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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 15:31

 

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Le Général américain Martin Dempsey rencontre le PM Netanyahu à Jérusalem, dans le rôle de composition du vrai meilleur copain un peu psychorigide et franc comme une bûche.

 


 

 

Dans son message le plus brut de décoffrage, l’Administration sous l’égide d’Obama a solennellement déclaré qu’Israël est absolument seul à bord, s’il décide de régler le problème du programme nucléaire iranien par une intervention militaire. Jeudi 30 août, le Général Martin Dempsey, Président du bureau des chefs d’Etat-Major, a illustré cette vision pour la troisième fois en autant de semaines, réaffirmant qu’une attaque israélienne « retarderait certainement, mais ne détruirait probablement pas le programme nucléaire iranien ».

 

Mais, cette fois, s’adressant aux journalistes, à Londres, il a ajouté, visiblement très agacé : « Je ne veux pas être leur complice [d’Israël] si jamais ils décident de le faire ».

 

Dempsey a, ensuite, stupéfait son auditoire, en déclarant qu’il ne savait pas quelles étaient les intentions nucléaires de l’Iran, « puisque les renseignements n’ont pas révélé ces intentions ». « Ce qui est évident, a-t-il dit, c’est que le travail de la « Communauté Internationale », qui fait pression sur l’Iran, « pourrait être défait, si l’Iran était attaqué prématurément ». On devrait donner leur chance aux sanctions contre l’Iran, qui sont en train de porter leurs fruits et d’avoir un impact, -selon lui-, avec de bonnes probabilités de réussir ».

 

Mais, le timing choisi par le Général pour se permettre de tels propos tombe plutôt à plat. A l’heure où il faisait sa déclaration, l’Agence Internationale à l’Energie Atomique exposait justement son dernier rapport, mentionnant un bond en avant de 31% de l’Iran dans la production d’uranium enrichi à 20%, passant de 145 kgs en mai à 189, 4, actuellement.

 

Il devenait, par conséquent, évident comme le nez au milieu de la figure, pour le monde entier, que l’Iran n’a pas subi la moindre inflexion d’un iota du fait des sanctions, qui ralentirait son galop vers l’obtention de la capacité de produire des armes nucléaires. Une course qui se poursuivra aussi longtemps que rien n’est entrepris pour la stopper –ni même la retarder- dans sa progression.

 

 

Les remarques à contretemps de Dempsey, pensent les sources militaires de Debkafile, constituent le signe le plus clair que le Président Obama en a vraiment assez d’entendre parler de l’Iran et de ses aspirations nucléaires. Il veut qu’on le laisse seul juge de ses propres évaluations et décisions, quel que soit le type de renseignements qu’on met devant lui – même s’il peut se montrer bien trop lent à empêcher l’Iran de devenir une puissance dotée de l’arme nucléaire.

 

Israël, qui est dans la ligne de mire directe d’une menace iranienne de destruction, s’est, par conséquent fait gifler en public par son meilleur ami. On a clairement voulu montrer au Premier ministre Netanyahou, au Ministre de la Défense, Ehud Barak, ainsi qu’à leurs prédécesseurs qu’ils ont perdu trois bonnes années à produire des efforts inlassables pour résoudre le problème du péril nucléaire iranien, de concert avec cet ami. Washington les a, purement et simplement, abandonnés à leur sort.

 

 

Debkafile suggère qu’à moins que le Général Dempsey ait improvisé (c’est peu probable), il devrait certainement avoir obéi à une consigne de la Maison Blanche – même si Washington a trouvé bon d’émettre un peu plus tard une remarque d’apaisement. Cette directive aurait pu être précipitée par une information qu’Israël est sur le point d’attaquer l’Iran, ce qu’Obama cherche à éviter.

 

Le dernier rapport trimestriel de l’AIEA, publié jeudi, doit avoir sérieusement embarrassé l’Administration Obama, en faisant la preuve de l'absurdité de sa dépendance vis-à-vis de la diplomatie et des sanctions. Le Premier soldat US doit avoir été prélablement déployé pour une réponse autoritaire.

 

 

Mais, au moins, ce sont les dirigeants iraniens qui doivent rire à gorges déployées, face aux efforts futiles de l’Amérique pour les isoler, alors qu’ils foncent vers leur objectif nucléaire, tout en tenant tribune, à Téhéran, la vitrine du Sommet des Non-Alignés, auquel assistent des dizaines de dirigeants mondiaux.

 

http://www.debka.com/article/22322/Top-US-soldier-%E2%80%9CI-don%E2%80%99t-want-to-be-complicit%E2%80%9D-if-Israel-attacks-Iran

 

DEBKAfile Reportage Spécial 31 août2012, 9:20 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 19:02

 

 

Dong-Feng-21D (Copier)

 

Des missiles chinois Dong-Feng 21 à capacité nucléaire.

 

 

 

La Maison Blanche a fixé un rendez-vous pour des pourparlers entre le Président Barack Obama et le Premier ministre Binyamin Netanyahou le 27 septembre, selon les sources à Washington de Debkafile. Netanyahou passera dix jours aux Etats-Unis, au cours desquels il s’adressera à l’Assemblée Générale de l’ONU et lancera la contre-attaque d’Israël contre les thèmes violemment antisémites de la propagande anti-israélienne des responsables du régime de Téhéran.


Cet agenda indique que le premier ministre est prêt à s’accommoder des desideratas du Président Obama, en reportant, une fois encore une attaque israélienne contre le programme nucléaire iranien, au moins jusqu’après l’élection présidentielle du 6 novembre.

 

 

Il va sans dire que Netanyahou ne fixerait pas de date pour une rencontre avec Obama, au lendemain d’une attaque, ni que le Président serait, alors, en mesure de le recevoir. Si c’était le cas, il n’y aurait plus grand-chose à discuter entre eux.

 

 

Obama a tenu bon, face aux coups de semonce d’un certain nombre d’éditorialistes et d’analystes stratégiques américains influents, qui l’ont exhorté à offrir à Israël un engagement solennel de lancer une offensive préventive américaine contre l’Iran, à la tribune de la Knesset, comme un moyen de suspendre toute action militaire de la part du gouvernement Netanyahou, durant l’automne 2012. Une autre suggestion consistait à exposer formellement ses plans pour une action militaire, devant le Congrès américain, si l’Iran persistait à accélérer le développement de ses capacités à obtenir des armes nucléaires.

 

Obama a rejeté ces deux suggestions – et l’Iran continue d’accélérer son avance vers l’obtention de l’arme nucléaire, sans être le moins du monde inquiété.


Jeudi, des diplomates proches de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, à Vienne, ont dévoilé que l’Iran avait installé 1000 nouvelles machines à enrichir l’uranium dans ses installations souterraines fortifiées de Fordow, et qu’il étendait sa production vers l'uranium raffiné à 20%.


Des experts, qui ne sont pas liés par les contraintes diplomatiques de l’AIEA, ont révélé que l’enrichissement s’était orienté vers les 30%, il y a quelques mois, et était désormais sur la voie des 60%. Au moins 3000 centrifugeuses tournent désormais à plein régime, à Fordow.

 

 

Israël a récemment transmis des informations à Washington, démontrant que l’Iran avait déjà développé une bombe radioactive (“sale”).


Pourtant, les porte-parole officiels américains poursuivent leurs intonations, d’après lesquelles, il reste encore du temps pour la diplomatie – même après que toutes les parties aient admis que les pourparlers entre les six puissances mondiales et Téhéran ont été irrémédiablement rompus  il y a plusieurs semaines. Et vendredi 24 août, sept heures de négociation entre les représentants de l’AIEA et l’Iran n’ont pas réussi à ébranler l’opposition implacable de l’Iran à la moindre réduction dans ses menées nucléaires, ainsi qu’à la moindre transparence les concernant.


On ne peut qu’en conclure que, même après que l’Iran aura la bombe, le mantra : « il reste encore du temps pour la diplomatie » continuera d’être diffusé à pleines bouches par les responsables américains et que le dialogue entre Washington et Téhéran filera bon train, éventuellement par de nouveaux canaux, comme c’est déjà le cas avec Pyongyang.

 

 

Après leur rencontre", le Président américain pourrait gratifier le Premier ministre israélien d’une déclaration un peu plus affirmée, concernant l’Iran, comme une sorte de prix de consolation pour sa retenue. Mais cela ne changera rien au fait qu’aucun n’aura levé le petit doigt pour stopper l’Iran nucléaire, tous deux préférant se plier à des pressions et autres considérations de politique intérieure.

 

Leur inaction a apporté à deux dirigeants du Moyen-Orient un coup de pouce majeur, et les a incités à aller de l’avant dans leurs propres initiatives nucléaires :


 

En mars dernier, le Prince saoudien Bandar bin Sultan, qui a récemment été désigné chef des renseignements généraux, s’est rendu secrètement à Pékin et en est revenu avec le consentement du Président chinois Hu Jintao, qu’il vendrait à l’Arabie Saoudite des missiles balistiques CSS-5 Dong-Feng 21 MRBM. Il s’est aussi dit d’accord d’envoyer des ingénieurs et techniciens nucléaires chinois, afin d’aider l’Arabie Saoudite à développer  l’enrichissement d’uranium et d’autres capacités de production nucléaire.


 

Cette avancée technologique est déjà en pleine évolution à la Cité des Sciences et Technologies du Roi Abdulaziz, près de Riyad.

 

 

Au cours des toutes dernières semaines, le Prince héritier Salman a lancé des négociations avec Téhéran, en vue d’établir un pacte de non-agression et d’autres accords couvrant une coopération bilatérale, dans le dos des Américains, sur des sujets brûlants, tels que la Syrie.


Il devrait être évident, à partir de ces seules évolutions, que la course à l’armement atomique au Moyen-Orient, qu’aussi bien le Président Obama que le Premier ministre Netanyahou admettent qu’elle serait déclenchée par le fait que l’Iran obtienne la bombe, à moins qu’il n’en soit empêché, bat son plein, un fait dont ils se sont bien gardés d’en informer l’opinion publique dans les deux pays.


Mais il y a pire encore :


En poste depuis moins de trois mois, le Président égyptien Mohamed Morsi marche dans les traces des Saoudiens : il démarrera son premier cycle de voyages à l’étranger, la semaine prochaine, par une visite à Pékin, où il espère prendre exemple sur le projet nucléaire saoudien. Puis, il atterrira à Téhéran, pour assister ostensiblement à un sommet de l’Organisation des Non-Alignés, qui s’ouvre le 26 août, mais afin d’y cultiver, par la même occasion des relations avec Téhéran, en vue d’une action commune au Moyen-Orient.

 

 

Il a préparé le terrain pour cela en proposant la création d’un nouveau “groupe de contact”, composé de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite, de l’Iran et de la Turquie, afin de démêler le conflit syrien, une fois encore dans le dos des Américains.


L’hypothèse optimiste selon laquelle le Président égyptien devra danser au son de la musique jouée par Washington, s’il veut obtenir une assistance économique, s’avère infondée.

 

Et Obama a les mains liées :

 

 

En juin 2009, il a lié la politique moyen-orientale de son Administration à raccommoder les relations américaines avec les Frères Musulmans. Aujourd’hui, il peut difficilement affamer l’Administration du Caire en lui comptant chichement son aide financière. Et le Président égyptien est sur son petit nuage. Certain qu’il peut encore aller plus loin, il peut même proclamer depuis Téhéran que les deux nations ont décidé de reprendre des relations diplomatiques, après les avoir rompues durant 31 ans.


Cet enchaînement d’évènements confronte Israël à trois situations difficiles :

 

1.  Même si Riyad, le Caire et Téhéran s’avèrent incapables d’aller jusqu’au bout de leurs efforts pour se mettre d’accord, le fait demeure que l’Arabie Saoudite et l’Egypte ont montré le visage de la détente envers Téhéran.


2.  L’Arabie Saoudite et l’Egypte sont en route pour fabriquer une bombe nucléaire, bien que l’Egypte en soit encore loin derrière.


3.
Au cours des cinq semaines qui restent avant la rencontre Obama-Netanyahou, l’Iran, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et la Chine auront avancé avec vigueur pour concrétiser leurs buts stratégiques, militaires et nucléaires, alors que les Etats-Unis et Israël resteront dans les starting-blocks, englués dans leurs discussions oiseuses et interminables pour savoir qui va aller frapper l’Iran, si jamais cela devait se produire un jour.

 

DEBKAfile Reportage exclusif 25 août 2012, 12:43 PM (GMT+02:00)

 
 
Adaptation : Marc Brzustowski. 
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 18:14

 

 

Analyse de Dario S. (Rome)

L’Iran mène sa première attaque contre l’Arabie saoudite et menace, le Hezbollah se renforce à Gaza : vers un embrasement généralisé ?

http://mediarabe.info/spip.php?article2218

A travers Aramco, c’est l’économie mondiale qui est visée

vendredi 24 août 2012 - 13h50, par Dario S. (Rome)

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Selon la presse britannique, le Guide iranien, Ali Khameneï, a demandé aux Gardiens de la Révolution de s’en prendre aux intérêts des pays accusés de soutenir la révolte syrienne. Depuis, l’Arabie saoudite a subi une première attaque informatique d’envergure, qui a failli provoquer une véritable crise mondiale. Le Hezbollah, qui alimente l’embrasement de Tripoli, au nord du Liban, s’infiltre aussi dans le Sinaï et à Gaza, en prévision d’une guerre imminente avec Israël, sur fond de crise syrienne et de nucléaire iranien.

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Selon le site « Middle East Transparent », « des sources saoudiennes officielles de la sécurité informatique accusent l’Iran d’avoir mené une violente cyber-attaque contre les installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco, durant le congé de Aïd el-Fitr ». Selon les mêmes sources, « l’enquête a identifié des dizaines d’employés de la compagnie, qui sont de nationalité saoudienne et libanaise, soupçonnés d’être impliqués dans cette agression planifiée par l’Iran ». Et d’ajouter que « plus de 70 personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’avoir fourni aux Iraniens les codes de sécurité du réseau informatique d’Aramco, permettant l’introduction d’un virus sur le réseau et le serveur principal. L’attaque qui s’est produite quelques minutes avant le début du congé lié à Aïd el-Fitr, était destinée à détruire l’ensemble du réseau interne d’Aramco et de paralyser la production de pétrole en Arabie saoudite. Mais les techniciens de la compagnie ont déconnecté les unités touchées et réussi à stopper la progression du virus. Ils ont ainsi protégé l’ensemble du réseau, la chaîne de commandement et l’outil de production ».

Si l’ensemble du réseau a été sauvé, une source d’Aramco reconnait en revanche que les dégâts sont importants. Un responsable exécutif de la compagnie saoudienne souligne de son côté que « l’attaque a été commanditée par l’Iran et exécutée par une vingtaine d’employés de la compagnie ». Les Saoudiens rappellent que l’Iran avait mis en garde l’Arabie contre toute augmentation de sa production pétrolière en vue de combler le manque dû à l’embargo imposé sur Téhéran. L’Arabie est passée outre ces menaces en mettant sur le marché plus de 10 millions de barils par jour, afin de satisfaire la demande et de limiter la hausse des prix du pétrole, au moment où l’économie mondiale tourne au ralenti. Or, le maintien des prix à un niveau acceptable, confirmé par le ministre saoudien du Pétrole lors des dernières réunions de l’OPEP à Vienne, vise à asphyxier l’économie iranienne. Téhéran a riposté en s’en prenant à l’Aramco, et à travers elle à l’économie mondiale. Car, selon les spécialistes, « toute atteinte à la production saoudienne conduit automatiquement à une pénurie de pétrole, au niveau mondial, suivie d’une flambée des prix et d’une crise économique insurmontable ».

Ces informations semblent ainsi confirmer les révélations de la presse britannique de cette semaine, selon laquelle « le Guide Ali Khameneï a donné ses ordres aux Gardiens de la Révolution, et plus particulièrement aux Brigades Al-Quds (bras extérieur des Pasdarans), de s’en prendre aux intérêts des pays arabes et occidentaux qui soutiennent la révolte syrienne ». Et ce, pour inverser la situation en faveur de son allié Bachar Al-Assad. Car la chute de ce dernier aura des conséquences graves sur l’Iran et le Hezbollah. Rappelons qu’à travers le Hezbollah, l’Iran dispose de cellules dormantes dans une quarantaine de pays.

Bien que la cyber-attaque iranienne ait visé Aramco, c’est le monde entier qui a été ciblé à travers l’Arabie saoudite. Mais l’Iran ne menace pas seulement l’économie, considérée comme le nerf de la guerre. Les cellules terroristes dormantes, iraniennes, syriennes et du Hezbollah, seraient également sollicitées dans ce vaste projet. La Turquie n’exclut pas une implication syro-iranienne dans l’attentat de Gaziantep, lundi dernier. D’autant plus que le PKK a démenti toute responsabilité. Selon le quotidien « Asharq Al Awsat », les autorités du Bahreïn ont saisi, à la veille de l’Aïd el-Fitr, plusieurs centaines de cocktails Molotov prêts à l’emploi, accusant des activistes chiites, liés à l’Iran, de vouloir reprendre leur campagne de déstabilisation de la monarchie. La province est de l’Arabie est, elle aussi, le théâtre d’émeutes régulières, impliquant des activistes chiites.

C’est dans le cadre des menaces iraniennes qu’il convient d’interpréter les manœuvres de grande envergure réalisées la semaine dernière par le Hezbollah au Liban. Selon le quotidien libanais Al-Joumhouria, le parti chiite a mobilisé plus de 10.000 combattants d’élite lors de ces manœuvres, supervisées personnellement par Hassan Nasrallah. Les cadres du Hezbollah ont également changé de domicile, en prévision d’une nouvelle guerre contre Israël qui pourrait éclater dès que l’ordre en sera donné par Téhéran. « Al-Joumhouria » ajoute que « depuis que la direction du Hamas palestinien a quitté la Syrie et pris ses distances avec le dictateur Assad, le Hezbollah tente de remplacer le Hamas par le Djihad islamique palestinien dans son dispositif régional d’encerclement d’Israël. A ce sujet, le quotidien koweïtien Al-Seyassah d’hier jeudi affirmait que « le Hezbollah est impliqué dans les événements du Sinaï. La cellule libanaise dirigée par l’un des cadres du Hezbollah, Ziad Al-Kachache, aurait été infiltrée dans le Sinaï à la demande de Talal Hamieh, responsable des opérations extérieures du Hezbollah. Leur mission serait double : perturber les relations entre l’Egypte et Israël ; et mettre sur pied un dispositif lié au Hezbollah à Gaza, afin de prendre l’Etat hébreu en tenaille. D’ailleurs, depuis l’intervention de l’armée égyptienne, Al-Kachache et ses hommes se seraient repliés à Gaza à travers les tunnels ».

L’Iran et Israël sont ainsi engagés dans une course contre la montre. Téhéran tente d’accélérer son programme nucléaire et d’atteindre un point de non-retour avant les élections américaines de novembre prochain. Tel-Aviv menace de frapper les installations iraniennes en profitant justement du temps mort américain précédant les élections. Mais pour l’en empêcher, les Iraniens s’apprêtent à embraser la région. La cyber-attaque contre l’Arabie saoudite et l’embrasement de Tripoli, au Nord du Liban, à travers les Alaouites, alliés du Hezbollah et de Bachar Al-Assad, ne seraient qu’un début.

Dario S.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 11:12

 

 


 

 

Le Président Barack Obama et le Premier Ministre Binyamin Netanyahou ont échangé des milliers de mots, au cours de leur controverse au sujet d’une frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. Pour une fois, leurs argumentaires ont étouffé l’insupportable ambition de la République Islamique de détruire Israël –quoi qu’il advienne. Pourtant, ce message, qui n’ont cessé d’hurler les dirigeants iraniens, au cours de la semaine dernière – avant et après le Jour d’Al Qods – était tout simplement celui qui suit : Israël doit être détruit, indépendamment du fait de savoir si oui ou non il attaquera la République Islamique. Le Président Mahmoud Ahmadinedjad a été acclamé par un demi-million de manifestants, qui criaient : « « Mort à Israël ! Mort à l’Amérique !, lorsqu’il a déclaré qu’Israël est une « tumeur cancéreuse » qui serait bientôt extirpée du Moyen-Orient. Il a désigné « l’existence du Régime Sioniste comme une insulte à l’humanité ».

 

 

L’Ayatollah Ali Khamenei a dit, pour sa part : “Le (régime) Sioniste imposteur disparaîtra du paysage géographique ».

 

Et bien que tous deux ont essuyé les sévères rebuffades des dirigeants du monde entier pour leurs invectives violentes, elles ont continué de déferler à Téhéran, au cours d’un commentaire du chef des forces aérospatiales du Coprs des Gardiens de la Révolution, le Général de Brigade Amir Hajizadeh, qui a ajouté qu’une attaque israélienne serait « la bienvenue, car elle serait le bon prétexte pour se débarrasser d’Israël pour de bon ».

 

Le nouveau Ministre de la Défense du territoire, Avi Dichter a posé l’équation avec son franc parler : Alors que la Syrie, le Liban et Gaza représentent pour Israël, une menace stratégique à laquelle il est confronté, l’Iran met directement en péril notre existence même ». Certaines sources au sein du renseignement occidental se sont rappelées un discours du Premier ministre d’Israël Binyamin Netanyahou, en 2006, lorsqu’il avait cité un survivant de la Shoah, qui disait : « La leçon la plus importante que je tire de la Shoah, c’est que si quelqu’un vous dit qu’il va vous exterminer, croyez-le sur parole. Et j’ajoute à cela : croyez-le et stoppez-le ! ».

 

Six ans plus tard, ces sources suggèrent aujourd’hui, alors que le 1er soldat d’Amérique, le Général Martin Dempsey a émis l’opinion qu’Israël ne pouvait plus détruire la capacité de l’Iran à obetenir l’arme nucléaire, mais seulement la reporter, que Netanyahou pourrait vouloir aller plus loin . Non seulement les stopper, mais les éliminer. Elles emploient, tout simplement, le terme de « décapitation ».

 

 

Elles font ainsi allusion au long palmarès du Mossad israélien, et à ses opérations secrètes et ciblées, visant à régler leur compte à des exterminateurs passes et potentiels : le Mossad a capturé le criminel nazi Adolf Eichmann, lors de « l’Opération Finale ».

 

Dans les années soixante-dix, Golda Méïr avait ordonné l’Opération « Colère de D.ieu », visant à traquer et à éliminer un par un les assassins du groupe « Septembre Noir » qui avaient massacré les 11 sportifs israéliens, lors des jeux olympiques de Munich, en 1972.


En février 2008, le Commandant en chef des opérations terroristes de l’Iran, Imad Mughniyeh, du Hezbollah, était liquid à Damas, achevant ainsi une carrier sanglante d’assassinats, de terrorisme et d’enlèvements contre des cibles américaines ou d’autres pays occidentaux (dont la France), autant qu’israéliennes.


Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, connaît le prix à payer : il a passé six ans caché au fond d’un bunker fortifié, prenant grand soin à ne jamais programmer ses discours inflammatoires appelant à la destruction d’Israël, enh public, mais seulement par le biais de vidéos.


On ne peut écarter, à ce point, qu’Israël puisse décider de déstabiliser le programme nucléaire de l’Iran en se lançant à la poursuite de ses dirigeants.

 

http://www.debka.com/article/22293/Iranian-leaders-in-Israel%E2%80%99s-sights-after-calling-for-its-destruction

 

DEBKAfile DEBKA Video 21août  2012, 5:57 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:27

En juillet 2011, Laurent Fabius l’avait suggéré

Liban : le Hezbollah met en péril le secteur bancaire. Washington saisit 150 millions de dollars

Les Etats-Unis accentuent les pressions sur le Hezbollah et ses trafics en tous genres

lundi 20 août 2012 - 23h30, par Mediarabe.info

 

http://mediarabe.info/spip.php?article2212

 

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L’annonce par les autorités américaines de la saisie de 150 millions de dollars soupçonnés d’appartenir au Hezbollah, inquiète le secteur bancaire libanais. D’autant plus que le secret bancaire garanti au Liban expose les banques à toutes sortes d’accusations, qu’elles soient fondées ou non. De ce fait, les professionnels redoutent les conséquences de la procédure américaine.

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La saisie de 150 millions de dollars appartenant au Hezbollah, selon Washington, fait suite à une longue procédure qui a visé la Banque Libano-Canadienne, surveillée depuis plusieurs années au même titre que les réseaux de trafics de drogues liés au Hezbollah, en Amérique du Sud, en Amérique Centrale et en Afrique de l’Ouest.

La Banque Libano-Canadienne était en effet soupçonnée de faciliter le blanchiment d’argent pour le compte d’organisations liées au Hezbollah. Le Gouverneur de la Banque Centrale libanaise, Riad Salameh, avait durement défendu ce secteur et le secret bancaire, et réussi à limiter les dégâts grâce à l’achat, en 2011, de la Banque Libano-Canadienne par la Société Générale de Banque (filiale libanaise de la banque française). La transaction avait suscité plusieurs réactions et des protestations...

Mais les ramifications financières du Hezbollah, indispensables pour remédier au tarissement des financements iraniens, Téhéran souffrant aussi des sanctions, ont nécessité le renforcement de la surveillance par les Etats-Unis. Washington affirme que l’argent était viré depuis le Liban jusqu’aux Etats-Unis, où il servait à acheter des voitures d’occasion qui étaient ensuite acheminées en Afrique de l’Ouest (qui abrite une forte communauté chiite libanaise), où elles étaient revendues. Les bénéfices étaient ainsi reversés au Hezbollah. Entre 2007 et 2011, près de 330 millions de dollars ont ainsi été transférés du Liban vers les Etats-Unis pour financer ces activités. Or, la Société Générale de Banque au Liban, qui a repris la banque Libano-Canadienne en 2011, servait d’intermédiaire à ce trafic.

A Beyrouth, les économistes redoutent les retombées des pressions américaines sur le secteur bancaire. Au moment où l’économie tourne au ralenti en raison de l’instabilité politico-sécuritaire liée à la crise syrienne et aux groupes armés incontrôlables (de l’aveu de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah), l’affaire de l’ex-Banque Libano-Canadienne risque de donner le coup de grâce à la dernière activité encore productive.

Rappelons que l’actuel ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, alors dans l’opposition, avait plaidé en juillet 2011, pour un renforcement des sanctions économiques et financières sur le Liban et l’Iran, et plus particulièrement sur les banques qui contournent l’embargo visant la Syrie et qui servent de poumon économique au régime de Bachar Al-Assad. Les banquiers libanais craignent de faire les frais d’un tel scénario.

Mediarabe.info

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:25

Après l’Afrique de l’Ouest, le Maroc et l’Algérie

La percée présumée du chiisme en Tunisie suscite l’inquiétude et alimente l’hostilité à l’Iran

http://mediarabe.info/spip.php?article2215

Le gouvernement est invité à fermer le centre culturel iranien

mardi 21 août 2012 - 22h41, par Mediarabe.info - Rome

Logo MédiArabe.Info

Depuis plusieurs années, l’Iran a accéléré l’exportation du chiisme en Afrique de l’Ouest, soit à travers le Hezbollah et la diaspora libanaise chiite, soit à travers les investissements iraniens (Sénégal notamment). Le Maroc a dû rompre ses relation avec l’Iran, et l’Algérie a accentué sa vigilance face au phénomène. Aujourd’hui, c’est la Tunisie qui serait la nouvelle cible de Téhéran.

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Selon plusieurs sources tunisiennes, les affrontements qui ont eu lieu à Gabès et Bizerte, vendredi dernier, ont opposé deux groupes islamistes, l’un sunnite d’obédience salafiste, l’autre chiite, proche de l’Iran. Ce dernier est accusé d’être financé par le centre culturel iranien à Tunis dans le cadre de l’exportation du chiisme et de la révolution iranienne.

Ce mardi, le président de la Ligue pour la lutte contre le chiisme, Ahmed ben Hassana, a appelé sur les ondes de la radio privée Shems FM, à la fermeture du centre culturel iranien. Il a ajouté que l’organisation « Ahl el bayt », proche de la République islamique d’Iran, a incité les gens à sortir manifeste leur soutien pour la Palestine à l’occasion du dernier vendredi du Ramadan, décrété par l’ayatollah Khomeiny « Journée internationale Al-Quds ». Mais en réalité, il s’agit selon ben Hassana, d’une démonstration de loyauté envers l’Iran.

Ben Hassana a appelé le gouvernement tunisien à réagir et à fermer le centre culturel iranien qui vise à propager la confession chiite en Tunisie, et à arrêter toute collaboration culturelle avec Téhéran.

Les Tunisiens sont divisés quant à cette évolution. Certains ont vivement réagi contre la chiitisation ; d’autres se sont emportés contre les appels à lutter contre le chiisme ; une partie estime que le peuple tunisien n’a jamais connu de telles tensions confessionnelles, et regrette que cette évolution détourne l’opinion des véritables problèmes économiques auxquels elle est confrontée ; une partie dénonce davantage la percée salafiste, l’attribuant aux financements des pays du Golfe, que les conversions au chiisme. Pour cette dernière catégorie, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah (qui représentent l’axe chiite) ont honoré la Nation islamique en infligeant une défaite à l’armée israélienne.

Pour rappel, il convient de lire ou relire nos différents dossiers sur l’exportation du chiisme dans le monde, et particulièrement en Afrique :

L’Afrique du Nord est une cible de choix de la Révolution chiite iranienne. Lancement réussi du premier journal chiite au Maroc (19 mai 2008)

L’influence de l’Iran sur l’Afrique ne se dément plus. Téhéran finance les conversions au chiisme (25 mai 2008)

Le Hezbollah complètement mis à nu par l’Egypte. Mais il n’est pas très joli à voir (15 avril 2009)

Mediarabe.info

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 08:35

 

 

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Netanyahu et Barak détiennent la clé d’une attaque contre l’Iran.

 

 

Cette semaine, la Maison Blanche s’est bousculée pour recoller les morceaux avec Jérusalem, depuis que l’Administration Obama est persuadée qu’Israël est tout-à-fait sérieux dans sa volonté de mener une opération militaire contre le programme nucléaire iranien avant l’élection présidentielle du 6 novembre 2012 – en dépit de l’énorme opposition des seconds couteaux lancés pour l’en empêcher, à l’intérieur et sur impulsion de Washington. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou et le Ministre de la défense, Ehud Barak, assistés par leur nouvel adjoint au Ministre de la défense, désigné pour la défense du territoire (Avi Dichter), sont perçus comme profondément avancés dans des préparatifs pratiques, en vue de cette opération et de ses répercussions, autant qu’en ce qui concerne l’éclatement potentiel d’hostilités avec la Syrie et le Hezbollah.

 

 

En fonction de cela, la Maison Blanche est restée en contact avec le Bureau de Netanyahou, afin de trouver ce que l’Amérique doit faire pour convaincre Israël de retenir encore ses chevaux.

 

 

Mercredi 15 août, Debkafile a révélé que Obama et Netanyahu discutaient l’éventualité d’une rencontre en tête-à-tête, en marge de la session de l’Assemblée Générale de l’ONU s’ouvrant à New York, le 18 septembre, dans le but de reprendre leur dialogue militaire et stratégique concernant la question iranienne, resté en suspens du fait de leurs différences abyssales.

 

 

Debkafile a appris depuis lors, que ces discussions ont progressé. Conduites par le conseiller à la Sécurité Nationale, Tom Donilon, pour le Président américain et le Conseiller de haut vol Ron Dermer, pour le Premier ministre, elles se sont essentiellement concentrées autour d’un plan en quatre points reprenant les requêtes minimales nécessaires pour qu'Israël suspende une attaque.


1.  Le Président Obama informera formellement les deux chambres du Congrès en écrivant qu’il prévoit d’employer la force militaire pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Il recherchera leur approbation. En plus, cette mesure, visant à mettre toute la puissance dissuasive nécessaire à persuader les dirigeants de l’Iran de renoncer à leur poursuite de l’acquisition de la bombe nucléaire, donnera au Président américain la liberté d’action pour se lancer dans une guerre avec l’Iran lorsque le moment lui semble propice, sans devoir chercher l’approbation du Congrès.


2. Afin de souligner son engagement, le Président Obama se rendrait en visite en Israël dans les semaines précédant le jour de l’élection et délivrerait un discours devant la Knesset, promettant solennellement d’employer la force militaire américaine contre la République Islamique, si Téhéran refuse encore d’abandonner son programme d’armement nucléaire. Il repétera alors cet engagement devant divers autres forum publics.


3, Dans les mois à venir, jusqu’au printemps 2013, les Etats-Unis mettront à jour les capacités technologiques, militaires et relatives au renseignement, de façon à ce que si le Président Obama ( au cas où il serait réélu ou remplacé par Mitt Romney) décidait de revenir sur sa parole, Israël se retrouve aux commandes des ressources nécessaires et suffisantes, pour infliger des dégâts mortels au programme nucléaire de l’Iran au cours d’une frappe unilatérale.

 

Les sources militaires de Debkafile remarquent que cet afflux de ressources militaires de pointe pourrait combler l’écart entre les deux timings américain et israélien concernant une attaque de l’Iran, et dissiper les craintes de Jérusalem qu’un report donnerait à l’Iran le temps suffisant pour enterrer ses installations-clé dans des “zones d’immunité”- hors de portée d’Israël pour qu’il lui inflige des dommages graves, grâce à ses moyens actuels.


4.

Si les points 1 et 3 peuvent être honorés – et que Netanyahou et Barak sont bien convaincus que les Etats-Unis ont sérieusement l’intention de frapper l’Iran au prochain printemps – nos sources à Washington et Jérusalem révèlent que Jérusalem pourrait  éventuellement réfléchir à l’idée de suspendre une attaque unilatérale israélienne cet automne.

 

Ces sources rapportent que le Président Obama n’a pas rejeté ce plan. Il a donné instruction à Donilon de poursuivre les discussions avec Netanyahou et Barack.

 

http://www.debka.com/article/22287/US-Israeli-deal-on-Iran-No-Israeli-strike-now-if-Obama-pledged-a-spring-attack

 

DEBKAfile Reportage Exclusi 18 août 2012, 2:37 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 16:01

 

 

 

 

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Le dialogue sur l’Iran a mené à l’impasse.


La Maison Blanche a contacté d’urgence Jérusalem pour arranger un rendez-vous, de façon à ce que le Président Barack Obama et le Premier ministre Binyamin Netanyahou se réunissent, en marge de la prochaine session de l’Assemblée Générale de l’ONU, qui s’ouvrira à New York, le 18 septembre, selon les sources de Debkafile à Washington et Jérusalem. Netanyahou est en train de préparer un discours d’une grande fermeté, dénonçant les aspirations nucléaires iraniennes, ses appels incessants à anéantir l’Etat d’Israël et sa propagation de l’antisémitisme. Il envisage d’accuser les dirigeants iraniens de tenir le rôle de Nazis de notre temps et d’exiger leur expulsion de l’Organisation mondiale.

 

Des sources proches d’Obama admettent que le dialogue avec les dirigeants israéliens concernant l’Iran s'est terminé, puisqu’aucun côté ne pense sérieusement être en mesure de modifier la façon de penser de la partie opposée. Cette interruption des communications n'est pas sans provoquer des accrocs, dans la campagne du Président pour sa réélection.

 

L’offensive médiatique de Washington visant à lier les mains d’Israël pour l’empêcher d’attaquer l’Iran avant la date du vote, le 6 novembre a atteint son paroxysme avec les derniers points de presse donnés par le Secrétaire à la Défense américain, Léon Panetta et le Président du bureau des chefs d’Etat-Major, le Général Martin Dempsey, au Pentagone, le mardi 14 août. Ils ont cherché à noircir le tableau des supposées faiblesses d’Israël et argumenté sur le fait qu’une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran ne permettrait de gagner que très peu de temps.

 

Plus tôt au cours de la même journée, le coup d’envoi de la contre-campagne décollait, dans le très influent Wall Street Journal, dans le cadre d’un article intitulé : « L’Iran n’Est Pas Digne d'Appartenir à l’ONU ni au FMI », sous la plume de l’ancien ambassadeur à l’ONU, John Bolton et des chefs de l’Organisation pour l'Unité contre l’Iran Nucléaire, Marc Wallace et Kristen Silverberg.

 

Ils y écrivent qu’en permettant à l’Iran d’utiliser leurs tribunes dans le seul but de répandre sa propagande antisémite, l’ONU et le FMI s'en font les complices et qu’ils aident ainsi au développement du programme nucléaire iranien.

 

Le jour suivant, la Maison Blanche est entrée en action, sans perdre de temps, pour proposer une rencontre avec Netanyahou, alertée du fait qu’un discours percutant de Netanyahou devant l’Assemblée Générale de l’ONU, mettant en exergue les progrès de l’Iran vers la fabrication d’une bombe nucléaire et son antisémitisme, pourrait se trouver en phase avec une vague montante de l’opinion anti-iranienne en Amérique et révéler le jeu d'Obama sous une lumière crue, comme celui qui maintient une position opposée à toute action militaire des Etats-Unis et, plus encore, d’Israël contre l’Iran.

 

Même avant cela, la Campagne Obama a subi des dommages, à cause des remarques largement commentées de l’Ambassadeur israélien à Washington, Michaël Oren, mercredi 15 août. Il certifiait qu’Israël conserverait la volonté de frapper les installations nucléaires iraniennes, même si le faire ne reportait sa capacité de produire des armes nucléaires  quede quelques années seulement.

 

“Une, deux, trois ou quatre années représentent une longue période au Moyen-Orient – regardez simplement tout ce qui s’est passé au cours de la dernière année”, en termes de changements politiques, a déclaré Oren, aujourd’hui (jeudi 16), lors d’un déjeuner du gouvernement, organisé par Bloomberg, à Washington. « Dans notre environnement, c’est ainsi que se posent les règles du jeu ».

 

Il a poursuivi, en insistant sur le fait que : “La diplomatie n’a pas été couronnée de succès. Nous sommes parvenus à un carrefour crucial où d’importantes décisions doivent, désormais, être prises ».

 

Avant même cette réplique de l’Ambassadeur Oren, des personnalités bien introduites à Washington ont trouvé peu convaincant le point de presse Panetta-Dempsey, parce qu’il couvrait essentiellement un terrain déjà exploré, sans ajouter de faits nouveaux. Son calendrier était, également, inopportun [voire : frise le couac], affirment les sources de Debkafile à Washington, parce que la Maison Blanche avait déjà mis sur pied des arrangements en vue d’une rencontre Obama-Netanyahou, afin de remettre en scène leur « mutuelle compréhension (?)».

 

Pour le moment, admettent-elles, les Etats-Unis et Israël ne se parlent plus, parce que : « Chacun d’entre eux sait pertinemment qu’ils ont déjà dit tout ce qu’ils avaient à se dire à ce sujet et qu’ils demeurent divisés sur cette question ». Mais, ajoutent-elles : « Le Président ne peut se permettre de laisser les choses en l’état. Il devra procéder à des réparations d’urgence, quand il rencontrera Netanyahou en Septembre ».

 

Cela ne sera pas non plus un long fleuve tranquille. Nos sources révèlent qu’alors que le Premier ministre est parfaitement désireux de rencontrer Netanyahou, il affirme que cela ne lui conviendrait uniquement que s’il rencontre également son rival à la Présidence.

 

Cela convient très bien, aussi, au Gouverneur Mitt Romney. Les émissaires du Président objectent à ce propos, en disant que Romney s’est, déjà, récemment, rendu en visite en Israël. Leurs interlocuteurs israéliens répliquent du tac au tac que le gouvernement serait heureux d’accueillir, également, Obama en Israël, et même juste avant l’élection présidentielle. Les deux parties savent pertinemment qu’Obama s'est délibérément abstenu de se rendre en visite en Israël, son "plus proche allié", tout au long des 4 années de son mandat présidentiel...

 

http://www.debka.com/article/22278/Obama-initiates-September-meeting-with-Netanyahu-to-renew-Iran-dialogue


DEBKAfile Reportage exclusif, 16 août 2012, 10:33 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 11:32

 

 

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Binyamin Netanyahu et Ehud Barak en visite sur la scène de l’attentat terroriste dans le Sinaï

 

A son actuel niveau d’enrichissement, l’Iran disposera de 250 kilogrammes d’uranium à 20%, juste assez pour fabriquer sa première bombe nucléaire, d’ici environ six semaines, et de deux à quatre bombes d’ici le début 2013, selon les sources du renseignement militaire de Debkafile. D’où la fuite organisée par une source sécuritaire israélienne anonyme, dimanche 12 août, dévoilant les progrès de l’Iran dans le développement du détonateur et d’amorces adaptables à une ogive nucléaire, qui puisse être véhiculée par des missiles balistiques Shehab-3, capables d’atteindre Israël.


Puisque de l’uranium raffiné à 20% ne correspond plus qu’à un petit bond en avant pour l’obtention du carburant nécessaire à des armes atomiques, l’Iran disposera de la capacité et des matériaux lui permettant de fabriquer une bombe nucléaire parfaitement opérationnelle, approximativement, au 1er octobre. Cette information n’est pas nouvelle, pour le Président américain Barack Obama, le Roi saoudien Abdallah, le dictateur syrien Bachar al Assad, ni le Premier ministre Binyamin Netanyahou – et certainement, encore moins, pour l’Ayatollah Ali Khamenei en Iran. Le commentaire de Netanyahou, lors de l’ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet, dimanche : « Toutes les menaces contre le front intérieur sont effacées par une seule : on ne doit pas permettre à l’Iran d’avoir des armes nucléaires ! »- a été provoqué par cette date-butoir.

 

 

L’Ex-Premier ministre Ehud Olmert ne disposait pas de cette information, lorsqu’il a “assuré” aux étudiants de Tel Aviv, dimanche, que : “le programme nucléaire iranien n’a pas atteint le seuil nécessitant une action israélienne, actuellement ou dans le proche avenir ». Plus tard, il a déclaré que les « dirigeants de la défense » d’Israël ne souscrivait pas à la vision selon laquelle « une action est désormais inévitable ». Olmert, qui a dû démissionner sous la menace d’un nuage de soupçon de corruption, en 2009, n’a pas, depuis lors, eu accès à des mises à jour régulières du renseignement concernant l’Iran. Aussi, soit il s’est exprimé sous le coup de l’ignorance, ou parce que désireux de rejoindre un chorus d’opposants qui ont décidé de donner de la voix à qui-mieux-mieux dans les médias, contre Netanyahou et le Ministre de la Défense Ehud Barak.

 

 

Le fait est que, lorsqu’Olmert a approuvé la frappe israélienne visant à détruire un réacteur nucléaire en construction par l’Iran et la Corée du Nord, au nord de la Syrie, en septembre 2007, l’Iran était à des années d’accumuler suffisamment d’uranium enrichi et de la capacité de fabriquer des ogives nucléaires. Ces deux objectifs sont, désormais, à la portée de Téhéran en quelques semaines.

 

Mener une campagne d’opposition pour renverser le gouvernement titulaire est légitime. Discréditer une action israélienne tardive, en vue de prévenir l’émergence de l’Iran nucléaire, comme pour alimenter cette campagne, ne l’est pas. Si ce qu’Olmert et Barak (le même Ministre de la Défense qu’aujourd’hui) ont fait à l’époque était nécessaire, actuellement, une action visant à retarder l’imminente « percée » de l’Iran vers l’acquisition de la bombe est de loin bien plus nécessaire et de très loin, plus urgent.


Cependant, Netanyahou et Barak se sont laissés tailler une veste trop étroite, du fait de deux défaillances :

 

1.  En montrant qu’ils piétinaient, face à leur décision à prendre depuis deux ans, ils ont conduit leurs opposants, à domicile et à Washington – et le bureau de Khamenei également- à penser qu’à force de tourner autour du pot, ils pouvaient suspendre une action militaire d’Israël contre le programme nucléaire iranien jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Ce temps a été employé, non seulement à pousser l’Iran à progresser, mais aussi à enrôler d’anciens hommes politiques et des généraux à la retraite, à l’intérieur, et d’ajouter leurs voix à celles, particulièrement à la Maison Blanche, qui pensent qu’Israël peut aussi apprendre à vivre avec l’idée d’un Iran armé d’engins nucléaires.


2.  Netanyahou et Barak se sont comportés comme si une décision sur l’Iran était leur prérogative exclusive, isolée et indépendante de la tourmente et des changements tourbillonnants à travers tout le voisinage arabe d’Israël, au cours des deux années passées.

 

 

Mais les évènements au Moyen-Orient ont une manière bien à eux de prendre de vitesse et par surprise les hommes politiques qui évoluent (trop) lentement : dimanche, à 10 h du matin, Netanyahou prévenait ses ministres qu’aucune menace n’était pire que l’Iran nucléaire. A 17h 55, dans l’après-midi, le Président des Frères Musulmans égyptiens, Mohamed Morsi lançait une véritable bombe dans les affaires du Caire. En un piqué bien senti, il a renvoyé dans ses cordes la clique militaire égyptienne dirigeant le pays depuis des décennies, saqué le Conseil Suprême militaire qui avait pris les rênes de l’Egypte depuis mars 2011 et raflé aux généraux leur empire commercial, en s’appropriant le ministère de la défense et l’industrie militaire.

 

Ces huit heures moins cinq minutes fatales ont contraint les dirigeants israéliens à y regarder à deux fois, quant à leurs plans sur l’Iran.

 

 

Les décisions foudroyantes de Morsi étaient la touche finale qui prouve que les attentats terroristes des Bédouins islamistes du 5 août dans le Sinaï correspondaient pleinement à la carte maîtresse abattue par Morsi et les Frères Musulmans, afin de s’emparer du contrôle total du pouvoir au Caire –un plan que Debkafile a révélé le premier en exclusivité, vendredi dernier 10 août.


Netanyahou est, désormais confronté à l’un des plus sévères dilemmes de sa carrière politique : s’il doit aller de l’avant avec l’opération en Iran, cela requiert de mobiliser toutes les capacités militaires et de défense d’Israël- particulièrement en ce qui concerne les répercussions, après avoir été brusquement confronté à des défis sécuritaires imprévus, à sa frontière sud, qui restaient une frontière en paix depuis trente ans.

 

Les talents exceptionnels de Netanyahou et Barak pour reporter des décisions stratégiques jusqu’au moment où ils sont pris de vitesse par les évènements, ont fait tomber Israël dans un piège particulièrement périlleux : il est, encerclé, à présent, par l’Iran sur le point de devenir une puissance nucléaire, à l’est ; la menace d’une guerre chimique syrienne, au nord et la prise de tous les pouvoirs par les Frères Musulmans d’Egypte, au Sud.

 

 

DEBKAfile Reportage exclusif 13 août 2012, 9:53 AM (GMT+02:00) 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 20:38

 

 

Le Point.fr - Publié le 07/08/2012 à 10:10 - Modifié le 07/08/2012 à 10:18   

 

L'établissement financier britannique aurait dissimulé des transactions représentant "environ 250 milliards de dollars".

La banque britannique aurait opéré des transactions avec l'Iran alors qu'elles étaient interdites. 

La banque britannique aurait opéré des transactions avec l'Iran alors qu'elles étaient interdites. © Philippe Lopez / AFP

Une autorité de régulation de l'État de New York a accusé lundi la banque britannique Standard Chartered (SCB), qui concentre son activité en Asie et dans les pays émergents, d'avoir dissimulé des transactions représentant "environ 250 milliards de dollars" avec l'Iran. "Pendant au moins dix ans", selon le Département des Services financiers de l'État de New York, SCB a ainsi perçu "des centaines de millions de dollars de commissions", et "laissé le système financier américain vulnérable aux terroristes, trafiquants d'armes, trafiquants de drogue et régimes corrompus".

Tout en se refusant à commenter une enquête en cours, le ministère américain du Trésor, en pointe dans les mesures de rétorsion contre l'Iran, a indiqué qu'il traitait la violation de sanctions "extrêmement sérieusement". "Dans les dernières années, (le Trésor, ndlr) a mené un certain nombre d'actions (...) qui ont abouti à des amendes et des saisies confiscatoires d'un montant total de plus d'un milliard de dollars", a indiqué un porte-parole du ministère.

Mails compromettants

Dans son "injonction", l'autorité de l'État de New York a précisé qu'elle fondait ses accusations sur "plus de 30 000 pages de documents, y compris des courriels internes à SCB qui décrivent des infractions au droit délibérées et condamnables". La direction de SCB, qui a annoncé son intention de contester les accusations, a été sommée de venir s'expliquer le 15 août sur "ces infractions apparentes et pour démontrer pourquoi sa licence d'exploitation dans l'État de New York ne devrait pas être révoquée".

La banque devra notamment répondre d'accusations selon lesquelles "dans son zèle évident de gagner des centaines de millions de dollars pratiquement à tout prix, SCB a entrepris de falsifier ses documents financiers, (...) fait obstruction à l'action gouvernementale, n'a pas informé le département en temps voulu", entre autres "nombreuses" infractions, y compris pour échapper à des sanctions fédérales.

En particulier, "entre janvier 2001 et jusqu'en 2007, SCB a conspiré avec ses clients iraniens pour faire transiter près de 60 000 paiements différents en dollars par sa filiale new-yorkaise après avoir retiré les informations des messages de virements permettant d'identifier des pays, entités et individus frappés de sanctions". L'agence cite notamment un courriel d'un cadre dirigeant de la banque semblant particulièrement compromettant : "Espèce de c... d'Américains, qui êtes-vous pour nous dire, au reste du monde, que nous n'allons pas faire affaire avec des Iraniens ?"

La banque conteste

En soirée la banque a annoncé qu'elle entendait contester "en droit" les accusations du régulateur, précisant par ailleurs être déjà en discussions avec les autorités fédérales à ce sujet.

Elle a aussi indiqué que "99,9 %" des paiements liés à l'Iran étaient conformes aux réglementations, estimant que ceux ne l'étant pas représentent "moins de 14 millions de dollars", qu'aucun paiement n'était lié à une entité désignée comme terroriste au moment des faits, et qu'en tout état de cause elle avait cessé toute "nouvelle activité" avec des clients iraniens "il y a plus de cinq ans".

 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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