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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 21:17

 

 

 

 
 

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Des terroristes du Sinai attaquent Israël


Le dirigeant du Hamas Mahmoud a-Zahar et le commandant-adjoint de sa branche armée, Marwan Issa, ont passé la seconde semaine de septembre à Beyrouth et Téhéran, pour finaliser et signer les protocoles couvrant un engagement irrévocable des dirigeants du Hamas radical de la Bande de Gaza à se joindre à l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, dans une guerre contre Israël, dévoilent des sources exclusives de Debkafile.

 

 

Ces protocoles décrivent en détail les circonstances, procédures et termes gouvernant la participation  du Hamas à un conflit, s’il survient à cause d’une frappe israélienne contre le programme nucléaire iranien ou de l’implication des alliés de l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, dans des hostilités totales ou partielles contre Israël. Le Hamas ont donné leur accord pour obéir à n’importe quels ordres d’attaquer l’Etat Juif, provenant de Téhéran, Damas ou Beyrouth.

 

 

Téhéran a aussi requis d’A-Zahar et Issa qu’ils apposent leurs signatures à des copies des accords militaires que le Directeur de la Sécurité Nationale iranienne, Saaed Jalili a conclu avec Bachar al Assad, au cours de sa visite à Damas, le 7 août. Ces accords, rapporte Debkafile, concernaient l’envoi aérien massif, par l’Iran, de centaines de membres de son armée et d’armes, qui arrivent jour après jour, au régime syrien assiégé.

 

La signature du Hamas a fourni le sang neuf de 22000 combattants entraînés, y compris les réservistes, au rayon d’action des unités d’élite des Brigades Al Qods iraniennes, qui se renforcent en Syrie et au Liban et prennent position le long des frontières d’Israël.

 

Ce renforcement a déclenché l’exercice militaire-surprise de grande ampleur qu’Israël a mis sur pied sur le Golan, mercredi 19 septembre. La plupart des forces mobilisées sont restées sur place après la fin de l’exercice et se sont réparties le long des frontières syriennes et libanaises.

 

Les directives que les dirigeants du Hamas ont reçues à Téhéran, à la suite de leurs rencontres avec des responsables de haut-rang, étaient détaillées et précises. Elles ont été remises en personn par le Ministre de la défense Ahmed Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, Ali Jafari, le Commandant des Brigades al Qods, Qassem Souleimani et un groupe trié sur le volet d’experts du renseignement iranien spécialisés sur Israël.

 

Ces ordres se présentaient dans le langage du commandement et ne toléraient aucune objection. Téhéran réaffirmait deux buts :

 

1. Ne laisser aucune marge de manœuvre aux Frères Musulmans égyptiens, dont le Hamas n’est qu’une filiale, de mettre leur veto aux promesses signées par le Hamas à Téhéran. Le Hamas palestinien s’est vu rajouter une clause stipulant que le groupe était désormais sous contrat pour déférer auprès de Téhéran pour toutes les questions militaires, prioritairement sur le Caire.

 

2.  L’Iran, le Hezbollah et la Syrie ont donné leurs instructions au Hamas qu’il cesse de faire obstruction aux activités du Jihad Islamique dans la Bande de Gaza et soit prêt à opérer en synchronisation avec la filiale palestinienne de l’Iran contre Israël. Dans l’éventualité du déclenchement d’une guerre, tous deux doivent prendre leurs ordres du commandement de l’Iran au Moyen-Orient.  

 

Pour qu’il vienne se mettre sous la botte autoritaire de Téhéran, le Hamas s’est vu assurer de la relance de l’aide économique iranienne et du renouvèlement de la fourniture de nouveaux missiles, d’équipement militaire de haute technologie avancée pour améliorer la précision  de ses attaques à la roquette contre Israël – qui atteignent rarement leurs objectifs – et de systèmes d’armement anti-aérien. L’Iran s’était contenté de laisser en suspens les garanties et promesses d’allégeance qu’ A-Zahar véhiculait à Téhéran et Beyrouth, durant les cycles de séjours qu’il a fait entre le 8 et le 13 septembre. Même à ce moment-là, pour s’assurer qu’il n’y avait pas de lacunes dans leurs accords, les Iraniens ont forcé la délégation du Hamas à faire un stop sur le chemin du retour vers la Bande de Gaza, en passant par Beyrouth, de répéter ses engagements envers Téhéran devant le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah et de re- signer les documents en sa présence. S’ils n’honoraient pas l’accord, les ont-ils prévenus, provoquerait immédiatement l’arrêt de toute aide et fourniture iranienne.

 

 

Les analystes militaires de Debkafile rapportent que la décision du Hamas de lier le destin de son étoile à la locomotive iranienne a provoqué des retombées immédiates – particulièrement pour les relations égypto-israéliennes et les opérations contre-terroristes dans le Sinaï égyptien.  

 

Vendredi, des terroristes islamistes ont fait une brèche dans la frontière égypto-israélienne depuis le Sinaï, tué le caporal de Tsahal, Netanel Yahalomi et blessé un deuxième soldat, avant que Tsahal ne tue trois des hommes armés, dans un échange de tirs. Au cours de l’année passée, le Sinaï est devenu la plaque tournante des cellules d’Al Qaeda et d’autres groupes terroristes islamistes alliés. Les nouveaux dirigeants en Egypte ont prouvé restés inégaux dans le travail consistant à contrôler le territoire. Au même moment, le Caire exige la révision des clauses militaires du traité de paix de 1979. Le Président Mohamed Morsi a déclaré dimanche 23 septembre, que son gouvernement ne se conformerait au pacte de paix avec Israël que si les Etats-Unis s’engagent à aider les Palestiniens à atteindre  leur autonomie.

 

Les dirigeants israéliens demandent à present quelles garanties le Président Morsi est prêt à offrir pour compenser toute opération de guerre du Hamas orchestré par l’Iran depuis Gaza, qui soit en conformité avec l’accord qu’il vient juste de signer à Téhéran et Beyrouth.

 

En outre, se demandent-ils, que deviennent les cellules d’al Qaeda et d’autres groupes paramilitaires qui s’infiltrent dans le Sinaï ? Jusqu’à maintenant, l’Iran et le Hamas ont resserré leurs liens avec ces terroristes par des voies distinctes. Vont-ils, désormais, effectuer leur fusion ?

 

Le Chef d’Etat-Major israélien, le Lieutenant-Général Benny Gantz a martelé le début d’un présage du devenir de ce tableau d’ensemble, dimanche 23 septembre, quand il s’est rendu en tourné e sur le théâtre du dernier coup de force des terroristes du Sinaï. « La frontière du Sinaï continuera de nous confronter à un défi », a-t-il dit. « Nous avons fait un effort collossal au cours des deux dernières années pour verrouiller la frontière égyptienne et cela continuera. Mais même alors, cette menace ne disparaîtra pas ».

 

DEBKAfile  Reportage exclusif  23 Septembre 2012, 3:28 PM (GMT+02:00)

http://www.debka.com/article/22378/Hamas-signs-binding-military-commitment-to-Iran-led-war-on-Israel

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 20:21

 

 

MENACE IRANIENNE: L'ÉCONOMIE ISRAÉLIENNE EST-ELLE PRÊTE À AFFRONTER UNE GUERRE AVEC L'IRAN? SECTEUR PUBLIC, ÉCOLES, BANQUES, ÉLECTRICITÉ, EAU, ETC.

SEP 201213

Par Jacques Bendelac, à Jérusalem
Rubrique: Economie & commerce
Publié le 13 septembre 2012

 

http://www.israelvalley.com

 

 

seDOSSIER SPÉCIAL – Une guerre avec l’Iran n’exige pas seulement des préparatifs militaires intenses: elle suppose aussi que les principaux secteurs de l’activité aient pris des précautions pour que l’économie continue de tourner, même au ralenti, notamment les services publics, les banques et la compagnie d’Electricité. A en croire Stanley Fischer, le gouverneur de la Banque d’Israël, l’économie israélienne est prête à affronter une guerre. Fischer est un des rares hauts fonctionnaires israéliens à s’être exprimé publiquement sur la question; avare de mots, il est réputé pour savoir de quoi il parle. Il est vrai que depuis qu’elle existe, l’économie israélienne a appris à se développer à l’ombre de la menace perpétuelle d’une guerre. D’ailleurs, Israël a affronté de nombreuses guerres tout au long de ses 64 années d’existence, et son économie a toujours réussi à y faire face, quitte à rattraper plus tard les pertes causées par un conflit.

En revanche, une guerre avec l’Iran n’aurait rien de comparable avec les Intifada palestiniennes, ni même avec les conflits frontaliers comme avec le Liban, voir l’Egypte. Une guerre avec l’Iran pourrait devenir rapidement un conflit régional, d’une durée et d’une intensité plus forte, ce qui exige des préparatifs économiques plus importants.

Secteur public. Depuis plus d’un an, les services de l’Etat ont réalisé de nombreux exercices de simulation visant à vérifier leur bon fonctionnement en période de guerre. Aujourd’hui, la plupart des ministères sont prêts à poursuivre leurs activités dans toutes situations d’urgence. L’Education nationale est le secteur qui supportera de plein fouet un conflit militaire prolongé; des cours sur Internet ont été préparés pour permettre aux enseignants et élèves de ne pas interrompre totalement les cours.

Parmi les autres ministères qui se sont préparés à un conflit, on trouve notamment: le ministère de l’Industrie, qui veillera à l’approvisionnement de produits alimentaires dans les chaînes de distribution; le ministère du Tourisme, qui sera responsable du rapatriement des touristes étrangers; le ministère de l’Energie, qui devra fournir de l’électricité, de l’eau et du gaz, même sous le feu ennemi; le ministère des transports, qui garantira un service minimum pour les trains et autobus. Par ailleurs, les services déclarés vitaux, comme la Sécurité sociale ou la voirie municipale, continueront à fonctionner avec un personnel réduit.

Secteur bancaire. La Banque d’Israël se prépare à un scénario économique d’urgence: elle a pris toutes les mesures nécessaires pour que les banques israéliennes, ainsi que la Bourse de Tel Aviv, puissent continuer à fonctionner, même en cas d’un conflit prolongé qui toucherait le territoire israélien. C’est en toute discrétion que la banque centrale s’est préparée aux divers scénarios d’une attaque israélienne en Iran: approvisionnement des banques en espèces, gestion des devises, suivi budgétaire de l’Etat, etc. Les banques commerciales devront laisser ouvertes au moins le quart de leurs agences qui desserviront chacune leur clientèle régionale.

A la banque centrale, on estime avoir pris toutes les dispositions nécessaires, précisant que le pays disposait d’un confortable matelas de devises étrangères de 76 milliards de dollars. On ne cache d’ailleurs pas que ces réserves ont été constituées pour faire face aux enjeux géopolitiques de la région. Ces réserves permettront de faire face à une fuite des capitaux, de financer les importations qui ne manqueraient pas d’augmenter en cas de guerre, et de défendre éventuellement le shekel face à la spéculation étrangère.

Energie. La Compagnie nationale d’Electricité a formé des équipés spécialisées qui seront chargées d’intervenir en cas de destruction de matériel ou de pannes prolongées. Des exercices sont effectués régulièrement pour faire face aux différents scénarios de guerre: infrastructures touchées par des tirs ennemis, fuite de produits dangereux, etc.

Par ailleurs, les sociétés pétrolières ont déjà effectuées des stocks d’urgence permettant au pays de disposer d’essence et d’électricité en quantité suffisante. Quant aux compagnies des Eaux, elles disposent aussi d’importants stocks en eau naturelle et minérale, qui seront distribuées aux populations coupées des canalisations d’eau courante.

Croissance soutenue. Les dernières estimations publiées par l’Institut israélien de la Statistique, sont venues rassurer les plus sceptiques: l’économie israélienne résiste mieux que prévu à la crise mondiale. Au second trimestre de 2012, le rythme annuel de la croissance est remonté à 3,2% contre 2,8% au premier trimestre.

La croissance israélienne reste encore tirée par les exportations qui ont redémarré (+ 10%) grâce à la dévaluation du shekel face au dollar et à l’euro; de même, la consommation des ménages reste un des principaux moteurs de l’activité (+ 5,4%). Autrement dit, le déclenchement d’une guerre avec l’Iran bénéficierait en Israël d’un environnement de croissance favorable, ce qui permettrait d’amortir le choc d’une guerre prolongée.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 09:52

 

Rahm Emanuel Barak20.9.12 (Copier)

 

Ehud Barak et Rahm Emanuel à Chicago

 

 

Cette semaine, des personnages hétéroclites ont cité 2013 comme l’année durant laquelle on s’attend à ce que les Etats-Unis partent en guerre contre l’Iran. Parmi eux, on a pu trouver le directeur de la commission à l’énergie atomique d’Iran, Feyerdoun Abbassi-Davani, l’ancien ambassadeur américain en Israël, Martin Indyk et des participants aux simulations de situation de guerre américano-iranienne, qui ont eu lieu au Centre Saban sur les politiques au Moyen-Orient, à Washington, dont les dirigeants sont proches du Président américain Obama et la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

 

Cette apparente concorde américano-iranienne était inhabituelle, mais non fortuite, disent les analystes de Debkafile. De la part de Washington, elle suivait un objectif bien distinct, qui consistait à démontrer au Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou qu’une attaque israélienne avant l’élection présidentielle américaine serait superflue.

 

Ce message a été émis lors des simulations de guerre à l’Institut Saban : l’acteur représentant le guide suprême, l’Ayatollah Khamenei déclarait que les Américains sont fatigués de se battre et qu’ils sont conduits par un homme faible qui n’a pas les tripes pour mener le combat.

 

Le script suivant lui prouve alors qu’il a tort : le 6 juillet 2013, des agents iraniens en provenance du Venezuela font exploser un hôtel dans l’île des Caraïbes d’Aruba, tuant 137 personnes, dont de nombreux vacanciers américains, parmi eux, des scientifiques nucléaires. Il s’agit clairement d’une attaque pour venger l’assassinat d’experts nucléaires iraniens.

 

Le chapitre suivant de ce scenario présente le Président Obama réélu en novembre, ordonnant de bombarder les quartiers-généraux des Gardiens de la Révolution dans l’Est de l’Iran, 40 installations sécuritaires iraniennes mises hors service par des moyens électroniques de cyberguerre et Téhéran est averti que les renseignements américains détiennent les noms d’agents iraniens dans 38 pays et que leurs vies sont menacées.

 

L’Iran est supposé répliquer en bloquant le Détroit d’Hormuz, par lequel le monde recueille un tiers de son pétrole. L’acteur représentant le gouvernement américain tape alors du poing sur la table et diffuse un ultimatum de 24h avant que l’Iran ne mette un terme à son programme nucléaire, ou il sera confronté à la destruction de toutes ses installations, de même que de tout le déploiement militaire iranien dans le Golfe Persique.  

 

 

Téhéran refuse de se conformer à ces injonctions et les Etats-Unis et l’Iran se déclarent mutuellement la guerre.

 

 

Ce scenario a implicitement pour tâche de démontrer que, puisque les élections américaines seront terminées dans quelques semaines à peine, et qu’il est plus que probable que les Etats-Unis partent en guerre contre l’Iran, quoi qu’il arrive, l’an prochain, Israël n’a aucun besoin de franchir ce cap avant novembre 2012.

 

C’est, presque trait pour trait, la réponse qu’a reçu le Ministre de la Défense Ehud Barak, lorsqu’il a rencontré le maire de Chicago et ancien chef d’équipe d’Obama, Rahm Emmanuel, lors d’un déjeuner à l’hôtel de Ville, jeudi 20 septembre.

 

Le seul résultat de leur conversation s’est traduit par un cadeau du maire au Ministre, lui offrant six packs de bière de la célèbre marque Goose Island 312. On ne sait pas si Barak les a partagées avec Netanyahou ni si la bière était à leur goût.

 

A part ce message, les simulations de guerre de l’Institut Saban reposaient, de façon notable, sur deux hypothèses, tout en omettant allègrement une troisième.

 

La première suppose que les dirigeants américains tout comme ceux d’Iran  agiraient sur la base d’évaluations stratégiques et des renseignements erronés concernant les intentions de l’autre partie et, par conséquent, qu’ils fassent des erreurs de calcul sur les répliques privilégiées par chacun. Si jamais ils prenaient conscience de cela, cette guerre pourrait être évitée.

 

Une seconde hypothèse de travail est que l’Iran aurait dispersé la moitié de son stock d’uranium enrichi dans des dizaines d’endroits à travers le pays, afin de réduire leur niveau de vulnérabilité à l’attaque, tout en conservant l’autre moitié concentrée en un seul endroit. Il n’en va ainsi que pour qualifier la volonté iranienne de trouver une résolution diplomatique à sa controverse avec les Etats-Unis.


Mais ces simulations pêchent par le fait de laisser le facteur syrien en dehors de l’équation. Les sources militaires de Debkafile remarquent que le Président syrien Bachar al Assad emploie la même stratégie que l’Iran, concernant son arsenal chimique et biologique. La moitié a été distribuée et placée aux soins d’un certain nombre d’unités de l’armée syrienne, estimées à 20 ; l’autre moitié reste sur des sites d’entrepôts fixes – un moyen d’indiquer à Washington et Moscou qu’il reste ouvert à la négociation pour finir cette guerre, avant de décider de lancer ses armes de destruction massive contre les rebelles syriens.

 

Le Think Tank de Washington simulant des scenarii de guerre ne parvient pas à prendre en compte que les mesures prises par l’Iran et la Syrie sont si étroitement synchronisées que les Syriens prévoient déjà largement comme le plus probable, le déclenchement qui approche d’un conflit central opposant les Etats-Unis et Israël à l’Iran. La Syrie et l’Iran sont devenus presque interchangeables dans leurs rôles respectifs contre leurs ennemis communs.

 

 

Les unités d’élite al Qods, le bras armé extérieur des Gardiens de la Révolution, sont transportés par air en Syrie et au Liban, comme l’a dévoilé le chef du CGRI, Ali Jafari, dimanche 16 septembre. Les troupes iraniennes sont désormais déployées sur les frontières nord et est d’Israël.


Israël a répliqué, mercredi 19 septembre avec un exercice militaire surprise, le plus vaste que Tsahal ait mené depuis plusieurs années, sur ses frontières de la Syrie et du Liban.

 

 

Toutes les unités israéliennes qui ont pris part à ces manœuvres ne sont pas retournées à leurs bases de départ, quand l’exercice s’est terminé. Une force militaire substantielle, estimée à deux divisions, renforce donc le dispositif faisant face aux troupes iraniennes, de l’autre côté des frontières de la Syrie et du Liban.

 

Effectivement, ce même mercredi est le jour où on a vu plus d’un décrire les évènements dans ce même contexte inflammable : le Ministre des affaires étrangères Ali Akbar Salehi s’est rendu en visite imprévue à Damas, pour mener des pourparlers avec Assad, sur son chemin du retour, après une rencontre au Caire avec des ministres des affaires étrangères égyptiens, irakiens et turcs. Ils se réunissaient à l’initiative du Président égyptien Mohamed Morsi, pour une nouvelle tentative de résolution du désastre syrien. L’absence de l’Arabie Saoudite, qui est profondément impliquée dans le soutien aux rebelles, était notoire.

 

 

L’Iran a joué le jeu proposé par l’Egypte, avec l’objectif d’aligner leurs stratagèmes diplomatiques, en vue de la guerre à venir, constituant ensemble un bloc musulman potentiel faisant face au rassemblement des forces américano-israélo-arabes. Téhéran se projette déjà vers la perspective inévitable de négociations de paix qui se mettraient en place au beau milieu du fracas de la guerre – ou dès qu’elle se terminerait.

 

 

Peu de temps après l’exercice militaire israélien, les responsables des renseignements américains ont accusé l’Iran de « transporter secrètement de vastes quantités d’armes et de membres de son armée, sur un rythme presque quotidien, sous couvert d’avions civils de ligne –à travers l’espace irakien – afin de suppléer le Président syrien Bachar al Assad ».

 

 

L’accent mis sur le terme “de façon quasi-quotidienne” confirmait qu’un renforcement majeur des forces militaires iraniennes est en cours en Syrie. De façon typique, l’Iran dissimule ses actions en utilisant des avions de ligne.

 

http://www.debka.com/article/22376/Washington%E2%80%99s-Iran-war-game-vs-real-Iranian-Israeli-war-preparations

 

DEBKAfile Analyse Exclusive  22 Septembre 2012, 11:01 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 11:40

 

 

Gantz-GolanDrill19.9.12 (Copier)

 

Le Chef d’Etat-Major de Tsahal observe les grandes manœuvres sur le Golan.

 

 

L’Iran poursuit le transport aérien de personnel militaire et de grandes quantités d’armes en Syrie par des avions de ligne civils, qui coupent à travers l’espace aérien irakien, selon ce qu’ont dévoilé les sources de renseignement américaines, très tôt ce jeudi 20 septembre. Le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon a aussi déclaré que : « Malheureusement, les deux camps syriens, le gouvernement et les forces de l’opposition, semblent déterminés à mettre un terme au conflit par des moyens militaires ». Clairement, l’Iran augmente la cadence de son engagement militaire dans l’escalade constante de la guerre civile syrienne, l’élargissant jusqu’à un conflit multinational qui menace d’entraîner le Liban, par le biais de l’allié de la Syrie et de l’Iran, le Hezbollah.

 

 

L’écho à la déclaration du Secrétaire Général de l’ONU, impliquant que les deux camps en Syrie sont déterminés à se battre âprement jusqu’à la fin résonne par la résolution de l’Iran de combattre pour Assad par tous les moyens, sur le sol même de la Syrie. Téhéran ne dissimule pas son déploiement ni le sens de son action. Dimanche 16 septembre, le Commandant des Gardiens de la Révolution, le Général Ali Jafari, a déclaré ouvertement que les unités des Brigades al Qods étaient bien présentes et opérationnelles, autant en Syrie qu’au Liban.

 

 

On n’a fait aucun commentaire à propos de ces révélations, du côté des Etats-Unis, d’Israël, ni même des chefs de l’armée israélienne – nonobstant leur caractère menaçant, plus précisément, que Téhéran n’est plus suspendu, dans l’attente d’une attaque de ses installations nucléaires, dans le but de pénaliser Israël, mais qu’il se prépare plutôt à une opération préventive.

 

Mais encore, le Premier ministre Binyamin Netanyahou et le Ministre de la Défense Ehud Barak ont choisi de s’imposer le silence face à ce que toute autre nation percevrait comme un Casus Belli : le déploiement au su de tous des forces ennemies sur ses frontières nord et est.


Cette phase a dû être le catalyseur de l’exercice- surprise fort de deux divisions, mercredi, sur la frontière du Golan avec la Syrie. Mais les propos du porte-parole de Tsahal ont sonné comme plutôt ingénues, lorsqu’il s’est mis en devoir d’expliquer que ces grandes manœuvres n’avaient rien à voir avec les évènements en Syrie ni avec le Hezbollah, et que ce n’était rien de plus qu’un exercice de routine, afin de tester le niveau des préparatifs.

 

Les sources militaires de Debkafile affirment que, dans le climat actuel, aucune opération militaire d’aucune armée sur la frontière syrienne – et particulièrement une de cette ampleur- ne peut être perçue comme relevant de la « routine ». Il y a à peine une semaine, la Brigade Golani a achevé un exercice militaire important dans le nord d’Israël comprenant le Golan. Ce genre de fréquence doit avoir des connotations opérationnelles. Tsahal, de toute évidence, maintient son armée en mouvement et dans un état constant de préparation à se battre dans le cadre d’une guerre bien réelle et sans aucun délai, sur un terrain devenu familier à force d’exercices militaires incessants.

 

Le chef d’Etat-Major de Tsahal, le Général Benny Gantz, a un penchant pour s’exprimer à travers des symboles, qui correspond à sa propre méthode pour contourner le devoir de réserve qui s’impose à ses déclarations orales, du fait des contraintes militaires et de toute autre nature.

 

Lors de la veillée du Nouvel An, la semaine dernière, le Général a offert un petit cadeau à ses correspondants militaires : l’édition en Hébreu du livre de l’écrivain américain Richard David Bach : "There's No Such Place as Far Away.". [Il n’y a aucun endroit au monde qui soit aussi lointain –inaccessible- »].

 

En ce qui concerne les manœuvres sur le Golan, il a décidé de désigner le Général-Major Nati Sharoni, officier en chef de l’artillerie, lors de la guerre de Yom Kippour de 1973, au sein de son groupe restreint de conseillers et d’observateurs.

 


Ce livre était un message clair envoyé à Téhéran et aux “Saints-Thomas” perclus de doutes, à l’intérieur, que Tsahal est pleinement en capacité de mener une opération contre le programme nucléaire iranien et d’accomplir avec succès toute mission loin de ses côtes.

 

La présence du Général Sharoni, lors des manœuvres sur le Golan, et l’exercice en lui-même, étaient un avertissement à l’Iran, au Hezbollah et à la Syrie qu’ils subiront une grave désillusion, s’ils espèrent prendre Israël à l’improviste, comme ce fut le cas, lors de l’attaque-surprise qui avait presque dépassé Tsahal, il y a 39 ans, avant que la tendance générale de la guerre ne s'inverse contre l’Egypte.

 

http://www.debka.com/article/22367/Iran-pours-more-troops-into-Syria-ready-to-target-Israel-from-Syria-and-Lebanon

 

DEBKAfile Reportage Spécial  20 Septembre 2012, 10:50 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 09:12

 

 

 

Donner Toutes Ses Chances à la Guerre?

Par Thomas Lifson

 

Le 19 Septembre 2012

 



Ecrivant sous le pseudonyme de Spengler dans l’Asia Times, David P. Goldman défie les certitudes ancrées, en affirmant qu’une frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes pourrait mener à des résultats positifs pour les Etats-Unis au Moyen-Orient. Après avoir établi que les tendances lourdes actuelles sont hautement défavorables, non seulement pour Israël (qui est confronté à une menace d’anéantissement nucléaire), mais pour l’Amérique, qui voit déjà son influence et sa puissance décliner dans la région, il expose le point de vue selon lequel Israël est en mesure d'endommager sérieusement ces installations nucléaires, en renvoyant ce programme plusieurs années en arrière. Mais, ce sont les répercussions qu’il entrevoit qui constituent l’aspect le plus fascinant de sa démonstration. Comme personne d’autre jusqu’à présent, Goldman postule qu’ils pourraient même être positifs :

 

Que se passerait-il si Israël frappait effectivement l’Iran ? D’un point de vue purement technique, la question ne se pose pas de savoir si Israël est en mesure d'infliger des dommages sérieux au programme nucléaire iranien. Comme l’a écrit, plus tôt cette année, l’analyste militaire allemand respecté, Hans Ruhl : il existe 25 à 30 installations en Iran qui sont exclusivement consacrées, ou de façon prédominante, au programme nucléaire. Six d’entre elles sont des cibles de première importance : l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz, les chantiers de conversion d’Ispahan, le réacteur à l’eau lourde d’Arak, l’installation de production d‘armes et de munitions de Parchin, le site d’enrichissement d’uranium de Fordo et le réacteur d’eau légère de Bushehr. 

 

 

Les renseignements dont on dispose sur Natanzare sont solides. Le projet est sous surveillance satellitaire depuis ses débuts et reste régulièrement observé par des « touristes » israéliens. Actuellement, il y a bien 10 000 centrifuges déjà installées, dont 6.500 sont productives. Le missile anti-bunker le plus puissant d’Israël est le GBU-28 (d’une puissance de 2,3 tonnes), qui, d’après les démonstrations, est capable de percer sept mètres de béton armé, jusqu’à trente mètres sous terre. Cela s’avérerait suffisant pour transpercer les toits de Natanz. En cas de doute, deux GBU-28 peuvent être tirés à répétition, la seconde bombe approfondissant le cratère causé par la première et réalisant ainsi l’objectif escompté. 

L’astuce consiste à envoyer une seconde bombe perceuse de bunker directement dans le cratère laissé par une précédente. Selon Cordesman, la probabilité de frapper directement la cible avec la technologie existante de bombes intelligentes est de 50%. Une demi-douzaine de bombes devrait le faire pour chacun des principaux sites – en supposant même que les Israéliens n’aient rien d’autre de plus créatif dans leur arsenal. Israël a disposé de plus de dix ans pour planifier l’opération, et c’est une hypothèse crédible que de penser que les forces aériennes d’Israël sont tout-à-fait en mesure d’accomplir cette mission.

 

La question subsidiaire est de savoir en quoi consiste une frappe victorieuse ?


“Lorsqu’Israël a bombardé Osirak [le réacteur nucléaire irakien, en 1981]”, raconte un Israélien qui a pris part à la planification de cette opération, “ nous escomptions provoquer un report de 3 ans du programme nucléaire irakien. Il a, en fait, été retardé de dix ans. Mais ce n’était pas le résultat le plus important. Ce qui fut la réussite la plus déterminante pour nous, c’est la répercussion qu’a eu l’évènement dans toute la région ». 

 

Quelles répercussions pourrait avoir une frappe israélienne réussie contre l’Iran?

L’Iran bloquerait probablement le Détroit d’Ormuz, le portail pour l’acheminement d’un cinquième de la fourniture pétrolière mondiale, et l’Amérique devrait répondre par la destruction, depuis les airs, des capacités et infrastructures iraniennes militaires conventionnelles. Cela ajouterait encore à l’humiliation iranienne, et renforcerait l’opposition intérieure contre ce régime.


L’influence iranienne en Irak et en Syrie se réduirait drastiquement, bien que les partisans de l’Iran dans ces deux pays soient en mesure de répandre de nouveaux bains de sang, dans le court terme.


Le Hezbollah, avec une quasi-certitude, devrait lancer son arsenal de missiles contre Israël, infligeant quelques centaines de victimes, selon les estimations israéliennes. Israël envahirait alors le Sud-Liban et – à la différence de la guerre de 2006- combattrait sans crainte d’une intervention syrienne. En 2006, le gouvernement Olmert avait restreint les mouvements de Tsahal par crainte que l’Armée syrienne intervienne. L’armée syrienne n’est pas en position d’intervenir aujourd’hui [NdT : on doit pondérer ce point par l'envoi massif de personnel militaire iranien et du Hezbollah dans le cadre de la répression en Syrie, afin de mettre un terme à la rébellion et, par ce biais, menacer directement Israël. L'Etat hébreu répond à cette menace à peine voilée par le développement de "manoeuvres" de grande ampleur sur le Golan].


L’Egypte serait coupée de son soutien financier de la part des Etats du Golfe, en guise de sanction pour son ouverture en direction de l’Iran. Les conséquences intérieures pour l’Egypte seraient radicales. Le pays est presque à court d’argent ; certains de ses fournisseurs ont stoppé leurs livraisons, en août dernier, et les raffineries égyptiennes manquent de fonds pour que le gouvernement puisse acheter du carburant.

Les Turcs ont tout juste un taux de naissance d’1,5 enfant par famille, de même niveau que l’absence de fécondité européenne, alors que les Kurdes ont quatre ou cinq enfants. Cela rend, tôt ou tard, inévitable la redéfinition de la carte de la Turquie. Dans une génération, l’Iran aura inversé la pyramide de sa population, tout comme les pays industrialiés vieillissants, mais sans la prospérité permettant d’y faire face.

C’est un article à contre-courant, pour le moins provocateur, consistant à penser l’impensable. Mais cela mériterait d’être pris en considération.



http://www.americanthinker.com/blog/2012/09/give_war_a_chance.html

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:55
Vive tension dans le Golfe : l’Iran déploie un sous-marin et un destroyer et menace le détroit d’Ormuz

mercredi 19 septembre 2012 - 10h16
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Selon la télévision « Al Arabiya », l’Iran vient de déployer, dans les eaux du Golfe, le sous-marin Tareq 901 que l’industrie militaire iranienne a réhabilité, et le destroyer Sahand. Le déploiement de ces bâtiments depuis le port de Bandar Abbas, a été personnellement ordonné par le Guide de la Révolution, Ali Khameneï, accentuant les risques que fait peser Téhéran sur les voies maritimes dans le Golfe. La République islamique multiplie en effet les menaces de fermer le détroit d’Ormuz, ce qui a nécessité le déploiement massif, ces derniers jours, de la marine occidentale dans la zone.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 14:49

 

Les Pasdaran iraniens présents en Syrie et au Liban sont de simples "conseillers"...
 
PartagerOLJ/AFP | 16/09/2012

Le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef de la garde prétorienne du régime iranien, lors d'une conférence de presse dimanche 16 septembre à Téhéran. ATTA KENARE/
Le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef de la garde prétorienne du régime iranien, lors d'une conférence de presse dimanche 16 septembre à Téhéran. ATTA KENARE/ AFP
CONFLIT Téhéran est prêt à détruire Israël en cas d'attaque, avertit le commandant en chef des Gardiens de la révolution.

Des membres de la "Force Qods" des Gardiens de la révolution sont présents en Syrie et au Liban, a déclaré dimanche le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef de la garde prétorienne du régime iranien.

 

C'est la première fois qu'un responsable des Pasdaran reconnaît publiquement la présence d'éléments de la "Force Qods" en Syrie et au Liban.


"Un certain nombre de membres de la Force Qods sont présents en Syrie et au Liban. Mais cela ne veut pas dire que nous y avons une présence militaire. Nous fournissons (à ces deux pays) des conseils et des avis et les faisons bénéficier de notre expérience", a déclaré le général Jafari lors d'une conférence de presse. Il n'a pas précisé sur quoi portaient ces "conseils et avis".

 

"Nous sommes fiers (...) de défendre la Syrie qui est un élément de la résistance" contre Israël, a ajouté le patron des Pasdaran, qui a opposé le "transfert d'expérience" apporté par Téhéran au régime de Damas et le "soutien d'autres pays aux groupes terroristes" en Syrie, appellation iranienne officielle de l'opposition syrienne.

 


La "Force Qods" est l'unité des Gardiens de la révolution chargée de toutes les opérations extérieures, officielles ou clandestines, du corps d'élite de la République islamique. Forte de plusieurs milliers de membres, elles serait particulièrement active dans les pays du Moyen-Orient, selon les analystes occidentaux.


Plusieurs pays occidentaux et arabes accusent Téhéran de fournir, depuis le début de la crise syrienne, une aide militaire au régime du président Bachar el-Assad, principal allié de l'Iran dans la région. Les dirigeants iraniens ont pour leur part toujours démenti toute présence militaire en Syrie, affirmant n'apporter qu'une aide "morale et humanitaire" au régime de Damas.

 

L'opposition armée syrienne a affirmé maintes fois avoir capturé des Gardiens de la révolution, et dernièrement parmi un groupe de 48 Iraniens enlevés début août. Téhéran a d'abord dit qu'il s'agissait de "pèlerins", avant d'admettre que certains étaient des militaires "à la retraite".

Un responsable américain parlant sous couvert d'anonymat a confirmé à la mi-août à l'AFP qu'"au moins certains de ces otages" appartenaient aux Gardiens de la révolution.


L'Iran essaie de "former une milice en Syrie pour le compte du régime; nous observons une présence de plus en plus grande de l'Iran (dans le pays) et cela nous inquiète", a affirmé de son côté le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta.

 

 

"Il ne restera rien d'Israël" 


Le commandant en chef des Gardiens de la révolution a par ailleurs assuré que Téhéran est prêt à détruire Israël en cas d'attaque israélienne contre ses sites nucléaires.


En cas d'attaque contre l'Iran, "il ne restera rien d'Israël compte tenu de sa petite taille et de nos capacités balistiques", a déclaré le général Mohammad Ali Jafari.
"Aucune région d'Israël ne sera épargnée, et cela doit constituer un élément de dissuasion" pour l'Etat hébreu, a ajouté le patron des Pasdaran qui contrôlent notamment les missiles iraniens capables de frapper Israël en cas de conflit.


Les dirigeants israéliens ont menacé à plusieurs reprises de frapper les sites nucléaires iraniens si les sanctions et les efforts diplomatiques de la communauté internationale ne parvenaient pas à convaincre Téhéran de cesser ses activités nucléaires sensibles. L'Iran a menacé de frapper en retour l'Etat hébreu mais aussi les bases américaines de la région.


Pour le général Jafari, "les Etats-Unis ont beaucoup de vulnérabilités autour de l'Iran, et leurs bases sont à portée de nos missiles". Pour cette raison, il a jugé une attaque contre l'Iran improbable. Israël "ne parviendra pas à convaincre les Etats-Unis de s'associer à une attaque contre l'Iran", et l'Etat hébreu "n'attaquera pas sans le feu vert des Américains"


"Si un conflit impliquant la République islamique éclate dans la région, cela aura naturellement des conséquences sur le détroit d'Ormuz", par où transite le tiers du trafic maritime pétrolier mondial, "et sur le marché de l'énergie" mondial, a poursuivi le commandant iranien.


Il a enfin rappelé que l'Iran "a d'autres moyens d'action, notamment à travers le soutien des musulmans (dans le monde) à la République islamique", une allusion voilée notamment au Hezbollah libanais qui s'est déclaré prêt à attaquer Israël pour aider Téhéran dans un conflit éventuel.

 

(Lire aussi : Le Hezbollah répondra si Israël nous attaque, avertit Téhéran)


De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a renouvelé ses attaques contre le programme nucléaire iranien en déclarant que les dirigeants iraniens étaient guidés par "un incroyable fanatisme", dans un entretien qui sera diffusé dimanche par la télévision américaine NBC.


Israël et les Etats-Unis ont publiquement croisé le fer ces derniers jours, Washington, privilégiant la diplomatie et les sanctions contre Téhéran, rejetant les demandes répétées de M. Netanyahu de fixer des "lignes rouges" au programme nucléaire iranien, sous peine d'action militaire.


Les grandes puissances et Israël, considéré comme l'unique détenteur de l'arme nucléaire dans la région, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique ce que ce pays nie catégoriquement.




 

Lire aussi : 


Hariri accuse le Hezbollah d'envoyer des combattants en Syrie

 

Et le commentaire d'Emile Khoury :

 

L’arsenal du Hezbollah est-il au service de l’Iran ou pour la défense du Liban ?

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:36

Iran : les scénarios d'une frappe d'Israël

Mots clés : Nucléaire, Frappes, Iran, Israël, États-Unis, Benjamin Netanyahu, Ehud Barak, Shimon Peres, Bruno Tertrais, Barack Obama 

Par Isabelle Lasserre, Service infographie du Figaro Mis à jour le 09/09/2012

http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/09/01003-20120909ARTFIG00170-iran-les-scenarios-d-une-frappe-d-israel.php


INFOGRAPHIE - Le moment où les installations nucléaires iraniennes seraient à l'abri d'une attaque se rapproche.

 La question d'utiliser la force pour freiner l'avancée de la bombe nucléaire iranienne n'a pas encore été tranchée par les dirigeants israéliens. Si le chef du gouvernement, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la Défense, Ehoud Barak, sont pour, de nombreuses voix - des généraux, d'anciens chefs du renseignement, des intellectuels, le président Shimon Pérès - ont mis en garde contre les conséquences d'une intervention. «Il est impossible d'envisager que les responsables puissent prendre une telle décision sans un consensus minimum au sein de la classe politique et dans le cabinet de sécurité», explique Bruno Tertrais, expert de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

Chaque jour qui passe nous rapproche cependant de cette éventualité. Le processus diplomatique est quasiment arrivé à son terme: les négociations ont été «tuées» par la mauvaise volonté iranienne et les sanctions ont presque été poussées à leur maximum. Mélange de virus informatique et d'assassinats ciblés de scientifiques, l'action clandestine a ralenti le programme, mais pas suffisamment. Le dernier rapport de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, paru fin août, a établi que l'Iran avait doublé le nombre de centrifugeuses à Fordow, un site enterré sous une montagne près de Qom, à l'abri, donc, d'éventuels raids aériens. «Les Iraniens n'ont fait aucun effort, aucune concession. Ils donnent des arguments à ceux qui veulent passer la vitesse supérieure», commente une source proche du dossier.

Bientôt, les Iraniens seront capables de transformer leur uranium à 20 % en uranium hautement enrichi à 90 % et de fabriquer plusieurs têtes nucléaires. La «zone d'immunité», au-delà de laquelle les installations et les activités décisives ne seront plus vulnérables aux frappes occidentales, notamment parce qu'elles auront été enterrées, se rapproche. «Si les Israéliens laissent cette limite être dépassée, ils dépendront entièrement des États-Unis pour leur sécurité. Ce qu'ils ne peuvent se permettre», explique un diplomate européen. D'où la tentation de frapper, afin d'endommager ce qui peut encore l'être et obtenir un sursis qui pourrait aller jusqu'à deux ans. Un répit suffisamment long pour chercher de nouvelles solutions, tout en espérant qu'entre-temps le régime iranien, qui considère l'État hébreu comme une «tumeur cancéreuse» à éradiquer, aura changé.


Le site de Natanz, dont ces photos satellite permettent de mesurer la progression entre 2002 et 2009, pourrait être l'une des cibles privilégiées en cas de frappe. Crédits photo : Anonymous/AP

Le scénario le plus couramment étudié en Israël, où l'armée, Tsahal, s'entraîne depuis plusieurs années, est celui d'un raid unique, «invisible» et fulgurant pour limiter au maximum une réaction de la rue arabe. Comme celui qui avait détruit le réacteur nucléaire d'Osirak en Irak en 1981 ou le site d'al-Kibar, en Syrie, en 2007. Pour mener à bien cette mission, Israël dispose de bombes antibunkers à fragmentation, qui lui ont été livrées par les États-Unis. Tsahal serait aussi en train de négocier avec les responsables américains la fourniture d'avions ravitailleurs qui permettraient à ses chasseurs d'être autonomes.

L'opération risque cependant d'être plus hasardeuse qu'à Osirak ou à al-Kibar, où les bombardiers israéliens n'avaient qu'un réacteur à détruire. En Iran, les services de renseignements ont listé une vingtaine de sites, dont 5 ou 6 très importants. «Dans la perspective d'une intervention militaire, les Israéliens doivent au moins atteindre le site de Fordow avant qu'il ne soit opérationnel et compliquer les activités de celui de Natanz», explique Camille Grand, le directeur de la FRS.

Sur le fond, les Américains, principaux alliés d'Israël, se sont eux aussi engagés à tout faire pour empêcher l'avènement d'un Iran nucléaire. Mais les horloges n'indiquent pas la même heure sur les rives de la Méditerranée et sur les berges de l'Atlantique. S'ils agissent seuls, les Israéliens - qui ne peuvent pas se permettre, pour des raisons techniques et politiques, de maintenir trop longtemps leurs chasseurs dans le ciel du Moyen-Orient - doivent le faire très vite.

«Une seule bombe» contre l'État hébreu…

À Washington, le sentiment d'urgence n'est pas le même. En pleine campagne électorale, affaibli par la crise économique, happé par les questions de politique intérieure, Barack Obama veut éviter d'avoir à gérer une nouvelle crise internationale avant l'élection du 6 novembre. Il sait aussi que si c'est l'armée américaine qui se charge du problème iranien, elle peut gagner du temps, peut-être six mois, sur le calendrier israélien - grâce à ses bombes hyperpuissantes et à sa capacité de mener une vraie campagne aérienne.

Mais Benyamin Nétanyahou fait-il confiance à Barack Obama? Les deux hommes ne s'aiment guère. «Et les Israéliens se souviennent que les Américains avaient aussi affirmé qu'ils ne laisseraient pas le Pakistan et la Corée du Nord avoir l'arme atomique. On sait ce qu'il en est aujourd'hui…», commente un proche du dossier. Or, la question du nucléaire iranien est considérée comme une menace existentielle pour Israël, «pays à une seule bombe», disent parfois les Iraniens, c'est-à-dire incapable selon eux de survivre, malgré son statut nucléaire, à une bombe iranienne, en raison de sa petite taille et de son manque de profondeur stratégique.

Depuis plusieurs semaines, des hauts gradés américains défilent à Tel-Aviv, sans doute, écrit la presse locale, pour appeler les responsables locaux à la retenue vis-à-vis de l'Iran. Les États-Unis ont brusquement décidé de réduire les effectifs qu'ils avaient affectés à des manœuvres communes en Israël, en raison des désaccords sur la manière de réagir à la menace nucléaire iranienne. Certains experts pensent désormais que le débat sur l'intervention américaine pourrait faire l'objet d'un compromis entre Washington et Tel-Aviv: un «feu orange» des Américains. Mitt Romney est un partisan de la fermeté vis-à-vis de l'Iran. Quant à Barack Obama, peut-il se permettre de perdre le soutien du lobby juif américain?

 


Les trois inconnues du «jour d'après»

À quoi ressemblera «le jour d'après» une opération militaire contre l'Iran? Experts et militaires s'affrontent depuis le début de l'été sur la question, notamment dans les journaux israéliens.

1 - Et s'il ne se passait rien?

C'est le premier scénario: à l'instar du bombardement en Syrie, qui n'avait pas été condamné par la Ligue arabe, les raids éclairs des chasseurs israéliens ne font que des vaguelettes dans la région, où les États arabes du Golfe approuvent la fermeté contre leur voisin chiite et ses ambitions régionales. En guerre contre son opposition, le régime syrien n'est pas en état de déstabiliser la frontière israélienne. Le Hezbollah, allié de Damas et de Téhéran, a déjà beaucoup à faire, dans un contexte régional instable, pour préserver sa place politique au Liban. Enfin, l'Iran estime que son intérêt est de ne pas répondre à la frappe israélienne pour éviter d'autres attaques, de faire le gros dos en attendant de reconstruire son programme.

2 - Une riposte modérée

Second scénario, les raids militaires provoquent une réaction modérée des alliés de l'Iran, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. À Téhéran, la rhétorique anti-israélienne est vive. Le détroit d'Ormuz est miné. Quelques milliers de roquettes et quelques missiles tirés contre Israël font plusieurs dizaines de morts.

3 - Une déflagration régionale

Dernière possibilité, une onde de choc dans toute la région, avec une forte réaction des pays arabes. Des représailles menées par les supplétifs de l'Iran dans la région, qui ont promis «une pluie de missiles» contre Israël en cas d'intervention. Les Iraniens s'en prennent alors aux intérêts israéliens à l'étranger et aux Américains qui patrouillent dans le Golfe, dans l'espoir d'affaiblir la relation spéciale qui existe entre Tel-Aviv et Washington. Ils ferment aussi le détroit d'Ormuz.

Camille Grand, le directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), ne croit guère qu'ils puissent le faire longtemps: «La réouverture d'Ormuz est sans doute l'exercice militaire qui a été le plus répété par les Américains ces dernières années.»

Des forces considérables ont été massées dans le Golfe, par où transite un tiers du pétrole brut mondial. «Aux États-Unis, il existe un lien certain entre le prix de l'essence et l'élection présidentielle. Les Iraniens savent que s'ils ferment Ormuz et font ainsi exploser le prix du pétrole, ils donnent une raison aux Américains de réagir militairement», poursuit le spécialiste.

Anticipant le pire, l'État hébreu a par ailleurs considérablement renforcé sa défense antimissile.«Les dirigeants israéliens pensent pouvoir limiter les effets de la riposte iranienne», explique Camille Grand. Ils ont aussi préparé leur opinion publique et développé leur défense civile en se préparant à une réaction iranienne qui pourrait faire 500 morts en Israël. Des masques à gaz ont été distribués à la population et des abris ont été aménagés.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 10:59
 
nasra (Copier)
 

 

Coupant court au débat américano-israélien sur là où il faut mettre des “lignes rouges” à l’Iran, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah a déclaré lundi soir, 3 septembre que l’Iran frapperait les bases américaines au Moyen-Orient, en représailles à toute frappe israélienne sur ses installations nucléaires, même si les Américains n’étaient pas impliqués dans l’attaque.

 

Un peu plus tôt, ce même lundi, le New York Times rédigeait un reportage sur le débat au sein de la Maison Blanche pour savoir si le Président Barack Obama devait énoncer des « lignes rouges » pour l’Iran, à partir desquelles l’Amérique agirait, afin de répondre à la plainte d’Israël qu’il restait trop évasif, sans jamais préciser jusqu’où l’Iran se verrait autoriser à aller.


Mais, même si Obama posait effectivement une ligne rouge, à présent, le NYT admet que sa crédibilité resterait sujette à caution : “Les Etats-Unis et ses alliés ont déjà permis à l’Iran de franchir sept lignes rouges précédentes, en moins de 18 ans ».

 

La déclaration du Premier Soldat d’Amérique, le Général Martin Dempsey, jeudi dernier, disant que les Etats-Unis ne voulaient pas être « complices » d’une attaque israélienne contre l’Iran, a été interprétée par les premiers concernés comme le signe que les discussions américano-israéliennes des deux dernières semaines, au sujet de ces fameuses « lignes rouges », étaient dans l’impasse.

 

Dans une tentative visant à atténuer les retombées du commentaire de Dempsey, et à remettre le dialogue sur les rails, la Maison Blanche envoie le Directeur de la CIA, David Petraeus à Jérusalem, afin de poursuivre les palabres sur ces "lignes rouges" avec le Premier Ministre Binyamin Netanyahou et le Ministre de la Défense, Ehud Barak.

 

Debkafile, qui a été le premier site à dévoiler le sens de sa mission, dimanche 2 septembre, a exprimé des doutes sur ses chances de succès. Les deux parties engagées dans ce débat savent que les vents de l’Iran nucléaire roulent plus vite que le temps qu’ils perdent à en parler. Aux environs de la fin de ce mois ou début octobre, l’Iran disposera de suffisamment d’uranium enrichi à 20% pour fabriquer sa première bombe, surpassant ainsi n’importe quelles « lignes rouges » et les rendant inopérantes.

 

Sentant ce moment fatidique approcher, Netanyahou a appelé à la tenue d’une réunion spéciale du cabinet, mardi 4 septembre, avec la participation des chefs des services clandestins d’Israël, du renseignement militaire, du Mossad, du Shin Bet et de la Division de Recherche du Ministère des affaires étrangères, pour écouter leur rapport annuel. Cette rencontre durera probablement tout au long de la journée, avec des mises à jour des renseignements sur la situation en Syrie, en Egypte, en Jordanie – tous sujets qui sont prépondérants. Mais la priorité de cet agenda sera certainement un aperçu détaillé de l’état actuel d'avancée du programme nucléaire iranien.

 

 

Après ce tour d’horizon, le Premier ministre et le ministre de la défense franchiront le cap de la phase finale pour prendre les décisions qui s’imposent, s’agissant de la guerre avec l’Iran.

 

A ce moment crucial, dont le timing est parfaitement calculé, Petraeus doit atterrir en Israël.


Bien que les opposants de Netanyahou et Barak se font forts de les dépeindre comme des aventuriers irresponsables, prêts à jouer avec la vie des Israéliens, c’est désormais le Guide Suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, qui a défini les règles de ce jeu, consistant à oser abattre ses meilleures cartes.

 

Les lignes rouges qu’il a ordonné au chef du Hezbollah, la milice libanaise supplétive de l’Iran, de délimiter, sont sans la moindre ambiguïté et conçues pour passer allègrement par-dessus la série de mesures que les Etats-Unis prévoyaient de mettre en place pour éviter la guerre dans le court terme, de façon à « empêcher une attaque israélienne, tout en contraignant les Iraniens à entreprendre des négociations plus sérieuses… ».

 

Le discours de Nasrallah a défini clairement le scénario de la première étape de la guerre à venir : « « Si Israël prend l’Iran pour cible, l’Amérique en porte la responsabilité », a-t-il déclaré à la Télévision Al Mayadeen basée à Beyrouth, lundi soir. «  Une décision de répliquer a été prise à Téhéran et cette réplique sera de très grande ampleur », a-t-il dit, en citant « des responsables iraniens ».


Nasrallah a envoyé un triple message de Téhéran à Washington et Jérusalem :


1.  L’Iran est persuadé qu’une attaque israélienne aura lieu avant les élections présidentielles américaines du 6 novembre.

 

2.  Téhéran mise sur une dissuasion puissante : Si jamais quiconque s’attendait à des représailles modérées de l’Iran à une attaque sur ses installations nucléaires, le dirigeant du Hezbollah les a remis d’aplomb lorsqu’il leur fait savoir que : « la réponse sera de grande envergure » et que « l’Amérique en sera tenue pour responsable ».

 

3. En envoyant Nasrallah en première ligne, en tant que porte-parole iranien de tout premier plan, Khamenei a voulu rendre palpable que le Hezbollah tiendra un rôle très actif dans le conflit à venir.


DEBKAfile: Les jacasseries des derniers jours autour de la notion de “lignes rouges” ont, par conséquent, eu pour seul effet d’amener les Iraniens à anticiper de frapper d’un coup unique et foudroyant.

 

http://www.debka.com/article/22331/If-Israel-attacks-Iran-US-Mid-East-bases-will-pay-dear-%E2%80%93-Nasrallah

 

DEBKAfile Reportage Spécial 4 Septembre 2012, 9:57 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:03

 

 

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Poutine a offert plus de temps à Obama

 

L’assertion du Général américain Martin Dempsey, jeudi 30 août, disant que les Etats-Unis ne se rendraient pas « complices » d’une frappe israélienne contre l’Iran, assortie de la réduction drastique dans l’échelle de moyens déployés pour les manœuvres conjointes américano-israéliennes, le mois prochain, dévoilée par le Time, ajoutent encore à la brutalité du message envoyé par le Président Barack Obama à Israël : Vous êtes absolument seuls ! Voyons comment vous vous débrouillez sans les armements spéciaux et l’appui militaire américains, y compris le bouclier anti-missile, en cas de contre-attaque, si vous décidez de nous défier et de vous lancer dans une opération militaire contre l’Iran.

 

Au lieu des 5000 hommes de troupes initialement prévus pour l’exercice Austere Challenge 2012, l’exercice conjoint annuel, le Pentagone n’enverra que de 1200 à 1500 membres de son personnel. Les systèmes d’interception de missiles, qui sont au cœur de cet exercice conjoint, seront réduits, aussi bien en nombre qu’en capacité : les missiles Patriot arriveront sans équipages, ainsi que, peut-être, un seul au lieu de deux navire de guerre de défense antibalistique Aegis, selon le magazine.

 

 

Selon les sources militaires de Debkafile : l’Administration Obama a sévèrement fait comprendre à Israël qu’une attaque contre l’Iran pour interrompre ou retarder son armement nucléaire se verrait refuser l’appui anti-missile américain- aussi bien au cours de l’opération, de façon à couvrir les arrières d’Israël, dans l’éventualité de l’élargissement du front exposé à une contre-attaque, jusqu’à une conflagration générale au Moyen-Orient. Le gouvernement Netanyahou portera une responsabilité entière et exclusive pour toutes les conséquences d’une attaque de l’Iran.

 

Obama, qui a réitéré à maintes reprises son engagement envers la sécurité d’Israël, est le premier Président américain à laisser Israël à la merci d’une menace majeure pour sa sécurité, telle qu’elle se pose explicitement, de la part de l’Iran.

 

Le Président américain a mis au-dessus de tout sa campagne en vue de sa réélection, dans les prochains mois, tout risque bien calculé. Son rival, Mitt Romney poursuivra, sans aucun doute, les accusations qu’il a proférées au cours de son discours d’acceptation de sa nomination devant la convention républicaine, jeudi, affirmant qu’Obama a jeté « ses alliés comme Israël avec l’eau du bain » [« sous le bus »], et qu’il a totalement échoué à stopper le mouvement des rotations des centrifugeuses de l’Iran.

 

Obama pourrait voir le vote juif et les contributions à sa campagne s’évanouir. Pour Romney, un Président en exercice lâchant Israël aux loups face aux Ayatollahs est, désormais un rêve qui est devenu réalité.

 


Binyamin Netanyahou et son Ministre de la défense, Ehud Barak, devront certainement porter une partie du fardeau de l’une des ruptures les plus conséquentes auxquelles ont été confrontées les relations américano-israéliennes – comme on en parlera plus tard. Cependant, c’est ailleurs qu’il faut en chercher la raison principale :


Au cours du dernier mois, Obama a entrepris un retournement complet d’attitude : le 1er Soldat d’Amérique et l’ambassadeur Dan Shapiro ont reçu l’ordre de traiter Israël comme s’il avait la peste et de dire à ses dirigeants que l’Administration en a par-dessus la tête de leurs gesticulations en vue d’une action contre l’Iran.

 

Ce changement n’est pas tombé du ciel. Les sources de Debkafile à Washington et Moscou révèlent que cela découle de trois évolutions :


1. Au cours de ce mois, le Président Vladimir Poutine a réduit ses liens militaires avec l’Iran et la Syrie, comme Debkafile l’a dévoilé plus tôt : Obama a donné la réciproque en diminuant le volume de ses échanges avec Israël. Moscou a informé Téhéran et Damas qu’ils ne pourraient plus compter sur de nouvelles fournitures d’armement après la livraison des dernières pièces prévues dans leurs échanges. Par conséquent, Poutine a laissé l’Iran et la Syrie à sec, au beau milieu de risques de guerre, en échange d’un abandon d’Israël par Obama, en ce qui concerne l’envoi de matériel militaire lourd et sophistiqué, au moment où Israël est le plus en danger.

 

Les dirigeants russes et américains ont ainsi mis en place les premières pierres en vue d’un accord pour résoudre leurs controverses, s’agissant de l’Iran nucléaire et de la crise syrienne, en concevant ce dispositif qui consiste à sabrer les capacités militaires de l’Iran, d’Israël et de la Syrie.

 


Le Président russe a pris une autre mesure pour faire un geste envers Obama : il a retiré les navires de guerre russes de leur base navale syrienne de Tartous et de l’Est de la Méditerranée, en laissant seulement un dock flottant. En retour, il compte sur Washington pour contraindre Israël à abandonner tout projet de frapper l’Iran.


2.   Mais, cette manœuvre de soi-disant réciprocité parfaitement symétrique est confrontée à un accroc majeur : Obama est face à un problème particulièrement épineux à résoudre, vis-à-vis de Jérusalem : Netanyahou prônait la retenue tant que tenait la promesse d’une action militaire américaine contre l’Iran, considérée comme le prix de cette abstention d’agir. Malgré la pression majeure qu’Obama a mobilisé contre le gouvernement israélien, tant de la part des canaux politiques et militaires les plus hauts placés, que par la mobilisation des opposants intérieurs les plus bruyants du gouvernement et des cercles les plus opposés à la guerre, Netanyahou et Barak n’ont pas bougé d’un pouce.

 

Ils ont très bien compris, en dépit des manœuvres de tromperie et de dissimulation d’Obama, que l’accord secret américano-russe, préserverait, en fait, le programme nucléaire iranien à une point suffisamment avancé, à partir duquel les dirigeants iraniens seraient en mesure d’assembler une arme atomique et de la dégainer à n’importe quel moment de leur choix.

 

Ils ont également pris conscience qu’aussi longtemps que l’option militaire israélienne contre l’Iran subsisterait, l’accord Obama-Poutine resterait coincé au milieu du guet, parce qu’autant l’Iran de Khamenei que la Syrie d’Assad, refuseraient tout comme eux, de s’aligner.

 

 

Lorsque Romney a affirmé qu’il apporterait aux amis de l’Amérique une plus « grande loyauté » et à Poutine, «  un peu moins de flexibilité et plus de fil à retordre », il faisait directement référence à la requête faite par Poutine au Président Obama, le 18 juin, lors de la conférence du G20 à Mexico, que le dirigeant russe puisse disposer de plus de temps, contre la promesse que celui-ci lui accorderait une « plus grande flexibilité » par la suite.


Pour que son accord avec Poutine puisse encore tenir, le Président américain devra resserrer l’étau autour des dirigeants israéliens pour empêcher une attaque contre l’Iran.


3. Le gouvernement Netanyahou, pour sa part, a commis trois erreurs tactiques :

 

Un : il a laissé trainer le dialogue sur l’Iran mené avec l’administration américaine bien trop longtemps – trois ans et plus- et n’en est ressorti que les mains vides. Si son objectif était de persuader les Etats-Unis de mettre tout leur poids contre l’Iran, comme beaucoup d’Israéliens ont voulu le croire, ils ont échoué. Aucun dirigeant israélien n’a le droit de remettre à ce point une action affectant les fondamentaux de la sécurité d’Israël, si ce n’est son existence même. Netanyahou est tombé dans le piège consistant à crier au loup, en répétant année après année que l’Iran devait être stoppé – et n’a rien fait en conséquence.


Deux : la force de dissuasion israélienne – déjà sapée par l’inaction, est encore plus érodée, à cause des assertions répétées du Général Martin Dempsey, affirmant qu’Israël n’avait pas la capacité de détruire le programme nucléaire iranien.


Trois : Ils ne sont pas parvenus à agir de façon expéditive, pour empêcher l’opposition politique d’utiliser cette campagne contre une attaque sur l’Iran comme un stratagème visant à faire tomber le gouvernement.

Cela fait quatre semaines que l’ancien directeur du Mossad Ephraïm Halévy a déclaré que, s’il était iranien, il s’inquiéterait grandement des prochaines douze semaines.

C’était le 2 août.


Jeudi 30 août, Halévi a ajouté : “C’est important que la menace israélienne reste crédible”. Il jetait le gant à la face de Netanyahou et Barak, pour qu’ils montrent s’ils étaient vraiment sérieux au sujet de cette frappe contre l’Iran- ou alors savoir s’ils laissaient tomber complètement. .


Le calendrier qu’il a proposé leur donne encore huit autres semaines pour démontrer leur courage. Au cours de cette période, à n’en pas douter, ils seront sous un « bombardement » politique intensif, de la part de Washington.

 

http://www.debka.com/article/22324/US-disowns-Israel-over-Iran-strike-No-weapons-or-military-backup

 

DEBKAfile Analyse exclusive 1 septembre 2012, 10:04 AM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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