Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 09:05

 

 

bar0-010 (Copier)

 

      Le Ministre de la Défense Ehud Barak

 

 

Le Ministre de la Défense Ehud Barak a apporté un ferme démenti aux désaccords abondamment commentés, entre les Etats-Unis et Israël, et lui-même et le Premier ministre Netanyahou, au sujet de l’option militaire contre le programme nucléaire iranien. Cela a constitué le cœur d’une longue interview à la radio, qu’il a donnée, jeudi 9 août. Il a, au contraire, expliqué que les services de renseignement américains et israéliens partagent le même point de vue à ce sujet, de même que lui-même et le Premier ministre.


Barak a fait référence à la nouvelle Estimation du Renseignement National américain (NIE) sur l’Iran, qui confirme que les deux capitales comprennent qu’il ne reste que peu de temps pour prendre une décision pour savoir si, oui ou non, on se dirige vers une offensive contre les installations nucléaires et quand, parce que, a-t-il dit, « L’Iran nucléaire est en train de prendre forme juste sous nos yeux ».

 

La remarque essentielle du Ministre de la Défense Barak était celle-ci : « Je suis tout-à-fait au courant de nouvelles découvertes du renseignement américain (qui ne correspondent pas seulement à l’Estimation du Renseignement National) qui ramène les évaluations des renseignements américains [concernant l’état actuel des travaux du programme nucléaire iranien] très proche des nôtres. Cela fait que la question iranienne [des développements du programme nucléaire iranien et d’une éventuelle opération contre lui] est extrêmement urgente », a-t-il affirmé, sans fournir d’explications supplémentaires.

 

 

Barak a dévoilé que les Etats-Unis et Israël « partagent fondamentalement ce même esprit depuis plusieurs mois, dans leurs estimations des progrès nucléaires iraniens et quant aux facteurs qui feraient que Téhéran s’abstiendrait encore de se lancer dans la fabrication d’une bombe nucléaire. Par conséquent, toutes les options restent sur la table », a-t-il insisté.

 

 

Les sources du renseignement militaire de Debkafile ajoutent : les discussions américano-israéliennes au sujet d’une opération militaire contre l’Iran ont connu une nouvelle inflexion, il y a plusieurs mois, au début de l’année 2012. L’Administration était tout-à-fait avertie que, quelles que fussent les objections de Barack Obama, Israël entrerait bientôt en action contre les installations militaires iraniennes.

 

 

Les hauts échelons du commandement américain, depuis le Secrétaire à la Défense Léon Panetta, en passant par le Président des Chefs d’Etats-Majors, le Général Martin Dempsey et jusqu’au chef du Central Command américain, le Général James Mattis, dont la juridiction comprend aussi bien Israël que l’Iran, ont adopté cette hypothèse comme leur principale piste de travail.


Barak a insisté sur le fait que le Premier ministre et lui-même sont en harmonie totale sur ce point. « Ce que nous (le Premier ministre et moi-même, ainsi que les Américains) comprenons trèsclairement, c’est qu’il ne reste pas beaucoup de temps pour décider [d’attaquer l’Iran] »

 

 

Il a aussi fait référence, lors d’une question posée, au commentaire qu’a fait l’ancien chef du Mossad, Ephraïm Halevy, la semaine dernière : « Si j’étais iranien, je serais vraiment très inquiet, pour ce qui va se passer, dans les toutes prochaines douze semaines ». A cela, Barak a convenu que : « Il y a bien certains fondements à ce qu’Halevy a dit ». Il a ajouté : « Nous aurons, très bientôt à prendre un certain nombre de décisions difficiles ».

 

 

Ainsi que concernant les controverses publiques à travers les médias, quant à savoir si attaquer l’Iran serait ou non une sage décision, le Ministre de la défense a mis en garde du fait que certains de ces débats et les dévoilements publics ne faisaient pas que porter préjudice à la sécurité d’Israël, mais que cela aidait concrètement l’Iran [à gagner du temps].

 

 

Le prix à payer, si on permettait à à l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, serait bien plus important que le coût d’une attaque. Cela est déjà en train de se réaliser, a déclaré le ministre israélien. « Et nous devons prendre en compte les dangers et le prix très élevé en vies humaines et en ressources, si l’Iran devient une puissance nucléaire. D’abord, nous devons prendre en considération les conséquences directes, du fait que, d’abord l’Arabie Saoudite, puis la Turquie, puis ensuite, le Nouvelle Egypte deviendront, à leur tour, des puissances nucléaires ».


Interrogé au sujet du reportage non vérifié de jeudi, disant que l’Arabie Saoudite avait envoyé un message à l’Administration Obama menaçant d’intercepter tout bombardier israélien utilisant son espace aérien pour frapper l’Iran, Barak a répondu qu’il n’avait pas eu connaissance d’un message de cet acabit. Mais, a-t-il précisé, l’Arabie Saoudite est un Etat souverain et elle prend ses propres décisions comme tout autre pays.

 

Il a continué en mettant en garde contre une autre conséquence directe de la nucléarisation de l’Iran, qui serait le renforcement des groupes terroristes dans la région, comme l’affidée de Téhéran, le Hezbollah libanais.

 

Dans le même temps, Barak a aussi dit : “Il est plus que probable que nous ayons à faire au Hezbollah, quoi qu’il arrive”.


Les sources de Debkafile ont interprété cela comme une suggestion que le Hezbollah redevient une menace croissante et imminente – à la fois, à cause de son soutien à Bachar al Assad dans le cadre de la guerre civile et parce qu’il met en oeuvre les attentats terroristes parrainés par l’Iran contre des Israéliens dans différentes parties du monde.

 

 

Abordant la situation en Egypte et le terrorisme jihadiste basé dans le Sinaï, le Ministre de la défense Barak a réitéré sa confiance dans la capacité de l’Egypte de régler ce problème. « Mais, je suis incapable de dire si elle en a vraiment la volonté », a-t-il tenu à préciser.

 

Depuis plus d’un an que Moubarak a été renversé, « Israël a réajusté ses ressources militaires et de renseignement dans les zones limitrophes d’Egypte et du Sinaï », a-t-il dit. « Nous avons déployé une batterie Dôme de Fer d’interception de missiles près d’Eilat, au cas où cela deviendrait nécessaire dans ce secteur ». Barak n’a pas souhaité  développer ce qu’il s’attendait à ce qui puisse arriver dans le secteur d’Eilat, qui est le point le plus au Sud de la carte d’Israël, ou contre qui le système de défense était déployé.

 

Il a également proposé sa propre prédiction au sujet de la Syrie, estimant que tôt ou tard, mais très bientôt, on pourrait voir le Président syrien Bachar al Assad adopter un profil bas et se retirer avec son armée dans une enclave alaouite », qui engloberait la côte syrienne et les montagnes alaouites.

 

 

“Plus la guerre en Syrie se prolonge”, a t-il déclaré, “plus grandes sont les perspectives de chaos total”. Le Ministre de la Défense a souligné l’importance des tentatives de renouvèlement des négociations de paix avec les Palestiniens aussi rapidement que possible. Il a cité la puissance croissante du Hamas et ses liens avec les Frères Musulmans d’Egypte et dans d’autres pays arabes qui est facteur conduisant à l’urgence de ranimer le processus de paix.

 

 

“Concernant ce problème, le temps ne joue pas en notre faveur », a-t-il affirmé. « Mais, si les progrès se révèlent trop incertains, chacun d’entre nous [Israël et les Palestiniens] pourrait être confronté au fait de devoir mettre en place des mesures unilatérales mutuellement consenties ».

 

http://www.debka.com/article/22254/Barak-A-nuclear-Iran-is-taking-shape-before-us-Time-for-decisions-is-short

 

DEBKAfile Reportage spécial August 9 août 2012, 2:15 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 
Partager cet article
Repost0
9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 11:45

 

Israël accuse le Hezbollah d’avoir planifié une attaque de grande envergure sur son sol

http://www.lorientlejour.com/

 

 
09/08/2012

Une photo d’archives d’un défilé militaire du Hezbollah au Liban-Sud. Getty Images/AFP
Une photo d’archives d’un défilé militaire du Hezbollah au Liban-Sud. Getty Images/AFP
SÉCURITÉ Dix Arabes israéliens inculpés « d’aide à l’ennemi en temps de guerre » par un tribunal de Nazareth.

Quatorze Arabes israéliens, accusés d’avoir passé en contrebande des explosifs du Liban qui leur avaient été remis par le Hezbollah pour commettre des attentats en Israël, ont été arrêtés, a annoncé hier un porte-parole de la police israélienne. Dix d’entre eux ont été inculpés notamment « d’aide à l’ennemi en temps de guerre » par un tribunal de Nazareth, a déclaré à l’AFP le porte-parole Micky Rosenfeld, sans préciser à quel moment ils avaient été arrêtés, mais assurant que les suspects ont agi sous les ordres d’un responsable du Hezbollah. Selon le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, le réseau composé de trafiquants de drogue connus a été démantelé le mois dernier.

Citant un haut responsable du service de renseignements israélien, le Jerusalem Post affirme qu’une telle « opération ne pouvait avoir lieu sans l’accord de la direction du Hezbollah, notamment le chef du mouvement Hassan Nasrallah »

 

Selon la radio publique israélienne, la police a découvert 20 kg d’explosifs de type C4 et des armes dans une cache à Nazareth dans le nord de l’État hébreu. Les suspects faisaient partie de trois groupes différents, dont un basé dans le village occupé de Ghajar, selon différents médias israéliens. « Les engins explosifs découverts sont prêts à être activés et auraient pu être utilisés pour mener une série d’attaques meurtrières », affirme le Yediot Aharonot qui cite des sources policières israéliennes et qui indique que le fournisseur de ces explosifs est libanais, membre du Hezbollah et impliqué dans le trafic de drogue. Toujours selon le Yediot, il s’appellerait Georges Nemer et serait surnommé Abou Ali. Il aurait travaillé avec un citoyen israélien accusé de trafic de drogue, Saïd Kamhouz, qui s’est enfui au Liban.

 
Rappelons que le 22 juillet, Israël avait accusé l’Iran et le Hezbollah d’avoir préparé des attentats dans « plus de 20 pays » à la suite d’une attaque le 18 juillet contre un autobus en Bulgarie, qui avait coûté la vie à cinq touristes israéliens. L’Iran et le Hezbollah ont rejeté ces accusations. 

Partager cet article
Repost0
7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 17:42

Le point de vue de Dario S. (Rome)

Pour faire face à la perte « assurée » de son allié syrien, l’Iran renforce son dispositif au Liban

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2206

 

Après la mort annoncée du régime syrien, Téhéran veut récupérer ses « orphelins libanais »

mardi 7 août 2012 - 10h46, par Dario S. (Rome)

Logo MédiArabe.Info

Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, Saïd Jalili, a effectué une visite « hautement stratégique » au Liban, avant de se rendre à Damas. Au pays du Cèdre, Jalili a rencontré le Président de la République, le Premier ministre, le Président du Parlement, et le chef du Hezbollah, et a défendu l’armement de la « Résistance », dans une tentative manifeste de pallier à l’inévitable chute du régime syrien et pour protéger le dispositif iranien au Liban face au séisme attendu en Syrie.

Tip A Friend  Envoyer par email impression Imprimer cet article 

La visite de Saïd Jalili au Liban est qualifiée, tant dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, qu’à Téhéran, de « hautement stratégique ». Jalili, l’homme de confiance du Guide de la Révolution iranienne Ali Khamenaï, a en effet tenté de renforcer l’alignement du Liban sur la politique de l’axe chiite composé de l’Iran, l’Irak et la Syrie. Il a qualifié le pays du Cèdre de « première base avancée de la résistance ». Ce faisant, Jalili et ses propos ont suscité de violentes réactions au sein de la classe politique libanaise et plus particulièrement parmi les souverainistes de « l’Alliance du 14 mars ».

Ainsi, le leader druze Walid Joumblatt a ironisé en estimant que « Jalili aura mieux à faire de s’occuper des Iraniens qui vivent la révolution du poulet, et de leur proposer du poulet désormais plus cher que les missiles envoyés au Hezbollah... ». Le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, ainsi que les responsables du Courant du Futur, ont catégoriquement refusé le diktat iranien transmis par Jalili, et sa tentative d’exploiter le Liban dans l’après-Assad.

En effet, Jaili a transmis aux responsables libanais qu’il a rencontrés les instructions de l’ayatollah Khamenaï qui ne cesse d’appeler à la mobilisation en vue de mener la « mère des batailles ». Étant conscient de l’imminence de la chute de son allié Bachar Al-Assad à Damas, et craignant que l’étau ne se resserre autour de son programme nucléaire, Téhéran renforce son dispositif au Liban pour riposter contre toute agression qui pourrait viser son territoire.

C’est dans cette perspective que Jalili a apporté le « soutien infaillible » de la République islamique à la Résistance et au Hezbollah, estimant que « le Liban leur est redevable pour sa stabilité ». Selon Jalili, venu en « porte-parole » de Khamenaï, « l’armement du Hezbollah ne peut être négocié sous quelque forme que ce soit, avant la libération des Fermes de Chebaa, du village Al-Ghajar et des collines de Kafarshouba ». Ce faisant, l’Iran a confirmé l’option annoncée quelques heures plus tôt par Hassan Nasrallah selon lequel « l’armement du Hezbollah est non-négociable », signifiant aussi au président Michel Sleimane l’échec de sa vision du dialogue national autour de la « stratégie de défense », une manœuvre pourtant favorable au Hezbollah. Car elle aurait pu lui permettre de garder son arsenal en l’intégrant, d’une façon ou d’une autre, au sein de l’Etat libanais. Mais l’Iran en a décidé autrement.

Après Beyrouth, Jalili s’est rendu ce matin à Damas pour s’entretenir avec Bachar Al-Assad. D’aucuns estiment qu’il s’agira sans doute de « la dernière rencontre avec le dictateur en tant que président ». D’autres renchérissent en affirmant que « Jalili s’est rendu au chevet d’Assad, agonisant ». Quoi qu’il en soit, les propos de l’iranien à Beyrouth ont accentué les inquiétudes des Libanais. Plusieurs hommes politiques de premier rang, de plus en plus menacés physiquement, quittent le Liban et se réfugient à l’étranger. D’autres renforcent leur dispositif de protection et limitent leurs déplacements.

Dans ce climat pesant, des sources libanaises craignent une reprise des assassinats politiques, et plus particulièrement le risque qui plane sur le président Michel Sleimane. Damas lui reproche sa « neutralité » dans la crise syrienne, qui favoriserait l’opposition au détriment du régime ; le Hezbollah lui reproche son refus de la mainmise du parti de Dieu sur les institutions libanaises. Selon des sources diplomatiques et sécuritaires citées par le site « Youkal.net », « le régime syrien et le Hezbollah pourraient ainsi éliminer Sleimane pour le remplacer par le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Jean Kahwaji ». Ce dernier est connu pour avoir des liens privilégiés tant avec Bachar Al-Assad qu’avec Hassan Nasrallah. Il ferme les yeux sur les agressions syriennes et les bombardements à la frontière ; il couvre les extraditions d’opposants ou de réfugiés syriens vers Damas ; et tolère les agissements du Hezbollah et sesinfiltrations dans l’administration et l’armée...

Le Liban est de plus en plus menacé par le « volcan régional » qui entrera en irruption avant, pendant ou après le séisme que provoquera la chute de Bachar Al-Assad. L’Iran entend profiter de la mort annoncée du régime syrien pour l’hériter et exploiter ses orphelins libanais dans sa stratégie régionale. Malheureusement, de nombreux hommes politiques libanais acceptent, par conviction idéologique ou religieuse (Hassan Nasrallah) ou par opportunisme politique (Michel Aoun), de servir de combustibles aux ambitions iraniennes.

Dario S.

Partager cet article
Repost0
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 08:24

 

nasra (Copier)

Nasrallah sera t-il relogé en Iran?


 Date Posté le : 2012-02-08 17:45:54 

 

 

 

Le dirigeant suprême d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, a ordonné au chef du groupe supplétif iranien, le Hezbollah, de quitter le Liban et de faire mouvement vers l’Iran si Bachar al Assad de Syrie perd le pouvoir, selon un reportage d’un journal koweitien.

Le journal, Al Siyassah, explique que les cercles dirigeants iraniens soupèsent deux marges de manoeuvre possibles, au cas où Assad, le protégé et partenaire de l’Iran, est renversé.  

La première option consisterait à fournir au Hezbollah des armes lourdes les plus performantes de l’état de l’art et d’augmenter le nombre de soldats iraniens présents au Liban. Cette option renforcerait la présence iranienne au Liban pour compenser la perte de l’allié syrien de l’Iran.


La seconde option  est d’évacuer  tous les soldats des Gardiens de la Révolution iranienne du Sud-Liban et de Beyrouth, et de reloger Nasrallah et les autres commandants en chef de Beyrouth à Téhéran, par crainte qu’ils ne se fassent assassiner si le régime d’Assad tombe.


Al Siyassah affirme que l’Iran aurait apparemment choisi la seconde option.

Le journal dit aussi que tous les baraquements militaires iraniens en Syrie ont été déplacés vers le Liban. Il ajoute que les soldats iraniens qui mènent des opérations en Syrie entrent en Syrie à travers la frontière libanaise, depuis la plaine de la Beka’a et qu’ils retournent au Liban à la levée des affectations. La zone qu’ils utilisent durant leurs temps de repos et pour se regrouper est connue sous le nom de territoire du Hezbollah et l’armée libanaise ne peut y entrer sans avoir rendu une visite de coordination au Hezbollah.



via israelnn.com

http://www.virtualjerusalem.com/news.php?Itemid=7634

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

PS : le genre même de "tuyau" qu'il convient de prendre avec des pincettes : le scenario privilégié conserve intacte l'arme d'un Hezbollah qui ne sert plus à rien dans le jeu régional des Mollahs : son rôle historique est d'incarner la "résistance" (Muqawama) aux yeux du monde arabe et la lutte de libération que le Hezbollah aurait eu en "héritage" de l'OLP quand celui-ci occupait le Fatahland au Sud-Liban : Imad Mughniyeh a été formé par Anis Naccache, un des bras droits d'Arafat qui a vu en l'Ayatollah Khomeny l'avenir de la Cause Palestinienne. Bien lui en prit, puisque l'Iran est le seul pays qui menace aujourd'hui Israël d'apocalypse nucléaire. Naccache a été arrêté à Paris en 1980 pour le meurtre d'un policier français et avoir handicapé à vie un second, lors d'une tentative ratée d'assassiner Chapour Bakhtiyar ... et aussitôt grâcié et relâché par le pleurtre François Mitterrand, qui ne voulait pas d'ennuis avec les Islamistes radicaux d'Iran. (Cela a servi, ainsi que l'affaire Wahid Gorji, en 1986-87, de trame au fameux "l'Union Sacrée", d'Alexandre Arcady, avec P.Bruel et Richard Berry... mais c'est pour la légende, sur fond d'affaire Sofidis, d'assassinat par Action Directe de George Besse, etc.). 

Nasrallah à Beyrouth est la condition même d'existence de "l'Arc chi'ite", de l'Asie Centrale jusqu'à la Méditerranée, en passant par Bagdad et Damas. Il est le bras armé terroriste, à travers la planète, de la guerre psychologique contre Israël. Se recyclerait-il en star de la radio à Téhéran? 

L'autre scenario qui ne peut sans doute pas être révélé est que Téhéran se serve de ses fidèles libanais comme de Harkis et les laissent mourir en martyrs pour servir de boucliers humains, pendant qu'il peaufine son programme nucléaire. Plus utile mort à Beyrouth que vivant à Téhéran? 

 

Partager cet article
Repost0
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 19:40

L’ancien chef du Mossad :

L’Iran devrait craindre les 12 semaines à venir


Par le Comité de Rédaction du Jerusalem Post ; le 02/08/2012  

http://www.jpost.com/IranianThreat/News/Article.aspx?id=279803


 
Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

La déclaration de l’ancien chef du Mossad survient alors que Netanyahou prévient que le temps de la diplomatie est écoulé parmi les spéculations sur une attaque possible avant les élections aux USA.

 


L’ancien chef du Mossad Efraim Halevy a ajouté à la spéculation sur une frappe militaire israélienne imminente contre le programme nucléaire de l’Iran dans une déclaration oubliée par le ‘New York Times’ mercredi.

“Si j’étais un Iranien, j’aurai très peur des 12 semaines à venir » a dit Halevy.

La spéculation dans les media et les cercles politiques sur le tempo d’une attaque potentielle sur l’Iran s’est concentrée ces dernières semaines sur la question de savoir si elle doit se produire pendant l’été, avant les élections aux USA, ou si elle peut attendre jusqu’après, peut-être aussi loin que le prochain printemps.

Au début de cette semaine, aussi bien le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la défense Ehud Barak ont prévenu que le temps était écoulé pour les sanctions et la diplomatie pour avoir un effet sur les ambitions nucléaires de l’Iran. Les deux hommes ont fait ces déclarations pendant une visite en Israël du secrétaire américain à la défense Leon Panetta.

“Nous avons clairement quelque chose à perdre du fait de ce temps étendu pendant lequel les sanctions et la diplomatie ont lieu, parce que les Iraniens vont de l’avant, pas seulement en matière d’enrichissement » a dit Barak.

Parlant avant de rencontrer Panetta dans son bureau, Netanyahou a dit que la rhétorique constante sut toutes les options sur la table concernant l’Iran n’ont pas fait bouger les ayatollahs.

Bien que reconnaissant que les sanctions ont eu un effet, et prédisant que les récentes sanctions que les président des USA Barack Obama et le Congrès ont avancé auront un effet encore plus grand, Netanyahou a dit que ni les sanctions ni la diplomatie n’ont eu de l’influence sur le programme d’armes nucléaires de l’Iran.

Notant que Panetta a dit récemment que si tout le reste échouait, l’Amérique agirait, le Premier ministre a dit : « Aussi énergiques que soient nos déclarations, elles n’ont pas convaincu l’Iran que nous sommes sérieux pour les arrêter. Maintenant, le régime iranien croit que la communauté internationale n’a pas la volonté d’arrêter son programme nucléaire. Cela doit changer et doit changer rapidement, parce que le temps pour résoudre ce problème pacifiquement est écoulé ».

Dans un entretien sur ‘Channel 2’ mardi soir, Netanyahou – interrogé pour savoir s’il croit les USA quand ses dirigeants disent sans équivoque qu’il ne permettront pas à l’Iran d’obtenir des armes nucléaires – a répliqué : « La source et le fondement de l’Etat d’Israël est que nous ne laisserons dans les mains des autres, même nos meilleurs amis, les affaires concernant notre destin ».

Yaakov Katz et Herb Keinon ont contribué à cet article. 

Partager cet article
Repost0
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 18:58

 

 

Ahmadinejad: les forces mondiales doivent annihiler Israël


Par JOANNA PARASZCZUK

 
Jerusalem Post 02/08/2012

http://www.jpost.com/IranianThreat/News/Article.aspx?id=279864

 
Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

Dans un discours de Ramadan aux ambassadeurs des pays islamiques, le président iranien déclare que la libération de la Palestine résoudra tous les problèmes du monde


 

Dans un discours publié sur son site Internet jeudi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dit que le but ultime des forces du monde doit être l’annihilation d’Israël.

S’adressant aux ambassadeurs des pays islamiques avant le ‘Jour de Qods’ (‘Jour de Jerusalem’), évènement iranien annuel antisioniste établi en 1979 par l’ayatollah Khomeini, qui tombe cette année le 17 août, Ahmadinejad a déclaré : « un horrible courant sioniste a dirigé les affaires du monde depuis environ 400 ans ».

Répétant les calomnies antisémites traditionnelles, le président iranien a accusé les « sionistes » de contrôler les media du monde et les systèmes financiers.

C’étaient les sionistes dit-il, qui étaient « derrière la scène des principales puissances du monde, des media, des centres monétaires et de la banque ».

« Ce sont eux les décisionnaires, dans la limite où les espoirs de l’élection présidentielle [aux USA] doivent baiser les pieds des sionistes pour assurer leur victoire aux élections » a-t-il ajouté.

Ahmadinejad a ajouté que « libérer la Palestine » résoudrait tous les problèmes du monde, bien qu’il n’ait pas explicité exactement comment cela pourrait fonctionner.

« Le jour de Qods » n’est pas seulement une solution stratégique au problème palestinien, car il doit être vu comme une clé pour résoudre les problèmes du monde » dit-il.

Il ajouta : « Celui qui aime la liberté et la justice doit lutter pour l’annihilation du régime sioniste de façon à ouvrir la voie à la justice et à la liberté dans le monde ».

Le président iranien a dit qu’Israël a renforcé la « domination des arrogants dans la région et à travers le globe » et que les pays arabes, en particulier – il cita Bahrein, le Yémen, la Libye, la Syrie et la Turquie – étaient affectés par des « complots » d’Israël.

Ahmadinejad, qui a qualifié l’Holocauste de mythe, avait auparavant appelé à l’annihilation d’Israël, dans un discours en 2005 dans lequel il usa d’une phrase persane qu’on traduit littéralement par : « effacé de la page du temps ». 

Partager cet article
Repost0
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 19:22

 

 

Les déboires d'al-Manar sur les réseaux sociaux

http://www.lorientlejour.com

  
Par Rania Massoud | olj.com | 01/08/2012

Le logo de la chaîne libanaise al-Manar.
Le logo de la chaîne libanaise al-Manar.
LIBAN Page Facebook éliminée, applications Apple et Android supprimées, compte Twitter falsifié… La chaîne du Hezbollah lutte pour préserver sa présence sur le Net.

Loin des champs de bataille, le Hezbollah est engagé dans une "guerre de position virtuelle" sur les principaux réseaux sociaux, où maintenir la présence de sa chaîne de télévision, al-Manar, se révèle une opération bien difficile.

 

"En trois ans, Facebook a éliminé huit comptes ouverts par al-Manar TV, explique Waël Karaki, responsable au département Web de la chaîne. Nous avons encore essayé d’en ouvrir un hier et un autre aujourd’hui (mercredi), mais à chaque fois c’est la même histoire : nous recevons un message qui nous renvoie vers la page des 'Standards de la communauté Facebook' où différents motifs probables pour la fermeture d'un compte sont énoncés", dont ‘incitation à la violence ou à la haine’, ‘intimidation ou harcèlement’, ‘publication de contenu choquant’, etc.

 

En effectuant une recherche simple sur Facebook avec la mention "al-Manar", l’internaute tombe pourtant sur une série de pages portant le même nom que la chaîne hezbollahie. "La seule page officielle est celle dont le lien est visible et accessible via le site Web de Manar, précise M. Karaki. Les autres pages ont probablement été créées par des fans de la chaîne".

 

Sur Twitter et YouTube, les déboires d’al-Manar sont d’un autre registre. Sur Twitter, le compte d’al-Manar est toujours actif (@almanarnews), mais la chaîne dénonce la présence d’un faux compte affichant le même logo et le même nom (@almanartv) et diffusant de l’intox sur le Hezbollah. "@almanartv induit les internautes en erreur en leur faisant croire que c’est le compte officiel de la chaîne, affirme M. Karaki. Les administrateurs du compte twittent beaucoup de nouvelles tirées de notre site, mais laissent filtrer, de temps à autre, des informations mensongères concernant le Hezbollah."

 

Le 18 juillet dernier, jour de l’attentat perpétré à Damas contre le contre le bâtiment de la Sécurité nationale, le faux compte Twitter d’al-Manar avait annoncé que le Hezbollah avait décrété trois jours de deuil en raison de la mort de hauts responsables syriens, dont le général Hassan Turkméni, le ministre de la Défense Daoud Rajha et Assef Chawkat, vice-ministre de la Défense et beau-frère de Bachar el-Assad. L’information, qui a été reprise par de nombreux médias au Liban, avait suscité plusieurs réactions enflammées sur les réseaux sociaux, les internautes accusant le Hezbollah de gérer un mini-Etat au sein de l’Etat. Le parti avait dû démentir l'information.

 

Une annonce d'al-Manar mettant en

garde contre le faux compte créé en

son nom sur Twitter.

 

Aujourd'hui, c'est aussi avec sa présence digitale sur les téléphones mobiles que le Hezbollah a des problèmes. Les compagnies américaines Apple et Google viennent de supprimer de leurs sites respectifs (App Store et Google Play) les applications de la chaîne libanaise, plusieurs jours après leur validation. "La décision d’Apple est tombée (mardi) soir et nous avons reçu une annonce de Google aujourd’hui allant dans le même sens, assure M. Karaki. Les deux compagnies ont évoqué un problème avec leur politique relative au contenu de l'application d'al-Manar". Selon lui, l’application de la chaîne du Hezbollah sur App Store était disponible depuis deux jours et avait été téléchargée plus de 3.200 fois avant sa suppression. L’application Android était quant à elle disponible sur Google Play depuis près d’un mois et avait été téléchargée 22.000 fois.

 

Le Hezbollah est placé sur la liste noire américaine des organisations terroristes. A ce titre, il est interdit aux ressortissants américains de réaliser des transactions avec ce parti. En 2004, le département d’État américain avait en outre suspendu la diffusion d’al-Manar, plaçant la chaîne sur "la liste des organisations terroristes, en raison de ses incitations à commettre des activités terroristes". La retransmission satellitaire d’al-Manar est également suspendue dans plusieurs pays européens, dont la France et les Pays-Bas.

 

S’abstenant de lancer des accusations contre un groupe particulier, Waël Karaki affirme qu’il s’agit d’une campagne orchestrée par des "personnes qui veulent nuire à l’image d’al-Manar", et par extension au Hezbollah.

 

Sur leur site Internet, l'Anti-Defamation League (ADL), une ONG américaine pro-israélienne, s’est félicitée de la décision des deux géants américains du Web. ADLaffirme avoir envoyé une série de lettres à Apple pour dénoncer la validation de l’application de la chaîne al-Manar qu’elle décrit comme une "source de propagande anti-américaine et anti-israélienne".

Partager cet article
Repost0
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 10:01

 

 

 

 

 

Le 27 juillet, juste avant les prières du vendredi, le Guide Suprême d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei a convoqué les chefs militaires du sommet de la hiérarchie en Iran à ce qu’il a appelé « leur dernier Conseil de Guerre ».

 

 

“Nous entrerons en guerre dans les semaines à venir”, a-t-il d’emblée, déclaré à l’assemblée, selon ce que dévoilent les sources exclusives du renseignement à Debkafile.

 

 

Etaient presents, le Ministre de la défense, le Général Ahmad Vahidi, le conseiller militaire de Khamenei, le Général Yahya Rahim-Safavi, le chef des forces armées, le Général-Major Seyed Hassan Firuzabadi, le Commandant du Corps des Gardiens de la Révolution, le Général Mohammed Ali Jafari et le Chef des Brigades al Qads, le Général Qassem Soleimani. Les Commandants de la force aérienne, de la marine et des forces terrestres étaient là aussi.

 

 

Chacun des participants était sommé d’exposé le niveau de préparation de sa branche ou de son secteur à répondre aux urgences de sa mission.

 

 

Alors que le type de représailles envisagées a donné lieu à des exercices exhaustifs lors de manœuvres miliaires régulières tout au long de la dernière année, Khamenei a ordonné le plus important projet de fortifications de l’histoire de l’Iran, pour protéger son programme nucléaire, même contre les armes américaines les plus puissantes. On rassemble des roches d’Afar, qui sont pilées pour les disséminer autour des installations nucléaires majeures, recouvertes de plusieurs tonnes de béton coulé et finalement renforcées avec de l’acier.

 

 

Le même vendredi, la Force aérienne américaine a dévoilé ses nouveaux missiles anti-bunkers, les Obus Pénétrants massifs (Massive Ordnance Penetrators). Chaque missile pèse plus de 13, 5 kg et est capable de pénétrer plus de 18, 30 m de béton renforcé.

 

 

Se consacrant ensuite aux représailles prévues, le Conseil de Guerre a approuvé série de conséquences à toute frappe préventive potentielle, qu’elle soit américaine et/ou israélienne, contre son programme nucléaire. Ils pourraient commencer par annoncer le lancement de l’enrichissement d’uranium à plus de 60% - ce qui est proche du niveau requis pour l’obtention d’armes.

 

Les missiles balistiques Shehab 3, souvent mis à l’épreuve, seraient lancés contre Israël, l’Arabie Saoudite et les installations militaires américaines au Moyen-Orient et dans le Golfe.

 

Le Hezbollah au Liban, le Hamas et le Jihad Islamique à Gaza se tiennent prêts à mettre la main à la poche contre Israël, avec des attaques venus du nord et du sud-ouest.

 

 

Les terminaux d’exportation de pétrole saoudiens feraient sûrement des cibles idéales pour des explosions en série et des mines seraient disséminées dans le détroit d’Ormuz afin d’empêcher l’exportation d’un cinquième de la production mondiale de pétrole.

 

 

Khamenei a mis sur la table de son Conseil de Guerre un calendrier se calculant en semaines, pour le conflit à venir – pas plus loin que septembre ou Octobre.

 

DEBKAfile DEBKA Video 1 er août 2012, 8:54 AM (GMT+02:00)

 
Adaptation : Marc Brzustowski. 
Partager cet article
Repost0
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 17:57

 

 

Mossad-CIA (Copier)

Duel au soleil autour de l’attaque contre l’Iran.

 

L’acrimonie a atteint un paroxysme avec un reportage très détaillé et assez inhabituel, de la part d’Associated Press, le 28 juillet, citant des sources anonymes qui déclarent : « La CIA considère Israël comme sa menace n°1 en matière de contre-espionnage, au sein de la Division du ¨Proche-Orient de l’Agence, « -Le groupe qui supervise l’espionnage à travers tout le Moyen-Orient ».

 

Le Bureau du Premier ministre Binyamin Netanyahou a vilipendé son contenu, comprenant des allégations d’intrusions du Mossad aux domiciles de responsables américains, comme s’agissant d’un « reportage mensonger ».

 

Cette fuite a deux objectifs, selon Debkafile :


1. De dissuader le candidat à l’élection présidentielle américaine, Mitt Romney, d’utiliser sa visite en Israël, dimanche et lundi 29 et 30 juillet, qu’il fasse la promesse, s’il est élu en novembre, de réviser la condamnation à perpétuité de Jonathan Pollard, pour avoir espionné les Etats-Unis au profit d’Israël, ce que tous les Présidents américains précédents ont refusé de faire à la demande de la CIA. On a suggéré qu’il pourrait envisager de faire publiquement cette promesse, afin d’emporter les suffrages juifs américains.


2.  Répliquer aux observateurs israéliens qui suivent à la trace des agents de la CIA, infiltrés au sein d’un vaste réseau secret, pour relever tous les signes de préparations israéliennes, en vue d’une frappe unilatérale contre le programme nucléaire de l’Iran qui indiqueraient le passage à une phase opérationnelle.

 

Bien que les responsables américains et israéliens insistent habituellement sur la communauté de décisions des deux gouvernements, concernant l’Iran – et que des responsables de haut-rang américains se relaient régulièrement au bout de quelques jours en Israël – le Président Barack Obama ne peut encore s’assurer que Netanyahou et le Ministre de la Défense Ehud Barack ne le prendront pas par surprise, en déclenchant une attaque à une date plus précoce que celle en discussion entre eux.

 

 

Les sources de Debkafile à Washington révèlent qu’Octobre est souvent mentionné, ces derniers jours, à la Maison Blanche, au Pentagone et en haut de la hiérarchie du commandement militaire, comme le mois à particulièrement surveiller. Les capitales du Golfe Persique sont aussi sur leurs gardes, en cas d’attaque en octobre, bien qu’ils préfèreraient que la frappe soit américaine, et non israélienne.

 

 

Les princes saoudiens les plus en vue ont demandé aux responsables occidentaux, lors de visites récentes dans le Royaume, qu’ils reçoivent des assurances de Washington que si ce sont les Israéliens qui frappent ls premiers, les Américains les rejoignent ensuite.

 

Riyad a essayé de persuader l’Administration Obama que les Américains doivent y aller en premier, et fassent tout leur possible pour tenir globalement les Israéliens hors du coup. Les Saoudiens se sont entendu répondre que Washington fait tout ce qu’il peut pour retenir Israël, mais qu’il ne peut être certain d’y arriver.

 

Le conseiller d’Obama à la sécurité nationale, Tom Donilon, a discuté de l’Iran et de la Syrie avec le Premier ministre israélien, lorsqu’il s’est rendu en visite le 14 juillet. Il a, effectivement, partagé avec lui le plan d’urgence américain, en vue d’une opération contre l’Iran, comme cela a été rapporté – excepté en ce qui concerne un point essentiel d’information : il n’était pas en mesure de dire si, oui ou non, le Président américain avait décidé de le mettre à exécution.

 

L’information qu’il a reçue de Netanyahou est qu’Israël est sur le point de prendre une décision d’attaquer l’Iran, mais qu’il n’en a pas encore arrêté la date.

 

Le 26 juillet, douze jours plus tard, Barak était plus prolixe : “Israël, a-t-il dit, est confronté «  à de rudes et cruciales décisions », au sujet de sa sécurité et de son avenir. « Je suis très conscient des difficultés qu’implique le fait de déjouer les tentatives de l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Cela dit, il est clair pour moi, sans le moindre doute, que si nous devions faire face à la menace elle-même, ce serait bien plus complexe, de loin plus dangereux et bien plus coûteux en ressources et en vies humaines que de l’empêcher ».

 

Cela constituait une allusion claire au fait qu’Israël ne considérait plus le passage à l’action pour mettre en échec le programme nucléaire de l’Iran comme purement optionnel. Cela survenait pour répondre à l’avancée constante de la République dans les phases d’enrichissement de l’uranium à un stade permettant d’équiper des bombes nucléaires – un niveau de plus de 30 %, au cours des derniers mois, en parallèle des négociations avec les grandes puissances – et la publication de ses plans visant à produire de l’Uranium Hautement Enrichi (UHE), utilisable pour propulser des moteurs de bateaux, mais aussi pour servir de carburant pour des bombes nucléaires.

 

Le Secrétaire à la Défense, Léon Panetta, est le tout dernier responsable parmi les plus hauts dans l’échelle des pouvoirs qui est censé se rendre visite en Israël. Mercredi 1er août, il s’attablera en face des dirigeants israéliens. Ils continueront, sans aucun doute, à évoquer la date éventuelle d’une attaque contre l’Iran, et tenteront de faire converger les agendas et les plans américains et israéliens de façon à travailler sur une hypothèse unique et de commun accord.

 

Cependant, aucune de ces discussions entre les deux gouvernements, n’a réussi, jusqu’à présent, à ramener Israël à une date ni un plan d’actions convenus. Netanyahou tient fermement à l’option de l’attaque surprise – d’où le réseau dense d’agents de la CIA en train de flairer dans les moindres recoins où se trouvent des responsables ou l’armée en Israël. . Ils picorent et rapportent aussitôt le plus petit indice qui pourrait laisser croire que Tsahal met en route son mode opérationnel en vue d’une frappe contre l’Iran.

 

Les sources du renseignement occidental de Debkafile, qui ne se souviennent pas d’avoir jamais assisté à un taux de présence sous couverture aussi important de la CIA en Israël, révèlent que les agences de sécurité d’Israël produisent des efforts considérables pour contrer tout accès à de l’information confidentielle sur les activités de Tsahal. Le résultat de ce duel est que les agences d’espionnage américaines et israéliennes sont à couteaux tirés, comme le laisse entendre le reportage de l’AP.

 

DEBKAfile Reportage spécial 29 juillet 2012, 11:44 AM (GMT+02:00)

 
Adaptation : Marc Brzustowski.
Partager cet article
Repost0
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 21:16

 

 

Combattre le cycle de déni, de tromperie et de manoeuvres dilatoires de l’Iran.

 

Par IRWIN COTLER

Jerusalem Post 19/07/2012  

 

http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=278205

 

 

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©


 

Il y a une série de réalisations spécifiques que l’on doit exiger de l’Iran, et dont il faut vérifier l’exécution, si l’Iran doit se plier à ses obligations internationales.

 

 

 


Mardi Prochain, l’Iran et six puissances majeures – les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU et l’Allemagne (le groupe 5 + 1) – tiendront encore une autre réunion « technique » en Turquie – selon les termes de la négociatrice en chef de l’UE – encore de nouveau – pour « examiner davantage comment les écarts existant entre les positions pourraient être réduits et comment le processus pourrait aller de l’avant ».

 

Ces discussions techniques font suite à trois rounds de « négociations importantes » à Istanbul, Bagdad et Moscou, entre l’Iran et le groupez 5 + 1, toutes achevées sans conclusion.


Alors que l’on peut espérer que l’objectif précis de ces discussions produira un résultat assez profondément différent de celui des précédents rounds de négociations à la fois importantes et techniques, l‘expérience démontre que de telles négociations sont au bénéfice de l’Iran seul et font partie d’une stratégie iranienne d’ensemble. Dit simplement, alors que les négociations se poursuivent, l’enrichissement de l’uranium est accéléré, les centrifugeuses tournent, et Téhéran approche de la capacité de « percée » pour l’armement nucléaire – le tout en ligne avec une stratégie iranienne d’utilisation des négociations comme moyen de faire progresser l’enrichissement de l’uranium et le programme d’armement nucléaire lui-même.


C'est dire en fait, peut-être que la stratégie iranienne a été révélée par les Iraniens eux-mêmes à la veille des négociations de Bagdad le 14 mai, où Hamidreza Taraghi, un conseiller du chef suprême l’ayatollah Ali Khamenei, proche de l’équipe de négociation iranienne, a fait la somme des « succès de Téhéran » pendant les négociations comme suit : d’abord, les pays occidentaux ne voulaient pas que l’Iran dispose d’une usine à énergie nucléaire, mais son réacteur de Bushehr a été désormais relié au réseau national.

Ensuite, l’Occident s’est opposé à ce que l’Iran dispose d’une usine d’eau lourde, mais le pays en a maintenant une à Arak.


Troisièmement, l’Occident a dit non à tout enrichissement, « Mais nous y sommes, enrichissant autant que nous en avons besoin pour notre programme d’énergie nucléaire » a dit Taraghi » se référant aux centaines de cascades de centrifugeuses tournant depuis des années dans l’installation à moitié souterraine de Natanz.


Quatrièmement, depuis janvier, et à la veille de la reprise des négociations importantes à Istanbul en avril, des dizaines de centrifugeuses plus avancées ont été installées dans le complexe de la montagne de Fordow, près de Qom construit pour résister à une puissante attaque.


Cinquièmement, Taraghi dit aussi que pendant les discussions d’Istanbul, l’Iran est parvenu à convaincre l’Occident de l’importance d’un édit religieux, ou fatwa, contre la possession d’armes nucléaires.

 

En un mot, Taraghi et d’autres officiels iraniens ont conclu que leur politique « a obligé les Etats Unis à accepter l’enrichissement iranien » et en effet, le programme nucléaire qui lui est lié.

 

Au début de l’année, le négociateur iranien Hassan Rowhani a explicité cette stratégie : « Alors que nous parlions avec les Européens à Téhéran, nous installions un équipement dans des parties de l’usine d’Ispahan ». Rowhani ajouta : « en fait, en créant un environnement calme, nous avons pu terminer le travail à Ispahan ».

 

De fait, comme à Ispahan, les Iraniens ont achevé leur travail dans l’usine secrète de Fordow – découverte par l’Occident en 2009 – mais où le travail préparatoire de cette usine avait commencé dès 2006 selon l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) – à un moment où l’Iran offrait d’en revenir aux négociations.

 

De plus, des déclarations d’officiels iraniens cette semaine – comme Alaeddin Boroujerdi, président du Comité iranien de politique étrangère – que des discussions importantes allaient reprendre si les sanctions contre l’Iran étaient levées – elles-mêmes un mantra permanent de négociation iranien – soutenant la notion que non seulement les négociations elles-mêmes sont une méthode dilatoire, mais le retardement des négociations étant en lui-même une tactique – faisant intégralement partie de la stratégie iranienne d’ensemble en 3 D de déni, tromperie, et manœuvres dilatoires [Deny, Deception, and Delay en anglais] : pour commencer par un déni de tout programme d’armement nucléaire ; tromperie sur la profondeur et l’extension de ce programme ; et retarder, retarder, retarder ! En plus, le centrage des négociations du groupe 5 + 1 avec l’Iran s’estompe lui-même de l’écran radar international dans l’ombre des développements dramatiques en Egypte, Syrie, Libye et ainsi de suite, faisant progresser la stratégie en 3 D de l’Iran.


Par conséquent, on peut ne pas voir la dynamique croisée sous-jacente qui sous-tend le programme d’armement iranien et l’ensemble de la convergence toxique globale de la menace iranienne en quatre volets : nucléaire ; incitation au génocide organisé par l’Etat ; parrainage d’Etat du terrorisme international – et de fait les empreintes iraniennes apparaissent bien de nouveau dans l’attaque de cette semaine contre des Israéliens en Bulgarie – peut-être via leur vassal, le Hezbollah ; et une répression intérieure massive des droits de l’homme. Dit simplement, cette menace en quatre volets constitue un danger clair et actuel pour la paix et la sécurité internationales, au Moyen-Orient et pour la stabilité régionale, et de plus en plus, et de façon alarmante aussi, pour le Peuple iranien lui-même.


La compréhension du contexte de négociation actuel requiert l’appréciation de la dynamique sous-jacente, qui comprend : D’abord, il y a une violation permanente par l’Iran des interdictions internationales légales concernant le développement d’un programme d’armement nucléaire. En particulier, Téhéran continue de violer une série de résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU impliquant de demandes répétées de suspension totale et étendue de ses activités liées à l’enrichissement, au retraitement et à l’eau lourde – ainsi que la violation répétée de ses obligations du Traité de Non Prolifération Nucléaire en refusant à l’AIEA les inspections ouvertes de ses installations.

 

Ensuite, il y a une preuve convaincante – en particulier celle qui est issue du contrôleur nucléaire international – l’AIEA - que le programme nucléaire de Téhéran est, en fait, un programme d’armement nucléaire. Comme l’expert international Anthony Cordesman l’a conclu récemment après l’examen d’un rapport de l’AIEA : « Ceux qui ne concluraient pas déjà que l’Iran ne poursuit pas encore un programme d’armes nucléaires se nourriraient d’illusions ».

 

Troisièmement, alors que les sanctions économiques étendues – elles-mêmes autorisées par des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU – ont un effet important – c.à.d. que la monnaie iranienne a perdu la moitié de sa valeur, l’inflation est supérieure à 25 %, le chômage approche des 35 %, le pétrole iranien reste à quai dans les tankers iraniens – le gouvernement iranien trouve déjà des moyens pour circonvenir certains de ses effets les plus nuisibles en se procurant de nouveaux super tankers de Chine, des systèmes de brouillage de poursuite de leurs bateaux, en s’assurant des méthodes alternatives d’échange bancaires, et en forgeant des relations commerciales puissantes avec des pays qui n’appartiennent pas au camp pro-occidental.


Quatrièmement, même des pays dans le camp pro-occidental continuent de commercer avec l’Iran.

De fait, le Jerusalem Post a rapporté la semaine dernière que des « centaines » d’entreprises allemandes et iraniennes ont une « relation commerciale florissante ».


En particulier, le géant de l’ingénierie allemande Herrenknecht AG aurait livré de l’équipement de forage lourd à l’Iran – dont certain est promu comme ayant une capacité de « creusement à des profondeurs de 6000 mètres », ce qui pourrait faciliter la construction d’une installation nucléaire souterraine.

 

Fournir de tels instruments « à double usage » à l’Iran – objets qui ont un usage civil mais peuvent aisément être utilisés dans des objectifs militaires interdits – est une transgression des sanctions elles-mêmes, et vont directement à l’encontre des objectifs, buts, et propositions déclarés par le groupe 5 + 1.


Egalement troublant, le récent refus suisse d’adopter et de soutenir les sanctions de l’UE interdisant les transactions financières et sur l’énergie avec Téhéran, En effet, certains craignent que cette « lacune » ne soit exploitée par des compagnies pétrolières, et il faut noter que la Suisse est l’un des principaux centres du commerce du pétrole, et héberge aussi une filiale de la Compagnie Pétrolière Iranienne Nationale (NICO), bien que le pays n’importe pas de pétrole d’Iran.


Cinquièmement, bien que le groupe 5 + 1 ait affirmé qu’une arme nucléaire est « inacceptable » - que l’objectif d’empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire est distinct de s’opposer à un Iran nucléaire – et que « toutes les options sont sur la table », les négociations prolongées et la stratégie iranienne en 3 D exploitant ces négociations – ont sapé ces positions déclarées du groupe 5 + 1.


Sixièmement, alors qu’il y a une référence croissante – et de fait une indulgence – à la soi-disant fatwa publiée par Khamenei prohibant un programme d’armement nucléaire comme « péché » et « contraire à l’islam » - ce que certains commentateurs ont pris pour argent comptant du fait que les intentions de l’Iran sont pacifiques et son programme nucléaire est civil dans son intention et ses conséquences – cela ignore non seulement les découvertes des « dimensions militaires » du programme nucléaire de l’Iran, comme déterminé, entre autres, par l’AIEA, mais la permissivité au sein de l’islam lui-même de tromper l’ennemi là où cela sert un intérêt plus élevé – dont l’autorité spécifique en islam pour le chef suprême de se livrer exactement à cela.


Il faut se rappeler le rapport de l’AIEA lui-même en 2009 pour noter que Khamenei lui-même, dès 1984 avait adopté une décision du chef de l’époque l’ayatollah Ruhollah Khomeini de lancer un programme d’armes nucléaires secret.


Selon le rapport de l’AIEA – et un rappel effrayant des intentions et conséquences de l’Iran – « Selon Khamenei, c’était la seule manière d’assurer l’essence même de la Révolution Islamique contre les projets de ses ennemis… et de la préparer à l’émergence de l’imam Mahdi ».


Par conséquent, la question cruciale alors, c’est comment empêcher ce que le groupe 5 + 1 a estimé « inacceptable » - un Iran nucléaire – étant donné que les 3 D iraniens ont prévalu jusqu’à présent ?


Les négociations du groupe 5+ 1 ont-ils réussi à arrêter le programme d’armement nucléaire plutôt qu’à poursuivre leur chemin vers des résultats sans conclusion, menant à plus d’armements ?

 

Il y a une série de réalisations spécifiques que l’on doit exiger de l’Iran, et dont il faut vérifier l’exécution, si l’Iran doit se plier à ses obligations internationales. Parmi ces réalisations, qui doivent servir de modèle pour une négociation efficace, il y a les suivantes :

 

1 – L’Iran doit entreprendre de se plier, et d’exécuter pleinement, ses obligations liées aux Résolutions du Conseil de Sécurité et au Traité de Non Prolifération Nucléaire.


La conformité iranienne ne doit pas être considérée comme une « concession » pour laquelle l’Occident devrait nécessairement récompenser l’Iran, mais plutôt comme un ensemble d’obligations auxquelles l’Iran devra adhérer indépendamment et se conformer. Dit simplement, il n’y a pas de « droit à l’enrichissement » iranien, le plus récent des mantras de négociation iranien.


2. L’Iran doit – comme requête minimale – suspendre de façon vérifiable son programme d’enrichissement d’uranium, pour s’opposer à la stratégie iranienne de retardement, ou de gain de temps pour une percée nucléaire. De fait, comme le secrétaire à la Défense Leon Panetta l’a dit – et des experts internationaux ont souligné pareillement ce point – si le programme d’enrichissement iranien n’est pas suspendu, l’Iran aura la bombe nucléaire d’ici la fin 2012, avec toutes les conséquences qui en sont issues.

 

3. L’Iran doit expédier ses réserves d’uranium enrichi hors du pays, où il pourra être retraité et mis à la disposition de l’Iran, dans le cadre d’inspections et de contrôles appropriés, pour utilisation dans son programme nucléaire civil.

 

4. L’Iran doit fermer de façon contrôlable – et démanteler – son usine d’enrichissement nucléaire de Fordow, enterrée dans une montagne près de Qom, dont les Iraniens ont initialement nié qu’elle ait jamais existé. Autrement, l’enrichissement iranien à Fordow entrera dans une zone impénétrable, la rendant fermée à l’inspection et garantie contre toute frappe militaire.

 

5. L’Iran doit suspendre son installation de production d’eau lourde à Arak. On oublie parfois que l’eau lourde est un composant essentiel pour la production de plutonium, qui est un composant nucléaire que la Corée du Nord a utilisé pour construire sa propre arme nucléaire. Dit simplement, le chemin vers l’armement nucléaire n’a pas besoin de passer vers l’enrichissement de l’uranium seul – et suspendre l’enrichissement de l’uranium, bien que nécessaire, ne suffira pas au résultat d’un Iran abandonnant de façon vérifiable son programme d’armement nucléaire.

 

6. L’Iran doit donner un accès immédiat et sans entraves aux inspecteurs de l’AIEA sur tous les sites nucléaires suspects. De fait, comme signataire du Traité de Non Prolifération nucléaire, l’Iran est lié par ses obligations de ne pas rechercher des armes nucléaires et doit ouvrir ses sites et installations nucléaires.

 

7. On ne doit pas oublier que les autorités iraniennes ont annoncé – se sont même vanté – en 2009 et 2010, de leur intention de construire dix usines supplémentaires d’enrichissement de l’uranium. L’AIEA n’a toujours pas reçu de réponse substantielle à sa demande d’information sur l’archipel nucléaire des installations supplémentaires.

 

8. De nouveau, on ne doit pas ignorer que le programme d’armement nucléaire de l’Iran a continué d’avancer sur le fond du 3 D :Déni, Tromperie, et manœuvres dilatoires (Deny, Deception, Delay). Par exemple en 2007 et en 2010, l’Iran a continué de cacher ses activités nucléaires en n’informant pas l’AIEA de sa décision de construire une nouvelle usine nucléaire à Denkhovia, l’usine d’enrichissement supplémentaire – et l’usine d’enrichissement du combustible de Fordow mentionnée ci-dessus. Donc, la nécessité d’une inspection – et de vérification – est cruciale, et doit inclure les autorités iraniennes fournissant à l’AIEA l’accès requis, comme l’AIEA l’a demandé, pour la documentation nécessaire, le personnel, les sites, etc… que l’Iran cache.

 

9. Les autorités iraniennes doivent accorder à l’AIEA l’accès au complexe militaire de Parchin près de Téhéran. Comme l’AIEA l’a rapporté, l’Iran a conduit des tests d’explosions intenses – peut-être en combinaison avec des matériaux nucléaires – sur le complexe. Comme Anthony Cordesman l’a rapporté : « Il y a de puissants indicateurs de développement possible d’armements ».

 

Pourtant, les autorités iraniennes ont refusé de façon répétée un tel accès à l’AIEA – y compris le refus de telles visites en janvier et février 2012, tout en qualifiant au même moment l’information de l’AIEA comme un ensemble de « racontars ». De plus, Yukiya Amano, directeur de l’AIEA, a désigné l’accès à Parchin comme une « priorité », mentionnant aussi l’aseptisation du site – et le retrait possible des preuves incriminées d’armement – en mars dernier.


Cela pourrait expliquer l’explication consécutive avec pour effet que les Iraniens étaient prêts à accorder l’accès à Parchin.


De façon intéressante, on a déjà crédité l’Iran pour cette « concession », que sa prétendue aseptisation – et la dissimulation de la preuve – aurait rendu un tel accès bien moins significatif en tous cas, et où l’accès à Parchin seul n’est qu’une minuscule partie des réalisations auxquelles l’Iran doit se plier.


10. L’Iran doit permettre à l’AIEA d’installer des instruments sur les centrifugeuses pour contrôler les taux d’enrichissement de l’uranium. Dit simplement, l’Iran pourrait déplacer l’uranium de grade militaire même s’il utilise seulement de l’uranium faiblement enrichi, en augmentant à la fois le nombre et la vitesse des centrifugeuses.

 

11. Comme les Sénateurs Joe Lieberman, John McCain et Lindsey Graham l’ont dit dans leur récent article du ‘Wall Street Journal’, Il faut un accord supplémentaire concernant « les inspections intrusives fondées sur le protocole additionnel du Traité de Non Prolifération Nucléaire pour s’assurer que les Iraniens ne mentent pas ou ne trichent pas sur la portée complète de leur programme, comme ils l’ont fait dans le passé ».

 

12. Les négociations ne doivent pas ignorer, marginaliser, ou permettre d’aseptiser la répression intérieure massive en Iran, ou fournir une couverture à sa poursuite.

 

Quand les USA ont négocié un accord de contrôle des armements avec l’Union Soviétique, ils n’ont pas fermé les yeux sur les abus contre les droits de l’homme en URSS. De fait, l’acte final d’Helsinki liait la sécurité avec les paniers économiques et les droits de l’homme. Les négociations avec l’Iran ne doivent pas en faire moins.

 

13. Les négociateurs ne doivent pas ignorer l’incitation à la haine et au génocide actuelle promu par l’Etat iranien, en violation permanente de la Convention contre le Génocide. Dit simplement, l’Iran a déjà commis le crime d’incitation au génocide interdit par la loi internationale et doit être interpellé et rendre des comptes, cesser et stopper une telle incitation, et ses auteurs appelés à rendre des comptes.

 

En résumé, étant donné le modèle iranien en 3 D de déni, tromperie, et manoeuvres dilatoires (Deny, Deceive, Delay), le tout pendant que l’uranium continue d’être enrichi et les centrifugeuses continuent de tourner – et alors que le programme d’armement nucléaire est au seuil d’une « percée » - seul un abandon vérifiable par l’Iran de la poursuite de ses armes nucléaires sera suffisant.

 

Pour que cet objectif soit assuré, des négociations ne doivent servir de couverture aux 3 D, mais être un mot de passe pour une pleine conformité iranienne à ses obligations internationales, et un modèle pour la paix et la sécurité internationales.

 

L’auteur est membre du Parlement canadien et ancien ministre de la justice de Avocat Général du Canada. Il est co-président du Groupe Inter Parlementaire pour les Droits de l’Homme en Iran, et membre du Conseil Supérieur de « Unis contre l’Iran Nucléaire ».

Il est professeur émérite de Droit à l’Université McGill.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis