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Deus est une série de science-fiction israélienne qui a pour cadre le monde des hackers. La première diffusion a eu lieu fin 2008 sur Aroutz Hayeladim, une chaîne pour les jeunes. La série  aborde le monde digital sous tous ses aspects, vertueux ou vénéneux. Son succès est foudroyant.  En signe de reconnaissance, elle a obtenu deux années de suite en 2009 et 2010, la plus haute récompense de la télévision israélienne dans la catégorie jeunesse.
 

Deus est, dans la série éponyme, le nom d’un logiciel omniscient révolutionnaire capable de prendre le contrôle du monde. L’histoire comporte une allusion au golem  de Prague. Une légende juive du 16ème siècle où un  androïde avant l’heure échappe au contrôle  de son créateur. Pourquoi raconter tout cela maintenant ? Quel intérêt ?

Supposons que l’on s’intéresse à l’origine du nom Stuxnet. Il n’existe antérieurement aucune trace de ce nom  nulle part. Encore moins dans la Bible. Tapons maintenant  la première syllabe du mot STUXNET sur un clavier hébraïque. Par concordance, l’écran affiche 4 lettres (daleth, aleph, vaw, samekh’)   qui forment le mot DEUS, dont chacun connaît le sens très fort en latin.  Donc STUX=DEUS. DEUS-net.

La théorie est évidemment  fantaisiste mais pas plus irrationnelle que les histoires à dormir debout de la reine Esther ou des rameaux de myrte de la fête de Souccoth. Ce petit buzz sur Deus vient d’être lancé par quelques hackers israéliens en réaction aux théories fumeuses attribuant la paternité de Stuxnet à l’armée israélienne.

De plus en plus d’experts en Israël sont en effet atterrés par les divagations médiatiques de ces derniers jours.  Pour eux, le virus fou qui balaye actuellement la planète ne porte pas explicitement la griffe de Tsahal. Ni dans dans l’écriture du code, pas très soignée (les unités d’élite font mieux)  ni dans le galop éperdu du petit cheval de Troie. 

Certes, disent-ils, l’armée israélienne dispose d’une force de frappe cybernétique redoutable. Mais en l’occurrence, Stuxnet ressemble  davantage à une version aggravée des précédentes attaques Aurora ou Conficker qui visaient  le cœur du fleuron industriel occidental. Les organisations  dont le mobile est de semer le chaos ne manquent pas, fait-on remarquer, sans parler de certains enjeux relevant de la pure guerre industrielle. Et si l’Iran semble visé, le complexe militaro-industriel iranien, à supposer que des destructions soient avérées, est loin d’être le seul touchéL’inquiétude  mondiale face à l’infection Stuxnet suffit à remettre les choses en perspectives. Et raison garder.

En tout état de cause, des révélations imminentes dans la presse israélienne remettront  les pendules à l’heure. Avec une surprise de taille. A suivre.

 

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

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