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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:29

 

 

 

 

 

 

Iran, 4 Juin 2013, à Ispahan :
La foule (des dizaines de milliers de personnes) scande des slogans hostiles au régime, comme " Mort au Dictateur" [Ali Khamenei], lors du cortège funéraire accompagnant la dépouille de Jalalundin Taheri, un Mollah dissident, qui s'est retiré en 2002, pour protester contre le détournement de la révolution par des hordes "fascistes" et des "gangs maffieux", qui "grimpent sur l'échelle de la religion pour monter sur des chameaux politiques"...

 

La foule a également appelé à la libération de Mousavi et Karroubi,en résidence surveillée à Téhéran, depuis la vague du mouvement "vert" des précédentes élections de juin 2009, qui avait donné lieu à un répression sans précédent. 

 

Nous sommes à moins de 11 jours du scrutin présidentiel et l'atmosphère semble devenir plus électrique. Certains membres du système iranien craignent des débordements du type de ceux qui se déroulent actuellement en Turquie. Un réveil de la protestation, jusqu'alors réprimée, en Iran rééquilibrerait la balance en mettant sur la sellette les deux grandes figures du verrouillage régional : Erdogan au même titre que Khamenei... Mais, à n'en pas douter, les Bassidjis et le déploiement de Gardiens de la Révolution, sur tout le territoire iranien, jusqu'aux élections et après, fera tout pour éviter que la pression de la rue puisse s'exprimer.

 

Au milieu de ce tableau, la guerre civile en Syrie est devenu le noeud gordien de la géostratégie du Moyen-Orient...

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 18:05

 

 

 

 

Ahmadinejads helicopter crash2.6.13

 

 

L’atterrissage d’urgence de l’hélicoptère d’ Ahmadinejad

 

 

Douze jours avant l’élection présidentielle en Iran, des rumeurs persistantes entourent les deux « accidents » qui se sont déroulés dimanche 2 juin, affirmant qu’il s’agissait, en fait, d’atteintes à la vie du Président iranien sortant, Mahmoud Ahmadinedjad et d’un des candidats présidentiels très en vue, le principal négociateur sur le nucléaire, Saeed Jalili. Tous deux en ont réchappé sans égratignure. Ces rumeurs pointent un doigt accusateur en direction du Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, ou de ses sous-fifres agissant, éventuellement, en leur propre nom.


On dit du cercle des initiés autour de l’Ayatollah qu’il craint qu’Ahmadinedjad complote de provoquer une situation d’urgence, pour précipiter les masses dans les rues, dans le but de contraindre au report des élections du 14 juin. Il resterait alors au poste de Président jusqu’à ce que l'agitation retombe.


Dans l’atmosphère préélectorale surchauffée de Téhéran, les cercles gouvernementaux trouvent des raisons supplémentaires d’être nerveux, au sujet de la vague, apparemment, irrépressible, de dissidence populaire, en Turquie, contre le gouvernement islamiste de Tayyip Erdogan. Ils sont tourmentés par la crainte que les troubles débordent en Iran et prennent pour cible l’autorité de l’Ayatollah.


Ahmadinedjad et un important cortège d’officiels étaient en route, dimanche, pour l’inauguration de plus grand tunnel d’Iran, sous les montagnes d’Alborz, dans la province de Mazandaran, au Nord-Est, lorsque leur hélicoptère a commencé à tourner en vrille. Le pilote est parvenu à poser d’urgence l’appareil, en le sécurisant.


La thèse de l’accident pourrait être tout-à-fait plausible : la flotte aérienne d’Iran est en mauvais état de maintenance générale, parce que Téhéran est dans l’incapacité de mettre la main sur des pieces de rechange, du fait des sanctions et d’une pénurie de devises étrangères. Les pièces de rechange sont, soit le produit grossier de l’improvisation-maison, soit rachetées à des sources plus ou moins fiables, en Chine et en Ukraine.


Mais les capitales du Golfe et Washington ont trouvé suggestive, la terminologie employée dans le communiqué diffusé par le bureau d’Ahmadinedjad, à la suite de l’évènement : il était décrit comme « un accident non-spécifié », plutôt que comme résultant d’une faille purement technique.


Les suspicions des conseillers du Président, quant à une tentative d’assassinat, se sont encore renforcées, lorsqu’ils ont entendu parler d’un nouvel incident. Celui-là n’a pas été rendu public. Saeed Jalili, chef du Conseil de Sécurité Nationale, négociateur de la question nucléaire et candidat présidentiel-vedette, était sur le chemin du retour, en revenant d’une campagne d’apparition dans la ville de Qazvin, quand un camion a, soudain, fait une embardée sur le convoi le transportant, lui et sa délégation, forçant l’un des véhicules à s’écraser contre une barrière de sécurité. Quatre des aides de Jalili ont été blessés, dont deux gravement.


La propre voiture de Jalili se trouvait à moins de 20 m de la collusion.


L’impression générale dominant à Téhéran est que cet “accident", était tout aussi délibéré. Elle est liée aux rumeurs qui s’épaississent autour de la capitale iranienne, affirmant que Jalili et Ahmadinedjad ont conclu un pacte secret, qui est remonté jusqu’aux oreilles de l’Ayatollah. On prétend que les deux personnalités se sont mises d’accord, lors de rencontres discrètes, sur le fait que le président sortant appuierait la candidature de Jalili à la Présidence. S’il l’emporte, il confierait le poste de vice-président, doté de pouvoirs spéciaux à Ahmadinedjad, ou, alternativement, au candidat d’Ahmadinedjad, son beau-frère, Esfandyar Rahim Mashae, dont le Guide Suprême s’est arrangé pour disqualifier la candidature.


On pense, par conséquent, que l’ordre de provoquer les deux accidents provient du bureau de Khamenei. Cette fois-ci, ils étaient destinés à signifier un ultime avertissement.


Le 26 mai, les sources iraniennes de Debkafile ont révélé les soupçons qui pèsent à Téhran, qu’Ahmadinedjad manigançait de congédier le Ministre de l’Intérieur Mostafa Mohammad Najjar, de façon à torpiller les élections. Ces sources ajoutaient que Khamenei avait averti le Président que s’il ne mettait pas un terme à ses intrigues, il pourrait bien ne pas survivre à « un accident de la route ».


Le 29 avril, le Président a été détenu plusieurs heures et mis en garde de stopper ses manœuvres pour faire dérailler les élections présidentielles.


Il y a deux semaines, il a confié à ses amis qu’il disposait de preuves d’une conspiration visant à l’assassiner. Depuis lors, il s’est abstenu de faire des déclarations publiques sur des sujets controversés.


http://www.debka.com/article/23014/Gulf-sources-%22Accidents%22-to-Ahmadinejad-Jalili-were-attempted-assassinations


DEBKAfile  Reportage Exclusif  3 juin 2013, 8:53 AM (IDT)

 

 

 

Adaptation : Marc Brzustowski.
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 12:09

 

2005116 (Copier)

 

Syrie : le Hezbollah prêt à lancer une attaque sur les rebelles à Alep. 2,000 combattants dans la région attendent le feu vert
lundi 3 juin 2013 - 10h53
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Des milliers de Libanais chiites militants du mouvement du Hezbollah se sont déplacés en masse dans la ville d’Alep en Syrie, prêts à lancer une attaque dévastatrice contre les opposants au régime de Bachar Al-Assad. Un leader du groupe qui est dirigé par Hassan Nasrallah a confirmé sous couvert de l’anonymat qu’environ 2.000 miliciens du Hezbollah se trouvent dans la banlieue de la ville d’Alep, en attendant le feu vert pour l’attaquer. Pour sa part, Louaï Al-Moqdad, membre dirigeant de l’Armée syrienne libre, a déclaré que selon des sources de renseignement, au moins 4.000 combattants du Hezbollah seraient près de la ville d’Alep. (Il Mondo).

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 18:40

 

 

 

 

 

 

Yemen's al-Houthi Shi'ite fighters [file].

 

Des combattants yéménites du groupe chi’ite al-Houthi [file]. Photo: REUTERS/Mohamed al-Sayaghi

 


Des rebelles chi’ites Houtis du Yémen combattent aux côtés des forces du Président Bachar al Assad en Syrie, selon un reportage, de jeudi 30 mai, du quotidien Asharq Al-Awsat localisé à Londres.


Un responsable yéménite a déclaré au journal que des centaines de rebelles houtis combattent en Syrie et qu’ils perçoivent ce combat comme un “Jihad sacré”.


 

“L’arrivée des combattants houtis a coïncidé avec l’annonce de l’implication du Hezbollah dans cette guerre, aux côtés du régime syrien », affirme la source.


Il a aussi déclaré que les Houtis entretiennent des relations de longue date, qui remontent bin avant l’actuelle guerre civile, puisqu’ils utilisent la Syrie « comme une gare de triage, à partir de laquelle ils voyagent vers Téhéran et le Sud-Liban pour s’entraîner au combat ».


Il poursuit en disant qu’ils “utiliseraient des passeports iraniens pour voyager en partant de Damas, de façon à tromper les autorités yéménites, lorsqu’ils retournent chez eux”.

 

La source a ajouté que l’Iran utilise deux îles érythréennes de la Mer Rouge pour des objectifs d’entraînement et pour y entreposer des armes à destination des rebelles houtis. La semaine dernière, 200 combattants houtis ont quitté  le Yémen pour se battre en Syrie, selon ce reportage.


Les Houtis sont de Musulmans chi’ites de la branche Zaydi, croyant au 5ème Imam, Zayd Ibn Ali. La plupart des Chi’ites croient au douzième Imam, comme il en va des cercles dirigeants d’Iran, qui croient qu’il a existé douze dirigeants (Imams) guidés par le divin et qu’ils sont les descendants du Prophète Mahomet, de sa fille Fatimah et de son mari Ali.


Les Houtis mènent une rebellion à partir de leurs bases dans le nord du Yémen  depuis 2004, qui a conduit à un certain nombre de cessez-le-feu et de tentatives de médiations. Le gouvernement yéménite accuse l’Iran d’armer et de soutenir les Houtis.


http://www.jpost.com/Middle-East/Report-Yemen-Houthis-fighting-for-Assad-in-Syria-315005


Adaptation : Marc Brzustowski.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 14:00

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute 

 

Clip n° 3844

 


Le guide suprême iranien Ali Khamenei : Les races européennes sont des races barbares

 

 


 

 

Pour voir la vidéo sous-titrée en anglais, cliquez ici


Ci-dessous des extraits de l´allocution prononcée par le Guide suprême iranien Ali Khamenei lors d´une conférence pour femmes, allocution diffusée sur la Première chaîne iranienne le 10 mai 2013 :


Ali Khamenei : Les races européennes sont barbares. Ils portent des costumes et des cravates fraîchement repassés, et sentent l´eau de Cologne, mais au fond, ils ont toujours la même nature barbare que l’on connaît par l´histoire. Ils tuent sans mal. Ils assassinent des gens sans aucun problème. Par conséquent, battre des femmes dans leurs foyers est sans conséquence pour les [Européens] et les Américains, alors que dans un milieu islamique, c’est inimaginable.

[...]

 


Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org. 

  

Pour consulter l’intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d’accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 07:48

 

Damage caused by a rocket blast in a parking lot in Beirut

NB : selon des sources sécuritaires libanaises, ces tirs de katyouchas, en représailles, de la part de miliciens sunnites contre le discours pro-Assad de Nasrallah et son engagement dans la reconquête d'al Qusayr, pourraient avoir été tirés depuis les villages d'Aitat et Besaba, en provenance d'un camp de réfugiés palestiniens, proche de Beyrouth... Ou quand la "résistance" parle à la "résistance" le langage de l'arroseur-arrosé... 

 

Deux roquettes tombent sur la banlieue sud de Beyrouth : quatre blessés

 

http://www.lorientlejour.com/

OLJ/Agences | 26/05/2013


Deux hommes blessés après l'explosion de deux roquettes près de leur maison, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 26 mai 2013. REUTERS/Mohammed Azakir
Deux hommes blessés après l'explosion de deux roquettes près de leur maison, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 26 mai 2013. REUTERS/Mohammed Azakir

LIBAN L'origine des tirs pas déterminée.

Quatre personnes ont été blessées dimanche matin dans l'explosion de deux roquettes Grad à Chiyah, dans la banlieue sud de Beyrouth, un fief du mouvement chiite Hezbollah, selon une source de sécurité.

 

"Deux roquettes Grad sont tombées dans la banlieue sud de Beyrouth. L'une est tombée sur un magasin de voitures: quatre personnes ont été blessées et des véhicules ont été endommagés", a expliqué cette source à l'AFP. L'origine des tirs est incertaine.

 

Le ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, s'est rendu sur les lieux de l'explosion, qui, dans un premier temps, avait été attribuée à une bonbonne de gaz.

 

Ces tirs interviennent au lendemain du discours de Hassan Nasrallah, dans lequel le chef du Hezbollah a promis à ses partisans la victoire dans la guerre en Syrie où son mouvement est engagé aux côtés de l'armée gouvernementale contre les rebelles.

 

Deux hommes inspectent les dégâts causés sur leur balcon par l'explosion des roquettes. REUTERS/Mohammed Azakir

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 13:35

 

Iran/présidentielle : Ahmadinejad dénonce la disqualification de son dauphin Esfandiar Rahim Mashaïe
mercredi 22 mai 2013 - 09h27
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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dénoncé mercredi la disqualification de son dauphin Esfandiar Rahim Mashaïe pour la présidentielle du 14 juin, affirmant qu’il allait demander l’intervention du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Je considère M. Rahim Mashaïe come un bon croyant, qualifié et utile pour le pays et je l’ai présenté comme candidat pour cela, mais il a été victime d’une injustice, a déclaré M. Ahmadinejad selon le site internet de la présidence. Je vais suivre jusqu’au bout ce dossier, en faisant appel au Guide suprême, a-t-il ajouté, demandant à ses partisans d’être patients. (AFP).

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 08:16

 

À Qousseir, le Hezb perd beaucoup d’hommes mais en envoie d’autres immédiatement

 

http://www.lorientlejour.com

 
  
OLJ/Agences | 22/05/2013

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a lancé mardi un cri d’alarme appelant à la protection des milliers de civils, beaucoup d’entre eux étant des enfants, pris au piège par les combats dans la ville syrienne de Qousseir. Shaam News Network/AFP
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a lancé mardi un cri d’alarme appelant à la protection des milliers de civils, beaucoup d’entre eux étant des enfants, pris au piège par les combats dans la ville syrienne de Qousseir. Shaam News Network/AFP

RÉVOLTE Les USA confirment la participation de combattants iraniens ; réunion aujourd’hui à Amman des Amis de la Syrie.

 

Le Hezbollah a envoyé de nouvelles troupes d’élite pour s’emparer de la ville stratégique syrienne de Qousseir. Selon une source au sein des services de sécurité syriens, de violents accrochages se déroulaient dans le nord de la ville où s’est regroupée la plus grande partie des insurgés.


« Au moins 31 combattants du Hezbollah ont été tués depuis dimanche ainsi que 76 rebelles », a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Seulement « neuf soldats et trois miliciens prorégime ont péri, ce qui prouve clairement que c’est le Hezbollah qui mène l’assaut », a affirmé le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, en faisant également état de la mort de huit civils. Une source proche du parti armé libanais a révélé que la majorité de ses victimes avaient été tuées par des engins piégés posés par les rebelles pour freiner l’avancée du Hezbollah. « Le Hezbollah a acheminé de nouvelles troupes d’élite. Il a fait de nombreux prisonniers parmi les rebelles, dont des non-Syriens », a ajouté cette source qui a requis l’anonymat.

 

(Lire aussi : L’UE envisage l’inscription de la branche armée du Hezb sur sa liste terroriste)


Des Iraniens sont présents aux côtés du Hezbollah, a indiqué hier soir un haut responsable du département d’État américain. « C’est la participation directe la plus visible du Hezbollah aux combats en Syrie et nous avons compris qu’il y a aussi des Iraniens dans ce secteur », a ainsi affirmé ce responsable, qui a requis l’anonymat, aux journalistes accompagnant le secrétaire John Kerry à Mascate.

 

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Selon l’OSDH, les rebelles offrent « une résistance acharnée pour ne pas abandonner les 25 000 civils bloqués dans la ville, mais le Hezbollah et l’armée poursuivent un assaut de grande ampleur ». Néanmoins, le correspondant de Now Lebanon à la Békaa a indiqué que l’attaque de Qousseir s’était arrêtée, après les pertes enregistrées par le Hezb.

 

 

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a lancé un cri d’alarme appelant à la protection des milliers de civils, dont de nombreux enfants, pris au piège. « La situation est désespérée », a déclaré une porte-parole de l’Unicef.

 


Pour Bassam Abou Abdallah, directeur du Centre de Damas pour les études stratégiques, l’opération militaire de Qousseir s’inscrit en vue de la conférence internationale prévue en juin à Genève. « Elle vise à convaincre les autres parties (rebelles et opposition) que l’option militaire ne pourra pas réussir » contre le régime, a déclaré cet analyste syrien proche du pouvoir.

 

(Lire aussi : La (sérieuse) mise en garde de Sleiman)


 


Genève 2
D’ailleurs ces développements interviennent à la veille d’une réunion à Amman du groupe des Amis de la Syrie visant à préparer cette conférence de paix internationale de Genève 2, initiée par la Russie et les États-Unis.
Le vice-secrétaire général de l’ONU, Jan Eliasson, a estimé qu’une éventuelle réunion à Genève ne pouvait fonctionner que si le gouvernement et les rebelles envoyaient des équipes de négociation « crédibles ».


Le régime syrien a quant à lui établi début mars une liste de cinq ministres, dont le Premier ministre Waël el-Halaqi, dans la perspective d’éventuelles négociations, selon des sources diplomatiques européennes.
En plus du chef du gouvernement, la délégation officielle du gouvernement syrien serait formée du vice-Premier ministre, Qadri Jamil, du ministre de l’Information, Omran Zoabi, du ministre de la Réconciliation nationale, Ali Haïdar, et de Joseph Sweid, ministre chargé du contrôle des activités du Croissant-Rouge. « C’est une liste qui est susceptible d’évoluer », a toutefois déclaré un diplomate européen, soulignant que tous les délégués qui participeraient à cette conférence devraient avoir une « véritable capacité de négociation ». Selon un second diplomate européen, l’opposition syrienne objecterait à la présence de certains membres de la délégation, estimant qu’ils n’ont pas d’influence véritable sur le gouvernement syrien.


L’Iran a souhaité de son côté participer à la conférence internationale malgré l’opposition de la France, estimant que celle-ci devait être « élargie avec la participation de tous les pays ayant une influence » sur les parties en conflit. « La condition pour que Genève 2 réussisse est que cette réunion soit élargie, avec la participation de tous les pays ayant une influence sur les événements en Syrie », a ainsi affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, soulignant que personne « ne doute dans le monde que l’un des principaux pays ayant de l’influence soit la République islamique ».

 

(Lire aussi : Les combats s’intensifient à Tripoli et des obus s’abattent au cœur de la ville)


L’opposition, qui pose comme condition sine qua non le départ de M. Assad et de son régime, se réunit pour sa part demain à Istanbul pour élire ses nouvelles instances et décider de sa participation ou non à la conférence. La demande de l’opposition concernant le départ de M. Assad est un des huit points de la feuille de route établie par les participants, de divers courants, à la « réunion de consultation nationale syrienne » réunie durant deux jours à Madrid, a précisé l’ancien président de la Coalition nationale de l’opposition syrienne, Ahmad Moaz el-Khatib sur sa page Facebook. Les délégués stipulent que « toute participation à un processus politique sur la Syrie sera liée à un repli de l’armée dans ses casernes, à la libération de tous les détenus et à l’accès à l’assistance humanitaire dans tout le pays ». Le document propose que la Syrie soit dirigée par un gouvernement de transition « jusqu’à ce que les fondations d’un nouveau système politique soient posées, sur la base de la démocratie, le pluralisme, la justice, l’égalité et l’État de droit ».



Réfugiés
Enfin, les autorités jordaniennes ont refusé l’accès à des milliers de réfugiés syriens au cours de la semaine écoulée, pour la première fois depuis le début de la crise, a-t-on appris hier auprès de diplomates, de militants et d’équipes humanitaires. La Jordanie a déjà ouvert ses frontières à quelque 470 000 Syriens, près du tiers du million et demi de réfugiés enregistrés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) depuis le début de la crise.
Mais les quatre points de passage vers la Jordanie qu’utilisent les réfugiés syriens pour fuir les bombardements dans la province de Deraa sont fermés depuis six jours. C’est notamment le cas dans les villages frontaliers de Nasib et Tel Chebab, tenus par les rebelles. Aucune raison n’aurait été donnée par les Jordaniens. Seul le poste-frontière de Jaber reste ouvert.


D’après un diplomate occidental, le bouclage des frontières serait une mesure de sécurité prise dans le cadre de la réunion, aujourd’hui à Amman, mais aussi un avertissement à la communauté internationale. « Les Jordaniens s’inquiètent pour la sécurité mais adressent aussi un signal à la communauté internationale pour souligner la charge énorme que représentent les réfugiés », explique-t-il.

 

 

Lire aussi

Mourir pour Qousseirl'éditorial de Issa Goraieb

 

Deux batailles, un même K.-O.l'article d'Elie Fayad

 

De Qousseir à Beyrouth, un forcing pour encercler le Hezbollah,l'éclairage de Scarlett Haddad

 

Halte aux crimes commis par le Hezb à Qousseir, crient des jeunes depuis le centre-ville

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 08:10

 

 

Iran : l’ex-président Rafsandjani et Mashaïe disqualifiés pour la présidentielle
mardi 21 mai 2013 - 20h17
Logo MédiArabe.Info

 

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve16042

 

L’ex-président modéré Ali Akbar Hachémi Rafsandjani et Esfandiar Rahim Mashaïe, deux des principaux candidats à l’élection présidentielle iranienne, n’ont pas été autorisés à participer au scrutin du 14 juin, a annoncé mardi la télévision d’Etat, citant le ministère de l’Intérieur.

M. Rafsandjani, âgé de 78 ans et qui a accompli deux mandats entre 1989 et 1997, ne fait pas partie de la liste de huit noms retenus par le Conseil des gardiens de la constitution, chargé de valider les candidatures pour le scrutin du 14 juin.

Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, a également été disqualifié par le Conseil des gardiens, a ajouté la télévision, sans préciser les raisons de ces évictions.

Les deux hommes étaient la cible des ultraconservateurs qui réclamaient leur disqualification.

Les candidats retenus appartiennent en majorité au camp conservateur, dont l’ex-chef de la diplomatie (1981-97) Ali Velayati et le maire de Téhéran Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le négociateur en chef du dossier nucléaire, Saïd Jalili, ou encore Mohammad Haddad-Adel et Mohsen Rezaï.

La liste est complétée par les conservateurs Hassan Rohani et Mohammad Gharazi, et le réformateur, Mohammad-Reza Aref. (AFP).

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 18:06

Armes iraniennes au Hezbollah : enjeux et risques

Nasrallah

Un haut responsable israélien a expliqué à Mark Landler du New York Times que son gouvernement était déterminé à empêcher le transfert d’armes sophistiquées au Hezbollah. Par ce geste exceptionnel, et tout en gardant l’anonymat, le responsable israélien a affirmé que toute riposte de la part du président syrien Bachar el-Assad contre Israël, quelle soit directe ou par le biais d’une autre force, risquerait de faire perdre le pouvoir à Assad.

La politique israélienne visant à empêcher l’approvisionnement d’armes modernes au Hezbollah n’est pas nouvelle et à maintes reprises la marine de Tsahal a intercepté au large de la Méditerranée des navires transportant de l’armement iranien. Selon des sources américaines, Israël a concentré récemment ses efforts, principalement en territoire syrien. Il est évident que les Syriens ne souhaitent pas que certaines armes sophistiquées tombent dans les mains de groupes extrémistes sunnites liés à Al-Qaïda, telle que la force Jabhat al-Nosra. Toutefois, nous constatons que l’Iran est déterminé à sauvegarder son emprise sur la Syrie, considérée par les ayatollahs comme la « 35ième province de l’Iran ». Dans le cas où Assad tomberait, l’Iran ferait tout ce qui est en son pouvoir pour intervenir. Il a déjà déployé sur le sol syrien ses propres forces au sein des Gardiens de la révolution et prévoit de former une armée expéditionnaire composée du Hezbollah libanais et d’autres milices chiites.

Des responsables israéliens ont souvent déclaré que la fourniture de nouvelles armes modernes et non conventionnelles au Hezbollah ne sera plus tolérée. Les généraux de l’état-major de Tsahal avaient même énuméré le type d’armements classés au-delà des lignes rouges :

-Les armes chimiques ;

- Les missiles iraniens équipés d’ogives de 600 kg, tel que le Fatah 110. Durant la Seconde guerre du Liban, le Hezbollah avait utilisé des roquettes transportant des ogives de 30 kg seulement ;

- Des missiles de longue portée et anti-aériens fabriqués en Russie, tels les SA-17, lancés à partir de rampes mobiles et pouvant limiter la liberté d’action de l’aviation israélienne. Jérusalem est particulièrement préoccupée par les intentions de Moscou de livrer des missiles S-300, mais à ce stade il n’y a aucune indication que le Hezbollah pourra les utiliser ;

- Des missiles de croisière supersonique Yakhont d’une portée de 300 km et équipés de puissants radars, capables d’attaquer nos sites offshore de gaz naturel en Méditerranée. Lors de sa prestation devant le Comité des services interarmées au Sénat, le général Ronald L. Burgess a souligné que le missile Yakhont est une réelle menace pour la marine américaine en particulier en Méditerranée orientale.

Rappelons qu’à la fin de la Seconde guerre du Liban, les Etats-Unis et la France avaient rédigé un texte, adopté à l’unanimité le 11 Août 2006 au Conseil de sécurité de l’ONU. Soulignons que la Résolution 1701 avait obtenu le soutien des Russes et des Chinois. Selon l’article 15 de cette résolution il est interdit à tous les Etats membres de l’ONU de s’engager dans « la vente ou la fourniture de matériel militaire à toute entité ou individu installé au Liban ».

En d’autres termes, le transfert d’armes iraniennes au Hezbollah constitue une violation flagrante d’une décision du Conseil de sécurité des Nations unies. D’ailleurs, le même Conseil de Sécurité avait adopté la résolution 1559, qui appelait également à la dissolution et au désarmement de toutes les milices libanaises et non-libanaises sur le sol libanais.

En outre, le paragraphe 5 de la résolution 1747, adoptée le 24 Mars 2007, concernant les sanctions contre l’Iran, stipule expressément que « l’Iran ne doit fournir, vendre ou transférer, directement ou indirectement, à partir de son territoire ou par l’aide de ses ressortissants, de ses navires ou de ses avions, des armes ou du matériel à des fins militaires. Tous les États devront aussi interdire l’acquisition de ce matériel auprès de l’Iran. »

La résolution 1747 a été adoptée en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies et elle est donc considérée à l’ONU au plus haut niveau de gravité juridique.

En prenant des mesures préventives adéquates, Israël a donc agi conformément à ses propres intérêts défensifs, mais également en adéquation avec les décisions successives de la communauté internationale. Malheureusement, l’ONU n’a jamais appliqué efficacement ses propres résolutions, et donc Israël se trouvait dans l’obligation d’agir en légitime défense.

L’Iran continue à ignorer et à violer systématiquement les résolutions de l’ONU. Jérusalem a obtenu un fort soutien de la part des États-Unis et de la Grande-Bretagne, justifiant sa position contre les livraisons d’armes iraniennes au Hezbollah. En dépit des critiques de certaines chancelleries contre la politique israélienne, il est évident que la communauté internationale a échoué dans son entreprise à l’égard de l’Iran.

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Présentation

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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