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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 09:31

http://www.slate.fr/story/28603/

Mahmoud A., VRP aux mains pleines, au Liban
Le président iranien est en visite officielle pour 48 heures au Liban. Le temps de réitérer son appui au Hezbollah, mais surtout de faire des affaires.

 

 

Nathalie Bontems est journaliste au Liban depuis 15 ans, correspondante de Ouest-France et responsable du bureau de Beyrouth du groupe de presse régional Mediaquest, basé à Dubai.

 

En regardant par le hublot de l’avion présidentiel ce mercredi matin, Mahmoud Ahmadinejad a pu admirer la Méditerranée, ses flots bleus et le formidable potentiel économique que son sous-sol renferme. Dans la soute de l’avion, point d’armes à destination du Hezbollah, mais une cargaison d’une cinquantaine d’hommes d’affaires. Cette visite officielle du président iranien au Liban (la première depuis son élection en 2005) a déjà fait beaucoup parler et écrire. Au Liban, les «pro» le considère comme un hôte de marque comme un autre, voire comme un messie pour les partisans du Parti de dieu dirigé par Hassan Nasrallah; les « anti » comme un dangereux impérialiste qui tente coûte que coûte de faire tomber la petite république du Levant dans son escarcelle.

La politique certes, mais le business d’abord

Les rumeurs les plus folles ont circulé ces dernières semaines concernant le programme du président iranien au Liban. Certains le voyaient déjà lancer des pierres vers Israël depuis la porte de Fatima, sur la frontière sud. Rumeur vite balayée par les officiels du Hezbollah, qui ont précisé que si Ahmadinejad voulait lancer quelque chose sur le territoire israélien, il avait la possibilité d’envoyer des projectiles bien plus dévastateurs que de simples cailloux.

Si la visite du mentor du Hezbollah est politiquement symbolique à un moment où le parti chiite libanais est en plein bras de fer avec ses opposants libanais dans le cadre du Tribunal spécial internationalchargé de faire la lumière sur l’assassinat de Rafic Hariri en 2005, elle répond surtout à un pragmatisme très terre à terre. Car en survolant la banlieue sud de Beyrouth au moment de se poser, le président iranien aura peut-être confondu la Kalachnikov verte sur les milliers de drapeaux agités par les sympathisants du Hezbollah avec le «S» et ses deux barres verticales, symboles du dollar tout puissant au pays du cèdre.

Le Liban est certes un petit marché, mais il y a beaucoup à y faire. Les deux pays viennent de signer, début octobre, deux accords de coopération dans le secteur de l’énergie. Trois volets sont concernés: l’électrique, l’hydraulique et les hydrocarbures. Le ministre libanais de l’Energie, Gebran Bassil (le gendre de Michel Aoun, principal allié chrétien du Hezbollah), a réalisé plusieurs va-et-vient entre Beyrouth et Téhéran ces derniers mois. Résultat: la signature avec son homologue iranien, Majid Namjo, d’un accord sur des transferts de compétence, pour construire des barrages, alimenter le réseau électrique libanais déficient et une éventuelle exploration des fonds marins des eaux territoriales libanaises. Le tout assorti d’un prêt de 450 millions de dollars sous forme d’emprunts à long terme et aux conditions plus que généreuses.

A Beyrouth, les piliers de la majorité parlementaire en froid avec le Hezbollah se sont montrés prudents, estimant que tant de générosité ne serait pas gratuite, politiquement parlant. Bassil, lui, inscrit sa politique dans une démarche régionale:

«L’Iran propose une coopération comprenant la Turquie, la Syrie, l’Irak, la Jordanie et le Liban. Pour nous, il est clair que l’Iran possède une expérience importante dans le domaine de l’énergie, à des prix très abordables. »

Dans le dossier pétrolier, le temps presse pour le Liban et l’expérience iranienne pourrait faire la différence : Israël a déjà commencé l’exploration d’une poche de 453 milliards de m3 de gaz (baptisée Tamar), une seconde très prometteuse à hauteur de 16000 milliards de m3 (nommée Leviathan) se situant dans une zone à cheval entre les eaux territoriales libanaises, israéliennes et chypriotes. Le Liban, s’il tient à sa part du gâteau, doit agir vite car son voisin du Sud distribue déjà les licences d’exploitation. L’exploitation des champs de gaz pourrait facilement éponger la dette astronomique du pays (55 milliards de dollars, soit plus de 154% du PIB).

Grandeur d’âme vs. nécessité

Les relations économiques entre les deux pays sont donc sur le point de changer, au bénéfice des deux acteurs. En 2009, le volume des échanges (officiels) entre le Liban et l’Iran ne s’élevait qu’à 87 millions de dollars, et concernait principalement l’agriculture (graines, fruits secs) et les tapis persans. Les échanges officieux ne sont quant à eux pas quantifiables : depuis la guerre de juillet 2006 opposant le Hezbollah et Israël, Téhéran a versé des dizaines de millions de dollars pour la reconstruction et les aides sociales en faveur du Sud-Liban, directement à des institutions liées au Hezbollah, comme Jihad el-Bina.

Dans les dossiers de Mahmoud Ahmadinejad figurent aussi le secteur bancaire. Les dernières sanctions onusiennes (résolution 1929) ont porté un coup sévère à Téhéran. Même si le Liban – qui siège actuellement au Conseil de sécurité – s’était abstenu (comme la Turquie) de voter ces sanctions, il est tenu de se conformer aux décisions internationales. Les mesures punitives visant les banques étrangères opérant en Iran et celles iraniennes à l’étranger ont poussé Téhéran à revoir sa copie et à chercher de nouveaux débouchés pour faire fructifier son formidable potentiel financier.

Avec les nouveaux accords en vue, l’Iran devrait donc se positionner avantageusement parmi les partenaires commerciaux du Liban, les principaux restant aujourd’hui la France, l’Italie et les Etats-Unis. Mais au-delà des abricots secs et des tapis, un dernier domaine – très sensible – est en ligne de mire : la très sous-équipée armée libanaise.

L’armée libanaise, arme à double tranchant

Dans ses différents discours télévisés depuis le début de l’été, le secrétaire général du Hezbollah a invité l’Etat libanais à accepter l’offre de l’Iran, Téhéran souhaitant devenir le fournisseur officiel de l’armée libanaise. Là, les chancelleries occidentales tiquent : les livraisons d’armements lourds et de munitions à l’armée frappée du Cèdre sont un domaine très sensible car le Liban reste en état de guerre avec Israël. Les pays occidentaux sont tiraillés entre désir de vendre leur équipement et réticences, de peur que ledit équipement ne tombe entre de mauvaises mains. Le 22 septembre dernier, le Pentagone et le gouvernement américain ont tenté de passer en force pour l’octroi d’une nouvelle assistance militaire de 100 millions de dollars en faveur de Beyrouth (depuis 2006, Washington a déjà débloqué 720 millions de dollars pour du matériel secondaire et de la formation).

Les élus démocrates au Congrès ont dit « niet » à cause d’un accrochage le 3 août, à la frontière libano-israélienne au cours duquel des soldats libanais ont tiré en direction d’Israël. Le lendemain de ce refus, l’ambassadeur iranien au Liban est revenu à la charge en réitérant les propositions de son pays à l’égard de l’armée libanaise «pour l’aider à remplir son rôle de défense du Liban». A travers les volets économiques et militaires, la lutte d’influence entre les Etats-Unis et l’Iran est donc loin d’être terminée...

Nathalie Bontems

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 20:31

 

Un message du peuple d'Iran (aux Libanais et aux autres) : le soulèvement final du peuple d'Iran surviendra bientôt!


 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:58

 

      

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche   spéciale n° 3295

 

Mahmoud Al-Habbash, ministre du Waqf de l´Autorité palestinienne, fustige l´ingérence d´Ahmadinejad dans les affaires inter-palestiniennes et inter-arabes

 

Ci-dessous une interview du ministre palestinien du Waqf, Mahmoud Al-Habbash, diffusée sur Al-Arabiya le 6 septembre 2010 :

 

Voir les extraits-vidéo sous-titrés en anglais : http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2630.htm.

 

Voir la page MEMRI consacrée aux médias palestiniens : http://www.memri.org/palestinianmediastudiesproject

 

Mahmoud Al-Habbash : Tous ceux qui croient en Allah et au Jour du Jugement doivent soit parler pour dire quelque chose, soit se taire. Ce n´est pas le cas du président de la république persane, qui ne sait pas se taire. En revanche, il a dit des choses mauvaises, frottant du sel dans les plaies du peuple palestinien.

 

C´est considéré comme une ingérence frappante et inacceptable dans les affaires palestiniennes qu´il puisse parler du président palestinien élu, qui représente tous les Palestiniens, dans le pays comme à l´étranger, selon la loi palestinienne et la constitution palestinienne, aussi bien au sein de l´OLP que de l´Autorité palestinienne. M. Ahmadinejad n´aurait pas du tomber dans ce piège. Il n´aurait pas du faire cette terrible erreur, aussi bien à l´encontre des Palestiniens que de son propre peuple iranien.

 

(…)

 

L´ingérence du régime iranien dans les affaires palestiniennes n´a jamais rien donné de positif. Qu´a été le résultat de l´ingérence iranienne dans la cause palestinienne ? D´abord, elle a créé une division entre les Palestiniens, en encourageant et appuyant le Hamas, et en le motivant à renverser l´Autorité palestinienne.  

 

Deuxièmement, M. Ahmadinejad et le régime iranien oeuvrent pour affaiblir le front arabe en prenant pour cible les Etats arabes, notamment l´Arabie saoudite, l´Egypte et certains Etats du Golfe. Nous avons vu ce qui est arrivé à Bahreïn récemment. Pendant ce temps, le régime iranien occupe les îles des Emirats arabes unis dans le golfe Arabique – qui ne devrait pas âtre appelé "golfe Persique".

 

Ils occupent des îles arabes dans le golfe Arabique, fournissant ainsi un prétexte à l´occupation israélienne des territoires palestiniens, et à ceux qui disent qu´elle n´est pas la seule occupation de la région, vu que l´Iran aussi occupe la terre arabe.

 

(…)

 

Le monde entier – hormis nous – se pose la question de la légitimité du président iranien. Le peuple iranien lui-même remet en cause la légitimité du président Ahmadinejad.

 

(…)

 

Le régime persan d´Iran ne nous a montré que des bavardages et une ingérence néfaste, destructrice, dans les relations inter-palestiniennes et inter-arabes. Ces tentatives iraniennes pour diviser et affaiblir les rangs arabes – quels intérêts servent-elles ? Les intérêts de la cause palestinienne ou ceux de l´occupation israélienne ? Frapper l´entreprise irakienne, déclencher une guerre de huit ans, affaiblir les capacités irakiennes – c´était dans l´intérêt de qui ?

 

(…)

 

Pas un seul Palestinien ne peut compter sur la parole de M. Ahmadinejad. Aucun enfant palestinien n´accorde de crédit à ses paroles."

 

(…) 

 

 

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 15:06

 

 

Mise en garde d’un dissident iranien

Le blog de Danilette

jeudi 14 octobre 2010


Davood Karimi, Président des Réfugiés politiques iraniens en Italie nous met en garde : "Tant qu’il y aura ce régime en Iran, Israël, la Palestine et le monde ne connaîtrons jamais, jamais, jamais la paix !" 
Voici la transcription de son bref discours : "Merci Fiamma pour me donner la parole, merci aux organisateurs. Je ne suis pas venu pour exprimer ma solidarité ou mon soutien à Israël, Israël n’a pas besoin d’un soutien, il est tellement fort et bien enraciné dans le coeur des hommes libres qu’il n’a pas besoin de soutien, il a besoin d’un témoignage et je suis ici pour donner mon témoignage :

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 14:47

 

 

      The Islamic Dictatorship

Alors que Mahmoud Ahmadinedjad se pavane au Sud-Liban, là où il fut lui-même instructeur du Hezbollah, dans les années 80, la sécurité de ses propres gardiens de la révolution devient de plus en plus problématique : voilà qu'ils sont régulièrement les propres victimes de ce qu'on a coutume d'appeler, s'agissant du Hamas, de malencontreux "accidents de travail". Cette fois, cela se passe à à Khoramabad, à 300 kms de Téhéran et près de la région du Kurdistan : 18 morts, 14 blessés, de nombreux missiles auto-déclenchés : pas n'importe quels missiles, puisqu'il s'agit des fameux Shahab 3, censés représenter un défi pour les ennemis des mollahs. Alors que le Tyran illégitime de Téhéran vient vanter la qualité des armes iraniennes qu'il souhaite vendre au Liban, des progrès réalisés par ses savants dans l'art de la balistique, ces missiles font plus de morts dans les rangs de la Révolution islamique que contre Israël ou l'Amérique. CQFD, Mahmoud, tu aurais mieux fait d'assurer tes arrières que de te lancer dans la fuite en avant...

Gad. 


 

Iran : Téhéran confirme la mort de 18 gardiens de la Révolution et la destruction de missiles de longue portée. Accident ou sabotage ?
jeudi 14 octobre 2010 - 08h48
Logo MédiArabe.Info

La télévision « Al Arabiya » cite des sources officielles iraniennes qui confirment la mort de 18 membres des Gardiens de la Révolution dans l’explosion survenue hier dans une base militaire appartenant aux Pasdarans, dans l’ouest de l’Iran. L’explosion, qualifiée d’accidentelle, serait due selon Téhéran à un incendie qui a touché des entrepôts de munitions, provoquant l’explosion de celles-ci. Le sinistre, qui a également fait 14 blessés, a détruit d’importantes quantités de missiles de longue portée, qui étaient stockés dans cette base. Le campement servait jusque-là aux travaux de développement des missiles, ainsi qu’aux tests effectués sur les projectiles, et à l’entrainement des Gardiens de la Révolution.

Bien que l’explosion soit présentée comme accidentelle, l’hypothèse d’un sabotage reste probable. La prudence dans l’interprétation de ce drame s’impose, d’autant plus que rien n’empêche l’opposition sunnite iranienne, notamment le mouvement Jund Allah, de revendiquer sa responsabilité dans cette explosion. Le même groupe avait annoncé, vendredi dernier, avoir enlevé un expert nucléaire à Ispahan, un expert que Téhéran qualifie de simple chauffeur.

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 11:42

 

The Islamic Dictatorship

 

Mahmoud Ahmadinedjad a t-il plus besoin du Liban (comme "vache-à-lait", voir : modèle syrien), que le Liban n'a vraiment besoin de lui? Les "résultats" de l'économie mollachique sont catastrophiques : travailler une heure correspond à un emploi. Voilà le modèle de "développement" que promeut et promet Ahmadinedjad aux Libanais. Avis aux amateurs. Une "guerre" contre Israël ou quiconque se paie chèrement, en vies humaines, en dégâts économiques considérables et la manne iranienne ne sera pas toujours là pour les "réparer". Le tigre de papier Ahmadinedjad est venu la bouche pleine de cadeaux et la besace vide. Les Libanais auraient été mieux inspirés de reconduire ce va-nus-pieds clandestin à la frontière. 

 

A signaler que le Bazar de 5 grandes villes iraniennes est en grève non-stop depuis le 21 septembre.  

      

Au lieu de quoi, les "Universitaires" libanais ont fait de leur "protecteur" un Docteur Honoris Causa.... en économie?    

 

L'avenir du Liban en marche : Mme Ahmadinedjad et les soutiens du Hezbollah dans le Sud.

 

http://www.iranfocus.com/fr/

Iran : Le rapport de la banque nationale dresse un bilan sombre de l’économie iranienne

Iran Focus : Dans un rapport sur la situation économique de l'année écoulée, la banque nationale iranienne a mis en garde contre les conséquences désastreuses de la crise économique et de la baisse des prix du brut.

« La crise économique (mondiale) a eu un impact significatif sur l'économie nationale. La baisse du prix du pétrole et des autres matières premières ont eu, avec un retard de quelques mois, un effet sensible sur l'économie nationale. La baisse des exportations et des recettes en devises sont les conséquences de la crise économique internationale, » estime le rapport.

L'or noir a essuyé une baisse des exportations de l'ordre de 13 % ; le marché de l'immobilier est en crise ; les importations de produits agricoles ont grimpé à 8,5 milliards de dollars, ajoute le rapport. Quant au chômage, il fait rage avec plus de 3 millions de demandeurs d’emploi selon les estimations les plus optimistes considérant qu’une heure de travail par semaine équivaut à un emploi. Selon les dernières estimations de la banque nationale, un million de salariés ont rejoint le flot des chômeurs pour le premier trimestre de l'année iranienne.

Par ailleurs, un responsable du ministère de l'Industrie et des Mines a mis en garde contre les risques encourus par quelque 8000 entreprises en raison de la suppression des subventions prônée par le gouvernement d’Ahmadinejad.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 09:58

 

      

Décryptage de Chawki Freïha

Depuis sa cachette, par écran géant, Hassan Nasrallah lance une "OPA" sur le Liban, la rue arabe et la Palestine

http://mediarabe.info/spip.php?article1865

Mais le secrétaire général du Hezbollah se contredit : il annonce son adhésion à Wilayat al-Faguih et dément toute ambition iranienne au Liban !

mercredi 13 octobre 2010 - 21h14, par Chawki Freïha - Beyrouth

Logo MédiArabe.Info

Le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinedjad, a été accueilli ce soir par une foule monstre dans le stade "Al Raya" de la banlieue sud de Beyrouth. Plusieurs responsables de l’opposition libanaise, menée par le Hezbollah, étaient là, à l’exception de Hassan Nasrallah qui n’ose toujours pas sortir de sa cachette depuis l’été 2006.

D’ailleurs, Nasrallah, dont la voix est rayée et qui semble enrhumé (tenant un mouchoir), s’est contenté de prononcer un discours par écrans géants interposés, pendant un quart d’heure. Il a multiplié les remerciements à l’Iran, au Guide et au Président, au gouvernement et au peuple, pour « le soutien indéfectible qu’ils ont apporté à la Résistance ».

Malgré sa peur qui l’empêche de quitter sa cachette et le sous-sol de la banlieue sud de Beyrouth, Nasrallah s’est montré très puissant. Il a en effet salué le courage du Guide de la République islamique Khamenaï, celui de son prédécesseur Khomeiny, et surtout celui d’Ahmadinedjad « qui ne cesse de défendre et promouvoir les idées des Guides et de répéter sa profonde conviction devant le monde entier : “Israël est un pays illégitime. Cette entité doit et va disparaître” ».

La puissance de Nasrallah tient à celle de l’Iran, « qui n’a pourtant pas de projet politique pour le Liban, ni pour la Palestine, encore moins pour le monde arabe. Tout ce qui se dit sur ce sujet est de pure invention américano-sioniste », a insisté Nasrallah. Bien au contraire, « l’Iran est une garantie pour les musulmans et les chrétiens contre leurs divisions et leurs déchirements voulus par les Américains et les Israéliens... L’Iran ne veut pour la Palestine que ce que les Palestiniens veulent pour eux-mêmes. L’Iran ne veut que reprendre le combat des Arabes, abandonné depuis des années ; ce combat lancé jadis à Khartoum (sommet arabe du Soudan, septembre 1967, NDLR) par l’ancien président égyptien Nasser et son fameux “triple Non” », a encore précisé Nasrallah. Ce faisant, il a tenté de rassurer les Sunnites et les Arabes sur les intentions de l’Iran, mais il a surtout essayé de faire main basse sur le dossier palestinien en voulant sensibiliser et rallier l’opinion publique arabe.

Concernant le Liban, le chef du Hezbollah a affirmé que « l’Iran n’a aucun projet pour le pays, à part ce que veulent les Libanais. L’Iran soutient leur unité et les aide financièrement, sans contrepartie. L’Iran, ce pays de justice, de droit, de sciences et des valeurs de la République islamique, aide tous les opprimés de la terre face à la tyrannie de l’Amérique. En face, l’Amérique et Israël n’ont répandu dans la région que massacres, tueries, expulsions de populations et destructions... », a également ressassé Nasrallah.

Mais l’homme s’est trahi en réitérant son appartenance au concept de Wilayat el-Faguih et en affirmant entretenir des liens étroits avec la direction iranienne. En faisant l’éloge de Wali el-Faguih, Nasrallah a indirectement dévoilé son rêve,déjà prononcé dans les années 1980, celui justement d’appliquer le concept de Wali el-Faguih au Liban. Mais Nasrallah n’est pas à une contradiction prêt.

Voici l’essentiel du discours de Nasrallah, en arabe

Première partie (7 minutes)

Deuxième partie (7 minutes)

Ahmadinedjad invite la Turquie à intégrer son front anti-israélien

Très applaudi, Ahmadinedjad a pris la parole pour réitérer « le soutien iranien au Liban en général et à la Résistance libanaise et palestinienne en particulier ». Il a estimé que « l’entité sioniste vacille et son projet est dans l’impasse. Aucune puissance dans le monde ne peut désormais empêcher Israël de sombrer. D’où la tentation israélienne de commettre de nouvelles aventures qui précipiteront sa disparition ». Ahmadinedjad a accusé « l’Occident d’avoir fourni à l’Etat hébreu des armes nucléaires pour soumettre la région, et pour la même raison, l’Occident veut empêcher l’Iran et les autres pays d’accéder à cette technologie ». Ahmadinedjad est revenu sur les attentats du 11 septembre 2001, en proposant « la création d’une commission d’enquête indépendante afin de faire la lumière sur ces attaques » qu’il attribue aux services américains et israéliens afin de justifier leurs guerres contre l’islam et les musulmans.

En outre, le président iranien a souhaité « former un front de résistance comprenant la Palestine, le Liban, la Turquie et l’Iran pour que la Nation islamique retrouve sa dignité ». Il a conclu en annonçant « le retour imminent de l’imam Al-Mahdi, le descendant du Prophète et son successeur, pour faire régner la justice dans le monde... ».

Chawki Freïha

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 16:19

 

Les sources de la politique iranienne 
13/10/2010 

 

Extraits d'une analyse d'Harold Rhode

http://www.jcpa-lecape.org/ViewNews.aspx?ArticleId=363

Cette analyse identifie les motifs exposés par le gouvernement iranien et le peuple iranien depuis l’antiquité. Elle identifie surtout les éléments essentiels de la culture iranienne qui ont été systématiquement ignorés par les hommes politiques depuis des décennies. Il s’agit d’une compréhension précise de ces signaux culturels qui devraient guider les objectifs de la politique à l’égard du gouvernement iranien. 

*Les Iraniens comptent sur leur dirigeant  pour démontrer détermination et force et font tout pour rester au pouvoir. Le concept occidental d’exiger qu’un dirigeant adopte un code moral et éthique ne résonne pas chez les Iraniens. En tentant de persuader les Iraniens que leur dirigeant est cruel ne pourra convaincre le public de changer de leader. Au contraire, cela renforce l’idée que leur dirigeant est fort et puissant. 

*Un compromis, tel qu'on le conçoit en Occident est considéré comme soumission et faiblesse. Pour les Iraniens, celui qui force d'autres à un compromis augmente son honneur et son statut. Les Iraniens ne considèrent pas la faiblesse comme une raison d’engager un adversaire dans un compromis, mais plutôt comme une opportunité pour le détruire. C’est pour cette raison que la bonne volonté, les mesures de confiance doivent être évitées à tout prix. 

*Les Iraniens se gardent de dévoiler leur pensée. Ils racontent à ceux munis de pouvoir ce que leurs dirigeants veulent entendre. C’est le concept du "ketman" ou de la dissimulation. Les Iraniens ne considèrent pas le "ketman" ou la taqiyah en arabe comme terme mensonger. Ils ont développé ce concept comme un vrai art de conduite et l'ont perçu comme une forme positive d’autoprotection. 

*Les Iraniens ont appris à se débrouiller dans des situations difficiles en étant chaleureux, aimables et polis. Les occidentaux, en particulier les Américains, accordent une grande valeur à la franchise, la droiture et l’honnêteté, et ils sont souvent embobinés par les Iraniens. 

*Les négociations sont de bonnes occasions pour pouvoir démontrer maitrise et puissance. En politique, les Iraniens négocient seulement après la victoire sur leurs ennemis. En signalant une envie de parler avant d’être victorieux est, aux yeux des Iraniens, un signe de faiblesse ou manque de volonté de gagner. 

*Lorsque l’Occident s’impose comme force puissante et dévoile sa solution, les Iraniens ne souhaitent pas perdre la manche. Si une action militaire est finalement nécessaire, le ciblage des symboles nationaux et les bastions des dirigeants peuvent être suffisants pour démontrer que l’équilibre du pouvoir en Iran peut rapidement basculer. En appliquant ce principe, l’Occident n’a pas besoin de bombarder les installations nucléaires iraniennes ou de lancer une invasion à grande échelle pour faire tomber les dirigeants iraniens et arrêter le programme nucléaire. 

*Les Iraniens observent  qu'autour d’eux dans leur propre voisinage, la Russie, Israël, le Pakistan, l’Inde, et la Chine possèdent tous l'arme nucléaire. Dans ces conditions comment ne pas le considérer comme un affront au patriotisme iranien. Dans ce contexte, nous devrons donc indiquer clairement que nous ne sommes pas opposés que l’Iran acquiert des armes nucléaires. Nous sommes seulement opposés au gouvernement actuel ayant un arsenal nucléaire parce qu’il est l’Etat parrain du terrorisme dans le monde et a fait tout son possible pour miner ses voisins et supprimer l’influence américaine dans la région. Si le gouvernement actuel acquiert des armes nucléaires, il pourrait aussi bien les utiliser. 

Les Iraniens doivent être convaincus, par des termes clairs que l’Amérique est préparée à s’imposer comme grande puissance à aider la population iranienne à se libérer de la tyrannie sous laquelle ils vivent. 

Le régime iranien se trouve actuellement sur le seuil de développer des armes nucléaires, un scénario qui met en danger tout le Moyen-Orient, les Etats-Unis, et les Iraniens eux-mêmes. Pourtant cette situation n’est en aucun cas un nouveau développement. 

Depuis le début de la Révolution islamique en 1979, le gouvernement iranien a utilisé plusieurs moyens en sa disposition pour terroriser le monde. Les gouvernements en occident ont essayé plusieurs approches pour négocier avec le régime iranien y compris l’apaisement, les négociations et les sanctions. Pourtant le gouvernement iranien n’a pas été dissuadé par la mise en œuvre des tactiques de terreur, et n’a pas été convaincu de mettre fin à son programme nucléaire illégal. 

Au contraire, durant ces 31 dernières années le gouvernement iranien a été en outre encouragé par l’incapacité de l’occident de dissuader l’ordre du jour de la Révolution islamique. Le régime, dirigé actuellement  par le dirigeant suprême Ayatollah Sayed Ali Khamenei, le Président Mahmoud Ahmadinejad, et le corps de la Garde Révolutionnaire, continue à élargir son axe global et sa course alarmante vers la capacité d'employer des armes nucléaires. 

Le temps presse pour la communauté internationale pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires. Elles seront sans doute utilisées comme moyen de pression sur les voisins de la région ainsi contre l'Occident, sans imaginer qu'elles pourront aussi être explosées. 

Si la communauté internationale veut réussir à faire avorter l’ordre du jour nucléaire, une réévaluation politique rapide est nécessaire et des stratégies alternatives doivent être mises en œuvre. 

Cette analyse ne suggère pas des cours d’action précis pour traiter avec la menace nucléaire mais elle identifie surtout les motifs exposés par le gouvernement des ayatollahs et le peuple iranien depuis bien avant le début de la Révolution islamique. Elle identifie les éléments critiques de la culture iranienne qui ont été systématiquement ignorés par les hommes politiques depuis des décennies. Il s’agit d’une compréhension précise de ces indices culturels qui devraient guider les objectifs politiques envers le gouvernement iranien. 

Bon nombre des éléments culturels trouvés au sein de l’Iran, ne s’alignent pas parfaitement avec les valeurs incorporées dans la diplomatie occidentale. Pourtant si notre compréhension de la culture iranienne ne s’améliore pas, et si les valeurs et indices iraniens ne sont pas internalisés, nous risquons de nous retrouver devant un gouvernement iranien opérant sous un parapluie nucléaire actif. 

L’importance d’avoir des liens partout dans le monde. 

Un jeune iranien a étudié l’ingénierie dans une université américaine. Il a un frère qui a étudié pour devenir un mollah de Qom, un autre frère travaillant avec son oncle dans un bazar à Téhéran, un autre militant dans le parti communiste et un dernier très actif dans le groupe d’opposition à Los Angeles. Lorsque on lui posa la question: " comment est-il possible que les frères et les membres de sa famille semblent être dans presque tous les camps, l’étudiant a répondu avec le sourire et en toute franchise: "Vous ne pouvez comprendre". Comme toute bonne famille iranienne, nous nous soucions de notre propre sécurité. En ayant un frère dans chaque camp notre famille sera protégée. » 

L'art de négocier

Les négociations ne sont que des moyens  pour démontrer la puissance et pour faire échouer les adversaires. Les contrats signés ne sont que des morceaux de papier pour faire avancer leurs intérêts. Leurs signatures ne sont pas garanties pour exécuter les termes du contrat. 

Lorsque vous traitez avec les Iraniens, il est important de comprendre que venir à la table des négociations avec des exigences préalables peut escalader à la violence et inviter l’Iran à exiger plus de concessions de l'adversaire. 

Patience : un élément essentiel dans la vie iranienne

Les Iraniens sont connus pour la production de beaux tapis. La fabrication des tapis est un art et chaque tapis peut prendre des mois voire même des années pour être achevé. La patience est donc un composant dans la fabrication. Le calendrier n'existe pas. Le tapis est simplement achevé lorsqu' il sera fini. 

En revanche, la culture occidentale appelle à fournir des résultats instantanés. De l’avis iranien, celui qui peut faire attendre un adversaire gagne en général. 

Le jeu d’échecs: fenêtre dans l’esprit iranien 

Plusieurs siècles auparavant, les Iraniens ont inventé le jeu d’échecs. C’est un jeu habile où les joueurs calculent au moins deux ou trois pas en avant, et même calculent les pas qui seraient éventuellement faits par leurs adversaires. 

Les Iraniens ont adopté le jeu des échecs comme sport national. Dans un conflit, ils pensent à un pas en avant, et considèrent prudemment les pas que leurs adversaires vont faire en revanche. 

Les Iraniens sont donc d’excellents planificateurs et possèdent un sens aigu pour compartimenter la pensée. Dans un conflit, ils pensent plusieurs pas en avant, et considèrent prudemment les pas que leurs adversaires feront en réponse. Les Iraniens sont de grands planificateurs de jeu et font de leur mieux pour laisser le moins possible la chance de gagner. 

Un coup d’échecs peut protéger le flanc iranien : les gouvernements iraniens tentent de restituer des biens à un ancien fonctionnaire iranien qui est bien lié à des fonctionnaires importants du gouvernement américain.  

Beaucoup d’anciens hauts-fonctionnaires sous le Shah se sont enfuis en Occident en 1979. Les biens de ces fonctionnaires ont été nationalisés par le régime islamique révolutionnaire. Ces fonctionnaires se sont tenus écartés des feux de la rampe, et sont restés loin de la politique iranienne en Iran ou à l’étranger jusqu’au milieu des années 2000. 

Au milieu des années 2000, l’un de ces anciens fonctionnaires a raconté l’histoire suivante : "J'ai rencontré des personnes bien reliées  aussi bien en Amérique qu'au sein des gouvernements européens. Au moment où Téhéran a appris l'existence de ces réunions ; les fonctionnaires du gouvernement actuel iranien m'ont envoyé des documents par le biais de connaissances mutuelles, qui ont démontré que les propriétés de  ma famille n’ont jamais été nationalisées, et que mes biens à l’étranger m'appartiennent toujours. En outre, le gouvernement iranien m'a précisé qu’il était encore prêt à acheter la propriété et me transférer l’argent en dollars." 

Pourquoi les hauts-fonctionnaires du gouvernement iranien le feraient-ils ? Ils veulent simplement s'assurer que si les choses tourneraient mal en Iran, ils auront toujours de bons contacts hors du pays. Comme le sait chaque iranien, il est important d’avoir des alliés et des bons contacts avec les différents camps. 

Plusieurs Iraniens exilés réalisent que s’ils parlaient contre le régime actuel, ils pourraient perdre l’occasion de récupérer leurs biens.   

D’un seul coup d’échecs, le gouvernement iranien a réussi à neutraliser ses ennemis potentiels et installer une situation qui peut les protéger d’une vengeance possible, si leur gouvernement devait tomber. 

La question nucléaire

Le gouvernement iranien affirme que la puissance nucléaire est nécessaire pour la consommation de son énergie domestique. Cette revendication est curieuse parce que l’Iran possède la deuxième place des réserves d’énergie dans le Golfe persique riche en pétrole, et parce que le pays exporte l’électricité aussi bien en Irak qu’en Afghanistan. Ainsi, si l’Iran avait besoin d’énergie, il pourrait utiliser ses exportations de ses propres besoins internes. 

Pour le gouvernement iranien, la question nucléaire joue un double rôle.

Lorsque l’Iran acquiert les bombes nucléaires, cela lui permettrait de gagner l’indépendance politique dont il a besoin pour dominer le Moyen-Orient et promouvoir le shiisme à travers le monde musulman. 

Rappelons au peuple iranien que si leur gouvernement actuel avait des armes nucléaires et les utilisait, le monde extérieur aurait à lancé des représailles, ce qui pourrait entraîner la mort d’innombrables Iraniens. 

La popularité d’Ahmadinejad parmi les masses (non iraniennes) à travers le monde musulman s'est intensifiée. Le président iranien a nié l’holocauste, a appelé à la liquidation d’Israël, et a intensifié la poursuite de la recherche de l’énergie nucléaire, en violation flagrante avec les résolutions des Nations-Unies. 

La réaction passive de la Communauté internationale aux diatribes  d’Ahmadinejad, ses actions devant les masses musulmanes, en particulier sunnites  ont démontré que leurs propres dirigeants sont des traîtres parce qu’ils ne pouvaient ou ne voulaient pas résister à l’Occident et l’aider à rétablir l’honneur de l’Islam. 

De toute évidence et dans de nombreux aspects, l’ancienne culture iranienne est très différente de celle de l’Occident. Il n’est donc pas surprenant que nous sommes souvent perplexes face à la manière dont les Iraniens agissent. Leur conduite mal interprétée par les pays occidentaux  a permis à l’Iran de déjouer continuellement la communauté internationale. 

Les Iraniens peuvent être qualifiés de bons joueurs d’échecs, mais l’Occident a fourni plus de joueurs mondialement reconnu que l’Iran. Avec un peu d’ingéniosité et de créativité, l’Occident et en premier chef les Etats-Unis devraient être en mesure de se montrer plus malins que les Iraniens dans leur propre jeu. 

En utilisant certaines idées mentionnées dans cette analyse, les dirigeants occidentaux pourraient envisager des réunions publiques avec des dirigeants de l’opposition et libérer leur patrie de la tyrannie, et affaiblir le contrôle du régime actuel. Dans ce contexte il est possible de comprendre et d’utiliser la culture iranienne afin d’atteindre des objectifs politiques. Ils seront bénéfiques à l’Occident, au peuple iranien, et pour le monde entier.



Source : Le CAPE de Jerusalem 
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 17:45
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 14:30

 

 

Editorial de Khaled Asmar - Beyrouth

Le terrorisme passe à la vitesse supérieure au Yémen et en Afghanistan, en attendant le grand bras de fer au Liban

L’Occident redoute des actes terroristes commandités par l’axe syro-iranien pour l’intimider

lundi 11 octobre 2010 - 20h52, par Khaled Asmar - Beyrouth

 

http://mediarabe.info/spip.php?article1863


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Un communiqué vient d’être diffusé, ce lundi soir, sur plusieurs sites de la mouvance islamiste, annonçant la création de "Jaïch Aden-Abyan", un ancien mouvement terroriste qui avait déjà été éradiqué il y a plusieurs années.

« Jaïch Aden-Abyan », ou l’armée d’Aden-Abyan, se revendique comme une armée islamique liée à Al-Qaïda. La relance de cette armée, jadis éradiquée et plusieurs de ses dirigeants arrêtés, répond sans doute au calendrier d’Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique, qui s’est alliée aux indépendantistes du Sud du Yémen et avec la rébellion Al-Houthi au Nord, avec un soutien et un financement de l’Iran. Et ce, pour submerger le régime de Sanaa et créer un foyer d’instabilité destiné à harceler l’Arabie Saoudite et l’ensemble des monarchies du Golfe. La médiation de la Syrie, qui avait œuvré un certain temps, en début d’année, pour calmer ce front, touche à sa fin. En effet, après avoir obtenu de l’Arabie ce qu’elle lui réclamait, notamment au niveau économique (investissements saoudiens en Syrie) et politique (le blocage du Tribunal international pour le Liban, et les excuses de Saad Hariri), Damas a tourné le dos à Riyad. Bachar Al-Assad a fini par privilégier l’option iranienne en Irak, contrairement à son accord avec le roi Abdallah d’Arabie ; il a reçu le président iranien à Damas, avant de se rendre à Téhéran ; et a publié des mandats d’arrêt à l’encontre de 33 personnalités libanaises et étrangères accusées d’avoir faussé l’enquête internationale sur l’assassinat de Hariri ; Mahmoud Ahmadinedjad est également attendu au Liban pour achever la mainmise syro-iranienne sur le pays du Cèdre, via le Hezbollah.

De l’autre côté, l’Arabie renforce son alliance avec l’Egypte et risque de radicaliser ses positions. Riyad reprend la défense du Tribunal international et selon des sources saoudiennes, l’ancien ambassadeur à Washington, le prince Bandar Bin Sultan, président du Conseil national de sécurité (saoudien) doit reprendre ses fonctions après une période de convalescence. Or, l’absence de Bandar, considéré comme le plus radical des « faucons », était davantage liée à la volonté du roi Abdallah de normaliser avec la Syrie. Après l’échec de cette tentative, Bandar s’apprête à réoccuper le devant de la scène et son retour coïncidera avec la victoire annoncée des Républicains au Congrès américain, lors des élections de mi-mandat du 2 novembre.

Les deux camps, syro-iranien d’un côté, et saoudo-égyptien de l’autre, aiguisent leurs armes et s’apprêtent à un nouveau bras de fer généralisé. Si le théâtre traditionnel de cette guerre est le Liban, le Yémen sert davantage de diversion. D’où la reprise du terrorisme à grande échelle dans le Sud du pays. D’ailleurs, ce soir, peu après la diffusion du communiqué relatif à Jaïch Aden-Abyan, deux bombes ont explosé dans l’enceinte du Club Al-Wahda à Aden. Cinq personnes ont été blessées, dont trois policiers. Ces dernières heures, un officier supérieur a été abattu à Lahj, dans le Sud. Son nom figurait ses une liste de 55 militaires et gradés à abattre, établie par les islamistes.

La désintégration du Yémen menace de s’accélérer, Al-Qaïda et ses commanditaires iraniens ayant décidé de passer à la vitesse supérieure. Le même procédé semble appliqué en Afghanistan, où une jonction entre les Taliban afghan et leurs cousins pakistanais a permis aux islamistes de conquérir une base militaire américaine « avec armes et bagages », dans l’est du pays, non loin de la frontière avec le Pakistan.

L’Iran et la Syrie semblent ainsi avoir décidé de mettre à exécution leurs menaces. Ils cherchent à mettre la région à feu et à sang pour retarder l’acte d’accusation du Tribunal international à défaut d’obtenir sa dissolution. Car, selon des sources diplomatiques arabes, la Syrie n’a pas réussi à négocier son innocence. Le procureur du Tribunal, Daniel Bellemare, devrait ainsi incriminer la Syrie (force d’occupation du Liban pendant les faits) et le Hezbollah (pour sa participation du moins logistique)...

C’est en raison de toutes ces complexités que les Occidentaux sont convaincus qu’une guerre est désormais inévitable. Si l’étincelle sera libanaise, le feu gagnera l’ensemble de la région, voire même au-delà. Plusieurs pays européens craignent en effet des actes terroristes commandités par Damas et Téhéran à leurs alliés pour intimider l’Occident et le contraindre à négocier. Parmi les groupes particulièrement surveillés, et qui sont susceptibles de sous-traiter pour le compte de la Syrie et de l’Iran figurent Al-Qaïda, mais également le Hezbollah et certains groupuscules d’extrême gauche. La nouveauté est que des groupes qui attirent moins les soupçons sont également sous surveillance, comme les partisans du général Michel Aoun.

Khaled Asmar

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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