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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 00:01
BHL: «Ce message d'apocalypse d'Ahmadinejad» est glaçant

Le philosophe fait circuler sur le Net une vidéo-document «privée» du président iranien.

http://www.slate.fr/story/7237/bhl-%C2%ABce-message-dapocalypse-ahmadinejad%C2%BB-est-gla%C3%A7ant

jeudi 25 juin 2009

Jeudi, Bernard-Henri Lévy a déposé sur sa page Facebook et sur son compte Dailymotion une vidéo exceptionnelle montrant le président iranien. Ce document vidéo d'une durée de 12 minutes «est tout à fait extraordinaire, écrit BHL pour présenter ces images. Filmé à l'insu de ses acteurs, sorti clandestinement d'Iran, il représente Mahmoud Ahmadinejad, à Qom, en compagnie de son mentor, l'Ayatollah Mesbah Yazdi, ainsi que d'un cénacle d'élèves et de fidèles. La vidéo est sortie d'Iran via Internet. Elle daterait du 13 juin 2009 soit le lendemain de la victoire supposée de Mahmoud Ahmadinéjad (datation que tendraient à corroborer tant les remerciements réitérés que le programme annoncé ”d'islamisation radicale”)».

Le philosophe, décidemment très cyberactif ces derniers jours sur l'Iran, a accepté, pour Slate, de préciser les conditions d'obtention de ces images et leurs significations.

***

«Cette vidéo m'est parvenue via une écrivaine Iranienne qui réside à Paris, Fariba Hachtroudi. Elle me l'a confiée hier après-midi, mercredi, en présence de mon ami Richard  Rossin, ancien de Médecins du Monde, qui avait organisé le rendez-vous. Mon rôle a été modeste. Sachant qu'une version non sous-titrée circulait déjà, je lui ai conseillé d'abord de la traduire en français. Puis, ce matin, je l'ai fait poster sur ma page Facebook.

Il semble qu'elle date du 13 juin, soit le lendemain de l'élection. D'où vient-elle? Comment est-elle parvenue jusqu'à nous? Evidemment, il faut se poser la question. Et évidemment je n'ai pas de réponse certaine. J'ai consulté des amis iraniens, ici et à Téhéran. Et, de l'avis général, il semble qu'elle ait été prise avec un appareil photo, par un des participants à cette réunion, clandestinement. On peut toujours imaginer, bien sûr, que quelqu'un l'aurait fait sortir à dessein. Mais pourquoi? Dans quel but? Franchement, je ne vois pas.

Son contenu, maintenant. Je le trouve délirant. Et, donc, terrifiant. Le calme glacial de la voix. Le ton d'évidence sur lequel ce message d'apocalypse est dit. Ce "viva la muerte" que le président iranien non-élu voudrait étendre à la planète entière. Tout cela, cet appel à un islam "pur", ce fanatisme, sont proprement glaçants. S'il y a un cas où ma formule "fascislamisme" s'impose, c'est bien celui-là. S'il y a un cas où se vérifie que la vraie bataille idéologique d'aujourd'hui, la seule qui compte, le seul "clash" sérieux, c'est le clash de l'islam radical contre l'islam modéré, de l'islam d'Ahmadinejad contre celui des héritiers de Massoud et des démocrates du monde arabomusulman, c'est bien ce cas-ci. Nous avons une vraie poussée, aujourd'hui, de cet islam démocratique et modéré. C'est contre lui que les gens comme Ahmadinejad sont en train de s'arcbouter. Et ils feront tout, soyez en sûr, pour tenter de l'éradiquer.»

 

Video clandestine sortie d'Iran: Ahmadinedjad sans masques
envoyé par BernardHL.

 

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 11:38
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    Iran: le pouvoir peut tomber (Montazeri)
    AFP
    25/06/2009 | Mise à jour : 08:12
    | Commentaires 7 | Ajouter à ma sélection
    Le grand ayatollah iranien dissident Hossein Ali Montazeri a averti aujourd'hui que si la répression des manifestations pacifiques se poursuivait en Iran, elle pourrait faire tomber le gouvernement."Si le peuple iranien ne peut pas revendiquer ses droits légitimes dans des manifestations pacifiques et est réprimé, la montée de la frustration pourrait éventuellement détruire les fondations de n’importe quel gouvernement, aussi fort soit-il", a dit le grand ayatollah dans un communiqué transmis à l’AFP.

    M. Montazeri, dont le rang est le plus élevé dans le clergé chiite iranien, appelle par ailleurs ses compatriotes qui contestent la légitimité de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad à poursuivre leur mouvement.

    Pour avoir plus d'informations, consultez notre dossier "L'Iran en crise"
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 09:25
A Call for American Boldness in Iran

by Daniel Pipes
Jerusalem Post
June 24, 2009

http://www.danielpipes.org/6422/american-boldness-in-iran

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In a striking coincidence, two very different expressions of Iranian dissent took place exactly simultaneously on two continents on Saturday, June 20. Between them, the Islamic Republic of Iran faces an unprecedented challenge.

In a vast exhibition hall just north of Paris on June 20, about 20,000 people attended an event organized by the largest and best organized Iranian opposition group, the Mujahedeen-e Khalq (or the People's Mujahedeen of Iran).

One protest took place on the streets of Iran, where thousands of Iranians fed up with living under a religious tyranny defied Supreme Leader Ali Khamene'i's diktat that they accept the results of the June 12 presidential election, whereby President Mahmoud Ahmadinejad supposedly defeated his main challenger Mir Hossein Mousavi by a lopsided margin.

The protestors and Mousavi have both shown bravery but the former seem more radical than the latter. Mousavi's website announces that he does not seek confrontation with the "brothers" in Iran's security forces nor does he wish to challenge the "sacred system" instituted by Ayatollah Khomeini. Rather, the website declares, "We are confronting deviations and lies. We seek to bring reform that returns us to the pure principals of the Islamic Republic."

This timidity stands in contrast to the bold stance of the street protestors who shout "Death to the dictator" and even "Death to Khamene'i," an echo of the regime's perpetual slogans "Death to America" and "Death to Israel," implying a wish not just to correct Khomeini's "sacred system" but an aspiration to terminate the regime dominated by mullahs (Iran's clerics).

The other protest took place in a vast exhibition hall just north of Paris, where the largest and best organized Iranian opposition group, the Mujahedeen-e Khalq or the People's Mujahedeen of Iran (MeK or PMOI) joined with smaller groups to hold their annual meeting. Tens of thousands attended it, including me.

The assembly's most emotional moment came when the anxious crowd learned that their peaceful counterparts marching in Iran had been killed or wounded. At that moment, freedom of assembly in France contrasted most starkly with its denial in Iran. Later that day came confirmation of the regime's obsessive fears of the MeK, when deputy police chief, Ahmad Reza Radan, blamed MeK "thugs" for his own government's violence against the peaceful demonstrators.

The MEK mounted an impressive display in France, as it did at the last meeting I attended, in 2007, with dignitaries, made-for-television pageantry, and a powerful speech by its leader, Maryam Rajavi. Like the street protestors, she also called for the demise of the Khomeinist regime. In a 4,000-word speech, she steered blessedly clear of attacks on the United States or Israel and excluded the conspiracy-theory mongering so common to Iranian political life. Instead, she:

  • Ridiculed the regime for portraying the demonstrators as Western agents.
  • Bitterly complained that corpses of demonstrators were "wrapped in American flags" and then trampled upon.
  • Condemned the regime's "crimes" in Iraq and its "export of terrorism" to Lebanon, the Palestinian Authority, and Afghanistan.
  • Predicted that "the beginning of the end" of the Islamic Republic of Iran is underway.
  • Critiqued the Obama administration for giving yet another chance to the regime, noting that the Bush administration had met its representatives 28 times to no avail.

Rajavi has rightly called for a stronger U.S. policy toward Tehran, explaining in a recent interview that "The West can stop the nuclear program if it stands up to the mullahs."

Sadly, standing up to the mullahs has never been American policy. Jimmy Carter meekly accepted their rule. Ronald Reagan sent them arms. To win their favor, Bill Clinton put the MEK on the terrorism list. George W. Bush did not foil their nuclear weapons project. And Barack Obama hopes to gain concessions from Tehran on the nuclear weapons issue by distancing himself from the dissidents.

Instead, flux in Iran should invite boldness and innovation. It is time, finally, for a robust U.S. policy that encourages those yelling "Death to Khamene'i" and that takes advantage of the hyperbolic fear the MeK arouses in Iran's ruling circles (first step: end the MeK's preposterous listing as a terrorist organization).

As Rep. Peter Hoekstra (Republican of Michigan) notes, regime change in Iran becomes the more urgent if the mullahs will soon deploy nuclear weapons. The vital and potentially victorious movement building both on the streets of Iran and in the halls of Europe better represents not only Western values but also Western interests.

Related Topics:  Iran, US policy

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 23:57
L'Iran censure le net grâce à la technologie Nokia Siemens
Benjamin Ferran (lefigaro.fr)
23/06/2009 | Mise à jour : 16:27
| Commentaires 24 | Ajouter à ma sélection

La co-entreprise européenne doit s'expliquer sur sa participation technique au système iranien de surveillance des télécommunications, parmi les plus sophistiqués au monde.

Un système parmi les plus sophistiqués au monde, capable d'intercepter et de décrypter toutes les télécommunications qui transitent dans le pays. Voilà l'arsenal numérique déployé ces derniers mois par l'Iran et activé à l'occasion de l'élection présidentielle, selon des témoignages d'experts cités lundi par le Wall Street Journal. L'existence de cet outil contrôle, qui empêche les Iraniens de rendre compte sur internet des manifestations dans le pays, avait déjà été évoqué. La participation de sociétés occidentales à sa conception, détaillée par le quotidien américain, était elle restée jusqu'à présent bien plus discrète.

Selon le Wall Street Journal, la co-entreprise européenne Nokia Siemens figure ainsi parmi ces groupes qui ont fourni, fin 2008, du matériel d'analyse à l'Iran. «Si vous vendez des réseaux, vous fournissez aussi, intrinsèquement, la capacité d'intercepter les communications qui y circulent», a d'abord justifié un porte-parole, Ben Roome. Dans la soirée, le groupe s'est ensuite employé à fortement minimiser son rôle. Les matériels vendus ne permettraient pas d'intercepter toutes les communications sur internet, mais seulement vocales, et respecteraient tous les standards internationaux, a précisé le même Ben Roome.

Car ce matériel est utilisé dans d'autres pays que l'Iran. En occident, des opérateurs télécoms recourent en effet à l'analyse de leur trafic pour établir des statistiques. Cette «inspection en profondeur» est aussi utilisée par des gouvernements dans des procédures de lutte contre le terrorisme ou contre la pédopornographie. Avec ce procédé, les paquets de données qui transitent séparément sur le réseau sont réassemblés afin de procéder à une analyse par mots-clés, le tout en quelques secondes. L'activation de ce système expliquerait les ralentissements des connexions internet ressentis en Iran depuis les élections, avance le Wall Street Journal.

 

Un contrôle centralisé

Dans ce pays, l'inspection des connexions des 23 millions d'internautes est en effet centralisée, là où la Chine, aux 300 millions d'internautes, a bâti un outil d'analyse éclaté en plusieurs pôles. «L'Iran est une raison de plus pour laquelle l'usage de certaines technologies doit être limité», a plaidé Ed Black, président d'un groupe de défense de l'industrie informatique. «Quand des opérateurs de réseaux utilisent l'inspection en profondeur, le respect de la vie privée des usagers du net est compromis. Et entre de mauvaises mains, la violation de la vie privée devient très vite une violation des droits de l'homme», a-t-il ajouté.

» Tout notre dossier sur la crise iranienne.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 22:22
PolicyWatch #1538
The Security Forces of the Islamic Republic and the Fate of the Opposition
By Michael Eisenstadt
June 19, 2009

Ayatollah Ali Khamenei's Friday sermon, which called for an end to mass protests contesting the outcome of last week's presidential elections and which carried an implicit threat of "bloodshed and chaos" if they continued, has raised the stakes in the ongoing standoff between the government and opposition in Iran. The stage may now be set for a violent showdown. Past experience, however, raises questions whether the security forces can be uniformly relied on to implement an order to violently quash the protests, and whether such an order could in fact spark unrest within the ranks of the security forces that could have significant implications for the future stability of the regime.

Security Organs of the Islamic Republic

According to the constitution of the Islamic Republic, the army is responsible for defending Iran's borders and maintaining internal order, while the Islamic Revolutionary Guards Corps (IRGC) is responsible for protecting the regime. In practice, matters are not so clear-cut. During the Iran-Iraq War, the IRGC (and its popular militia, the Basij) fought alongside regular military units at the front.

This ambiguity regarding roles and missions has continued until today: the regular military and IRGC routinely hold joint military exercises, while the Basij has, in the wake of the U.S. invasion of Iraq, played a greater role in preparing to confront a foreign invasion, implementing the regime's new "mosaic" doctrine, and preserving the values of the revolution. The IRGC and Basij also routinely participate in exercises that hone their ability to deal with domestic unrest. The Law Enforcement Forces (LEF) is a partner with the Basij (and ultimately the IRGC) in these efforts to maintain domestic order.

A History of Civil-Military Tensions and Ferment in the Ranks

The intermittent unrest that has racked Iran since the early 1990s has occasionally exposed latent tensions between the country's political and military leadership, as well as political differences between the senior echelons of the armed forces and the rank-and-file, raising questions about the implications of a violent crackdown in Iran today.

The first sign of trouble was the refusal of army and IRGC units garrisoned near Qazvin (a major town northwest of Tehran) to obey orders to quash riots there in August 1994. The commanders of these units apparently refused to turn their weapons on the Iranian people. The regime was forced to airlift in special IRGC and Basij antiriot units from elsewhere to put down the violence. The May 1997 election of reformist candidate Muhammad Khatami to the presidency put further stress on civil-military relations. Though senior IRGC officers had endorsed his conservative opponent (Majlis speaker Ali Akbar Nateq Nuri), credible post-election press reports indicated that IRGC personnel voted for Khatami in even greater proportions than did the general population (73 percent versus 69 percent).

This indicates that the IRGC -- a military organization long thought to have been a bastion of support for conservative hardliners -- was in fact riven by the same divisions as Iranian society. This, perhaps, should not have come as a surprise, due to the fact that for the past two decades, the IRGC has increasingly come to rely on conscripts to meet its manpower needs, due to a drastic decline in volunteers. This raised questions about the political reliability of the IRGC should it be needed to quell popular unrest.

The student riots of July 1999 provided the backdrop for the next crisis in civil-military relations. These riots were put down by the LEF (often aided by the thugs of the Ansar-e Hizballah, a shady vigilante group sponsored by the IRGC and Basij) who were relieved by the Basij once the situation had stabilized. These events highlighted the fact that by July 1999, a new division of labor within the security forces had emerged: the LEF had become the regime's first line of defense against domestic unrest, with the Basij providing backup. When necessary, they might be reinforced by the IRGC's "Special Units," followed by the IRGC's ground forces. The regular military's ground forces would be deployed only as a last resort.

At the height of the July 1999 unrest, twenty-four senior IRGC commanders sent President Khatami a letter that in effect threatened a coup should he not restore order quickly. Such a threat was unprecedented in the history of the Islamic Republic, though given the political divisions in the armed forces, it is unclear whether a coup would have succeeded. The result could well have been bloody street violence, perhaps even civil war. In the end, Iran's clerical leadership was able to restore calm, thereby preempting a coup, though the threat of overt military intervention was an unsettling new development.

Hardline elements, however, in the security services and armed forces had already covertly intervened in the political arena, through their participation in the murder of dissident and reformist intellectuals starting in the autumn of 1998 (and continuing through the spring of 2000). Through these actions, the senior leadership of the security services and armed forces threw their support behind the conservative rivals of President Khatami. This development raised doubts not only about the prospects of the reform movement, but also about the impact of the growing politicization of the armed forces on discipline and effectiveness.

The rise of these security hardliners accelerated under the presidency of Mahmoud Ahmadinezhad. A former Revolutionary Guard member, Ahmadinezhad was a manifestation of the ascendancy of a power elite comprised largely of IRGC veterans, who make up a majority of the cabinet and more than a third of the current parliament, and who have benefited from the expansion of the IRGC into nontraditional roles in business and industry. Under Ahmadinezhad, the IRGC -- through its current and former members -- has emerged as the main pillar of the regime.

The protests that followed in the wake of the 2009 presidential elections constitute the most serious challenge ever to the legitimacy of the Islamic Republic. They have revealed new organizational arrangements for dealing with domestic unrest that raise questions as to whether the use of force to quell antiregime protests would produce unrest in the ranks, and spark a new crisis in civil-military relations. Film and television footage of the protests show that this time the Basij are in the lead in dealing with the unrest, with LEF playing a supporting role. IRGC units have not yet been committed. This is consistent with the growing role assigned the Basij since 2003 as the first line of defense against possible U.S. regime-change attempts -- whether through an invasion or a color revolution. It is not clear, however, that this apparent confidence in the Basij is justified.

While the recruitment base of the Basij is much narrower than that of the IRGC (which draws on conscripts from all sectors of Iranian society), it is a volunteer force that many join for opportunistic reasons -- for a paycheck, a scholarship, or a bit of authority. And while the Basij is probably more thoroughly vetted than other mass organizations (due to the role of local clerics and mosques in the recruitment process), it is hard to believe that its membership is insulated from the broader political forces at work in Iranian society today. Accordingly, some units might experience significant desertions if employed to violently suppress the protests.

Conclusions

So far, the government has avoided a head-on confrontation with the opposition, and has contented itself with harassing demonstrators and detaining or arresting opposition organizers and prominent reformist politicians. This approach, however, has not succeeded in slowing the momentum of the opposition protests. As a result, the regime might be tempted to employ greater violence in an effort to crush the opposition.

Iran so often surprises even the most seasoned observers that it is impossible to foresee the outcome of a violent clash between regime and opposition. Much will depend on the following questions: which security forces the regime chooses to employ (Basij supported by LEF, or by IRGC as well), how it chooses to employ them (confronting protesters through a massive show of strength with a relatively limited and focused use of violence, or by overwhelming numbers and an unrestrained use of violence), and how skillful the opposition is in encouraging dissent in and defections from the ranks of the security forces. But a violent crackdown, even if successful (as seems likely), could be the opening round of a long and bitter struggle, with far-reaching implications for the cohesiveness of the security forces and the long-term stability of the regime.

Michael Eisenstadt is a senior fellow and director of The Washington Institute's Military and Security Studies Program.
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 21:57

Analyse de Khaled Asmar - Beyrouth

Le séisme iranien fait des répliques au Liban : un vent de mécontentement souffle sur le Hezbollah

Les Gardiens de la Révolution demandent des comptes au Hezbollah. L’arroseur arrosé

mardi 23 juin 2009 - 12h36, par Khaled Asmar - Beyrouth

Logo MédiArabe.Info

La "poussière" de la bataille électorale au Liban se dissipe, laissant apparaitre les vrais enjeux des législatives et donnant raison au Patriarche maronite qui avait mis en garde contre "l’iranisation" du Liban. Avec le recul, les Libanais découvrent l’utilisation de l’argent pour l’achat des voix par l’opposition.

Trois semaines après l’élection législative au Liban (7 juin), qui a reconduit la majorité souverainiste, et qui a surtout sanctionné l’opposition menée par le Hezbollah, la campagne sans précédent menée par les perdants contre le Patriarche maronite Nasrallah Boutros Sfeïr livre ses secrets. Le chef de l’Eglise maronite, pilier de l’indépendance du Liban, est en effet violemment critiqué par le général Michel Aoun, par ses partisans et par Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, pour s’être « ingéré » dans la politique. Mais en réalité, ils lui attribuent en partie leur échec. Car, à la veille du scrutin, Sfeïr avait lancé un avertissement solennel, mettant en garde contre « les risques d’une victoire de l’opposition sur l’avenir et l’identité du Liban ». En clair, Sfeïr craignait « l’iranisation » du Liban. Aujourd’hui, le quotidien koweïtien « Al Seyassah » révèle que « Téhéran est très mécontent du résultat du Hezbollah et demande une enquête pour expliquer les raisons de sa défaite ». Ce qui valide les craintes du Patriarche.

En effet, selon le journal koweïtien, l’Iran a injecté 20 millions de dollars pour l’achat des électeurs, dont 15 millions ont été envoyés récemment depuis Téhéran sur ordre du régime. La République Islamique reproche aux responsables du Hezbollah d’avoir détourné ces fonds. Une réunion regroupant le Conseil Consultatif (Majliss échoura) du parti chiite, en présence de trois officiers iraniens dont le chef des Gardiens de la Révolution au Liban, Hassan Mehdaoui, a été organisée le 13 juin à Beyrouth, au cours de laquelle les responsables iraniens ont exigé « une enquête rapide pour faire la lumière sur cet échec assourdissant ». Ainsi, la prévoyance du Patriarche sur l’iranisation du Liban trouve tout son sens.

L’arroseur arrosé

Pire encore, l’opposition qui accusait la majorité d’acheter les électeurs vient d’être dévoilée au grand jour. Car, pour justifier leur échec, le Hezbollah et le général Aoun, premiers bénéficiaires de « l’argent propre et divin » offert par l’Ayatollah Ali Khamenei, ne se sont pas contentés de critiquer l’intervention de l’Eglise, mais ils ont hystériquement dénoncé une utilisation excessive de l’argent électoral par la majorité, notamment à travers le rapatriement de milliers de Libanais de l’étranger pour voter. Le général Aoun a même évoqué 120.000 électeurs acheminés depuis l’étranger, dont 20.000 par son Courant (ex) Patriotique Libre. Or, les statistiques des autorités aéroportuaires libanaises évaluent le nombre des électeurs ayant transité par l’aéroport de Beyrouth, entre le 25 mai et le 7 juin, à 48.000, sur un total de 121.000 passagers de toutes nationalités confondues. En demandant des comptes sur le détournement de 20 millions de dollars, l’Iran a arrosé l’arroseur.

En définitive, le Liban qui a souvent été considéré comme le laboratoire politique régional où se règlent tous les comptes, devient aujourd’hui le miroir de ce qui se déroule en Iran. Après le soulèvement des Iraniens contre le régime des mollahs, l’opposition libanaise commence à se rebeller contre le Hezbollah, représentant légal de Wilayat Al-Faguih au Pays du Cèdre. On apprend en effet que le Hezbollah envisage la formation d’un large front d’opposition représentatif de toutes les communautés libanaises, afin de se doter d’une couverture politique nationale, de protéger son armement et d’immuniser son projet d’iranisation. Le « voile » offert par le général Aoun à Hassan Nasrallah à travers le document d’entente, signé en février 2006, vient en effet d’être déchiré par les Chrétiens. La popularité du général Aoun y a chuté de 76% en 2005 à 46 % aujourd’hui. Or, les opposants Chrétiens, Sunnites et certains Chiites sollicités pour créer le « Front d’opposition » se rebellent et refusent l’offre du Parti de Dieu dont le sort est plus que jamais dépendant de l’issue de la crise en Iran.

Khaled Asmar

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs.
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 19:16
Silence Is Not Neutrality
Obama needs to support freedom in Iran

by Michael Rubin
National Review Online
June 23, 2009

http://www.meforum.org/2168/iran-silence-is-not-neutrality

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Over the weekend, both conservative columnist George Will and former Reagan speechwriter Peggy Noonan argued that conservative criticism of President Obama's rhetorical restraint amidst the Iranian protests was unwarranted.

"The president is being roundly criticized for insufficient rhetorical support for what's going on over there. It seems foolish criticism," Will said.

"To insist the American president, in the first days of the rebellion, insert the American government into the drama was shortsighted and mischievous," Noonan wrote. "The ayatollahs were only too eager to demonize the demonstrators as mindless lackeys of the Great Satan Cowboy Uncle Sam, or whatever they call us this week."

Both Will and Noonan are right that Obama should not endorse former Prime Minister Mir-Hossein Mousavi, but the president should certainly speak up for the principles of freedom, liberty, and free elections. He should point out that Afghans, Iraqis, Pakistanis, and Turks — almost all of Iran's neighbors — have freely chosen governments, and that this is a right that the Iranian people should also enjoy. Indeed, he can cite the Iranian legacy of elections going back to the constitutional revolution early last century. Right now, the Iranians are suffocating under a media blackout. In Tehran during the 1999 student uprising, I remember the frustration in the streets at the lackluster international response, especially as Iranian state television began broadcasting forced confessions.

If Obama were to get on Radio Farda or Voice of America Persian service and speak directly to the Iranian people, if he were to admit he was wrong to have implied that the supreme leader was their legitimate spokesman, that might have tremendous effect. Ilya Zaslavsky, a democratic-bloc leader in the Soviet Congress of People's Deputies, credited Ronald Reagan rather than Soviet leader Mikhail Gorbachev with originating the perestroika reforms.

If Obama is going to shirk his duty, then it is time for the Congress to speak up. In the early 1970s, as now, many in the foreign-policy establishment opposed any freedom-and-democracy agenda, but congressional activism helped overcome their resistance. Henry Kissinger opposed the 1974 Jackson-Vanik Amendment, which linked trade with the Soviet Union to that country's treatment of Jewish emigration, for fear that it could disrupt other diplomatic initiatives; but dissidents — not just Jewish ones — in the Soviet Union subsequently acknowledged how important that bill's passage was. We should all be thankful that Ukrainians did not heed Pres. George H. W. Bush's advice to work within the Soviet framework in his infamous "Chicken Kiev" speech.

Will the Iranian government try to taint the protestors as lackeys of the United States? Yes. But they will do this regardless of whether Obama speaks up. Former Carter aide Gary Sick and pro-engagement voices like Trita Parsi and James Dobbins condemned George W. Bush's democracy assistance, saying that it sparked the Islamic Republic's crackdown on civil society. The crackdown had begun years before, however, and had been foreshadowed by Hamid Reza Taraqi, the head of the hard-line Islamic Coalition party, before any U.S. initiative was announced. Too often, critics of White House policy exculpate the worst regimes in order to score political points.

The Islamic Republic's attacks on peaceful dissent are nothing new. The regime has always blamed Great Britain, the United States, Bahais, Zionists, and/or Jews for every ill that befalls the country. When the leadership claims God's mantle, it is hard to accept accountability for the failure of leadership; it is far easier to find straw men to blame.

Don't underestimate the Iranian people, however. The protestors are no longer supporting former Prime Minister Mir-Hossein Mousavi; they are chanting "Death to the Dictator" [Khamenei]. They are opposing the Islamic Republic. While conspiracy theories loom large in Iranian culture — indeed, Iranians poke fun at their conspiratorial nature in often-humorous ways — the Iranian people can separate the wheat from the chaff. Those inclined to believe Kayhan, the Islamic Republic News Agency, or the Fars News Agency will do so no matter what we do. Those disinclined will not swallow regime propaganda simplemindedly.

Obama promised to transform America's image in the world. Excising freedom and liberty from our brand is not the way to do it. Remaining silent is not neutral; it is casting a vote for the status quo, including the primacy of the supreme leader and the Islamic Revolutionary Guard Corps. It is time for Obama and Congress to speak loud and clear in defense of freedom.

Michael Rubin, a senior editor of the Middle East Quarterly, is a resident scholar at the American Enterprise Institute and a senior lecturer at the Naval Postgraduate School.

Related Topics:  Iran, US policy  |  Michael Rubin

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:53

Le site Iran Resist.org (http://www.iran-resist.org/ attention : à ne pas confondre avec une nouvelle parution ad'hoc :
Maintenant il y a aussi :   http://iranresist.org/
Journal d'information gouvernemental iranien  (utilisé par les groupies d'Ahmadinedjad pour noyauter l'info)

maintient la pression, conscient des fissures dont faisait hier état Mediarabe.info : désertions, arrestation du N° 2 des Pasdaran, Ali Fazli, désorganisation des Bassidjis qui cognent à l'aveuglette sur les quartiers résidentiels d'où partent les manifestations. L'étape suivante serait la grève générale qui devrait toucher les ouvriers du pétrole, réduisant l'approvisionnement de l'infrastructure bassidjie, créant des embouteillages monstres et devant paralyser le pays. D'autre part, il met en garde les Occidentaux et Français sympathisants avec le mouvement de se défier des éternels inflitrés. Cela dit, il omet de mentionner que certains, par manque d'alternative politique crédible, préfèrent utiliser le masque du moussawisme pour avancer vers une libéralisation de façade, plutôt que de parier sur un "mouvement spontané" sans véritables leaders, hormis ceux de l'extérieur comme Reza Pahlavi. Le risque de confusion est grand entre les "intentions" des uns et des autres, les exilés de l'extérieur voulant voir l'Iran avec les yeux de Chimène d'il y a 30 ans, alors que les représentations à l'intérieur seraient plus "pragmatiques", au risque d'un remake de Mollachie édulcorée, mais remplissant globalement les mêmes fonctions. C'est un bras de fer entre le Velayat e-Faqih et les "autres",et il est impossible de prévoir ce qui en découlera, à l'heure qu'il est.... Il y a fort à parier, également, que les services de renseignements de la région ainsi que les Occidentaux, soient sur les dents, pour éviter les risques terroristes de diversion, au Liban, à Gaza, en Egypte, Irak (multiplication des attentats à l'annonce du retrait des "Boys", au même moment de déstabilisation générale : bravo Obama, grand sens pratique...) ou ailleurs

Iran : Vraies nouvelles fraîches du front (Iran Resist)‏
   
   
   

Si l’on en croit certains médias, journalistes ou politiciens français, il y aurait de petits affrontements en Iran, principalement à Téhéran et uniquement entre des partisans de deux clans rivaux. Etrangement, alors que tous les médias français évitent les mot révolution ou insurrection, ils parlent aussi d’une mobilisation massive des Pasdaran pour mater le mouvement. En fait, il faut oublier cette désinformation, voici des vraies nouvelles fraîches du front.

Le régime des mollahs a annoncé en début d’après-midi qu’il avait opté pour un bain de sang. Nous avons alors été submergés de courriels : ceux qui nous ont écrit le savent déjà : cette annonce avait pour but de cacher les premières fissures dans l’appareil de répression du régime.

En effet, hier nous avons appris que 48 heures plus tôt, samedi, à l’heure où 3,000,000 d’Iraniens avaient défié le mot d’ordre de Khamenei, c’est-à-dire celui du régime, pour descendre dans les rues, il y avait eu un large mouvement de désobéissance dans les forces de répression du régime, en particulier au sein des Pasdaran, milice qui comprend aussi les forces anti-émeutes de Bassidj.
 
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 08:52
Ce texte, qui relate les fondements de l'histoire perse, retrace également, le désarroi devant lequel se trouve le monde face au tumulte actuel et la guerre intestine des différents sens possibles que cette histoire en globalité puisse prendre à un tel tournant. Comment asseoir une légitimité et une stabilité? Si on remonte dans le temps, les revendications actuelles à l'autonomie des Kurdes, descendants des Rois Mèdes sont légitimes, jusqu'à ce que les deux royaumes se fondent l'un par l'autre, par alliance qui devient vite annexion.

D'autre part, Reza Shah Pahlavi apparaît ici comme un cosaque maintenant l'indépendance de l'Iran contre le partage russo-britannique des richesses et des territoires. Mais ses descendants auront fort à faire avec un courant populaire-religieux qui a été en partie structuré par les Anglais pour le neutraliser et contrôler les réserves pétrolières, au profit de British Petroleum. Mohammed Reza occidentalise d'abord l'Iran, mais se sert aussi de l'arme du pétrole et de l'OPEP pour défier la prétention des Occidentaux à régir les marchés. Organisant des grands travaux (barrages), permettant à certaines classes moyennes et aux femmes, l'accès à l'éducation (universités), il se heurte à la prédominance des Mollahs dans les campagnes. Il va aller progressivement en s'absolutisant, alors que sa répression devient implacable contre les opposants. Jusque dans les années de fin de règne, il reste persuadé que les Communistes, (parti Toudeh) manipulés par les Soviétiques, représentent la plus grave menace hégémonique. Sa propre police intérieure, la SAVAK, règle ses comptes entre soi. Teymour Bahktiar est ainsi assassiné par ses colistiers... De fait, ni lui ni l'Occident ne voient réellement venir le danger pan chi'ite représenté par les Mollahs, Khomeiny étant perçu comme un phénomène folklorique, un leg moyen-âgeux dans un monde en mutation. Il est aveuglé par une vision du progrès inexorable qui doit l'amener à rivaliser avec des Occidentaux se prenant vite pour ses "maîtres" et commanditaires, face à l'empire soviétique. Restaurant la grandeur de l'ancien empire perse, glorifiant le passé de Syrius, il se croit instinctivement aimé de son peuple, sans se rendre compte que l'absolutisme écrase et révolte, que toute alternative devient alors crédible, offre une "porte de sortie", un mode d'expression avec lequel il sera, un jour ou l'autre, obligé de composer.

La révolution islamique a débuté comme aujourd'hui, par la commémoration des "martyrs" du Shah, au rythme fixé par le calendrier religieux chi'ite. Les Mosquées ont offert le porte-voix et les centres-refuge inviolables par les sbires du pouvoir et la terrible SAVAK. Un certain "vendredi noir", le 8 septembre 1978, devant l'ampleur de la contestation, le Shah fait donner les hélicoptères et les chars contre la foule. On soupçonne également l'OLP, présente aux côtés des Mollahs, d'avoir aggravé le nombre de tués depuis les toîts de Téhéran.Il n'empêche que Mohammed Shah est allé un pont trop loin, achevant de laminer ce qui lui restait de soutien en Occident et en Iran. La révolution est devenue inéluctable. Les Mollahs liquideront et la SAVAK et leurs camarades de combats à gauche, dans une épuration qui fera, au bas mot, 100 000 morts.

Aujourd'hui, c'est ce risque de basculement auquel est confronté le pouvoir suprême d'Ali Khamenei, qui s'appuie sur Ahmadinedjad et les Bassidjis, au nombre de 350 000, mais qui peut rapidement être grossi de 4, 5 millions de réservistes, capables de quadriller tout le pays. Ce qui fait dire aux services occidentaux et israéliens notamment, que les "fenêtres d'opportunité" pour les manifestants, sont minces, sauf à ce qu'une partie de l'armée et des Pasdaran glisse du côté de l'opposition au pouvoir central. En termes politiques, le Velayat e-Faqih est, néanmoins discrédité et ne peut régner que par le même absolutisme que son prédécesseur, l'élimination, la séquestration, les emprisonnements, la torture, la censure et le recours à l'intimidation terroriste à l'égard du monde extérieur. Le Fils du Shah, Reza Pahlavi, opposé jusqu'à présent à toute intervention militaire contre les installations nucléaires, à cause des risques de dommages collatéraux, admet du bout des lèvres, désormais, qu'un tel pouvoir totalitaire au bord du chaos, peut être prêt à tout pour se maintenir jusqu'à la veille de sa disparition et opter pour des "solutions" de dernière ligne parfaitement suicidaires, comme une guerre nucléaire dans la région...

http://aschkel.over-blog.com/article-32987424.html

Breve histoire de la Perse : quelques dates






Il a existé très tôt en Iran plusieurs civilisations, en Elam ou au Laristan, contemporaines de celles de Mésopotamie ou de la Vallée de l'Indus.

Mais l'histoire de ce pays ne commence à être bien connue qu'à partir du moment où se constitue le royaume Mède (vers le milieu du 
VIIIe siècle av.  J.-C), et surtout celui où les Perses de Cyrus, au VIe s. av. J.-C., fondent sur tout le plateau iranien un vaste empire.

Avant cette époque, les annales de la Perse racontent une série d'événements qui donnent à la nation persane une antiquité exagérée; on y place la dynastie fabuleuse des Pichdadiens ou Kaiomariens, à laquelle succéda celle des Kaianiens ou 
Achéménides, d'où sortit Cyrus.

Ce qu'il y a de certain, c'est que, pendant les bouleversements des empires d'Assyrie et de Médie, les Perses, restreints alors à la Perside (le Fars actuel), se maintinrent indépendants. Le mariage de Mandane, fille d'
Astyage, roi des Mèdes, avec Cambyse roi des Perses, qui fut le père de Cyrus, prépara la réunion de la Perside et de la Médie, qui eut lieu après la mort de Cyaxare II(636); les victoires de Cyrus et ses conquêtes en Lydie, en Asie-Mineure, en Assyrie, créèrent le vaste empire des Perses. 

De 530 à 330 av. J.-C., cet empire grandit encore, s'augmente de l'Égypte, achève la conquête de l'Asie-Mineure, puis il entre en lutte avec la Grèce.
Dans le 
Ve s. av. J.-C., les Guerres médiques commencent à l'ébranler; s'affaissant sous le poids de sa puissance même, l'empire médo-persan s'épuise à comprimer des révoltes, et finit par tomber sous les coups d'Alexandre.

Après le règne éphémère de ce dernier (
330-323), l'empire est démembré pour être partagé entre ses lieutenants; il devient en grande partie la possession des Séleucides. Mais presque aussitôt les rois parthes le leur disputent : profitant des guerres que se faisaient Antiochus Théos et Ptolémée PhiladelpheArsace s'empara de la Parthie et y fonda l'empire des Arsacides256 av. J.-C. Finalement, après la ruine totale des Séleucides, dont les débris grossirent l'empire romain (64 av. J.-C.), l'ancien empire des Achéménides se trouva divisé en provinces romaines (à l'Ouest de l'Euphrate), royaume des Parthes ou des Arsacides (à l'Est), Arménie (vassale de Rome, et provinces au Nord des monts Paropamises (indépendantes ou soumises à des hordes sauvages souvent hostiles aux Romains).

En 226 après J.-C. commence la dynastie des Sassanides, qui renverse celle desArsacides, réunit les possessions de l'ancien empire des Perses dans la Haute-Asie, et forme un second empire perse. Les Sassanides portent des coups terribles aux Romains, mais ils sont eux-mêmes renversés par les Arabes (652). Pendant la période du califat (652-1258), l'empire arabe englobe toute la Perse et le nom même de Perse disparaît pratiquement. Mais à partir du VIIIs., cet empire perd successivement de ses provinces, non seulement à l'Ouest, mais aussi à l'Est. Les Tahérides, les Soffarides, les Samanides, les Bouides, les Ghaznévides créent sur divers points  du territoire de la Perse, aux dépens des califes, des États indépendants; les Gourides, les Seldjoukides (1037), puis Gengis-Khan (1235), assujettissent les califes à leur tutelle, jusqu'à ce qu'enfin Houlagou, héritier de Gengis-Khan, les renverse tout à fait et mette fin au califat (1258). 

La Perse ou Iran est alors soumise à des khans mongols ou turco-mongols issus les uns de Houlagou, les autres de Tamerlan; pendant le même temps, lesIlkhaniens (1336-1390) les Turkmènes du Mouton Noir (1407-1468), et enfin les Turkmènes du Mouton-Blanc (1468-1499) règnent sur divers points de l'Iran; mais nulle de ces maisons ne fonde une puissance vraiment durable. Vers 1500 apparaissent les Séfévides d'abord faibles. Ils sont forcés de céder, aux Turcs tout le pays à l'Est du Kerkah; mais, en 1587Abbas le Grand, l'un d'eux, rétablit la monarchie : il bat les Turcs, leur reprend Tabriz, s'empare de la Géorgie et enlève Ormuz aux Portugais.

A partir du XVIIe siècle, une série d'invasions et d'usurpations, parmi lesquelles celle des Afghans en 1722 et du fameux Nadir, 1736-47, viennent déchirer le pays, qui finit par être démembré (1779). En 1794, Agha-Mohammed shah, prince Qadjar, met un terme à l'anarchie, et bientôt son fils Feth-Ali-shah reconstruit dans la partie occidentale de l'ancienne Perse l'empire d'Iran (1797); mais les guerres de ce prince avec la Russie ont encore fait perdre à la Perse une partie de son territoire : par le traité de Tourkmantchaï (1828), elle fut forcée de céder aux Russes les khanats d'Erivan et de Nakhitchevan. Néanmoins la dynastie des Qadjars, qui devait accepter en 1907 le partage de l'Iran entre la Russie et l'Angleterre, réussit à se maintenir sur le trône. Elle s'y maintient jusqu'en 1925, quand, un chef cosaque, Rhezâ Khan, déjà détenteur du pouvoir réel depuis 1921, s'empare officiellement du pouvoir et règne sous le nom de Rezâ Shah Pahlavi.

Rezâ Shah installe un pouvoir autoritaire et brutal, mais ménage à la fois les religieux et les Britanniques impliqués dans l'exploitation des ressources pétrolières, du moins jusqu'en 1941, quand, après s'être tourné vers l'Allemagne nazie, il est déposé à la suite de l'invasion du pays par des troupes soviéto-britanniques. Son fils, Mohammed Rezâh Pahlavi lui succède. Tout aussi répressif et sanguinaire que son père, mais plus habile, il parvient à se concilier le soutient des Occidentaux. En 1951, la nationalisation du secteur pétrolier par son premier ministre Mossadegh ouvre une période de crises, qui se dénouera par deux coups d'État organisés par la CIA en 1953. A partir de cette époque, l'influence du Royaume-Uni cède la place à celle des États-Unis, qui voient dans le régime du Shah un rempart contre l'Union Soviétique pendant la Guerre froide. Dans les années 1960, celui-ci engage une politique d'occidentalisation de l'Iran qui se heurtera vite, dans les campagnes, à une réaction des religieux conservateurs, parmi lesquels Ruhollah Khomeyni, d'abord emprisonné, puis expulsé d'Iran en 1964

Le régime de Mohammed Rézâ finit par s'effondrer en 1978. Khomeyni revient de son exil et transforme, avec le clergé chiite, l'Iran en République islamique (1979). En1980 le pays est attaqué par l'Irak de Saddam Hussein et se trouve engagé dans une guerre qui ne s'achève qu'en 1988, un million de morts plus tard. Khomeyni, le Guide de la Révolution, meurt l'année suivante laissant un pays enlisé durablement dans l'immobilisme. L'élection à la présidence d'une réformateur, Mohammed Khatami, en1997, n'a pas répondu aux attentes d'une population qui, en désespoir de cause, a élu comme président en 2005 un ultra-conservateur, Mahmoud Ahmadinejad.

A suivre...

Source : http://www.cosmovisions.com/ChronoIran.htm

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 08:46

Chez Freddy

http://www.jcpa-lecape.org/ViewBlog.aspx?ArticleId=64
22/06/2009 


Freddy Eytan  


Les troubles en Iran sont graves et prouvent que la politique des ayatollahs a échoué sur tous les plans. Le régime islamiste chiite n'a pas réussi à offrir au peuple iranien la formule du vrai bonheur et  n'a pas amélioré les conditions socio-économiques. Durant plus de 30 ans, l'Iran a plongé dans l'obscurantisme du Moyen-âge et elle a exporté une révolution qui cultive le terrorisme, la haine et le culte de la mort. 
Les jeunes manifestants qui défilent spontanément dans les rues de Téhéran n'ont jamais connu un régime démocratique. Influencés par Internet, ils souhaitent un changement, une véritable révolution dans la conduite des affaires de l'Etat, dans le respect des droits de l'Homme et dans les libertés d'expression. La colère gronde tout naturellement. Les iraniens exigent des ayatollahs de mettre un terme aux déclarations belliqueuses et arrogantes, de ne plus  investir dans  la répression et la guerre et de ne plus soutenir des mouvements terroristes.  Cette politique est désastreuse. En dépit de ressources pétrolières,  l'économie est au bord du gouffre et L'Iran est isolée et mise en quarantaine par la communauté internationale. 
A l'heure actuelle, l'Iran bascule vers l'inconnu et personne ne sait ce qui va vraiment se passer dans les semaines et mois à venir. Aucun service de renseignement n'est capable de prédire avec précisions comment les ayatollahs vont réagir et si la chute du régime est prévisible. L'attitude des Etats-Unis est surprenante et trop prudente et elle prouve aux yeux des iraniens, faiblesse et désarroi. Avec quel régime le président Obama souhaite dialoguer? C'est la première fois qu'une administration américaine démocrate garde le mutisme sur les violations des droits de l'homme. A Téhéran, les droits élémentaires ont été violement bafoués.  La répression est brutale et les accrochages sont mortels.  De nombreux civils ont été tués sauvagement par "les gardiens de la Révolution". Des milliers de manifestants ont été arrêtés et jetés en prison. 
La réaction de l'Occident est timide surtout pour des raisons mercantiles. Les pays occidentaux ont réagi différemment lors des affrontements au Tibet, en Birmanie ou ailleurs. Les ONG européennes, les mouvements pacifistes et de l'extrême gauche, s'alarment  quand  Israël  ose arrêter des dirigeants du Hamas mais gardent le mutisme hypocrite sur l'Iran. Dans l'affaire Al-Dura, elles se sont déchainées pour la "mort" d'un seul enfant palestinien. Cela dépasse l'entendement. L'ancien président américain, Jimmy Carter débarque à Gaza et critique les "violations israéliennes" mais ne souffle mot sur l'Iran. 
Jérusalem suit la situation avec inquiétude et vigilance.  Nous devons nous abstenir de faire des déclarations inutiles ou d'intervenir dans les affaires intérieures de ce grand pays. Nous respectons la volonté du peuple iranien et nous saluons le courage et la détermination de la nouvelle génération. 
Notre but est clair. Nous souhaitons contrecarrer le projet nucléaire, et empêcher l'Iran de soutenir le Hezbollah et le Hamas et d'imposer l'hégémonie chiite au Moyen-Orient.                  

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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