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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 13:43

 

 

Par Albert Soued, écrivain http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

Paris le 08/02/12

 

Khamenei (khaf/mem/noun/yod) connote l'embuscade en hébreu. Sa valeur numérique 120 donne un équivalent "kessil", ou cinglé.

 

Le "cinglé embusqué" dans son programme nucléaire (1) vient de déclarer que "les menaces des Etats-Unis les desservaient, car toute guerre serait 10 fois supérieure à leurs intérêts… ", ajoutant sans désemparer qu'"il soutiendrait et aiderait tout groupe ou nation qui confrontera et combattra le régime sioniste, un cancer dans la région".

Devant la pression des sanctions, le Guide Suprême menace de fermer le détroit d'Ormouz, par où passe 20% du pétrole mondial, puis cherche à rameuter ses alliés, la Syrie, le Hezbollah, le Hamas, le Jihad islamique… Allié majeur de l'Iran, la Syrie, en pleine guerre civile, serait sans doute soulagée par l'élargissement du conflit local en conflit régional, ce qui lui permettrait de se débarrasser de ses opposants avec des moyens encore plus expéditifs et sanglants, en dépit des protestations.

 

Aux préparatifs de grande envergure des Américains dans le Golfe (2), et après un exercice militaire de 10 jours, l'Iran déclenche un exercice de 3 semaines, en situation réelle de guerre, qui ne serait qu'une couverture pour un approvisionnement massif en armes (3). Par ailleurs, l'Iran vient de lancer un 3ème satellite d'observation à 260/350 km d'altitude.

Trois groupes d'influence luttent pour le pouvoir, -- notamment pour l'élection des députés à l'Assemblée (majlis) de mars prochain – Les chefs de ces groupes sont le Guide Suprême Ali Khamenei, le président Ahmedinejad et l'ayatollah Rafsandjani. Ils sont tous d'accord sur deux objectifs, la suprématie régionale, par le biais d'une bombe de destruction massive et l'élimination d'Israël en tant que puissance régionale.

Profitant de la rébellion d'un religieux modéré, Mohamed Khatami, le peuple perse et citadin, épris de liberté et pro-américain a tenté "une révolution verte" sans succès en août 2009. Devant une menace étrangère, le peuple ne peut que se rallier au nationalisme d'état. Par conséquent un renversement du pouvoir religieux est exclu en cas de conflit.

 

Par les annonces successives de préparatifs guerriers et d'exercices dans le Golfe depuis quelques mois, les Etats-Unis cherchent à accompagner les sanctions économiques par un verbe menaçant, pour faire plier la clique des ayatollahs.

Mais la politique américaine au Moyen Orient a été un échec patent surtout depuis l'arrivée au pouvoir de B H Obama, considéré au mieux comme un apostat par les Musulmans, et il n'est pas pris au sérieux par leurs dirigeants.

Après avoir reporté d'année en année, depuis 5 ans, toute action pour dissuader l'Iran de poursuivre son programme nucléaire offensif, après s'être opposé à toute intervention unilatérale d'Israël -- "le jeu n'en valant pas la chandelle" et que cela ne ferait que retarder le programme iranien pour quelque temps, avec le risque de ruiner l'économie mondiale --, aujourd'hui le secrétaire à la Défense, Léon Panetta annonce que les Etats-Unis ne permettront pas à l'Iran de devenir une puissance nucléaire, qu'une ligne rouge était tracée et que l'option militaire était sur la table.

 

De son côté, le général Aviv Kokhavi, chef des Renseignements militaires d'Israël annonce que 200 000 missiles et roquettes sont pointées sur Israël, précisant qu'aucun pays au monde n'est autant menacé. Sans que l'on sache pour quelle raison, un exercice commun israélo-américain d'envergure "Austere Challenge 12" qui devait avoir lieu le 5/1/12 a été annulé et vaguement reporté en octobre prochain. Par ailleurs les consultations s'intensifient, sans que l'on soit sûr que les intérêts des 2 pays convergent (4).

 

Dans cette "partie à 3" de jeu d'échecs où les Perses sont passés maîtres, il faut savoir aussi que la doctrine religieuse adoptée par ce pays est la "shiah", basée sur un messianisme apocalyptique. Le mahdi rédempteur sortira du "puits" où il est cloîtré, lorsque le monde pervers sera anéanti. Par conséquent, ce ne sera pas forcément la raison et la logique qui présideront aux décisions. Khamenei est prêt à sacrifier une partie de sa population dans une apocalypse, pourvu qu'Israël disparaisse. Il faut le prendre au sérieux et aller à l'essentiel, il y a un pays minuscule luttant pour sa survie face à "un cinglé embusqué".

 

Notes

(1) Les nouvelles centrifugeuses plus rapides IR2 et IR4 seront transférées dans l'usine souterraine de Fordo, près de Qom. Là elles pourront enrichir l'uranium de 20% à 60%, dernière étape avant l'assemblage d'une arme nucléaire. Les quantités accumulées sont suffisantes pour construire 4 ou 5 bombes. Selon le directeur de l'Information, le général Aviv Kochavi, l'assemblage de la 1ère bombe peut prendre un an, et deux ans pour 4 autres bombes. Selon le "think tank" américain "The Enterprise Institute", une 1ère bombe de 15 kilotonnes sera prête en août 1012. Ces estimations ne tiennent pas compte de retards dus à d'éventuels sabotages. Toujours est-il qu'à partir du mois de juin, l'Iran aura enfoui sous terre assez de matière fissile pour que toute intervention soit devenue inutile. Il semble que cela soit le point de non retour.

Les cibles nucléaires officielles ou secrètes ont été disséminées sur tout le territoire, afin de dissuader tout attaquant. Le réacteur de Natanz est au coeur du programme, de même que celui de Fordo taillé dans la montagne, et celui d'Ispahan où se cuit le fameux "gâteau jaune", puis la centrale de Bouchehr récemment mise en service. Autres cibles potentielles: le réacteur de Téhéran censé contribuer à la recherche médicale, la centrale d'Arak où, d'ici à 2013, 2 bombes atomiques pourront être fabriquées chaque année; Gachin qui recèle des mines d'uranium de Bandar Abbas et les mines de Saghand dans la province de Yazd ainsi que d'autres sites qui ne sont pas spécifiée à Khorassan, à Sistan au Baluchestan et à Hormozgan.

(2) Information reçue début janvier: "de sources extrêmement fiables", selon des spécialistes et acteurs majeurs de la région, plusieurs milliers de soldats américains sont en train d’arriver discrètement en Israël. Ils seraient répartis sur plusieurs bases dans la région de Be’er Sheva et de Tel Aviv … plus de 12.000 marines américains sont en cours de déploiement dans le Golfe arabo-persique. Des centaines de soldats seraient en train de sécuriser l’Arabie Saoudite…. Un poste de commandement conjoint israélo-américain est en cours de mise en place sur la base américaine de Patch Barracks à Stuttgart en Allemagne. Une base bien connue des états-majors mondiaux puisque c’est l’État-Major des troupes américaines en Europe. Une de nos sources ajoutera même que c’est la première fois que des soldats israéliens sont basés en Allemagne. …. Des dizaines d’ingénieurs français et américains sont arrivés en Israël ces dernières semaines. Il semble que leur mission discrète prenne place principalement dans la base de lancement de missile de Palmahim. Ces ingénieurs ont été envoyés par les sociétés Boeing, Lockheed Martin Space Systems, BAE Systems, Dassault, Caterpillar Inc., Thales et EADS. Nos trois sources, qui ne se connaissent pas, sont basées aux États-Unis et en Israël. Toutes pensent que des préparations majeures sont en cours dans tout le Proche-Orient.

Ayant clos ses opérations près des côtes libyennes, le porte-hélicoptère USS Ponce a été détourné pour se déployer dans le Golfe Persique comme base des commandos SEAL, 100 000 hommes installés sur les îles stratégiques de Socotra et de Masirah. Cette base élargirait leur rayon d'action, pour neutraliser, en cas de conflit, la multitude de canots automobiles iraniens chargés d'explosifs et les mines qui seraient plantées dans le détroit d'Ormouz.

L'Arabie vient de répartir plusieurs bataillons autour de ses puits, ports, le long des

pipelines et de mettre en place des batteries Patriot Pac-3.

L'armée de l'Air israélienne dispose d'appareils tactiques qui peuvent porter certaines bombes, mais pas les plus lourdes, nécessaires aux frappes stratégiques pour atteindre les sites enfouis, comme les MOB (Massive Ordinance Bomb) de 13 tonnes qui peuvent pénétrer 60 mètres de béton armé ou 40 mètres de roches moyennement dures. Or le site à proximité de la ville sainte de Qom, qui comprend les centrifugeuses d'enrichissement de l'uranium, serait à 60 mètres, voire à 100 mètres sous terre…
Tsahal a procédé à divers exercices de défense passive et de défense des sites stratégiques à l'échelle d'une division et à des exercices de parachutage à l'échelle de mille combattants.

(3) La Russie a fourni à l'Iran des équipements sophistiqués sur camion "Avtobaza", capables de brouiller les radars d'avion et les instruments de guidage électronique. La Russie prétend ne pas violer l'embargo décrété par les Nations Unies, arguant que le matériel est défensif. Israël soupçonne une volonté russe de fournir à l'Iran l'ensemble du système de renseignement "Elint" qui permettra à l'Iran d'identifier tout missile ou aéronef entrant dans la Caspienne et dans le Golfe Persique et de réagir.

Grâce à l'aide nord-coréenne, l'Iran est en mesure de produire l'équivalent du système de défense anti-missile russe, le fameux S-300, que la Russie refuse de lui livrer. Selon le commandant de la base aérienne de défense Khatamal al Anbiya, le brigadier général Farzad Ismaili, le Bavar 373 est même supérieur au S-300, car il détecte 100 missiles entrant simultanément et en détruit 12.

(4) Le chef du Mossad, Tamir Pardo, s'est rendu cette semaine à Langley au siège de la CIA où il a rencontré son homologue David Petraeus. Il a également eu des entretiens avec la présidente démocrate de la Commission du Renseignement du Sénat, Dianne Feinstein. Cette visite intervient après de nombreux autres allers retours de responsables israéliens et américains depuis le mois de septembre 2010. 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 10:27

 

 

dilmaroussef (Copier)

Dilma Roussef, une belle femme, comme dirait Jack Lang.

 

Par Anna Mahjar-Barducci
3 février 2012 at 3:30 am

Les relations entre le Brésil et l’Iran vascillent. Dans une interview avec le journal brésilien Folha de Sao Paulo, Ali Akbar Javanfekr, qui occupe le poste de conseiller spécial pour les médias du Président Mahmoud Ahmadinedjad, a déclaré que la Présidente brésilienne, Dilma Roussef prend ses distances avec l’Iran. Javanfekr, a, en réalité, accusé Roussef d’avoir ruiné les relations entre l’Iran et le Brésil que l’ancien Président brésilien Luiz Inacio Lula avait réussi à construire. « La présidente brésilienne détruit tout ce que Lula a réalisé. Elle a détruit des années de bonnes relations », a déclaré Javanfekr. Dans une autre interview avec l’agence de presse IRNA, contrôlée par l’Etat, Javanfekr affirme : « La nouvelle Présidente brésilienne n’a pris ses fonctions que récemment et on devrait lui laisser un peu de temps pour qu’elle ait une meilleure compréhension des relations Iran-Brésil et des efforts du précédent gouvernement pour renforcer ces liens ».

Sous la Présidence de Lula, en 2010, lors d’un accord passé avec la Turquie et le Brésil, l’Iran avait signé un arrangement lui permettant de transférer de l’uranium à enrichir à l’étranger. Dans cet accord, l’Iran annonçait être prêt à échanger 1200 kgs de son uranium faiblement enrichi, contre du carburant enrichi à 20%, sur le territoire turc. L’arrangement avait échoué, cependant, à la suite du refus des Etats-Unis. La même année, Roussef était élue en tant que Présidente du Brésil et cela a marqué un coup d’arrêt aux relations aussi amicales entre l’Iran et le Brésil. La raison principale tient au soutien de Roussef à une enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Iran, une initiative conduite par les Etats-Unis. Comme l’a rapporté le New York Times, cette décision a été interprétée comme un tournant, concernant les relations précédemment entretenues par Lula envers Téhéran.

Al-Jazeera faisait remarquer que même durant la campagne électorale, à chaque fois qu’on demandait à Roussef son point de vue sur l’Iran, elle affirmait que, pour elle, les droits de l’homme passent avant le business – un état d’esprit qui semble avoir mis mal à l’aise le gouvernement iranien. En 2011, quand le régime iranien s’est aperçu que la nouvelle Présidente brésilienne ne se montrerait pas aussi amicale avec l’Iran que son prédécesseur l’était, l’ambassadeur iranien au Brésil commentait cette position en disant que Roussef était « mal informée »du déroulement des évènements en Iran. « Roussef », écrivait Al-Jazeera, « qui a été torturée, dans sa jeunesse, alors qu’elle était aux mains de la dictature brésilienne, et qui s’est élevée au rang de première femme Présidente du Brésil, a donné des signes, tout au long de son parcours, qu’elle voulait refroidir les relations avec l’Iran. Refroidir ? Non. Elle apparaît, à présent, vouloir lui jeter un plein bac d’eau glacée. Les geler totalement ».

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Ramin Mehmanparast a rappelé que l’Iran attache une énorme importance aux relations avec le Brésil, et a démenti les remarques attribuées au conseiller pour les médias, Javanfekr, s’agissant des liens entre Téhéran et le Brésil, en affirmant qu’ils avaient été mal interprétés : « L’Iran attache une haute signification à ses relations avec le Brésil, comme étant le plus grand pays d’Amérique Latine et une puissance globale émergente. Dans cette perspective, les interactions et les négociations entre les deux pays suivent leur orientation normale ; aucun changement n’est intervenu dans l’attitude de Téhéran, en ce qui concerne ses relations avec le Brésil », Mehmanparast ajoutant que : « Les relations entre l’Iran et le Brésil s’inscrivent dans une histoire longue de 110 ans. Il semble que certains organes de presse et des pays-tiers ne sont pas contents de ces bonnes relations entre l’Iran et le Brésil et qu’ils s’en soient remis désespérément à monter une campagne médiatique de désinformation ».

Les medias brésiliens, cependant, précisent que le gouvernement iranien est, effectivement, extrêmement irrité par Roussef et que pour prendre sa revanche sur la nouvelle politique brésilienne, le régime iranien rend la vie des hommes d’affaires brésiliens plus difficile. Le journal brésilien Folha de Sao Paulo a rapporté que le régime iranien a restreint les exportations de viande brésilienne. La multinationale brésilienne JBS, par exemple, a dû conserver des milliers de tonnes de viande bovine à bord, durant trois semaines, dans un port iranien. Le journal affirme aussi que les importateurs iraniens de viande expliquent que le Président iranien Mahmoud Ahmadinedjad a envoyé une lettre d’instruction aux douanes ordonnant d’imposer des limites à l’entrée de produits brésiliens vers l’Iran.

Après la diffusion de l’interview du conseiller d’Ahmadinedjad qui critiquait Roussef, le Président iranien a déclaré son intention de visiter le Brésil dans un avenir proche. Le gouvernement iranien a aussi insisté sur le fait qu’Ahmadinedjad viendrait en Amérique latine uniquement pour rencontrer Roussef et non les autres dirigeants dans les pays voisins.

Quoi qu’il en soit, le Président iranien n’est venu en Amérique Latine que pour une visite qui l’a emmenée au Venezuela, au Nicaragua, à Cuba, en Equateur, et qui ne comprenait pas initialement le Brésil. Ahmadinedjad, cependant, sent, à présent, qu’il a commis une erreur en négligeant le Brésil, le plus grand pays d’Amérique du Sud, et celui-là même qui dispose d’une économie en pleine expansion. Le Président iranien espère, apparemment, réussir son entreprise de charme auprès du gouvernement brésilien, qui pourrait être un partenaire politique et économique important. Sous la Présidence de Lula, en fait, le Fonds Monétaire International (FMI) avait annoncé que, parmi les pays d’Amérique Latine, le Brésil était le plus grand partenaire commercial de l’Iran. Les données montrent qu’en 2008, le commerce de l’Iran avec l’Amérique latine a triplé à 2, 9 milliards de $.

Alors que le régime iranien espère ranimer cette amitié perdue, le gouvernement brésilien semble espérer que le séjour d’Ahmadinedjad au Brésil n’arrivera pas de sitôt. Le site internet « Brésil Dépêches » rapportait que les commentateurs brésiliens « se réjouisient de ce que le Brésil ait pu s’épargner l’embarras de devoir accueillir Ahmadinedjad, au cours de sa visite récente en Amérique Latine ». Le commentateur politique Sergio Leo, écrivant dans le journal Valor Economico, a fait remarquer que la décision d’Ahmadinedjad de ne pas rendre visite au Brésil, au cours de son récent voyage en Amérique du Sud, était accueillie avec ne grande satisfaction par le gouvernement brésilien. Leo précisait que le soulagement du Brésil de ne pas avoir été approché était énorme. Le principal problème, selon les médias locaux, réside dans le fait qu’alors que Roussef semble ne vouloir, en aucun cas, faire de compromis sur les droits de l’homme, le régime iranien n’a pas, non plus, la moindre intention de les respecter. C’est pourquoi, pour Ahmadinedjad, désormais, tout rapprochement avec le Brésil sera loin d’être facile.


dilma roussef (Copier)

Pas commode du tout.

Related Topics:  Anna Mahjar-Barducci

 

 
Adaptation : Marc Brzustowski. 
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 08:36
Arabie saoudite : Téhéran intimide Riyad et déploie deux bâtiments de la marine au large de Djeddah

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve3736

dimanche 5 février 2012 - 01h45
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Citant l’agence iranienne « Fars », proche des Gardiens de la Révolution, le quotidien koweïtien « Al Seyassah » affirme, le 5 février, que le Guide de la Révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenaï, a ordonné aux forces navales de la République islamique de se déployer en Mer Rouge, au large de Djeddah. « Un destroyer et un navire ravitailleur sont ainsi arrivés samedi sur la zone et doivent y rester près de trois mois », affirme Téhéran.

Il ne fait pas de doute que l’Iran cherche ainsi à intimider l’Arabie et à la menacer. La tension entre les deux pays ne cesse de croître, l’Iran redoute l’asphyxie économique due aux sanctions et à l’embargo pétrolier. L’Arabie a annoncé sa disponibilité à augmenter sa production pour stabiliser le marché en l’absence du pétrole iranien, ce que la République islamique considère comme un acte hostile, et menace de fermer le détroit d’Ormuz. La présence menaçante de la marine iranienne en Mer Rouge vise ainsi à empêcher les exportations saoudiennes et du Golfe en général à travers des oléoducs qui contournent le détroit d’Ormuz. Outre l’intimidation de l’Arabie, certains observateurs n’excluent pas d’autres missions de la marine iranienne. Parmi ces missions figurent l’Egypte qui, depuis la chute du régime, devient une proie facile à l’infiltration iranienne. L’autre cible serait Israël. L’Iran menacerait ainsi l’accès au port d’Eilat et prendrait l’Etat hébreu en tenaille (Mer Rouge, Gaza, Liban).

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 21:28
Iran : deux morts et des dizaines d’arrestations dans Al-Ahwaz
samedi 4 février 2012 - 12h25
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Selon le site « Elaph.com », les autorités iraniennes multiplient depuis plusieurs jours les arrestations dans la région d’Al-Ahwaz (Arabistan). Une quarantaine de personnes issues de la communauté arabe iranienne ont été arrêtées, et deux activistes ont été tués. Les habitants de l’Arabistan accusent Téhéran d’avoir imposé la loi martiale pour réprimer toute velléité indépendantiste de cette région.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:18

 

2 wa

 

Le chef du renseignement militaire Maj. Gen. Aviv Kochavi

 

 

« L’Iran a achevé le développement de ses armes nucléaires et n’attend rien de plus qu’un signe du Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, pour commencer à assembler sa première bombe nucléaire », a déclaré le chef des services de renseignement de l’armée, le Général-Major Aviv Kochavi, jeudi 2 février.

 

Kochavi a estimé que l’assemblage d’une bombe devrait prendre moins d’un an. Avec 100 kilos d’uranium enrichi à un niveau de 20% et un autre lot de 4 tonnes d’uranium enrichi à 3, 5% déjà en stock, l’Iran pourrait avoir besoin de deux ans supplémentaires pour fabriquer quatre bombes nucléaires.

 

Par conséquent, vers la fin de 2012 ou au début 2013, l’Iran pourrait disposer d’une unique bombe nucléaire, mais vers 2015, la configuration pourrait passer à quatre ou cinq.

 

L’officier n’a fait, essentiellement qu’amplifier les paroles de son prédécesseur, le Général-Major (de réserve) Amos Yadlin, qui disait le 26 janvier, que, depuis au moins 2007 ou 2008, l’Iran a déjà passé le point de non-retour dans le développement d’armes nucléaires. Kochavi s’est accordé avec lui sur le fait qu’aucune des sanctions imposées jusqu’ici n’avait persuadé l’Iran de ralentir, et encore moins d’arrêter, sa progression vers l’arme nucléaire.

 

Ses commentaires coïncident avec les découvertes publiées jeudi par l’Enterprise Institute, un Think Tank américain, que l’Iran serait capable de fabriquer une bombe nucléaire de 15 kilotonnes dès le mois d’août cette année, dans à peine sept mois d’ici.

 

Jeudi également, l’adjoint au Premier ministre Moshe Ya’alon a dévoilé que la vaste explosion dans la base de missiles iraniens près de Téhéran, en novembre dernier, avait fait sauter un nouveau système de missile d’une portée de 10 000 kilomètres, capable de frapper les Etats-Unis.

 


 

Commentant le problème posé par les installations nucléaires abritées dans les bunkers souterrains de l’Iran, le ministre a insisté sur le fait que toute installation construite par l’homme peut être détruite par l’homme. « Parlant en tant qu’ancien chef d’Etat-Major, je peux dire qu’aucune installation de l’Iran n’est immunisée contre une attaque », a-t-il dit.

 

Le Général-Major Kochavi a poursuivi en affirmant que si l’Iran atteignait sa capacité nucléaire, cela signifierait que les Etats-Unis et Israël auraient échoué à prévenir ce dénouement.

 

Se tournant vers une autre menace, le chef des renseignements militaires a dépeint un portrait sombre des 200 000 roquettes et missiles de toutes gammes pointées sur Israël.

 

Mercredi 1er Février, le Chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Benny Gantz a insisté sur le fait qu’il n’existait plus le moindre recoin de la carte d’Israël qui soit hors de portée des missiles ennemis.

 

Selon le Général Kochavi, l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas dispersent leurs missiles et roquettes dans des sites profondément à l’intérieur des terres et intégrés dans des environnements urbains pour minimiser leur vulnérabilité aux attaques de Tsahal. Il a averti que « l’ennemi » avait préparé un nombre croissant de ses missiles pour des « frappes en profondeur contre les centres de la population israélienne, leurs ogives étant plus létales que jamais ».

 

“Chaque dixième maison résidentielle au Liban”, a t-il dit, “abrite un arsenal de missiles ou une position de lancement. Leur volume pur a atteint une dimension stratégique avec laquelle Israël devra se débrouiller ».

 

Mardi 31 janvier, Tsahal s’est exercé à mobiliser une division blindée sous conditions de guerre, rapportent les sources militaires de Debkafile. L’exercice simulait le déplacement de troupes depuis leurs bases de conscription, de les doter de leurs équipements et de leurs armes et de les envoyer sur les lignes de front – le tout se déroulant sous de lourds bombardements de missiles des installations militaires, des autoroutes nationales et des lignes de chemin de fer. Les diverses évaluations des capacités nucléaires de l’Iran ont rencontré de sérieux problèmes de crédibilité, au fil des années, notent, cependant, les sources du renseignement de Debkafile.

 

Aujourd’hui, grâce à Kochavi et Yadlin, nous savons que l’Estimation Nationale des Renseignements de 2007, acceptée par l’Administration Bush, était erronée. Sa principale trouvaille était que l’Iran avait interrompu son programme militaire nucléaire en 2003. Depuis 5 ans, les responsables du renseignement occidental ont diffusé des estimations déroutantes afin de sauver leurs gouvernements de la décision d’avoir à lancer une action directe pour empêcher l’émergence d’un Iran nucléaire.

 

Une école de pensée a affirmé que l’Iran ne construirait pas de bombe jusqu’à ce qu’il ait les ressources  suffisantes pour créer un arsenal ; une autre, qu’il manquait à l’Iran la technologie pour militariser son uranium enrichi. Est-ce que la toute dernière évaluation, selon laquelle la fabrication d’une bombe n’attend plus que la décision d’un seul homme, le Guide Suprême Iranien, tombe dans la même catégorie que les précédentes ? Ou s’agit-il  d’une nouvelle ruse pour pouvoir repousser toute frappe militaire contre l’Iran d’au moins cinq ans ?

 

A quel point les Etats-Unis et Israël savent avec certitude que Khamenei n’a pas donné l’ordre et que les équipes iraniennes ne sont pas déjà occupées à assembler une bombe dans un quelconque bunker profondément enterré ?

 

Le Secrétaire américain à la Défense, Léon Panetta a maintenu plus d’une fois que l’Amérique avait les ressources suffisantes pour connaître toute décision arrêtée par le Guide Suprême, mais aucun officier du renseignement américain ou israélien ne peut confirmer cette certitude.

 

 

On devrait se souvenir, remarquent les sources du renseignement militaire de Debkafile, que lorsque les renseignements occidentaux  ont annoncé la découverte de l’installation souterraine de Fordo près de Qom, à la mi-2009, sa construction avait déjà commencé depuis au moins dix-huit mois sans que personne ne le sache…

 

DEBKAfile Reportage exclusif  2 février 2012, 3:21 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 12:13

 

HugoWearingHugo (Copier)

Roger F. Noriega — Février 2012

 

[Les fondamentaux stratégiques de :  L’Argentine capture une cellule iranienne et du Hezbollah, déjouant un troisième attentat contre Habad. ]

Au début janvier, l’Iran a captivé l’attention du monde en menaçant de fermer le détroit d’Hormuz et a brandi ses missiles de croisière sol-mer lors de ce qui devait être un exercice naval de dix jours. Cette même semaine, le Président iranien Mahmoud Ahmadinedjad a annoncé un voyage dans cinq nations à travers l’Amérique Latine pour faire progresser l’influence de son pays et ses capacités opérationnelles sur le seuil des Etats-Unis. Ce serait difficile, de la part de la République Islamique, de prétendre que ces évènements simultanés n'étaient qu’une pure coïncidence. Téhéran ne fait pas mystère de sa détermination à transposer ses techniques de guerre asymétrique vers l’hémisphère occidental. Le Ministre de la Défense iranienne, Ahmad Vahidi se trouvait en Bolivie, en mai 2011, lorsqu’il a promis « une réplique ferme et écrasante » à toute offensive américaine contre l’Iran. De telles provocations font partie de ce que l’on doit interpréter comme une poussée de l’Iran, depuis cinq ans aux Amériques.

AMIA Wanted-f96f5 (Copier)

Le mandat d'arrêt d'Interpol pour les attentats de Buenos-Aires (1992-1994)

L’Administration Obama et les diplomates carriéristes américains ont fait preuve de lenteur à reconnaître la menace que pose cette avancée rampante. Ce n’est seulement qu’après que plusieurs candidats Républicains à la Présidentielle ont mis ce problème en lumière, lors d’un débat, le 22 novembre, en partie parrainé par l’American Enterprise Institute, à Washington D.C, que le Président Obama a réellement cru utile de déclarer : « Nous prenons les activités iraniennes, y compris au Venezuela, très au sérieux, et nous continuerons de les observer de très près ». Malheureusement, ne faire seulement qu’observer la percée iranienne en Amérique Latine reste très insuffisant. Les Etats-Unis doivent trouver leur voie pour adopter de nouvelles politiques proactives qui feront échouer les plans de Téhéran visant à menacer la sécurité et les intérêts des Etats-Unis si près de chez eux.

 

Au cours des cinq dernières années, l’Iran a commencé à tirer pleinement avantage de l’hospitalité sans précédent de l’homme fort aux Amériques, Hugo Chavez. La Pétro-diplomatie de Chavez a permis à Ahmadinedjad de cultiver des partenariats avec les régimes anti-américains de Cuba, d’Equateur, et aussi bien, de Bolivie. Aujourd’hui, un réseau de l’ombre fait d’entreprises commerciales et industrielles implantées dans divers pays autorise la présence physique de l’Iran à proximité des frontières de son plus grand ennemi. Il est, de plus en plus, évident que l’Iran a l’intention de faire usage de sanctuaires sûrs dans ces pays pour déployer un armement conventionnel et non-conventionnel qui pose une menace directe contre le territoire des Etats-Unis, ses voies maritimes stratégiques et ses alliés américains.

Renforçant ses capacités en vue de l’épreuve de force générée par son programme nucléaire illégal et enhardi par la distraction de Washington concernant ses activités en Amérique Latine, l’Iran cherche, logiquement, à obtenir un avantage stratégique, en mettant sur pied une menace militaire à proximité des côtes américaines. Et, en tant que promoteur notoire du terrorisme international, il travaille cet angle d’attaque. L’Iran exploite ses liens intimes avec les agents opérationnels du Venezuela, autant qu’avec les connexions de ses propres agents de la Force Qods, auprès d’un réseau ancien de plusieurs décennies dans la région, pour faire du prosélytisme, recruter et entraîner la jeunesse radicalisée du Venezuela, du Brésil, de Colombie, du Mexique et au-delà.

Arrestation de membres du gang de narcoterroristes Los Zetas, au Mexique.

Nous savons désormais que nous sous-estimons l’audace de Téhéran à nos risques et périls. En octobre dernier, des responsables américains ont découvert le plan scandaleux des agents opérationnels des Forces Qods d’utiliser les narco-gansters mexicains pour mener un attentat à la bombe en plein cœur de la capitale des Etats-Unis. Le complot n’a été mis en lumière que grâce à des agents de l’Administration de la Répression du trafic de Drogues (DEA), qui ont fait preuve de bon sens et de présence d’esprit, pour fixer des bornes aux conceptions criminelles de Téhéran. Les comploteurs espéraient assassiner l’Ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, dans un attentat à la bombe qui aurait entraîné dans la mort un grand nombre d’innocents. Même de la part d’un pays qui a fait du terrorisme et de la violation des normes internationales des aspects vitaux de son savoir-faire politique, il s’agissait d’une escalade éhontée dans les tactiques d’agression, sinon d'un acte de guerre planifié. Ce qui prenait son origine dans une opération lancée avec l’assistance latino-américaine aurait dû alerter les autorités qu’il existe une menace croissante dans notre propre hémisphère.

Quoi qu’il en soit, les décideurs politiques dans l’Administration Obama se sont montrés remarquablement complaisants. Et le danger que représente l’implication latino-américaine est multidimensionnelle, allant très au-delà de l’assistance de fantassins mexicains. Alors même que l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) affirmait, dans un rapport récent, que le soutien international est crucial pour la capacité de l’Iran à développer des armes nucléaires, les agences de la diplomatie, des renseignements et de la sécurité américaines restent dans l’incertitude concernant le fait de savoir si l’Iran extraie du minerai depuis les vastes bassins d’uranium du Venezuela, ou de l’Equateur, ou encore, si l’Argentine a repris son partage de technologie nucléaire avec Téhéran.

Il est évident que certains décideurs politiques américains, ainsi que de prétendus experts de l’Iran et du terrorisme international traînent les pieds dans l’ajustement de leur mode de pensée, aux formes que prennent les complots de Téhéran aux Amériques. De telles hautes personnalités, par exemple, citent fréquemment un rapport de 2010, préparé par le Service de Recherche du Congrès (CRS) quand ils cherchent à démentir les affirmations des capacités et des intentions de l’Iran en Amérique Latine. Par exemple, lorsque Mitt Romney a fait référence, au cours du débat présidentiel des Républicains, au réseau du Hezbollah en Amérique Latine, politifact.com/ a sorti l’argument du rapport du CRS qui ne mentionnait que le problème du financement du terrorisme, dans cette partie du monde. De façon tout-à-fait remarquable, la seule mention de l’implication du Venezuela dans ce manuel de 56 pages correspond à une note de bas de page faisant référence au niveau élevé de complicité militaire du Venezuela avec les narco-terroristes colombiens. De plus, les décideurs politiques demeurent aveugles à cette menace croissante, parce que le Département d’Etat refuse d’exiger de la Communauté du renseignement qu'elle examine minutieusement les activités de l’Iran et du Hezbollah dans l’hémisphère occidental.

Une exception notable à une telle négligence se manifeste par le travail de l’Administration de la Répression du trafic de Drogues (DEA) et du Bureau du Contrôle des Avoirs Etrangers du Département du Trésor, qui ont sanctionné de nombreux responsables vénézuéliens et des entités de même acabit pour leur complicité avec et leur soutien à l’Iran et au terrorisme international. Encore une fois, selon des sources de ces agences, les officiers du Département d’Etat font systématiquement obstacle à l’application de sanctions contre des responsables d’entités vénézuéliennes, même si ces personnes jouent un rôle de plus en plus large dans l’extension des capacités opérationnelles de l’Iran à proximité du territoire es Etats-Unis.

Dans le but de faciliter sa percée dans l’hémisphère occidentale, l’Iran augmente le nombre de ses ambassades dans la région, de 6 en 2005 à 10 en 2010. Le véritable catalyseur du changement, cependant, c’est l’alliance qui se développe entre Ahmadinedjad et Chavez.

l'hôtel Hilton de Margarita

... et les séances de remise en forme dans l'Île

Hugo Chavez a fait ses preuves en matière d’anti-Américanisme et son soutien aux groupes terroristes, tels que les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC) est bien établi. De plus, au cours de ces dernières années, l’île de Margarita, appartenant au Venezuela, est devenue le principal sanctuaire et le Centre opérationnel du Hezbollah aux Amériques. En tant qu’extension terroriste du Régime de Téhéran, le Hezbollah existe essentiellement pour réaliser le sale travail de l’Iran à l’étranger.

Des recherches à partir de sources ouvertes au public, des bases de données d’experts et des sources sensibles au sein de divers gouvernements, ont identifié au moins, deux réseaux terroristes parallèles et collaborateurs qui sont en train de grandir à un taux alarmant en Amérique Latine. L’un est mis en oeuvre par des collaborateurs vénézuéliens, et l’autre est géré par les Forces Qods. Ces réseaux englobent plus de 80 agents opérationnels dans au moins 12 pays dans toute la région, dont les plus vastes zones de concentration sont le Brésil, le Venezuela, l’Argentine et le Chili.

Ghazi Nassereddine, sous le portrait protecteur de Chavez.

Ghazi Nassereddine, né au Liban, qui est devenu citoyen vénézuélien il y a environ 11 ans, et qui est actuellement le diplomate de second-rang du Venezuela en Syrie, est le partisan le plus important du Hezbollah au Venezuela, du fait de son étroite relation avec le ministre de la Justice et de l’Intérieur de Chavez, Tarek el-Aissami. Aux côtés d’au moins deux de ses frères, Nassereddine dirige un réseau visant à étendre l’influence du Hezbollah au Venezuela et au-delà.

Tarek El-Aisami, ou l'antisémitisme d'Etat vénézuélien

Abdallah, le frère de Nassereddine, ancien membre du Congrès vénézuélien, fait usage de sa position en tant qu’ancien vice-Président de la Fédération des Entités Arabes et Américaines en Amérique Latine, et comme Président de sa représentation locale au Venezuela, pour maintenir des liens avec les communautés islamiques à travers toute la région. Il réside actuellement sur l’Île de Margarita, où il réalise une grande variété d’opérations de blanchiment d’argent et gère la majeure partie des affaires de trafics du Hezbollah en Amérique Latine, selon des preuves documentées obtenues de sources vénézuéliennes.

Le plus jeune frère, Oday, est responsable de l’établissement de centres d’entraînement paramilitaire sur l’Île de Margarita. On le soupçonne de recruter des Vénézuéliens à travers les círculos bolivarianos (des Comités de surveillance du voisinage composés des partisans les plus radicaux de Chavez) et de les envoyer en Iran pour poursuivre un entraînement plus intensif.

 

 

Hojjat al-Eslam Mohsen Rabbani (voir : mandat d'arrêt Interpol), qui était l’attaché culturel de l’Ambassade de la République Islamique d’Iran à Buenos-Aires, supervise un réseau parallèle de recrutement du Hezbollah depuis l’intérieur même de l’Iran. Rabbani est actuellement le conseiller pour les Affaires Internationales de l’Institut Culturel Al-Mostafa Al-Alam de Qom, dont la mission est la propagation de l’Islam chi’ite. Rabbani, que le magazine brésilien influent Veja a surnommé “Le Professeur Terroriste”, est un défenseur jusqu’auboutiste de la Révolution iranienne et le cerveau qui se trouvait derrière les deux plus importants attentats terroristes contre des cibles juives à Buenos-Aires, en 1992 et 1994, qui ont tué 144 personnes. A la requête de l’Argentine, Interpol a diffusé un mandat d’extradition concernant Rabbani et plusieurs autres, en mars 2007.


 

 

A l’époque des faits, Rabbani était accrédité en tant qu’attaché culturel de l’ambassade iranienne dans la capitale argentine, qu’il a utilisé comme une tribune pour y répandre une propagande extrémiste, s’y adonner au recrutement et à l’entraînement, qui ont culminé avec ces attentats. En fait, il continue d’exploiter ce réseau de convertis argentins pour étendre le rayonnement de l’Iran et du Hezbollah, en les employant dans l’identification et le recrutement d’agents opérationnels à travers toute la région, la radicalisation et l’entraînement au Venezuela et en Iran (particulièrement autour de la ville de Qom).

Au moins deux mosquées de Buenos-Aires- Al Imam et At-Tauhid- sont dirigées par les disciples de Rabbani. Le Cheikh Abdallah Madani dirige la mosquée Al Imam, qui sert aussi de quartier général de l’Association Islamique argentine, l’un des centres culturels islamiques les plus prédominants de toute l’Amérique Latine.

Certains des disciples de Rabbani ont tiré parti de ce qu’ils ont appris de leur tuteur en Argentine et l’ont répliqué partout ailleurs dans la région. Le Cheikh Karim Abdul Paz, un Argentin converti à l’Islam chi’ite, a étudié sous les auspices de Rabbani à Qom durant cinq ans et il est aujourd’hui l’imam d’un centre culturel à Santiago, au Chili.

Un autre converti argentin à l’Islam radical et disciple de Rabbani, présent actuellement au Chili, c’est le Cheikh Suhail Assad, professeur à l’Université de Santiago. Il fait des conférences dans des universités à travers toute la région et apparaît fréquemment à la télévision. Plus récemment, il a établi des relations avec la communauté musulmane d’El Salvador.

Sheik Khaled Taki Eldyn

 

Mais la récompense suprême du travail du réseau Rabbani –et du Hezbollah en général -, c’est le Brésil, là où réside toute la puissance économique des Amériques et qui abrite environ un million de musulmans. L’un des frères de Rabbani vit ici : Mohammad Baquer Rabbani Razavi, le père fondateur de l’Association Iranienne au Brésil, auquel il rend souvent visite et avec lequel il se coordonne systématiquement. Sheik Khaled Taki Eldyn, sunnite radical de la mosquée Guarulhos à Sao Paulo, est un autre de ses principaux collaborateurs. Taki Eldyn, qui est très actif dans les activités œcuméniques envrs les mosquées chi’ites, détient également le poste de Secrétaire Général du Conseil des Dirigeants des Sociétés d’Affaires Islamiques au Brésil. Une source sensible «établit le lien entre cette mosquée et un réseau désigné par le Département du Trésor américain pour fournir un soutien financier et logistique essentiel au Hezbollah. En remontant aussi loin qu’en 1995, Taki Eldyn a accueilli le dirigeant d’Al Qaeda, Ousama Ben Laden et le cerveau du 11/09, Khalid Sheik Mohammed. Selon des sources du renseignement brésilien citées par Veja, au moins 20 agents opérationnels du Hezbollah, d’Al Qaeda et du Jihad Islamique utilisent le Brésil comme foyer pour leurs activités terroristes.

 

Les autorités des gouvernements des Etats-Unis et d’autres pays ont identifié et sanctionné certains des dirigeants de ces réseaux, et les agences d’application des lois américaines – orientées par l’Administration de lutte contre la Drogue (DEA) – ont fait de grands efforts visant à évaluer et à affronter cette menace en montant des dossiers contre les responsables étrangers et pour sanctionner les entités qui soutiennent cette organisation criminelle et terroriste. Ce dangereux réseau, cependant, requiert une stratégie globale de l’ensemble du Gouvernement, qui commence par une révision inter-agences pour évaluer la nature transnationale, multifacettes du problème, renseigne et forme les gouvernements amis, et instaure des mesures unilatérales, ainsi qu’avec des partenaires ayant la volonté d’interrompre et de démanteler ses opérations.

La visite d’Ahmadinedjad en janvier, au Venezuela et ailleurs dans la région, avait clairement pour intention de consolider les intérêts de l’Iran en Amérique Latine, alors que Chavez succombe à un cancer. On peut s’attendre à ce que l’Iran fasse cause commune avec Cuba, la Russie et la Chine pour protéger son sanctuaire –si nécessaire en encourageant le mouvement gauchiste de Chavez pour saborder les élections d’octobre 2012 au Venezuela. Si les Etats-Unis étaient plus vigilants à cette phase de transition critique de l’ère post-Chavez, il deviendrait possible de déjouer les plans de l’Iran en soutenant une solution pacifique, lors de ces élections.

Après avoir dangereusement dérapé dans ses efforts pour stopper la quête d’armes nucléaires par l’Iran, Washington peut difficilement se permettre de céder du terrain à la République Islamique, sur ce qui est, entendu dans des termes globaux, l’arrière-cour des Etats-Unis. L’Iran, enhardi par ses réussites à éviter des sanctions significatives de l’Occident et maintenant la puissance militaire américaine au large, devient plus provocateur. Si Washington n’opère pas la transition de l’observation à l’action contre les avancées iraniennes en Amérique Latine, il pourrait ben se retrouver confronté à une menace grave et croissante qu’il ne pourrait alors ni réduire, pas plus qu’il ne parviendrait à y échapper.

Au sujet de l’auteur

 

Roger F. Noriega was ambassador to the Organization of American States from 200103 and assistant secretary of state from 200305. He is a visiting fellow at the American Enterprise Institute, the managing director of Vision Americas LLC, and a contributor to interamericansecuritywatch.com.

 

Était ambassadeur de l’Organisation des Etats d’Amérique, de 2001 à 2003 et Assistant au Secrétaire d’Etat de 2003 à 2005. Il est expert invité à l’American Enterprise Institute, dirercteur et manager de Visons des Amériques LLC, et contributeur de http://interamericansecuritywatch.com/

 

http://www.commentarymagazine.com/article/irans-gambit-in-latin-america/

 

Adaptation : Marc Brzustowski
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:51

 

 

USS Ponce 1.12 (Copier)

 

 

USS Ponce - future base flottante des SEALs dans le Golfe Persique.

 

 

Une décision urgente de ne pas démobiliser le porte-hélicoptères l’USS ¨Ponce de la Marine, après son service en Libye – mais de le remettre en état, en vue de son déploiement aux environs de mai dans le Golfe Persique, comme base flottante pour ses unités commandos – a été confirmée par le Pentagone et la Marine américaine, dimanche 29 décembre. Cette base flottante en mouvement étendra la gamme d’opérations des commandos dans les zones côtières, soutiendra les mesures contre les mines que l’Iran a menacé d’installer dans le Détroit d’Hormuz, en représailles de l’embargo américano-européen. Les Navy SEALS seront aussi engagés contre les flottes de vedettes rapides iraniennes particulièrement menaçantes. Debkafile révèle que Téhéran rend opératoire quatre genres de ces embarcations dans le Golfe Persique :


1. 
Des petits vaisseaux rapides, chacun étant armé d’un petit missile pour frapper les pétroliers supertankers et des cibles pétrolières sur les côtes tout autour de la région du Golfe, comme les terminaux d’exportation. Plus tôt ce mois-ci, Téhéran affirmait avoir développé des missiles de croisière furtifs capables de paralyser des porte-avions d’un seul tir.


2. Des petits bateaux ultra-rapides armés de torpilles, des publications iraniennes prétendant que plusieurs de ces bateaux sont capables de foncer sur les porte-avions américains et de vastes navires de guerre, à partir de plusieurs directions, sans être détectés, et de leur causer de sérieux dégâts.

 


3. Des bombes flottantes pour des missions-kamikazes. On ne peut pas dévier de leur trajectoire ces embarcations rapides, à partir du moment où elles sont verrouillées sur leur cible, ni en mer ni depuis le rivage, et elles explosent au contact [de la cible].

 

L’Iran a fait usage de ces missiles flottants pilotés par des escadrons-suicide, pour attaquer des pétroliers dans le Golfe, en novembre 1987. Depuis lors, ses tacticiens de la marine ont amélioré le niveau technologique de cette flotte, grâce au Bladerunner 51 britannique, un modèle que l’Iran a acheté il y a quelques années. Depuis début janvier, le Pentagone a rapporté 4 cas de harcèlement par des navires militaires iraniens, naviguant près des navires de guerre américains dans le Golfe Persique.

 


4. Des bateaux transportant des équipes d’hommes-grenouilles de la marine iranienne, entraînés pour des missions-suicide et secrètes sous-marines : un membre d’un équipage de trois hommes sur le bateau plonge et nage sous l'eau très près du navire-cible et attache une bombe magnétique sur sa coque.

 

 

L’Iran a éparpillé des centaines de vedettes rapides de types varies, tout autour d’îles inhabitées, au large du territoire continental du pays, les faisant accoster hors de la vue, dans des criques et baies bien cachées. Les unités commandos américaines basées sur le pont du Ponce, auront pour mission de débusquer et de détruire cette flotte. Le Département américain de la Défense vise à ce que le Ponce soit prêt pour sa nouvelle mission en tant que base flottante des Commandos, le plus vite possible. Pour gagner du temps, l’armée américaine a publié un contrat de gré à gré (sans appel d’offre) concernant le travail d’ingénierie, évitant ainsi les règles normales d’obtention du marché, sur la base que tout délai présentait un « risque pour la sécurité nationale ». 

 

us navy seals (Copier)

Navy SEALS US

 

 

La nature de ce contrat donne des indications quant au calendrier préconisé à Washington, en vue d’une confrontation militaire, sur le point d’éclater entre les Etats-Unis et l’Iran, autant que sur la forme qu’elle pourrait prendre, affirment les sources militaires de Debkafile.


 

La date-butoir pour le déploiement de cette plateforme commando dans le Golfe Persique, d’ici quatre ou cinq mois, indique que Washington se prépare à l’explosion d’affrontements militaires avec l’Iran au printemps prochain ou au début de l’été.

 

 

Mais, selon les sources iraniennes et militaires de Debkafile, l’Administration iranienne a exprimé sa détermination à répliquer instantanément à tout mouvement diplomatique ou militaire ou action de nature offensive contre la République Islamique. Ainsi cette confrontation pourrait éclater bien plus tôt qu’elle n’est envisagée actuellement.

 

Dimanche, le Parlement Iranien devait voter une motion visant à interrompre les livraisons de pétrole à l’Europe, en représailles de la déclaration d’embargo de l’UE de la semaine dernière. Téhéran a affiché clairement qu’il n’a pas l’intention de rester les bras croisés, en attendant que les sanctions pétrolières des Etats-Unis et de l’Europe prennent pleinement leur effet, le 1er juillet et l’Iran est pleinement conscient que les nations de l’Union Européenne ne sont pas prêtes à renoncer à 400 000 barils par jour, à l’instant même.

 

L’Arabie Saoudite, qui a promis de suppléer au manque se dégageant des sanctions contre l’Iran, ne disposera pas des volumes manquants en flux constants, avant le mois de mai, environ – c’est-à-dire presque au même moment prévu pour que le Ponce et ses effectifs de commandos SEAL prennent position dans le Golfe Persique. Téhéran pourrait décider de ne pas attendre jusque-là et opter pour que les vedettes rapides tentent de prendre de l’avance sur les plans américains et européens.

 

DEBKAfile Reportage spécial 29 janvier 2012, 12:53 PM (GMT+02:00) 

Adaptation : Marc Brzustowski
 
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:16

 

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Le Prince Turki al Fayçal, ancien directeur général du Directoire des Renseignements Généraux saoudiens/Reuters

 

 

Une exclusivité WorldTribune.com

 

[une percée du côté saoudien qui en dit long sur l'apathie de l'Administration Obama à se confronter à la menace iranienne. Privé du "lobby saoudien" à Washington, qui lui restera t-il, hormis le milliardaire anti-américain George Soros?]

 

 

ABU DHABI — L’Arabie Saoudite dirige les efforts des pays du Golfe Arabe pour mener une politique sécuritaire indépendante, qui ne dépende plus seulement des Etats-Unis.

 

Des diplomates et analystes déclarent que l’une des options consiste à renforcer les relations avec la Chine, une puissance nucléaire qui est à la recherché de livraisons supplémentaires d’énergie.

 

 

Le 15 janvier, la Chine et l’Iran ont signé une accord de coopération nucléaire avec la Chine qui laisse envisager l’assistance de Pékin dans un programme lié à l’énergie nucléaire avec les royaumes du CCG. L’accord est survenu à la suite de menaces saoudiennes de rivaliser avec le programme d’armes nucléaires de l’Iran.

 

“Les Etats du Golfe se sont longtemps tournés vers Washington en lui demandant d’être leur protecteur », rappelle Sami al Faraj, le Président du Centre koweitien pour les Etudes Stratégiques. « Les Etats-Unis sont toujours présents, mais le Golfe regarde de plus en plus autour de lui et affirme que : «  Nous devons prendre soin de nous-mêmes, également ».

 

Ces sources affirment que le Roi d’Arabie Saoudite Abdallah et l’héritier de la Couronne, le Prince Nayef travaillent auprès d’une gamme étendue de pays étrangers, à une politique qui élèverait encore l’énorme production d’énergie du Conseil de Coopération du Golfe, afin de contrer l’Iran voisin.

 

 

“Toute menace contre nos intérêts ou notre sécurité nous contraindra à faire usage de toutes les options disponibles pour defender nos intérêts, ainsi que la sécurité régionale et nationale », a déclaré l’ancien chef du renseignement saoudien, le Prince Turki al Façal. S’exprimant devant une Conférence sur la Sécurité au Bahreïn, le 17 janvier, Turki, également ancien Ambassadeur en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, a soulevé les perspectives d’une guerre contre l’Iran. Turki, dont on pense qu’il s’exprimait au nom des cercles dirigeants saoudiens, a cité les menaces iraniennes de bloquer le Détroit d’Hormuz, le passage pour 40% des cargaisons de pétrole brut global.

 

“L’escalade qui ne fait que monter en puissance et les tensions persistantes peuvent déboucher sur une aventure militaire dont les conséquences sont imprévisibles ou dans une confrontation armée non-désirée”, a affirmé Turki.

 

Les analystes et diplomates argumentent que la famille royale saoudienne se montre très déçue par l’hésitation américaine à stopper l’Iran. Ils ont cité, parmi ces causes de frustration, le refus de l’Administration Obama de signer des lois imposant des sanctions sévères qui prendraient pour cible le secteur énergétique de l’Iran.

 

“Les Etats du Golfe adoptent définitivement une position bien plus forte envers l’Iran et emploient toute leur influence considérable à tenter de convaincre d’autres protagonistes de leurs craintes à l’égard de l’Iran”, a exposé Théodore Karasik, analyste de l’Institut d’Analyse Militaire du Proche-Orient et du Golfe, aux Emirats Arabes Unis. Actuellement, le CCG, conduit par les Saoudiens, sont engagés dans une intensification massive de leurs moyens militaires. Riyad a ordonné pour une valeur d’environ 30 milliards de $ de jets de combat et de munitions aux Etats-Unis, alors qu’on s’attend à ce que les EAU achètent encore pour 20 autres milliards à Washington.

 

Au même moment, le CCG se met en lice pour remplacer l’Iran en tant que pourvoyeur d’énergie à des pays-clés, comprenant la Chine, le Japon et la Corée du Sud. L’effort du CCG, toujours conduit par Riyad, a pris de vitesse les menaces iraniennes.

 

“Ces actions ne seront pas considérées comme amicales”, a affirmé Mohammed Ali Khatibi, l’envoyé de l’Iran à l’OPEP.

 

http://www.worldnewstribune.com/2012/01/27/saudis-courts-new-security-partners-signs-nuclear-agreement-with-china/

 
Adaptation : Marc Brzustowski
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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 19:01

 

 

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San Carlos de Bariloche pris pour cible terroriste.

 

 

L’Argentine a capturé une cellule de trois hommes du Hezbollah et de l’Iran et traque le reste d’un réseau, selon des sources exclusives de Debkafile. Sa police anti-terroriste avait une longueur d’avance dans l’information concernant des attentats terroristes contre plusieurs des dix centres Habad présents dans le pays, qui faisaient partie d’une offensive terroriste conjointe contre des cibles israéliennes et juives. Deux frappes ont déjà été déjouées plus tôt ce mois-ci en Thailande et en Azerbaijan.

 

Lire : http://lessakele.over-blog.fr/article-menace-sur-bangkok-la-connexion-terroriste-suedoise-97120934.html

http://lessakele.over-blog.fr/article-l-azerbaidjan-dejoue-une-frappe-terroriste-de-l-iran-et-du-hezbollah-contre-des-cibles-israeliennes-97848674.html

 

 

La cellule de trois hommes a été capturée dans la ville de villégiature de San Carlos de Bariloche, à 1680 kms de Buenos-Aires, un point de départ favori pour les routards israéliens visitant la Patagonie et les Andes. La ville est située sur les rives du Lac Nahei Huapi, un lieu d’attraction touristique important de la région du Rio Negro, célèbre pour sa beauté.

 

Le Groupe des Opérations Spéciales anti-terroristes fédérales d’Argentine, connu sous le sigle du T4, a assailli les trois terroristes à partir d’informations fournies par le renseignement américain et israélien. Ils avaient en leur possession des documents et des cartes compromettantes.

 

Les Centres d’accueil Habad et des Institutions juives dans le pays ont alors été fermés et protégés par des gardes supplémentaires de la sécurité, tout comme l’a été l’ambassade israélienne dans le pays.

 

En 1992, les terroristes iraniens ont attaqué l’ambassade, tuant 29 personnes et en blessant 242. Les sources anti-terroristes et du renseignement proches de Debkafile révèlent que l’une des choses que l’enquête cherche à découvrir, cette fois-ci, est de savoir si la cellule iranienne et du Hezbollah capturée a bénéficié d’une panque sécurisée, d’une orientation dans le pays et de l’aide de membres des familles de criminels de guerre Nazis de la Seconde Guerre Mondiale, qui ont obtenu un refuge en Argentine. Au moment de l’explosion de la bombe contre l’ambassade israélienne, il y a vingt ans, les terroristes iraniens et du Hezbollah avaient été soupçonnés de travailler main dans la main avec des éléments pro-Nazis locaux. L’Argentine, l’Allemagne et Israël ne l’ont jamais confirmé.

 

Cependant, San Carlos de Bariloche est connu pour être un havre pour les Nazis après 1945. Deux livre d’écrivains britanniques, en 2011, ont même affirmé qu’Adolf Hitler et Eva Braun avaient réussi à s’échapper de Berlin et avaient trouvé refuge dans cette région. On a toujours démenti cette rumeur.

 

L’alerte terroriste qui s’est déclarée à Buenos-Aires cette semaine, a aussi été communiquée au Chili, au Pérou, en Uruguay et au Mexique, au cas où des équipes du Hezbollah et de l’Iran étaient là aussi, en recherche de cibles israéliennes et juives.

 

Le complot que l’Argentine a déjoué, juste après la Thaïlande et l’Azerbaïdjan indique que le renseignement iranien et le bras des opérations spéciales du Hezbollah sont au beau milieu d’une offensive terroriste à travers le monde entier contre Israël et les Juifs. Les Centres Habad ont été retenus parce que leurs portes sont toujours ouvertes aux voyageurs, facilement identifiables et accessibles. Ils sont toujours remplis d'un grand nombre de visiteurs israéliens et juifs. Les agresseurs sont donc assurés d’un grand retentissement dans les médias internationaux- s’ils réussissent à commettre un attentat.

 

En novembre 2008, le Lashkar –e-Taïba, le bras pakistanais d’al Qaeda, a pris d’assaut la Maison Habad de Mumbaï et assassiné huit Israéliens et Juifs-Américains avant de faire exploser le bâtiment. Le petit enfant du Rabbin fut le seul survivant, secouru, dans le bâtiment pris en otage, par sa nounou indienne. A Bangkok, un membre de l’équipée terroriste irano-Hezbollahnie, en route aux côtés d’au moins deux comparses, afin de faire exploser le Centre Habad, après avoir pris ses occupants en otages et les avoir tués, a été capturé il y a deux semaines, déjouant l’attentat. Puis, le 19 janvier, les Autorités d’Azerbaïjan ont cloué sur place une cellule du Hezbollah et du renseignement iranien à Bakou, juste à temps pour sauver le centre Habad de la communauté locale, dans cette ville.

 

Les tentacules terroristes des forces conjointes iraniennes et hezbollahnies ont déjà atteint trois continents et se donnent à fond pour tenter d’approcher leur proie – jusqu’à présent sans succès, en raison de la coopération entre les agences anti-terroristes, qui demeurent au plus haut niveau d’alerte.

 
DEBKAfile Reportage exclusif  28 janvier 2012, 8:50 AM (GMT+02:00)
 
Adaptation : Marc Brzustowski
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 12:57

 

“L’armée libre” affirme détenir des miliciens iraniens, envoyés par Téhéran pour aider la répression d’Assad contre le mouvement pro-démocratique.

 

 

Les rebelles de “L’Armée Libre” de Syrie affirment détenir les preuves que l’Iran aide directement la répression brutale du Président Bachar al Assad contre les manifestants pro-démocratie, a appris Ynet vendredi.

 

Les rebelles ont diffusé une vidéo décrivant des membres présumés des Gardiens de la Révolution, captures dans la ville de Homs.

 

Les vidéos montrent des documents de voyage des sept captifs, dont certains apparaissent en s’exprimant en Farsi.

 

 

“Je m’appelle Sajjad Amirian, membre des Gardiens de la Révolution des forces armées iraniennes, je suis membre de l’unité chargée de réprimer les manifestants en Syrie et nous recevons nos ordres directement de la division de la sécurité des forces aériennes syriennes de Homs » déclare un des prisonniers.

 

“J’exhorte Mr Khamenei de travailler à sécuriser les conditions de notre libération, pour nous permettre de revenir chez nous”, ajoute t-il.

 

Selon le site internet saoudien Al-Arabiya, ces sept hommes de mains sont détenus par un groupe rebelle syrien, qui se désigne comme : “La Brigade al-Farouq de l’Armée Libre Syrienne”.

 

Le groupe a aussi diffusé un communiqué appelant le Guide Suprême Ali Khamenei à « reconnaître dans des termes explicites et sans la moindre ambiguïté l’existence d’éléments des Gardiens de la Révolution iranienne en Syrie, dans le but d’aider le Régime Assad à réprimer le peuple syrien ».

 

Khamenei doit ordonner le retrait de tous les combattants des Gardiens de la Révolution présents en Syrie en échange de la libération de ces combattants”, dit le communiqué.

 

Vendredi également, l’Agence de presse officielle d’Iran, ‘IRNA a affirmé que des hommes armés en Syrie ont kidnappé 11 "pèlerins" circulant par la route entre la Turquie et Damas.

 

AP a contribué à ce reportage.

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4181634,00.html

Roi Kais

 

Publié le : 

01.27.01.12, 11:54 / Israel News

 

  

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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