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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 19:24
L’Iran condamne un projet d’union Arabie saoudite/Bahreïn
lundi 14 mai 2012 - 13h31
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Quelque 190 des 290 députés du Parlement iranien ont « condamné » un projet d’union entre l’Arabie Saoudite et Bahreïn envisagé dans le cadre d’un rapprochement entre les monarchies arabes du Golfe, a rapporté lundi l’agence Mehr. « Les dirigeants saoudiens et bahreïnis doivent savoir que cela va renforcer l’unité du peuple bahreïni face aux forces d’occupation et la crise de Bahreïn va être transférée en Arabie saoudite et pousser la région vers l’insécurité », ont affirmé les députés dans une lettre. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui réunit les six monarchies arabes de la région, doit examiner lundi à Ryad un projet d’union présenté par l’Arabie saoudite et soutenu par Bahreïn. Ce projet pourrait démarrer avec « une forme d’union » entre ces deux pays, selon un responsable bahreïni. Cette proposition intervient alors que Bahreïn est secoué depuis un an par des manifestations de la population à majorité chiite, comme en Iran, qui réclame des réformes politiques à la dynastie sunnite au pouvoir dans le petit royaume. Téhéran soutient ces manifestations et a vivement dénoncé l’envoi en mars 2011 de forces saoudiennes pour tenter de faire taire la contestation. « Tout en condamnant cette décision préjudiciable, nous affirmons qu’on ne peut pas calmer les peuples par la force et la pression politique », insiste le texte signé par les députés iraniens. Le chef du principal groupe d’opposition chiite bahreïnie, cheikh Ali Salmane, a également vivement critiqué dimanche ce projet d’union, affirmant que le peuple bahreïni était « le seul habilité à décider de son indépendance ». (AFP).

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 11:47

 

 

MalekAshtarUniversity

 

L’Université Malek Ashtar : QG du projet de bombe nucléaire

 

 

L'un des principaux courants d’opposition iranienne, le Mujahedin-e-Khalq (MEK ou PMOI) a révélé, samedi 12 mai, les noms et adresses de 60 experts iranins employés au sein de 11 agences iraniennes différentes sous le contrôle du Ministère de la Défense iranienne. C’est la première fois qu’est révélée en détail, la structure hautement secrète de l’organisation centrale, se consacrant à fabriquer une arme nucléaire – et, pour être plus précis, plus le Ministère de la Défense sous le haut commandement du Corps des Gardiens de la Révolution, qui gère également le site d’enrichissement d’uranium de Fordow.

 

 

L’information mise à jour le 12 avril, a été fournie par des “sources au sein des agences du régime iranien, y compris des institutions militaires”.

 

 

Elle contredit la conclusion fondamentale atteinte par les Etats-Unis et les cinq puissances nucléaires mondiales, ainsi que l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA), selon laquelle le programme nucléaire iranien ne serait pas dirigé par une organisation unique  – ce pourquoi ils sont entrés en négociation avec Téhéran. Plus que tout, elle réfute un autre argument-clé tenu pour vrai par l’Occident, qui veut croire que l’Iran n‘a pas encore décidé de fabriquer effectivement une arme, parce que le Guide Suprême de l’Iran, Ali Khamenei, aurait prétendu que ce serait un « péché ».

 

Le Mujahedin-e-Khalq, que Téhéran accuse de collaborer avec les renseignements des Etats-Unis et d’Israël, dans le cadre des assassinats de ses scientifiques nucléaires, a, selon les sources en Iran et du renseignement de Debkafile, clairement programmé l’agenda de la publication de ses découvertes,11 jours avant que les six puissances mondiales ne oivent tenir un second cycle de pourparlers nucléaires avec l’Iran, à Bagdad, le 23 mai.

 

 

En prévision de cette rencontre, des sources dans l’Administration américaine ont fait savoir qu’un accord de compromis était en voie de progresser, grâce aux filières de discussion directe en coulisse, entre Washington et Téhéran et qu’il avait de bonnes chances de se concrétiser avant même la rencontre. Il consisterait en trois points d’accord : permettre l’enrichissement d’uranium de se poursuivre, jusqu’à 5% d'épurement ; interdire l’enrichissement d’uranium au-delà de 20% ( c’est-à-dire interrompre effectivement le travail en cours à Fordow) ; et exporter tous les stocks iraniens d’uranium à 20%, de façon à empêcher l’Iran de l’utiliser pour produire une bombe.

 

 

Selon les sources dans le renseignement iranien de Debkafile, rien d’un tel accord n’est réellement crédible. Téhéran ne souhaite pas plus arrêter son enrichissement d’uranium à plus de 20% que fermer son site de Fordow. C’est même exactement le contraire : l’hebdomadaire de Debka sur internet, la seule revue occidentale qui suit de près les négociations secrètes américano-iraniennes, a cité la semaine dernière un message de Khamenei au Président Barack Obama, qui refuse radicalement de fermer Fordow, dont l’unique objectif est de produire de l’uranium à un niveau de 20% d’enrichissement, qui fournit le carburant nécessaire à atteindre le seuil proche qui précède l’obtention de bombes atomiques.

 

Après avoir obtenu le consentement de Washington qu’il puisse produire un enrichissement à 5% - malgré les fermes protestations d’Israël – Téhéran s’est senti encouragé à se battre pour obtenir aussi facilement le droit d’en produire à 20%. Le seul point d’accord probable serait de s’en tenir à un plafond concernant la quantité exacte autorisée.

 

D’autres sources américaines plus récentes ont affiché leur optimisme quant au fait que les discussions secrètes puissent parvenir à un succès, Téhéran admettant pour la première fois qu’il s’était engagé à développer une arme nucléaire, ce qu’il a démenti jusqu’à présent. Cela préparerait le terrain pour une négociation ouverte sur ce sujet.

 

En tout et pour tout, Jérusalem met en cause l’acceptation américaine de l’accord mentionné ci-dessus comme étant « un mauvais accord pour Israël ». Il refuse d’entériner quoi que ce soit, à moins d’un arrêt complet et immédiat de tout enrichissement d’uranium, la fermeture de Fordow et la suppression de la moindre bribe d’enrichissement d’uranium en Iran. Cette position a été fermement rappelée, face à la directrice exécutive des affaires étrangères de l’Union Européenne, Catherine Ashton, par le Premier ministre Binyamin Netanyahou et les chefs de son gouvernement d’unité, le Ministre de la Défense Ehud Barak, le Ministre des affaires étrangères, Avigdor Liberman et l’adjoint au Premier ministre récemment désigné, Shaul Mofaz, mercredi dernier, 9 mai.

 

Elle est arrivée à Jérusalem, un jour après la formation et l’extension du gouvernement Netanyahou, pour connaître sa position au sujet de la question iranienne.

 

Le document exhaustif et détaillé du Moujahedin e-Khalq présente un tableau totalement nouveau, celui d’un programme de production d’armes nucléaires très avancé et centralisé, bien différent de celui mis en scène par les Etats-Unis et ses négociateurs permanents sur le nucléaire – et même de celui imaginé par certains cercles en Israël.

 

 

En réfutant les croyances d’après lesquelles l’Iran n’a pas effectivement commencé à fabriquer de tête ou de bombe nucléaire, le groupe d’opposition iranien ouvre un nouveau chapitre qui tend à démontrer que l’Iran a, depuis longtemps, dépassé le stade de la décision et s’est, depuis, envolé à vitesse accélérée vers la construction de la bombe.

 

 

Il révèle que le projet se réalise  sous la tutelle des “quartiers généraux du SPND (de la Nouvelle Organisation de la Recherche pour la Défense) du Ministère de la Défense iranien, sur le site de Mojdeh, dans la zone ouest de l’Université Malek Ashtar, dans la région de Lavizan ».

 

(Cette université avait d’abord été mise en évidence en 2009, en même temps que trois campus à Téhéran, Ispahan et Urma.)

 

Là où le document surprend et apporte de nouveaux éléments, c’est qu’il détaille les 7 sous-sections du SPND, « chacune d’entre elle menant des recherches et des expériences dans un champ spécifique » :

 

 

1. Travailler aux principaux éléments nécessaires à la bombe, c’est-à-dire l’uranium enrichi et le matériau fissile.

2. Façonner et modeler le matériau requis, y compris les éléments de métal, nécessaires à fabriquer une ogive

3. Produire les métaux requis pour fabriquer une ogive nucléaire.

4. Produire des matériaux hautement explosifs utilisés pour déclencher une bombe nucléaire.

5. Conduire des recherches sur des matériaux chimiques avancés.

6. Etablir des plans directeurs et réaliser les calculs électroniques requis pour la fabrication d’une ogive nucléaire.

7. Activités laser appliquées dans le domaine nucléaire.

 

Pour chaque subdivision, le document du Mujahedin-e-Khalq a produit les diagrammes de sa structure interne en plus des noms complets et adresses de chacun de ses chefs, officiers, chercheurs et bureaux de liaison, au sein des différents départements. Certains sont fournis avec leurs numéros de téléphone fixe et cellulaire. L’information est dite mise à jour pour le mois d’avril 2012.

 

En réponse à ces révélations, certaines sources proches des responsables américains les ont commentées en disant qu’elles ne pouvaient être confirmées et qu’ils restaient sceptiques en ce qui concerne la crédibilité de ce document. Nos sources du renseignement font savoir que, jusqu’à présent, au cours des neuf dernières années, toutes les découvertes antérieures de ce groupe iranien se sont avérées exactes.

DEBKAfile Reportage exclusif May 13 mai 2012, 9:00 AM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski. 
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 19:54

 

 

double explosion damas (Copier)

 

Explosions à Damas

 


 

L’onde de choc des deux explosions qui ont tué 55 personnes et blessé près de 400 autres à Damas, jeudi 10 mai, a galvanisé les alliés d’Assad, à commencer par l’Iran, qui s'est jetée dans une activité frénétique. Au cours des dernières heures, Téhéran a ordonné à ses supplétifs libanais du Hezbollah d’ouvrir tous grands leurs entrepôts d’armes et d’envoyer des quantités d’armes et d’équipement militaire à travers la frontière, en direction de l’armée syrienne – un retournement radical de la direction habituelle dans la fourniture d’armement. Jeudi soir, Washington a calmement demandé au Président libanais Michel Suleiman de mettre un terme à ce trafic.

 

Alors que l’opposition syrienne et le régime Assad s’accusent mutuellement – ou Al Qaeda – à propos du pire attentat que Damas ait vu au cours de ce soulèvement de plus de 14 mois, il était évident pour tous que cela devait être le résultat du travail d’une agence secrète importante et très professionnelle.

 

 

A Téhéran, Moscou et Beyrouth, on évalue l’échelle de ces attentats à la bombe qui ont pulvérisé les quartiers généraux-clés de la sécurité syrienne, comme une violente escalade dans l’offensive pour faire tomber le Président Assad – plus intensive, même, que la campagne de l’OTAN qui a détrôné le tyran libyen Khadafi, l’an passé.


 

Des sources de Debkafile à Moscou affirment que l’évènement a eu pour conséquence de jeter une ombre sur les relations entre l’Administration Obama et Vladimir Poutine, au début de son troisième mandat en tant que Président russe.

 

 

Cette semaine, Poutine a ostensiblement refusé d’assister au sommet du G-8, réunissant les dirigeants mondiaux, la semaine prochaine, sur les terres de la retraite présidentielle américaine de Camp David. Il a décidé d’envoyer son Premier ministre Dmitry Medvedev à sa place.

 

 

Le Président russe a, au moins, 3 comptes à régler avec Washington : a) Il soupçonne que des mains américaines ont entraîné des manifestations de l’opposition contre lui, au cours de sa campagne électorale ; b) Il est ulcéré par l’affaire du bouclier anti-missile américain mis en place en Europe et au Moyen-Orient, en vue d’intercepter les missiles balistiques de l’Iran, et c) Il est solidement campé derrière le régime Assad, qu’il accuse les Etats-Unis de vouloir renverser.

 

 

Dans leur message à Beyrouth, les Etats-Unis ont rappelé au Président libanais que le transfert de matériels de guerre par le Hezbollah à la Syrie constitue une violation de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité, qui a mis fin à la guerre du Liban de 2006 entre le groupe chi’ite libanais et Israël. Les transferts d’armes entre la Syrie et le Liban sont interdits dans les deux sens. Mais cette prohibition n’a jamais été suivie d'effet. Des cargaisons d’armes régulières ont traversé la frontière libanaise en direction du Hezbollah, depuis et à travers la Syrie, au cours des six dernières années, sans aucune interférence, de la part de la force de l’ONU, la FINUL, stationnée au Sud-Liban.

 

Washington sait parfaitement bien que personne au Liban n’arrêtera le flux d’armes vers la Syrie. Mais cette requête faite au Président Suleiman est destinée à préparer le terrain pour étendre les conditions d'une intervention internationale et américaine dans le conflit syrien.

 

Téhéran a pris immédiatement une autre mesure, après les attentats de Damas, pour raffermir le régime Assad, en commençant à organiser un réseau étroit de caméras de surveillance qui devrait être installé dans toutes les parties de Damas, ses sorties et entrées, afin de remplir trois fonctions :


1.  Les opposants au régime auront moins de liberté de mouvement dans la capitale.


2.  Les forces militaires et sécuritaires peuvent économiser de la main d’œuvre pour sécuriser la ville. Des patrouilles fondront sur les zones où les caméras auront enregistré des mouvements hostiles ou suspects.


3.  Les services de renseignement syriens et leurs alliés pourront disposer d’un retour sur les mouvements des observateurs de l’ONU. La mission de l’ONU est perçue par la Syrie, l’Iran et la Russie comme « les yeux et les oreilles de l’Occident ».

Adaptation : Marc Brzustowski. 
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 09:55

 

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Francois Hollande, nouveau président de la France

 

 Deux piliers de la confrontation occidentale contre l’Iran doté de l’arme nucléaire ont subi des défaites électorales cette semaine : Nicolas Sarkozy a été balayé de l’Elysée par le dirigeant socialiste François Hollande, dimanche 6 mai. Trois jours plus tôt, lors des élections locales britanniques, on a assisté à l’écrasement des deux partis qui forment la coalition du gouvernement de David Cameron au Royaumle-Uni. Le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou, qui affronte une élection dans quatre mois, n’avait jamais imaginé qu’il serait à ce point abandonné au beau milieu des sables mouvants face à la menace nucléaire iranienne.

 

 

A Washington, Dennis Ross, l’ancien conseiller de Barack Obama sur les questions iraniennes, qui rend fréquemment visite à Jérusalem, porteur de messages de la Maison Blanche, a déclaré dimanche 6 mai, que, curieusement, Israël a attaqué le réacteur nucléaire irakien en 1981 et détruit les installations nucléaires syriennes en 2007, sans en souffler le moindre mot. Alors, pourquoi donc les Israéliens ont tellement besoin d’en parler, cette fois ?  

 

Ross a répondu à sa propre question en suggérant que les dirigeants israéliens ont pour objectif de donner une motivation forte au monde, de façon à élever la température autour de l’Iran et à renforcer les sanctions, qui ont pour but d’empêcher Israël de se lancer dans une guerre ; de cette façon, dès que les sanctions et la diplomatie auront échoué, personne ne pourra plus se plaindre, si Israël attaque le programme nucléaire iranien.

 

Ross semble avoir oublié la violente controverse entre les Etats-Unis et Israël, en 1981, au sujet de l’attaque du réacteur nucléaire irakien et de quelle façon Ronald Reagan a mis la pression sur Menahem Begin pour l’empêcher de se lancer dans cette opération.

 

Mais, plus que tout, la remarque de Ross reflétait l’impatience de l’Administration Obama, soucieuse des accrocs du débat sur l’Iran, entre Jérusalem et Washington, depuis deux ans et sa détermination de s’en laver les mains, pour l’instant et de poursuivre son objectif de remporter un second mandat pour le président en novembre.

 

Le Président français sortant Nicolas Sarkozy parlait avec plus de force et de franchise que n’importe lequel des dirigeants occidentaux du réel danger que représenterait un Iran armé de l’arme nucléaire et il acceptait l’idée qu’il puisse en être dissuadé par une action militaire. Il se distinguait également comme l’un des très rares dirigeants français, au cours des époques récentes, à être prêt à se battre au nom des intérêts français et occidentaux au Moyen-Orient.

 

Le rôle des forces spéciales, de la marine et de l’armée de l’air françaises, aux cotés des forces américaines et britanniques, a été tout-à-fait essentiel dans la chute de Mouammar Kadhafi en Libye. Au cours des dernières semaines, il a placé des unités françaises en état de préparation, au cas où le Président Obama aurait décidé d’intervenir en Syrie. Dans cette éventualité le Président américain a retiré ses troupes d’une opération  prévue, qui devait aussi impliquer les armées saoudiennes et du Conseil de Coopération du Golfe.

 

La démonstration de force et la réussite militaire de la France, au cours de la guerre libyenne n’a apporté aucune contrepartie politique ou économique. Paris a dépensé un million de $ qu’il pouvait tout juste se permettre d'investir dans cette intervention. L’opposant de Sarkozy, François Hollande n’en a pas fait un sujet de campagne, mais l’électeur français ne l’a certes pas oublié. L’électeur français musulman a, sans aucun doute, voulu régler ses comptes avec Sarkozy, du fait de son interdiction de la Burqa et de ses politiques jugées pro-israéliennes, ce qui pourrait même lui avoir coûté la présidence, bien que ces sujets non plus n’ont pas été mis en avant au cours de ces élections.


David Cameron, qui a probablement dépensé encore plus 
que Sarkozy, au cours de la guerre libyenne, alors qu’il pouvait s’autoriser d'y consacrer bien moins d'argent, paie aujourd’hui un prix politique plus lourd, à cause des mesures impopulaires d’austérité qu’il a dû imposer de façon autoritaire au peuple britannique, afin de sortir le pays de la récession qui se creuse.

 

 

L’Iran, par conséquent, peut se réjouir d’avoir les mains libres sur plusieurs fronts : Barack Obama met toutes les précautions du monde à éviter toute implication dans une guerre, pour favoriser sa course à sa propre réélection –il a même demandé aux dirigeants du monde de lui offrir plus « d’espace » ; le Président français Hollande a besoin de temps pour trouver ses marques, s’attaquer aux questions de l’économie française en déclin et pour tenter de secourir l’euro. Il n’aura pas une minute ni ne prêtera la moindre attention, dans les mois à venir, à la menace nucléaire iranienne ni au bain de sang syrien.

 

Lorsqu’il y a dix jours, Netanyahou a envoyé son conseiller spécial à la sécurité, Yaacov Amidror, pour un cycle de rencontres, lors de séjours dans les capitales européennes, destinés à plaider le dossier d’Israël contre l’Iran, il n’imaginait pas du tout à quelle rapidité le problème iranien sombrerait au point de ne plus paraître pertinent, aux yeux des gouvernements occidentaux, qui le balaient d’un revers de main, pour se préoccuper des bouleversements économiques plus pressants.

 

Netanyahou  a annoncé dimanche qu’il appellerait à des élections anticipées dans quatre mois, un an avant la date prévue.

 

Premier ministre depuis 2009, il est assuré, par tous les sondages qu’il est loin devant, en tant qu’homme politique le plus populaire. Il a déclaré, lors d’une rencontre de son parti, dimanche 6 mai, qu’il ne souhaitait pas « une instabilité politique d’un an et demi, qui s’accompagnerait de chantage et de populisme ».

 

Tout-à-fait à l’aise dans son élément, il pourrait sentir qu’il lui appartient, à présent, de prendre l’initiative de mener une action préventive contre l’Iran nucléaire. Et que le plus tôt serait le mieux.

 

DEBKAfile Analyse exclusive 7 mai 2012, 12:11 AM (GMT+02:00) 

 

Adaptation : Marc Brzustowski.
 
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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 16:30


Un nouveau virus, le Wiper, vient d’attaquer l’Iran

http://www.dreuz.info/2012/04/un-nouveau-virus-le-wiper-vient-dattaquer-liran/

 

24 avril 2012 | Classé dans: Géopolitique,Iran,Renseignement | Posté par: Jean-Patrick Grumberg

 

 Un nouveau virus, le Wiper, vient dattaquer lIran


L’Iran est victime d’une troisième cyber-attaque, cette fois contre ses terminaux pétroliers, au point que les autorités ont été contraintes de fermer tous les terminaux d’exportation de pétrole pour limiter les dégâts, rapporte la BBC (1).  

Le virus a détruit les disques durs des ordinateurs de la compagnie pétrolière iranienne, et ceux de son Ministère de tutelle, situé dans un gratte-ciel de la rue Taleghani au centre de Téhéran. A titre préventif, lundi 23 avril, les iraniens ont débranché les connexions internet des ordinateurs situés sur l’Ile de Kharg, dans le golfe persique, qui gère 80% des exportations de 2.2 millions de barils de pétrole quotidiens, et sur d’autres plate-formes pétrolières. 

Le virus se nomme « Wiper » et il aurait réussi à copier, puis effacer le contenu des disques durs du Ministère du pétrole.

Un porte parole du Ministère du pétrole a déclaré que des informations concernant les utilisateurs du site ont été volés, mais que les informations essentielles ont été protégées car elles sont stockées sur un ordinateur qui n’est pas relié à internet.

La production et l’exportation de pétrole n’ont pas été interrompus, assure l’agence de presse semi-officielle Mehr citée par le New York Times (2).

Certains informateurs ont même révélé que le virus a contraint le Ministère à débrancher tous les ordinateurs du ministère, tous les ordinateurs de toutes les plate-formes de forage, de tous les puits, et de tous les bureaux de contrôle.

Une source au Ministère du pétrole qui est restée anonyme car elle n’était pas autorisée à révéler des informations a déclaré que « l’étendue des dégâts n’a pas pu être encore vérifiée ».

« Pour l’instant, notre objectif est de neutraliser l’attaque », a déclaré Hamdollah Mohammad Nejad, le chef du bureau de défense passive du Ministère du pétrole à Mehr.

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Pour sauver la face, l’agence d’information iranienne a annoncé que la production de pétrole brut n’a pas été perturbée par l’attaque, alors qu’elle a mis hors service les sites internet du Ministère et de la compagnie pétrolière, mais surtout, sa découverte date de mars dernier, et personne ne savait comment l’éradiquer.

Selon Mohammad Reza Sabzalipour, le président du Wolrd Trade Center de Téhéran, le message est clair : « l’objectif est de nous faire monter la pression pour que l’Iran fasse des compromis lors des discussions sur le nucléaire du 23 mai. Nous sommes dans une guerre sanglante, et si les négociations échouent, l’Iran peut s’attendre à une intensification de ce genre d’attaques ».

Outre le Ministère du pétrole, la Raffinerie nationale Iranienne de pétrole, la Compagnie nationale iranienne de gaz, la Compagnie offshore de pétrole iranienne, Pars Oil et Gaz, et de nombreuses autres compagnies dépendant de la Compagnie nationale iranienne de pétrole ont été attaquées, selon l’agence Mehr.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :

© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

(1) http://www.bbc.com/news/technology-17811565

(2) http://www.nytimes.com/

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 00:02
Iran : des programmes d’un terminal pétrolier victimes d’une attaque informatique

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve4956

mardi 24 avril 2012 - 00h46
Logo MédiArabe.Info

D’après une source locale, le principal terminal pétrolier iranien, était déconnecté d’internet depuis dimanche, ainsi que plusieurs autres installations. Mais l’agence iranienne de presse (MAHR), a indiqué que plusieurs sites internet, dont les sites officiels du ministère du Pétrole et celui de la compagnie pétrolière nationale NIOC, ont été touchés par cette attaque depuis dimanche. De son côté, l’agence ISNA avait précisé qu’« un virus avait été identifié comme étant conçu pour détruire des fichiers et endommager les disques durs des ordinateurs. L’AFP souligne que le ministère du Pétrole a mis en place un « comité de crise » pour faire face à cette cyber-attaque, en citant un responsable de la défense civil au ministère du pétrole. Rappelons que l’Iran a été la cible (en 2010) de plusieurs attaques informatiques, où les responsables iraniens avaient accusé les Etats-Unis et à Israël.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 15:16

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 825


Reprise des pourparlers entre l´Iran et l´Occident sur la base d´une fatwa inexistante


Téhéran a tenté de tromper le président Obama en la secrétaire d´Etat Clinton en se référant à une fatwa inexistante du Guide Khamenei contre l´armement nucléaire.


Par A. Savyon et Y. Carmon


Introduction

L´une des raisons ayant motivé la reprise de pourparlers sur le dossier nucléaire avec l´Iran, les 13 et 14 avril 2012 à Istanbul, fut une prétendue fatwa attribuée au Guide suprême iranien Ali Khamenei, laquelle aurait stipulé que la production, l´accumulation et l´utilisation d´armes nucléaires serait interdite en islam, et que la République islamique d´Iran n´entendait pas obtenir de telles armes.

Le fait est que les dirigeants américains, notamment la secrétaire d´Etat Hillary Clinton et le président des Etats-Unis Barack Obama, ainsi que les représentants des 5+1 présents à ces pourparlers (1), le Conseil des Gouverneurs de l´AIEA et d´instituts de recherches reconnus pour leur sérieux, ont considéré la fatwa comme bien réelle, en analysant la portée sur la reprise des négociations à Istanbul.

L´enquête du MEMRI révèle toutefois qu´il n´y a jamais eu de telle fatwa et que les rapports de médias qui en font état entrent dans le cadre de la propagande iranienne des services du régime et visent à leurrer le gouvernement américain et les instances citées plus haut.

Cette mise en avant par de hauts responsables iraniens d´une fatwa, ou d´un décret religieux du Guide suprême Ali Khamenei, interdisant l´armement nucléaire, vise en fait à proposer à l´Occident un substitut à la garantie concrète d´un accès des inspecteurs aux installations nucléaires iraniennes. Vu que l´Occident ne considère généralement pas de simples déclarations, de Khamenei ou d´autres responsables iraniens, comme des garanties, le régime iranien a apparemment estimé que l´Occident prendrait plus au sérieux une prétendue fatwa du Guide suprême.

Consulter le rapport intégral en anglais sur la mise en avant d´une "fausse fatwa", avec ses notes, références et annexes : http://www.memri.org/report/en/print6291.htm

Ci-dessous un résumé des grands points :

De hauts responsables aux Etats-Unis mettent en avant une fatwa non existante

La secrétaire d´Etat américaine Hillary Clinton a souligné qu´elle avait évoqué la fatwa avec "des experts et des savants religieux" et avec le Premier ministre turc Recep Erdogan. Lors de sa visite à Téhéran fin mars, Erdogan a pour sa part indiqué sur la télévision iranienne IRIB : "J´ai fait part de la déclaration du Guide à Obama et lui ai dit que face à cette affirmation, ma position n´était pas différente et qu´ils (les Iraniens) utilisent l´énergie nucléaire à des fins pacifiques."

Selon un rapport de Kayhan International daté du 7 avril 2012, citant Press TV, Khamenei aurait déclaré, le 22 février 2012 : "Il ne fait aucun doute que les décisionnaires politiques des pays adversaires savent bien que l´Iran ne cherche pas à obtenir l´arme nucléaire car la République islamique (…) considère la possession d´armes nucléaires comme une faute grave et considère que la prolifération de telles armes est insensée, destructrice et dangereuse."

Le président de l´American Iranian Council Hooshang Amirahmadi, proche de l´élite du régime, a déclaré : "Heureusement, le président Obama a décidé de croire, pour l´heure, aux propos du Guide Suprême relatifs à l´interdiction d´une bombe atomique en islam."

Les recherches du MEMRI révèlent toutefois qu´il n´y a jamais eu de telle fatwa. Ce qui existe, en revanche, ce sont des rapports de médias iraniens sur des propos émis par le représentant iranien Sirus Naseri, lors d´une réunion à l´AIEA, le 11 août 2005, selon lequel Khamenei aurait bien publié une fatwa de ce type.

Après 2005, d´autres déclarations de hauts responsables iraniens évoquent l´existence d´une fatwa. Ainsi, le 12 avril 2012, le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi écrit dans le Washington Post : "Le Guide suprême a émis un décret religieux – une fatwa – interdisant la production, l´accumulation et la production d´armes nucléaires." Larijani, à la tête de la Justice, a eu des propos similaires : "La fatwa émise par le Guide suprême est la meilleure garantie que l´Iran ne cherchera jamais à produire des armes nucléaires", une "information" reprise à son compte par l´agence de presse iranienne Mehr.

Toutefois, un rapport publié le 8 avril 2012 par l´agence de presse officielle iranienne IRNA, sur la position du Guide suprême quant à l´éventuelle interdiction de recourir aux armes nucléaires, ne fait aucune mention d´une telle fatwa.

Fatwa absente des sites officiels du Guide suprême

Il s´avère en outre qu´aucun des sites officiels du Guide suprême iranien Ali Khamenei ne fait mention d´une telle fatwa.

Les sites de Khamenei mettent en ligne les fatwas émises en réponse aux questions qui lui sont posées. Ces réponses, aussi concises soient-elles, bénéficient de l´aval du Guide et ont le statut de fatwas. Une fatwa est toujours une réponse à une question.

Le 15 mars 2012, une question est posée en ligne, via Facebook, par un groupe se faisant appeler "La lumière de la liberté", au sujet de la possession et de l´usage d´armes nucléaires ; la fatwa qui aurait été émise par le Guide est alors évoquée :

"Question : Votre excellence a annoncé une interdiction d´utiliser les armes nucléaires (…) Est-il également interdit d´obtenir des armes nucléaires, conformément à votre décret sur l´interdiction de les utiliser ?

Réponse : Votre lettre ne contient aucun élément relatif à la jurisprudence. Lorsqu´elle se posera en termes de jurisprudence, il sera possible d´y répondre."

Aucune réponse n´est donnée

Notons que cette question et cette réponse posées via Facebook n´ont pas été reprises sur le site officiel de Khamenei. Il est toutefois remarquable que la réponse, qui esquive la question, ne confirme, ni même ne mentionne, l´existence d´une quelconque fatwa.

Rapport sur une fatwa affirmant que "la Sharia n´interdit pas l´usage de l´arme nucléaire"

Le 16 février 2006, le site réformiste Rooz rapporte en revanche que "pour la première fois, des prédicateurs extrémistes de Qom ont émis une ´nouvelle fatwa´" selon laquelle "la Sharia n´interdit pas le recours à l´arme nucléaire".

Mensonge des hauts responsables iraniens ? Le principe de taqiyya

Ces tentatives de responsables iraniens pour tromper l´Occident au moyen d´une prétendue fatwa du Guide suprême Ali Khamenei suscitent des interrogations quant à leur honnêteté face à leurs interlocuteurs sur la scène internationale.

A ce sujet, il convient de noter que l´un des principes de l´islam chiite est la taqiyya – l´ "obligation de prudence" – notamment dans un objectif d´autodéfense, comme le rappelle le site de l´Institut de recherche Vali-e Asr, référence en matière d´islam chiite. La publication d´un rapport mensonger faisant allusion à une fatwa n´existant pas, et la reprise de ce mensonge par des responsables iraniens, répondraient au principe de taqqiya, qui s´applique en particulier face aux non-musulmans.

Consulter le rapport intégral en anglais, avec ses notes, références et annexes : http://www.memri.org/report/en/print6291.htm

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 10:58

 

 

 

 

24conversation (Copier)

Obama croit en une fatwa sans consistance de Khamenei 

 

Le sermon diffusé le 20 avril par l’Ayatollah Ahmad Jannati, le puissant responsable provisoire des prières du vendredi, également Président du Conseil des Gardiens et Imam de Téhéran, a mis en évidence l’éloge des réalisations de l’équipe iranienne de négociation, à Istanbul et de son exigence que soit mis fin aux sanctions.

 

 

Puisque la partie occidentale a officiellement accepté “les droits de l’Iran à l’enrichissement nucléaire pacifique », a-t-il déclaré, les pourparlers avec les six puissances mondiales ont été un succès pour l’Iran. Cependant, « Si l’hostilité occidentale se poursuit, par l’extension des sanctions et pressions, l’Iran quittera la table de négociations » a menacé l’Ayatollah Jannati.

 

Selon Debkafile : des sources iraniennes affirment que Téhéran ne fait pas secret de ses gains substantiels sur le front diplomatique ni de ses tactiques. Le cadre de propositions américaines soumis en secret, les pourparlers directs avec l’Iran, bien que pas encore finalisés, sont traités à Téhéran comme un arrangement déjà obtenu. L’Iran, par conséquent, salue les offres américaines de reconnaître son droit d’enrichir l’uranium et de soulager le programme nucléaire iranien des inspections internationales comme des concessions qui sont déjà dans la poche. Sentant qu’ils sont en position gagnante contre l’Occident, Téhéran pousse désormais en direction de l’allègement des sanctions occidentales, « afin de gagner la confiance du peuple iranien ».

 

Des sources européennes envisagent que l’Administration Obama décider très bientôt de lever les sanctions en cours.

 

Cet arrangement américano-iranien qui n’est pas encore terminé ni signé, gagne également une certaine force d’attraction, comme s’agissant d’un accord déjà trouvé, en Amérique.

 

Vendredi 20 avril, l’historien militaire, le Professeur Frederick W. Kagan, de l’American Enterprise Institute, a publié un article sous le titre : « Le P5 plus un Cède Toutes Les Lignes Rouges, dans les pourparlers avec l’Iran ».

 

 

Il écrit que les Etats-Unis ont bafoué les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU et les exigences de l’AIEA, face à l’Iran ( de rendre transparentes leurs installations militaires), en échange d’un engagement iranien d’arrêter son développement militaire au seuil « de leur capacité à atteindre le point de rupture ».

 

Les sources militaires de Debkafile rapportent que le Prof. Kagan ne semble pas partager la confiance de l’Administration Obama que Téhéran se tiendrait à aucun engagement de se restreindre de construire une arme nucléaire, particulièrement s’il se trouve un terrain agité. Le 3 avril, lza Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a annoncé, après de longues conversations avec des experts religieux iraniens, qu’elle était impressionnée par une Fatwa vieille de sept ans, diffusée par le Guide Suprême Ali Khamenei, le 10 mai, 2005, qui désignait comme un péché la construction et la possession d’armes nucléaires. Cet édit avait été envoyé  à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique de Vienne, à l’époque. Ce pour quoi la Secrétaire Clinton devait dire : « Et si c’est effectivement une déclaration de principe, de valeurs, alors c’est un point de départ pour le rendre opérationnel, ce qui veut dire qu’elle sert comme porte d’entrée dans une négociation  grâce à laquelle vous démontrez c’est que c’est, vraiment une déclaration sincère et authentique, pleine de conviction. Ainsi, nous pourrons aussi expérimenter cette voie ».

 

Personne ne lui a demandé à Washington ni l’AIEA n’a découvert si cette Fatwa a été confirmée, au cours des sept ans depuis sa diffusion, ni pourquoi le Président Barack Obama avait brusquement trouvé au fond de ses vieux tiroirs cette vieille déclaration comme une garantie suffisante, de la part de Téhéran, qu’il se tienne à ses engagements, en contrepartie des concessions radicales qu’il a obtenues de Washington, en faveur de son programme nucléaire.

 

Trois chercheurs israéliens, Y. Carmon de MEMRI, Ayelet Savyon et l’ancien ambassadeur à l’ONU, Dore Gold, ont fait savoir vendredi 20 avril, qu’ils n’avaient découvert aucune preuve que Khamenei ait jamais diffusé une Fatwa interdisant la fabrication et la possession d’une arme nucléaire, en matière de loi islamique.

 

 

La politique israélienne destinée à stopper un Iran  nucléaire, désigné comme une menace existentielle, se transforme en campagne personnelle contre le Président Obama pour son laisser-aller concernant des principes ayant fait l’objet d’accords, dans une optique que ses dirigeants perçoivent comme un arrangement dangereux avec Téhéran.

 

Lors de son intervention publique, à la veille du Jour du Souvenir de la Shoah, mercredi 18 avril, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a déclaré franchement : « Je ne cesserai pas de dire la vérité [au sujet de la menace nucléaire iranienne] devant l’ONU, ni à Washington, ni à Jérusalem ».

 

 

Mais ses paroles sont tombées à plat en Israël, où le peuple est habitué à son parler ampoulé, mais qui, jusqu’à présent, laisse dubitatif, quant à savoir s’il conduira un jour à mener une action crédible.


Adaptation : Marc Brzustowski. 

http://www.debka.com/article/21934/

DEBKAfile Reportage spécial April 21 avril 2012, 1:53 PM (GMT+02:00)

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 08:19

L’analyse de Stefano B. C. (Rome)

La tension entre Sunnites et Chiites est à son comble. L’offensive iranienne dans le Golfe a-t-elle commencé ?

L’Iran profite de l’année électorale aux Etats-Unis et en France

mercredi 18 avril 2012 - 22h31, par Stefano B.C.

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Si, pour certains, les présidents Barak Obama et Nicolas Sarkozy mènent une politique prudente dans les dossiers iraniens et syriens pour espérer remporter les élections présidentielles aux Etats-Unis et en France, d’autres estiment au contraire que les présidents candidats pourraient perdre les élections justement pour avoir longtemps hésité. Leurs hésitations ne font que renforcer l’Iran et la Syrie, qui passent à la vitesse supérieure dans leur hégémonie dans le Golfe.

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Profitant de l’année électorale et de la paralysie de la politique étrangère qui en découle aux Etats-Unis et en France, « l’axe chiite » accélère sa politique hégémonique en Syrie, au Liban, en Irak, à Bahreïn, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis et au Yémen. Bachar Al-Assad multiplie ses manœuvres pour échapper aux sanctions internationales et poursuivre la répression, en dépit de la présence des observateurs étrangers qui, au lieu de surveiller le cessez-le-feu, deviennent « les otages du régime qu’il surveille ». Pour refuser cet état de fait, le Norvégien Robert Mood a claqué la porte et quitté Damas, refusant de cautionner l’impuissance internationale face à Assad, ou sa complicité avec le dictateur.

Le régime syrien a déjà fait plus de 11.000 morts selon les estimations de l’ONU. Mais selon l’opposition syrienne, il convient de multiplier ce chiffre au moins par trois. Depuis l’arrivée des observateurs à Damas, dimanche 15 avril, la répression a fait plus de 300 morts. D’ailleurs, pour neutraliser leur mission, Damas affirme que « leur nombre ne doit pas dépasser les 250 », et pose ses conditions quant à leur nationalité. Depuis Pékin, où il a rencontré les responsables chinois, Walid Al-Moallem a invité « la Russie, la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, qualifiés de pays neutres, à envoyer des observateurs ! » et refusé la fourniture d’hélicoptères aux observateurs, leur proposant les équipements de son armée, pour mieux les surveiller !

Damas multiplie également les provocations à la frontière avec le Liban, accentue ses pressions sur le gouvernement de Beyrouth et menace de mort les dirigeants de l’opposition libanaise. Les souverainistes, accusés de soutenir la révolution syrienne pour avoir accueilli les réfugiés, ont été prévenu des risques d’attentats. L’objectif du régime syrien est de « marquer le maximum de points » au Pays du Cèdre, puisqu’il n’a pas encore digéré sa perte en 2005, quand l’armée d’occupation syrienne a été obligée de quitter le Liban, au lendemain de l’assassinat de Rafic Hariri. Damas profite, pour cela, du temps mort que lui offre l’année électorale et s’appuie sur le Hezbollah, le général Michel Aoun, le Patriarche maronite Béchara Raï et l’Iran. Spécialiste de la politique du bord du précipice, Assad pense disposer de quelques mois pour imposer ses nouveaux faits accomplis.

Aussi, « l’Armée électronique syrienne » de Bachar Al-Assad a mené, mardi 17 avril, une virulente attaque contre le site de la télévision saoudienne « Al Arabiya », lui attribuant des informations sur un coup d’Etat qui serait en cours au Qatar. Damas tente de fragiliser Doha, d’opposer le prince héritier Tamim Ben Hamad, considéré comme « proche de l’Iran », à son père Hamad Ben Khalifa Al-Thani et au Premier ministre Hamad Ben Jassem, accusés de comploter contre la Syrie. La manœuvre vise aussi à opposer le Qatar à l’Arabie saoudite par télévisions interposées.

De son côté, l’Iran avance ses pions en Irak et tente de remplacer l’ayatollah Ali Sistani, la référence des chiites irakiens, par l’ayatollah Shahroudi, un iranien issu de Qum. Après avoir soumis la classe politique à travers le Premier ministre Nouri Al-Maliki et le courant Al-Mahdi de Moqtada Sadr, Téhéran tente d’imposer ses hommes sur Nadjaf.

L’hégémonie iranienne passe également à la vitesse supérieure dans le Golfe. A travers le Hezbollah, Téhéran joue la carte de l’opposition chiite à Bahreïn. A travers Al-Qaïda, la République islamique accentue ses pressions sur le Yémen pour prendre l’Arabie saoudite à revers. Les Emirats Arabes Unis sont aussi dans le collimateur de Téhéran. La semaine dernière, le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad a effectué une visite hautement provocatrice sur l’île émiratie d’Abou Moussa, occupée par l’Iran. Ce faisant, Ahmadinedjad exploite le temps mort de l’année électorale pour « annexer de facto cette île stratégique, comme les îles de la Petite Toumb et de la Grande Toumb », revendiquées par Abou Dhabi. Le 18 avril, plus de 220 députés iraniens ont publié un communiqué refusant catégoriquement les revendications territoriales des Emirats, confirmant la stratégie hégémonique de la République islamique.

Profitant de l’année électorale et de la prudence de Paris et de Washington, l’axe chiite passe à la vitesse supérieure pour imposer de nouveaux faits accomplis. La tension dans la région, et particulièrement dans le Golfe, est à son comble. Il est légitime de s’interroger si, au lendemain des élections en France et aux Etats-Unis, la situation n’aura pas franchi le seuil d’irréversibilité ? Comment les futurs présidents, français et américain, géreront-ils cette situation ? Le constat est déjà amer : les pays du Golfe s’estiment comme les principaux perdants. Car ils seront sacrifiés si l’Occident accepte l’influence iranienne ; ou sacrifiés si l’Occident tente de redresser la situation ! En France et aux Etats-Unis, les présidents sortants regretteront également d’avoir cédé à la prudence électorale qui pourrait leur coûter cher dans les urnes, et qui sera particulièrement onéreuse au niveau stratégique, et pour longtemps.

Stefano B.C.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 08:43
L’Iran est prêt à transférer ses technologies à l’Egypte
mardi 17 avril 2012 - 01h27
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Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, cité lundi par des médias égyptiens, a annoncé que son pays « est prêt à fournir à l’Égypte toute assistance et soutien, et en premier lieu les technologies de production d’énergie nucléaire ». Il s’est prononcé pour le rétablissement des relations diplomatiques (rompues après la signature par l’Égypte d’un traité de paix avec Israël en 1978) entre les deux pays, en ajoutant que Téhéran pourrait aussi « livrer à la partie égyptienne du combustible nucléaire dans le cadre prévu par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ».

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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