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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:41

Retour sur quelques uns de ces Vrp et désinformateurs Français au service des régimes Syrien et Iranien deuxième partie

Retour sur quelques uns de ces  Vrp et désinformateurs Français au service  des régimes Syrien et Iranien deuxième partie.

-Nous avions déjà parlé  ici de ces Vrp et désinformateurs de l’extrême droite française, qui s’étaient réunis pour défendre le régime sanguinaire du dictateur Bachar Al Assad. le 17 Décembre 2011 dernier  en manifestant  dans les rues des beaux quartiers Parisiens son soutien à  celui ci.

Quand “l’anti impérialisme” à la Française rend fou. Le Comité Valmy et le PRCF ou  l’union sacrée des nationalistes et “souverainistes” de droite et d’une certaine “gauche” au service des derniers régimes parmi les plus totalitaires de la planète.

-Il  semblerait hélas que dans une certaine “gauche de la gauche Française” et dans une partie de son camp prétendument “anti impérialiste” on trouve le même genre de VRP et de véritables désinformateurs en service commandé pour soutenir les pires régimes totalitaires, mais aussi la encore  des véritables agents à peine cachés du régime Syrien remarquons qu’il n’y a hélas rien de bien nouveau dans cette mouvance,  puisque celle ci a soutenue la dictature et le régime d’un Kadhafi jusqu’a son agonie. Et que celle ci a toujours soutenu ardemment, au nom de “l’anti impérialisme” la dictature Iranienne de Khamenei et Ahmadinejad quand celle ci réprimait sauvagement les manifestations post élections présidentielles Iraniennes contestées du  12 Juin 2009.

Quand le Comité Valmy applaudissait a la répression d’Ahmadinejad en Iran via la “plume” du pseudo “marxiste” Italien Domenico Losurdo

-Ainsi ce 7 Janvier 2012  prochain aura lieu à L’Ageca une salle associative située
177 rue de Charonne dans le 11éme à Paris  une “réunion unitaire” de ces souverainistes du Comité Valmy, un obscur groupuscule de “Gaullistes de gauche” et du PRCF (ou Parti de Refondation Communiste Français) un autre groupuscule pour le moins confus politiquement, au discours violement réactionnaire qui regroupe des “nationalistes de gauche”,  mais surtout le dernier pré carré de néo “Staliniens” parmi les plus sectaires et les plus violents, qu’on puisse encore trouver en France.

Le plus choquant dans cette histoire c’est que les propriétaires de cette salle qui a déjà abrité des réunions d’informations et des meeting de camarades dissidents et réfugiés politiques Iraniens, ne semblent  pas s’êtres aperçus de qui se cachait vraiment derrière cette  réunion,  décidemment très douteuse et de très mauvais gout. Qui plus est, quand on s’aperçoit  que les sites du PRCF du Comité Valmy et le blog ” initiative communiste “prennent comme référence et mettent en lien pour illustrer  cette  réunion qui n’est pas autre chose qu’une réunion  de désinformation et une énorme manipulation d’admirateurs du régime Syrien,  un site internet  nommé Sana.sy qui n’est pas autre chose  qu’une des agences de propagande médiatique officielle de celui ci.

Le  site officiel du régime Syrien ou les drôles de sources du Comité Valmy et du PRCF

Les appels conjoints du Comité Valmy  et du PRCF à cette réunion de désinformation au service du régime Syrien

Cette réunion serait censée  nous démontrer que des médias français mainstreams comme Alternatifs et  ”prostitués” (Sic) pratiqueraient “une désinformation manifeste sur la répression en Syrie” .Les milliers de morts et les milliers de prisonniers politiques torturés, par les miliciens et tueurs Chabihas au service de la dictature de Bachar Al Assad apprécieront.

Encore une fois on peut s’apercevoir  qu’il existe bien des passerelles et des convergences  et des similitudes idéologiques de plus en plus troublantes et qui nous posent de graves questions, entre des courants d’extrême droite de tendances dites ” nationales-révolutionaire” ou ” alter-nationalistes” et  celle d’une fraction dévoyée d’une certaine“extrême gauche” Française qui ose encore se dire ” anti-impérialiste “  qui reste aveugle et insensible au nom de sa conception et de sa grille de lecture  bornée de l’anti-impérialisme, au sort aux misères et à la répressions que subissent  des peuples  opprimés par des régime répressifs et totalitaires comme ceux d’Ahmadinejad et de Bachar Al Assad.

Cette “extrême gauche” là n’a rien à faire ni de prés ni de loin avec nous, et encore moins dans nos luttes que comme les dictateurs qu’elle chérit et défend, cette “gauche anti-impérialiste” la qu’elle se casse et vite!!

Quand le PRCF Faisait  l’oraison funèbre et rendait ces jours dernier un hommage appuyé à feu le dictateur Nord-Coréen Kim Jong-Il , non sans insulter un ex dissident Tchéque au passage
MARG BAR DIKTATORS, MARG BAR BACHAR AL ASSAD, MARG BAR KHAMENEI, MARG BAR AHMADINEJAD

Notes

Relire à ce sujet sur le site antifasciste ReFlexes les relations entre l’extrême droite Française et le régime Syrien et les réseaux Chatillon  et leur site internet “info syrie”.

Entre Cèdre et Lion…

Le chemin de Damas de Monsieur C.

 http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article477

-Sur les dérives  d’une certains “gauche anti impérialiste” Française relire la très bonne  analyse de nos camarades anarchistes de Non Fides Pourquoi nous ne les soutiendrons jamais première partie sur:

http://www.non-fides.fr/?Pourquoi-nous-ne-les-soutiendrons

Relire également Quelques remarques des Luftmenschen sur un texte de NPNF. sur:

http://www.non-fides.fr/?Quelques-remarques-des

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:26
Iran : Après le « test avec succès » d’un missile de croisière sol-mer, Le ton monte entre l’Iran et les occidentaux
mardi 3 janvier 2012 - 00h44
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Les U.S.A. ont annoncé le samedi 31 décembre 2011 de nouvelles sanctions contre Téhéran, le président américain Obama a promulgué une loi de financement du ministère de la Défense, qui prévoit des sanctions contre le secteur financier de Téhéran. « Toute banque étrangère qui ferait affaire avec les banques iraniennes, privées comme publiques, y compris la Banque centrale, serait sanctionnée ». Ces mesures ont déjà provoqué une nouvelle baisse d’environ 6% par rapport au dollar, après cette annonce par Washington. Tous les pays occidentaux durcissent les sanctions contre Téhéran, qui voit sa monnaie fragilisée par ces mesures.

Le ton monte alors entre Téhéran et l’Occident. L’Iran, qui clôture ses manœuvres militaires entamées le 24 décembre, laisse toujours planer la menace et le doute de s’en prendre à la circulation dans le détroit d’Ormuz, quelques jours après l’annonce d’une nouvelle avancée dans son programme nucléaire. Ce détroit est particulièrement vulnérable en raison de sa faible largeur, et de sa petite profondeur. En même temps, Téhéran a annoncé avoir testé avec succès deux missiles de longue portée lundi, au dixième et dernier jour des manœuvres militaires dans la région du détroit d’Ormuz.

Les autres pays du Golfe, à part l’Iran, exportent également une partie de leur production de pétrole par ce même détroit, (rappelons que) les Etats-Unis maintiennent dans le Golfe une forte présence navale, avec notamment la Ve flotte, basée à Bahreïn.

D’autre part, le missile sol-mer de longue portée Ghader a été testé « avec succès pour la première fois », a rapporté l’agence officielle Irna. Il a une portée de 200 km, et a été construit par des experts iraniens. « Ghader est un système de missile ultramoderne avec un radar intégré, ultra précis, dont la portée et le système intelligent anti repérage ont été améliorés par rapport aux générations précédentes », a déclaré l’amiral Mahmoud Moussawi, porte-parole des manœuvres navales dans le détroit d’Ormuz. Bien que le missile Ghader soit qualifié de « longue portée », ce dernier n’a en fait qu’une portée de 200 kilomètres. Or l’amiral Moussawi a rapporté qu’un missile sol-sol de longue portée, Nour, avait également été lancé avec succès. Côté Israël, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a estimé lundi que les manœuvres militaires de l’Iran dans le détroit d’Ormuz révélaient son désarroi devant les sanctions renforcées et imposées par l’Occident. Mais du côté européen, un nouveau train de sanctions contre Téhéran pourrait être annoncé à la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union, le 30 janvier à Bruxelles.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 19:07
Iran : Chute de la monnaie iranienne de 6% après les sanctions américaines
lundi 2 janvier 2012 - 14h04
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Le rial iranien a enregistré une baisse dimanche, ont rapporté les médias, mais il a enregistré lundi une nouvelle baisse d’environ 6% par rapport au dollar en moins de 24 heures, après l’annonce par Washington de nouvelles sanctions visant la Banque centrale et le système financier du pays, selon des médias iraniens.

Un dollar américain était vendu à 17.000 rials lundi contre 16.050 dimanche, soit une baisse de 5,9%. Depuis un an, la monnaie iranienne a perdu plus de 60% de sa valeur face au dollar. Le président Barack Obama a promulgué samedi une loi de financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier de l’Iran, afin de l’inciter à abandonner son programme nucléaire controversé.

De son côté, l’AFP indique que « les nouvelles mesures prévoient d’autoriser M. Obama à geler les avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole », que « l’Iran, deuxième producteur de l’Opep après l’Arabie saoudite, tire 80% de ses devises de ses exportations pétrolières », que « l’Union européenne réfléchit parallèlement à un possible embargo sur le pétrole iranien » et que « l’annonce de la Maison Blanche intervient alors que la tension est très vive entre l’Iran et les Etats-Unis ».

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 12:39

 

NOTE D'ACTUALITÉ N°266 
IRAN : NOUVELLES MENACES DE FERMETURE DU DÉTROIT D'ORMUZ

 

Alain Rodier 

01-01-2012

Le vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, a menacé, le 27 décembre 2011, de fermer le détroit d'Ormuz en cas de sanctions internationales visant directement les exportations pétrolières iraniennes. L'amiral Habibollah Sayyari, le commandant des forces navales iraniennes, a affirmé pour sa part que cela était techniquement très facile à faire. Ce sont les Pasdaran qui assurent la direction des opérations navales dans cette zone. En effet, en cas de « franchissement de la ligne rouge », les Pasdaran ont reçu pour mission de fermer le détroit d'Ormuz. Il semble que la « ligne rouge » se situe au niveau des sanctions internationales jugées inacceptables par Téhéran. La menace de s'en prendre aux exportations d'hydrocarbures iraniens fait partie de l'inacceptable. En effet, l'économie iranienne, qui traverse déjà une crise importante, ne supporterait pas une telle mesure qui provoquerait un chaos social qui pourrait déboucher, cette fois, sur une révolution intérieure mettant vraiment en péril le régime des mollahs.

Dispositif de la marine de guerre iranienne

La marine iranienne possède aujourd'hui : trois sous-marins 877 EKM de classe Kilo (Tareq 901, Noor 902 et Yunes 903) ; un destroyer (en fait une frégate selon les normes OTAN) Jamaranentré en service en 2007, qui devrait être rejoint par trois autres unités du même type ; cinq frégates Alvand F-71, Alborz F-72, Sabalan F-73, Mowaj 376 et Mowaj 377 ; trois corvettesBayandor 81, Naghdi 82 et Hamzeh 802 ; onze vedettes de classe Combattante II (immatriculées de P 221 à P 232) ; et dix navires lance-missiles de classe Thondor 021 (immatriculés de P 313-1 à P 313-10). Déployés sur les côtes sud de l'Iran, ces bateaux lui permettent d'intervenir en mer d'Oman.

Des missiles sol-mer modernes, disposant d'une portée de 200 à 400 kilomètres, de typesRaad (HY-2 chinois), SS-N-22 Sunburn et SS-N-26 Yakhont, seraient également installés sur la côte sud de l'Iran pour appuyer la marine dans ses opérations navales et défendre les installations portuaires contre une éventuelle attaque de la part de forces adverses.

 

 

Il est probable que la plupart des avions Su-24 Fencer et F-4 D et E Phantom, capables de lancer des missiles air-mer C-801K, C-802 Noor et Kowsar-2, seraient aussi déployés sur les côtes sud du pays pour épauler la flotte iranienne.

Dispositif iranien dans le golfe Persique

Les Pasdaran, qui ont la responsabilité de la région, mettent en œuvre des bateaux de plus petite taille, dont dix vedettes China Cat, une quarantaine de vedettes rapides de fabrication locale ou nord-coréenne - armées de missiles mer-mer ou de torpilles - et 1 300 embarcations légères équipées d'armes d'infanterie (dont des missiles antichar). De plus, ils arment dix sept sous-marins de poche Ghadir (numéros 942 à 958 ; les trois derniers ayant été livrés en novembre 2011), quatre de classe Yougo et deux Nahang, qui peuvent servir à miner le golfe Persique et occasionnellement, à attaquer des navires à la torpille. Téhéran devrait bientôt dévoiler un sous-marin plus important construit sur place : le Fateh.

Le blocus du détroit d'Ormuz pourrait également se faire à l'aide de bateaux, parfois civils, qui mouilleraient des mines par centaines. En effet, l'Iran possèderait actuellement quelques 5 000 mines, majoritairement d'origine nord-coréennes : des EM-11, des EM-31 et les redoutables EM-52 qui activent un missile lorsqu'une cible conséquente passe à portée. Les russes leur ont également livré un millier de mines marines, dont des MDM-6.

Ils utiliseraient également les nombreux missiles sol-mer Kowsar, Noor, Seersucker etRaad, dont les postes de tir sont répartis dans des positions protégées situées sur les côtes et dans les îles d'Abou Moussa, de Tumb, de Siri et de Qeshm. Les premiers objectifs visés seraient les navires de commerce qui croisent dans la zone. L'effet serait désastreux, les compagnies maritimes arrêtant immédiatement la navigation dans la région.

Menace iranienne pesant sur la Ve Flotte américaine

La Ve Flotte américaine est placée sous le commandement du CENTCOM, dont l'état-major se situe à Manama, à Bahreïn. Sa mission principale consiste à assurer la libre circulation dans le détroit d'Ormuz. En temps normal, elle est constituée d'un porte-avions (en ce moment l'USS John C. Stennis avec plus de 80 appareils embarqués) et d'un porte-hélicoptères, accompagnés par une vingtaine de bâtiments d'escorte et de soutien. Durant la guerre contre l'Irak, sa capacité avait été portée à cinq porte-avions et six porte-hélicoptères.

Les forces armées iraniennes et les Pasdaran représentent une réelle menace pour cette armada. Les plus hautes autorités militaires de l'US Navy ont prévenu le pouvoir politique qu'en cas d'affrontement direct avec l'Iran, la Ve Flotte pourrait subir de très graves dommages ! Cela est dû au fait que ses systèmes de défense actuels sont incapables de faire face à une « saturation de l'espace » occasionnée par les différentes armes pouvant être mises en œuvre par les Iraniens.

En effet, il est probable qu'une attaque iranienne se passerait selon le schéma suivant.

Dans un premier temps, des avions Su-24 Fencer et F-4 Phantom prendraient à partie les navires de guerre adverses à l'aide de missiles air-mer C-802 Noor (23 Su-24 et 25 F-4 sont opérationnels), ce qui ferait au maximum 48 missiles lancés.

Si la flotte américaine se trouve à moins de 250 kilomètres de côtes iraniennes, quasi simultanément, les batteries de missiles sol-mer iraniennes sont aptes à tirer une première salve de 8 missiles SS-N-22 Sunburn, un nombre inconnu de missiles SS-N-26 Yakhonts(vraisemblablement moins d'une dizaine), une dizaine de missiles Raad, dont la charge militaire est de 315 kilos, ce qui ferait un total d'environ 25 missiles.

Si la flotte se trouve encore plus près, soit à moins de 180 kilomètres des côtes, il convient d'ajouter entre 45 et 75 missiles Noor (C-801 et 802), ce qui ferait au total une bordée de 70 à 100 missiles !

Dans un deuxième temps, des centaines d'embarcations rapides armées de missiles antchar, de lance-roquettes multiples, voire de torpilles et de missiles Kowsar attaqueraient en meutes d'un vingtaine de bateaux les navires de la Ve Flotte. Certaines de ces embarcations chargées d'explosifs auraient des missions suicide.

Enfin, les trois sous-marins 877 EKM de classe Kilo pourraient envoyer une première bordée de trois fois deux missiles à changement de milieu Noor-3[1].

En résumé, à moins de 180 kilomètres des cotes iraniennes, la Ve Flotte devrait contrer l'arrivée quasi simultanée de 80 à 110 missiles, et entre 180 et 250 kilomètres de 33 missiles. Tout cela sans compter les attaques des embarcations rapides et des trois sous-marins.

Les capacités défensives américaines face aux SS-N-22 et SS-N-26 ne sont pas connues, ces armements n'ayant jamais été employés par le passé. Mais les stratèges américains supposent qu'une bonne partie d'entre eux franchiraient les défenses actives et passives de la Ve Flotte. Le réel problème provient du fait que le grand nombre d'armes adverses employées quasi simultanément saturerait les systèmes de défense.

Après les premiers engagements, la flotte serait dispersée en raison des manœuvres évasives qu'elle aurait dû adopter. Cela diminuerait d'autant sa capacité de riposte.

Même, si dans le meilleurs des cas, l'aviation et la marine iranienne sont neutralisées dans les premières heures de ce combat naval, ce ne serait pas le cas pour toutes les batteries terrestres qui sont installées dans des abris et des tunnels fortifiés où elles peuvent se replier pour préparer une seconde frappe, puis une troisième, jusqu'à épuisement des munitions. En outre, les Iraniens ont multiplié le nombre d'installations factices ou non occupées qui servent de leurres et peuvent faire dépenser un nombre de munitions important à l'assaillant.

De plus, le détroit d'Ormuz serait infesté de centaines de mines. Les opérations de nettoyage se révèleraient très délicates dans la mesure où, comme pour les champs de mines terrestres, les chasseurs de mines seraient ciblés par les feux de l'artillerie côtière, certes imprécis mais suffisamment incapacitants pour freiner les opérations de déminage. Lorsqu'il a fallu nettoyer les abords des ports irakiens en 1993, cela a nécessité trois semaines alors que n'existait aucune menace adverse.

Ce constat permet de comprendre pourquoi les chefs de l'US Navy se sont toujours opposés au déclenchement d'une frappe préventive sur l'Iran. En effet, ils admettent que des dommages considérables seraient occasionnés à la Ve Flotte, en particulier aux navires de fort tonnage comme les porte-avions et porte-hélicoptères qui seraient les cibles privilégiées des tirs iraniens. Les résultats psychologiques de la perte d'un - ou plus vraisemblablement de plusieurs - navires militaires de fort tonnage (même s'ils étaient seulement endommagés) seraient désastreux auprès de l'opinion mondiale en général, et américaine en particulier.

 

 

*

 

 

Il est de notoriété publique que les dirigeants iraniens disent ce qu'ils font et font ce qu'ils disent. Téhéran a promis qu'en cas d'agression étrangère (et les mesures d'embargo sur les exportations pétrolières iraniennes sont considérées comme en étant une), ils bloqueraient le détroit d'Ormuz et déverseraient un déluge de feu sur les installations américaines, sur Israël et sur les pays leur ayant apporté leur soutien. La stratégie navale iranienne laisse donc à penser que l'Iran n'aurait aucune difficulté à fermer le détroit, tout en empêchant les opérations de déminage en s'attaquant aux flottes militaires adverses croisant dans le golfe d'Oman. D'autre part, les centaines de missiles sol-sol Shahab 1, 2 et 3 qu'ils possèdent aujourd'hui[2], pourraient, en cas d'escalade, semer la terreur dans toute la région du golfe Persique et même au-delà.

Des informations non confirmées font également état de l'installation secrète, par les Pasdaran, de missiles sol-mer protégés par des batteries sol-air dans les faubourgs du port érythréen d'Assab, situé à proximité du détroit de Bad-el-Mandeb. Si cela est vrai, Téhéran pourrait également menacer le trafic maritime en mer Rouge, où débouche le canal de Suez.

Il est donc possible que Washington renonce à ces mesures coercitives, se contentant de bloquer les mouvements de fonds de la banque centrale iranienne. L'effet dévastateur pour l'économie iranienne serait moindre car Moscou et Pékin ne seraient pas affectés par ces mesures.

Une option un peu spéciale mais risquée serait aussi à l'étude : la prise par surprise des îles d'Abou Moussa, de la petite et de la grande Tumb, qui sont réclamées par les Emirats arabes unis. L'objectif serait de prouver au peuple iranien que son armée n'est pas invincible et de lui faire ainsi perdre confiance en ses dirigeants. Cette action de force, si elle semble réalisable sur le papier, serait indéniablement considérée comme un acte de guerre par Téhéran qui réagirait alors par la force. De plus, elle pourrait, contrairement aux attentes, unir le peuple iranien derrière ses leaders car il se sentirait outragé par une telle agression. Elle paraît donc être assez irréaliste. Mais, sait-on jamais ?



[1] Seuls deux de leurs six tubes de 533 mm peuvent mettre en œuvre ces armes. Les autres peuvent cependant être utilisés pour lancer des torpilles classiques ou mouiller des minesMDM-6

[2] En attendant les plus modernes Shahab 4 et 5 actuellement en développement.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 10:42

 

Obama signe les sanctions les plus lourdes jamais signées contre Téhéran

 

 Pour le dernier jour de 2011, le Président américain Barack Obama a signé, samedi, des mesures légales pénalisant les institutions financières étrangères faisant du commerce avec la Banque Centrale Iranienne, la Banque Marzaki – les sanctions les plus lourdes jamais imposées contre le développement d’armes nucléaires par l’Iran. Dans les dernières semaines, Téhéran a mis en garde, de manière répétée, qu’il considérerait la signature de cette mesure comme un acte de guerre et qu’il répliquerait par des mesures drastiques, y compris par la fermeture du Détroit d’Ormuz.

 

Le texte, qui prend pour cible quiconque faisant des affaires avec la Banque Centrale Iranienne, cherche à contraindre les autres pays à choisir entre : acheter du pétrole à l’Iran ou être exclu des transactions avec les institutions financières et banques américaines. Les nouvelles sanctions commenceront à prendre effet dans soixante jours – et les plus dures ne prendront pas effet avant, au moins, six mois, laissant à Téhéran suffisamment d’espace pour coopérer en conformité avec les exigences internationales, qui stipulent qu'il doit annuler son programme d’armes nucléaires. Le Président fera preuve de flexibilité dans l’application de ces mesures.

 

 

Les sources iraniennes de Debkafile révèlent que plutôt qu’utiliser ce délai pour revenir sur sa position, Téhéran semble décidé à s'orienter vers un collision avec les Etats-Unis et ses opposants dans le Golfe Persique et au Moyen-Orient.

 

 

Ce seul samedi 31 décembre, le Général Massoud Jazayeri, l’un des chefs des Gardes révolutionnaires, a écrit sur le site des Gardiens : « Le discours concernant la fermeture du Détroit d’Hormuz remonte à il y a cinq ans. Le débat d’aujourd’hui au sein de la République islamique d’Iran contient de nouveaux volets et le temps n’est pas venu de les dévoiler ».

 

 

Ceci a été publié peu de temps après que l’Iran ait annoncé des tests de missiles balistiques concentrés sur le Détroit d’Hormuz – et puis, quelques heures après, se contredisait en faisant savoir que les tests de tirs de missiles n’auraient lieu que « dans les jours à venir ».

 

Nos sources ajoutent que les commentaires du Général Jazayeri ne survenaient qu’en réponse au Chef d’Etat-Major, le Lieutenant Général Benny Gantz, qui disait, lors d’une allocution devant les étudiants d’un lycée de Beersheva, vendredi 30 décembre, « un Iran doté de l’arme nucléaire est une menace qui ne pèse pas moins sur la région et le monde que sur Israël. Je pense qu’avec des dispositions internationales et israéliennes appropriées, que je ne discuterai pas ici, nous avons les moyens de relever ce défi ».

 

De la même façon, le général iranien a refusé de dévoiler les prochaines avancées de rétorsion prévues par Téhéran.

 

Après la signature des nouvelles sanctions par Obama, des responsables américains de premier plan ont insisté sur le fait que l’Administration tâchait de progresser dans l’instauration de cette loi de manière à ce qu’elle ne porte pas préjudice à l’ensemble de l’économie mondiale. « Nous pensons que nous pouvons y parvenir ». Ils ont ajouté : « Le Président prendra en considération ses options, mais notre intention – notre intention absolue – est de le faire d’une façon mesurée dans le temps et par phases ».

 

Plus tôt, samedi 31 décembre, Debkafile rapportait que l’Iran était parvenu, par une ruse médiatique [ ICILa seule annonce d'un déluge de missiles iraniens ferme le Détroit d’Hormuz durant cinq heures. ], à fermer le Détroit d’Hormuz durant au moins cinq heures sans avoir besoin de tirer un seul coup de feu.

 

DEBKAfile  Reportage special  1er  janvier 2012, 1:01 AM (GMT+02:00)

 http://www.debka.com/article/21609/

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 18:28
Iran : menaces sur le prix du pétrole, « le baril pourrait atteindre 200 dollars en cas de sanctions »
samedi 31 décembre 2011 - 14h56
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Le ministre iranien du Pétrole Rostam Quasemi, a déclaré dans un entretien accordé au magazine Aseman, que le baril de pétrole sur les marchés mondiaux pourrait atteindre 200 dollars en cas de nouvelles sanctions occidentales contre Téhéran. « Le prix du brut augmentera sans aucun doute de façon spectaculaire si des sanctions sont infligées à notre pétrole (...) Il atteindra au moins 200 dollars le baril », a-t-il ajouté. Selon l’AFP, ces propos interviennent alors qu’une éventuelle décision sur un nouveau train de sanctions contre Téhéran pourrait être annoncée à l’occasion de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères, le 30 janvier à Bruxelles. L’Union européenne a indiqué début décembre qu’elle envisageait d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran si Téhéran ne s’engage pas à coopérer avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé. Mais les Européens demeurent divisés sur la nécessité ou non d’imposer un embargo sur le pétrole iranien. Rappelons que Téhéran a menacé de fermer le détroit d’Ormuz par où transite un tiers du trafic maritime pétrolier mondial en réponse à de nouvelles sanctions contre ses exportations pétrolières des Etats-Unis et de l’UE.

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 18:24

Un sous-marin nucléaire américain se dirigerait vers l’Iran


Par Rédacteur en chef.
Publié le 31 décembre 2011, dernière mise à jour le 31 décembre 2011.

 

Selon des sources militaires opérationnelles américaines, un sous-marin nucléaire de la classe Ohio, équipé de missiles de croisière, se dirigerait vers le détroit d’Ormuz. Les remplacements et permissions de l’équipage ont été annulées. Le sous-marin est basé à Bremerton, sur la côte Pacifique.

 

De plus, la source indique qu’une escale, destinée à réapprovisionner le sous-marin, a été annulée et que le ravitaillement nécessaire sera effectué par hélicoptère.

Il a été indiqué à l’équipage de s’attendre à une mission d’au moins 6 mois, avec une escale éventuelle à la base américaine de Diego Garcia, située sur un archipel de l’océan Indien.

Un rendez-vous avec une équipe de commando SEAL serait aussi prévu avant d’atteindre le voisinage de l’Iran.

Chaque sous-marin nucléaire lanceur de missiles de croisière de la classe Ohio dispose d’au moins 154 missiles de croisière Tomahawk d’une portée minimale de 2.500 km.

RÉFÉRENCE :

Cutting Edge News (Etats-Unis)

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 18:12

 

 

L’USS Stennis croise dans les eaux du Golfe Persique

 

 

Par une ruse médiatique, Téhéran a prouvé sa prétention disant que fermer le détroit d’Hormuz est « aussi facile que de boire de l’eau », selon Debkafile. Première chose, samedi matin 31 décembre, les agences d’Etat iraniennes « ont rapporté » que des missiles de longue portée et d’autres, avaient fait l’objet de tests, faisant partie de la poursuite de son exercice naval autour du Détroit d’Ormuz. En prévision de ces tests, Téhéran a fermé ses eaux territoriales. Durant cinq heures, samedi, pas un seul bateau de guerre, vaisseau de commerce ni pétrolier ne s’est aventuré dans le Détroit d’Hormuz, large de 30 miles marins, attendant d’entendre Téhéran dire que ces tests étaient terminés.

 

 

Mais au lieu de cela, autour de 9h00 heure locale, un commandant important de la marine iranienne, Mahmoud Moussavi a informé Presse TV en langue anglaise, qu’après tout, aucun missile n’avait été tiré. « L’exercice de lancement de missiles sera mené dans les jours à venir », a-t-il déclaré.

 

Par conséquent, durant cinq heures, la navigation mondiale n’a fait qu’obéir aux mises en gardes de Téhéran et a évité l’étroit passage maritime, à travers lequel une cinquième du pétrole mondial transite. Ils sont restés hors de portée d’un test qui, selon les sources militaires de Debkafile, visait à démontrer pour la première fois que les missiles balistiques Shahab 3, qui ont une portée de 1600 kms et d’autres missiles, comme le missile Nasr1 cruise marine, sont capables d’atteindre Hormuz depuis le centre de l’Iran.

 

La déclaration de Moussavi n’a pas été diffusée sur les medias en Farsi. Ce n’était pas nécessaire. Téhéran a démontré pr cette ruse, qu’il pouvait fermer cette voie d’eau vitale, durant des heures ou des jours, à n’importe quel moment.

 

Vendredi soir, peu après que Téhéran ait fait savoir que le test de tir de missiles devait avoir lieu le matin suivant, Washington a annoncé la vente d’une valeur de 3, 48 milliards de $ aux Etats Arabes Unis, de 94 missiles avancés THAAD, dotés de toute la technologie de soutien.

 

Tout comme la vente d’une valeur de 30 milliards de $ de 84 F-15 à l’Arabie Saoudite, annoncée cette semaine, les dates de livraison n’ont pas été spécifiées. Les premiers F-15 pour l’Arabie Saoudite sont censés se dérouler à un moment ou un autre de 2015. Il doit être, par conséquent, dit que les ventes d’armes américaines sophistiquées annoncées aux nations du Golfe Persique reposent uniquement sur l’évolution de l’actuel état de tensions dans la région autour des menaces agitées par l’Iran.

 

Le stratagème des missiles d’Hormuza offrt trois avantages à Téhéran, dans son face-à-face avec Washington et les gouvernements du Golfe Arabe :

 


1. Il a donné de la crédibilité aux menaces diffuses par les chefs militaires iraniens, la semaine dernière, concernant la liberté de passage dans le détroit d’Hormuz et les sanctions occidentales :

 

Le 29 décembre, le Commandant de la marine, l’Amiral Habibollah Sayari a déclaré qu’il était « vraiment facile » pour les forces armées d’Iran de fermer le détroit, ajoutant : « Mais aujourd’hui, nous n’vons pas besoin  de fermer le détroit, parce que la mer d’Oman est sous notre contrôle et que nous pouvons en contrôler le transit ».

 

Le jour suivant, le Commandant-adjoint des Gardiens de la Révolution, le Général Hossein Salami, a déclaré que les Etats-Unis n’étaient pas en position de dire à Téhéran « que faire dans le Détroit d’Hormuz. A chaque menace, il sera répondu par une autre menace… Nous ne renoncerons pas  notre marge de manœuvre stratégique si les intérêts vitaux de l’Iran sont minés d’une façon ou d’une autre ».

 

 

2. Pour Téhéran, être en mesure de fermer cette voie d’eau vitale au trafic international sans même tirer un seul coup de feu – même pour quelques heures seulement- a servi de rebuffade à l’avertissement émis par la porte-parole de la Vè flotte américaine, le Lieutenant Rebecca Rebarich, le 29 décembre. Elle a dit : « Quiconque menace d’interrompre la liberté de navigation, dans un détroit international se tient clairement en dehors de la communauté des nations : aucune interruption ne sera tolérée ».

 

Cela répond également au déploiement du porte-avions l’USS John Stennis dans le détroit sur la mer d’Oman, à proximité des grandes manœuvres Velayati 90, d’une durée de dix jours. Le Stennis, seulement accompagné par un unique destroyer a démontré la confiance américaine dans les muscles de son armée contre toute menace iranienne.

Alors que le Stennis passait près de l’énorme base aérienne américaine d’al-Udeid, le Qatar était en état d’alerte maximale.

 


3. Téhéran n’a pas expliqué pourquoi ses exercices militaires, conçus initialement pour faire étalage de la marine iranienne et du contrôle aérien du Détroit d’Hormuz et de la Mer d’Oman, s’est soudain métamorphosé en test de missiles balistiques, ni son report.

 

Les sources militaires de Debkafile rapportent que les Iraniens envoyaient en fait un message aux dirigeants du Golfe et aux bases américaines sur leur sol, qu’ils n’échapperaient pas à des représailles de missiles , en cas d’éventuelle attaque américaine ou israélienne contre les installations nucléaires de la République islamique ou en cas de sanctions sévères.

 

DEBKAfile Reportage exclusif 31 décembre 2011, 12:16 PM (GMT+02:00)

 

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 17:59

IranMilitarykhomeini-RQ-170 (Copier)

 

Pour © 2011 lessakele et © 2011 danilette.over-blog.com

 

 

La zone entre le Bengladesh à l’Est et le Maroc à l’Ouest est percluse de pays illégitimes, tous ayant été établis par le Colonialisme britannique, français ou italien. A l’intérieur de chaque pays, dont les frontières ont été définies par l’occupant colonialiste, vivent de nombreux types de groupes humains, qui comprennent des rassemblements ethniques, tribaux, religieux et confessionnels, dont certains entretiennent une grande hostilité les uns envers les autres, depuis de nombreuses générations. Pour la majeure partie [de cette région], un groupe domine tous les autres d’une main de fer, ce qui a pour effet de rendre le gouvernement illégitime. Le fait qu’aussi bien le cadre historique que politique du pays et de son gouvernement manquent de légitimité provoque un désir obsessionnel de créer de la légitimité « à partir du vide », autant pour le pays qu’en ce qui concerne son gouvernement. Le pays tente de générer une conscience nationale de synthèse en inventant une « nationalité » qui unifierait tous ces groupes diversifiés sous un même étendard, avec pour finalité un même pays et un même gouvernement.

L’Iran ne fait pas exception à cette règle. Il comprend plusieurs groupes ethniques principaux : les Perses, les Azéris, les Gilakis, les Mazandarans, les Kurdes, les Baloutches et les Arabes. Les Perses ne représentent guère plus de la moitié de la population, mais puisqu’ils composent le groupe le plus étendu, ils sont celui qui impose sa domination. La grande majorité des Iraniens sont Musulmans, mais il existe aussi des Chrétiens, des Juifs, des Zoroastriens et des Bahaïs en Iran. Concernant les groupes confessionnels, la plupart des Perses sont chi’ites, mais les Kurdes et les Baloutches, qui, tous ensemble, représentent un dixième de la population du pays, sont sunnites. C’est l’un des raisons qui fait que ces deux minorités mènent une guérilla contre le gouvernement central dans le but de faire sécession et d’instaurer un pays séparé pour chacun de ces groupes.

 

Jusqu’à la fin 1978, le Shah, issu de la Maison des Pahlavi, a dirigé l’Iran d’une main de fer, lourde et brutale. C’était un despote tyrannique, cruel et sans pitié, qui a pris des mesures dictatoriales terribles, pour imposer son agenda nationaliste-iranien à tous les groupes diversifiés, dans le but de le voir remplacer toute allégeance conflictuelle. En 1979, l’Imam Rouhola Khomeiny a conquis le pays dans le sang, le feu et en édifiant des potences. Depuis lors, lui-même, ses successeurs et ses complices barbus et enturbannés ont imposé l’Islam chi’ite au pays, et quiconque à qui cela ne plaît pas, subit le traitement approprié.

La révolution de 1979 est appelée : “La Révolution Islamique”, et son objectif consiste à imposer l’Islam dans tous les secteurs de la vie privée, publique et nationale, par les moyens du “Velayat e-Faqih”, ou “Tutelle des Doctes Islamiques”. L’idée fondamentale de cette approche repose sur l’hypothèse que les théologiens sont “en prise directe” avec Celui qui siège dans les hauteurs, Qui guide leurs pas et les préserve des erreurs et des fautes. De cela, on déduit que si ce sont les autorités religieuses qui dirigent le pays et ses institutions, alors  la population est assurée du meilleur et du plus équitable des gouvernements ; un gouvernement qui conduira le pays au succès dans tous les domaines. Cependant, la réalité en Iran est totalement différente : la corruption y est rampante dans toutes les institutions du gouvernement, et ceux qui sont à la tête du gouvernement sont les plus corrompus de tous ; l’économie y est en crise permanente, les relations internationales sont à un stade dangereusement bas et il surgit des risques de guerre de tous côtés. La tentative de présenter le régime iranien comme un exemple de gouvernement islamique parfait a totalement échoué.

 

La révolution a échoué dans sa mission principale, qui consiste à amener le public à se comporter conformément à l’Islam : l’écrasante majorité de la population – qu’on peut estimer à environ 90% - est totalement laïque, et n’obéit pas aux commandements religieux ; les mosquées sont vides, la moralité est basse, et les entorses à l’Islam sont largement répandues parmi la population, en dépit du fait que le régime contraigne les femmes à porter le Tchador – cette cape qui les couvre de la tête aux pieds. Il n’existe pas de données officielles, mais la répression des droits de l’homme, au nom de la religion aliène beaucoup de gens, qui se tiennent à l’écart de la religion. La Révolution Islamique a échoué, de façon décisive, en tant que modèle conceptuel d’un régime islamique qui ferait aimer Islam à ses sujets.


Le Régime en Iran, qu’il s’agisse de celui du Shah ou de celui des Ayatollahs, a constamment essayé de forger une conscience commune qui unirait tous les secteurs de sa population dans un cadre unique. C’est la raison pour laquelle le Shah a développé l’approche nationaliste, et ce pour quoi les Ayatollahs ont mis l’accent sur l’approche nationalo-religieuse. Le Shah était l’allié des Américains, alors les Ayatollahs ont perçu les Américains comme l’ennemi, le Démon, le « Grand Satan », et vu la culture occidentale comme sans valeur et dégénérée ; quelque chose qui devait être rejeté. Le Shah était un grand ami d’Israël, alors les Ayatollahs ont répandu la haine et l’animosité envers lui, comme étant le “petit Satan”. Le Shah a employé le savoir et l’expérience israéliens pour bâtir son infrastructure, alors le régime islamique a essayé de construire sa légitimité par une hostilité ouverte envers Israël. La révolution islamique a échoué tout autant sur ce point : la grande majorité des Iraniens ne haïssent pas Israël et s’il leur était permis d’émigrer vers les Etats-Unis, ils le feraient sans délai.


Un objectif supplémentaire de la révolution islamique était d’exporter la révolution, ce qui signifiait de créer une vague d’islamisation dans chaque pays disposant d’une vie musulmane, avec pour but de renverser les régimes laïcs et d’établir des régimes islamiques à leur place. Là, il est important de noter que les Iraniens n’ont pas seulement soutenu des mouvements chi’ites, comme le Hezbollah, mais également des mouvements sunnites, comme le Hamas et le Jihad Islamique. Ils ont investi des sommes colossales en armes et en équipements au Liban, pour tirer la communauté chi’ite du rouleau compresseur d’oppression psychologique et sociale sous lequel elle vivait depuis plusieurs générations, et afin de lui donner du pouvoir, de façon à ce que, le jour venu, elle soit capable de s’emparer du Liban. « Exporter la révolution » vers le monde arabe dépendait du fait de forger des liens avec un allié arabe, Hafez-al-Assad, le despote de Syrie. Parce que celui-ci, en tant que membre de la minorité hérétique alaouite, avait besoin de légitimité, les Ayatollahs lui ont apporté les moyens d’imposer une gouvernance religieuse, stipulant que les Alaouites représentent une communauté chi’ite légitime. Mais il n’existe pas même un Sunnite un tant soit peu sérieux qui prenne ce mode de gouvernance religieuse au sérieux. Par-dessus tout, ce n’est rien d’autre qu’un cache-sexe qui peine à dissimuler que le régime alaouite dirigeant la Syrie depuis 1966, ne dispose pas de la moindre légitimité.

 

Du fait de cette succession d’échecs en cascade de la Révolution islamique, on peut comprendre l’obsession des Ayatollahs à réussir grâce à quelque chose qui prouverait aux Iraniens qu’Allah soutient encore les Ayatollahs, et c’est le projet nucléaire qui remplit ce rôle. Ils s’y accrochent, quel qu’en soit le prix et ils sont prêts à aller jusqu’au bout de ce processus. Ils n’y renonceront pas, en dépit des sanctions sévères, parce que cela représente pour eux leur « police d’assurance », servant à les protéger de ce qu’ils haïssent le plus au monde : l’ingérence des infidèles occidentaux dans leurs affaires internes. C’est important de noter que le projet nucléaire a commencé du temps du Shah, mais qu’il était, alors, apprécié de l’Occident. Sa raison de développer la capacité nucléaire était de renforcer le sentiment national iranien, mais les Ayatollahs ont poursuivi ce projet dans le but de renforcer l’Islam chi’ite iranien.


Ils ne se rendent à aucune pression extérieure et utilisent tout moyen possible pour tromper le monde, le mensonge, la ruse, la dissimulation de leurs véritables intentions. Ils se retirent des négociations et gagnent du temps de façon à progresser vers leur but : transformer la « République Islamique » en une invincible superpuissance. Les Ayatollahs perçoivent dans cette  réalisation la victoire de l’Islam sur l’hérésie. Par conséquent, aucune pression extérieure, telles que des sanctions économiques ne les en dissuadera. Ils l’observent d’un point de vue théologique : eux sont les véritables croyants en Allah et c’est pourquoi Il leur donne la capacité technologique de faire ce qu’Il les guide à faire. Quoi qu’il en soit, qui donnerait aux mangeurs de cochons, aux infidèles bouffis par l’alcool, le droit de dicter aux vrais croyants en Allah ce qu’ils doivent faire et ce qu’ils ne doivent pas faire? Les dirgeants de l’Iran ne reconnaissent pas les Institutions internationales comme légitimes, puisqu’elles ont été instaurées par les « Istakbar », les Occidentaux arrogants et islamophobes, qui perçoivent encore les « Indigènes » avec des yeux de colonisateurs.

Les Perses sont un peuple ancien, dont les réalisations, tout au long des milliers d’années, sont inscrites dans les pages parmi les plus brillantes des livres d’histoire du genre humain. Ils ressentent une grande fierté personnelle face aux réussites scientifiques significatives qu’ils ont accomplies au cours des milliers d’années, avant même que les tribus, les peuples de l’actuelle Europe ne parviennent  jusqu’à ce continent, venus des steppes d’Asie. Qu’est-ce que les Etats-Unis, sinon un pays fondé il y a 235 ans, comparé à l’existence des milliers d’années de la Perse? Que pourrait même entendre un Iranien, de la part d’un Américain? Qui a donné aux immigrants en Amérique, à ceux qui ont commis des massacres et décimé les Indiens, le droit de dire à un Iranien, qui vit sur sa propre terre depuis des milliers d’années,  de quelle manière honorer les droits de l ‘homme, des femmes et des minorités? Les Américains ont-ils honoré les droits de l’homme et ceux des femmes ou des minorités de ceux qui étaient présents en Amérique bien avant eux? Les Iraniens perçoivent toutes les institutions internationales modernes comme hypocrites et dénuées d’éthique ; par conséquent, ils n’éprouvent aucune nécessité de se conformer à leurs exigences illogiques.


Cependant, dans les rangs du cercle dirigeant iranien, il existe des différences significatives d’opinions concernant la façon dont le gouvernement devrait se comporter s’il veut survivre, en tant que régime islamique : doit-il serrer la vis à la majorité laïque, de façon à empêcher les manifestations de colère, ou peut-être le gouvernement devrait-il introduire des réformes qui atténueraient les pressions sur la population, de telle sorte qu’elle ne désirerait plus manifester, au risque de suivre les pas des foules de Tunisie, d’Egypte, de Libye et du Yémen, qui sont parvenues à renverser leurs dirigeants oppresseurs. Certains, en Occident perçoivent cette différence d’opinion comme un conflit entre la dictature et la démocratie, mais cette notion est totalement erronée : les deux côtés partagent le même but : permettre la poursuite du régime des Ayatollahs, et la controverse entre eux consiste seulement à savoir quel est la meilleure voie pour y parvenir : par une approche conservatrice ou en instituant des réformes.


En même temps, il existe des menaces internes à l’unité de la nation : les minorités Baloutches et les Kurdes sont quotidiennement engages dans une guérilla contre le régime iranien, et perpètrent des attaques qui causent beaucoup de pertes parmi les combattants des « Gardiens de la Révolution », qui les répriment  avec une grande cruauté. Et la milice du Moudjahidin-Halk soulève de grandes préoccupations au sein du régime, parce qu’elle peut infiltrer des gens à elle en Iran sans qu’ils soient détectés, puisqu’ils sont résidents de la région et qu’il est facile pour eux de se mêler à la population. Les dirigeants iraniens craignent que les explosions et assassinats qui causent de graves dommages aux projets nucléaire et au programme de missiles ne soient perpétrés par des locaux, les hommes du Moudjahidin-Halk ou appartenant aux minorités baloutches et kurdes, qui sont inspirés, orientés, financés et entraînés par les USA et Israël. Ces évènements déclenchent la crainte que l’infrastructure utilisée pour ces attentats puisse être employée personnellement contre les têtes du régime. Il existe une vaste suspicion et la tension entre les décideurs politiques en Iran est considérable.


Les évènements sanglants en Syrie sont perçus par les Iraniens comme une action de l’Occident contre les bases iraniennes en Syrie. Ils accusent le Qatar de contribuer au complot américain visant à destituer al-Assad, dans le but de pousser la Syrie dans le camp occidental et dans les bras d’Israël. Le Qatar, bien évidemment, qui possède la chaîne de télévision al-Jazeera, est responsable –selon les Iraniens et la famille Assad – des violences en Syrie, en programmant des mensonges et des montages contre le régime syrien, depuis des années. Les Iraniens menacent quiconque – la Turquie, les Etats du Golfe, Israël, l’Europe et les Etats-Unis – que si le régime syrien s’effondre, eux, les Iraniens, deviendront extrêmement sauvages et qu’ils feront des choses auxquelles personne ne s’attend. La semaine dernière, la marine iranienne a lancé un exercice visant à verrouiller le Détroit d’Hormuz, le passage essentiel pour le pétrole, du Golfe en direction de ses consommateurs.


Les sanctions internationales ont effectivement un effet négatif sur les relations entre l’Iran et ses satellites : le soutien financier iranien au Hezbollah a été significativement réduit [NDT : -25%, selon G. Malbrunot-Le Figaro] et le Hezbollah est tellement empêtré dans les difficultés financières qu’il se trouve déjà des voix au sein du Hezbollah qui appellent à une réévaluation  de sa relation à l’Iran. L’Iran a, également, arrêté récemment de donner de l’argent au Hamas à Gaza, principalement à cause du fait que le Hamas – malgré le soutien iranien depuis de nombreuses années – est passé, au cours des deux dernières années, de la phase révolutionnaire à la phase  de construction d’une nation, et d’une organisation idéaliste –Jihadiste- à une organisation de pratiques gouvernementales. Parce que le Hamas préfère, à présent, pondérer les flammes de la guerre contre Israël, l’Iran a redistribué son soutien vers des organisations qui poursuivent la guerre active contre l’entité sioniste, principalement le Jihad Islamique, en dépit des souhaits des dirigeants du Hamas, qui seraient en mesure d'éliminer le Jihad Islamique, s’ils voulaient vraiment se transformer en « Gardes-Frontières » d’Israël.


La conclusion qui émerge de ce qui précède est claire : la Révolution Islamique en Iran a échoué dans la réalisation de ses objectifs, que ce soit dans les sphères intérieure, régionale ou globale. Sa dernière chance de salut réside dans le projet nucléaire, qui bénéficie encore du soutien de la Chine et de la Russie, dont l’un est un pays d’infidèles et l’autre, de buveurs de vodka. Voilà qui sont ceux qui défendent les « Croyants » contre les plans que d’autres infidèles fomentent contre eux. Peut-il y avoir un conflit idéologique plus grand que celui-ci ?


Mon ami et collègue, le Professeur David Mansheri, qui, jusqu’à il y a peu, présidait, comme Directeur, le Centre d’études iraniennes de l’Université de Tel Aviv, déclare : « Au cours des trente ans qui se sont écoulés depuis que la révolution a éclaté, de nombreux segments ne sont pas satisfaits des résultats. Le milieu dirigeant est encore stable, mais on observe des dissensions en son sein, particulièrement, entre le cercle dirigeant religieux, mené par l’Ayatollah Khamenei, et le gouvernement administratif, conduit par Mahmoud Ahmadinedjad. En dépit du fait que la révolution est islamique, et que ses considérations sont censées être des considérations religieuses, ce sont plutôt des considérations nationalistes qui guident actuellement le pouvoir, parce que ce sont les seuls domaines qui sont susceptibles d'instaurer l’unité au sein du public, qui est largement laïc. Le projet nucléaire est suprêmement essentiel aux yeux des cercles dirigeants iraniens, et ils en ont vu la preuve récemment, au cours des évènements libyens : si Kadhafi n’avait pas renoncé à son projet nucléaire en 2004, comme conséquence de la guerre contre Saddam Hussein, et s’il avait possédé, 
maintenant, une arme nucléaire, l’OTAN n’aurait pas osé seulement imaginer faire ce qu’elle lui a fait. Par conséquent, ceux qui dirigent l’Iran, y compris toutes ses diverses factions, malgré les contradictions internes, adoptent la même approche unifiée, qui est que le projet nucléaire est essentiel à la survie du régime ».

 

Quoi qu’il en soit, la pression à l’intérieur du régime est palpable, et les émeutes populistes contre l’Ambassade britannique sont un signe de cette pression. Un pays calme, stable ne se comporte pas de cette façon. Les explosions et assassinats ciblés élèvent la crainte au sein du club dirigeant iranien qu’il est infiltré. L’Amérique est, pour lui, un ennemi extérieur qui est censé unifier tous les Iraniens sous la bannière brandie par les dirigeants. Peut-être que le public n’adhère pas à ces prétentions, mais, à la lumière de la brutalité du régime et de la façon dont les manifestations de la jeunesse ont été dispersées, suite aux élections de 2009, le public n’a pas d’autre choix que de poursuivre sa vie quotidienne, dans l’espoir que le temps viendra où le cauchemar appelé “Révolution Islamique” se dissipera.



===============

Le Dr. Mordechai Kedar
 (
Mordechai.Kedar@biu.ac.il) est un universitaire israélien travaillant sur le monde arabe et l’Islam à l’Université Bar-Ilan. Il est Directeur du Centre d’études du Moyen-Orient et de l’Islam (en formation), à l’Université, Bar Ilan, en Israël. Il est spécialiste de l’idéologie et des mouvements islamiques, du discours politique dans les pays arabes, des medias arabes et de l’arène intérieure syrienne.


Traduit de l’hébreu par Sally Zahav. Il sera, très prochainement, traduit en italien par Angelo Pezzana.


Liens vers les anciens articles du Dr. Kedar sur ce blog :

And This is the Gate of Heaven

In the Shadow of the Rising Islamic Crescent

Who Stole My Revolution

The Noose Tightens

 

Source: Cet article a été publié dans le cadre du Centre d’Etudes du Moyen-Orient et de l’ Islam (en formation), à l’Université Bar Ilan, Israël. Egalement publié dans  Makor Rishon, un journal hebdomadaire en hébreu.



Copyright - Original materials copyright (c) by the authors.

 

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:52

 

Les groupes de choc des Etats-Unis et de l’Otan, présents dans le Golfe Persique, ont été placés en état d’alerte, à la suite de l’avertissement lancé par le renseignement américain que les Gardiens de la Révolution iranienne préparent leurs commandos marine iraniens à disséminer des mines dans la zone stratégique du Détroit d’Hormuz.

 

Selon les sources militaires de Debkafile, ce nouveau déploiement est constitué de la Task force conjointe 52 de la marine (CTF 52), qui est entraînée et équipée pour démanteler les mines marines, et du Groupe 2 de contre-mesures anti-mines maritimes de l’OTAN (SNMCMG2). Le groupe américain est conduit par l’USS Arden, navire de contre-mesures liées à la présence de mines ; celui de l’OTAN, par l’HMS britannique Pembroke, chasseur de mines. D’autres vaisseaux appartenant à la force de frappe sont le Destroyer de classe-chasseur HMS Middleton, ainsi que les navires de guerre démineurs français , le FS Croix du Sud et le FS Var.

 

 

“Sont également sur le point d’appareiller, plusieurs unités prêtes au combat du corps expéditionnaire américain, dépendant du Commandement du Barhein de la Vè flotte américaine. Dix-sept de ces unités spéciales de la marine sont rattachées à la Vè flotte, comme partie prenante de la réplique américaine aux navires rapides d’assaut et aux unités de marine iranienne.

 

Les sources militaires américaines ont confié à Debkafile, mercredi 28 décembre, que les Etats-Unis disposaient des contre-mesures pour nettoyer les voies maritimes des mines et les rendre sécurisées pour le passage naval, après pas plus de 24 à 48 heures d’interruption.

 

Au même moment, les responsables centraux militaires et navals de Washington prennent les menaces de Téhéran au sérieux. Il n’achètent pas comptant les propositions avancées par plusieurs pontes américains et analystes, affirmant que l’Iran, jamais ne fermerait le Détroit d’Hormuz, à travers lequel passe un tiers du pétrole mondial, parce qu’il embouteillerait aussi ses propres exportations énergétiques. Ces responsables, selon nos sources, pensent que Téhéran espère que les mines dispatchées le long des voies maritimes feront sauter des cargos pétroliers et d’autres embarcations qui passent par là. Le Détroit ne nécessite pas d’être hermétiquement clos pour mettre en danger la navigation internationale ; juste quelques mines suffisent, ici ou là, et une seule explosion serait suffisante à dissuader les capitaines et équipages d’y risquer leurs navires.

 

Comme l’Amial Habibollah Sayari, commandant de la marine iranienne l’a mentionné mercredi 28 décembre : “Fermer le Détroit est vraiment facile, pour les forces armées iraniennes – ou, comme nous le disons en Iran, plus facile que de boire un verre d’eau! ». Il a poursuivi en disant : « Mais, aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de fermer le Détroit, parce que nous avons le plein contrôle sur la mer d’Oman et que nous pouvons contrôler tout le transit ».

 

Les sources de Debkafile proches des affaires maritimes moyen-orientales expliquent que les vantardises de l’Amiral iranien concernant la Mer d’Oman ne valent pas plus que du vent. En prévision des grandes manœuvres navales iraniennes Velayati 90 qui ont commencé samedi dernier, l’Amérique a déployé sur cette mer deux énormes groupes de frappe navale, menés par le porte—avions, l’USS John C. Stennis et l’USS Bataan, navire transport de troupes aéroportées et amphibies.

 

Et ils se font très visibles : mardi matin, le 29 décembre, le Commandant-adjoint de la marine iranienne, le Vice-Amiral Mahmoud Moussavi a rapporté qu’un avion de la marine iranienne avait pris des clichés et séquences d’un porte-avions américain détecté dans la zone où l’exercice de guerre Velayati 90 avait lieu – il s’agirait le plus problablement du Stennis. Sa présence, a-t-il dit, démontrait à quel point les forces navales de l’Iran étaient capables « d’observer précisément le moindre mouvement des puissances étrangères à la région ».

 

Clairement, la marine américaine est très présente en Mer d’Oman et sur les autres mers concernées par les jeux guerriers de l’Iran.

 

Les sources moyen-orientales mettent cependant en garde du fait que les menaces répétées de fermer le Détroit d’Ormuz, en provenance de Téhéran, cette semaine et le cadre de ses exercices navals, mettent l’accent sur la manière selon laquelle l’Iran a l’intention de répliquer au dernier train de sanctions que l’Occident prévoit d’approuver, le mois prochain. On s’attend à ce que ce nouveau cycle restreigne de 80% les revenus de la République Islamique. Les 27 membres de l’Union Européenne se réuniront en janvier pour approuver un embargo sur le pétrole iranien, qui aura un effet direct sur 25% des exportations d’énergie de l’Iran. Le mois prochain, également, le Président Barack Obama prévoit de signer un amendement à la loi autorisant des pénalités sévères contre les banques étrangères commerçant avec la banque centrale iranienne, la BCI, qui comprendrait la perte des liens avec les banques et institutions financières américaines. On s’attend donc à ce que l’Iran réplique sévèrement, en semant des mines dans le secteur d’Hormuz et dans les eaux qui font face aux champs pétroliers et terminaux des producteurs de pétrole réguliers du Golfe Persique, dont l’Arabie Saoudite.

 

Ce ne serait pas la première fois. En 1987 et 1988, des mines marines ont été disséminées dans le Golfe persique, ce pour quoi Téhéran n’a jamais officiellement endossé la responsabilité. On a voulu, en général, le percevoir comme la monnaie de la pièce que rendait Téhéran au soutien américain et des Emirats du Golfe à l’Irak, lors de sa guerre longue contre la République Islamique. Un certain nombre de cargos pétroliers et de navires de guerre américains ont subi des dommages dus aux mines, parmi eux l’USS Samuel B. Roberts. On peut aujourd’hui, prévenir de tels désastres, grâce aux contre-mesures sophistiquées dont disposent actuellement les Etats-Unis.

 

http://www.debka.com/article/21606/

 

DEBKAfile Reportage exclusif 29 décembre 2011, 11:43 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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