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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 10:20
La force aérienne d’Israël est capable d’attaquer les sites nucléaires iraniens

(Xinhua)

mercredi 19 novembre 2008

La Force aérienne israélienne (FAI) est prête à éxécuter tout ordre afin d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires, a déclaré son commandant Ido Nehushtan dans une interview publiée mardi. Soulignant que le lancement ou non d’une attaque militaire est plutôt une décision politique qu’une question de capacités militaires israéliennes, le général a indiqué au magazine allemand Der Spiegel que la FAI "est une force très robuste et flexible" et "prête à effectuer tout ce qui lui est demandé".

Interrogé sur l’éventuelle capacité d’Israël à détruire les installations nucléaires de l’Iran, qui sont dispersées à travers le pays et en partie souterraines, le général Nehushtan a répondu "Je ne peux vous dire que cela : ce n’est pas une question technique ou logistique".

Les technologies avancées sont seulement une partie de ce que génèrent les capacités d’avant-garde de la FAI, a affirmé le commandant, ajoutant que ses plus importantes ressources étaient ses soldats et ses officiers.

"Israël est un petit pays. Nous n’avons ni une population nombreuse ni de ressources naturelles abondantes. Nos plus importantes ressources sont nos ressources humaines. Et c’est la force aérienne qui fait le meilleur usage de celles-ci", a-t-il déclaré.

Israël, les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux accusent depuis longtemps l’Iran de développer secrètement des armes nucléaires, mais l’Iran insiste sur le fait que son programme nucléaire est uniquement à usage civil.

Des responsables israéliens ont appelé à plusieurs reprises la communauté internationale à renforcer la pression sur l’Iran, soulignant que toutes les options étaient sur la table pour mettre un frein aux ambitions nucléaires de l’Iran.

Au début de cette année, des spéculations ont filtré dans la presse locale selon lesquelles Israël pourrait lancer une frappe militaire contre les sites nucléaires de l’Iran.

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 18:53



http://www.israelvalley.com/news/2008/11/18/20386/

Par Maxime Perez, à Tel Aviv
Rubrique: Défense & aéronautique
Publié le 18 novembre 2008 à 09:06

REVELATIONS - En coopération avec l’Allemagne et dans la plus grande discrétion, Israël mettrait au point un nouveau système de détection de missiles nucléaires. « Bluebird », de son nom, est ainsi capable de distinguer en pleine course la nature conventionnelle ou pas d’engins balistiques.

Développé à partir du prototype d’une sonde aérienne infrarouge, « Bluebird » est un projet conçu conjointement par des ingénieurs allemands et israéliens.

Il s’appuie sur l’hypothèse qu’une attaque balistique iranienne s’accompagnerait du lancement de leurres pour induire en erreur les missiles Arrows ou Patriot qui seraient alors mis à feu par l’Etat hébreu comme moyen d’interception.

Classé secret défense, ce système actuellement développé vient renforcer les capacités d’Israël à faire face à une attaque nucléaire sur son sol. Il s’ajoute au puissant radar américain X-Band, livré récemment par le président Georges Bush en guise de cadeau de départ de la Maison Blanche.

Pour l’heure, un silence radio absolu règne autour de ce nouveau programme anti-missile. Son existence a seulement été admise par un haut responsable militaire allemand qui s’est livré au très sérieux site d’information « Defense News ». Ce dernier a admis que « Bluebird » avait jusqu’ici été testé à une seule reprise, sur un jet privé.

Plus récemment, une source du Pentagone déclarait qu’Israël avait formulé la demande, auprès des Etats-Unis, d’acquérir plusieurs sondes infrarouges pour équiper ses drones d’observation, tel le Machatz-1, surnommé « Héron », dernier joyau de son industrie militaire. —

Israeli Troops to Train Indians in Counterterrorism

By vivek raghuvanshi
Published: 9 Sep 13:02 EDT (17:02 GMT)

NEW DELHI -India and Israel are drafting a roadmap for Israeli commando forces to conduct specialized counterterrorism exercises for Indian troops.

Israel's Army chief, Maj. Gen. Avi Mizrahi, and Indian Army chief Gen. Deepak Kapoor will finalize the details of the exercises during Mizrahi's Sept. 9-11 visit here.

A senior Indian Army official said that under the proposed agreement, a select group of Israeli commandos will train Indian troops at different unnamed locations in India, including jungles, mountains and highly populated urban zones. Without divulging specifics, the Army official said the Indian forces will undergo intense close-quarter operations training with the aim of learning how to kill insurgents or terrorists without harming the local population.

The plan calls for the Indian troops to have multiple training sessions on a regular basis, the Army official said.

Indian Army has also taken a keen interest in the homeland security operations, armaments and surveillance devices used by Israeli troops.

India is the largest importer of weaponry from Israel. Last week, India awarded a $260 million contract to Rafael of Israel for 36 Spyder Air Defense systems for the Indian Air Force.

India, Qatar Discuss Defense Cooperation

By vivek raghuvanshi
Published: 10 Nov 10:44 EST (15:44 GMT)
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NEW DELHI - India has struck a defense agreement with Qatar which includes the possibilities of stationing Indian troops in the Arab country, sources in the Indian Defence Ministry said. The cooperation agreement was inked during the ongoing visit to the Arab world by Indian Prime Minister Manmohan Singh.

The two countries also have joined in a maritime security arrangement, which will be extended to other countries, a senior Indian Defence Ministry official said.

India and Qatar had agreed in June 2007 to jointly produce weapons and equipment. An agreement to this effect was reached during the visit of then-Indian Defence Secretary Shekhar Dutt and senior Qatari defense officials.

The defense cooperation pact signed during Singh's visit also will pave the way for joint production of weaponry at Indian facilities.

Indian Defence Ministry sources said Qatar is keen to collaborate with Indian private and state-owned defense companies, which in turn have entered into some sort of a tie-up with American companies for weapon and equipment production

Before his arrival in Qatar, Singh discussed areas of defense cooperation with Oman. Currently, India and Oman's defense cooperation is limited to training of Oman personnel at Indian facilities and joint naval exercises.

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 18:03

Des étudiants protestent à Téhéran contre les mesures qataries vers la normalisation des relations avec Israël

[Sources : IRNA, Iran, 17 novembre 2008]

L’agence de presse iranienne Shihab News rapporte que des étudiants iraniens ont manifesté devant l’ambassade du Qatar à Téhéran, afin de protester contre les mesure prises par le Qatar vers la normalisation avec Israël.

Lire : http://www.thememriblog.org/iran/blog_personal/en/11430.htm

 

L’ambassadeur iranien au Liban : la coopération militaire irano-libanaise est attendue

[Sources : IRNA, Iran, 15 novembre 2008]

L’ambassadeur d’Iran au Liban, Mohammed Reza Sheybani, qualifie la visite attendue du président libanais Michel Suleiman en Iran « d’historique. » Celle-ci doit avoir lieu les 24 et 25 novembre.

Il relève que selon les termes du protocole de coopération irano-libanais, « tous les types de coopération militaire sont possibles ».

Lire : http://www.thememriblog.org/iran/blog_personal/en/11427.htm

* * * * * * * *

Pour plus d´infos sur l´Iran : http://www.thememriblog.org/iran.

BLOG DES MEDIAS IRANIENS

Le vice-président iranien : les relations avec l’Algérie entrent dans une nouvelle phase

[Sources : IRNA, Iran, 17 novembre 2008]

Le vice-président iranien Parviz Davoudi a déclaré lors d´une visite en Algérie que les relations entre les deux pays étaient entrées dans une « nouvelle phase ».

Il a ajouté que la coopération engloberait notamment les domaines de l’énergie, de l’industrie et de la banque.

Lire : http://www.thememriblog.org/iran/blog_personal/en/11450.htm

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 15:36
Report: Iranian blogger who visited Israel arrested in Tehran

Iranian website says famous blogger Hossein Derakhshan, who visited Israel twice in recent years, detained in Tehran shortly after returning to country from Canada. Site claims blogger admitted to spying for Israel

Hossein Derakhshan 
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Dudi Cohen

Published:  11.18.08, 13:53 / Israel News

An Iranian blogger who recently visited Israel was arrested in Tehran, an Iranian website reported on Monday. The blogger, Hossein Derakhshan, who runs one of the most popular blogs in his country, returned to Iran several weeks ago after a long stay in Canada.

 

Interview
Iranian blogger to Ynet: Message of peace is stronger than any fear / Dudi Cohen
Anyone who thinks Iranian criticism of the regime is not alive and kicking hasn't been to 'blogistan'- the 900 thousand- strong world of Iranian web-loggers. In an open letter to Israelis, one Iranian blogger criticizes his government's position on Israel
Full Story

The Iranian site Jahan quoted "credible sources" as saying that Derakhshan was questioned by the authorities and admitted to spying for Israel.

 

Derakhshan visited Israel on two occasions. In 2006 he attended a seminar on blog writing held at the Ben Gurion University in Beersheba. During that trip he told Ynet that the main objective of his visit was to "break the taboo" of Israeli-Iranian relations.

 

"The Iranian media only reports about Israel in connection with suicide bombings and shooting attacks," he said then. "I wanted to show my readers in Iran what Israelis are really like and what daily life in Israel looks like. At the same time, I would like to convey a message to Israelis that the Iranian people aren't as extreme as their regime."

 

In 2007, Derakhshan arrived for another visit in Israel, during which he was interviewed by Channel 2.

However, shortly afterwards his views changed, and he began writing against Israel and in support of the Iranian regime and President Mahmoud Ahmadinejad. Derakhshan also expressed support for the regime's fight against Iranian intellectuals with dual citizenship, some of whom have been forced to give public "confessions" of their ties with the United States and the "Zionists."

 

For many Iranians Derakhshan symbolized the model for a successful, well-known blogger who travels around the world promoting democracy and human rights in his country. He has also done a lot to promote the Iranian blogosphere and even wrote a manual for blog writing in Farsi.

 

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 07:40
Tsahal reste prête à frapper l'Iran
Un avion de chasse israélien de retour de mission, en juillet 2006. Détruire les installations nucléaires iraniennes, disséminées sur une vingtaine de sites, la plupart enterrés sous des montagnes, serait bien plus difficile que l'opération menée en 1981 en Irak, où un seul réacteur était à éliminer.
Un avion de chasse israélien de retour de mission, en juillet 2006. Détruire les installations nucléaires iraniennes, disséminées sur une vingtaine de sites, la plupart enterrés sous des montagnes, serait bien plus difficile que l'opération menée en 1981 en Irak, où un seul réacteur était à éliminer. Crédits photo : AP

L'élection de Barack Obama suscite l'inquiétude de ceux qui redoutent de voir les États-Unis laisser Téhéran se doter de la bombe atomique.

«C'est alors que le soleil s'est arrêté.» Exactement comme il s'arrêta pendant vingt-quatre heures dans la Bible, à la demande de Josué, afin de permettre à l'armée d'Israël de vaincre ses ennemis amorites. À l'époque, Leev Raz y avait vu «la main de Dieu». «C'était ma première sortie en avion hors d'Israël : je ne savais pas que lorsque l'on volait longtemps et rapidement vers l'ouest, le soleil ne se couchait pas». Ce dimanche 7 juin 1981, l'ancien commandant des huit bombardiers israéliens chargés de détruire le réacteur nucléaire d'Osirak, au sud-est de Bagdad, venait d'exécuter la mission la plus délicate de sa carrière. Six mois d'entraînement, trois heures de vol, une frappe unique, une «énorme tension» et «beaucoup de chance» de ne pas avoir été intercepté par la chasse irakienne.

À 61 ans, ce héros baraqué et grande gueule, qui a contribué à débarrasser le monde de la menace nucléaire irakienne, caresse, nostalgique, la maquette d'un chasseur F15 offerte par l'état-major de Tsahal, l'armée israélienne. «Quand on a fait ça, confie-t-il, il est presque impossible de retourner à la vie normale. Tout paraît si futile.» Ce regret du temps passé ne l'empêche pas de se poser de manière récurrente la même question que tous les responsables politiques et militaires israéliens : après l'Irak en 1981, faut-il bombarder aujourd'hui les installations nucléaires iraniennes ? Et, si oui, qui le fera ?

«Beaucoup espéraient que George Bush réglerait le problème avant de quitter la Maison-Blanche. Inutile de vous dire qu'ils sont déçus», explique Amos Harel, le correspondant Défense du Haaretz. Vaincue par l'Obamania qui a saisi une grande partie du monde, la langue de bois officielle pourrait se résumer par cette formule d'Eyal Zisser, le directeur de l'Institut Moshe Dayan de Tel-Aviv : «Tout ce qui est bon pour les États-Unis est bon pour Israël.» L'élection de Barack Obama a pourtant été accueillie avec inquiétude dans les milieux politiques et militaires. «Les Israéliens estiment qu'il est naïf de penser pouvoir se débarrasser de la menace iranienne grâce à la diplomatie. Ils craignent qu'après il soit trop tard pour agir», ajoute le spécialiste du quotidien israélien. Selon les rapports des services de renseignements locaux, les Iraniens pourraient avoir la bombe nucléaire entre la fin de l'année 2009 et 2012. Une perspective que tous les responsables refusent. L'arrivée d'un «doux» à la Maison-Blanche, qui a dit son intention d'ouvrir des négociations avec Téhéran, a donc ravivé un débat qui domine depuis plusieurs années la scène politique israélienne.

 

Livraison de bombes perforantes

8 heures du matin, c'est l'heure de pointe au quartier général de Tsahal, le pilier de la société israélienne, à Tel-Aviv. À l'entrée de ce bâtiment gigantesque, presque arrogant, construit au cœur de la capitale, des filles aux treillis taille basse, très tendance, et des garçons hypermusclés se bousculent par centaines dans les chicanes, sous les yeux suspicieux de la PM, la police militaire, qui veille sur la décence des tenues vestimentaires. Au 8e étage, un officier appartenant à l'aile dure de Tsahal annonce la couleur, anonyme mais glacial : «Quarante-cinq ans après l'Holocauste, il n'est tout simplement pas possible qu'un chef d'État, en l'occurrence Mahmoud Ahmadinejad, annonce chaque semaine son intention de détruire Israël, tout en poursuivant ses efforts pour acquérir la bombe. Nous n'accepterons jamais un Iran nucléaire. Toutes les options sont sur la table.»

Comme pour lui faire écho, le premier ministre Ehoud Olmert a appelé dimanche la communauté internationale et «le monde libre» à renforcer les mesures destinées à arrêter la bombe iranienne. Pour les responsables israéliens, l'avènement d'un Iran nucléaire, en créant un bouleversement stratégique au Moyen-Orient, aurait de graves répercussions sur Israël. Pas seulement à cause du risque de guerre nucléaire. Mais aussi en raison des initiatives que les alliés de Téhéran dans la région, le Hamas et surtout le Hezbollah au Sud-Liban, pourraient prendre à l'encontre de l'État hébreu.

L'officier de Tsahal n'en fait pas mystère. Malgré le sentiment de puissance ressenti en haut de cette immense tour où grouillent les uniformes, il sait que les vitres et les hommes ne résisteront ni aux missiles iraniens ni à la bombe nucléaire : «Alors oui, nous nous préparons aussi à la solution militaire », reconnaît-il. En juin dernier, une centaine de pilotes de chasse ont simulé une attaque contre l'Iran au-dessus de la mer Méditerranée, près de la Grèce. L'armée israélienne a commandé des bombardiers F35 américains. Les États-Unis ont aussi livré cet automne à Tsahal des bombes perforantes de type GBU-39, considérées comme les plus modernes du monde, capables de transpercer du béton armé. «Si vous voulez la paix, préparez la guerre. Les forces aériennes israéliennes s'entraînent à frapper l'Iran depuis deux ans. Aujourd'hui, elles sont prêtes», assure Leev Raz.

Certes, mais prêtes à quoi ? Car l'ancien pilote de Tsahal est le premier à le reconnaître. La tâche sera bien plus difficile et aléatoire en Iran qu'elle ne le fut en Irak en 1981. Ou même en Syrie en septembre 2007, lorsque des avions de chasse israéliens ont tiré des missiles contre une installation nucléaire.

«En Irak, il y avait un seul réacteur. En Iran, il y a une vingtaine de sites à détruire. La plupart sont enterrés sous des montagnes et beaucoup nous sont inconnus. Il y a deux ans, une intervention aurait été possible. Aujourd'hui, il est sans doute trop tard pour anéantir les capacités de production nucléaires de l'Iran. Le programme de Téhéran est trop avancé  », explique Leev Raz. Les insuffisances des renseignements concernant la bombe nucléaire iranienne ne sont pas seules en cause. «Israël n'a pas la supériorité militaire nécessaire. Il faudrait, pour venir à bout du programme, une campagne aérienne de plusieurs semaines et des troupes au sol pendant plusieurs mois », précise Martin Van Creveld, historien spécialiste de Tsahal.

Sans compter le prix à payer pour une frappe aérienne : la pluie de missiles et de roquettes que le Hamas et le Hezbollah ne manqueraient pas de faire pleuvoir sur le territoire israélien. Et tout cela pour un résultat très mitigé. «Pour des raisons à la fois politiques et géographiques, Israël ne pourrait se permettre qu'une seule frappe chirurgicale, sous l'effet de la surprise. C'est largement insuffisant pour détruire le programme iranien ou le retarder de manière significative», affirme l'expert militaire Reuven Pedatzur.

Spécialistes et responsables israéliens sont unanimes : seule la puissance militaire américaine peut débarrasser le monde de la menace iranienne. «Les États-Unis sont déjà déployés dans la région, ils contrôlent l'espace aérien irakien. Ils seraient les seuls à pouvoir renouveler les frappes et maintenir la pression militaire aussi longtemps qu'il le faut. Tout le monde ici préférerait qu'ils s'en chargent  », analyse le général de réserve Shlomo Brom, patron de l'Institut d'études stratégiques Yaffe.

 

Ligne rouge : l'enrichissement de l'uranium

Seul problème : les Américains n'ont pas l'air très chauds. Son second mandat plombé par les guerres d'Irak et d'Afghanistan, George Bush semble avoir renoncé à ouvrir un troisième front en Iran. L'Administration américaine a refusé de fournir à Tsahal des avions ravitailleurs destinés à réapprovisionner les chasseurs en vol. Quant aux bombes à pénétration qui pourraient être utilisées contre l'usine nucléaire de Natanz, elles n'ont été livrées qu'au compte-gouttes. Même le radar antimissile fourni cet automne, avec des officiers et des techniciens américains, reste sous le contrôle de Washington. «Il s'agit d'un véritable changement stratégique. Israël ne peut plus agir sans la permission du président américain  », regrette Leev Raz.

Le débat fait rage en Israël. Les uns et les autres se sont donné plusieurs mois de réflexion, jusqu'au milieu de l'année 2009, date considérée comme la dernière limite avant la ligne rouge que constitue l'enrichissement de l'uranium. «À ce moment-là, Obama aura probablement compris qu'il est impossible de négocier avec Téhéran. Sa politique sera plus claire. Et si les négociations échouent, la solution militaire paraîtra alors légitime», plaide le spécialiste Amos Harel. En cas de refus persistant des États-Unis, chacun avance sa solution. Les partisans de la diplomatie militent pour une paix avec la Syrie, qui permettrait de couper les bases et l'approvisionnement du Hezbollah et de mieux gérer la menace iranienne. Les défenseurs de la solution militaire, notamment dans l'armée de l'air, proposent qu'Israël frappe l'Iran même sans l'accord des Américains, pour gagner du temps, car la bombe iranienne représente une menace existentielle pour l'État hébreu.

Au milieu, les pragmatiques, comme Leev Raz, rappellent que «Kennedy avait en vain essayé d'empêcher Israël d'acquérir l'arme nucléaire» et qu'il serait «naïf» de «croire qu'on pourra dissuader Téhéran d'accéder au même statut». Certains semblent déjà s'être résolus à cette extrémité. «Le seul moyen d'empêcher les Iraniens d'utiliser la bombe lorsqu'ils l'auront sera alors de changer notre politique d'ambiguïté nucléaire  », estime Reuven Pedatzur. Reconnaître officiellement un secret de polichinelle : le statut nucléaire de l'État hébreu. Mais comme le dit Amos Harel, il restera alors une autre question : «La vie sera-t-elle encore supportable en Israël lorsque la bombe nucléaire iranienne aura donné les mains libres au Hamas et au Hezbollah pour nous attaquer?»

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 17:39
Obama's Second Thoughts on Iran  

By Amir Taheri
New York Post | Friday, November 14, 2008

 

SINCE Barack Obama's victory, the concept of "talking to Iran" has become Washington's flavor of the month.

Talking to Iran, of course, was one of candidate Obama's main foreign-policy planks. It sounded both intelligent and attractive. After all, if one could achieve all those desirable results just by talking to the mullahs, why not?

There's a hitch, however.

Obama appears to be having second thoughts about the wisdom of an idea announced largely as a means of strengthening his anti-Bush message rather than dealing with a dangerous foreign foe. All indications from him since his election are that he's in no hurry to open talks.

The other day, in response to a cable from President Mahmoud Ahmadinejad congratulating him on his win, Obama indicated he was in no mood to accept the Iranian's invitation to dance - for several reasons.

To start with, he has realized that his offer of unconditional talks with Tehran could destroy the six-nation coalition that has managed to pass three United Nations Security Council resolutions imposing sanctions on the Islamic Republic. Some allies, including France, have issued direct warnings that Obama's campaign promise may encourage Iran to speed up its nuclear program. Israel's Foreign Minister Tzipi Livni, for her part, has indicated "deep reservations" about Obama's Iran gambit.

More important, perhaps, with the election over, Obama remembers that talking to the mullahs is nothing new. First launched by West German Foreign Minister Hans-Dietrich Genscher in 1980, it has been tried by the European Union, successive US administrations and several Arab countries for a quarter of a century - producing nothing but grief. Genscher ended up describing the Khomeinist regime as a trap whose embrace is best avoided.

To be sure, Obama can't suddenly declare that he no longer wants direct, unconditional talks. That would enrage his anti-war base. So, he is trying to bring the camel down from the roof, as the Persian proverb has it, without appearing to have made a U-turn.

Obama no longer talks of "meeting them anywhere, anytime." Instead, he speaks of engaging Iran "at a time and place of my choosing." His initial idea of talking to Ahmadinejad is also gone. Now, he says he'd talk to "appropriate Iranian leadership" (whatever that means).

Clearly, he has toned down the concept of "unconditional talks." He talks of "careful preparations," while his advisers say that he won't seek talks with Tehran until after the Iranian presidential election next summer. The idea is to deny Ahmadinejad a breakthrough with America that would bolster his re-election bid.

That Obama is rethinking his rash idea of unconditional talks with Tehran, even if that means alienating key allies, is a welcome development. His assertion that the Iranian problem can't be solved with "a knee-jerk reaction" is also welcome. Nevertheless, if the alternative is doing nothing, the new Obama position may prove more dangerous than the one he's trying to abandon.

That's because the clock is running out on those who wish to prevent the mullahs from building a nuclear arsenal. Last month, the International Atomic Energy Agency warned that Iran has speeded up its nuclear program. The IAEA says that Iran, in "a covert bid to expand its nuclear program, recently tested ways of retrieving highly enriched uranium from waste-reactor fuels."

Most experts agree that "the moment of truth" in Iran's nuclear standoff with the UN is likely to come during Obama's presidency - probably in 2010 or 2011. Unless Obama manages to stop the process before that, he could end up facing nuclear-armed mullahs. Then, the choice would be between acknowledging a fait accompli and using force to change it.

Obama urgently needs a credible policy for dealing with the Khomeinist threat. No one is asking for a knee-jerk reaction. But buying time (the mullahs' specialty) is no alternative, either.

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 22:28

Might Israel strike at Iran before Obama takes over?

On December 8, 1988, under the cover of night, IDF warplanes, helicopters, guided-missile frigates and an elite force of Flotilla 13 naval commandos and Golani Brigade reconnaissance fighters infiltrated Lebanon.

An IAF jet.

An IAF jet.
Photo: AP [file]

Their target was a cave-based headquarters 20 km. south of Beirut, serving the Popular Front for the Liberation of Palestine-General Command, headed by Ahmed Jibril.

The raid, code-named Operation Blue and Brown, involved the first known use of the IDF's secretive Oketz K9 dog unit.

Four soldiers found themselves left behind, forcing the air force to conduct a dramatic helicopter rescue. The soldiers clung to the helicopters' railings as they choppers took off, with Palestinian gunmen in pursuit.

Lt.-Col. Amir Meital, commander of Golani reconnaissance unit, was killed by enemy fire during the raid.

The operation took place one month after US President George H. Bush was voted into office, and a month before he was sworn in, replacing the popular Ronald Reagan, a leader widely viewed as a staunch ally of Israel.

Operation Blue and Brown says nothing about the likelihood of an Israeli strike on Iran today. But it does show that IDF operations have been ordered in the interim period between the election of a new American president and his inauguration.

And it is this same period in 2008/09 that provides an "attractive date" for Israel to strike Iran's nuclear program, according to historian Benny Morris.

In June, Morris wrote an op-ed for The New York Times in which he theorized that Israel would likely strike Iran between November 5 and January 19, the day before Obama is sworn in.

Speaking to The Jerusalem Post this week, Morris said he continued to believe that time period was a "reasonable" one for Israeli action.

"There is certainly a friendly president in the White House until January 20. There is no certainty over what will happen after that, in which direction the wind will blow.

The second thing is the advancement by the Iranians in creating the bomb," Morris said, speaking from his home in Li'on, southwest of Beit Shemesh. Morris said the Iranian regime was guided by messianic clerics who could not be trusted to act logically in a state of mutually assured destruction (MAD).

"These men are not rational like the men who ruled America and Russia during the Cold War. When [President Mahmoud] Ahmadinejad talks about destroying Israel and denies the Holocaust, we hear no contrary voices from the Supreme Leader Ayatollah Khamenei saying that Ahmadinejad is crazy," Morris said.

"So long as Iran makes progress, we are under pressure, if we plan on doing something. Iran is supposed to purchase advanced anti-aircraft guns from Russia at the start of 2009. All of these point to the fact that if the US provides support, an Israeli strike is reasonable," he said.

Acknowledging the lame-duck nature of the Olmert administration, Morris said the difficulties posed by a weak government could be overcome by notifying the leaders of the major political parties in advance of the attack. He even raised the possibility that a date had already been chosen.

But Morris's views were challenged by a number of Israeli defense experts, such as Maj.-Gen. (res.) Giora Eiland, former national security adviser and former head of the IDF's Planning and Operation branches.

"I don't agree that Bush has given us a green light to attack in the next three months. Israel can't attack without US approval, which is vital both tactically and strategically. At the moment, we don't have that approval," he said.

Eiland provided an alternative forecast, according to which Obama will spend some months assembling an international front aimed at applying real pressure on Teheran to ends its nuclear program, something Bush had so far failed to do.

"To make the pressure on Iran effective, you have to cooperate with states like Russia. But the Russians say, 'Our main problem is that you [the Americans] are deliberately harming our interests by criticizing our internal policies, our actions in Chechnya, and with your attempts to drag neighbors like Georgia and Ukraine into NATO. So long as that's the case, don't expect us to help on Iran.'"

Noting that Russia is continuing to supply Teheran with nuclear technology and economic ties, Eiland said it would be impossible to isolate Iran without Russian assistance. This was all the more true in light of the fact that China and India had signaled that they would follow Russia's guidance over Iran, Eiland added.

"So I assume that the Obama government will correctly recognize the Iranian threat, but it will try to construct an international front," he said.

If, however, that policy failed, Obama could seriously consider using force, or support an Israeli strike several months from now, Eiland said.

Col. (res.) Ephraim Kam, formerly of Military Intelligence's Research Division and currently the deputy head of Tel Aviv University's Institute for National Security Studies, said a number of questions needed to be answered before determining whether a strike could go ahead.

"We don't know what Bush wants. In order to know whether the time is right for an attack, the government must know the stance of the Americans, and the state of our intelligence. Do we have the precise information that we need? What is the evaluation of an Iranian response? Is the Iranian threat existential?" Kam asked.

The government did not have those answers at this time, "hence the decision to attack cannot be made," he said.

Dr. Emily Landau, director of the Arms Control and Regional Security Project at the Institute for National Security Studies, said that aside from the diplomatic situation that altered with Obama's election, she could see no changes in "terms of the pros and cons of Israel taking some kind of action."

"Iran is advancing its program all the time. Where is the exact window of opportunity? I don't think the timing can be so fine-tuned as to give an exact date. It all boils down to the larger question of what you want to gain through military action. And this is the situation we've been faced with for the past few years," she said.

Landau said military action would likely not stop Iran's nuclear program, or even delay it significantly. Much of the talk of a strike formed part of an attempt to pressure Iran, and to keep it thinking that "there was a credible threat there. And the purpose of that is to get Iran to finally negotiate seriously," she said.

An IAF jet.

An IAF jet.
Photo: AP [file]

"Even if military action was used, it would ultimately have to lead to some kind of negotiation to get a deal," Landau said.

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 20:48

Contournement des sanctions? Non, pensez-vous! La Russie est prête à tout pour faire la nique à l'Amérique et rendre le reste du monde, à commencer par l'Europe, dépendant de ses circuits du pétrole et du gaz. Elle entend bien dicter ses conditions, ses tarifs... et ses alliés géostratégiques, avec l'Iran "infréquentable" qu'elle agite comme son "joker", en très bonne place.
Iran, Russia, Qatar create gas venture

DOHA, Qatar, Nov. 12 (UPI) -- Major energy corporations in Iran, Russia and Qatar agreed at a meeting in Doha to establish a joint venture to develop the Iranian South Pars gas field.

Top officials with the National Iranian Oil Co., Qatar Liquefied Gas Co. Ltd. and Russian gas monopoly Gazprom agreed to a 30-30-30 division of shares in a project to produce gas at South Pars and liquefy it at Ras Laffan in Qatar, the Russian daily Kommersant reported Wednesday. The remaining 10 percent of the shares will go to an undisclosed gas trader.

In October, officials from the three countries met to discuss forming a natural gas troika modeled after the Organization of Petroleum Exporting Countries. Iran, Qatar and Russia hold about 60 percent of the world's natural gas reserves.

Project plans include the construction of infrastructure at South Pars and a submarine gas pipeline through the Persian Gulf to Qatar, as well as a liquefied natural gas plant in Ras Laffan.

The South Pars gas field in the Persian Gulf is the largest in the world with nearly 500 trillion cubic feet in reserves.


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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 20:56
Les pays Arabes font part aux Occidentaux de craintes sur l’Iran

Le Point | Reuters

dimanche 9 novembre 2008

Les pays arabes modérés se sont ouverts aux Etats-Unis et à l’Union européenne de leurs inquiétudes concernant l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient. Cet échange a eu lieu à Charm el Cheikh en marge d’une réunion du "quartet" des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient visant à faire le point du processus de paix israélo-palestinien un an après la conférence d’Annapolis.

Ont participé à la discussion sur l’Iran les ministres des Affaires étrangères d’Egypte, des Emirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et de Jordanie ainsi que la secrétaire d’Etat américaine Condoleeza Rice, l’émissaire diplomatique européen Javier Solana et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, dont le pays préside l’UE.

Solana a déclaré aux participants que les négociations des grandes puissances avec l’Iran sur son programme nucléaire étaient "dans une impasse" et qu’il attendait une réponse de son interlocuteur iranien Saeed Jalili à sa proposition de le rencontrer à nouveau, pour la première fois depuis juillet.

Selon un participant à cet échange de vues qui souhaite garder l’anonymat, le chef de la diplomatie jordanienne a surpris par sa vigueur en soulignant que, si le dossier du nucléaire iranien était devenu un problème pour les Occidentaux, "la quête hégémonique de l’Iran" dans la région constituait depuis longtemps aux yeux des Arabes la véritable "crise".

Il a notamment dénoncé l’accroissement de l’influence du régime théocratique de Téhéran en Irak, au Liban, en Syrie et auprès de groupes radicaux palestiniens comme le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

LE MINISTRE RUSSE ABSENT

Selon le même participant, Solana et Kouchner ont semblé surpris de la franchise et de la véhémence des ministres arabes dans la formulation de leurs griefs.

Un responsable américain a pour sa part déclaré que Rice avait pris note de la crainte de la part des pays arabes modérés que l’Occident, et particulièrement les Européens, négligent leurs préoccupations face aux appétits régionaux prêtés à l’Iran chiite.

Selon Solana, cette réunion avec les ministres arabes s’est tenue à leur propre demande à la faveur de la présence dans la station balnéaire égyptienne de la mer Rouge des membres occidentaux du "quartet" de médiateurs pour le Proche-Orient.

Celui-ci est composé des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et des Nations unies. Mais le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui participé à la réunion du "quartet" n’a pas pris part à celle avec les ministres arabes.

Face à Téhéran, Solana représente six puissances - France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine et Russie - qui pressent l’Iran de cesser ses activités nucléaires sensibles sous peine de nouvelles sanctions, auxquelles Pékin et Moscou se montrent toutefois réticents.

Lors de sa première conférence de presse depuis son élection à la présidence américaine, Barack Obama a jugé vendredi "inacceptable" la mise au point éventuelle par l’Iran de l’arme nucléaire et exhorté la communauté internationale à l’empêcher.

Le président du parlement iranien, Ali Larijani, lui a répondu en l’invitant à "un changement changement fondamental" d’attitude, soulignant que "réitérer les objections au programme nucléaire iranien serait accomplir un pas dans la mauvaise direction".

Lors de sa campagne électorale Obama n’a pas exclu de discuter directement avec les dirigeants iraniens, y compris du dossier nucléaire.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 18:24
L’impact de la chute des prix du pétrole sur l’économie de l’Iran (Memri)
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 07/11/08



MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 471

 

La chute du prix du pétrole :
les options de l’Iran

 

Introduction

 

Lors d’une réunion d’urgence de deux heures à Vienne, le 24 octobre, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a décidé de diminuer la production de brut de 1.5 million de barils par jour, à partir du mois de novembre.

La réduction de la production est la réponse de l’OPEP à l’effondrement des prix du brut, qui atteignaient 147 dollars le baril en juillet dernier, s’établissent désormais à moins de 60 dollars le baril et semblant devoir continuer à baisser. Cette réduction de la production est un compromis entre certains pays de l’OPEP, principalement l’Iran et le Venezuela, qui demandaient une diminution de 2.5 millions de barils par jour, et le principal producteur, l’Arabie saoudite, qui a refusé d’être entraîné dans une situation contraire à ses intérêts nationaux et stratégiques.

 

La position saoudienne

Depuis des semaines, les "faucons" de l’OPEP appellent à la réduction de la production de pétrole afin de stabiliser les prix et peut-être même d’établir un prix plancher entre 70 et 100 dollars le baril. Leur voix s’est fait de mieux en mieux entendre jusqu’à la réunion, les Saoudiens étant délibérément restés silencieux sur le sujet.

Il y a deux raisons à ce silence délibéré. La raison mineure est le refus manifeste des Saoudiens d’afficher la moindre collaboration avec des personnages tels que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le président vénézuélien Hugo Chavez, deux révolutionnaires anti-américains dont les politiques sont vouées aux gémonies par les Saoudiens conservateurs. La raison principale est l’anticipation par l’Arabie saoudite d’un éventuel conflit avec l’Iran, son rival du Golfe. Les Saoudiens sont préoccupés depuis plusieurs années maintenant par l’influence stratégique grandissante de l’Iran et ses desseins d’hégémonie régionale dans le Golfe et dans nombre de pays arabes, au premier rang desquels l’Irak, la Syrie et le Liban.

La baisse brutale des prix du pétrole fournit aux Saoudiens l’occasion de nuire à l’Iran et de contrarier ses ambitions d’hégémonie régionale - en conservant un niveau de production élevé et des prix bas. De manière concrète, la subtile arme saoudienne contre l’Iran est au moins aussi puissante que les sanctions des Nations unies et des Etats-Unis réunies. Un Iran plus faible économiquement signifie un Iran plus faible politiquement et stratégiquement, et en conséquence une moindre menace pour la région du Golfe.

 

Une nouvelle source de conflit entre l’Iran chiite et nombre de pays sunnites au Moyen-Orient (principalement l’Arabie Saoudite, mais également l’Egypte, la Jordanie et les pays arabes du Golfe) est dernièrement apparue. Ces pays sont préoccupés par les tentatives iraniennes de prosélytisme chiite à grande échelle chez les sunnites, le chiisme étant perçu par la majorité des sunnites, et plus particulièrement par les wahhabites en Arabie saoudite, comme une fausse religion dont les pratiquants sont des apostats.

 

Les implications de la baisse des prix du pétrole

Selon une étude récente du Fonds monétaire international (FMI), pour que l’Iran équilibre son budget, le prix du pétrole brut ne doit pas descendre en dessous de 95 dollars le baril. Le chiffre correspondant pour l’Arabie saoudite est de 50 dollars le baril, et il est encore plus bas pour les Emirats arabes unis et le Qatar. Il faut garder à l’esprit que le pétrole iranien est meilleur marché que le « West Texas Intermediate », de meilleure qualité.

Les pays dont l’économie repose sur les ressources naturelles, telles que le pétrole, mettent généralement en place un fonds de stabilisation afin de conserver des profits occasionnels, tels ceux engrangés lorsque le baril de pétrole dépassa les 140 dollars - pour pouvoir les utiliser en cas de choc économique, comme un brusque déclin du prix de la ressource.

L’Iran a établi un tel fonds, devant être géré par sa banque centrale. Il est apparu, cependant, que le président Ahmadinejad a puisé trop souvent dans cette caisse, causant la démission de deux gouverneurs de la Banque centrale d’Iran en à peine plus d’un an. Le montant des avoirs du fonds de stabilisation iranien sont tenus secrets ; cependant, un membre du Majlis (parlement) a récemment révélé que le pays disposait d’une réserve de 7 milliards de dollars, ce qui ne pourrait couvrir plus que le coût des importations d’essence sur un an.

La chute brutale des prix du pétrole limitera la capacité d’Ahmadinejad de tenir sa promesse électorale d’aider financièrement les ménages iraniens. Pour l’année iranienne passée (s’étalant de mars 2007 à mars 2008) les revenus pétroliers iraniens ont été estimés à 80 milliards de dollars. Si les prix demeurent à leur niveau actuel de 60 dollars le baril, les revenus iraniens de l’année à venir devraient diminuer pour atteindre 64 milliards, signifiant un déficit budgétaire compris entre 7 et 30 milliards. Les sanctions des Etats-Unis et des Nations unies contraindront l’Iran à recourir à des moyens détournés pour répondre à ses besoins. La presse iranienne a dernièrement produit des articles aux titres aussi peu équivoques que « La fin de la fête du pétrole », ou « La faillite de l’OPEP ». (1)

 

Les options de l’Iran

Les revenus pétroliers constituent 80% des échanges de l’Iran. Si les prix du pétrole continuent à plonger dans le contexte de la crise économique mondiale – une crise qui n’en est peut-être qu’à ses débuts –, l’Iran, à la différence des pays arabes producteurs de pétrole disposant de solides fonds souverains pour atténuer les effets de la crise sur leurs économies nationales, pourrait avoir à affronter des événements déstabilisants menaçant la survie du régime.

Sur le front économique, l’Iran pourrait recourir à la suppression des subventions sur le pétrole et restreindre l’importation de biens de consommation non essentiels afin de conserver des devises étrangères. En réalité, les nouvelles parvenant d’Iran la semaine dernière suggèrent que les deux mesures sont prises en considération.

L’Iran pourrait également réintroduire une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 3%, qu’il a été obligé de suspendre après que les commerçants, dans les bazars politiquement influents, eurent fermé leurs magasins en signe de protestation, arguant que la TVA aggraverait l’inflation qui atteignait déjà 29.6% en octobre. (2)

Le prix du pétrole est déterminé par les facteurs jumeaux que sont l’économie et la psychologie. Les facteurs économiques sont déterminés par l’offre et la demande, et lorsque la demande chute, les prix suivent rapidement. Mais les prix du pétrole sont également sensibles aux facteurs psychologiques, tels que la perception de menaces pesant sur les routes d’approvisionnement ou les fournisseurs. Dans le dernier cas, l’Iran peut chercher à générer une crise qui ramènerait les spéculateurs pétroliers en nombre et engendrerait une hausse des prix. Ainsi, l’Iran pourrait choisir l’une des options suivantes pour détourner le mécontentement national vers l’extérieur et engranger simultanément des gains économiques:

Premièrement, l’Iran pourrait susciter une escalade du conflit en Irak, ce qui priverait le marché de l’approvisionnement des 1.5 ou 2 millions de barils par jour de l’indispensable brut léger de Bassora. Le religieux chiite Moqtada Al-Sadr, avec son Armée du Madhi financée par l’Iran, est un fauteur de trouble potentiel capable de mener une telle mission pour le compte de l’Iran. Celui-ci pourrait utiliser ses nombreux agents au Sud de l’Irak pour saboter les pipelines qui acheminent le pétrole irakien vers le port d’Oum-Qasr. Dans une tentative désespérée, l’Iran pourrait causer un incident avec l’un des navires américains patrouillant près des plates-formes pétrolières irakiennes.

Deuxièmement, les Gardiens de la Révolution pourraient saboter un pétrolier dans le détroit d’Hormuz au prétexte fragile que le navire aurait violé les eaux territoriales iraniennes. Un tel acte accroîtrait sensiblement les tensions et augmenterait considérablement les primes d’assurance ou découragerait les pétroliers de transporter le pétrole du Golfe.

Troisièmement, l’Iran pourrait être l’instigateur d’un conflit entre Israël et le Hezbollah, qui ferait plonger le Moyen-Orient dans un nouveau conflit militaire susceptible d’impliquer la Syrie (l’allié stratégique de l’Iran dans la région). Les conflits armés au Moyen-Orient se traduisent rapidement par une augmentation des prix du pétrole, avec ou sans récession. (3)

 

© MEMRI

 

 

(1) Al-Sharq, Qatar, 24 octobre 2008

(2) Le régime peut également ne rien faire, expliquant aux Iraniens que les difficultés économiques sont issues d’un malaise mondial et que la situation est incontrôlable.

(3) L’Iran pourrait également accélérer son programme nucléaire, allant jusqu’à dévoiler ou tester l’un de ces éléments nucléaires afin de causer une confusion internationale. Ce scénario ne semble pas des plus probables mais n’est pas impossible s’agissant d’un régime à l’idéologie extrémiste, qui combat pour sa survie.

 


Pour consulter l’intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d’accès, visiter le site
www.memri.org/french.

Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.

Le MEMRI détient les droits d’auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu’avec mention de la source.

 

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Mis en ligne le 7 novembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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