement, le Président russe Dimitri Medvedev a laissé entendre que peut-être un certain type de sanction pourrait s’imposer. Ils avaient dit la même chose au président George W. Bush aussi.

 

Bien que vous ne l’ayez pas appris à l’écoute des émissions de débat du dimanche, un grand projet de sanctions contre l'Iran a été d’actualité pendant un certain temps. Cela n'a pas permis de freiner les appétits nucléaires de Téhéran, et il en sera de même à l’avenir. Tôt ou tard l'administration devra reconnaître cette réalité, elle dont les principales initiatives diplomatiques se sont résumées jusqu'ici en un programme d’excuses et quelques coup de pieds appuyés dans les tibias de nos petits alliés.(*)

 

Le régime iranien veut des armes nucléaires et il a investi beaucoup d’argent pour avoir ces engins opérationnels et les moyens de les lancer. Les Russes et les Chinois ont émis une petite musique de désapprobation apaisante, et à plusieurs reprises ils ont indiqué clairement qu'ils ne s’associeraient pas à des mesures qui mutileraient l'économie iranienne (et les priveraient des ses marchés). Les hommes d'affaires allemands et suisses vendront avec joie à l'Iran toutes les marchandises que leurs gouvernements pas très exigeants les autorisent à vendre, et nos alliés arabes terrifiés n'ont pas de capacités militaires à la mesure de leurs craintes bien compréhensibles. Soyons donc sérieux concernant le choix à arrêter, parce que nous avons moins d'une année devant nous.

 

Une frappe israélienne peut ralentir le programme iranien pour une courte période. On ne sait pas clairement ce que les Israéliens peuvent faire : ils dissimulent leurs cartes tactiques sous leur gilet, mais ils sont favorables à des approches plus diverses et prêts à prendre des risques plus variés que l'armée de l'Air des États-Unis . Ce n’est pas surprenant, étant donné qu’ils estiment avec raison que ces alarmes sont existentielles.

 

Mais même si les Israéliens obtenaient des succès temporaires, ces derniers seraient étriqués car le programme iranien est très différent du réacteur irakien d'Osirak que les Israéliens ont abattu avec tant de précision en 1981. Il est habilement dispersé et mieux protégé, il s’appuie sur des milliers de centrifugeuses et non sur un seul réacteur nucléaire. En outre, il est probable que cette intervention soit reçue avec indignation dans l'ensemble du Moyen-Orient (bien que les gouvernements arabes se réjouissent en privé de cette éventualité) ; elle provoquerait probablement une réaction iranienne débouchant sur un vaste conflit, les Israéliens ripostant aux attaques des créatures de l’Iran au Levant et dans le monde entier.

 

Une attaque américaine serait plus efficace ; elle prendrait plus longtemps et mènerait probablement à une véritable guerre dans le golfe Persique, ce qui perturberait les approvisionnements de pétrole et induirait des réponses de dimension mondiale. Pour aller plus loin sur ce sujet, il est difficile de croire que l'administration Obama ait la moindre envie de faire la guerre. Son épouvantable crise de nerfs en public à propos de la guerre d’Afghanistan, une "guerre de nécessité" comme on la qualifiait il y a encore quelques mois, donne des indications sur son véritable tempérament. Et si le Président Obama n'a pas le courage d'accepter des risques et des surprises détestables, s'il lui est impossible de mettre en œuvre en personne ses compétences rhétoriques pour mobiliser l'opinion intérieure et étrangère, il ne se lancera vraisemblablement pas dans une lutte armée, même si les Iraniens en ont d'ores et déjà déclenché une contre nous.

 

Ce qui nous amène à vivre avec une bombe iranienne. Situation qui constitue aussi un risque énorme. Il s’ensuivra une course aux armements nucléaires dans la région, course qui a d’ailleurs déjà silencieusement commencé. Le régime iranien s’enhardira jusqu’à commettre des dégâts beaucoup plus mortels que ceux dont il est déjà responsable. Dans une région qui ne respecte que la force, un tel comportement augmentera le prestige iranien, il ne le diminuera pas. Et ce régime peut se livrer à la première attaque nucléaire depuis 1945, à un moment ou à un autre.

 

Au cœur du problème, il n’y a pas seulement le programme nucléaire. Il y a le régime iranien, un régime qui a engagé une guerre implacable contre les États-Unis et leurs alliés depuis 1979. De Buenos Aires à Herât, de Beyrouth au Caire, de Bagdad à Caracas maintenant, les agents de l’Iran ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour semer la confusion et pour tuer. L'Iran est faible du point de vue militaire, mais il est magistral dans la guerre subversive, et à la pointe dans la guérilla de haute technologie, dans les bombes au bord des routes et le combat à la roquette que le Hezbollah a conduit en 2006. Les cimetières militaires américains contiennent les corps de centaines, peut-être de milliers de soldats américains, hommes et femmes, massacrés par les technologies iraniennes, les tactiques iraniennes, et dans certains cas par les agents secrets iraniens.

 

La brutalité à l’extérieur est plus qu’égalée par la brutalité à l’intérieur, les viols, les tortures et les exécutions sommaires de civils par dizaines de milliers, vraiment, jusqu’à aujourd'hui. C'est un régime corrompu, fanatique, impitoyable et sans principes, impopulaire, on peut en être sûr, mais prêt à faire tout ce qu’il peut pour rester au pouvoir. Avec un tel régime, aucune vraie négociation basée sur la compréhension des intérêts mutuels et le respect des engagements n’est possible.

 

Il est donc dans l'intérêt de l’Amérique de rompre avec la politique passée et de chercher activement le renversement de la République islamique. Pas au moyen d’une invasion, que cette administration ne veut pas envisager et qu’elle ne pourrait pas mettre en œuvre, mais à travers tous les instruments de pouvoir des États-Unis, le pouvoir « souple » plutôt que rigide. Et si, comme c’est le plus vraisemblable, le président Obama préside à l'apparition de l'Iran nucléaire, il devra se préparer au mieux à l’arrivée d’orages qui feront ressembler le vacarme des protestations contre son plan de réforme du système de santé, à de simples averses d’une journée ensoleillé.

 

M. Cohen enseigne à l’École des études internationales avancés de l’université Johns Hopkins. Il a été conseiller au Département d'État de 2007 à 2009.

 

(*) NdT L’auteur fait allusion au Honduras et à Israël qui ont été l’objet de dures attaques, assez injustifiées, de l'équipe présidentielle américaine.

 

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 08:06

 

 




Le carburant liquide des engins iraniens les rend plus facilement détectables que s'il s'agissait de carburant solide.
dimanche, 27 septembre 2009



Téhéran a annoncé avoir procédé à de nouveaux tirs de missiles lundi 28 septembre. «Les forces armées iraniennes ont réalisé avec succès un tir de missile Shahab-3, ayant une portée de 2 000 kilomètres, donc capables d'atteindre Israël, dans le cadre d'un exercice», annonce Press-TV. La télévision iranienne a montré les images du lancement du missile, tiré d'une région semi-désertique.

Cet exercice intervient quelques heures après que les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, aient effectué des tirs de missiles à courte et moyenne portée à l'occasiond'exercices militaires appelés «Grand prophète 4». Avec ces tests de missiles iraniens [2], nous republions un article de notre correspondant en Israël qui mettait l'accent sur la technologie ancienne de ses missiles.

Israël s'intéresse de très près aux progrès techniques de la Corée du nord dans le domaine des missiles[3] dans la mesure où ce pays collabore étroitement avec l'Iran et la Syrie et est le pourvoyeur des fusées utilisées dans leurs essais. L'Etat Juif n'a montré, jusqu'à présent, que peu de signes tangibles d'inquiétude devant cet armement offensif balistique mis à la disposition de ses ennemis. Quand il juge dangereux l'état d'avancement des travaux, il s'estime contraint de procéder à des frappes préventives comme celle du 6 septembre 2007 [4] durant laquelle une base de missiles syro-iranienne financée par l'Iran a été bombardée au nord de la Syrie. Seules les capacités nucléaires de l'Iran sont dans le collimateur de Tsahal.

Ce désintéressement apparent pour les fusées d'Ahmadinejad [5]fournies par la Corée n'est lié qu'à des contingences strictement techniques. En effet les fusées utilisent deux types de moteurs, à ergol solide ou liquide. L'ergol, en aéronautique, désigne le produit employé seul ou en association avec une autre substance pour brûler et fournir de l'énergie lors de la mise à feu de la fusée.

L'Iran a testé en vol, dès 1998, le Shahab-3 [6] dérivé du missile nord-coréen No Dong [7] capable de transporter une ogive de 1158 kg sur 1930 kms, distance suffisante pour atteindre bien sûr Israël. Cette fusée utilise un carburant liquide nécessitant un comburant ou combustible pour s'enflammer. Les deux produits sont stockés dans des réservoirs distincts dont la proximité présente de très grands risques d'accident, par exemple l'explosion de la navette spatiale Challenger [8] en 1986. Il est donc rigoureusement indispensable, pour minimiser ces risques, de ne pas préparer à l'avance le chargement du combustible.

L'envoi de ce type de fusée implique par conséquent de la sortir de son silo longtemps à l'avance, de la placer sur une aire de lancement pour procéder au remplissage des deux réservoirs durant plusieurs heures. Ce délai est suffisant à l'armée israélienne pour détecter la menace avec ses radars et ses satellites d'observation, et pour détruire le cas échéant la fusée avant qu'elle n'ait pu engager sa mission d'attaque. Ces restrictions techniques rassurent ainsi la défense israélienne et lui donnent une capacité de réaction vitale pour le pays.

Il n'en est pas de même pour les moteurs solides où le combustible et le comburant sont directement associés dans une sorte de pâte, le propergol. Ces types de fusées sont alors plus efficaces, sinon inquiétantes, puisqu'elles peuvent être camouflées prêtes à l'emploi et ne sont détectables seulement qu'au moment de leur lancement. Les informations détenues par le Mossad attestent que les Coréens, et par conséquence les Iraniens, ne disposaient pas encore de cet armement à l'état opérationnel.

La situation semblait avoir changé puisque l'Iran a annoncé le 28 novembre 2007 la fabrication d'un nouveau missile «Achoura [9]» à propulsion solide d'une portée de 2000 kms. Aucun test effectif n'est venu confirmer la disponibilité et l'existence de cette nouvelle arme qui nécessiterait alors une capacité de réaction plus courte de la part de l'aviation israélienne en cas d'agression. Bluff ou réalité ? Liquide ou solide ? Cette nouvelle donne, non confirmée, risque toutefois de changer le cours stratégique de la défense israélienne car l'Achoura, couplée avec une ogive nucléaire, serait considérée alors comme un casus belli [10]par Israël.

Mais le dernier tir de la Corée du Nord rassure paradoxalement car le Taepodong-2 [11], à combustible liquide, prouve que la technologie maîtrisée par Pyongyang reste encore ancienne ce qui explique d'ailleurs la réaction très mesurée du Japon qui avait pourtant menacé de détruire en vol la fusée coréenne. Ces tirs expérimentaux entrent dans le cadre de la politique de gesticulation ; une «provocation», comme l'a définie Barack Obama, qui permet à la Corée d'occuper régulièrement le devant de la scène et surtout, d'élever d'un cran la barre des négociations avec les Etats-Unis.

Jacques Benillouche

Lire également: Pourquoi Israël attaquera l'Iran [12], Surprise, l'Iran ment! [13] et Les risques d'une attaque israélienne contre l'Iran [14].

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 23:00

L'ILLUSION DU DESARMEMENT

Obama court après les traités de contrôle des armements,

pendant que l'Iran construit sa bombe

 

Editorial du Wall Street Journal – le 26/09/09

 

Le président Obama apprécie les moments où il apprend quelque chose; alors parlons de la leçon de cette semaine sur la théorie et la pratique du contrôle des armements.

Devant l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York, le président a fait un sermon éloquent sur "un monde sans armes nucléaires". Il a proposé un traité pour contrôler les nouvelles armes et il a obtenu le soutien du Conseil de Sécurité pour une vague résolution au sujet de la non-prolifération des armes nucléaires. Puis hier, l'Iran a montré au monde entier ce que les états voyous déterminés pensent de ces traités.

Mais, à l'image de sa présidence jusqu'à ce jour, Mr Obama ne laissera pas la réalité interférer dans ses rêves de désarmement (1).

Car on venait de découvrir que l'Iran avait une 2ème unité d'enrichissement d'uranium non déclarée à l'AIEA (Agence Internationale pour l'Energie Atomique), la dernière des duperies iraniennes, mais elle n'a pas beaucoup surpris. L'administration américaine affirme que le Renseignement du pays connaissait déjà cette usine souterraine et secrète près de Qom, depuis des années. Après la découverte du site de Natanz en 2002, l'Iran a cherché à cacher de nombreux autres sites. Aujourd'hui les officiels américains disent qu'ils soupçonnent l'existence d'autres usines cachées.

Hier, les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont communiqué à l'AIEA les preuves détaillées de cette 2ème usine. Ayant eu vent de cette découverte par le Renseignement américain, l'Iran s'est empressé de signaler à l'agence de Vienne -- supposée surveiller toute unité nucléaire ! – "une usine-pilote nucléaire pour usage civil". On se demande pourquoi les mollahs se sont donnés tant de peine pour expliquer, utilisant les mensonges habituels (2). L'expérience de la dernière décennie a montré l'ineptie et l'irresponsabilité des efforts internationaux pour surveiller, contrôler et sanctionner le programme nucléaire iranien.

Les inspecteurs de l'AIEA sont autorisés à inspecter l'Iran depuis 1992, mais ce sont les groupes d'opposition en exil qui ont dévoilé le programme militaire de l'Iran et pas l'AIEA. En dépit des violations permanentes de ses engagements, la communauté internationale n'a rien fait pour punir l'Iran, encore moins pour arrêter son programme nucléaire (3).

 

Et aujourd'hui, rien n'a changé. Avant le sommet du G20 à Pittsburgh, les dirigeants des Etats-Unis, de France et du Royaume Uni, debout et portant le masque du jeu politique, ont demandé à l'Iran de recevoir immédiatement les inspecteurs de l'AEIA. De nouvelles dates limites ont été fixées – des pourparlers commençant le 1er octobre, des sanctions plus dures prévues en décembre – et on recommence… François Sarkosy a dit: "Il faut tout mettre sur la table, maintenant !". Au moins le président français a essayé de montrer une certaine fermeté, ce qui est aisé à côté de Mr Obama. L'Américain a dit que l'Iran devra rendre compte, atténuant aussitôt ses propos, en précisant que l'Iran "avait droit au nucléaire civil pacifique", comme si les mollahs, assis sur des réserves de gaz, les 2èmes les plus importantes du monde et des réserves de pétrole, les 3èmes les plus importantes, avaient un besoin urgent d'énergie atomique pacifique.

Mais les Iraniens en ont vu d'autres, des pourparlers avec les E3, et aujourd'hui avec les P5+1 (Les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité de l'Onu + l'Allemagne). L'Iran a toujours ignoré toutes les résolutions de ce Conseil et n'a respecté aucun engagement en tant que signataire du "Traité de non Prolifération Nucléaire". N'oublions pas non plus l'encouragement reçu par l'Iran en 2007, quand l'Agence américaine du Renseignement (NIE) avait conclu que l'Iran avait arrêté son programme militaire nucléaire en 2003 et l'avait gelé depuis…. L'espionnage américain était parvenu à cette conclusion douteuse, alors qu'apparemment il était au courant de l'usine secrète de Qom … Et depuis cette date, la nucléarisation de l'Iran a perdu son caractère urgent, si cela ne l'a jamais été dans l'esprit des divers dirigeants américains. Grâce à ce rapport NIE, l'Iran a eu à la fois le temps et la couverture.

Cette semaine, dans une interview au Time Magazine, Mahmoud Ahmedinejad n'avait nullement l'air préoccupé, disant que si les Etats-Unis mentionnaient cette usine secrète, "il fallait l'ajouter à la liste des sujets pour lesquels l'Amérique devait s'excuser devant la nation iranienne".

Cet été, malgré les violentes protestations de la rue du fait de la fraude massive aux élections présidentielles, Mr Ahmedinejad a gardé le pouvoir, mais il semble à la fois affaibli et impitoyable. Il continue de proférer des menaces explicites contre Israël et nie encore plus fortement l'Holocauste aux Nations Unies.

En attendant, les Etats-Unis et ses alliés rêvent. Obama a utilisé le forum mondial, non pas pour rallier les pays afin d'arrêter et sanctionner les états voyous nucléaires, mais pour offrir de "gentilles" visions de désarmement, pour un avenir lointain.

Dans les années amères de la Guerre Froide, nous avons appris à nos dépens que les seuls pays qui respectaient les traités de désarmement sont ceux qui veulent être désarmés. Il devient de plus en plus et dangereusement évident que Mr Obama n'y a jamais fait attention. (4)

 

Notes de www.nuitdorient.com

(1) Au-delà de l'idéologie gauchiste, ou de l'excuse de l'inexpérience et de la méconnaissance des problèmes traités ou du rêve-utopie comme certains l'ont proposé, on pourrait émettre une autre hypothèse, celle qui dit qu'Obama roule pour l'affaiblissement des Etats-Unis, dans le but de faire remplir le vide qui s'ensuivra par les forces montantes de l'islam radical, qu'elles soient sunnites ou shiites. Cette hypothèse est étayée par les discours délirants d'Obama en faveur de l'Islam et son comportement  vis-à-vis d'Israël, cherchant à lui enlever, avant toute négociation sérieuse, ses 2 atouts majeurs, les implantations en Judée-Samarie et son armement nucléaire de dissuasion.

A aucun moment, on ne peut croire aux excuses qu'Obama serait un ignare des problèmes du Moyen Orient ou un utopiste de la paix.
(2) M Ahmadinejad a affirmé que ce nouveau site ne sera pas opérationnel avant 18 mois, ce qui selon lui ne constitue pas une violation vis-à-vis de l'AIEA. Ceci est faux, car le règlement stipule que chaque pays doit notifier la mise en chantier de tels sites dès le départ. Par ailleurs, un porte parole d'Ali Khamenei a reconnu que l'Iran s'était bien moqué de l'Occident et, dès son retour à Téhéran, Ahmedinejad a dit que cette usine était un "un coup contre l'arrogance de l'Occident"

(3) Les usines d'enrichissement d'uranium de Natanz et de Qom permettront à l'Iran de fabriquer 4 bombes nucléaires par an, à commencer en 2010. Des missiles porteurs d'ogives nucléaires seront prêts également l'an prochain ainsi que des détonateurs nucléaires. L'Iran a également un programme parallèle de fabrication de bombes à partir de plutonium.

(4) Les Etats-Unis ne sont pas intéressés par un bombardement de l'Iran et les ayatollahs le savent. Robert Gates a bien précisé que toute attaque, américaine ou israélienne, ne ferait que retarder l'échéance d'un à trois ans et qu'il faudrait recommencer. C'est pourquoi, il préconise … de négocier. Ceci signifie qu'Israël est livré à lui-même dans sa décision d'attaquer ou non les installations nucléaires iraniennes. Le conseiller d'Obama, l'antisémite Zbigniew Brzezinski, a même dit au "blog The Daily Beast" qu'il faudrait abattre les avions israéliens s'ils survolaient l'Irak pour aller attaquer l'Iran. En fait, les Etats-Unis se sont résignés à un Iran nucléarisé au Moyen Orient, au grand dam des états arabes sunnites. Voir www.nuitdorient.com/n2656.htm

 

 

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 23:21

Lejdd.fr

samedi 26 septembre 2009, sélectionné par Spyworld
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Les Gardiens de la révolution effectueront dimanche des exercices de tirs de missiles, rapportent samedi des agences de presse iraniennes. "La force aérienne des Gardiens de la révolution entamera demain des manoeuvres militaires défensives avec des missiles (...) dans le cadre de plans annuels réguliers de défense destinés à maintenir et à améliorer les capacités de défense (...) des forces armées iraniennes", dit un communiqué des "Pasdaran" cité par les agences de presse Mehr et Irna. Les manoeuvres prévues à plusieurs endroits, dureront plusieurs jours.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 21:56

Lettre adressée par l’Iran aux « cinq puissances plus une »

(P5 + 1 ; Etats Unis, Russie, Chine, Royaume Uni, France et Allemagne)

dans le cadre de la préparation de la rencontre du 1er octobre prochain

 

Traduction : Gilles RAPHEL

pour http://aschkel.over-blog.com et

http://lessakele.over-blog.fr

 

 

Cadrage de lecture : l’Iran est invité le 1er octobre devant les « cinq puissances plus une » afin de fournir des éclaircissements quant à son programme nucléaire. Le 11 septembre dernier, il adresse cette missive de cadrage aux six nations partenaires. Le contenu en est … étonnant.

 

 

 

 

                   

 

 

 

 

Au nom du Tout-Puissant


Coopération pour la Paix, la Justice et le Progrès


Paquet de propositions de la République islamique d'Iran pour des négociations globales et constructives.

 


Il ne fait aucun doute que notre monde est au seuil d'entrer dans une nouvelle ère. La période difficile caractérisée par la domination des empires, la prédominance des puissances militaires, la prédominance des réseaux de médias organisés et liés entre eux, la concurrence basée sur la capacité offensive, le pouvoir des cultures conventionnelles ainsi que des armes non conventionnelles touche à sa fin .. Une ère nouvelle caractérisée par une approche culturelle, la pensée rationnelle et le respect de la véritable essence divine de l'humanité pour son développement et son épanouissement. Un grand nombre des crises et de situations difficiles s’imposent à notre monde d'aujourd'hui, tels que la crise économique sans précédent, la crise culturelle et identitaire, les dilemmes politiques et sécuritaires, la prolifération du terrorisme, le crime organisé et les drogues illicites sont le produit de l'ère de la domination des modes de pensée impies qui prévalent dans les relations mondiales et leurs séquelles sont de mauvaise augure pour les générations présentes et futures de l'humanité.
La résolution de ces problèmes et la création d’un monde rempli de spiritualité, d'amitié, de prospérité, de bien-être et de sécurité exige une réorganisation et la création d’une opportunité pour un renouveau et la participation collective dans la gestion du monde. Les mécanismes existants ne sont pas capables de répondre aux besoins présents de l'humanité et leur inefficacité s’est dramatiquement avérée dans les domaines de l'économie, de la politique, de la culture et de la sécurité.

 

 Ces mécanismes et ces structures sont les produits directs de relations fondées sur la puissance brute et la domination, alors que notre monde d'aujourd'hui a besoin de mécanismes venant du divin et de penser selon Dieu à une approche fondée sur les valeurs humaines et de compassion. Ces nouveaux mécanismes devraient ouvrir la voie au progrès, au complet épanouissement des talents et des potentialités de toutes les nations ainsi qu’à l'établissement d'une paix mondiale durable et sécurisante.


La nation iranienne est prête à entamer le dialogue et la négociation en vue de jeter les bases d'une paix de forme et d'inspiration régionale pour générer la stabilité de la région et au-delà pour le progrès et la prospérité des peuples de la région et du monde. Notre désir est d'entrer dans ce dialogue et ces relations de coopération avec l’effort de notre capacité inhérente nationale, régionale et internationale et la force notre engagement de principe et historique dans l'application de cette capacité à la progression de la paix, la tranquillité, le progrès et le bien-être des peuples de notre région et au-delà. Nous sommes prêts à entrer dans ce dialogue sur la base des principes et des valeurs des croyants et des hommes, y compris la reconnaissance des droits des nations, le respect de la souveraineté,  les principes de la démocratie et le droit des peuples d'avoir des élections libres  ainsi que l’abandon des imposantes pressions et menaces afin d’avancer sur les bases solides de la justice et de la loi.


La République islamique d'Iran estime que dans le cadre des principes de justice, de démocratie et de multilatéralisme, un large éventail concernant les données de sécurité, les questions politiques, économiques et culturelles au niveau régional et mondial pourrait être inclus dans ces négociations en vue de favoriser une coopération constructive pour l'avancement des nations, la promotion de la paix et la stabilité de la région et du monde.


Comme il a été clairement indiqué l'an dernier dans notre paquet de propositions, la République islamique d'Iran estime que tirer les leçons des erreurs du passé,  ne pas insister sur les chemins futiles et inutiles qui se sont avérés d'aucune utilité est la condition préalable pour le succès des prochaines négociations. En conséquence, toutes les parties concernées s’engageant d'une part à la composition d’une nouvelle structure de droit concernant les interactions internationales  qui sera exempte d'erreurs de fonctionnement  et à exprimer d'autre part de bonnes intentions pour toutes les parties à la fois en paroles et en actes en démontrant qu’un engagement pour la justice et le droit peuvent développer une nouvelle phase de négociations en vue d'une coopération à long terme pour consolider une paix durable et la sécurité dans la région et le monde.
Les questions politiques, sécuritaires, économiques et internationales sont les principaux sujets qui ont soulevé des préoccupations communes dans la région et le monde pour les gouvernements et les nations. La République islamique d'Iran est convaincue que au vu de principes et fondements susmentionnés et compte tenu de l'état actuel des choses dans notre monde  nous devons tous faire preuve de compassion et de préoccupation pour le destin de l'humanité afin de transformer ces préoccupations partagées par des engagements collectifs dans le but d'ouvrir la voie à une coopération régionale et internationale efficace.


La République islamique d'Iran a fait part de sa volonté de s'engager de façon exhaustive dans des négociations globales et constructives visant à l'acquisition d'un cadre clair pour les relations de coopération en assurant le respect de toutes les parties dans des engagements collectifs pour un avenir libéré de l'injustice qui promet le bien-être et le progrès exempts de doubles standards pour toutes les nations de la région et du monde.

 
Se fondant sur les priorités régionales et internationales, les axes des négociations pour la paix et la prospérité peuvent être inclus dans ces trois domaines principaux : les questions politiques et les problèmes de sécurité, les questions internationales et les questions économiques.


1 : Les questions politiques et les problèmes de sécurité


1.1 : Protéger la dignité humaine, le respect pour les cultures et les droits.


1.2 : Renforcer la stabilité et de favoriser une paix juste, la promotion de la démocratie et l’amélioration de la prospérité des nations dans les régions qui souffrent de l'instabilité, du militarisme, de la violence et du terrorisme sur la base de :

 

Premièrement: le respect des droits des nations et des intérêts nationaux des Etats souverains.


Deuxièmement: la consolidation de la souveraineté nationale des pays dans le cadre des pratiques démocratiques.

Troisièmement: l’abstention du recours à la violence et au militarisme. Quatrièmement: s'attaquer aux causes profondes du terrorisme.


Certaines parties du monde, en particulier au Moyen-Orient, les Balkans, des régions d'Afrique., d’Amérique du Sud et d’Asie de l'Est doivent se voir accorder la priorité. Des efforts conjoints et des interactions pour aider le peuple palestinien à établir un plan global, démocratique et équitable en vue d'aider le peuple de la Palestine à parvenir à la paix pour tous, la sécurité et la garantie de ses droits fondamentaux pourraient être de bons exemples de ces relations de coopération .


1.3 : Lutte contre les menaces de sécurité communes en traitant efficacement et fermement les principales causes de menaces à la sécurité y compris le terrorisme, les drogues illicites, les migrations illégales, la criminalité organisée et la piraterie.


2 : Questions internationales


2.1 : Réforme de l'Organisation des Nations Unies et du Conseil de sécurité afin d’élever leur efficacité sur la base des principes de démocratie et de justice.

 
2.2 : Rehaussement du poids et de la position des questions environnementales dans les relations internationales et favoriser la participation collective dans la gestion des questions environnementales.


2.3 : Définition équitable et codification des droits à l'espace et le partage de tous les possesseurs de technologies spatiales dans la gestion et l'utilisation équitable de l'espace.


2.4 : Définition et codification des droits relatifs aux nouvelles
technologies avancées.

 

2.5 : Promotion d'une base de règles et d’un fonctionnement de contrôle équitable de l'AIEA et création des mécanismes nécessaires pour l'utilisation de l'énergie nucléaire propre dans l'agriculture, l'industrie et la médecine
ainsi que la production d'énergie.

2.6 : Promotion de l'universalité de l'HPT
(NDLR : technologie de cycles thermiques à haute pression pour l’enrichissement d’uranium dans les centrifugeuses nouvelle génération) en mobilisant la volonté mondiale et sa mise en œuvre réelle et élaboration des programmes fondamentaux pour un désarmement complet en empêchant le développement et la prolifération d’armes nucléaires, chimiques et microbiennes.

 
2.7 : Mise en valeur des considérations éthiques et humaines ainsi que leur respect intégral dans les relations, les pratiques et les mécanismes internationaux.


3 : Enjeux économiques


3.1 : Sécurité pour l’énergie dans la production, la fourniture, le transport et sa consommation.


3.2 : Commerce et investissement.


3.3 : Renforcement des capacités pour la promotion du bien-être public, l'atténuation de la pauvreté mondiale, la réduction des écarts sociaux et le comblement du fossé entre le Sud et le Nord.


3.4 : Fin des causes profondes de la crise économique et financière mondiale et prévention de la survenue d'autres manifestations de la crise dans l'économie mondiale, conception de nouveaux mécanismes plus justes.


3.5 : Lutte contre l'économie souterraine, la corruption économique, les fraudes financières et les activités du crime organisé qui nuisent à la sécurité économique.

                                ………………………………………………………

 

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 21:34
Qum ou les pieds dans le tapis persan
 
 
 
Par Gilles RAPHEL

pour http://aschkel.over-blog.com et

http://lessakele.over-blog.fr
 
 
Nous connaissions Qum (ou Qom, Kum, Gom, Ghom, Gom) pour la qualité de ses tapis persans, les chiites reconnaissent Qum en tant que ville sainte de l’islam, en 816, la sœur du huitième imam Reza y mourut et y fut enterrée, son mausolée demeure.
 
Qum arrive brutalement dans l’actualité par la diffusion d’une information faussement secrète : les montagnes environnant la ville contiennent un site d’enrichissement d’uranium, ce site semble modeste et capable d’accueillir 3000 centrifugeuses.
 
Deux faits sont intrigants :
 
1°) Un volume de 3000 centrifugeuses est trop réduit pour pouvoir alimenter des réacteurs de centrales nucléaires destinées à produire de l’énergie civile, nous pouvons donc en déduire qu’un enrichissement plus poussé par ces 3000 centrifugeuses sera pleinement destiné à obtenir le matériau nécessaire à la fission de bombes N.
 
2°) L’Iran, en ne déclarant pas ce site, a, une fois de plus, trahi sa parole donnée à la communauté internationale, le mensonge est le mode de fonctionnement intrinsèque de la tribu des mollahs. Cachant ce site, l’Iran concrétise ainsi sa volonté de dissimuler son programme nucléaire militaire, ainsi que sa détermination à posséder des armes de destruction massive.
 
 
Pourquoi Qum ?
 
L’Iran se voit obligé en 2002 de déclarer le site d’enrichissement de Natanz, celui-ci ayant été découvert. Natanz est alors inspecté régulièrement par l’AIEA et susceptible d’être bombardé si les affaires tournent mal pour l’Iran.
 
Aussitôt, l’Iran décide de créer un double de Natanz, mais plus discret et plus secret, ce sera Qum dont les travaux débutent dès l’année 2003.
 
Notons ici la perfidie des dirigeants iraniens, Qum, site d’enrichissement nucléaire à visée militaire, est une ville sainte du chiisme et est peuplée de plus d’un million d’habitants …, bouclier humain, quand tu nous tiens ….
 
Découvert rapidement par images satellites, le site de Qum est depuis sous surveillance des services américains, britanniques, français et, bien entendu, israéliens. Déjà en son temps, l’administration Bush avait identifié une douzaine de sites suspects en Iran… et 120 cibles potentielles.
 
A quelques jours d’une nouvelle réunion de négociations entre les P5 + 1 (Etats–Unis, Russie, Chine, Royaume Uni, France et Allemagne) et l’Iran, la divulgation de cette information est bien-entendu destinée à accentuer la pression. L’Iran, se sachant découvert, a d’ailleurs informé le 21 septembre l’AIEA de l’existence du site de Qum.
 
Images de Qum :
 
Deux sites principaux sont identifiables autour de Qum. L’un, à 40 km ESE de la ville est une base de lancement de missiles. Il est pas cerné par de hauts sommets afin que les radars puissent travailler et comprend de nombreux bunkers abritant les missiles (futurs nucléaires ?).
 
 
 
 L’autre, situé à 35 km NNO de la ville comprend une vaste base militaire, une piste d’atterrissage ainsi que la maintenant célèbre montagne percée de tunnels abritant le site d’enrichissement d’uranium à visée militaire.
 
Piste d’atterrissage :
 
 
 
Montagne percée de tunnels, site d’enrichissement de Qum :
 
 
Et maintenant ?
 
Si la diplomatie reste actuelle, les pressions s’accentuent, en particulier en laissant entendre (Israël bien entendu, France et maintenant Etats Unis) qu’en cas d’échec définitif des négociations ne subsistera que l’option militaire.
 
Mais nous connaissons la tactique iranienne destinée à gagner du temps, elle est organisée en trois phases :
 
1°) dissimuler l’activité jusqu’à l’annonce officielle de sa découverte (cela permet de gagner quelques années) ;
 
2°) prendre ensuite l’initiative des négociations et globalisant les thèmes de discussion afin d’oublier le nucléaire, l’Iran vient de le faire en adressant le 11 septembre dernier aux P5 +1 un courrier demandant de parler de l’économie, de la drogue, de l’humanité en général en vue de la rencontre du 01er octobre, ainsi qu’en adressant un courrier à l’AIEA afin de déclarer le site de Qum et d’envisager des négociations à ce sujet ;
 
3°) en gagnant du temps ; depuis plus de huit ans, l’Iran discute chaque date de rencontre et d’inspection, ne répond pas aux demandes de la communauté internationale, coupe le cours des négociations quand la situation se complique, discute sans fin les comptes-rendus de réunions …
 
 
Du temps, nous n’en avons que peu, nous savons que Natanz aura en fin d’année produit assez de matériau pour développer deux bombes N, nous savons que l’Iran travaille actuellement à la maîtrise des détonateurs nécessaires à la mise en fission des cœurs nucléaires de ses bombes (seule technologie qu’il ne maîtrise pas encore tout à fait), nous savons que les ingénieurs iraniens sont en Corée du Nord afin d’étudier en pratique les essais d’une explosion nucléaire, nous savons que le site de Qum sera opérationnel dès 2010.
 
Nous savons enfin que la dead ligne est juin 2010, après l’Iran aura la bombe N en capacité et en sas.
 
 
La situation est souvent comparée à 1938 et les hommes politiques actuels à Daladier et Chamberlain, c’est oublier que le 29 septembre 38, date des Accords de Munich, il était déjà trop tard, l’Allemagne nazie n’était arrêtable qu’au prix d’une guerre mondiale.
C’est le 7 mars 36, quand les nazis ont remilitarisé la Rhénanie qu’il aurait fallu les écraser.
 
Nous sommes le 7 mars 1936 et c’est aujourd’hui que le régime fou des mollahs iraniens doit être éliminé, avec l’ensemble de son activité nucléaire et de sa Garde islamique.
 
Le premier juillet 2010 sera un nouveau 29 septembre 38 et là nous ne vaincrons qu’au prix du risque de l’annonce du déclanchement de la première guerre nucléaire de l’humanité.
 
Avant le printemps 2010 assurons, par une frappe préventive, la paix au Moyen et Proche Orient, à l’Asie centrale, à la planète toute entière et libérons le peuple perse du joug d’un régime d’hallucinés.
 
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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