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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 10:13

 

 

 

                    

obama drone (Copier)

"Nous arrivons" en Israël

 

 

Le Président Barack Obama se rendra en visite en Israël à la fin de ce mois, le 20, même si, au préalable, le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou ne parvient pas à réunir une coalition de gouvernement. « Nous sommes prêts à partir », a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, lors d’un point de presse, vendredi 9 mars. En réponse à une question, il a répondu : « La formation du gouvernement israélien est de la responsabilité du Premier Ministre Netanyahou et d’autres responsables importants du gouvernement israélien ».

  

 

Le Secrétaire d’Etat John Kerry pense différemment, alors qu’il repousse une visite en Israël, qu’il juge sans valeur, tant qu’un gouvernement ne sera pas mis en place

(la date butoir pour que Netanyahou forme un gouvernement a été reportée au 16 mars).


Grâce à ses sources à Washington, Debkafile peut révéler que les calculs du Président Obama, avant d’effectuer son séjour, sont bien plus complexes que ceux de Kerry. Selon certains cercles israéliens, aucun n’apporte de bonnes nouvelles à leur pays.

 

Il arrive moins d’un mois après la fin des discussions entre les six puissances (Etats-Unis, Russie, GB, France, Chine et Allemagne) et l’Iran, au Kazakhstan. Après ces pourparlers, les Etats-Unis et les médias occidentaux ont claironné un «  sentiment d’optimisme inhabituel », ou, avec plus de prudence, se sont fendus de l’existence « d’une pâle lumière, peut-être passagère, au bout d’un des tunnels les plus opaques et durables dans le monde ».

 

Des sources occidentales prédisent, en s’appuyant sur la force de ces évaluations, que la suite des discussions au Kazakhstan, en avril, peu de temps après le passage d’Obama à Jérusalem, sera consacrée à « cimenter ces progrès », qui devraient se traduire par des concessions nucléaires formelles, de la part de l’Iran, contre l’assouplissement des sanctions économiques.

 

Cependant, d’après les sources du renseignement militaire de Debkafile, cette couverture diplomatique, alors qu’elle suscite l’allégresse à Washington, Londres, Moscou, Paris et Berlin, provoque un grave désenchantement à Jérusalem, qui la perçoit comme un écran de fumée, destiné à obtenir des concessions, non pas de la part de l’Iran, mais en sa faveur.

 


Elles ont trouvé que cette “lumière passagère” émergeant a bout du tunnel nucléaire iranien masque, en fait, trois dangereuses concessions américaines à Téhéran :

 

1. Le Président Obama a renoncé à s’opposer à la poursuite des opérations d’enrichissement d’uranium sur le site de Fordo, au lieu que l’Iran s’engage à le fermer, comme l’exigeait Israël – même si sa fonction consiste à transformer de l’uranium purifié à 20 % (tout près du seuil permettant de fabriquer des armes).


2.  Il a même consenti à ce que les Iraniens continuent de fabriquer de l’uranium à ce niveau ;

 

3. Washington n’insiste plus sur le fait que l’Iran doive transférer hors du pays ses stocks d’uranium enrichi à plus de 3, 5 à 5%.

 

Ces bénéfices en poche, les négociateurs iraniens ont dû bien rire, tout au long de leur trajet de retour, à propos de leurs échanges avec ces six puissances, les 26 et 27 février, et exulter, de ce qu’un responsable israélien a appelé «  l’énorme succès de Téhéran et la totale défaite d’Israël ».

 

Parfaitement conscient de la façon dont ces concessions à la République Islamique sont accueillies à Jérusalem, il est question que le Président Obama envoie sur les roses l’invitation à s’exprimer devant la Knesset israélienne, où les députés devraient, très probablement, le mettre sur la sellette. Il a plutôt choisi de livrer un discours au Centre de la Convention de Jérusalem, de façon à diffuser directement son message au public israélien. En s’exprimant par-dessus l’épaule du gouvernement et du parlement d’Israël, pour s’exposer devant un auditoire moins bien informé, il pense pouvoir se sortir par de belles paroles mielleuses et éviter, ainsi, d’avoir à rendre compte de sa reddition face à l’Iran nucléaire.

 

L’ancien chef des renseignements militaires, Amos Yadlin a mis les pieds dans le plat, par un commentaire en temps réel, la semaine dernière, lorsqu’il a déclaré qu’une frappe israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran ne devrait pas prendre plus qu’une opération d’une nuit complète de frappes ciblées.

 

Ainsi, lorsqu’Air Force One atterrira en Israël, le 20 mars et que les dignitaires israéliens s’apprêteront à se rendre à l’aéroport pour accueillir le Président américain comme il se doit, une poignée de pilotes anonymes de l’armée de l’air observera ce ballet à une certaine distance, en attendant l’ordre de décoller et d’accomplir leur mission au cours d’une nuit unique.

Après Jérusalem, le Président Obama poursuivra son périple vers l’Autorité Palestinienne et, ensuite, la Jordanie.

 

http://debka.com/article/22813/Obama%E2%80%99s-Israel-visit-is-on---to-sweeten-pill-of-nuclear-Iran

DEBKAfile Reportage Spécial  9 mars 2013, 7:31 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 21:02

 

 

 

THE MIDDLE EAST MEDIA RESEARCH INSTITUTE
Enquêtes et analyses - No. 941
Février 28, 2013 No. 941
Un accord est-il possible entre l'Administration Obama et Téhéran sur le dossier nucléaire ?
By: A. Savyon et Y. Carmon *

http://www2.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=IA94113

« Ni Est ni Ouest - République islamique ! »
- L'ayatollah Ruhollah Khomeiny

Introduction

Apparemment, il existerait des points d'entente entre le régime de Téhéran et le gouvernement Obama. D'une part, Téhéran affirme n'avoir aucune intention de développer des armes nucléaires et ne vouloir que la reconnaissance de son droit à enrichir de l'uranium, ainsi que l'obtention de statut de « pays du seuil » correspondant aux modèles allemand et japonais, pays qui peuvent développer de l'énergie nucléaire à un faible pourcentage et à des fins civiles.[1] D'autre part, les objections de l'Administration Obama se limitent au développement de la bombe atomique, et ne portent pas sur le statut de pays du seuil nucléaire, si l'Iran remplit les conditions requises - à savoir le respect du Protocole additionnel, la surveillance de ses activités nucléaires, etc. - et ne franchit pas ce seuil. [2] 

Toutefois, même si l'on accepte l'hypothèse d'un Iran n’aspirant qu’à un statut de pays du seuil - hypothèse erronée au regard des multiples éléments démontrant que ce pays continue de développer des armes nucléaires et n'acceptera donc pas de véritable supervision de ses activités - il n’existe, selon notre évaluation, aucun terrain d’entente entre les parties.

Ci-dessous les raisons de cette évaluation.

Le conflit avec l'Occident ne porte pas seulement sur le problème nucléaire

Pour le Guide suprême iranien Ali Khamenei, le conflit avec l'Occident ne porte pas seulement, ni même principalement, sur la question nucléaire. Le programme iranien révèle que le conflit avec l'Occident est multidimensionnel.

Le principal objectif du Guide suprême Khamenei est d'obtenir l'immunité pour son régime face à une éventuelle attaque de l'Occident. Son second objectif est de hisser son pays au statut de superpuissance régionale et mondiale, égale aux autres superpuissances - toutes dotées de l’arme nucléaire.

Ces deux objectifs, imbriqués, forment la base et l'essence de la vision idéologique et stratégique de l’Iran. L'Iran refuse d'être considéré par l'Occident comme un acteur secondaire, de moindre importance et puissance, sur la scène mondiale et régionale.

Dans ce contexte, la question nucléaire n'est qu'un élément du conflit dans sa globalité, et sert de tremplin à l'Iran pour atteindre les objectifs cités plus haut ; obtenir le statut de pays du seuil est le moyen pour l'Iran d’accomplir ses desseins.

L'Iran ne négociera pas directement avec les Etats-Unis tant qu’il n’aura pas le même statut

En outre, l'Iran ne négociera pas directement avec les Etats-Unis tant qu’il n’aura pas obtenu un statut égal, et tant que les Etats-Unis opposeront des conditions préalables, telles que des sanctions. Pour cette raison, l'Iran exige, comme condition préalable à des négociations avec les Etats-Unis, l'annulation de toutes les sanctions à son encontre.[3]

L'Iran est bien prêt à négocier avec les 5+1, mais sa première exigence est la levée des sanctions ; les négociations devront en outre couvrir un large éventail de sujets et de conflits mondiaux, comme il sied à une superpuissance, en plus du problème nucléaire. Ainsi, l'Iran exige une réponse à ses contre-propositions aux 5+1, lesquelles portent sur une variété de thèmes planétaires.

Le problème, selon Téhéran, n'est pas son propre programme nucléaire, mais les armes nucléaires des puissances occidentales - d’abord celles les Etats-Unis, qui en ont déjà fait usage, puis celles d'Israël. L'Iran insiste sur le fait que l'ensemble du processus doit être réciproque et simultané ; ainsi, les exigences unilatérales de la communauté internationale pour que l’Iran limite son enrichissement d'uranium doivent faire place à des demandes réciproques que les deux parties devront satisfaire en même temps.

Par conséquent, même entre l'Administration Obama et le régime iranien dirigé par le Guide suprême Ali Khamenei, il n’existe aucun terrain d'entente possible. Pour Téhéran, les pourparlers nucléaires, qu’elle tente de faire durer, visent à atteindre plusieurs objectifs:

a) gagner du temps pour développer son programme nucléaire et réaliser ses projets nucléaires

b) asseoir son statut stratégique de seul Etat capable de faire face aux 5+1 sans reculer sur aucune de ses positions

c) forcer l'Occident à considérer l'Iran comme une superpuissance nucléaire mondiale ; à cette fin, en présentant ses positions quant aux négociations, il étend la portée de ses activités nucléaires. Récemment, l'Iran a en outre activé la piste du plutonium, en plus de l'enrichissement d'uranium, et a déclaré qu'à l'avenir, le pays aurait peut-être besoin d’un enrichissement de 50 %, voire de 90 %. [4] 

* A. Savyon est directrice du projet de médias iranien au MEMRI ; Yigal Carmon est président du MEMRI.

-------------------------

[1] Au cours d’une visite à Berlin en février 2005, le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharrazi a proposé le modèle japonais/allemand comme base de négociations entre l’Iran et l’Union européenne. Lors d'une réunion avec le ministre des Affaires étrangères allemand Joschka Fischer, Kharrazi s’est étendu sur la perspective iranienne de résolution du différend avec l’UE3: « Les installations nucléaires pacifiques en Allemagne et au Japon peuvent servir de modèle aux projets nucléaires iraniens, et de base à une série de pourparlers à ce sujet. » IRNA, Iran, 17 février 2005. Voir aussi Enquête et analyse n° 209 de MEMRI, Iran Seeks EU Consent for Modeling Its Nuclear Program on the 'Japanese/German Model' - i.e. Nuclear Fuel Cycle Capabilities Three Months Short of a Bomb, 23 février 2005. En outre, lors d’une conférence de presse avec son homologue japonais Hirofumi Nakasone, le ministre des Affaires étrangères iranien Manouchehr Mottaki a demandé à faire appliquer le modèle japonais nucléaire à l’Iran: « La façon de concevoir les activités nucléaires du Japon devrait s’étendre à d'autres pays, y compris l'Iran. » Mottaki a réaffirmé que les activités nucléaires de l'Iran étaient « légales et pacifiques » et a souligné: « Le Japon a mis de nombreuses années à bâtir la confiance en son programme nucléaire. L'Iran évolue sur une trajectoire similaire... Pendant ces années…, le Japon n'a jamais été obligé de suspendre ses activités nucléaires ». Iran Daily, Iran, 4 mai 2009. Voir aussi Enquête et analyse n° 513 de MEMRI, Iran Foreign Minister: The Japanese Nuclear Model Applies To Us Too, 7 mai 2009.

[2] Voir Enquête et analyse n° 888 de MEMRI, Iran Becomes A Nuclear Threshold State, 5 octobre 2012.

[3] Des représentants officiels iraniens, ainsi que des commentateurs et des personnalités qui représentent la position du régime iranien, demandent aux Etats-Unis de mettre fin à leurs activités subversives contre le régime iranien et au financement de ces opérations ; voir les déclarations de l'ambassadeur iranien à l'ONU Mohammad Khazaei sur les conditions iraniennes pour entamer des négociations avec les Etats-Unis: être traité d’égal à égal, que les sanctions soient retirées et que les Etats-Unis s’engagent à garantir la survie du régime iranien. ISNA, Iran, 22 février 2013 ; voir aussi The Ayatollah Contemplates Compromise, par Mehdi Khalaji, Institut de Washington, le 9 mai 2012, et Enquête et analyse n° 837 de MEMRI, Khamenei's Aim at the Nuclear Talks - Securing the Survival of His Regime, 18 mai 2012.

[4] Voir les deux dernières déclarations à ce sujet: « Peut-être aurons-nous besoin à l'avenir d'un pourcentage plus élevé d'enrichissement, par exemple pour les navires, qui nécessitent un enrichissement de 40 % à 50 %, non 20 %. » Al-Alaam TV, Iran, 24 février 2013. Par ailleurs, le quotidien Kayhan, proche du Guide suprême Ali Khamenei, a affirmé: « L'Iran a le droit d'enrichir de l'uranium, non seulement à 20 %, mais aussi à 90 %. » Kayhan, Iran, 26 février 2013. Voir aussi Enquête et analyse n° 885 de MEMRI, Tehran Declares Intent To Enrich Uranium To 90% For Military Purposes - Nuclear Submarines, 27 septembre 2012.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 08:16

 

 

nadine-feb-28 (Copier)

 

NADINE ELALI

 

 

L’Iran a pris les commandes à l’intérieur de la Syrie et manœuvre de telle sorte, pour créer une nouvelle structure de gouvernance ; dans le même temps, le régime Assad s’est érodé pour ne devenir qu’une simple façade. On peut en trouver la preuve la plus évidente dans l’échange de prisonniers du 9 janvier, entre l’opposition et les forces du régime, autant que dans le rôle grandissant que l’Iran a joué, récemment, dans la planification des opérations militaires.

 

 

Depuis plus de six mois, maintenant, le Corps des gardiens de la Révolution Islamique (CGRI), à la fois, supervise et prend part directement aux combats du régime contre l’opposition armée, affirme Louay Moqdad, porte-parole de l’Armée Syrienne Libre, à Now Lebanon. Les conseillers militaires iraniens, dit-il, ont mis au point des centres consacrant tous leurs efforts aux opérations conjointes avec les forces du régime, pour apporter leur soutien tactique et logistique.

 

 

 

 

“Hessam Kosh-Nevis, alias Commandant Hassan Shateri, tué en Syrie, il y a deux semaines, était un ingénieur et planificateur militaire”, rappelled Moqdad. « C’était le Commandant de la Garde Révolutionnaire opérant à l’intérieur de la Syrie. Le CGRI a aussi mis sur pied la nouvelle Armée Nationale récemment formée d’une force bâtie sur le modèle des Bassijis, en les entraînant et en développant ses effectifs, pour y intégrer des éléments des appareils de sécurité, des forces de police et des Shabihas.  Leur supplétif du Hezbollah, a également envoyé des forces supplémentaires ».

 

Selon Moqdad, au cours des deux derniers mois, le régime a retiré ses forces terrestres d’Homs, Zabadani et Qusayr, vers Damas, en pavant la voie pour que les forces du Hezbollah prennent leur place, ce qui signale aussi un affaiblissement patent du régime. « Les récentes batailles autour de Qusayr, entre le Hezbollah et les rebelles sont directement coordonnées à partir des services de commandement conjoints récemment formés. Les Iraniens supervisent les opérations et le régime leur apporte sa couverture aérienne », explique Moqdad.

 

Basil Haffar, un porte-parole des Frères Musulmans, corrobore le rapport que fait Moqdad. Il a confié à Now Lebanon, que Téhéran a accru significativement sa présence militaire à l’intérieur de la Syrie ; des responsables iraniens de haut-rang prennent les commandes logistiques, à Damas et Homs. Haffar dit aussi qu’actuellement, les industries de défense de Sfireh, à l’Est d’Alep, qui fabriquent les désormais célèbres barils de bombes au TNT, ne sont uniquement dirigées que par des experts iraniens.

 

“Les Iraniens sont, de plus en plus, impliqués directement dans les combats contre l’opposition en Syrie », confie t-il. « Le premier échange de prisonniers qui a eu lieu, depuis le début de la crise, s’est déroulé entre les rebelles, d’une part, et les Iraniens de l’autre, et pas les forces du régime ».

 

Ici, Haffar fait référence à l’incident de l’été dernier, lors duquel les rebelles syriens ont kidnappé 48 Iraniens à Homs, dont ils ont montré qu’il s’agissait de combattants des Gardiens de la Révolution, mais que les autorités de Téhéran préféraient décrire comme de simples “pélerins”. Ils ont été libérés cette année, lors d’un échange de prisonniers, avec les autorités syriennes, contre 2 130 prisonniers de l’opposition. Dans le cadre de cette négociation, le fait d’avoir privilégié les prisonniers iraniens aux dépends du sort des combattants du régime syrien montre à quel point l’Iran tire, à présent, les ficelles du régime Assad.  

 

De plus, l’Iran est en train de mettre sur pied une milice confessionnelle à majorité alaouite et chi’ite, a expliqué à Now Lebanon, Ammar Abdukhamid, un militant syrien pour la démocratie, vivant à Washington D.C, directeur de la Fondation Tharwa. Abdulhamid pense que cette nouvelle milice est conçue pour chercher à maintenir les anciennes alliances entre les communautés issues des minorités, les clans et groupes sunnites encore fidèles, tout en essayant d’en forger de nouvelles, dans l’avenir, parmi les unités rebelles qui ont le profil de « voyous », et seraient plus intéressées à se tailler la part du lion, dans les bénéfices à tirer de l’après-guerre, que par le destin du pays.

 

“A ce stade”, ajoute Abdulhamid, “Assad est un simple détenteur de postes, une sorte de prospecteur-placier. Malgré le véritable culte de la personnalité omniprésent qui entoure Assad, dans les rangs de la communauté alaouite, cela ne lui assure pas sa survie à long terme. L’Iran, veut, en définitive, mettre en poste un groupe qui lui sera, en tout premier lieu, redevable, et pas à Assad ».

 

Le soutien continu de l’Iran au régime syrien a rendu évident le fait que ses dirigeants politiques réalisent que tout changement immédiat de régime en Syrie s’avérerait extrêmement nuisible à leurs propres intérêts. De récentes remarques faites par des responsables iraniens le confirment. A la suite de la frappe israélienne de janvier contre des cibles syriennes, le conseiller du Guide Suprême d’Iran, Ali Akbar Velayati a menacé Israël de représailles, au nom de la Syrie. Le mollah officiel iranien Hojjat al-Islam Mehdi Taeb, qui dirige la Base Stratégique d’Ammar, a souligné l’importance stratégique de la Syrie pour l’Iran et l’a déclarée comme constituant sa « 35ème province ».

 

Un membre de l’opposition syrienne et Professeur associé de l’Université d’Etat de Shawnee, Amr al-Azm, pense qu’à ce stade, l’Iran a pour but de rester l’acteur central et pertinent des évolutions en Syrie, au moins, jusqu’aux élections prévues en 2014.

 

 

“Téhéran veut construire les bases d’un régime ayant des relations fortes avec l’Iran, pour survivre, mais qui ne soit pas nécessairement chapeauté par Assad lui-même », affirme Azm. « Le régime peut survivre ; il a, actuellement, à sa disposition des soldats bien entraînés, des ressources de pouvoir très significatives, [des armes chimiques et biologiques], et les Iraniens et les Russes de son côté. Aussi, même s’il ne survit pas en restant intact, en tant qu’Etat en charge de la Syrie, et si l’Etat se désintègre et que différents groupes contrôlent différentes zones du pays, les restes du régime demeurent en posture très favorable [pour conserver le pouvoir].

 

Azm pointe, également, du doigt que le conflit en Syrie s’est transformé en guerre par procuration entre l’Iran et le régime, d’un côté, les Etats arabes et la Turquie, de l’autre. Il perçoit les récents transferts d’armement comme ayant pour but de créer un équilibre entre les différentes puissances régionales. Azm, faisant référence aux récents rapports attestant du fait que l’Arabie Saoudite arme les rebelles, pense que le royaume vise à contourner les groupes jihadistes présents à Alep et dans la région nord de la Syrie.

 

“Les Saoudiens, aux côtés d’autres pays occidentaux, principalement la Grande-Bretagne, soutiennent les brigades présentes à Damas et dans le Sud, toutes les routes menant à Deraa, alors que la bande du centre, entre Alep et la frontière nord est contrôlée et influencée par la Turquie, le Qatar et les Frères Musulmans. Les combats se déroulent au moins autant entre chacun de ces groupes supplétifs, qu’ils ne sont engagés contre le régime et l’Iran », affirme Azm.

 

 

https://now.mmedia.me/lb/en/reportsfeatures/iran-calling-the-shots-in-syria

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 08:09

 

 

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Le site de production d’Eau Lourde de l’Iran, à Arak

 

 

Chuck Hagel a été bombardé à son poste, mardi 26 février, par une majorité du Sénat, comme nouveau Secrétaire d’Obama à la Défense, flottant au sommet d’un nuage de désinformation, qui a pour but de confirmer que le programme nucléaire de l’Iran est, maintenant trop avancé pour être stoppé – tout comme l’emprise de l’Iran sur la Syrie et le Liban. Ce message a été accentué volontairement par ce que le Telegraph de Londres a appelé le « Plan B » de l’Iran, se signalant par : « …un nuage de vapeur qui indique une production d’Eau Lourde, destinée à … un réacteur nucléaire qui peut produire du plutonium, qui puisse ensuite être utilisé pour fabriquer une bombe ».

 

Selon Debkafile : “Le nuage de vapeur” n’apporte pas la preuve que le site est actif ; il se peut qu’il s’agisse juste d’un galop d’essai, mais le moment choisi pour la publication du journal britannique, le jour même de l’investiture d’Hagel par le Sénat et de la rencontre du groupe des Six Puissances avec l’Iran, au Kazakhstan, afin de discuter de son programme nucléaire, soulignait la vision du Premier Ministre Britannique David Cameron. Il a dit, au cours de conversations privées, qe le Président américain Obama, le Président français François Hollande et le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou poursuivent une politique irréaliste, au sujet de l’Iran, et qu’ils feraient mieux d’accepter la réalité, qui serait que l’Iran est parvenu à atteindre la pleine capacité nucléaire, suffisante à fabriquer une bombe. Les sanctions seraient, par conséquent, devenues aussi inutiles que futiles, et on devrait maintenant les assouplir. Le Telegraph a contribué – au seul bénéfice du Secrétaire à la Défense Américaine entrant- à mettre en exergue le point affirmant que l’Iran a réalisé une double approche de la bombe atomique, qui ne vise qu’à renforcer l’argumentaire de Cameron.

 

De façon toute aussi irréaliste, les pourparlers au Kazakhstan se sont focalisés sur la réduction de l’enrichissement d’uranium, en dessous du seuil nécessaire à la production d’armes, alors que Téhéran trompait furtivement les six puissances (les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne), avec son Plan B, visant à produire une bombe au Plutonium.

 


On doit aussi dire que le site d’Arak et que le projet iranien d’une arme au plutonium étaient dans l’air depuis un bon moment et qu’on ne les fait entrer en jeu que maintenant pour appuyer ce type d’arguments.

 

 

Il en va de même des rumeurs disant que le dirigeant du Hezbollah serait mourant, du fait d’un cancer et qu’on l’aurait transporté vers un hôpital de Téhéran – qu’on a diffusées mardi 26 février- car, même si on suppose qu’elles seront confirmées – elles ne prouvent rien. Le Hezbollah a, en fait, vigoureusement démenti cette rumeur, mardi soir.


Si Nasrallah devait disparaître demain, les branches militaire, politique, terroriste et des renseignements, qui sont totalement gérées par Téhéran, poursuivraient leurs activités exactement comme avant, au Liban et en Syrie. Et, quel que soit le sort qui concerne même le Président syrien Bachar al Assad, l’Iran est trop profondément enraciné dans ces deux pays pour en être délogé.

 

 

Les rumeurs concernant la phase terminale de la maladie de Nasrallah surviennent un mois après l’élimination du Général Hassan Shateri alias Hossam Kosh-Nevis, qui était, pour l’Iran, le Chef Suprême en Syrie et au Liban. Elles ressemblent fortement à une tentative visant à saper le moral à Damas et Beyrouth, en vue des négociations du 5 mars, qui s’ouvriront à Moscou, entre le régime Assad et l’opposition syrienne.

 

 

Il est plus qu’improbable que l’initiative de Téhéran et Moscou pour mettre un terme au conflit syrien se laisse affecter, pas plus qu’un nuage de vapeur au-dessus d’Arak ne mettra un terme au programme nucléaire de l’Iran.

 

http://www.debka.com/article/22793/What-will-Chuck-Hagel-do-about-Iran-s-plutonium-production-at-Arak-

 

DEBKAfile  Analyse Exclusive  27 Février 2013, 6:38 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 15:53

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

 

 

Inquiry & Analysis Series Report No. 922

 

 

 

L´image du juif aux yeux du régime islamique d´Iran – 1ère partie : Les racines théologiques


Par : E. Zigron et A. Savyon *

Introduction

 
Cet article, le premier d´une série sur l´image du juif aux yeux du régime islamique iranien, mettra l´accent sur la réinterprétation par les porte-parole du régime islamique d´Iran de versets coraniques et de traditions (hadiths) quant aux rapports entre les juifs de la Péninsule arabique et le prophète Mahomet. Il analysera comment cette réinterprétation jette les bases théologiques et psychologiques du régime et condamne les juifs et le judaïsme.


Officiellement, le régime iranien fait la distinction entre le judaïsme comme religion, qu´il considère comme légitime, et le sionisme qui, selon lui, est l´incarnation de l´idée nationale juive et doit être extirpé. De hauts responsables du régime se vantent de la liberté de culte accordée aux juifs iraniens, et soutiennent que leurs déclarations antisionistes ne sont pas dirigées contre les juifs ou leur religion, mais sont une expression de dégoût légitime envers le sionisme et l´État d´Israël.

 

Par exemple, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Ramin Mehmanparast a expliqué pourquoi il avait déclaré que « nous n´avons aucun problème avec les juifs, seulement avec les sionistes » [1] - en précisant que le régime respecte toutes les religions monothéistes, y compris le judaïsme, mais appelle à lutter contre le sionisme. [2] De même, le prédicateur du vendredi l’ayatollah Ahmad Khatami a déclaré lors de la Journée de Qods (Jérusalem), le 17 août 2012 : « Nous faisons la distinction entre les juifs qui vivent en Iran, qui sont respectueux des lois et participent à la Journée de Qods, et les sionistes, dont l´histoire témoigne de la nature meurtrière ». [3]

Malgré ces allégations du régime, il est aisé de déceler des messages antisémites provenant des hauts responsables et des grands médias iraniens. Ces messages dénoncent spécifiquement les juifs, leur attribuent des caractéristiques négatives propres, et les dépeignent comme une force diabolique éternelle, la racine du mal dans le monde depuis les temps anciens - perceptions qui trouvent leurs racines théologiques et psychologiques dans les traditions musulmanes. Par exemple, dans son sermon du 31 août 2012, le prédicateur du vendredi l’ayatollah Emami Kashani a déclaré : « Les traditions ordonnent aux croyants de frapper les juifs, et prédisent que le jour viendra où les juifs chercheront refuge et abri. » [4]

Cet article se focalisera sur les principaux courants du régime islamique iranien concernant les juifs et le judaïsme : a) mise en place de l´infrastructure idéologique de diabolisation des juifs et du judaïsme, b) l´établissement d´un parallèle entre la bataille de Khaybar du septième siècle et le conflit israélo-arabe actuel. L´Iran appelle à considérer les actions du prophète Mahomet et de ses disciples dans cette bataille comme un modèle pour résoudre le conflit contemporain.

L’infrastructure idéologique de la diabolisation du juif en Iran

 
Depuis que le chiisme a été déclaré religion de l´Etat Safavi (1501-1722), et en particulier depuis le 17e siècle sous la dynastie Qajar, les juifs iraniens ont subi de sévères persécutions et de nombreuses restrictions, justifiées par les conceptions et les préceptes religieux chiites duodécimains les considérant comme des pécheurs et des inférieurs.
[5] Au fil des ans, l´image du juif a subi une mutation de simple inférieur, pécheur et impur, en détenteur de grands pouvoirs maléfiques. Cette transformation s´est accélérée sous le règne du père de la Révolution islamique, l´ayatollah Ruhollah Khomeiny. Selon son courant de pensée religieuse, les juifs sont l’« incarnation du mal », « un groupe fourbe et ingénieux » qui lutte pour une « domination juive » sur les musulmans. Et de souligner que « cette politique [juive] perdure à notre époque... Ils voient la destruction de l´islam comme une étape essentielle dans l’atteinte de leurs objectifs ». [6]

Cette diabolisation des juifs se poursuit aujourd´hui, sous l’autorité du régime islamique d´Iran. Ce processus se caractérise par la réinterprétation des versets coraniques et des traditions islamiques sur la lutte, au septième siècle, entre le prophète Mahomet et les juifs, aiguillée pour mettre en exergue la centralité des juifs et les présenter comme un groupe néfaste et dangereux qui tente de nuire à l´islam depuis son origine et est depuis toujours son plus grand ennemi.


Divers porte-parole iraniens utilisent les nouvelles interprétations des versets coraniques et des traditions islamiques pour prouver que les juifs ont des attributs négatifs et complotent sans fin contre les musulmans. Ils soulignent aussi la formidable puissance du juif qui a osé s´opposer au Prophète de l´islam.


Présenter la bataille de Khaybar du septième siècle comme un parallèle au conflit israélo-arabe et comme un modèle à sa résolution


Les chefs du régime iranien décrivent le conflit géopolitique israélo-arabe actuel comme la suite du conflit religieux du septième siècle dans la Péninsule arabique entre les juifs et le prophète Mahomet, en présentant l´expulsion de Mahomet et l´extermination des juifs de Khaybar comme un modèle de ce qui doit être fait aux juifs d´aujourd´hui.
[7]


Ci-dessous des exemples de réinterprétation des autorités et des médias iraniens de versets du Coran et des traditions islamiques. Utilisation de cette réinterprétation au service d’une campagne anti-juive et anti-judaïsme pour jeter les bases conceptuelles de l´antisémitisme :

Le professeur d´université Rajbi-Davani : depuis l’origine de l’islam, les juifs essayent de le détruire


Le 10 mars 2012, le site étudiant
bassidji daneshjoo.org publiait des déclarations faites par le Dr Mohammad-Hossein Rajabi-Davani, chargé de cours à l´université Imam Hossein de Téhéran. Lors d´une réunion sur la recherche historique islamique dans un centre culturel, Davani a souligné le rôle joué par les juifs aux origines de l´islam, les dépeignant comme des adversaires de l´islam et de son Prophète et expliquant qu´ils avaient voulu les détruire.


La première action des juifs pour détruire l´islam était la moquerie


Lors de cette réunion, Davani a affirmé que la première mesure prise par les juifs pour détruire l´islam fut de s´en moquer, de tourner en dérision l´absence de textes écrits. Il a relaté que les juifs « se rendaient à la mosquée et se moquaient des pratiques musulmanes... à tel point que le Prophète a ordonné leur renvoi de la mosquée... Les juifs se vantaient devant les musulmans... en disant : ‘Contrairement à vous, nous avons un livre saint’. A cette époque, seule la moitié du Coran était révélée ; il n´existait pas sous forme écrite et les musulmans conservaient les versets révélés [de bouche à oreille]. Les juifs disaient donc : ‘Notre Dieu nous a préférés et nous a donné le livre divin, alors que vous n´avez pas de livre divin’. »


Et Davani d’ajouter : « Les juifs disent aussi : ‘Dieu nous a préférés à vous [musulmans] et nous a institué un jour de la semaine (le Shabbat) comme jour férié’... [Ainsi] Dieu a donné [aux musulmans] la sourate du vendredi, en contrepartie et dans le but de neutraliser la manipulation psychologique [des juifs sur les musulmans]. C´est pourquoi le vendredi a été institué comme jour de repos hebdomadaire pour les musulmans... parce que ce jour précède les fêtes juives. »

La poésie juive anti-islam insultait l´islam et les musulmans


Davani a poursuivi : « La poésie juive anti-islam fut une autre activité [des juifs] dans leur combat contre l´islam... Après la cuisante défaite de la bataille de Badr, un poète juif de la tribu des Banu Nadir, Ka´b bin Ashraf, s’est mis à haïr l´islam, et lors d´un voyage à la Mecque, il a écrit plusieurs poèmes insultant l´islam et les musulmans. Ses poèmes ont rapidement gagné la ville de Médine, et provoqué la colère des musulmans... Mahomet s´est tourné vers les musulmans et a demandé : ‘Qui peut calmer le diabolisme de Ka´b ? Le frère adoptif de Ka´b, Muhammad bin Maslama, s´est porté volontaire pour le faire. Se rendant à la maison de [Ka´b] avec plusieurs musulmans, sous prétexte d´acheter des biens, [les musulmans] l´ont sorti de domicile et l’ont tué. C´est ainsi que les juifs ont perdu l’un de leurs outils les plus précieux... »


Les tribus juives des Banu Qaynuqa, Banu Nadir et Banu Qurayza ont toutes combattu l´islam


« Le premier groupe juif [à combattre les musulmans] fut la tribu des
Banu Qaynuqa. Un jour, dans une forge sur la place du marché [dans la ville de Médine], un juif de la tribu des Banu Qaynuqa a harcelé et blessé une femme musulmane. La femme a appelé à l´aide, et un passant musulman a attaqué et tué [le juif]. [En représailles] les juifs ont tué le musulman, ont immédiatement fermé leurs magasins et se sont cachés dans leurs fiefs. [En conséquence] le Prophète a dit : ils ont violé le contrat [que nous avons avec eux], et par conséquent, ils n’ont plus leur place à Médine. Le Prophète leur a donné deux semaines pour quitter Médine, mais les hypocrites [du camp musulman] ont promis de les aider, et pour cette raison, ils [les Banu Qaynuqa] n’ont pas quitté la ville...


« Ainsi, la bataille des Banu Qaynuqa a éclaté. Les musulmans ont encerclé les forteresses [des juifs], et quelques jours plus tard, les juifs des Banu Qaynuqa se sont rendus et se sont déclarés prêts [à accepter] l’exil de Médine. Mais le Prophète a déclaré : j’accepte [ceci] à condition que vos biens soient confisqués. En conséquence, ils sont partis humiliés, et depuis ce temps, il n’existe aucune trace dans l´histoire juive des juifs de Banu Qaynuqa. Ces événements ont eu lieu dans la seconde année de l´Hégire.


« La quatrième année de l´Hégire, les juifs de Banu Nadir - qui est la plus vile des tribus juives - et l´islam se sont rencontrés face à face. Cette année-là, une grande tragédie s´est abattue sur l´islam : un groupe de prédicateurs musulmans (40 ou 70) ont été assassinés par le chef du clan de la tribu des Banu Amer, en coopération avec la tribu des Banu Salim. Un prédicateur, Amru bin Amia Ibn Khamri, a été maintenu en vie... et a raconté [ce qui s´est passé] au Prophète... Les juifs des Banu Nadir s’étaient alliés aux Banu Amer [et par conséquent] le Prophète s’est rendu avec plusieurs musulmans aux fiefs des Banu Nadir. Ils ont promis d’apporter leur aide, mais ont rapidement convoqué une rencontre et dit : ‘Voilà une opportunité unique de rencontrer le Prophète seul,’ et ont décidé de le tuer.


« [Alors] que le Prophète était assis près du mur [d´un] bastion, ils [les Banu Nadir] voulurent jeter [sur lui] des [pierres] rondes du toit, puis faire passer sa mort pour un accident. Mais le Prophète fut informé de [leur plan] par l´ange Gabriel, qui lui a sauvé la vie. Après cet incident, le Prophète est revenu à Médine et a donné aux juifs de Banu Nadir deux semaines pour quitter [la ville]. Mais comme les Banu Qaynuqa, ils sont restés. Lorsque l´ultimatum a expiré, l´armée de l´islam a déplacé les bastions des [Banu Nadir]... et après un long siège, les Banu Nadir ont dit : ‘Nous sommes prêts à quitter Médine’. Le Prophète leur a pardonné et a permis à chaque famille d’emporter une charge de chameau. Ils ont chargé tout ce qu´ils pouvaient sur leurs chameaux... et ont quitté Médine.


« Les juifs ont quitté Médine, mais leur diabolisme ne s’est pas atténué... Certains d’entre eux se sont rendus à Khaybar. Après un certain temps, [les juifs] ont réussi à prendre le contrôle de Khaybar, et parce qu´ils détestaient l´islam, ils ont fait [de Khaybar] le port d´attache de leur lutte contre l´islam. Ils ont œuvré pour entraîner d’autres juifs [dans leur combat], des régions du Hedjaz... Le danger juif était une menace constante pour l´islam.


« La troisième confrontation entre l´islam et les juifs fut avec la tribu des Banu Qurayza. Voyant le sort réservé aux deux autres tribus, les Banu Qurayza ont souhaité ne pas s’impliquer, mais les Banu Nadir les ont entraînés [dans le conflit]. Les juifs de Banu Nadir ont dit : Si nous entraînons [les Banu Qurayza] avec nous, l´islam tombera. Une nuit, ils ont suivi [les Banu Qurayza] afin de les persuader de se joindre à eux. Dans un premier temps, les Banu Qurayza refusèrent, mais les Banu Nadir [tentèrent de] leur prouver que l´islam tomberait sans conteste [s´ils unissaient leurs forces]. Ils leur ont dit : si [vous vous joignez à nous et si nous combattons] ensemble, la chute [de l´islam] sera précipitée, sinon, vous serez touchés... [En fin de compte], [les deux tribus] ont décidé de lancer une guerre de tranchées.


« Conscient de leur caractère perfide, le Prophète a envoyé 700 de ses 3 000 soldats pour les combattre... Sur les pas des prieurs de l’après-midi... l´ange Gabriel descendit et dit : Celui qui aime Dieu et Son Messager doit dire les prières de l’après-midi et du soir près des bastions des Banu Qurayza...


« Un sage [juif] a proposé [à ses coreligionnaires] : Nous savons que [Mahomet] est un prophète... accordons-lui notre foi. Mais [les juifs] l’ont rejeté. Une deuxième suggestion fut faite : Les musulmans savent que nous observons le shabbat ; attaquons [les] la veille du shabbat, quand ils ne s’y attendent pas. Mais cette suggestion fut également écartée. Une troisième suggestion fut avancée : Tuons nos propres femmes et enfants... Si nous restons en vie... nous pourrons fonder de nouvelles familles, [et si] nous sommes tués, [au moins] nos femmes et nos enfants ne tomberont pas dans les mains des musulmans.


« Avant [l´émergence] de l’islam, les Banu Qurayza s’étaient alliés à la tribu des Aws. En conséquence, le Prophète envoya Abou Lbaba [sic] Al-Awsi, [de la tribu des Aws], pour négocier avec eux. [Selon] les sources historiques, les juifs ont affirmé qu´ils accepteraient n´importe quel chef tribal choisi par Sa’d ibn Abi Ma’z... [Après] avoir reçu l´autorisation [de trancher sur la question] des deux parties [les musulmans et les juifs des Banu Qurayza], Sa’d a statué : assassinez tous les hommes adultes [juifs], capturez toutes les femmes et les enfants, et confisquez tous leurs biens.


« Les juifs ont accepté sa décision. Après que l´ordre fut donné, un grand fossé fut creusé, et tous les hommes (environ 600) furent attachés, et un matin, l´émir Al-Mouminine [supposément l’imam ´Ali] et [l´un des Compagnons du Prophète] Zubeir [ibn Al-Awwam] ont coupé la gorge [des juifs] et les ont jetés dans le fossé... La tradition veut que... dans la lutte entre les musulmans et les juifs, les ordres définitifs [de tuer les juifs] fussent donnés par le Prophète. Mais cet ordre [est venu] non pas du Prophète [mais du chef des Aws]... [parce que] comment [se fait-il] que dans le cas des deux autres tribus, le Prophète a ordonné seulement leur exil, alors que dans le cas [des
Banu Qurayza] il a pris des mesures plus énergiques ? » [8]


IRNA : Le grand crime des juifs de Khaybar


Le 15 juin 2012, un article publié par l´agence de nouvelles iranienne IRNA pour « l´anniversaire de la conquête de Khaybar » statuait que cette date commémorait la lutte de Mahomet contre les juifs qui voulaient détruire l´islam... La haine des juifs envers le Prophète et les musulmans était encore plus grande que la haine [ressentie envers le Prophète et les musulmans par la tribu] des Quraych, qui [ont mobilisé] toute la ruse et la force [des juifs pour] vaincre les musulmans... » L´article poursuit : « Les juifs vivant à Médine et ses environs ont connu un triste sort, qui fut le résultat direct de leurs actes malvenus. Un certain nombre d’entre eux ont été exécutés, et certains, comme les Banu Qaynuqa et les Banu Nadir, ont été expulsés de la région de Médine, et se sont installés à Khaybar et Wadi Al-Qura...


« Le grand crime des juifs de Khaybar fut d´avoir encouragé toutes les tribus arabes à lutter contre le régime islamique. Grâce à un soutien financier aux juifs de Khaybar, un jour, l´armée des idolâtres s’est déplacée de divers endroits de la Péninsule arabique vers la ville de Médine. En conséquence, la guerre a éclaté entre les deux parties.


« Grâce au Prophète et à l’autosacrifice de ses disciples, l´armée d´invasion a été maintenue derrière les tranchées pendant un mois, après quoi [les envahisseurs] se sont dispersés et sont rentrés chez eux - parmi eux les juifs de Khaybar, qui sont retournés à Khaybar. Le calme [a été restauré] au sein de l´islam. La malhonnêteté des juifs de Khaybar a convaincu le Prophète que cette concentration dangereuse [de juifs devait être] démantelée, et que [les juifs de Khaybar] devaient être désarmés. [Ceci] en raison de la crainte que ce peuple entêté, aventureux, fasse usage de son immense richesse pour monter à nouveau les Arabes païens contre les musulmans... »


Les juifs ont conspiré contre l´islam


Le 29 avril 2012, un article de Jamnews.ir sur l´histoire et la géographie du village de Fadaq exposait : « Le village de Fadaq était situé à deux ou trois jours au nord de Médine, à l´est de Khaybar... et tous ses habitants étaient juifs... Dans la septième année de l´Hégire, le Prophète a envoyé l´armée [à Khaybar] écraser les juifs de Khaybar, qui, en plus d’offrir un refuge à des juifs subversifs qui avaient été expulsés de Médine, avaient conspiré avec divers tribus contre l´islam. Après plusieurs jours de siège, [l´armée] a pris d’assaut leurs forteresses. »


Parallèle entre la bataille de Khaybar et le conflit israélo-arabe actuel

Le guide suprême Ali Khamenei : la conjoncture actuelle est identique à celle de l’époque de Khaybar


Dans un discours prononcé dans la ville de Qom le 9 janvier 2012, le guide suprême Ali Khamenei évoquait la situation géopolitique de l´Iran et les sanctions économiques qui lui étaient imposées par les Etats-Unis, et comparait les circonstances de la lutte chiite iranienne contre les infidèles américains et ses alliés sionistes à celles des batailles de Badr et Khaybar. Khamenei faisait référence au massacre en 628 ap. J-C par le prophète Mahomet des juifs de Khaybar (voir chapitre précédent) et à la victoire de 623 ap. J-C du prophète Mahomet et de son petit groupe de musulmans - que Khamenei compare aux chiites actuels – contre les riches infidèles de la tribu des Quraych.


Khamenei a déclaré : « Le front auquel nous faisons face est celui de l’Amérique et des sionistes, qui ont essayé toutes les méthodes et tous les procédés pour lutter contre la nation iranienne... dans le but d´affaiblir les capacités du régime et d’annihiler la détermination du peuple...


« Aux origines de l´islam, les ennemis, en collaboration avec les Banu Taleb [riches rivaux de Mahomet de la tribu des Banu Quraych] pensaient qu´ils imposeraient un blocus économique sur les musulmans [adeptes de Mahomet], mais ils ont échoué. Ces malheureux calculs sont faux. [Aujourd´hui], ils pensent que nous sommes dans la même situation que les Banou Abi Taleb [qui assiégèrent Médine]... mais ce n´est pas le cas. Aujourd´hui, nous sommes dans des circonstances [identiques à celles de] Badr et Khaybar. Notre nation... [peut déjà] voir la victoire. La nation est proche de la victoire. »
[9]


Un expert iranien du Moyen-Orient : comme à Khaybar, un million d´Israéliens fuiront les territoires occupés


Le 6 juin 2012, l´agence de nouvelles Fars publiait une interview de Mohammad Sadeq Al-Hosseini, ancien conseiller du ministre de la Culture réformateur Ataollah Mohajerani et expert des affaires du Moyen-Orient.

Ci-dessous quelques extraits de l´interview :

Journaliste : Sans la conjoncture actuelle, quelle est la situation d´Israël ?


Hosseini : Le secrétaire général du Hezbollah [Hassan Nasrallah] a affirmé il y a quelques jours que la question d’« Israël du Nil à l´Euphrate » n’a plus lieu d’être. Les sionistes sentent pour la première fois qu´ils n´ont aucun intérêt à continuer à défendre cet Etat artificiel. Ils disent perdre le sommeil à cause de la « résistance » ; ils peuvent à présent vraiment vivre avec cette sensation. Vous voyez qu´ils ont construit un mur de séparation entre eux et les Palestiniens de Cisjordanie. Maintenant, en raison de leur crainte des conséquences de la révolution égyptienne, ils veulent aussi construire un mur de séparation le long de la frontière égyptienne. Ils ont également construit un mur de séparation à la frontière libanaise. Ceci est parfaitement illustré dans le verset coranique «
Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou de dernière des murailles » [Coran 59:14].


Question : Autrement dit, les circonstances de Badr et Khaybar, auxquelles le leader de la révolution [le guide suprême Ali Khamenei] faisait allusion ?


Hosseini : Exactement. Pourquoi croit-il que nous ne sommes pas dans le cas d’Abi Taleb, mais dans celui de Badr et Khaybar ? Parce que c´était dans les mêmes circonstances qu´à Badr que nous avons remporté la guerre [libano-israélienne de juillet 2006] de 33 jours et la guerre [Israël-Hamas de 2008-9] de 22 jours. Les circonstances de Khaybar [sont les mêmes qu´aujourd´hui, parce que les juifs se battent] de derrière un mur. Cela signifie qu´ils ont atteint la limite de leurs capacités et de leurs options, et ne sont plus disposés à quitter leurs foyers. Rappelez-vous qu’Israël est un petit pays côtier très étroit et ne possède pas la capacité stratégique ou géopolitique de se défendre, et peut disparaître à tout moment. Ces gens peuvent fuir en masse. Comme l’a dit [Yahya Rahim] Safavi, en cas de guerre totale, un million d´Israéliens fuiront les territoires occupés [Israël] dans la première semaine [de la guerre]. Sans exagération.
[10]


Tout au long de l´histoire, les sionistes ont tenté de détruire l´islam au sein des musulmans


Le 21 septembre 2012, en réponse au film anti-islam L’Innocence des musulmans, Hujjat Al-Islam Ali Na´mat Allahi, qui dirige le bureau d´orientation islamique de la ville de Qazvin, a expliqué que, tout comme les juifs avaient nui au Prophète Mahomet, « à travers l´histoire » les sionistes ont essayé de détruire l´islam : « Les gens demandaient au Prophète : ‘Quelle tribu vous a le plus nui et harcelé lors de la propagation de l´islam ?’ Il répondit que la tribu juive lui a fait beaucoup de mal et l´a harcelé. Cette tradition indique clairement que la tribu juive a nui au Prophète [tout comme] les sionistes ont oeuvré pour marginaliser la religion de l´islam dans le but de la détruire au sein des musulmans ».
[11]


Les « juifs sionistes » ont inventé l´histoire de l’Holocauste - tout comme ils ont déformé des faits relatifs à l’origine de l’islam


Le 18 décembre 2012, un article niant l´Holocauste paru sur Fars, « L´Holocauste – pénétrer dans la zone Défense d’entrée », de Mohammad Malik-Zadeh
[12], déclarait que la Shoah est un mythe et qu’aucune preuve n’est nécessaire, les sources islamiques montrant clairement la compétence des « juifs-sionistes » à déformer les faits.


L´article exposait : « ... Voici un résumé des principaux points de l´histoire de l´Holocauste du point de vue de ses façonneurs, principalement les juifs-sionistes... Examiner la véracité ou la fausseté de cette allégation [l´Holocauste] n´est pas le sujet de cet article, ni l´objectif principal de l´auteur en l´écrivant. Il suffit de remarquer ici que dans cette affaire, les juifs ont déformé et falsifié leurs événements historiques [tout] comme ils le faisaient aux origines de l´islam.
[13] Ils sont si habiles en cela qu´il ne fait aucun doute que dans cette affaire [l´Holocauste], ils ont aussi déformé les faits pour [atteindre] leur but. »


L´ayatollah Ruhollah Qarehi : « Il est encore possible » de faire aux juifs ce qui leur a été fait à Khaybar


Dans une leçon de morale du 7 avril 2012, l´ayatollah Ruhollah Qarehi expliquait que les juifs n´ont pas encore ingéré ce que Mahomet leur a fait à Khaybar. Il affirmait : « Les chiites enseignent qu´il est encore possible de faire [aux Juifs] ce que [Mahomet] leur a fait à Khaybar, tout comme [ce que] le Hezbollah libanais [a fait aux Israéliens]. Ce cher [leader du Hezbollah] M. Hassan Nasrallah est un grand homme qui a montré qu´il est encore possible [d´agir comme à Khaybar]. Les juifs sont incapables [de lutter contre les musulmans] ».
[14]

* E. Zigron est chargé de recherche au MEMRI ; A. Savyon est directrice du
Iranian Media Project.

Notes :

[1] YJC.ir (Iran), 17 août 2012.
[2] ISNA.ir (Iran), 1er juillet 2012 ; le vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi a fait part d’opinions semblables, IRNA.ir (Iran), 3 septembre 2012.
[3] Fars (Iran), 17 août 2012.
[4] Lenziran.com, 31 août 2012. Il convient de noter que ces déclarations dans le sermon n´ont pas été rapportées dans la presse écrite iranienne.
[5] Walter J. Fischel, The Jews in Mediaeval Iran, from the 16th to the 18th Centuries dans : Shaul Shaked (ed.), Irano-Judaica I (Jérusalem, 1982), pp 265-291 ; Bernard Lewis, The Jews of Islam (Princeton, New-Jersey, 1984).
[6] Islam and Revolution: Writings and Declarations of Imam Khomeini (traduit en anglais et annoté par Hamid Algar) (Berkeley, 1981), p. 27, 89, 109, 127. Voir aussi Ayatollah Ruhollah Khomeini, Al-Qadiyya al-Falastiniyya fi kalam al-Imam al-khomeini, Beyrouth, 1996, p. 31, et Khomeiny, Al-Hukuma Al-Islamiyya (le "gouvernement islamique”), Beyrouth, 1979, p. 83.
[7] Il convient de noter que les porte-parole du régime iranien appellent ostensiblement à une solution démocratique au problème palestinien, mais si l’on examine attentivement l´essence de la solution qu´ils proposent, l’on peut déceler une requête délicatement formulée de l’élimination de l´Etat d´Israël. L´intention de l´Iran est de ramener les réfugiés palestiniens et d’organiser un référendum parmi ceux qui vivaient dans la Palestine mandataire avant 1948. Ainsi, un Etat à majorité musulmane arabe verra le jour, et seuls les descendants de Juifs qui y vivaient avant 1948 seront autorisés à rester et à y vivre en paix. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré le 23 novembre 2012 que la guerre n´était pas nécessaire pour résoudre la question palestinienne : elle peut être résolue démocratiquement, par des élections libres dont les résultats indiquent que les sionistes n´ont pas leur place en Palestine. Mehr (Iran), 23 novembre 2012.
[8] Snn.ir, 10 mars, 2012.
[9] Farsi.khamenei.ir, 9 janvier 2012.
[10] Fars (Iran), 6 juin 2012
[11] Fars (Iran), 21 septembre 2012.
[12] Fars (Iran), 18 décembre, 2012. D´abord paru dans le numéro 10 de la revue Farhang-e Pouya, publiée par le Centre Imam Khomeini d´éducation et de culture, dirigé par l´ayatollah Mesbah e-Yazdi. Cet article sera expliqué en détail dans la 2ème partie de cette série, qui mettra l´accent sur la négation de l´Holocauste.
[13] L´auteur ajoute ici cette annotation : « Dans les textes religieux, et en particulier dans le Coran, dans de nombreux cas, la politique hypocrite des Juifs est omise, par exemple, ‘La Table’ [Chapitre 5], verset 13, se réfère aux violations du pacte de la part des tribus juives. [Ce chapitre] souligne la trahison [des Juifs] et leur déformation des faits, et c´est pour cette raison qu´ils ont été maudits par Dieu : ‘Nous avons maudit les Juifs et alourdi leur coeur parce qu´ils ont violé le pacte. Ils ont déformé les paroles et les ont extraites de leur contexte, et j´ai oublié quelques-unes des raisons pour lesquelles ils ont été châtiés, et vous [le Prophète] devez toujours avoir à l’esprit leur [nature] perfide’. »
[14] Fars (Iran), 7 avril 2012.

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l’intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d’accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 23:23

 

Yes we are close khamene 22.2.13 (Copier)

 

Et oui, nous en sommes aussi près que ça!...

 

 

L’Administration Obama n'a pas paru être bousculée par les découvertes de l’AIEA, prouvant que l’Iran a installé 180 centrifugeuses avancées, mises en place à Natanz. Effectivement, la Maison Blanche a déclaré, jeudi 21 février, « qu’une solution diplomatique est encore possible », pour résoudre le bras-de-fer nucléaire avec l’Iran.

 

 

Le rapport de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique est sorti le jour suivant : les nouvelles centrifugeuses IR-1 m installées à Natanz sont prévues pour enrichir l’uranium trois fois plus vite que les machines obsolètes utilisées à Natanz jusqu’à présent, réduisant considérablement le délai qui reste à Téhéran avant d’obtenir l’arme nucléaire. L’AIEA note également que les progrès réalisés à l’installation d’Arak sont plus rapides, dans la production de plutonium.


Ces découvertes signifient que la ligne rouge esquissée par le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou devant l’Assemblée Générale de l’ONU, en septembre dernier – où il a déclaré qu’on ne pourrait pas permettre à l’Iran de stocker 250 kgs d’uranium enrichi à une pureté de près de 20% - se rapproche plus vite que l’échéance de « la fin du printemps ou du début de l’été » qu’il a posée pour arrêter l’Iran avant qu’il ne soit en capacité de fabriquer une bombe nucléaire. Pourtant, pour toute réponse aux découvertes de l’AIEA de jeudi, le bureau de Netanyahou a simplement répliqué que les résultats du rapport « prouvent que l’Iran continue d’avancer rapidement vers la ligne rouge » et que « l’Iran est plus proche que jamais de produire suffisamment d’uanium enrichi pour fabriquer une bombe nucléaire ».

 

 

Les sources dans l’Administration révèlent que les Etats-Unis continuent de pousser l’Iran à accepter des pourparlers en face-à-face, après la confrontation entre les six puissances et l’Iran au Kazakhstan, le 26 février – même si un précédent cycle secret, il y a quelques mois, s’est soldé par un flop complet. Gary Samore, le conseiller d’Obama, qui l’avait préparé, a, depuis, quitté la Maison Blanche et a muté vers l’Université Harvard.


Et pourtant, Obama reste droit dans ses bottes, accroché à son engagement diplomatique et à « des pressions croissantes » (sanctions) comme les uniques moyens d’empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire.

 

Le Guide Suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei a mis le Président américain sur la sellette, rapportent les sources du renseignement de Debkafile : il réclame son dû. Il a respecté la requête d’Obama de ne pas faire de vagues durant sa campagne pour sa propre réélection en novembre et s’est abstenu de provoquer la « surprise d’octobre », que les médias américains avaient largement répercutée.

 

Aujourd’hui, Téhéran est confronté à une élection présidentielle, en juin, et Khamenei veut être sûr que les Etats-Unis ne vont pas bouleverser ses plans. Son aspiration la plus importante est de bloquer la voie vers la Présidence au beau-frère du Président sortant, Mahmoud Ahmadinedjad et de le remplacer par un personnage quelconque, dénué de charisme, qu’il aura personnellement trié sur le volet, qui sera aussi un administrateur compétent et qualifié pour tirer l’Iran de son marasme économique. Tous les problèmes de l’Iran ne résultent pas des seules sanctions ; le règne d’Ahmadinedjad a été marqué par énormément de dysfonctionnement et de corruption.

 

 

L’extrême violence affecte déjà la campagne iranienne, qui passe, y compris par des menaces d’assassinat. Le guide suprême offre un temps de répit à l’Administration Obama en l’échange d’un peu de quiétude sur le front diplomatique.

 

Selon nos sources, la campagne électorale tumultueuse en Iran tiendra Téhéran à l’écart de toute percée diplomatique réelle ou progrès véritable en vue de l’acquisition définitive d’un armement nucléaire, jusqu’à ce que le nouveau Président soit élu et ne forme son gouvernement, à un moment donné de l’automne.

 

En même temps, l’Ayatollah joue un double-jeu complexe, en maintenant des tensions diplomatiques maximales et en évitant tout dialogue véritable avec Washington. Effectivement, il pourrait même accueillir favorablement des tensions plus fermes encore et des menaces militaires, afin de multiplier les chances de son candidat à la Présidence et laisser celui d’Ahmadinedjad se faire sanctionner, entre les mains de l’électeur iranien qui souffre des conditions qu’il lui impose.

 

D’où, les signaux croisés, de la part de Wahington, de l’Europe, d’Israël et de l’AIEA. D’un côté, une alerte sur l’avancée rapide de Téhéran en direction de la capacité de produire une arme nucléaire, alors que de l’autre, on insiste pour ne rien faire de consistant, au-delà des palabres futiles affirmant qu’on va le stopper. Tous les quatre ne sont qu’un jouet entre les mains de l’Ayatollah.

 

http://www.debka.com/article/22788/Obama-and-Netanyahu-aid-Khamenei%E2%80%99s-campaign-for-Iran%E2%80%99s-next-president

 

DEBKAfile Reportage Exclusif  23 Février 2013, 11:44 AM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 19:28

 

 

http://soliranparis.wordpress.com/

 

Les Gardiens de la révolution Iraniens devraient, comme la bande de Michel Collon, lire photoshop pour les nuls.

Fake avion-2

14 et 15 février article paru sur Slate et divers sites Geeks que nous relayons ici même si la ligne éditoriale de ce site n’est pas forcément la notre; Et Oui l’Iran est aussi très tendance « Medias-Mensonges » n’en déplaise a l’Ahmadinejadolâtre et Bacharisteconvaincu  Michel Collon et à toute sa petite bande de pieds nickelés du Pack Pro Dictatures : La photo du nouvel avion de chasse iranien Qaher-313 volant au-dessus d’une montagne enneigée, diffusée par le site iranien d’informations Khouz News n’est qu’un montage, rapporteThe Atlantic Wire.

Dévoilé début février en présence du président Mahmoud Ahmadinejad, le nouveau chasseur furtif avait été présenté comme un bijou de technologie par le ministre de la Défense Ahmad Vahidi. «Très avanc黫capable d’échapper aux radars», le nouvel avion, construit à 100% sur le territoire iranien, serait aussi capable de voler à très basse altitude et de transporter du matériel de combat.

Sauf qu’à la suite de cette présentation, des experts de l’aviation ont assuré que cet avion était un faux, et donc incapable de volerThe Aviationist avait ainsi fait une liste des preuves montrant que ce chasseur n’était qu’une simple maquette. Parmi lesquelles la petitesse de l’avion en général et en particulier celle de son cockpit qui laisse à peine rentrer un homme à l’intérieur, le manque d’équipements du tableau de bord, ou encore le manque de boulons et rivets qui font paraître l’avion comme «fait en plastique».

Après cette présentation est apparue la photo de l’engin en train de voler, mais vite reperée par un blogueur iranien comme un simple montage Photoshop, preuves à l’appui.

Fake avion-2

Tout d’abord, la photo de la montage en arrière-plan est en fait tirée d’un site Internet de stockage et téléchargement d’imagespickywallpapers.

mount-damavand-2

D’autant plus que l’Iran est déjà connu pour être un habitué des montages. En 2008, le pays avait ainsi arrangé une photo d’un test de lancement de missiles, où le nombre de missiles apparaissant sur l’image avait été gonflé. Plus récemment, un simple avion japonais avait été transformé en drone en automne dernier.

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La République islamique a entamé depuis les années 1980 un programme d’autosuffisance militaire pour faire face à l’embargo décrété par les pays occidentaux sur l’exportation d’équipements et de technologies militaires à l’Iran.

Photo: Photomontage de l’avion de chasse Qaher-313 diffusé par Khouz News

khouz-news1

Ensuite, le blogueur a comparé une photo officielle du chasseur lors de sa présentation et celle du montage. Les similitudes entre les deux images ne laissent guère place au doute

D’autant plus que l’Iran est déjà connu pour être un habitué des montages. En 2008, le pays avait ainsi arrangé une photo d’un test de lancement de missiles, où le nombre de missiles apparaissant sur l’image avait été gonflé. Plus récemment, un simple avion japonais avait été transformé en drone en automne dernier.

La République islamique a entamé depuis les années 1980 un programme d’autosuffisance militaire pour faire face à l’embargo décrété par les pays occidentaux sur l’exportation d’équipements et de technologies militaires à l’Iran.

Voir et relire aussi sur:

Notes trés ironiques  nous le précisons Soliranparis:  Mais que va dire le Pack Pro Dictatures à la suite de cet article.

Dans la facho-Complotistosphére et dans la Conspirationnistosphére ( oui, oui, oui on sait c’est des mots qui n’existent pas dans le dictionnaire) on se perd en conjectures

A la suite de la lecture de cet article le chef de la petite bande du Pack pro dictatures le célèbre « journaliste » d’investigation  Michel Collon aurait déclaré:  « il est evident queSlate sont des médias-menteurs payés par le complot Quataro-Sioniste je le prouverai bientôt sur mon site investig’action et lors de mon prochain passage chez Taddei« ,Jean Bricmont un de ses plus fidèles acolytes a surenchéri  aussitôt en déclarant: « En tant que scientifique et physicien je dis qu’il est évident que Slate ne connait comme moi rien à l’aviation, ca ne m’empêchera pas d’écrire un article la dessus chez Michel , pour dénoncer cet article calomnieux envers mon ami Mahmoud Ahmadinejad« .

Dans la bande dés félés du 11 septembre on se prépare a de nouveaux articles (on risque de se fendre la poire). Thierry Meyssan et Alain Benajam du « réseau Voltaire » ont déclarés:  » c’est aussi visible qu’un nez sur une figure, c’est comme pour les photos du  pentagone après les attaque du 11 septembre, cette photo du mont Damavand en Iran est une photo truquée il s’agit en fait d’une photo du Pic d’Aneto dans les Pyrénées  nous en avons les preuves ». Même son de cloche  chez leurs amis François Belliot, Charles Assaini, et Yves Ducourneau de l’association ReOpen911. »Info«  . Qui choqués ont déclarés: « Comme le disent Thierry et Alain c’est comme pour le WTC c’est louche, nous allons déplacer nos équipes au Pic d’Aneto et exiger une contre enquête auprès des autorités françaises  pour diffamation envers le président Ahmadinejad« .

Au « Cercle des Volontaires » le célèbre site des deux pieds nickelés du complotismeJonathan Moadab et Raphaël Belrand  on déclare:  » Nous avons bien la encore un nouvel exemple d’Iranophobie et d’Ahmadinejadophobie, c’est encore un coup des fascistes-antifascistes qui ont du infiltrer la rédaction  de Slate qu’ils se disent bien que nous avons les moyens de faire taire ces plume assassines ».

Chez Alain  Soral et « égalité et réconciliation » on a déclaré furieux : « Cet article deSlate c’est signé, c’est encore un coup  de la C.I. A du Mossad, du complot Quataro-Salafisto-Sioniste et une tentative de plus de déstabiliser la vaillante aviation Iranienne de nos amis les résistants anti-empire des gardiens de la révolution Iraniens,  j’en parlerais dans ma prochaine conférence vidéo (au secours) du  mois de mars« .

Pour le   »comique » Dieudonné de retour de l’édition de février 2013 du 31eme  Fajr festival  of cinéma de Téheran où il était en déplacement et en villégiature aux cotés des fans du négationniste Faurisson comme  Thömas Werlet, Maria Poumier etBéatrice Pignéde on déclare : Nous préparons une grande conférence de presse dans notre théâtre de la main d’or a paris avec notre ami Pierre Hillard, il est temp de faire taire ces mensonges sur l’Iran. En réaction et à la suite de cet article grossier,  nous comptons bien lancer aux cotés de mes amis Jonathan et Raphaël  une grande campagne contre l’Iranophobie et  l’Ahmadinejadophobie ».

Interrogé et sorti de sa retraite récente Julien Teil  le célèbre « dissident contre l’empire » et  collaborateur Ahmadinejadophlile des sites Mecanopolis etInterventionism a déclaré:  » Aucun doute la dessus cet article est bien le reflet d’une infiltration au sein de la rédaction du journal Slate, des terroristes  PJAK Kurde Iranien et de l’UCK Albanais sur lesquels mon regretté ami Claude Covassi  enquêtait ».

On aurait pu continuer longtemps avec d’autre  déclarations – Fausses bien sur-Ndlr  mais hô combien à peine fictives, du célèbre Pack pro dictatures de la Fachosphére francophone. 2 points-triple Zéros mais on vous laisse le soin de les compléter dans les commentaires.

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 19:26

 

 

 

 

 
L’Espagne arrête 3 hommes pour espionnage présumé au profit de l’Iran.

 

Madrid fait savoir que les suspects ont vraisemblablement infiltré des ONG locales pour obtenir de l’information sur des transfuges iraniens.

 

Associated Press

 

Publié le : 

23.02.13, 07:07 / Israel News

 

 

Le Ministre Espagnol de l’Intérieur a déclaré, vendredi, que la police espagnole a arrêté trois hommes sur la suspicion qu’ils espionnaient des dissidents iraniens et renvoyaient ces informations au régime au pouvoir.

 

 

Les suspects ont, selon toutes les preuves réunies, infiltré un ONG espagnole qui aide les réfugiés politiques et communiqué aux services secrets d’Iran les identités des Iraniens qui fuyaient le pays pour des raisons idéologiques, atteste la déclaration.

 

 

 

L’un des individus arrêtés travaillait à l’Ambassade iranienne à Madrid. On n »a pas immédiatement clarifié ses fonctions au sein de l’ambassade.

 

Selon le communiqué de Vendredi, les arrestations se sont déroulées dans la ville du nord de l’Espagne, à Torelavega et dans la capitale espagnole. Mais il n’a pas  détaillé à quel moment

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4348317,00.html

Adaptation : Marc Brzustowski

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:48

 

 

L’analyse de Stefano B. C.


Liban-Syrie : le comportement du Hezbollah confirme notre analyse de "l’affaire Ersal"

L’Armée Syrienne Libre met ses menaces à exécution et bombarde des positions à Hermel


jeudi 21 février 2013 - 23h13, par Stefano B.C.

 

http://mediarabe.info/spip.php?article2315


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A l’expiration de son ultimatum, donnant au Hezbollah 48 heures pour cesser ses ingérences et incursions en Syrie, l’Armée Syrienne Libre a bombardé ce jeudi des positions du parti de Dieu, dans la région de Homs, ainsi que dans le nord de la Bekaa (Hermel). Le Hezbollah aurait décrété la mobilisation et massé des milliers de combattants. Cette évolution confirme notre analyse : le parti a impliqué l’armée libanaise à Ersal pour isoler cette ville et avoir le champ libre pour intervenir en Syrie en toute quiétude.

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Dans nos analyses du 1er février dernier consacrée à l’embuscade imaginaire à Ersal, et dans notre analyse du 18 février, nous avions mis en garde contre ce qui se préparait pour Ersal. Le correspondant du site « Middle East Transparent » dans la Bekaa libanaise, Haydar Toufaïly, a repris dans la soirée du mercredi 20 février la même lecture, affirmant que « le Hezbollah prépare la mère des batailles contre les rebelles syriens, dans les régions d’Al-Qussayr et de Homs, en Syrie, pour le compte du régime de Bachar Al-Assad ». Selon les habitants de la région frontalière, cités par la même source, le parti de Hassan Nasrallah, et les Gardiens de la Révolution iranienne, ont massé leurs combattants, batteries d’artillerie et lanceurs de missiles dans plusieurs localités libanaises. L’agence de presse turque Anatolie affirme quant à elle que le Hezbollah a décrété la mobilisation y compris dans des villages syriens chiites, prétendant que les habitants sont d’origine libanaise qu’il veut défendre.

Le site « Middle East Transparent » estime, dans son analyse, qu’a posteriori, « les observateurs découvrent sans peine que les accrochages qui ont eu lieu à Ersal, le 1er février, étaient prémédités par le Hezbollah. Son objectif était d’isoler cette ville, bastion sunnite proche de la révolution syrienne ». La campagne médiatique menée pendant plusieurs jours par le parti chiite et le Courant Patriotique Libre notamment, a réussi à « pousser l’armée libanaise à encercler Ersal, laissant au Hezbollah et aux Pasdaran le champ libre pour accélérer et multiplier leurs incursions en Syrie ».

La propagande du régime syrien, relayée par le Hezbollah et leurs alliés, affirme que « les combats qui se sont déroulés dans la région d’Al-Qussayr ont opposé des citoyens syriens chiites à des terroristes de Jabhat Al-Nosra ». Mais le diplomate syrien qui a fait défection, Khaled Al-Ayyoubi, affirme que « des facions djihadistes existent bel et bien en Syrie, mais elles ne représentent qu’une infime partie des révolutionnaires ». En connaissance de cause, ayant servi le régime et ses intérêts, et l’ayant côtoyé de très près, Al-Ayyoubi ajoute que « la plus importante faction djihadiste est Jabhat Al-Nosra, qui n’est qu’une création du régime qui lui permet de revendiquer des attentats commis par ses services ». Et ce, afin de justifier la répression au nom de la lutte contre le terrorisme. Selon Al-Ayyoubi, « le Hezbollah recourt aux mêmes méthodes, affirmant lutter contre Al-Qaïda à Homs afin de justifier ses incursions et son implications auprès du régime. Son objectif est de maintenir la continuité territoriale entre Damas et la côte syrienne, appelée à devenir un réduit alaouite, et entre ce territoire et la Bekaa, fief du Hezbollah ».

L’armée Syrienne Libre affirme avoir bombardé des positions du Hezbollah, et assure que ses unités actives dans la zone sont issues des brigades Al-Farouk. Jabhat AL-Nosra n’y a aucune présence. Les prochains jours dévoileront la réalité de l’ingérence du Hezbollah, des Iraniens et des Irakiens en Syrie.

Les Libanais s’interrogent de plus en plus s’ils doivent se réjouir que le Hezbollah se soit dévoilé et que son embourbement en Syrie l’affaiblisse, ou si, au contraire, ils doivent craindre que le conflit s’élargisse et s’étende ? Certains s’interrogent aussi si une action judiciaire est possible pour haute trahison, que ce soit à l’encontre d’un parti qui s’est révélé davantage syro-iranien que libanais, ou contre des responsables politiques ou militaires qui ont impliqué l’armée à Ersal et couvert le Hezbollah ?

Stefano B. C.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:49
Iran : Téhéran défie l’AIEA et la communauté internationale
jeudi 21 février 2013 - 17h44
Logo MédiArabe.Info

L’AIEA accuse l’Iran d’avoir installé de nouvelles centrifugeuses et accélère ses activités dans le complexe militao-nucléaire de Parchine. Ces nouvelles accusations, relayées à l’instant par la télévision « Al Arabiya », prouvent que la République islamique est décidée à défier l’Agence internationale de l’énergie atomique et la communauté internationale, malgré sa disposition à participer au semblant de dialogue autour de son programme nucléaire.

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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