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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 08:06

 

Un des endroits à observer très étroitement dans les prochaines semaines

 

 Géostratégie - Le sultanat d’Oman, sentinelle d’Ormuz
Mercredi, 4 Mai, 2011

Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, Chercheur associé à l’Institut Thomas More, Chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis). 

Lors de la « Journée nationale du golfe Persique », le 30 avril 2011, le général Hassan Firouzabadi, chef d’état-major des armées iraniennes, a dénoncé le « front des dictatures arabes » contre l'Iran, affirmant que « le golfe Persique a toujours appartenu, appartient et appartiendra toujours à l'Iran ». Cette revendication met en jeu la sécurité du détroit d’Ormuz par lequel transite le tiers du pétrole mondial, à destination de l’Europe, de l’Amérique du Nord et, plus encore, de l’Asie du Sud et de l’Est. En face de l’Iran, le sultanat d’Oman est l’autre Etat en charge de ce goulet d’étranglement énergétique. Un pays discret dont les évolutions doivent être attentivement suivies.

 

Le sultanat d’Oman est un Etat montagneux du Sud-Est de la péninsule Arabique qui couvre 309 500 km² et compte près de 3 millions d’habitant, dont un quart de simples résidents provenant en grande partie du sous-continent indien. Géographiquement, ce sultanat se compose de deux parties séparées par l’émirat de Fujaïrah (membre des Emirats Arabes Unis) : la presqu’île Rus al Djebel dont le grand massif du Djebel Akhdar (2050 m) domine le détroit d’Ormuz; la côte de Mascate et l’essentiel du territoire, en bordure du Golfe d’Oman et de la mer d’Oman (ou mer d’Arabie). Historiquement, il s’agit là un pays de navigateurs dont la richesse des ports est légendaire (voir le port de Mascate) et dont l’histoire maritime évoque les aventures de Sinbad le marin.

La grande majorité des Omanais a pour particularité, au plan religieux, de pratiquer l’ibadisme, une variante du kharidjisme, branche rigoriste de l’islam distincte tout à la fois du sunnisme et du chiisme (un imamat ibadite est fondé à Nizwa, dans l’intérieur des terres, dès 791). En partie sous domination portugaise aux XVIe et XVIIe siècles, le territoire omanais a ensuite été contrôlé par les Séfévides (Empire perse). En 1744, la victoire d’Ahmed Ibn Said, fondateur de l’actuelle dynastie au pouvoir, libère Oman de la tutelle perse. Oman connaît alors une période faste, jusqu’à ce que l’ouverture du canal de Suez, en 1869, ne détourne vers la mer Rouge un important trafic commercial. A l’intérieur du sultanat, des tribus se révoltent de manière régulière et l’insécurité demeure endémique mais elle reste sous contrôle. La compagnie anglais des Indes est représentée à Mascate dès 1798 (date d’un traité signé avec le sultan) et les Français sont présents en 1808.

Entité la plus orientale et maritime du monde arabe, le sultanat d’Oman est tourné vers l’océan Indien, l’Afrique de l’Est et l’Asie du Sud et du Sud-Est. A ses grandes heures, le sultan a fait la conquête de Zanzibar et pris le contrôle des marchés d’esclaves, jusque dans le sud de la Tanzanie ainsi qu’au Baloutchistan ; c’est en 1958 que l’avant-dernier sultan d’Oman vend au Pakistan le port de Gwadar. Au cours du XIXe siècle, le sultanat d’Oman doit cependant faire face à la pression des Wahhabites et des Saoud depuis l’intérieur de la péninsule Arabique, à la présence renforcée des Anglais et des Français dans la région ainsi qu’à de nouvelles révoltes de tribus à l’intérieur du territoire. Celles-ci refondent un imamat, rival historique de la dynastie au pouvoir (1913).

En 1862, Anglais et Français ont garanti l’indépendance du territoire mais l’ouverture du canal de Suez et ses conséquences sur la géographie des routes commerciales, les développements de la navigation à vapeur qui accélèrent le cours des choses et dévaluent le savoir-faire omanais en matière de maîtrise des courants et des vents, la fin de l’empire omanais en Afrique aussi, conduisent le sultan à accepter de la part de Londres un protectorat de facto. Il se perpétuera jusqu’à ce que les Britanniques se retirent de la zone, en 1971, non sans hésitations et débats à Londres (le « stop-and-go » et les difficultés économiques l’emportent).

En 1937, un accord de prospection est signé entre le sultan omanais d’une part, la Petroleum Development (filiale de l’Iraq Petroleum Company) d’autre part. Cependant, les troubles intérieurs sont aggravés par les revendications de l’Arabie Saoudite sur la région ou se concentrent l’exploration des ressources. Ces faits retardent les opérations jusqu’à la réduction d’une énième révolte, en 1957. Amorcée en 1962, l’exploitation ne commence véritablement qu’en 1969. L’année suivante, l’actuel sultan, Qabous Ibn Said, prend le pouvoir des mains de son père et il amorce une politique d’ouverture. En 1971, les Britanniques se retirent de leurs positions à l’est de Suez et le sultanat d’Oman accède à une pleine indépendance (les Britanniques conservent une présence sur la base de Masirah jusqu’en 1977). Outre les litiges territoriaux avec l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis (réglés depuis), le sultan doit affronter la rébellion du Dhofar. Elle est vaincue en 1975, avec l’appui de l’Iran impérial et du Royaume-Uni.

Membre du Conseil de Coopération du Golfe, fondé en 1981, le sultanat d’Oman assure la surveillance du détroit d’Ormuz, en coopération avec l’Iran. Situé entre la région iranienne du port de Banda Abbas et le cap Musandam, qui dépend du sultanat d’Oman, le détroit d’Ormuz est large de 40 km et long de 63 km. Il relie le golfe Arabo-Persique à la mer d’Oman et à l’océan Indien. A la veille de l’indépendance des Emirats Arabes Unis, en 1971, l’armée du Shah d’Iran a occupé trois îlots (Abu Musa, Petite Tomb et Grande Tomb) qui permettent le contrôle de ce détroit (les relations entre l’Iran et les EAU n’en sont pas facilitées). Par cette voie de passage à caractère géostratégique, organisée en rails de navigation, il s’écoule près du tiers du pétrole mondial, à destination de l’Europe et de l’Amérique du Nord, dans une moindre mesure, ainsi que de l’Asie du Sud et de l’Est.

Placé sous le régime du libre transit, le détroit d’Ormuz est donc l’objet d’une double surveillance, sans parler du dispositif militaire américano-occidental déployé dans cette région névralgique. Dans le cadre de la crise nucléaire iranienne, en cas de recours à la force, Téhéran a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz. En fait, depuis la doctrine Carter adoptée en 1979 - sur de révolution islamique iranienne et d’invasion soviétique de l’Afghanistan -, doctrine prolongée par la mise sur pied en 1983 du CENTCOM (Central Command, Tampa/Floride), ce grand commandement américain en charge du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, les Etats-Unis considèrent que la libre circulation des flux dans le détroit d’Ormuz relève d’intérêts vitaux. Leur présence militaire dans la région est massive, avec l’ile de Diego Garcia comme base navale arrière, au beau milieu de l’Océan Indien.

Considéré comme un allié des puissances occidentales, le sultanat d’Oman entretient pourtant des relations correctes avec Téhéran et il privilégie une voie pacifique dans la résolution de la crise nucléaire iranienne. Bien que d’importantes réformes constitutionnelles et politiques aient été opérées depuis le décret de 1996 qui réorganise le système de pouvoir, la vie politique à Oman a subi les contrecoups des révoltes arabes de 2011. Du moins la situation intérieure n’a-t-elle pas versé dans le chaos et le sultanat d’Oman bénéficie du soutien de l’Arabie Saoudite comme des autres pays du CCG (Conseil de coopération du Golfe). Abusivement présentée comme une coquille vide, le CCG s’est avéré être une précieuse structure de coopération politique et un système de sécurité indispensable qu’il faudra consolider et réassurer par l’engagement durable des puissances occidentales dans le golfe Arabo-Persique.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 07:58

 

 

Le Guide suprême iranien a ordonné l'exécution des manifestants syriens

Allah dans ses oeuvres génocidaires... Allahu Akbar !

Syrie-execution

______________________

Une source officielle au sein du mouvement Sadr, le mouvement islamiste national irakien dirigé par Muqtada al-Sadr, affirme que le guide suprême d’Iran, l'ayatollah Khamenei, a décrété que les manifestants en Syrie étaient des «ennemis d’allah» et ordonné aux Gardiens de la révolution et au Hezbollah libanais de se battre farouchement contre eux et de leur livrer un combat armé.

Dans une interview sur les ondes d’Al Arabiya, la source, qui a souhaité rester anonyme, a révélé que l'ayatollah Khamenei avait tenu une réunion secrète à Téhéran avec les commandants des Gardiens de la révolution, des représentants de l'ambassade de Syrie, des membres du Hezbollah, et les chefs du mouvement Sadr. Au cours de cette réunion, Khamenei a exigé le déploiement de l'ensemble des forces opérationnelles et logistiques en vue d’éteindre le feu de la sédition en Syrie et de détruire les ennemis d’allah dans ce pays.

L'administration Obama a confirmé les accusations de complicité iranienne dans la répression syrienne. Le 26 avril, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice, a annoncé que les États-Unis avaient des preuves du soutien actif de l’Iran à la répression des manifestants pacifiques par le gouvernement syrien. De son côté, l'opposition syrienne a également affirmé que des membres de la Garde révolutionnaire iranienne ont participé à l’exécution de manifestants syriens. (Voir la vidéo exclusive de l'insurrection en Syrie ici)

Mais les dirigeants iraniens savent très bien qu'ils sont en mesure d’empêcher l’opposition de gagner. La chute du gouvernement de Bashar al-Assad en Syrie pourrait donner un coup fatal à la politique des radicaux en Iran et de leurs agents dans la région, et les mollahs sont déterminés à empêcher que cela ne se produise.

Source : Iran’s Leader Orders Murder of Protesters in Syria, par 'Reza Kahlili, Pajamas Media, 8 mai 2011. Traduction partielle par postedeveille

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:45

Iran : Bouchehr prêt à fonctionner
Par REUTERS 
09.05.11
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L'Iran mène les derniers tests avant la mise en service officielle de la centrale nucléaire de Bouchehr. Des médias iraniens affirment, lundi, qu'elle devrait commencer à produire de l'électricité d'ici deux mois et ainsi alimenter le système national.


PHOTO: STRINGER IRAN / REUTERS , JPOST

Bouchehr est le symbole du développement nucléaire iranien. En août dernier, le réacteur avait été alimenté en carburant devant des médias étrangers et locaux. Une action de résistance aux sanctions internationales imposées par les pays soupçonnant la République islamique de développer des armes nucléaires. Affirmations que le pouvoir dément.

Lors de l'évènement, des officiels iraniens avaient affirmé que Bouchehr génèrerait 1000 megawatts, environ 2.5 % des besoins de l'Iran en électricité. La Russie, qui s'est occupée de la construction du réacteur, fournira le carburant nécessaire à l'installation.

Sabotage ?

Cependant, le réacteur a connu différents problèmes et sa mise en route a dû être plusieurs fois retardée. Certains analystes mettent en cause le virus Stuxnet. Une affirmation confirmée par Téhéran qui a déclaré que Stuxnet avait touché les ordinateurs des employés de Bouchehr. Ils ont cependant précisé que l'installation n'avait pas été endommagée.

Les rumeurs de sabotage nucléaire contre l'Iran se développent pourtant. Selon certains experts, le pays pourrait être l'objet d'interventions visant à ralentir son programme nucléaire. Ils pointent notamment une série de défaillances techniques inexpliquées dans un nombre important d'installations de la centrale d'enrichissement en uranium de Natanz.

Cette installation est en effet l'une des plus surveillées par les Occidentaux. Notamment en raison du risque d'enrichissement d'uranium dans le but de développer des armes nucléaires

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 14:36

 

L'Iran et le Hamas : des relations solides qui se renforcent  

realite-eu

La récente guerre entre le Hamas et Israël a mis l'accent sur l'alliance stratégique qui se développe entre le Hamas et la République islamique d'Iran. Comme le fait remarquer, Davoud Hermidas Bavand, professeur de sciences politiques à Téhéran : " Il n'y a aucun doute, l'Iran soutient le Hamas moralement, politiquement et financièrement. " [1] Les relations entre la République islamique et l'organisation terroriste représentent une alliance stratégique au-delà de l'important clivage islamique entre le groupe sunnite et le pouvoir régional chiite. [2]

• L'Iran finance le Hamas depuis des années avec des millions de dollars. Sans le soutien de la République islamique, le réseau du Hamas ne pourrait pas exister. De plus, les combattants du Hamas sont formés et instruits par les commandants des Gardiens de la révolution islamique (GRI). [3] L'Iran livre des armes en un seul morceau au Sinaï, en payant des bédouins locaux pour faire transférer ces armes par les tunnels de Gaza. [4]

• En février 2006, le Guide de la Révolution, Ayatollah Ali Khamenei -guide suprême iranien - a exprimé son soutien au Hamas et a demandé auprès d'autres nations musulmanes d'apporter leur aide financière. [5] Saeed Leylaz, économiste et commentateur politique à Téhéran a déclaré : " Le Hamas est un outil très pratique et très utile à l'Iran et non pas un outil idéologiqueLes relations entre l'Iran et le Hamas sont basées sur des intérêts communs.[6] Les deux ont un ennemi commun , Israël, qu'ils tentent d'affaiblir. Pour l'Iran, l'objectif est de mobiliser les masses à travers le monde arabo-musulman afin de soutenir la cause palestinienne. " [7] De plus, l'Iran et le Hamas partagent la même antipathie à l'égard des Etats-Unis et du Président de l'Autorité palestinienne - Mahmoud Abbas - et partagent une idéologie profondément similaire à l'égard du Jihad islamique. [8] 

• Le Hamas, principal mouvement islamiste dans les territoires palestiniens et particulièrement présent à Gaza, est né peu après le soulèvement palestinien, ou Intifada en 1987. Dans les années 90, l'Iran avait adopté l'organisation du Jihad islamique palestinien mais pas encore le Hamas, ce dernier était encore lié aux états arabes sunnites, notamment l'Arabie Saoudite mais aussi la Syrie, qui a accueilli le leadership du Hamas en exil dans les années 90 et continue de le faire à ce jour. [9]

• L'Iran a remplacé l'Arabie Saoudite comme principal bienfaiteur du Hamas pour plusieurs raisons y compris la pression américaine, celle de l'Autorité Palestinienne et surtout parce que l'Arabie Saoudite considérait le Hamas comme une branche des éléments radicaux tels qu'Al Qaïda, qu'elle considère comme une menace au régime saoudien. L'Iran fournit au Hamas une aide militaire et financière comme il le faisait avec le Hezbollah au Liban, qu'il a transformé en une force militaire opérationnelle, tel qu'il en a été démontré durant la guerre avec Israël en été 2006. [10] En réalité, le blocus imposé sur Gaza et la suspension de l'aide financière européenne au gouvernement palestinien, après que le Hamas ait remporté les élections de 2006, représentaient une formidable opportunité pour l'Iran de renforcer son influence dans la région. [11]

• En janvier 2009, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré : " Le véritable Holocauste a lieu dans la Bande de Gaza […] ". [12] Le Hamas a récemment employé le même langage. Le terme arabe pour Holocauste,mahraka, est un élément clé de la terminologie du Hamas. Une coordination mutuelle dans la guerre des mots fait partie de l'ordre du jour aussi bien de la part du Hamas que de l'Iran. [13]

• Le 6 janvier 2009, pour montrer sa solidarité avec le Hamas, le gouvernement iranien adopte un projet de loi pour sanctionner les commerces appartenant à des Israéliens ou des sociétés dans lesquelles les Israéliens possèdent des actions. [14]

• Le 19 janvier 2009, Mahmoud Ahmadinejad a félicité le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mashaal, pour la "victoire de la résistance palestinienne à Gaza. " Il déclarait davantage à Mashaal : " C'est le début de la victoire et la résistance l'obtiendra avec plus de réalisations à l'avenir. Le retrait des occupants de la Bande de Gaza, le retrait des blocus israéliens de la région assiégée et la réouverture des passages frontaliers auraient ouvert la voie à une victoire complète." [15]

• Au cours des derniers mois, de nombreux experts ont déclaré qu'il y avait un durcissement au sein du mouvement du Hamas. Ce développement peut être attribué à Khaled Mashaal à Damas, chef de la branche étrangère du Hamas qui fonctionne grâce au parrainage iranien et syrien. [16] L'Iran n'a jamais caché son soutien – principalement stratégique – au Hamas. En réalité, le blocus imposé sur Gaza et la suspension de l'aide financière européenne au gouvernement palestinien après la victoire du Hamas aux élections de 2006, ont donné à l'Iran l'opportunité de renforcer son influence dans la région. [17]

• Fin janvier 2009, un navire au drapeau chypriote a été arrêté par l'armée américaine dans la Mer rouge, soupçonné de transporter des armes iraniennes aux combattants du Hamas dans la Bande de Gaza et par conséquent de violer les résolutions de l'ONU. Le président chypriote, Demetris Christofias, a déclaré que le conteneur du navire a été fouillé dans l'île méditerranéenne après avoir été autorisé à entrer dans les eaux chypriotes, le 29 janvier 2009. L'armée américaine n'étant pas autorisée à le fouiller. [18]

• Le 2 février 2009, le leader exilé du Hamas, Khaled Mashaal, a remercié l'Iran en disant que Téhéran avait joué "un rôle important" en aidant le groupe militant palestinien au cours de l'opération israélienne dans la Bande de Gaza. Il a déclaré : " Le peuple de Gaza … a toujours apprécié le soutien politique et spirituel de la nation iranienne et de ses leaders.
 " [19]


Références:

[1] Minoui, Delphine: "Le soutien ambigu de l’Iran au Hamas," Le Figaro, January 8, 2009, 
http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/08/01003-20090108ARTFIG00442-le-soutien-ambigu-de-l-iran-au-hamas-.php  

[2] Mahjar-Baducci, Anna: "Fatal attraction: The Hamas-Iran alliance," The Daily Star, May 8, 2006, 
http://www.dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=10&categ_id=5&article_id=24228  

[3] Schirra, Bruno: "Iran finanziert Hamas," Welt Online, January 29, 2006, 
http://www.welt.de/print-wams/article138004/Iran_finanziert_Hamas.html  

[4] Amellai, M; Pirzadeh, M.: "Comment l’Iran soutient le Hamas," France 24, 
http://www.france24.com/fr/20081229-offensive-tsahal-gaza-conflit-israelo-palestinien-hamas-dossier-guerre-sans-merci-ehud-barak  

[5] "Iran offers Hamas financial aid," BBC News, February 22, 2006, 
http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/4739900.stm  

[6] Slackman, Michael: "Iran tones down ist vocal support for Hamas," International Herald Tribune, January 13, 2009, 
http://www.iht.com/articles/2009/01/13/mideast/tehran.php  

[7] Minoui, Delphine: "Le soutien ambigu de l’Iran au Hamas," Le Figaro, January 8, 2009, 
http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/08/01003-20090108ARTFIG00442-le-soutien-ambigu-de-l-iran-au-hamas-.php  

[8] Hackensberger, Alfred: "Hier geht es nicht um Hamas, sondern um den Iran," Telepolis, January 14, 2009, 
http://www.heise.de/tp/r4/artikel/29/29539/1.html  

[9] Gambill, Gary C.: "Sponsoring Terrorism: Syria and Hamas," Middle East Intelligence Bulletin, October 2002, 
http://www.meib.org/articles/0210_s1.htm  

[10] "Iran´s Khamenei calls on Islamic govts to support Hamas," Reuters, February 20, 2005, 
http://asia.news.yahoo.com/060220/3/2g4qr.html  

[11] Minoui, Delphine: "Le soutien ambigu de l’Iran au Hamas," Le Figaro, January 8, 2009, 
http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/08/01003-20090108ARTFIG00442-le-soutien-ambigu-de-l-iran-au-hamas-.php  

[12] "Mahmoud Ahmadienjad: ‚’Real Holocaust is taking place in Gaza Strip and Palestine," Azerbaijan Press Agency, January 5, 2009, 
http://en.apa.az/news.php?id=94739  

[13] Croitoru, Joseph: „Im Zangengriff der Islamisten,“ Frankfurter Allgemeine Zeitung Online, January 4, 2009, 
http://tinyurl.com/apg5yb   

[14] "Iran will Unternehmen mit israelischen Teilhabern verbieten," Der Standard Online, January 6, 2009, 
http://derstandard.at/?url=/?id=1231151106835 

[15] "Iran’s president congratulates Hamas victory," Xinhua, January 19, 2009, 
http://news.xinhuanet.com/english/2009-01/19/content_10685054.htm  

[16] Wergin, Clemens: "Alle Fäden führen nach Teheran," Welt Online, March 3, 2008, 
http://debatte.welt.de/kommentare/62633/alle+faeden+fuehren+nach+teheran  

[17] Minoui, Delphine: "Le soutien ambigu de l’Iran au Hamas," Le Figaro, January 8, 2009, 
http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/08/01003-20090108ARTFIG00442-le-soutien-ambigu-de-l-iran-au-hamas-.php  

[18] Petrakis, Maria: "Cyprus Searches Ship Amid Suspicion of Iranian Bid to Arm Hamas," Bloomberg, January 30, 2009, 
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aZ6CKs4Brkl8&refer=home 

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 15:56
Iran : querelles Byzantines chez les Mollahs… Vers un divorce entre Khamenei et Ahmadinedjad

http://mediarabe.info/spip.php?article1992

Que devient le Hezbollah, enfant naturel de la Révolution, si le divorce est conflictuel ?

jeudi 5 mai 2011 - 23h14, par Rachid Tohmé - Dubaï

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Après plusieurs semaines de guerres intestines, la tension est à son comble au sein du régime des Mollahs. L’Ayatollah Khamenei accentue sa pression sur Ahmadinedjad qui pourrait être poussé à la démission.

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L’information relayée par la télévision « Al-Arabiya » confirme l’état des tensions qui règnent au sein de la « Mollarchie » entre le président Mahmoud Ahmadinedjad d’un côté, et l’entourage du Guide suprême de la Révolution, de l’autre. Selon la chaîne satellitaire, l’Ayatollah Ali Khamenei vient de lancer un ultimatum de quelques jours au président de la République, le sommant de démissionner, après avoir fait arrêter une vingtaine de haut responsables du cercle proche d’Ahmadinedjad. Les proches du Président de la République islamique, accusés comme lui de recourir à la sorcellerie et à la voyance pour pérenniser leur pouvoir, ont pourtant affirmé - sans convaincre - que le président Ahmadinedjad a renouvelé son allégeance au Guide Khamenei et que les choses sont rentrées dans l’ordre.

S’il dispose encore d’une importante renommée dans les grandes villes et d’une large frange des députés du Majlis qui lui sont acquis, le président iranien a tout de même des soucis à se faire en raison des mesures très impopulaires qu’il a récemment ordonnées. Après avoir interrompu les subventions sur les prix de produits de base et du carburant, alimentant un fort mécontentement populaire, Ahmadinedjad pourrait voir le rapport de force basculer très nettement en sa défaveur.

Il faut dire que le régime iranien se doit d’être sur tous les fronts à l’heure où le « croissant chiite » connaît une grave remise en question : soulèvement chez l’allié syrien, réconciliation entre le Hamas et le Fatah, solidarité entre les monarchies sunnites du Golfe et échec (momentané ?) de la tentative de déstabilisation du Bahreïn, impasse vécue par le Hezbollah au Liban qui n’arrive pas à former un gouvernement, l’élimination de Ben Laden considéré comme un allié de circonstance de l’Iran et la perspective de la récupération de sa famille par l’Arabie saoudite, avec tout ce que ce scénario peut comporter comme risques pour Téhéran (qui craint que son rôle dans le soutien d’Al-Qaïda ne soit dévoilé)… Autant d’évolutions qui nécessitent un déploiement de son dispositif de nuisance (Pasdaran, Bassidji…) sur la scène régionale. Ce qui implique quantité de dépenses… sur le dos du peuple iranien qui crie famine… Ces turbulences régionales doublées de querelles intestines au sein de l’appareil d’Etat pourraient bel et bien sonner le glas du régime des Mollahs… Reste à savoir si le divorce à la tête de la République islamique, entre le Guide et le président, se fera à l’amiable ou s’il sera conflictuel. Il convient de savoir aussi quel sera l’avenir du Hezbollah, fils naturel et idéologique de la Révolution iranienne, dans chaque cas de figure.

Rachid Tohmé

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source« MediArabe.info »

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 08:22

Ayatollah-Rouhani.jpg

Iran : un grand ayatollah dans le tourment d’un décret religieux sur l’argent des films pornographiques.

 

Par Faramarz DADRAS

Intervenant pour le site  © 2011 aschkel.info

revu et corrigé par Marc Brzustowski 

 Sur le site du Ministère israélien des affaires étrangères en langue persane

http://www.hamdami.com/MFAFA

F.DADRAS

 


 

Chercheur et expert du renseignement

 

Ancien officier du service renseignement de la garde impériale de l’armée d’Iran, chercheur et expert du renseignement, fondateur et le directeur du site Internet de www.farhangiran.com en langue persane, auteur et traducteur des nombreux articles et études sur la question Iranienne et consultant auprès des medias.


 

 

Un des grands Ayatollahs de Qom, la ville sainte des chi'ites en Iran, l’Ayatollah Seyed Mohammad Sadegh Rouhani, est tourmenté pour avoir dû délibérer sur un décret religieux concernant l’utilisation de l'argent provenant du commerce de films  pornographiques et de sites web  de rencontres amoureuses.

 

En effet, une femme Iranienne, Zahra Moghaddam, qui réside aux Etats-Unis, a envoyé un e-mail au bureau de grand Ayatollah à Qom et demande un avis religieux sur le sort de l’héritage de son mari défunt, une vraie demande ou un piège tendu au grand Ayatollah de Qom.

 

Dans le mail, Zahra Moghaddam, raconte son histoire ainsi : « Ma vie est foutue, je suis une des vos fidèles,  j’ai besoin de vos conseils, je suis mariée avec un iranien fortuné depuis six mois, mon mari vient de décéder à la suite d'un accident de la route. Jusqu’à maintenant, j’ai cru que la fortune de mon mari été liée à ses activités immobilières, ce qu’a prétendu mon défunt mari. A ma grande surprise, j’ai découvert par son avocat, que l’enrichissement de mon mari était dû à la production de films pornographiques et à des activités des sites Internet de rencontres amoureuses, ce qui est formellement interdit en Islam. Je n’étais pas au courant de ces activités indécentes et immorales, car je ne comprends pas la langue anglaise. 

 

Actuellement, je suis enceinte et sans aucune ressource financière, il ne me reste que l’héritage de mon mari et une somme importante en banque placée par le défunt. Que me conseillez-vous,  Grand Ayatollah ? Je vous souhaite une  longue vie en bonne santé.

Signé par, Zahra Moghaddam à Los Angeles Californie USA.

 

La réponse n’allait pas tarder car l’Ayatollah a senti l’odeur de l’argent  et répond :

« Au nom de D',

 Je vous permets de récupérer cet argent de ma part, sous le titre du " rejet de la brutalité ". Gardez pour vous  la moitié de la somme et envoyez moi le reste, que je puisse le consacrer à des œuvres de  charia. Rappelez-moi, je vous enverrai les coordonnées bancaires.

Tampon et signature,  d’Al Rouhani. »     

 

Quelques jours plus tard, l’Iranienne demande au bureau de l’Ayatollah ses coordonnées bancaires, elle reçoit ce petit mot  de l’Ayatollah :

« Pourriez-vous envoyer l’argent  à mon compte à la banque nationale de Qom, à ce numéro…ou envoyer un virement au compte de mon fils seyed Taghi, à l’agence BNP PARIBAS du 11 émé arrondissement de Paris?

Dans tous les cas, je vous délivre un reçu. Si la somme d’argent est importante, je m'en servirai dans la construction d’un hôpital pour les malades atteints de cancer, car nous avons besoin d'une grosse somme d’argent.

Tampon et signature,  d’Al Rouhani, accompagné d’un RIB de son fils Taghi. »  

    

Depuis quelques années en Iran, les bureaux des clergés utilisent les nouvelles technologies de communication et Internet pour établir des contacts avec leurs fidèles. La plupart des Ayatollahs ont leurs sites Internet comme l’Ayatollah Rouhani qui en possède trois.

http://www.rohani.ir

http://www.istefta.net

http://istefta.com/

La profession de foi chi'ite oblige chaque croyant à être fidèle à un Ayatollah, et doit verser un cinquième de son revenu annuel  au titre du " Khoms " à un Ayatollah, ainsi chaque producteur du blé, orge,  datte, raisin sec, or, argent, chameau, vache et mouton etc., devrait payer une taxe sur sa production, au titre de la " Zakat ". Ces taxes dont " Khoms"  et " Zakat " que l'on applique le sont en surplus des taxes infligées par l’état.

 

Reste à savoir pourquoi le grand Ayatollah Rouhani a demandé la moitié de la fortune de cette femme ? Probablement pour gommer la saleté de l’argent venant d'activités immorales, il faut un grand effort de la part d’un grand Ayatollah. 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 14:21

Iran : dépêche-toi Mahdi promis !

 

Par Faramarz DADRAS

Intervenant pour le site  © 2011 aschkel.info

revu et corrigé par Marc Brzustowski 

 Sur le site du Ministère israélien des affaires étrangères en langue persane

http://www.hamdami.com/MFAFA

F.DADRAS

 


 

Chercheur et expert du renseignement

 

Ancien officier du service renseignement de la garde impériale de l’armée d’Iran, chercheur et expert du renseignement, fondateur et le directeur du site Internet de www.farhangiran.com en langue persane, auteur et traducteur des nombreux articles et études sur la question Iranienne et consultant auprès des medias.


 

Mahdi, est le douzième Imam des Chiites, celui-là même qui est caché depuis plus de 13 siècles dans une cave de la ville de Samara, en Irak, selon eux. Désormais il  fait partie des chercheurs dans le domaine de la chimie polymère, selon un article publié dans le magazine scientifique de Recherche Macromoléculaire (Macromolecular Research).

 

C’est une œuvre de Mohammad Reza Rostami Daronkola, chercheur Iranien qui a inscrit en haut de la page de son texte au dessus de son nom, une petite prière " dépêche-toi Mehdi  promis " en langue Arabe, comme une bénédiction adjointe à son texte. Soudain le magazine prend ce mot en forme de vœu pour le nom-même d’un chercheur et le publie.

madhi.jpg 

 

Selon la croyance des Chiites, l'Imam caché mène une vie ordinaire mais retirée depuis plus de treize siècles. Les fidèles attendent donc son retour comme le Messie.

 

32 ans après l’arrivée au pouvoir des Ayatollahs, les superstitions envahissent la société iranienne plus que jamais.

 

Depuis quelques mois, des différends règnent entre le président Iranien et  Ahmadi Nejad, son ministre du renseignement et de la sécurité, Hodjatoleslam Heydar Moslehi, surnommé Heydar 007.

 

Une polémique a surgi, parmi certains proches collaborateurs du président : depuis une semaine, une vingtaine de personnes de son entourage est arrêtée et entendue par la justice iranienne et l’unité du renseignement des gardiens de la révolution pour avoir eu des contacts avec des forces surnaturelles, qui auraient pour but  de déstabiliser le guide suprême de la révolution Islamique, l’Ayatollah Ali Khamenei.

 

Les rumeurs parlent de certains proches d’Ahmadinejad, qui auraient une affinité naturelle pour les contacts avec les génies, ce qui est tout-à-fait naturel en Islam, car il existe une sourate dans le Coran consacrée aux Génies.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 08:56

 

Syrie - Bachar Al Assad, les protestations et la connexion iranienne par le Dr Jacques NERIAH

Adapté par Aschkel

 © 2011 www.aschkel.info

http://jerusalemcenter.wordpress.com/2011/05/01/bashar-assad-the-protests-in-syria-and-the-iranian-connection/ 

Le Colonel (retraité) Nériah est analyste spécial pour le Proche-Orient pour le Jérusalem Center of Public Affairs, ex-conseiller en politique étrangère du Premier ministre Y.Rabin et vice-chef pour l'évaluation des services de renseignements militaires israéliens


Lire ou relire nos EDITORIAUX

>Le verrou syrien est-il en train de sauter et au profit de qui ? 

> BAHREïN, ARABIE, IRAN : RISQUE D'UN EMBRASEMENT ?  Par Alain Rodier

>Syrie - Quels seront les gagnants et les perdants lors d'un changement de régime éventuel ?Par le Colonel Jacques NERIA

>L'Iran envoie ses milices bassidji massacrer le peuple syrien 


Les options de Bachar Al Assad se sont réduites de façon drastique, du fait de son incapacité à mettre un terme à l'agitation populaire qui secoue la Syrie depuis la mi-mars. Les derniers événements montrent clairement que son régime se fissure de plus en plus, comme en témoigne la démission de plus de 230 membres du parti Baas au pouvoir. Cette démission en masse s'est produite pour protester contre l'utilisation massive d'armes lourdes et de tirs à balles réelles dans la région de Déraa contre les manifestants, une première depuis la mise en place il y a cinq décennies du régime des Assad.

Certains rapports non confirmés font également état de défection de soldats et d'officiers, notamment de la 5ème division, après avoir refusé d'ouvrir le feu sur les manifestants.

La seule réponse d'Assad au vu de la poursuite des protestations et de l'insuffisance des mesures prises par le régime pour réprimer la dissidence, est l'utilisation de la force massive contre son propre peuple. Avec le niveau de violence utilisée par Assad, il est clair qu'il  reste peu d'options à ce dernier. En fait,  il n'a pas d'autres choix que l'usage de la force. Chaque signe de clémence peut-être interprété par ses adversaires ou par ses alliés comme un signe de faiblesse, et donc précipiter la mort du régime.

Dans le même temps le régime a accordé avec peine un semblant de réformes, la dissolution de l'ancien cabinet en a formé un nouveau avec de nouveaux visages, ainsi que la fin de la loi d'urgence en vigueur depuis quatre décennies en Syrie.

La révolte n'est pas seulement un cauchemar pour Bashar Al Assad mais il l'est aussi pour son plus proche allié l'Iran. En effet depuis le début de la contestation, l'Iran a été très silencieux sur les évènements en Syrie.

L'Iran a été le grand bénéficiaire des changements de régimes et des révoltes au Moyen-Orient (Maghreb/Maschrek). Le gouvernement libanais actuel ne doit son existence qu'à l'appui du 'Hezbollah soutenu par l'Iran. Le ministre des affaires étrangères égyptien a déclaré explicitement avoir l'intention de normaliser ses relations avec Téhéran. Le Bahreïn est encore aux prises avec une révolte contre le pouvoir menée par des éléments chi'ites. L'Arabie Saoudite elle aussi a dçu faire face à une contestation chi'ite, et le Yémen est pratiquement divisé en deux, entre le nord et le sud, dans un conflit principalement alimenté par des séparatistes chi'ites.

Depuis la révolution iranienne, Damas a été l'allié le plus précieux de Téhéran, la Syrie a été le pont qui a permis à l'Iran de renforcer une très grande influence notamment sur le conflit israélo-arabe. L'Iran est présent sur la ligne de confrontation sur la frontière nord avec Israël, grâce a son allié au Liban, le 'Hezbollah, et semble être en face d'Israël sur sa frontière sud principalement avec le 'Hamas.

Tout changement de régime en Syrie (et certainement une prise de contrôle par les sunnites) pourrait  compromettre la position régionale de l'Iran et représenterait un sérieux revers pour les ambitions de Téhéran à vouloir dominer la région.

Cette préoccupation est d'ailleurs très vive depuis que les foules de manifestants ont scandé des slogans très virulents contre l'Iran et le 'Hezbollah, appelant l'Iran a cessé son intervention en Syrie.

Comme Obama l'a précisé, sur la base des informations fournies par ses agences de renseignements (selon Reuters et Wall street journal) le 22 avril "Au lieu d'écouter son propre peuple, Assad blâme les étrangers et réclame l'aide iranienne pour réprimer ses propres citoyens par les mêmes tactiques que celles utilisées par son allié iranien sur son propre peuple".

 

Téhéran a commencé à fournir des équipements de contrôle aux autorités syriennes et d'autres encore en attente. Une leçon apprise et partagée par Téhéran qui a permis la répression postélectorale sur les manifestants iraniens qui cherchaient l'éviction d'Ah'madinedjad.

Selon les mêmes agences de renseignement, l'Iran a fourni à Damas une assistance technique pour surveiller les communications en ligne des groupes d'opposition, qui cherchent a organiser des manifestations, permettant ainsi aux autorités de bloquer tous les courriels, les connexions des téléphones cellulaires, les messageries texte, et l'affichage sur internet des conversations des militants.

La crainte d'Israël que l'Iran et le 'Hezbollah participent à la répression a été relayé notamment par le Jérusalem post  du 27 Mars. Le rapport indique que les manifestants ont entendu des gardes de sécurité et des gens dispersés parler le farsi (persan) au milieu de la foule.

Dans le Yédihot ara'honot (journal israélien) du 1er mai, Alex Fishman précise que, l'Iran a aidé la Syrie, en lui faisant parvenir du matériel de renseignement électronique pour surveiller les événements en Israël et fournir des capacités d'alerte rapide et d'écoutes clandestines, en cas de préparation de l'Armée israélienne. Ce même matériel est utilisé aujourd'hui pour surveiller les citoyens syriens, les manifestations et aider a l'arrestation des opposants politique du régime.

Sur la base de communications interceptées entre des responsables iraniens, les responsables américains ont déclaré que Téhéran cherche a aider également les groupes chi'ites au Bahreïn et au Yémen pour déstabiliser les alliés américains dans ces pays.

 

Lorsque les Etats-Unis annoncent des sanctions, le 29 avril, contre des personnalités clés du régime syrien, ce ne fut pas une surprise que les  commandants "d'Al Qods" division du corps des gardiens de la révolution soient également compris dans la liste.

Assistons-nous au prélude de l'automne de Bachar Al Assad ? Quel est l'impact des manifestations sur la stabilité du régime ?

Il est encore un peu tôt pour prédire un changement de régime à Damas, la cohésion des principaux éléments de ce régime demeure solide.

Les Alaouites ont réussi à créer, durant les cinq dernières décennies, une coalition des minorités en Syrie dont l'intérêt est de survivre aux évènements (certains chrétiens, sunnites et druzes prennent encore parti pour le régime). La chute du régime serait leur chute également. Ce qui est important à savoir c'est que dans l'armée syrienne les officiers supérieurs  Alaouites et chrétiens (assyriens) font preuve de détermination pour réprimer par tous les moyens les protestations contre le régime.

Les dirigeants de la répression contre le peuple sont le plus jeune frère de Bachar, le très instable Maher, Chef des forces spéciales et républicaines, Ali Mamelouk, directeur des renseignements syriens et Atif Najib, l'ex-chef des renseignements de la province de Déraa.

Contrairement à Moubarak en Egypte, Ben Ali en Tunisie ou Saleh au Yemen, Bachar Al Assad, ayant la moitié de l'âge de Moubarak, continue de montrer sa ferme détermination et une volonté inébranlable de rester au pouvoir.

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 21:23

http://www.israel7.com/

Selon la télévision officielle iranienne, « Israël aurait fait poser des avions dans des bases américaines en territoire irakien en vue d’une attaque imminente sur les installations nucléaires iraniennes ». Cette information aurait sa source dans le site Internet de la station « Press TV », citant un membre du mouvement chiite de Moktada A-Sadr, qui lutte en Irak contre la présence américains dans ce pays. Du côté israélien, Tsahal a répondu à l’agence Reuters « qu’il n’a pas pour habitude de réagir sur des sujets militaires opérationnels ». Quant aux Américains, le Secrétariat à la Défense a catégoriquement nié cette information, et le colonel Dave Lafan du Pentagone a qualifié ces affirmations de « ridicules ».

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 19:47
BANNER-SENTINELLE.jpg
Jouer aux échecs contre Téhéran

 

 

par David Horovitz - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771

dimanche 1er mai 2011


- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -




Dans un extraordinaire entretien, le fonctionnaire du plus haut rang en Israël, Uri Lubrani, dévoile sa recette pour chasser les mollahs, et bien d’autres choses encore…

Uri Lubrani a conseillé les dirigeants d’Israël depuis des décennies. Il commença comme secrétaire de Moshe Sharett, premier ministre des affaires étrangères d’Israël. Il était le conseiller aux affaires arabes du Premier ministre David Ben Gourion, et directeur de cabinet et conseiller politique du Premier ministre Levi Eshkol. Il fut le chef de la mission israélienne en Iran de 1973 à 1978 au temps de l’âge d’or des relations avec Téhéran, et il prédit la chute du Shah – dans l’indifférence et le doute des Israéliens et des Américains.

Lubrani servit comme ambassadeur en Ethiopie et en Ouganda, et fut longtemps coordinateur des activités israéliennes au Liban. Il supervisa l’Opération d’évacuation aérienne ‘Salomon’ des 15.000 Juifs de la guerre civile déchirant l’Ethiopie en l’espace d’une seule fin de semaine en 1991. Le Premier ministre Yitzh’ak Rabin le nomma à la direction de l’équipe de négociation pour libérer les soldats israéliens disparus.

Depuis divers petits bureaux des Quartiers Généraux militaires Kyria à Tel Aviv, il a travaillé comme conseiller spécial pour une succession de ministres de la défense – apprécié par certains, à peine toléré par d’autres. Aujourd’hui, il appartient au cabinet de notre ministre des affaires stratégiques, Moshe « Boogie » Ya’alon.

Plutôt que de s’étendre sur les conseils suivis, Lubrani, aujourd’hui âgé de 84 ans et sans aucun doute le plus vieux fonctionnaire du pays, tend à se focaliser ces jours-ci sur les connaissances qui furent ou sont ignorées. Dans une longue entrevue avec moi et le correspondant militaire du ‘Jerusalem Post’ Yaakov Katz, il développe un ensemble d’évaluations surprenantes, et décrit une série de tentatives réussies ou avortées, dont un effort auparavant jamais révélé pour aider à résoudre les revendications sur la propriété de réfugiés palestiniens remontant à l’époque de Ben Gourion. Mais Lubrani – suivant un rythme physique plus lent, mais aussi acéré que jamais – réserve sa plus grande passion pour un conseil où il ressent le plus d’angoisse pour ne pas l’avoir inculqué : sa conviction que davantage d’Israéliens, de fait tous les Israéliens, doivent maîtriser la langue arabe.

« Cela m’étonne et me stupéfie que dans les villes arabes israéliennes de Taibe et Tira, les Arabes puissent parler l’Hébreu, mais nous ne parlons pas leur langage. Et nous voulons être absorbés ! Nous voulons qu’ils pensent que nous faisons partie de cette région ! »

Et cela aurait aidé Israël à parvenir à la normalisation dans cette région, nous étonnons-nous ? Cela aurait conduit à une plus grande acceptation de la part des Palestiniens et du reste du monde arabe ? Cela aurait signifié que les Egyptiens, libérés de la dictature, seraient devenus instinctivement moins hostiles à Israël ?

 

 “Je ne dis pas que cela aurait tout résolu, s’exclama-t-il, entendant notre scepticisme. « Mais cela aurait changé notre attitude envers eux et la leur envers nous, aussi ».

Lubrani a prévenu depuis des décennies des dangers émanant du régime islamiste de l’Iran, et a longtemps fait pression pour une plus grande assistance internationale à l’opposition intérieure qui cherche à le chasser. Ici, il vilipende le président Barack Obama pour ce qu’il considère être un effort illusoire d’entrer en pourparlers, et indique à l’Occident les mesures qu’il le presse de prendre pour accélérer la disparition des mollahs. Le régime tombera, dit-il, mais puisque l’Occident a tout intérêt à ce que cela se produise plus tôt que plus tard, il doit offrir un discours public sans équivoque à l’opposition iranienne, et beaucoup d’assistance pratique aussi.

Extraits :

Eh bien, comment voyez-vous le tumulte régional qui se déroule ?

 Je n’ai pas idée. C’est encore bouillonnant. Mais cela conduira certainement à un affaiblissement considérable de ce que nous appelons les régimes modérés du Moyen-Orient. Cela conduira aussi à un affaiblissement de l’influence américaine.

Cela renforcera-t-il les régimes les plus brutaux ? Où cela s’arrêtera-t-il ?

 

De nouveau, ce n’est pas encore clair. Cela va-t-il s’arrêter en Libye ? Cela pourrait aller jusqu’au Maroc. En Arabie saoudite, à Dubaï, Abu Dhabi. Il y a des problèmes de population là-bas aussi. Une majorité shiite à Bahreïn et des Sunnites qui le contrôlent. Cela encouragera certainement les dirigeants de certains de ces régimes à trouver des accords avec les Iraniens. Si j’étais dans le Golfe Persique aujourd’hui, en observant alentour, en mesurant le soutien à attendre des USA, je commencerais par songer à regarder ailleurs.

La présence des USA – Le Commandement Central au Qatar et la Cinquième Flotte de la Navy à Bahreïn – n’empêcheront-ils pas cela ?

Bahreïn est en fait l’une des plus importantes bases navales des USA. Mais voyez ce qui se passe là-bas. Je ne suis pas sûr que les Américains leur donnent le soutien qu’ils attendent.

Je regarde tout à travers les yeux de l’Iran. Les Iraniens voient cette zone, les principautés du Golfe Persique, comme la leur. Ils considèrent ce qui se déploie comme une opportunité. Les Iraniens ont une qualité dont nous et d’autres manquons : la patience. Une patience illimitée. Et une capacité d’absorption. Ils jouent aux Echecs. Ils prévoient deux à trois coups à l’avance.

Vous paraissez plutôt pessimiste sur une poussée vers la liberté.

Ce qui est arrivé en Egypte est un cri absolu pour quelque chose de plus que ce qu’ils avaient sous le président Hosni Moubarak – qui n’était pas une dictature terrible, mais était cependant une dictature. Mais cela prendra des années pour en sortir. Et cela ne rejoindra pas toujours nos intérêts.

Vous dites que ce pourrait être bon pour Israël si la région changeait vraiment, mais que la période intérimaire sera sûrement problématique, et peut-être au-delà aussi ?

Absolument, nous sommes dans une situation problématique. A mon grand chagrin, en 62 ans, nous ne sommes pas parvenus à enraciner notre existence dans cette région pour nous assurer d’être reconnus comme faisant partie d’elle. Nous avons des accords de paix avec la Jordanie et l’Egypte qui sont bels et bons, mais nous savons de quels types de paix ces accords sont faits. Ils ne sont pas vraiment ce que nous voulons.

La chose la plus évidente que me rend dingue, c’est que nous ne demandons pas à nos enfants d’apprendre l’arabe depuis les petites classes. Ils ne savent pas le parler. Cela m’étonne et me stupéfie que dans les villes arabes israéliennes de Taibe et Tira, les Arabes puissent parler l’Hébreu, mais nous ne parlons pas leur langage. Et nous voulons être absorbés ! Nous voulons qu’ils pensent que nous faisons partie de cette région ! »

C’est de notre faute si nous ne sommes pas acceptés ici ?

Je ne dis pas que si nous parlions tous l’Arabe, cela aurait tout résolu. Mais Ben Gourion dans les quelques premières années de l’Etat aurait dû exigé que la jeunesse apprenne l’Arabe. En vérité, il n’y avait pas vraiment assez de gens pour l’enseigner. Mais cela aurait dû être l’objectif déclaré. Nous avons atteint toutes sortes de résultats en agriculture et dans la sphère militaire, défiant l’imagination. Nous aurions dû faire la même chose avec la langue arabe.

Cela aurait changé l’attitude des Arabes locaux envers nous ?

Cela aurait changé notre attitude à leur égard et la leur envers nous. Je vais donner un exemple personnel. J’ai grandi à Haïfa – une ville mixte. Mon défunt père avait beaucoup d’amis arabes. Ils venaient chez nous. Après 1948, l’un de ces amis déménagea à Ramallah et ces liens furent maintenus. Je vécus outre-mer pendant longtemps et quand je revins, j’invitai cette famille à venir nous rendre visite. Cela faisait des années. Ils vinrent de Ramallah dans leur voiture. Ce fut une merveilleuse soirée. Nous les renvoyâmes à Ramallah. Plus tard cette nuit-là, l’ami m’appela et me dit : « ce fut une très agréable soirée, mais je ne le ferai jamais plus ». Je demandai : « Qu’est-il arrivé ? ». Il répondit que sur le chemin du retour, ils arrivèrent à un point de contrôle de la police des frontières. Celle-ci contrôla la voiture et lui demanda d’ouvrit le coffre. Il dit qu’ils refermèrent le coffre sur sa tête. Il me dit : « Apparemment, nous ne sommes pas prêts à vivre ensemble ».

La plupart des choses que nous faisons dans les territoires peuvent être faites exactement avec le même résultat mais d’une manière différente : « Excusez-moi, pouvons entrer ? », « Puis-je déplacer ceci là-bas ? ».

Cela ferait-il vraiment une différence ? Les Palestiniens nous haïraient-ils moins ?

Sans aucun doute. Comprenez combien il est important de les respecter. Plus important que l’argent et beaucoup d’autres choses. Savez-vous ce que c’est pour un époux que d’avoir sa femme et ses enfants le voyant pendant que des soldats le giflent au visage ? Quel coup à son honneur ! Quel besoin de le faire ? C’est une affaire d’éducation.

Je sais que je suis un Don Quichotte. Un meilleur comportement n’aurait pas résolu tous nos problèmes. Mais il en aurait résolu beaucoup. Et il aurait au moins diminué le niveau de la haine – parmi les Arabes israéliens aussi.

Et cela aurait-il de même modifié les Egyptiens, plus dans notre sens ? Cela aurait eu un effet, par osmose. Pensez-vous qu’en Egypte ils aiment voir la façon dont nous bottons les Palestiniens ? Non. Ils sont prêts à botter et frapper leurs propres Arabes, mais quand des infidèles comme nous le font, ils n’aiment pas cela.

Et nous pourrions avoir maintenu notre contrôle de sécurité plus poliment ?

Sans aucun doute. Je ne dis pas que vous pouvez être poli dans tous les cas. Il y a des gens terribles par ici.

Et cela aurait-il signifié, en 2011, que la relation instinctive du public égyptien avec nous aurait été plus positive ?

Peut-être. Je vais vous donner un autre exemple autobiographique. Je ne suis pas une colombe. Loin de là. Et je perçois qu’il y a quelque chose dans l’expression “Les Arabes ne comprennent qu’un seul langage ». D’accord. Mais vous pouvez traduire ce langage plus efficacement. J’étais dans l’autobus un jour quand j’étais enfant, entre Haïfa et le Carmel, avec mon père. Une femme arabe monta, avec deux paniers. Mon père me demanda de me lever et de lui donner mon siège. L’homme assis derrière nous donna un coup dans la banquette, demandant à mon père pourquoi il m’avait dit de faire cela. Mon père répéta : « Lève-toi et laisse la s’asseoir. Nous allons vivre avec elle pendant encore 2.000 ans ensemble ». Cela est resté gravé dans ma tête.

Si nous étions parvenus à les expulser totalement, je n’y aurais pas songé. Mais nous ne l’avons pas fait. Ils sont là. Et s’ils sont là, nous devons vivre avec eux d’une certaine façon et nous n’y avons pas réussi. Nous avons réussi dans beaucoup d’autres domaines, et nous avons parfaitement le droit d’en être fiers. Mais là-dessus, nous n’avons pas réussi.

Un autre exemple personnel. J’étais à l’hôpital Tel Hashomer il y a des années, en visite à un ami. A cette époque, je passais très souvent à la télé parce que j’étais le coordinateur des affaires du gouvernement pour le Liban. Soudain, une femme de ménage me saisit. Je demandai : « Quel est le problème ? » Elle plaida : « S’il vous plait, enseignez à vos enfants à parler l’Arabe. Je viens de Gaza. Et les soldats ne savent même pas dire le mot « couvre-feu » en Arabe. Il y a eu un couvre-feu et mon fils est sorti dehors et on lui a tiré dessus ».

Vous dites que vous n’êtes pas une colombe. Quelle est votre position sur les lignes de 1967, sur les négociations avec les Palestiniens ?

J’ai toujours su que nous aurions à diviser ce pays. Je ne suis pas plus une colombe que Ehud Barak – qui offrit ce qu’il a offert et accorda ce qu’il accorda. Si nous pouvions en garder davantage, je voudrais en retenir davantage. Je suis un ‘Ben Gourioniste’. Je sais que nous devons insister pour des choses qui ne sont pas acceptées dans le monde arabe. Mais nous devons aussi trouver la manière de démontrer que nous savons vivre dans un Etat qui doit vivre avec les Arabes.

Je suis opposé à l’abandon de toute la Rive Occidentale. Je veux des corrections de frontières qui nous assureront de ne pas être surpris. Et je ne me soucie pas de ce que les gens disent là-dessus.

Des corrections mineures ?

Je suis favorable au maintien du contrôle sur la vallée du Jourdain. Ce n’est pas une affaire mineure.

Est-il trop tard pour construire des liens avec le Peuple égyptien ? Seront-ils plus hostiles quand le peuple contrôlera vraiment leur pays ?

Ce sera certainement plus difficile pour nous avec un nouveau régime en Egypte. L’époque où nos négociations se faisaient avec un seul dirigeant est terminée. Nous devrons trouver des moyens pour bâtir un réseau de relations fondées sur le ‘donner et prendre’. Nous devons y réfléchir beaucoup.

Donner et prendre quoi ?

D’abord, nous aurons toujours la possibilité de leur donner la perception que nous avons de l’influence aux Etats-Unis. Ensuite, l’Egypte a de très sérieuses difficultés économiques. Voyons si nous pouvons créer une situation où leur secteur du tourisme et le nôtre travailleront ensemble. Créer une dépendance mutuelle. Nous pouvons faire cela avec le Liban aussi, quand le moment viendra. Je ne serai plus de ce monde alors, mais cela arrivera. Et puis il y a des options pour une conjonction industrielle. Nous devons leur donner la perception que, même s’ils ne nous aiment pas, le fait est que nous sommes là et puissants et ne pouvons pas être boutés dehors, et qu’une certaine coopération bénéficiera aux deux parties.

Nous pouvons vaincre leur inclination à regarder dans une direction différente, vers les Iraniens ?

Je ne crois pas qu’ils regarderont dans cette voie. Ils sont sunnites et les Iraniens sont shiites.

Ce fossé religieux est plus grand que le Golfe entre eux et nous. Cela n’a pas empêché la relation entre le Hamas et l’Iran.

Le fossé entre les shiites et les sunnites est plus profond que tout autre chose. L’affaire du Hamas est une question d’argent. Deux fois ces dernières années, j’ai observé des réunions entre le chef du Hamas Khaled Mashaal et le président de l’Iran Mahmoud Ahmadinejad, et il est évident qu’Ahmadinejad est le joueur dominant ici.

Laissez-moi-vous dire une chose de l’époque où j’étais à Téhéran. Il m’a fallu deux ans et demi avant que le Shah accepte seulement de me recevoir, mais finalement je parvins à une situation où, si je voulais le voir, je le voyais. Lors de l’une de ces réunions, en 1976, le lui demandai : « Votre Majesté, pourriez-vous m’expliquer pourquoi vous dépensez tant d’argent en équipement militaire ? ».

Il me regarda comme si j’étais un idiot et dit : « J’ai besoin d’une armée puissante ».

Je répondis : « Pourquoi ? Vous venez de signer un accord concernant le fleuve Shatt al-Arab avec l’Irak et ainsi résolu votre principal problème avec la frontière irakienne ».

Il répondit : « Clairement, vous ne comprenez pas les choses. Je vais être attaqué par les Arabes ».

J’insistai : « Vous venez de signer un accord ! ». Il répondit : “Il ne vaut pas le papier sur lequel il est imprimé. Je suis certain que les Américains me protègeront de l’Union soviétique. Si les Russes attaquent, je suis sûr que les Américains seront là. Mais si les Arabes attaquent, les Américains diront que c’est un conflit local. Alors de quoi avez-vous besoin ? Vous avec besoin d’une armée pour vous protéger. Et les Arabes attaqueront ».

Cette antipathie presque innée entre les Arabes et les Iraniens est indescriptible. Ils se haïssent.

Mais de la même façon que vous avez des partenariats entre les émules de la Syrie et de l’Iran, des accords stratégiques, ne pouvez-vous avoir cela entre l’Egypte et l’Iran ?

Tout est possible. Des accords stratégiques ne sont pas fonction de l’amour ou de la haine. Mais les Iraniens – presque 77 millions aujourd’hui, alors qu’ils étaient 30 ou 31 millions quand je quittai mon poste – vont devenir un facteur central au Moyen Orient avec n’importe quel régime, que cela nous plaise ou pas.

Maintenant, ce régime se considère comme ayant été envoyé par la puissance divine pour se tenir à la tête du camp musulman, pour faire face aux infidèles. Ils considèrent que c’est le moment pour l’islam de reprendre ce que les infidèles leur avaient pris. Enfin, ils voient Malaga en Espagne comme étant à eux ! C’est leur façon de penser. Ahmadinejad ne fait aucun effort pour le cacher.

Alors, comment dépassent-ils le fossé shiites-sunnites pour parvenir à cet objectif ? Comment se font-ils bien voir des Arabes ? Ils s’emparent de la question palestinienne, du conflit palestinien, et l’élèvent à la question clé. C’est ce qu’ils ont fait. Ils ont créé une situation – d’abord avec le jihad islamique et divers autres groupes extrémistes, et maintenant avec le Hamas et tous les autres – où ils sont les parrains de la cause. Tout cela est affaire d’argent, et cela ne représente pas tant d’argent pour les Iraniens pour tout cela. Ils ont donné peut-être 500 millions de $ au Hamas à ce jour.

Mais alors, qu’est-ce qui empêcherait une pareille relation entre l’Iran et l’Egypte ? Les ‘Frères Musulmans’ ne sont-ils pas des partenaires potentiels ?

Ce sont des sunnites. Je ne vois pas un tel partenariat.

Voyez-vous les ‘Frères Musulmans’ prendre le contrôle de l’Egypte ?

Non. L’Egyptien moyen ne se définit pas lui-même comme un ‘Frère Musulman’…

Je dois souligner que beaucoup de gens connaissent l’Egypte beaucoup mieux que moi. Mais je crois vraiment qu’il est bien trop tôt pour tirer des conclusions. Ma seule conclusion pour l’heure, pour nous, c’est de ne pas se prononcer. De ne pas créer des points de friction. De ne pas insulter. Laissons les choses aller. Dans tous les cas, vous n’avez aucun contrôle sur les évènements. Mais j’ajouterais que vous devez internaliser combien l’armée égyptienne et l’économie égyptienne sont interdépendantes. Il faudrait encore une autre convulsion totale pour que cela change, et je ne vois pas l’armée laisser cela se produire.

Alors ne pas parler au-delà de l’expression d’empathie pour le désir de liberté du Peuple égyptien ?

Exact. Malheureusement, nous n’avons même pas beaucoup d’outils pour faire cela.

Permettez-moi une digression. J’en ai tiré de la boite à idées parfois. L’une d’entre elles a été de mettre en place notre propre version d’Al Jazeera. Une Al Jazeera d’inspiration israélienne en langue arabe. L’un de ceux qui m’a aidé était une personne intimement familière d’Al Jazeera et de son financement, qui fit pour moi une analyse de coût il y a quatre ans, mais je ne pus trouver personne pour m’écouter…

Nous savons que vous avez eu des problèmes pour payer des crayons et des imprimantes pour le petit service de Radio Israël en langue persane.

J’ai dû leur trouver le financement de crayons et d’imprimantes. Mais désormais les choses se sont quelque peu améliorées.

Alors vous avez voulu installer une station TV de la même puissance et qualité qu’Al Jazeera. Laissez nous évaluer le coût : 100 millions de $ par an ?

Cinquante millions de livres sterling, en vérité. Personne ne voulait écouter. (Sourires mélancoliques) Si Teddy Kollek était encore vivant, et si j’étais allé voir Ben Gourion…

Cela me rappelle une autre idée que j’avais eu autrefois : jusqu’à aujourd’hui, je crois que nous devons donner des compensations financières à tout réfugié qui a une réclamation sur une propriété à l’intérieur d’Israël souverain. Pas la propriété, comprenez-vous, mais une compensation financière.

Je suis allé voir Ben Gourion à ce sujet. J’étais son conseiller pour les affaires arabes. Le chef de l’Eglise Catholique Grecque à Haïfa avait une communauté de 25.000 à 30.000 réfugiés à Beyrouth. Il vint me voir. Il dit : « Au moins, donnez leur un peu d’argent. Ils sont dans situation financière très difficile ». Je répondis : « L’accepteraient-ils ? ». Il dit : « Bien sûr ». Je dis : « Je veux rencontrer leurs représentants ».

Alors il nous arrangea un voyage via le Vatican. J’obtins l’approbation de Ben Gourion pour le voyage. Et le chef de l’Eglise Catholique Grecque à Haïfa fit venir 20 représentants des réfugiés du Liban.

Pas seulement des Catholiques.

J’avais établi à l’époque une estimation approximative que la valeur des requêtes de propriété de la totalité de la communauté des réfugiés était de quelques milliards de dollars. Beaucoup d’argent, mais encore. Reuven Aloni, le mari de l’ancienne chef politique de l’aile Gauche Shulamit Aloni, qui dirigeait l’Autorité des Terres d’Israël, m’avait donné l’estimation.

Yaacov Herzog, Le frère du président Haïm Herzog, ministre plénipotentiaire à l’ambassade d’Israël à Washington à la fin des années 1950, avait parlé au secrétaire d’Etat John Foster Dulles, qui lui avait dit que les Américains aideraient Israël pour l’argent.

J’ai montré aux représentants des réfugiés le projet d’accord et ils répondirent qu’ils étaient prêts à signer. Mais le destin s’en mêla. Peu après mon retour de la réunion au Vatican, Ben Gourion démissionna. Je devins alors le directeur de cabinet du Premier ministre à venir Eshkol. Quand il entra rn fonction et que j’allai le voir avec l’idée, il la rejeta.

Cet accord se serait appliqué à tous les réfugiés au Liban ?

Oui, et l’idée était que cela aurait été l’accord exemplaire, qui aurait pu alors être étendu à toutes les requêtes de propriétés des réfugiés. Ils n’étaient pas prêts à signer pour les requêtes non matérielles. Ils n’abandonnaient pas les exigences politiques.

Je suggérais aussi que toute délégation israélienne à travers le monde dispose d’un bureau pour traiter des requêtes. Et il y aurait en Israël un bureau pour vérifier les requêtes et verser l’argent. Cela aurait pris des années. Mais cela aurait démontré que nous n’étions pas enclins à saisir leur propriété sans compensation. Je sentais que nous devions faire quelque chose.

On m’incita à vérifier si cela était possible. Ce n’était pas simple. Mais je voyageai au Vatican, seul, sans assistants. Je fus vraiment désolé que cela ne se réalisât pas.

Revenons à la question de savoir si la vague de protestations à Téhéran en viendra à menacer la régime.

Tout est possible. Mais je crains que cela ne survienne pas à ce stade, même s’il semble que l’Iran soit affecté en participant d’un processus de protestation plus vaste. Vous devez prendre en compte que le régime s’est préparé à l’éventualité d’une mise en cause publique sur le long terme – certainement depuis la fureur entourant les élections frauduleuses en juin 2009, en fait. Il a pris toutes les mesures possibles par avance pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de problème cette fois. Malgré cela, malgré le fait qu’ils aient changé 80 à 90 % des gens dans les deux à trois derniers mois pour terrifier et dissuader ; qu’ils ont arrêté et torturé et envoyé des gens en exil pour empêcher toute protestation organisée, pourtant des gens ont manifesté dans les rues. Ces enfants sont héroïques. Protester dans les rues fait encourir la peine de mort, et pourtant ils manifestent. Mais ce n’était pas assez.

Alors de quoi a-t-on besoin ? Des millions de manifestants dans les rues ?

Oui – et je serais très heureux si cela se produisait pendant que je suis encore en vie. Ce dont on a besoin, tout d’abord, c’est d’un soutien sans équivoque de l’Occident. Ce n’est pas le cas aujourd’hui – ni de la part de l’Europe ni de la part des Etats Unis. Les USA sont hésitants. Le président Obama a fait une déclaration laconique quand les dernières protestations ont éclaté, sur l’ironie de l’Iran soutenant le pouvoir du Peuple en Egypte mais en l’étouffant à l’intérieur.

Il doit déclarer que les USA soutiennent par tous les moyens l’effort du Peuple iranien pour parvenir à la liberté et à la démocratie. Que les USA investiront des efforts pour cela. Que les USA investiront de l’argent pour cela. Cela donnerait aux Iraniens un électrochoc. Voilà ce qu’il doit dire publiquement. Et nous avons besoin d’une décision dans le même des deux Chambres du Congrès des USA.

Est-il trop tard ?

Non. Il n’est jamais trop tard. Il n’est pas trop tard pour dire : « nous partageons le chagrin et la douleur supportés par le Peuple iranien à cause de l’abus du régime contre lui, et nous ferons tout ce qui est possible pour assurer qu’il n’y aura pas de récidive ». En pratique, je suis beaucoup plus préoccupé par le changement de régime que par le problème nucléaire. Je suis absolument convaincu que le problème nucléaire se résoudra de lui-même quand le régime aura changé.

Malgré les rapports selon lesquels ils ont maîtrisé les effets du virus maliciel ‘Stuxnet’ ?

Ils ont toujours dit qu’ils le maîtriseront. Ils jouent au poker menteur.

Ce dont on a besoin, avec le soutien public de l’Occident, c’est une action frappante. La situation économique de l’Iran est catastrophique. Il faut assurer que cela va empirer. Qu’est-ce que cela implique ? S’opposer totalement à leur capacité de vendre du pétrole. Et les USA peuvent aider considérablement dans cette affaire s’ils le veulent, en imposant des sanctions aux compagnies qui commercent avec le pétrole iranien.

Et alors vous devez encourager une action de frappe, pour mettre le pays au point mort.

Qu’adviendra-t-il alors ? Qu’est-ce qui commence vraiment à se produire ? Peut-être suis-je trop optimiste. Mais je perçois des craquements au sein des Pasdaran [Gardiens de la Révolution]. J’entends qu’il y a des défections parmi les Pasdaran de haut rang.

Vous devez aussi faire advenir une situation dans laquelle l’armée – l’organisation la plus neutre – sera prête à faire quelque chose. L’armée a de longs comptes à régler avec le régime.

Tout cela exige que les USA se manifestent publiquement. Jusqu’à présent, les USA ont donné l’impression qu’ils veulent engager des pourparlers. Il s’agit soit d’auto illusion ou bien d’une tentative pour tout balayer sous le tapis. Depuis le moment où Barack Obama est entré à la Maison Blanche, les Iraniens ont dansé avec l’approche des pourparlers. Il n’existe aucune chance au monde pour qu’ils arrêtent leur enrichissement d’uranium. Aussi il sont enchantés que les Américains pensent qu’ils vont les rencontrer en janvier ici, à Istanbul en avril, nous nous asseyons tous et parlons, et rien ne sort de tout cela, et puis un porte-parole du Parlement iranien déclare qu’il reste une chance, et chacun déclare, Oh voyez ce qu’il a dit, et les Iraniens obtiennent un autre sursis de quelques mois.

Israël ne peut-il faire passer le message aux USA ? Pour arrêter les pourparlers. Pour soutenir les rebelles ?

Nos relations avec les USA ne sont pas si bonnes ces temps-ci. Ils disent que les relations entre le Premier ministre Netanyahou et Obama ne sont pas bonnes. Vous devez certainement le savoir mieux que moi. Ils doivent parvenir à la conclusion finale que les pourparlers ne marcheront pas.

Il semble que ce ne soit pas la personnalité d’Obama

Vous l’avez bien dit. Il n’accepte pas le ‘Non’ comme réponse. Cet homme est ainsi fait. C’est sa personnalité. C’est sa vision du monde. Il ne veut pas faire de vagues.

J’étais récemment à Washington, à la conférence de la Fondation pour la Défense des Démocraties – ‘FDD’. Ils m’ont interrogé sur l’option militaire. J’ai dit que je m’oppose à l’option militaire. Mais pour moi en tant qu’Israélien, cela devrait toujours être sur la table. Cela ne sera qu’à la fin des jours. Quand j’aurai le couteau sur la gorge je l’utiliserai.

C’est-à-dire quand ?

Je ne puis le dire. Je ne crois pas que les Iraniens devraient utiliser une bombe. La menace de sa détention serait suffisante pour transformer la totalité du Golfe Persique en faveur de l’Iran et obliger les Saoudiens à changer leur manière d’être.

Ils ne peuvent pas le faire maintenant ?

Non.

Qu’est-ce qui leur manque ?

Ils doivent accomplir une sorte de démonstration – montrer une espèce d’instrument nucléaire et proclamer qu’ils sont devenus membres du club. Pour les Iraniens, ce serait une arme politique très, très importante. Si Ahmadinejad et son gang l’obtiennent – eh bien, cela ne doit jamais survenir.

Si votre plan pour faire tomber le régime est si clair et direct, et les chances si élevées, pourquoi l’inaction ?

Les gens ne croient plus en eux-mêmes. Et bon sang qui est Uri Lubrani de toute façon ? Il a 84 ans. Un vieil emmerdeur. Il ne sait même pas de quoi il parle.

Mais il y a un ministre qui apparemment vous a adopté…

Je dois le chauffer. Cela prend du temps.

Vous êtes le ‘fou’ de la Kyria ?

Oui, je suis devenu l’idiot du village.

Mais Ya’alon doit disposer de temps pour vous s’il vous a pris sous son parrainage.

Il ne m’a pas dit « viens ». On lui a dit : “Tu le prends ». La vie est plus compliquée que vous ne pouvez penser.

Mais je suis resté. Je suis très satisfait de me trouver sous le parrainage de Ya’alon. Je suis très fier de ma capacité en matière de patience. C’est quelque chose que j’ai appris en Iran.

Observez la patience qu’ont les Iraniens. L’ayatollah Khomeiny, dans son testament, leur a dit d’exporter la révolution. Ils ont décidé alors que le Liban serait leur premier objectif. En 1983, ils ont tué près de 250 Marines, de façon à bouter les Américains hors de ce pays. Et ils ont réussi. Le grand président Reagan a dit : Partons. Et depuis lors, lentement, graduellement, ils ont construit le statut du Hezbollah au Liban. Et aujourd’hui, ils sont les dirigeants ‘de facto’. Et il ne faudra pas longtemps avant qu’ils n’en prennent le contrôle ‘de jure’. Et il en sera de même pour la Syrie. La Syrie deviendra un substitut. Cela se déroule déjà là-bas.

Et Bashar Assad ne s’en aperçoit pas ?

Assad sent évidemment le déclin de l’influence américaine. Et il a besoin d’un soutien du pouvoir montant. Et le pouvoir montant, c’est l’Iran. Elle a l’argent.

Même si elle l’avale pour finir ?

Il est convaincu qu’ils ne l’avaleront pas. Mais ils ont de la patience. Tant de patience encourage en Syrie un processus pour que les sunnites se transforment en shiites. Il y a un temple près de Damas important pour les shiites – de Sayyida Zeynab [petite fille du prophète Mohammed]. Toutes sortes de pèlerins vont là-bas depuis l’Iran. Lentement, lentement. Sans se presser. Bref, la Syrie est déjà en chemin.

Alors, qu’est-ce qui a mal tourné en 1979 en Iran ? Le Peuple a réussi à renverser le Shah mais il n’a pas obtenu la liberté. Quelles fautes a-t-il commises et quelles sont les leçons pour l’Egypte ?


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

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Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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