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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 14:42

Un ex espion de la CIA des Gardes Révolutionnaires en Iran : les pourparlers de Bagdad démontrent la naïveté occidentale.

Par Reza Kahlili

http://www.jewishworldreview.com/0512/cia_spy_on_iran3.php3

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©


Alors que les puissances mondiales se rendent aux pourparlers nucléaires avec l’Iran à Bagdad aujourd’hui, Obama est-il assez naïf pour s’accrocher à une fausse fatwa promettant de ne pas fabriquer de têtes nucléaires ? Avec assez d’uranium enrichi pour fabriquer finalement six bombes nucléaires, Téhéran veut seulement gagner du temps. La chronologie récente le démontre.  

Il est difficile de surestimer le degré de naïveté de la part de l’Occident alors qu’il se rend à une autre série de pourparlers nucléaires avec l’Iran à Bagdad aujourd’hui.

Clairement, l’Iran cherche à gagner du temps pour développer une arme nucléaire.Exemple : Lors des pourparlers le mois dernier à Istanbul, Téhéran semble avoir convaincu les négociateurs internationaux de la sincérité et du poids d’une fatwa ou édit religieux, du chef suprême l’ayatollah Ali Khamenei, qu’une bombe nucléaire est haram – interdite – en islam.

La semaine dernière par exemple, l’ancien Premier ministre français Michel Rocard a déclaré que la fatwa aidera à promouvoir la confiance sur les activités nucléaires de l’Iran.

L’ayatollah n’est pas obligé de tenir parole mais cela ne semble pas poser de problème. Lors des pourparlers d’Istanbul, l’Occident a acquiescé pour la première fois à l’exigence iranienne de pouvoir enrichir l’uranium, avec des restrictions – malgré des résolutions contraires de l’ONU.

Le régime islamique a cru de façon permanente que plus son programme nucléaire est élargi et la progression atteinte, moins l’Occident pourra exiger de stopper le programme – et si les dirigeants iraniens demeurent fermes face à toutes les menaces, plus il est probable que l’Occident acceptera finalement un Iran nucléaire.

Une chronologie récente le démontre.

Quand le président Obama a pris ses fonctions en 2009, l’Iran était placé sous plusieurs sanctions de l’ONU afférentes à la suspension de toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement des l’uranium. A l’époque, l’Iran possédait 1,200 kg d’uranium faiblement enrichi dans son installation de Natanz.

M. Obama choisit d’entamer des pourparlers avec le régime islamique, croyant qu’une main tendue permettrait d’atteindre de meilleurs résultats que des menaces. Il pensait qu’une nouvelle approche des USA serait bien accueillie par Téhéran parce que c’était un changement complet par rapport à l’administration Bush.

Cependant, les dirigeants radicaux d’Iran considérèrent cette main tendue comme une faiblesse. Ils entrèrent en pourparlers avec l’administration Obama tout en enrichissant l’uranium au-delà du taux inoffensif de 3,5 %, comme il avait été limité depuis de nombreuses années, jusqu’au taux de 20 %. Bien que ce ne soit pas un taux suffisant d’enrichissement pour une arme nucléaire, c’est suffisant pour parvenir au stade d’une bombe très rapidement – soit une affaire de semaines si Téhéran en décide ainsi.

Au début 2010, Obama, réalisant sa défaite dans la phase de négociation, passa à une phase de sanctions. Mais au lieu des sanctions paralysantes qu’il avait promises, il commença par des sanctions progressives, que les clercs iraniens considérèrent comme une nouvelle preuve de l’incapacité de l’Amérique à stopper l’Iran, ce qui les enhardit à accélérer leur programme.

Aujourd’hui l’Iran, placé sous de nouvelles sanctions par les Nations Unies et l’Union Européenne, détient plus de 5,5 tonnes d’uranium enrichi – suffisamment pour fabriquer finalement six bombes nucléaires. Il continue à enrichir de l’uranium avec plus de 9.000 centrifugeuses à Natanz, aussi bien à des taux de 3,5 et de 20 pour cent, et sur le site auparavant secret, l’usine de Fordow, en profondeur dans la montagne près de la cité de Qom, au taux de 20 %.

Tout cela tandis que l’Iran augmente le nombre de centrifugeuses sur les deux sites, avec une possibilité qu’il existe davantage de sites inconnus de l’Occident ou de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

Cela nous amène à la série actuelle de négociations. A Istanbul, l’Occident accorda à l’Iran une victoire historique. Pour la première fois dans les négociations sur le programme nucléaire de l’Iran, l’Occident offrit à l’Iran l’agrément complet que son processus d’enrichissement soit arrêté au taux de 20 %.

En d’autres termes, l’Occident a cédé aux exigences iraniennes d’accepter son enrichissement nucléaire sur son territoire.

Plus intéressante encore, l’analyse iranienne de la fatwa de Khamenei : « Si l’administration Obama réalise l’importance de la place du chef suprême en Iran et comprend la fatwa, alors la plus grande part de leur problème [sur la question nucléaire de l’Iran] sera résolue ».

L’analyse déclarait de façon menaçante : « Il n’y aura pas de garantie au-delà de la Fatwa pour l’Occident » - signifiant que l’Occident n’obtiendra que la parole d’un dirigeant dont le régime a été fondé sur les mensonges et la tromperie, un chef qui a ordonné le massacre de milliers d’Iraniens – et aussi d’Américains – en Irak et en Afghanistan, et un chef qui a constamment menacé l’existence d’Israël et la « défaite » de l’Amérique.

Khamenei n’est pas un grand ayatollah, ou un marja (référence religieuse), et il ne peut donc pas émettre une fatwa. Il a été élevé au rang d’ayatollah en une nuit pour remplacer Ruhollah Khomeini à sa mort en 1989. Même si un marja émet une fatwa, il peut l’annuler pour le bénéfice de l’islam. Aussi la fatwa de Khamenei peut être rejetée au moment propice.

Il est intéressant que l’interprétation du Coran par le régime est de tromper son ennemi, à savoir l’Occident, jusqu’au moment où le régime est suffisamment fort pour s’y affronter.

Obama est-il assez naïf pour s’accrocher à une fausse fatwa avec pour conséquence d’accepter un Iran nucléaire ?

Sa secrétaire d’Etat, Hillary Rodham Clinton, dit qu’elle a discuté la fatwa avec le Premier ministre de Turquie, des experts et des érudits religieux. « Si c’est en effet une déclaration de principe, de valeurs, alors c’est le point de départ pour être mis en œuvre, ce qui signifie que cela sert de mode d’entrée dans une négociation pour vous démontrer combien c’est une déclaration de conviction authentique et sincère », dit-elle le mois dernier.

Selon les articles des media, On s’attend à ce que les USA poussent l’Iran à fermer son installation de Fordow et à envoyer son stock d’uranium moyennement enrichi hors du pays.

L’Iran a écarté la fermeture de Fordow, en annonçant même qu’il augmentera le nombre de centrifugeuses sur l’installation. Et jusqu’à présent, sa stratégie d’extension son programme nucléaire en épuisant l’Occident a déjà prouvé son succès.

Il est clair qu’après une décennie de négociations et de sanctions, les chefs du régime islamique n’accepteront pas un arrêt complet de leur programme nucléaire. Mais étant donné que l’Iran dispose désormais du savoir-faire pour fabriquer une bombe, c’est le seul résultat qui devrait être acceptable pour l’Occident. 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:16

 

mag-29Iran-t CA0-articleLarge-420x280 (Copier)

On est parvenu à une décision fatidique sur l’Iran

 

Israël est revenu sur sa promesse faite au Président américain Barack Obama de ne pas frapper les sites nucléaires de l’Iran avant l’élection présidentielle de novembre, puisqu’il a rejeté ses exigences minimales dans les négociations avec l’Iran. C’est un rapport exclusif des sources de Debkafile à Washington.

 

En public, les ministres israéliens s’expriment encore de façon aussi ferme qu’ils pensent que cela puisse avoir un impact sur les pourparlers entre les six puissances mondiales et l’Iran, qui ont repris en claudiquant, pour le second jour à Bagdad, alors que les parties en présence sont encore à mille lieues l’une de l’autre. Mais le véto présidentiel a essentiellement contribué à maintenir Israël en dehors du cercle d’influence, quant aux résultats éventuels de la démarche diplomatique.

 

Lorsque le Ministre de la Défense Ehud Barak a rencontré le Secrétaire d’Etat à la Défense, Léon Panetta au Pentagone, le 17 mai, il s’est entendu dire qu’Obama rejetait les exigences même les plus pondérées d’Israël envers l’Iran, pour qu’au moins, il stoppe son enrichissement d’uranium à haute intensité, qu’il exporte ses stocks de matériel d’enrichissement, au-dessus d’un niveau de 3, 5% et qu’il arrête la production sur le site nucléaire de Fordo, près de Qom. Depuis 6 mois, l’Administration Obama tente d’adoucir la pilule de ses rejets pour la faire avaler en gonflant le pactole de l’aide sécuritaire. La dernière ma  nifestation recouvre une nouvelle avance de 70 millions de $ pour la fabrication de plus d’intercepteurs de missiles de courte protée, le Dôme de Fer.

 

Après avoir parlé avec Panetta, Barack s’est tourney vers la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton et le Conseiller à la Sécurité Nationale Tom Donilon, dans l’espoir de gagner leur soutien, afin de modifier la position de Barack Obama. Clinton a répliqué qu’elle n’était pas impliquée dans les négociations avec l’Iran et Donilon, qu’une décision personnelle du Président n’était pas ouvert à des changements.


Une semaine de consultations a fait suite au retour en Israël du Ministre de la défense, au cours de laquelle il a été décidé de retirer la promesse faite par Israël de se réfréner d’attaquer l’Iran au cours de la campagne présidentielle américaine.

 

Mercredi 23 mai, le jour où ont commencé les discussions de Bagdad, Barack a notifié Washington à cet effet. Le Ministre de la défense a aussi transmis ce message, dans une petite interview radiophonique peu remarquée. Pour être sûr que ses paroles atteignent la bonne adresse sans mauvaises interprétations, le bureau du Ministre de la défense a diffusé un verbatim d’une traduction en anglais à partir de l’hébreu.

 

“Il n’y a aucun besoin de nous dire ce qu’il faut faire, nous n’avons aucune raison de paniquer, Israël est très très fort, mais nous savons pertinemment ce que les Iraniens sont des joueurs d’échec accomplis et qu’ils tenteront par tous les moyens de réaliser leurs capacités nucléaires. Notre position n’a pas changé. Le monde doit empêcher l’Iran de devenir nucléaire. Toutes les options restent sur la table”.

 

Alors que les pourparlers de Bagdad tournent en rond, on a mis fermement l’option militaire israélien sur la table et au milieu de l’échiquier américano-iranien.


DEBKAfile Reportage exclusif 24 mai 2012, 9:23 AM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 16:22

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 837

 

Pourparlers nucléaires : le nouvel outil du régime iranien pour assurer sa pérennité


Par : A. Savyon*


Introduction


Bien que la fameuse fatwa du Guide suprême Ali Khamenei sur les armes nucléaires n´ait jamais vu le jour (voir Reprise des pourparlers entre l´Iran et l´Occident sur la base d´une fatwa inexistante, http://www2.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=IA82512 ),

la propagande iranienne continue d´occulter son inexistence face aux pays occidentaux. C´est ainsi que l´ancien pre mier ministre français Michel Rocard, sui s´est rendu à Téhéran en tant qu´invité de la République islamique, a pu se féliciter de cette prétendue fatwa. (1)


En outre, les médias américains continuent de rapporter que le gouvernement Obama s´est appuyé sur cette fatwa pour justifier la reprise des négociations avec l´Iran. Ainsi, le 12 mai 2012, David Ignatius écrivait dans le Washington Post que "le président Obama a fait comprendre à Khamenei en mars que sa fatwa prohibant les armes nucléaires pourrait être le point de départ aux négociations". (2)

Pour sa part, Khamenei considère les prochains pourparlers sur le dossier nucléaire, devant avoir lieu à Bagdad le 23 mai 2012, comme capables d´assurer sa survie politique et celle de son régime. Tout au long de ses 23 années au pouvoir, Khamenei s´est maintenu en muselant le courant réformateur, plaçant dans l´illégalité ses adversaires personnels et idéologiques, tels le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le n° 2 Hashemi Rafsanjani et d´autres encore, concentrant le pouvoir entre ses propres mains, supprimant des subventions, réprimant la presse écrite et les médias électroniques, et oeuvrant à se façonner une image d´imam.

Pourparlers nucléaires : l´objectif iranien

La menace pesant sur la survie du régime de Khamenei provient en premier lieu de l´offensive occidentale, des sanctions politiques et économiques ; deuxièmement, des révolutions du Printemps arabe et de l´effondrement du régime syrien, effondrement qui impacte direct sur l´axe de la résistance. A cela s´ajoute la perte de contrôle du Hamas. Ainsi, Khamenei s´efforce pour l´heure d´assurer la survie de son régime en se servant de son instrument le plus performant pour neutraliser ces menaces : les négociations nucléaires. (3)

Dans le cadre des préparatifs à la reprise des pourparlers du 23 mai, l´Iran a prévu une série de requêtes visant presque exclusivement à assurer la survie du régime face aux menaces occidentales. Les objectifs iraniens sont :

  1. La cessation complète des efforts déployés par l´Occident, et en particulier par les États-Unis, pour promouvoir la démocratie en Iran, ce qui passe par les garanties suivantes, énumérées par le chercheur iranien Mehdi Khalaji (4) :

    a. Arrêter toutes les émissions américaines en persan

    b. Mettre fin au soutien politique et financier des groupes d´opposition

    c. La cessation de l´ingérence américaine concernant la censure iranienne sur Internet

  1. La levée des sanctions, des sanctions pétrolières en particulier, qui affaiblissent considérablement le régime.

  1. La fin de la politique occidentale visant à isoler l´Iran sur la scène internationale.

S´agissant du dossier nucléaire, l´Iran a souligné à maintes reprises qu´il est désormais un pays nucléarisé qui enrichit de l´uranium jusqu´à 20%, et qu´il n´a pas l´intention d´utiliser sa capacité nucléaire à des fins militaires. (5) La fatwa (inexistante) de Khamenei est mentionnée par les porte-parole du régime pour appuyer cette position et démontrer leur intégrité.

Garantir la survie du régime étant le principal objectif de Khamenei dans le cadre des pourparlers nucléaires - plus important encore que la question nucléaire -, Khamenei a élaboré une stratégie qui vise à triomph er de ses partenaires dans tous les cas de figure :

Si l´Occident accède aux demandes iraniennes en ne cherchant plus à promouvoir la démocratie en Iran, Khamenei pourra se targuer d´un double exploit : il aura assuré la survie de son régime, et il aura également fait entrer l´Iran dans le club des Etats nucléarisés. En outre, tout cela aura été accompli en échange de l´assurance verbale de l´Iran de ne pas produire d´armes nucléaires - sur la base d´une fatwa qui n´existe pas.

Toutefois, si les pays occidentaux n´acceptent pas le cadre que l´Iran tente d´imposer, et continuent de menacer le régime, l´Iran pourra librement poursuivre ses efforts militaires nucléaires.


* A. Savyon est directrice du projet iranien au MEMRI.



Notes :

[1] Fars (Iran), 14 mai 2012.

[2] Le Washington Post, 12 mai 2012.

[3] Il convient de mentionner que Khamenei agit conformément au précédent historique de Mohammad Reza Shah Pahlavi, qui en 1968-71, pour assurer la reconnaissance internationale du statut de l´Iran comme superpuissance régionale, négociait avec la Grande-Bretagne et décidait de renoncer à Bahreïn qui, sans être ré ellement sous son contrôle, avait jadis appartenu à l´Empire perse.

[4]
http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/23644

[5] Voir, par exemple, la déclaration de Hossein Cheikh Al-Islam, conseiller de président du Majlis Ali Larijani, selon laquelle l´Iran sera, aux pourparlers de Bagdad, dans une meilleure position qu´avant, parce que depuis les pourparlers d´Istanbul, l´installation Fordow est devenue op&ea cute;rationnelle, l´uranium a été enrichi à 20%, et l´Iran a continué à fabriquer des centrifugeuses de troisième génération. Source : Fars (Iran), 13 mai 2012.


Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.


Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 16:20
L’Iran rappelle son ambassadeur en Azerbaïdjan pour consultations
mardi 22 mai 2012 - 13h08

Logo MédiArabe.Info

L’Iran a rappelé son ambassadeur à Bakou pour consultations, sur fond d’aggravation des tensions avec l’Azerbaïdjan, pays voisin qui accueille cette semaine le concours Eurovision de la chanson, a indiqué mardi l’ambassade d’Iran. L’ambassadeur Mohammad Bagher Bahrami est parti pour Téhéran le 21 mai. Il a été rappelé pour consultations, a déclaré le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran, Ahmed Nemati, dans un communiqué. Des députés du Parlement azerbaïdjanais ont vivement critiqué cette décision qui intervient après une manifestation la semaine dernière devant l’ambassade d’Iran à Bakou, capitale de cette ancienne république soviétique du Caucase. Des dizaines d’Azerbaïdjanais avaient protesté contre la politique de Téhéran, certaines exhibant des pancartes se moquant de l’Ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution islamique. L’Iran se sert de l’Eurovision comme prétexte pour accroître la pression sur l’Azerbaïdjan. C’est un tort et cela met en danger la paix et la stabilité dans la région, a déclaré mardi un député du parti au pouvoir, Mubariz Gurbanly. Les relations se sont tendues ces derniers mois entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, pays à majorité musulmane chiite. En mars, l’Azerbaïdjan a affirmé avoir déjoué des attentats que préparait Téhéran contre les ambassades d’Israël et des Etats-Unis à Bakou, et arrêté 22 personnes soupçonnées d’avoir été recrutées et formées à cet effet par l’Iran. Les autorités iraniennes ont démenti ces accusations. Pour sa part, un haut responsable de l’administration présidentielle azerbaïdjanaise a accusé lundi l’Iran de calomnie, alors que selon des rumeurs sur des sites internet iraniens, une gay pride aura lieu à Bakou pendant l’Eurovision, populaire concours de la chanson qui s’y tiendra du 22 au 26 mai. Par ailleurs, les médias azerbaïdjanais ont annoncé mardi l’interpellation de 11 islamistes présumés à Sumgayit (nord), soupçonnés d’avoir préparé une campagne de propagande contre ce concours à l’aide duquel l’Azerbaïdjan, connu surtout comme fournisseur d’hydrocarbures, espère se présenter au monde entier. (AFP).

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 15:06

24conversation (Copier)

 

Dialogue dangereusement fructueux.

 


 

 

Yukiya Amano, chef de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, s’est vu confier une mission décisive à Téhéran, ce dimanche 20 mai : obtenir un appui clair, de la part de l’Ayatollah Ali Khamenei, d’un accord intérimaire en 8 points que le Président Barack Obama et lui-même ont esquissé par la voie du dialogue secret. Debkafile a obtenu un accès exclusif au contenu de ces huit points – assortis d’un avertissement qu’il ne serait pas définitif. Les détails doivent encore être entérinés et qu’on démontre qu'ils sont réalisables. Mais, de la façon dont cet accord se présente aujourd’hui, il sera inacceptable pour Israël, parce qu’il donne à l’Iran une marge de manœuvre suffisante pour poursuivre son programme vers l’acquisition de la bombe nucléaire sans réelle limitation.

 

La Maison Blanche attend avec une grande appréhension un assentiment du bout des lèvres de la part de Khamenei pour mettre en application le lien qu'Obama a promis de faire, entre leurs pourparlers de coulisse et les négociations formelles des six puissances (P5+1) avec l’Iran, qui doivent se poursuivre à Bagdad, le 23 mai. Ce lien marquerait que l’accord américano-iranien bénéficie de l’imprimatur des puissances mondiales présentes à l’ONU et il justifierait la politique iranienne contestée du Président américain. A partir de ce moment-là, Israël  serait confronté à une double difficulté pour mettre en œuvre son option militaire contre les sites nucléaires de l’Iran sans subir un isolement international et une opprobre plus généralisée encore qu'elle ne l'est actuellement.

 

 

Jusqu’à présent, l’Administration Obama trouvait utile la posture menaçante d’Israël, afin de faire plier l’Iran en vue d’un accommodement diplomatique concernant son projet nucléaire, tout en retenant, en même temps, Jérusalem, l’empêchant ainsi d’exécuter réellement sa menace.

 

C’est ce double-jeu qui a permis au dialogue américano-iranien de fonctionner.

 

Cela a aussi été adroitement utilisé par Khamenei pour accomplir un autre des buts stratégiques essentiels de la République Islamique : détruire l’amitié durable entre les Etats-Unis et l’Etat sioniste. Le principal argument du dirigeant iranien, à l’intention de ses collègues, quand il soutient ses accords secrets avec le Président américain, est que cela vaut la peine de subir les sanctions, si, au bout du chemin, un accord avec les Etats-Unis créé une brèche entre Washington et Jérusalem et ainsi, affaiblit substantiellement l’Etat Juif.

 

Debkafile a obtenu un accès exclusif au projet en huit points, assorti de l’avertissement qu’il ne devrait pas être définitif ; les détails attendent d’être entérinés et qu’il soit démontré qu’ils sont applicables :

 

   1- Parce que les Etats-Unis et l’Iran sont d’accord sur le fait qu’on ne peut parvenir à un véritable accord global visant à stopper le programme nucléaire iranien, ils acceptent un accord intérimaire, dont chaque partie a la liberté d’interpréter la substance et sa future mise en œuvre, de la manière qui lui convient.

 

 

Debkafile : cette formulation permet à Obama d’assurer à l’électeur américain et au public occidental que Téhéran a capitulé sur ses ambitions nucléaires, alors qu’en même temps, Khamenei présente l’Amérique aux Iraniens et aux Musulmans comme ayant cédé aux exigences de l’Iran de reconnaître son droit à un programme nucléaire indépendant, d’enrichir l’uranium et de poursuivre sa quête de l’obtention de la bombe.

 

2- L’Iran suspendra son enrichissement d’uranium au seuil du taux de 20%  nécessaire pour fabriquer une bombe, mais ne démantèlera pas ni n’arrêtera le travail du site nucléaire souterrain de Fordo, comme Israël l’exige.


3.  L’Iran exportera son stock de 110 kilogrammes d’uranium enrichi à 20% qui peut être utilisé à fabriquer une bombe. Ce matériau sera raffiné et réutilisé comme plaques de combustibles, à partir duquel il est plus difficile, quoi que pas impossible de fabriquer une bombe.  

 

4.. Aucun plafond ne sera imposé à la production d’uranium faiblement enrichi jusqu’à un niveau de pureté de 3, 5 à 5%. Debkafile : Washington accorde tacitement cette concession en n’y ajoutant aucun commentaire.


5. L’Iran signera le protocole additionnel du  traité de non-prolifération et permettra ainsi l’extension des inspections sur site de l’AIEA.


6.  Les sites secrets nucléaires iraniens dont Washington n’a pas de connaissance explicite seront aussi oubliés et, par conséquent, tenus à l’écart du périmètre des inspections internationales.

 

Debkafile : le principe directeur gouvernant l’approche de l’Amérique dans cet acord intérimaire en huit points, repose, par conséquent sur : « Pas vu, pas pris ».

 


7.  Les Etats-Unis et l’Union Européenne dilueront, étape par étape, les sanctions contre l’Iran. Debkafile : ici aussi, des tactiques à deux vitesses seront appliquées : l’embargo formel contre la Banque Centrale Iranienne et son exclusion du SWIFT, le système international de transfert d’argent ne sera pas formellement annulé. Cependant, on fermera les yeux sur le fait que de petites banques en Occident participent aux échanges commerciaux internationaux de l’Iran, tout comme sont tolérées les mesures de dérogation des sanctions employées par la Chine, la Russie, l’Inde et la Turquie, dans leur commerce avec l’Iran.


8.  Les Etats-Unis et l’Europe révoqueront l’embargo pétrolier qui doit entrer en effet le 1er juillet 2012.

 

Debkafile : alors que l’Administration Obama a donné “ son accord de principe sur le projet intérimaire”, le dirigeant iranien ne l’a pas encore approuvé. D’où la mission Amano à Téhéran, dimanche. S’il revient avec un simple consentement de Téhéran, Obama aura réalisé deux objectifs : les pourparlers avec les puissances mondiales pourront reprendre au cours de sessions espacées de plusieurs semaines, jusqu’en novembre, date de l’élection présidentielle américaine, et on pourra contraindre Israël à ne pas attaquer l’Iran avant cette date.

 

La semaine dernière, Israël a répété ses exigences, non-négociables, que l’Iran cesse son enrichissement d’uranium à quelque stade que ce soit et qu’il démantèle son installation nucléaire de Fordo.

 

L’accord d’intérim préparé par Obama et Khamenei sera, par conséquent, inacceptable e tous points pour Israël, parce qu’il n’apporte rien et, au contraire, permet à l’Iran une marge de manœuvre suffisante pour développer son programme de fabrication de l’arme nucléaire sans plus rencontrer le moindre obstacle devant lui.

 

http://www.debka.com/article/22014/

Adaptation Marc Brzustowski.

 
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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 09:05

 

 

Iran-kick-boxer-Majid-Jamali-Fashi-admits-to-muder-of-nucle

Attention : Wikileaks est hautement toxique et peut faire tuer des innocents!

 

 

Depuis le début de cette "affaire", les grosses ficelles de cette manipulation totalitaire sont claires pour qui sait les regarder : 

http://lessakele.over-blog.fr/article-kickboxer-majid-cogneur-des-pasdaran-sacrifie-par-les-mollahs-comme-agent-du-mossad-82747693.html

http://lessakele.over-blog.fr/article-iran-l-homme-qui-a-avoue-etre-l-agent-du-mossad-etait-le-champion-du-kickboxing-et-membre-des-gardiens-de-la-revolution-islamique-65103245.html

 

Enquête exclusive : Décodage des mystères de l’assassinat du Physicien iranien Massoud Alimohammadi

 

      

Par Sam Ser

 

C’est la divulgation d’un câble diplomatique qui semble avoir attiré l’attention sur Majid Fashi, pendu à Téhéran mardi dernier, pour avoir soi-disant tué un expert nucléaire.


Wikileaks apparaît responsable de la mise en lumière de l’identité de Majid Jamali Fashi, ce jeune champion de Kickboxing qui a été  pendu à Téhéran mardi, au petit matin après avoir « avoué » l’assassinat d’un scientifique expert du nucléaire, pour le compte d’Israël, selon un media britannique.


Le Times de Londres a diffusé un reportage mercredi, qui révèle qu’un document en provenance de l’Ambassade américaine à Bakou, en Azerbaïdjan a attiré l’attention sur Fashi. Ce document diplomatique américain de septembre 2009 – identifié sous le code 09BAKU687 – cite une source iranienne, licenciée en tant que simple entraîneur et dirigeant d’un club d’arts martiaux. Le document décrit à ses contacts américains que cet entraîneur est sous la pression du régime iranien pour entraîner des soldats et des membres des milices aux arts martiaux.

Selon ce rapport, Fashi se trouvait à Bakou pour participer à une compétition internationale d’arts martiaux, quelques jours seulement avant que le document de l’Ambassade américaine ne soit rédigé.

Le reportage suggère que les autorités iraniennes en ont saisi le prétexte pour assimiler Fashi à quelqu’un qui se serait trouvé en contact illicite avec l’Occident, sur la seule base de ces quelques lignes dans le document. Il a été arrêté quelques jours après la publication par Wikileaks de ce document, en décembre 2010 et accusé d’avoir perpétré l’assassinat, en décembre 2010 (soit dès la sortie des « fuites » de Wikileaks), de l’expert nucléaire Masoud Ali-Mohammadi, pour le compte du « Mossad ».

Le reportage britannique de mercredi cite un universitaire, le Professeur Scott Lucas de l’Université de Birmingham, qui fait l’hypothèse que le câble diplomatique a pu servir de principale pièce à conviction en guise de preuve contre Fashi, ou plus simplement, de prétexte à son arrestation : « Cela a servi de prétexte contre lui, permettant de construire le personnage de quelqu’un qui pouvait endosser l’assassinat », déclare Lucas.

Il n’y a absolument pas un seul mot dans ce document américain qui puisse être mis en relation avec Israël. [Pas plus de certitude, non plus, que Mohammadi ait réellement participé au programme nucléaire militaire iranien, mais, au contraire, des indications de ses liens avec l’opposition en révolte contre les élections truquées de juin 2009].

Or, les autorités iraniennes ont prétendu que Fashi aurait admis avoir voyage vvers Tel Aviv pour être entraîné par le « Mossad » et obtenir le financement nécessaire à l’assassinat d’Ali Mohammadi.

En réalité, Téhéran ne cesse de se plaindre auprès de Baku de ses liens trop étroits avec Israël, en affirmant que l’Iran soupçonne l’Azerbaïdjan de permettre au Mossad d’opérer contre l’Iran à partir de son territoire.

Sam Ser

Source: 
http://www.timesofisrael.com/wikileaks-report-may-have-doomed-iranian-mossad-agent/

Adaptation Marc Brzustowski

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 10:35

 

 

IRGSpecailForcesDrill15.4.12 (Copier)

 

Exercices Commandos de l’IRGC 

 

 

Les unités des opérations spéciales de l’armée iranienne et des Gardiens de la Révolution (CGRI) ont débuté, mardi 15 mai, un exercice de deux jours de mise en pratique des tactiques offensives, en parachutant, pour la première fois, depuis les airsdes forces de grande ampleur en profondeur derrière les lignes ennemies. La plupart des exercices de préparation de guerre que l’Iran a menée, jusqu’à présent, se concentrait sur les défenses des sites stratégiques et nucléaires et les façons de repousser des envahisseurs. Ces manœuvres jettent la lumière sur ses capacités d’agression. Ayant pour nom de code : Ja’afar Tayyar, elles se sont déroulées dans les montagnes du Khorasan, très escarpé, près de la frontière afghane, de façon à ne pas mettre à découvert les tactiques commandos mises en œuvre.

 

En annonçant cet exercice, Gholam Ali Gholamian, le Commandant-adjoint des opérations des forces terrestres du CGRI, l’a prudemment désigné comme un nouvel exercice de routine, visant à « maintenir le niveau de préparation et à promouvoir les capacités de combat des unités stationnées dans la région ».

 

Les sources militaires de Debkafile dévoilent qu’il n’a rien d’un exercice de routine. Ces unités qui y prennent part n’étaient d’ailleurs pas stationnées dans la région, mais envoyés spécialement par flux constants.

 

 

Les sources occidentales du renseignement observant l’exercice, rapportent que sa nature offensive est évidente. Des transports aériens venant de tout le reste du pays ont largué un grand nombre de parachutistes et d’éléments des forces spéciales ; des chasseurs-bombardiers de l’armée de l’air ont pratiqué le bombardement intensif de petits sites isolés pris pour cibles ; et les hélicoptères se sont employés à des transferts rapides de forces entre différents points et à la couverture aérienne en appui des unités déjà présentes au sol.


Lundi, les dirigeants du Golfe Persique, invités à Riyad par le roi saoudien Abdallah pour un Sommet concernant la menace iranienne, se sont longuement appesanti sur ce sujet ardu et ont conclu que la menace s’était encore exacerbée et que l’Iran disposait encore de plus de surprises en magasin, les concernant, que le simple fait de fermer le Détroit d’Hormuz au trafic pétrolier, dans l’éventualité d’une guerre. Ils se sont aperçus que les forces spéciales étaient en exercices de préparation en Iran dans le but de frapper en profondeur à l’intérieur de leurs pays, y compris et surtout dans leurs régions de production pétrolière.

 

L’exercice sert également dans le cadre du marché permanent des échanges de signes de guerre imminente entre Washington et Téhéran. Mettre sur pied un exercice des forces spéciales pas si loin des bases où l’armée américaine est présente en Afghanistan est destiné à répliquer et à faire pendant aux grandes manœuvres des forces spéciales dirigées par les Etats-Unis, qui se déroulent en Jordanie, à proximité de la frontière avec la Syrie, avec la participation de 17 nations.

 

Les medias iraniens et syriens ont fait grand cas du fait que les manoeuvres guerrières menées par les Etats-Unis sont appelées « Lion Impatient 12 », ce qui constitue une insulte à Bachar al Assad, dont le nom en arabe signifie « Le Lion ».

 

 

DEBKAfile Reportage spécial 16, mai2012, 9:31 AM (GMT+02:00)

http://www.debka.com/article/22005/

Adaptation : Marc Brzustowski. 
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:42

 

 

Pictures LHD-7 USS Iwo Jima Marseille 23-06-06-104 (Copier)

 

L’USS Iwo Jima, actuellement dans un port saoudien

USS Iwo Jima in Saudi port


 

Une série d'actions militaires, apparemment sans relation les unes avec les autres, observées sur les mers et dans les cieux du Moyen-Orient, au cours des dix derniers jours, ont un dénominateur commun : l’introduction de la nouvelle doctrine américaine de Combat Aéro- Naval (ASB, en anglais), qui est conçue pour tirer le meilleur parti d’opérations étroitement coordonnées, par air, terre, mer, engins sous-marins, des capacités spatiales et provenant du cyberespace, afin d’infliger la défaite à celles de l’ennemi.

 

Lundi 14 mai, le jour même où le Ministre des affaires étrangères saoudien Saoud al-Faiçal a averti l’Iran de ne pas se mêler de l’union saoudo-bahreïnie en cours, de vastes forces de la Marine et des fusiliers-marins américains ont accosté dans le port de Jeddah, pour la première fois depuis 11 ans.

 

 

Shayeret 13. 

 

 

La semaine dernière, la Marine, l’Air Force israéliennes et leurs unités des opérations spéciales : Shaldag, Shayeret 13 et la Task Force 960, ont mené le plus important exercice combiné jamais conduit en Méditerranée. Il s’est achevé en compagnie de navires de surface et de sous-marins israéliens déployés sur une ligne de défense en maillage serré, contre des vaisseaux ennemis armés d’armes non-conventionnelles, en train d’approcher des côtes israéliennes. Ces manœuvres israéliennes, qui se sont terminées le 13 mai, ont mis en pratique la nouvelle doctrine américaine ABS, consistant à masser simultanément une force de grande envergure, aérienne et maritime, contre l’Iran sur deux mers, dans ce cas de figure, en Méditerranée et dans le Golfe Persique. Elles se sont exercées en opérant à l’unisson avec leurs homologues américaines dans le cadre de la même doctrine.

 

Les sources militaires de Debkafile rapportent que Washington a programmé le dévoilement de sa nouvelle stratégie de combat, pour le 10 mai, deux semaines avant que ne reprennent les pourparlers entre les six puissances mondiales et l’Iran, à Bagdad. Le chef des opérations navales, l’Amiral Jon Greenert, a expliqué que le concept ASB s’est développé « pour vaincre les stratégies A2AD (Anti-Accès/Zone de Déni), telles que la fermeture du Détroit (d’Hormuz), cyberattaques, mines, missiles de croisière et balistiques, systèmes de défense anti-aérienne, menaces accrues liées à l’avancement technologique ».

 

Nos sources militaires ajoutent : ce concept est aussi étroitement applicable pour les tactiques américaines visant à defendre les nations du Golfe Persique contre toute agression iranienne éventuelle, alors que le CCG (Conseil de Coopération du Golfe) adopte ses premières mesures d’unification dans le but de consolider ses défenses contre cette menace.


L’Amiral Greenert a écrit : “ On a récemment attire l’attention à propos de la fermeture d’un détroit international, par l’utilisation, entre autres moyens, de mines, de vedettes rapides, de missiles de croisière et de mini-sous-marins”.

 

Debkafile : Ce sont précisément les systèmes d’attaque que les Gardiens de la Révolution iranienne tiennent prêts, en cas de décision de bloquer le Détroit stratégique d’Hormuz au trafic pétrolier international.

 

 

Le concept ABS comprend : “ des sous-marins tirant des missiles de defense aérienne et de croisière en soutien à des bombardiers de l’armée de l’air : les chasseurs de combat F-22 furtifs de l’Air Force détruisant la menace des missiles de croisière ennemis contre les navires de la Marine ».

 

L’Amiral Greenert a été le premier commandant de haut-rang américain à mettre à la portée du public les mesures envisages pour répliquer aux attaques de missiles de croisière iraniens contre des porte-avions américains déployés dans le Golfe Persique. Il a aussi précisé ce qu’est la mission pour laquelle un escadron d’avions F-22 est stationné sur la base aérienne d’Al Dhafra, depuis la fin avril.

 

L’hebdomadaire internet de Debka n° 539 a révélé le 4 mai qu’un second escadron était prévu pour atterrir bientôt dans la région du Golfe.

 

Le 16 mai, l’Amiral Greenert et le chef de l’armée de l’air américaine, le Général Norton Schwartz doivent exposer ensemble la doctrine ABS, lors d’un évènement public à l’Institut Brookings de Washington.

 

Les armées de l’air, les marines et les forces spéciales américaines et israéliennes ont, pendant ce même temps, commencé à opérer dans le cadre de la même nouvelle doctrine, en Méditerranée, sur la Mer Rouge et dans le Golfe Persique. Lundi, le Groupe Amphibie américain, paré à l’action, le 24 ème MEU, dirigé par l’USS Iwo Jima, a accosté à Jeddah, le Port de Commandement saoudien en Mer Rouge, avec 2 200 marine’s à bord.

 

 

C’était la première fois depuis l'époque de la guerre du Golfe, en 2001, que les Saoudiens donnent leur autorisation à des unités navales et aériennes américaines de cette dimension d’accoster dans l’un de leurs ports et, surtout, qu’ils permettent au personnel militaire américain de se montrer dans les rues de leur pays.

 

Le Sommet du CCG qui a débuté à Riyad,le même jour, s’organise autour de trois thèmes centraux à son agenda : la menace militaire, politique et secrète de l’Iran à l’encontre de la stabilité régionale ; la crise syrienne ; et les mesures d’unification entre l’Arabie Saoudite et le Bahreïn pour parer à l’ingérence iranienne dans les troubles semés par les Chi’ites.

 

DEBKAfile Reportage Spécial 15 mai 2012, 11:57 AM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.
 
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:46

 

 

L’Inde va réduire de 11% ses importations de brut iranien
mardi 15 mai 2012 - 12h14
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L’Inde a annoncé mardi une réduction de 11% de ses achats de pétrole iranien pour l’année budgétaire en cours, après que Washington a exhorté New Delhi à diminuer ses importations provenant de la république islamique pour l’aider dans son entreprise d’isolement de Téhéran. Les raffineurs indiens prévoient d’acheter à l’Iran 15,5 millions de tonnes de brut pour l’année budgétaire qui a débuté le 1er avril, contre 17,44 millions l’an dernier, a annoncé au Parlement le secrétaire d’Etat en charge du pétrole. Pour réduire sa dépendance à une région particulière dans le monde, l’Inde tente de diversifier ses sources d’approvisionnement en brut pour renforcer la sécurité énergétique du pays, a déclaré R.P.N. Singh, sans plus de détails. Cette annonce intervient alors que l’Américain Carlos Pascual, en charge du dossier sur le pétrole iranien, est actuellement en visite en Inde dans la foulée de celle de la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton. (AFP).

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:25

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche          Fr. n° 339

 

 

Plantu-Rocard-Iran.jpg

 

 

 

L´Iran prêt "à remettre les compteurs à zéro", selon Rocard ; la reprise des négociations basée sur une fatwa imaginaire


 

Par: A. Savyon et Y. Carmon


 

 

Lors de la visite de l´ancien premier ministre français Michel Rocard à Téhéran, les dirigeants iraniens se sont dits prêts à "remettre les compteurs à zéro" pour parvenir à une solution négociée de la question nucléaire, rapporte Michel Rocard.

Michel Rocard, en visite "privée" en Iran, a été reçu par le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Saïd Jalili, principal négociateur iranien sur la question nucléaire.
"M. Salehi m´a assuré que l´Iran était prêt à faire des ´pas en avant´ lors de négociations prévues le 23 mai à Bagdad avec les grandes puissances pour tenter de résoudre la crise autour du programme nucléaire iranien controversé", a encore dit Michel Rocard.

Cette visite, qui ne relèverait "pas du nouveau président de la République", a toutefois été traitée par les autorités iraniennes comme une visite officielle du plus haut niveau, représentative d´une nouvelle volonté politique française. Ainsi, le principal négociateur nucléaire Saïd Jalili a mis en garde Michel Rocard, deux semaines avant la réunion cruciale du 23 mai à Bagdad pour tenter de sortir de la crise, contre "tout mauvais calcul [qui] empêcherait le succès des négociations [...] À Bagdad, nous attendons des actions qui permettront au peuple iranien d´avoir confiance." [1]

En avril 2012, le MEMRI publiait un article révélant que la reprise des négociations avec l´Iran était basée sur une prétendue fatwa du Guide spirituel iranien Ali Khamenei interdisant l´accumulation d´armes nucléaires. Cette fatwa, sur laquelle les médias se sont étendus, et qui a en outre été citée comme un argument en faveur de la reprise des négociations par de hautes instances politiques, n´a jamais vu le jour.

 

Ci-dessous le rapport du MEMRI :

Téhéran a tenté de tromper le président Obama en la secrétaire d´Etat Clinton en se référant à une fatwa inexistante du Guide Khamenei contre l´armement nucléaire.

 

Introduction

L´une des raisons ayant motivé la reprise de pourparlers sur le dossier nucléaire avec l´Iran, les 13 et 14 avril 2012 à Istanbul, fut une prétendue fatwa attribuée au Guide suprême iranien Ali Khamenei, laquelle aurait stipulé que la production, l´accumulation et l´utilisation d´armes nucléaires serait interdite en islam, et que la République islamique d´Iran n´entendait pas obtenir de telles armes.

Le fait est que les dirigeants américains, notamment la secrétaire d´Etat Hillary Clinton et le président des Etats-Unis Barack Obama, ainsi que les représentants des 5+1 présents à ces pourparlers (1), le Conseil des Gouverneurs de l´AIEA et d´instituts de recherches reconnus pour leur sérieux, ont considéré la fatwa comme bien réelle, en analysant la portée sur la reprise des négociations à Istanbul.

L´enquête du MEMRI révèle toutefois qu´il n´y a jamais eu de telle fatwa et que les rapports de médias qui en font état entrent dans le cadre de la propagande iranienne des services du régime et visent à leurrer le gouvernement américain et les instances citées plus haut.

 

Cette mise en avant par de hauts responsables iraniens d´une fatwa, ou d´un décret religieux du Guide suprême Ali Khamenei, interdisant l´armement nucléaire, vise en fait à proposer à l´Occident un substitut à la garantie concrète d´un accès des inspecteurs aux installations nucléaires iraniennes. Vu que l´Occident ne considère généralement pas de simples déclarations, de Khamenei ou d´autres responsables iraniens, comme des garanties, le régime iranien a apparemment estimé que l´Occident prendrait plus au sérieux une prétendue fatwa du Guide suprême.

Consulter le rapport intégral en anglais sur la mise en avant d´une "fausse fatwa", avec ses notes, références et annexes: http://www.memri.org/report/en/print6291.htm

Ci-dessous un résumé des grands points:

De hauts responsables aux Etats-Unis mettent en avant une fatwa non existante

La secrétaire d´Etat américaine Hillary Clinton a souligné qu´elle avait évoqué la fatwa avec "des experts et des savants religieux" et avec le Premier ministre turc Recep Erdogan. Lors de sa visite à Téhéran fin mars, Erdogan a pour sa part indiqué sur la télévision iranienne IRIB: "J´ai fait part de la déclaration du Guide à Obama et lui ai dit que face à cette affirmation, ma position n´était pas différente et qu´ils (les Iraniens) utilisent l´énergie nucléaire à des fins pacifiques."

Selon un rapport de Kayhan International daté du 7 avril 2012, citant Press TV, Khamenei aurait déclaré, le 22 février 2012: "Il ne fait aucun doute que les décisionnaires politiques des pays adversaires savent bien que l´Iran ne cherche pas à obtenir l´arme nucléaire car la République islamique (…) considère la possession d´armes nucléaires comme une faute grave et considère que la prolifération de telles armes est insensée, destructrice et dangereuse."

Le président de l´American Iranian Council Hooshang Amirahmadi, proche de l´élite du régime, a déclaré: "Heureusement, le président Obama a décidé de croire, pour l´heure, aux propos du Guide Suprême relatifs à l´interdiction d´une bombe atomique en islam."

Les recherches du MEMRI révèlent toutefois qu´il n´y a jamais eu de telle fatwa. Ce qui existe, en revanche, ce sont des rapports de médias iraniens sur des propos émis par le représentant iranien Sirus Naseri, lors d´une réunion à l´AIEA, le 11 août 2005, selon lequel Khamenei aurait bien publié une fatwa de ce type.

Après 2005, d´autres déclarations de hauts responsables iraniens évoquent l´existence d´une fatwa. Ainsi, le 12 avril 2012, le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi écrit dans le Washington Post: "Le Guide suprême a émis un décret religieux - une fatwa - interdisant la production, l´accumulation et la production d´armes nucléaires." Larijani, à la tête de la Justice, a eu des propos similaires: "La fatwa émise par le Guide suprême est la meilleure garantie que l´Iran ne cherchera jamais à produire des armes nucléaires", une "information" reprise à son compte par l´agence de presse iranienne Mehr.

Toutefois, un rapport publié le 8 avril 2012 par l´agence de presse officielle iranienne IRNA, sur la position du Guide suprême quant à l´éventuelle interdiction de recourir aux armes nucléaires, ne fait aucune mention d´une telle fatwa.

Fatwa absente des sites officiels du Guide suprême

Il s´avère en outre qu´aucun des sites officiels du Guide suprême iranien Ali Khamenei ne fait mention d´une telle fatwa.

Les sites de Khamenei mettent en ligne les fatwas émises en réponse aux questions qui lui sont posées. Ces réponses, aussi concises soient-elles, bénéficient de l´aval du Guide et ont le statut de fatwas. Une fatwa est toujours une réponse à une question.

Le 15 mars 2012, une question est posée en ligne, via Facebook, par un groupe se faisant appeler "La lumière de la liberté", au sujet de la possession et de l´usage d´armes nucléaires ; la fatwa qui aurait été émise par le Guide est alors évoquée:

"Question: Votre excellence a annoncé une interdiction d´utiliser les armes nucléaires (…) Est-il également interdit d´obtenir des armes nucléaires, conformément à votre décret sur l´interdiction de les utiliser ?

Réponse: Votre lettre ne contient aucun élément relatif à la jurisprudence. Lorsqu´elle se posera en termes de jurisprudence, il sera possible d´y répondre."

Aucune réponse n´est donnée

Notons que cette question et cette réponse posées via Facebook n´ont pas été reprises sur le site officiel de Khamenei. Il est toutefois remarquable que la réponse, qui esquive la question, ne confirme, ni même ne mentionne, l´existence d´une quelconque fatwa.

 

Rapport sur une fatwa affirmant que "la charia n´interdit pas l´usage de l´arme nucléaire"

Le 16 février 2006, le site réformiste Rooz rapporte en revanche que "pour la première fois, des prédicateurs extrémistes de Qom ont émis une ´nouvelle fatwa´" selon laquelle "la charia n´interdit pas le recours à l´arme nucléaire".

 

Mensonge des hauts responsables iraniens ? Le principe de taqiyya

Ces tentatives de responsables iraniens pour tromper l´Occident au moyen d´une prétendue fatwa du Guide suprême Ali Khamenei suscitent des interrogations quant à leur honnêteté face à leurs interlocuteurs sur la scène internationale.

A ce sujet, il convient de noter que l´un des principes de l´islam chiite est la taqiyya - l´ "obligation de prudence" - notamment dans un objectif d´autodéfense, comme le rappelle le site de l´Institut de recherche Vali-e Asr, référence en matière d´islam chiite. La publication d´un rapport mensonger faisant allusion à une fatwa n´existant pas, et la reprise de ce mensonge par des responsables iraniens, répondraient au principe de taqqiya, qui s´applique en particulier face aux non-musulmans.

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.



[1] Le Figaro, le 14/05/2012

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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