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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 08:56

 

 

 

Dans la course aux technologies militaires, le Goliath iranien s’essouffle. Avec ses faux airs de V-1, le premier drone de combat de Téhéran fait un flop et ne convainc pas les experts.



 

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Samedi 22 août à l’université de technologies duales Malek Ashtar, l’Iran a officiellement dévoilé  le prototype de son dernier drone de combat en présence d’une assistance médusée et conquise. Moins que les expert internationaux,  assez perplexes  face à cet aéronef de 4 mètres de long  aux  faux airs de V-1 (Les sinistresVergeltungswaffe lancés par milliers à partir de juin 44, en représailles sur la Grande Bretagne et sa périphérie). Un missile de croisière avec une caméra, rien de plus, résument certains de manière abrupte.

La capacité de destruction du Karrar  premier bombardier sans pilote développé par l’Iran  ne doit cependant pas être minimisée.  Armé de 4 « missiles de croisière » et de bombes puissantes,  le Karrar (Striker) lancé à 900 km/h  n’a rien d’un coucou inoffensif. Toutefois, à l’aune de la concurrence internationale, les regards inévitablement se tournent vers Israël, maître es drones,  « combat proven », ayant déjà subi avec succès le baptême du feu (Tout le monde a par exemple en mémoire l’opération menée au Soudan au printemps 2009 à 1200 km des bases israéliennes). En comparaison de ses pairs israéliens,  le proto mis au point par la société d’élite Farnas Aerospace est donc, malgré les remarquables efforts déployés, un peu faible et les performances annoncées décevantes. Voire fantasques pour les plus fins analystes auxquels il n’échappe pas que la définition iranienne des missiles de croisière est assez élastique.

Sans parler de l’électronique embarquée dont il n’est dit mot et pour cause. La barre est en effet placée très haut par les américains dans cette discipline reine qui constitue l’un de leur pré-carré. Aucune nation même aussi avancée que l’Iran, ne peut en effet songer à défier sur le terrain de la guerre électronique l’US Air Force et consorts dont les avancées fulgurantes en la matière sidèrent même les observateurs avertis (à noter que les célébrissimes programmes Safari et Suter sont déjà très anciens).

Avec un rayon d’action de 900 kms seulement, ce qui est un peu juste pour atteindre Israël (Tel-Aviv est à 1500 km de Téhéran) “l’ambassadeur de la mort”, que certaines plumes sarcastiques et persiffleuses, ont déjà rebaptisé « l’ambassadeur de l’ennui »,  semble donc viser d’autres cibles et s’appliquer plus particulièrement à la guerre navale à domicile, dans le Golfe Persique.

L’opportunité de rappeler que la doctrine militaire iranienne repose sur le concept de conflit asymétrique dont le but consiste à infliger des dommages maximum à l’adversaire. A commencer, en cas de coup dur, par la neutralisation du Detroit d’Ormuz placé  sous contrôle exclusif des Gardiens de la Révolution. Pas besoin d’aller chercher midi à quatorze heures donc quand il est dit que l’Iran déploiera ses représailles sur l’ensemble du globe. Il lui suffira de tendre le bras sur Ormuz.  On se souviendra alors des UCAVs (drones de combats).

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 19:55

 

 

Sauvons Sakineh du couloir de la mort !

 

 

 

    Tabriz, la capitale de la province iranienne de l’Azerbaïdjan oriental située au nord-ouest de l’Iran entre la mer Caspienne et la mer Noire, îlot perdu au sud des montages du Caucase et de l’Arménie, offre un visage paradisiaque en ce mois d’août 2010. A l’image de ce que fut l’exceptionnelle histoire du peuple perse, rien ne semble pouvoir venir troubler l’apparente quiétude de cette ville si riche de son passé. Certes sa période de gloire est loin, très loin mais sa mémoire se souvient encore des splendeurs de son apogée sous les règnes d’Aqa Khan et de Ghazan Khan, de ce temps qui semble aujourd’hui englouti à jamais où des artistes et des philosophes du monde entier lui rendaient hommage.

 

Quelques siècles plus tard, Jean Chardin dont les Voyages seront salués par les Philosophes des Lumières, dira de Tabriz :

 

« Il n’y a point d’endroit en Perse où l’on puisse mieux vivre, ni plus délicieusement, ni à meilleur marché qu’à Tabriz. La place centrale dépasse en grandeur celle d’Ispahan : on y a placé plusieurs fois trente mille hommes en rangs de bataille. Et il s’y donne chaque soir des courses de taureaux et de prodigieuses démonstrations de loups qui dansent ! C’est ici, parmi la foule serrée des spectateurs qu’on peut voir les plus beaux turbans d’Asie. »

 

Que reste-t-il de la splendeur passée de Tabriz ? La pluie, le gel et le temps ont laissé les stigmates dévastatrices de leurs empreintes sur les parois de la mosquée bleue surnommée jadis "La Turquoise de l’Islam". Le commerce de tapis qui furent d’une rare beauté n’a pas retrouvé sa vigueur d’antan. Et si les tremblements de terre ne ravagent plus  la ville, c’est néanmoins un tremblement de terre d’un autre genre qui secoue Tabriz. Il revêt la forme d’un monstre crée de toutes pièces par des "hommes" et a pour localisation la prison de Tabriz où se jouent depuis trop longtemps, à l’image de ce qui se passe dans le reste de  l’Iran, les actes d’une pièce dont les mots ne suffisent plus à décrire l’horreur. Les Iraniens qui y sont enfermés y vivent l’Innommable. L’Innommable absolu comme nous le rappelle l’histoire de Sakineh Mohammadi Ashtiani.

 

Le calvaire de Sakineh Mohammadi Ashtiani commence en 2006. Convaincue deux fois d’adultère, elle se voit infligée une peine de flagellation de 99 coups de fouets sous les yeux de son fils. Accusée ensuite  d’avoir été complice du meurtre de son mari et ce bien que l’on connaisse à l’heure actuelle le véritable auteur de ce meurtre qui reste au demeurant exempté de la peine capitale,  Sakineh est alors condamnée à la mort par lapidation. Sous la pression internationale, elle voit  sa condamnation à la mort par lapidation commuée en peine de pendaison. La peine de pendaison sera finalement également ajournée devant la forte mobilisation internationale.

 

Il faut néanmoins être né en Occident pour avoir la naïveté d’imaginer si hâtivement que les ayatollahs de Téhéran allaient paisiblement se laisser impressionner ou abdiquer sous l’effet de la pression internationale ! C’était oublier que la République islamique d’Iran sait mieux que quiconque mobiliser dans les tréfonds de son idéologie obscurantiste les moyens les plus sordides qui soient quand il s’agit de mettre publiquement à mort une femme pour apporter la preuve de la démonstration de sa "toute puissance" à cet Occident qu’il honnit        par-dessus tout. Le régime incarné par Mahmoud Ahmadinedjad qui proclame volontiers ces derniers jours qu’il "n’a peur de personne", a alors imaginé une mise en scène qui n’est pas sans rappeler ce que d’autres régimes ont déjà pratiqué en des temps pas si lointains : filmer les aveux publics de "la coupable" de façon à humilier sur la scène internationale tant cette femme que ce qui demeure l’ennemi numéro 1 à abattre aux yeux des mollahs de Téhéran "les médias occidentaux"qui avaient, crime de lèse-majesté suprême pour les autorités iraniennes, osé dénoncer tant les procédés staliniens d’un tribunal que les pratiques criminelles de ce régime nazi.

 

N’en déplaise toutefois aux ayatollahs de Téhéran, la mobilisation internationale en faveur de Sakineh Mohammadi Ashtiani est destinée à s’amplifier et à se renforcer. Elle n’aura de cesse de répéter inlassablement et de faire savoir à l’envie à qui voudra l’entendre que :

 

1.     La République islamique d’Iran viole les dispositions et en particulier l’article 7 du Pacte international relatif aux Droits civils et politiques qu’il a pourtant signé et de surcroît ratifié : "Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. En particulier, il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique."

 

Dans le cas de Sakineh, son avocat Houtan Kian a déclaré qu’elle avait été torturée afin de la contraindre à avouer qu’elle aurait été impliquée dans le meurtre de son époux lors de l’enregistrement réalisé à la prison de Tabriz et diffusé à la télévision iranienne le 11 août 2010 : "Elle a été frappée violemment et torturée jusqu’à ce qu’elle accepte d’apparaître face à la caméra."

Evidemment, personne n’apprend ici que l’Iran ne respecte aucun des droits les plus élémentaires de tout être humain. Pour autant, ne laissons pas croire que l’Iran ne serait lié par aucun engagement international et pourrait impunément se décharger de toute responsabilité dans les violations permanentes que son régime porte aux Droits de l’Homme. Sur ce point, la France a un rôle à jouer et doit faire valoir l’universalité de ses valeurs.

 

2.     Personne n’est dupe du véritable motif qui a conduit le régime iranien à condamner à la mort par lapidation Sakineh : elle est menacée de mort par lapidation uniquement parce qu’elle est née femme mais en aucun cas sur la base de faits objectifs et fondés. Et quand bien même sa condamnation aurait fait suite à un procès équitable, rien ne justifierait pour autant qu’elle fût lapidée, brûlée, pendue ou exposée à toute autre torture. Rien, absolument rien ne le justifierait. La peine de mort n’a en effet aucune raison d’être dans aucun régime, fut-il une dictature. C’est un point de vue partagé par nombre de laïcs en France et en Europe mais aussi, on l’oublie un peu trop souvent, régulièrement réaffirmé par l’Eglise catholique romaine. C’est d’ailleurs là aussi la preuve s’il en est que certaines valeurs peuvent être parfaitement communes aux laïcs et aux croyants.

 

3.     Personne n’ignore les conditions de détention effroyables des détenus en Iran. A titre d’exemple, voici ce que dévoile le Bulletin mensuel d’informations sur l’Iran de l’Association des femmes iraniennes en France du mois de janvier 2010 :

 

"Selon des rapports émanant de la prison de Gohardacht, il y a des  mises à mort périodiques dans cette prison pour femmes de la ville de Karaj. Selon le Comité de soutien aux droits de l’Homme en Iran (CSDHI), ceux qui ordonnent et exécutent ces meurtres, enregistrent leur mort comme "suicide" ou "n’ayant pas eu l’accès aux médicaments" dans leurs actes de décès. ....

Les victimes âgées entre 22 et 30 ans ont toutes été arrêtées pour s’être voilées incorrectement ou avoir consommé de la drogue. Elles ont été enfermées en cellules d’isolement pour plus d’un mois dans des conditions pénibles. Les interrogateurs les ont forcées à avouer des actes qu’elles n’ont pas commis. Après cela, ils ont fait de nouveaux dossiers contre ces femmes, ont envoyé ces cas au tribunal et les ont condamnées à de lourdes peines ….

Constamment violées et abusées, elles ont subi des séquelles irrémédiables. Quand elles ont tenté de monter de la résistance ou protesté, elles ont été transférées au hall 21 dans la section 7 qui présente des conditions encore plus difficiles. Ils ont aussi changé leurs médicaments pour des psychotropes provoquant une dépendance au lieu des sédatifs normalement prescrits. Ces prétendus psychiatres ont progressivement augmenté les doses de ces médicaments jusqu’à ce que leurs victimes soient complètement dépendantes.

Il y a des cartels de la drogue dans les diverses sections des prisons féminines qui ont comme habitude d’utiliser des prisonniers discordants pour distribuer des drogues. Ils tuent leurs victimes après un certain temps pour effacer toute trace. »

 

       En dehors du fait qu’on se demande encore ce que le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies attend pour cesser de se cantonner aux stériles résolutions dont les sanctions prononcées en juin dernier ont été aussi vite bafouées par le régime iranien qu’elles avaient été avalisées par l’O.N.U, il faut désormais se dire que ce régime est de toute façon en fin de course. L’heure de son agonie sonnera tôt ou tard. Et peut-être plus tôt qu’on ne l’imagine. Avec ou sans l’O.N.U car si on attend la bonne volonté de l’O.N.U pour y mettre un terme, autant vous dire qu’Israël aura mille fois le temps d’être "rayée de la carte" et que le peuple perse aura quant à lui dix mille fois le temps de rêver à l’hypothétique fin de son calvaire !

 

                  Dans ce contexte, chaque iranien(ne) expatrié(ée), chaque iranien(ne) victime de sévices insoutenables et/ou témoin des crimes perpétrés par l’idéologie fasciste des ayatollahs au pouvoir en Iran doit garder gravé en lui l’espoir d’un  avenir qui ne pourra de toute façon être que meilleur. Mais pour nourrir cet espoir et accompagner le peuple iranien dans sa quête de liberté qui le conduira à se libérer des chaînes qui sont actuellement les siennes, les citoyens du monde, iraniens ou pas, doivent  impérativement se mobiliser en masse pour sauver Sakineh Mohammadi Ashtiani du couloir de la mort. Au nom de Sakineh et de toutes les femmes qu’elle représente. Au nom du peuple perse. Au nom des Droits de l’Homme.

 

Bonapartine.

 

 © 2010 lessakele 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 16:07

 

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche   spéciale n° 3174

 

http://www2.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=SD317410

 

Un quotidien saoudien : l´option militaire pourrait être la meilleure solution face à l´Iran
 

Un éditorial du quotidien saoudien Al-Madina, paru suite à l´annonce, en Iran et en Russie, du lancement de la centrale nucléaire de Buchehr, opte pour la ligne dure vis-à-vis du programme nucléaire iranien, affirmant que l´option militaire pourrait être la meilleure solution. L´article révèle la tension et l´inquiétude croissantes des Etats du Golfe face au programme nucléaire iranien, évoquant notamment la proximité de la centrale de Buchehr de leurs capitales. Extraits : (1)

 

"L´annonce de Téhéran [du 13 août 2010], confirmée par la Russie, selon laquelle une centrale nucléaire iranienne sera inaugurée ce mois-ci à Buchehr, sur la côte du Golfe arabe, qu´elle sera équipée de combustible et fonctionnera comme une installation nucléaire, indique que la région entre désormais dans une nouvelle phase.

 

En prenant ces mesures, Téhéran ignore tous les conseils, mises en garde et demandes d´interruption de son programme nucléaire, ou au moins de sa poursuite dans le cadre d´inspections en bonne et due forme et au grand jour - inspections visant à garantir qu´il est dépourvu d´objectif militaire. Si Téhéran s´entête à agir sans l´assentiment de la communauté internationale, elle suscitera la gêne et la suspicion de tous ceux qui ont défendu son droit à l´énergie nucléaire à des fins pacifiques.

 

Plus important : en agissant de la sorte, Téhéran passe à la vitesse supérieure dans le conflit qui l´oppose à la communauté internationale, et certains vont pouvoir se dire que l´option militaire est la meilleure solution. [Repousser l´option militaire] pourrait éliminer la possibilité d´y recourir – si Téhéran réussit à produire une bombe nucléaire par elle-même.

 

Le plus inquiétant est le fait que la centrale de Buchehr est plus proche de plusieurs capitales du Golfe que de la capitale iranienne elle-même, et qu´elle se trouve à proximité des voies d´acheminement du pétrole qui traversent le golfe Arabique – représentant un grand danger pour les pays voisins, aussi bien dans l´éventualité d´une attaque que d´une fuite radioactive. En outre, [la centrale de Buchehr] pourrait devenir le lieu de développement d´armes nucléaires susceptibles d´être utilisées pour imposer la volonté de Téhéran ou exercer des pressions sur la région. Ce sont des soupçons que l´Iran n´a pas réussi à écarter à ce jour.

 

Si Téhéran s´intéresse au succès de son programme nucléaire à des fins pacifiques, et souhaite accomplir des progrès afin s´assurer la prospérité de son peuple, elle doit maximaliser sa coopération avec l´AIEA. L´AIEA, de son côté, doit faire preuve d´un peu de souplesse vis-à-vis de Téhéran, puisque… équiper sa centrale de combustible nucléaire est le point de non-retour. Quand cela arrivera, la centrale de Buchehr deviendra une installation d´énergie nucléaire.

 

Toutes les parties doivent faire preuve de bon sens face à la nouvelle situation, et s´assurer que l´inauguration de Buchehr n´est pas le début de perturbations et de  secousses régionales."

 

(1) Al-Madina (Arabie saoudite), 15 août 2010

 

 

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 13:50

 

 

 

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Des cellules terroristes iraniennes  dans les pays du Golfe

 

Selon le journal koweïtien Al-Qabas, les autorités de Bahreïn ont mis en garde les pays du Golfe Arabe contre une attaque anti-iranienne qui risque de provoquer le réveil de cellules terroristes latentes sur leur sol. Le journal fonde ses affirmations sur les aveux faits par des dizaines de terroristes présumés arrêtés dernièrement à Bahreïn.

 

Dans son édition du  21 Août 2010 le quotidien koweïtien affirmait que les autorités du Bahreïn sont entrain d’interroger des membres affiliés  à  des « cellules dormantes disséminées  dans la région et qui menacent de passer à l’action si des frappes militaires étaient dirigées contre l’Iran » (1).

 

Le quotidien ajoutait que « les services de sécurité craignaient beaucoup  que ces cellules dormantes dans le Golfe constituaient le bras armé extérieur de l’Iran »

 

Les services de sécurité des pays Arabes soupçonnent le mouvement terroriste chiite et l’Iran d’exploiter également le réseau Al-Qaïda notamment dans les pays du Golfe et en Jordanie.

 

Les Iraniens ont en effet  financé cette dissémination des cellules terroristes dans les pays voisins dès le début de son programme nucléaire, en prévision d’un conflit armé que ce programme pourrait engendrer. Et dans ce cas de figure, les cellules sont prêtes à l’action dès qu’un ordre en sera donné par Téhéran.

 

En Mars 2009, le commandant en chef de la police de Dubaï (Emirats Arabes Unis), le général Dhahi Khalfan Tamim (dont le visage est devenu familier dans les médias )  a confirmé les informations qui avaient fait état de « cellules dormantes » aux Emirats. Il s’est borné à dire que: «tout pays renferme des agents, qu’on peut appeler cellules dormantes ou  espions, d’un autre pays et vice versa», avant de préciser  à la chaîne de télévision britannique BBC en arabe qu’en sa qualité de responsable de la police, il ne pouvait écarter aucune éventualité. « Si l’Iran a des cellules dormantes à activer, les Arabes aussi ont les leurs. Mais nul n’a intérêt à entrer dans ce jeu», a-t-il dit.

 

L’année dernière un ex-diplomate iranien  en poste à Dubaï,  avant de faire défection,   a confirmé les informations de  la presse faisant état de la présence dans des pays arabes, dont certains pays du Golfe, de «cellules terroristes dormantes» iraniennes.

 

L'angoisse que soulève dans les pays du Golfe la montée en puissance de la République islamique d'Iran n'est pas nouvelle. Dans un climat aussi empoisonné, les préoccupations des pays Arabes du Golfe sont  aussi grandes  face au plus grand danger que représentent  les cellules terroristes iraniennes  à l’intérieur même de ces pays.

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

 

 

(1) Le lien en Arabe : http://www.alqabas.com.kw/Article.aspx?id=630801%20&date=21082010

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 16:02

 

 

Note du traducteur :
  
Dès le 13 août, celle que je considère comme une véritable prophètesse des temps modernes, Caroline Click écrivait dans son éditorial du Jérusalem Post, je cite :
  
"Cette réalité doit conduire les dirigeants israéliens à trois conclusions séparées.
 
La première et la plus urgente, Israël doit attaquer les installations nucléaires de l’Iran. Les ambitions nucléaires de l’Iran doivent être repoussées au moins jusqu’en 2017, la dernière date où un nouveau gouvernement américain – et peut-on espérer plus national – sera certainement en fonction".

 

Les 'négociations de paix', qui vont reprendre à Washington sous la pression de Barack Obama, qui veut redorer son blason en s'offrant un succès diplomatique sur le dos des Israéliens, n'ont aucune chance d'aboutir. Mahmoud Abbas ayant déjà prévenu que "dès que la colonisation reprendrait, il romprait les négociations". cet épisode n'est donc qu'un rideau de fumée qui permettra à l'Iran de poursuivre son avance atomique.

 

Comme l'ont souligné les dirigeants israéliens dès hier, 21 août, la mise en route de l'installation nucléaire de Busher est "totalement inacceptable".

 

Simon Frajdenrajch, analyste

 

 
Jewish World Review  13 août 2010 / 3 Elul, 5770

 

Le Guide des Egarés

 

Par Caroline B. Glick

 

http://jewishworldreview.com/0810/glick081310.php3

 

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

 

 

Les dirigeants d’Israël seraient préoccupés par une seule question aujourd’hui : Y-a-t-il des circonstances selon lesquelles le président Barack Obama ordonnera à l’armée des USA de frapper les installations nucléaires de l’Iran avant que celui-ci ne développe un arsenal nucléaire ?

 

Depuis le Premier ministre Benyamin Netanyahou jusqu’au bas de l’échelle, les dirigeants d’Israël soulèveraient cette question avec tous ceux qu’ils contactent. Si cela est vrai, alors il est temps de mettre un terme au suspense pour nos dirigeants.

 

La réponse est non.

 

En tout état de cause, il n’y a aucune circonstance suivant laquelle Obama ordonnerait une attaque sur les installations nucléaires de l’Iran pour l’empêcher de développer et de disposer des armes nucléaires. Des exceptions à ce constat se classent dans deux catégories. Soit elles sont si improbables qu’elles sont sans importance opérationnelle, soit elles dépendent d’autres facteurs qui condamneraient toute attaque des USA à l’échec.

 

La preuve de cette conclusion se retrouve dans tous les recoins de la politique étrangère d’Obama. Mais pour le prouver, il suffit de souligner trois aspects de cette politique.

 

Tout d’abord, Obama refuse de reconnaître qu’un arsenal nucléaire iranien constitue un danger clair et actuel pour la sécurité nationale des USA.  Les discussions d’Obama sur les risques d’un Iran nucléaire sont limitées à sa reconnaissance qu’un tel arsenal provoquera une course régionale aux armes nucléaires. Cela est certainement vrai. Mais cette course aux armements a déjà commencé. L’Arabie saoudite, la Jordanie, l’Egypte, la Turquie, les Emirats Arabes Unis et le Koweït ont tous annoncé leur intention de construire des réacteurs nucléaires. Dans certains cas, ils ont signé des accords avec des pays étrangers pour construire de telles installations.

 

Et pourtant, alors qu’une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient est mauvaise, c’est loin d’être le pire aspect du programme nucléaire iranien pour l’Amérique. L’Amérique a deux intérêts stratégiques majeurs au Moyen-Orient. D’abord, les USA ont besoin d’un flux continu du golfe Persique de produits pétroliers abordables pour les marchés mondiaux du pétrole. Ensuite, les USA ont besoin de la capacité de projeter leurs forces dans la région pour défendre leur propre territoire contre les jihadistes dans le monde entier.

 

Ces deux intérêts sont mis en péril par le programme nucléaire de l’Iran. Si les USA ne veulent pas empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, ils perdront toute crédibilité comme allié stratégique dans les Etats arabes sunnites de la région. Par exemple, du point de vue saoudien, si les USA ne voulaient pas empêcher les ayatollahs de disposer d’armes nucléaires, ils ne leur seraient pas plus utiles que la Grande Bretagne ou la Chine ou la France. Ce sera juste un autre pays consommateur de pétrole. Il en va de même pour les autres pays producteurs de pétrole dans le Golfe et la région.

 

La perte de confiance dans les garanties de sécurité des USA les entraînera à refuser les droits au stationnement de bases pour les forces des USA sur leurs territoires. Cela les conduira aussi probablement à s’incliner face à la volonté iranienne pour la fixation du prix du pétrole via des coupures de fourniture. A cette aune, le programme nucléaire iranien constitue la plus grande menace jamais posée au statut de superpuissance des USA dans cette région, et au bien-être de l’économie américaine.

 

Ensuite il y a la menace directe que constitue le programme nucléaire de l’Iran pour la sécurité nationale des USA. Cette menace augmente à ce jour alors que le réseau d’alliances stratégiques de l’Iran s’étend en Amérique du Sud sans remise en cause de la part des USA. Aujourd’hui, l’Iran bénéficie d’alliances militaires avec le Venezuela, le Nicaragua, l’Equateur, le Brésil et la Bolivie. 

 

Comme l’ancien ambassadeur des USA à l’ONU John Bolton l’a souligné, au moins les soviétiques ne croyaient pas en D.ieu. Les athées ne sont pas pressés de mourir puisque la mort ne peut apporter aucune récompense dans le monde à venir. Les dirigeants de l’Iran sont des jihadistes apocalyptiques. Avec les alliances de l’Iran en Amérique du Sud et les progrès de l’Iran en matière de missiles balistiques intercontinentaux, la perspective d’un Iran doté d’armes nucléaires fait paraître la crise des missiles de Cuba comme une promenade dans un parc.

 

Face à cette menace grave et convergente, Obama a annulé les plans de déploiement de boucliers de missiles antibalistiques en Pologne et en Tchéquie. Il a négligé les gouvernements pro-américains du Honduras et de Colombie, leur préférant le Nicaragua et le Venezuela. Il a fait grand accueil à la Maison Blanche au président anti-américain du Brésil. Il a annulé les F-22.

 

Le fait qu’Obama ne parvienne pas à identifier le danger d’un arsenal nucléaire iranien pour les USA ne prouve pas en soi qu’Obama n’attaquerait pas les installations nucléaires de l’Iran. Après tout, les USA ont combattu dans beaucoup de guerres et lancé des campagnes innombrables dans leur histoire, contre des ennemis qui ne posaient pas de menace directe aux USA. Dans la plupart de ces cas, les USA ont combattu au nom de leurs alliés.

 

Dans le cas du programme nucléaire de l’Iran, parce que les Iraniens ont ouvertement placé Israël en tête de leur liste de cibles, le débat aux USA autour du programme nucléaire de l’Iran s’est ancré autour de la question de la sécurité nationale d’Israël. Les USA devraient-ils attaquer les installations nucléaires de l’Iran pour défendre Israël ?

 

Etant donnée la manière faussée selon laquelle le débat a été cadré, la réponse à cette question repose sur l’opinion d’Obama sur Israël. Trois décisions récentes d’Obama et de ses conseillers montrent clairement qu’Obama voit Israël d’un mauvais œil. Il ne considère Israël ni comme un allié crédible ni comme une démocratie crédible.

 

D’abord il y a le caractère de l’assistance militaire actuelle à Israël et à ses voisins. Au cours des mois récents, le gouvernement Obama a bruyamment annoncé son intention de continuer son travail conjoint avec Israël pour le développement et le déploiement de boucliers anti-missiles défensifs. Deux choses sont remarquables dans ces programmes. D’abord, ce sont des initiatives conjointes. Alors qu’Israël bénéficie du financement des USA, les USA y gagnent la technologie israélienne dont ils manqueraient autrement. Ensuite, comme la revue ‘Globes’ l’a rapporté la semaine dernière, l’administration Obama a vraiment réduit le financement des USA pour ces programmes. Par exemple, le financement du programme de missiles antibalistiques Arrow 3 – destiné à servir de système défensif israélien de première intention contre des missiles balistiques iraniens – a été réduit de 50 millions de $.

 

Le caractère défensif de tous ces programmes signale l’absence de soutien américain pour le maintien d’une capacité israélienne de frappe préventive contre ses ennemis. Si l’on ajoute à tout cela le refus du Pentagone de permettre à Israël d’installer ses propres systèmes d’avionique sur la prochaine génération d’avions de guerre F-35, il est difficile d’argumenter pour le soutien des USA à une avance technologique d’Israël sur ses ennemis d’une manière tangible.

 

Une évaluation suivant laquelle les USA ont abandonné leur engagement dans l’avance qualitative d’Israël est renforcée par l’annonce du gouvernement américain cette semaine de son plan de vente à l’Arabie saoudite d’une grande quantité d’avions supersoniques de combat F-15 et F-16 pour un montant estimé à 30 milliards de $. Alors que les USA ont promis de retirer des systèmes des avions saoudiens qui constituent une menace directe pour Israël, lorsque ces supersoniques arriveront dans le royaume, les Saoudiens seront en mesure d’en faire tout ce qu’ils veulent. Si l’on ajoute à cette équation la réduction de la stature régionale des USA à l’ère nucléaire iranienne, il est clair que ces garanties ont une faible signification.

 

Les décisions d’Obama de réduire la capacité offensive d’Israël et de ralentir son acquisition de systèmes défensifs va de pair avec son rejet du droit d’Israël à l’autodéfense et à son attitude méprisante à l’égard du respect de la loi en Israël. Ces positions ont été fortement démontrées dans le traitement d’Israël par son gouvernement à la suite de la prise de contrôle par Tsahal du bateau terroriste turco-Hamas Mavi Marmara le 31 mai.

 

Face à cette démonstration évidente d’agression turque contre Israël alors qu’il maintenait son blocus maritime légal de la côte de Gaza contrôlée par le Hamas, Obama a pris le parti de la Turquie et du Hamas contre Israël. Obama a exigé qu’Israël mène l’enquête sur sa prise en charge de l’incident. De plus, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a proclamé qu’Israël était incapable de mener lui-même sa propre enquête de façon crédible et  a donc exigé qu’Israël ajoute des membres non israéliens au comité d’investigation.

 

Pourtant même l’acceptation par Israël de cette humiliation des USA était insuffisante pour Obama. Son envoyée à l’ONU, Susan Rice, a alors exigé qu’Israël accepte un panel d’enquête de l’ONU chargé de vérifier si la commission israélienne avait bien fait son travail. Et si le panel de l’ONU rejetait les données de la commission israélienne, il était investi pour entamer sa propre investigation.

 

Comme pour l’ONU, les anciens officiels des gouvernements Clinton et Obama Ray Takeyh et Steven Simon ont expliqué dans un article du ‘Washington Post’ la semaine dernière que la stratégie de sécurité nationale d’Obama tourne effectivement autour de la subordination de la politique de sécurité nationale des USA à l’égard du conseil de Sécurité de l’ONU. Dans le scénario lointain qui déciderait Obama à utiliser la force contre l’Iran, son obséquiosité vis-à-vis de l’ONU éliminerait toute possibilité d’une attaque surprise.

 

Bien qu’en théorie la capacité de l’armée américaine de frapper les installations nucléaires de l’Iran soit bien plus grande que celle d’Israël, étant donnée son incapacité pratique à lancer une attaque surprise, en pratique elle pourrait être bien inférieure.

 

Tous ces facteurs constituent une immense preuve qu’il n’existe pas de circonstances concevables selon lesquelles Obama donnerait l’ordre d’une frappe des USA sur les installations nucléaires de l’Iran pour empêcher le développement de ses armes nucléaires.

 

Et cette réalité doit conduire les dirigeants israéliens à trois conclusions séparées.
 

La première et la plus urgente, Israël doit attaquer les installations nucléaires de l’Iran. Les ambitions nucléaires de l’Iran doivent être repoussées au moins jusqu’en 2017, la dernière date où un nouveau gouvernement américain – et peut-on espérer plus national – sera certainement en fonction.

 

Ensuite, étant donné que les USA ne prendront pas de mesure contre les installations nucléaires de l’Iran, il n’y a aucune raison pour qu’Israël capitule sous la pression des USA sur des questions plus mineures. Le gouvernement Obama n’a rien à offrir à Israël contre la menace la plus importante et donc Israël ne doit rien faire pour renforcer la position [d’Obama]. Entre autres choses, cette conclusion a de claires implications pour la construction juive en Judée, Samarie et à Jérusalem, sur les réponses futures d’Israël à l’agression libanaise, de même pour la coopération poursuivie d’Israël dans les enquêtes de l’ONU sur le bateau terroriste turco-Hamas.

 

Enfin, le comportement d’Obama est une indication claire qu’Israël a eu tort de se permettre de devenir militairement dépendant des plateformes militaires des USA. L’ancien ministre de la défense Moshe Arens a écrit récemment qu’Israël doit fortement envisager d’abandonner des plans d’achat des F-35 et restaurer le projet d’avion de combat à réaction ‘Lavi’ pour activer son développement. Arens a suggéré qu’en procédant ainsi, Israël pourra trouver une coopération avec les Indiens, les Français et même les Russes.

 

Non, les USA ne sont pas devenus les ennemis d’Israël – bien que le gouvernement Obama ait sûrement pincé la corde adverse. Les données de sondages suggèrent que la majorité des Américains sont en désaccord avec le traitement d’Israël par Obama et reconnaissent que l’Iran est une menace pour les USA.

 

Mais sondages mis à part, la réponse aux questions désespérées d’Israël, c’est que cela dépend de nous. Si le gouvernement Obama nous enseigne quelque chose, il nous apprend que nous devons d’abord et avant tout compter sur nous-mêmes.

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 08:42

 

 

 

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Le 30 mai 2004, jour de blague en Iran

Par Gilles


Pour aschkel.info et lessakele.

 

Un court rappel humoristique dans l’histoire des conflits.

A la fin des années 1990, l’Iran décide de lancer sa propre production d’avions de chasse, c’est alors que nait le projet (Foudre) Saeqeh-80 (le 80 étant en référence à l’année 1380 du calendrier perse -2001-, année prévue pour le premier vol d’essai).

Face au retard pris dans le calendrier de conception, l’indice 80 est abandonné et c’est le 30 mai 2004 que le Saeqeh fait son vol inaugural.

Les plans ont été dessinés par l’Université d’ingénierie aéronautique Shahid Sattari de Téhéran et les bureaux d’étude des industries Owj. A partir de 1998, sa construction est développée par le Matsa Air Force Technology Center et l’Université Sattari pour la partie électronique.

Lors de sa présentation, le commandant de l’armée iranienne, le général Attollah Salehi déclare : « il est semblable à l’avion de chasse F-18 mais est bien plus performant et a été entièrement fabriqué dans le pays. »

L’ayatollah Khamenei, qui a assisté au vol d’essai, salue l’armée de l’air et déclare que cette réussite est le résultat de la foi, des rudes efforts et de la forte volonté du personnel de l’Iran Air Force.

En juillet 2004, l’Iran diffuse une vidéo du Saeqeh et c’est là que la blague débute, cet avion n’est rien d’autre qu’un vieux chasseur américain F-5 Tiger des années 1970 du temps de l’armée du Shah, auquel a été collé une seconde dérive pour le faire ressembler au moderne F-18 américain.

Les tarmacs militaires en rient encore !

iranavion3.jpg

F5 TIGER

iranavion2.jpg

Saeqeh

iranavion1.jpg

 

F18 Américain

 

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 08:34

 

 

Adapté par Aschkel

Bann-logo-M.iranienne.jpg

S'accomoder d'un Iran nucléaire.............

 

Israël : réacteur iranien de Bushehr - tout à fait inacceptable !

Adapté par Aschkel Pour aschkel.info et lessakele.

http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-3941104,00.html

 

 

 

 

Contrairement à la position des États-Unis, qui reconnaît le droit de l'Iran de mettre en place avec l'aide de la Russie un réacteur pour produire de l'électricité à Bushehr, Le Ministère des Affaires étrangères israélien s'y oppose fortement. "Il est inconcevable qu'un Etat viole les résolutions internationales et profite des avantages de l'énergie atomique"

Reuters

 

 

צילום: רויטרס

הכור בבושהר יוצא לדרך

Posté le:  21:08:10, 21:59

Les U. S.  ne se sont pas opposés à l'Iran pour la mise en place du  réacteur nucléaire de Bushehr parrainé par la Russie, le Ministère des Affaires étrangères à Jérusalem a déclaré vendredi que cela était "totalement inacceptable".

 

 

 

Le Porte-parole du Ministère  Yossi Levy - Israel a exhorté la communauté internationale de presser Téhéran d'arrêter ses activités d'enrichissement d'uranium. «Il est totalement inacceptable qu'un Etat viole les décisions internationales et jouisse du fruit de l'utilisation de l'énergie nucléaire", a t'il déclaré.

 

Plus tôt,  le Département d'Etat U.S a déclaré que le réacteur de Bushehr était conçu pour fournir de l'énergie aux citoyens et nous ne voyons pas un danger d''armement. et d'ajouter que l'Iran ne doit pas enrichir l'uranium lui-même si les objectifs ne sont que pacifiques."

 

La Grande-Bretagne a fait une déclaration semblable.«Nous avons toujours respecté le droit de l'Iran à développer une utilisation nucléaire civile", a déclaré le ministre au Foreign Office à Londres, Alistair Burt, quelques heures après que la Russie , ait délivré des barres de combustible pour le coeur du réacteur destinées à l'utilisation de production éléctrique . Le processus a été réalisé sous la supervision de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique  (IAEA). "C'est un grand jour», a déclaré le représentant russe. 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 12:06

 

 

Truman--Hiroshima--Obama.jpg

 

Hiroshima, Obama et Truman

Traduction de Gilles

 pour aschkel.info et lessakele

Jonathan S. Tobin, le 6 août 2010http://www.commentarymagazine.com/viewarticle.cfm/hiroshima--obama--and-truman-15496 


(Addendum  de la traduction : un antique proverbe romain dit : « Si tu interdis la catapulte, alors, seuls les voyous possèderont la catapulte ».)


La cérémonie d’aujourd’hui pour commémorer le 65ème anniversaire du bombardement nucléaire d’Hiroshima avait quelque chose de nouveau : la présence de l’ambassadeur américain au Japon. Jamais l’Amérique n’avait envoyé un participant officiel à la commémoration annuelle des personnes tuées dans la première attaque atomique. Que cela se produise sous l’administration Obama n’est pas une surprise. Aucun ancien président américain n’a produit autant d’effort pour s’excuser de ce qu’il pense être les péchés de l’Amérique. Bien que, heureusement, l’Ambassadeur John Roos n’ait pas pris la parole lors de la commémoration d’Hiroshima, l’importance de sa présence est indéniable.


En théorie, il ne devrait y avoir rien de mal à ce qu’un représentant américain figure à Hiroshima. Le deuil de la perte de tant de vies dans l’attaque est à la fois compréhensif et approprié. Mais le problème réside dans la façon dont le Japon se souvient de la Seconde Guerre mondiale. L’une des raisons pour lesquelles il aurait été opportun que les Etats-Unis ne soient pas présents à la cérémonie officielle c’est que le Japonais n’ont jamais pris la pleine responsabilité de leur comportement pendant cette guerre, que le bombardement a aidé à arrêter. En effet, à écouter les Japonais, leur implication dans la destruction des villes d’Hiroshima et de Nagasaki, ainsi que des attaques de plusieurs autres centres urbains et dans l’humiliante occupation américaine est limitée. L’horreur des deux bombes nucléaires n’a pas seulement effacé deux villes et forcé le gouvernement japonais à s’incliner. Depuis 65 ans, elle a été comme un évènement magique qui a effacé la mémoire collective du peuple japonais pour son agression brutale et ses innombrables crimes de guerre commis à l’encontre non seulement des puissances alliées, mais aussi des peuples d’Asie qui sont tombés sous leur cruelle domination durant les années 1930 à 1940. Le bombardement d’Hiroshima a été horrible mais ne doit pas, comme c’est le cas durant toutes ces années,  servir comme une excuse pour le peuple japonais d’oublier les crimes de son gouvernement et de ses forces armées engagées dans tout leur empire durant les années qui ont précédé la chute de la première bombe nucléaire.


Bien que le ton de la cérémonie d’Hiroshima ait toujours souligné la nécessité de mettre fin à toutes les guerres et à veiller à ce qu’aucune bombe nucléaire ne tombe plus, il a toujours effacé le contexte des évènements du 6 août 1945. La responsabilité de la souffrance du peuple japonais en 1945 (après avoir passé plus d’une décennie à infliger des souffrances en toute impunité et sans une once de remords) n’est pas l’héritage américain, mais japonais. Les Japonais peuvent commémorer la chute de leur empire dans la défaite de 1945 mais, comme leurs alliés nazis, ils n’ont pas le droit à une réflexion collective sur eux-mêmes dans cette guerre.


L’autre contexte troublant de cet évènement est l’accent mis sur l’interdiction des armes nucléaires comme une fin de toute la politique étrangère contemporaine dans le message du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, qui a cité l’appui du président Obama pour cette cause lors de son discours à Hiroshima. L’idée que les armes nucléaires elles-mêmes soient une menace et doivent être interdites est le genre d'acte de repentance que nous attendions à Hiroshima, mais trahit un manque de compréhension historique et contemporaine des réalités stratégiques. Ces armes peuvent être terribles, mais la vérité est que leur existence a maintenu la paix entre les superpuissances rivales durant la guerre froide. L’arsenal nucléaire de l’Amérique a assuré la liberté de l’Europe occidentale ainsi que celle du Japon après la Seconde Guerre mondiale.


Encore un point, aujourd’hui, le danger vient non de l’existence continue d’un moyen de dissuasion nucléaire américaine, mais de la capacité des Etats voyous comme la Corée du Nord et l’Iran de construire des bombes nucléaires. La Corée du nord a déjà dépassé le seuil nucléaire, ce qui pose un grave danger pour la Corée du sud, le Japon et le reste de l’Asie. Cela résulte d’une réticence de l’Ouest à sévir contre le gouvernement maniaque de ce pays torturé avant qu’il ne soit trop tard. Si l’Iran devient aussi une menace nucléaire potentielle, le péril pour le monde sera encore plus important, en raison de la place et de l’importance stratégique du Golfe Persique et du Moyen Orient. Le plus grand défi de la politique étrangère de Barack Obama n’est pas de démonter la dissuasion nucléaire américaine mais plutôt de prévenir la possibilité pour le régime de Khamenei/ Ahmadinejad d’acquérir un engin nucléaire, ce qui leur permettrait soit de poursuivre leur propre agenda génocidaire, soit d’en faire bénéficier leurs alliées terroristes du Hamas et de Hezbollah.

Cet objectif ne sera pas atteint grâce à son engagement face aux tyrans de Téhéran ou en payant pour la forme le chant annuel du bannissement de la bombe à Hiroshima. Alors qu’Obama lui-même a reconnu que la diplomatie avait échoué sur le dossier iranien, quelles personnes un peu sérieuses peuvent croire que les sanctions limitées sur l’Iran changeront le comportement du régime islamiste ?

Ainsi, ce qui semble nécessaire, est le genre de leadership décisif manifesté par le président Harry Truman il y a 65 ans quand il a sauvé d’innombrables vies en laissant tomber la bombe. Il faut toujours espérer que l’Iran soit freiné par des mesures en dehors de la guerre et qu’Obama puisse compter sur les forces conventionnelles si la crise augmente.

Mais ce dont le monde a le plus besoin aujourd’hui n’est pas d’excuses américaines, mais plutôt d’un président qui ait le courage de suivre l’exemple du leadership décisif de Truman.

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 20:58

 

Israël-Iran: la guerre nucléaire est-elle pour demain?
Il y a plus de 50% de probabilités qu'Israël attaque d'ici juillet 2011 les installations nucléaire iraniennes.
- Des F-15 israéliens et un avion ravitailleur Baz Ratner / Reuters -

Fred Kaplan écrit la chronique "War Stories" pour Slate.com, et se penche de temps à autres sur la musique ou le high-tech. Ancien du Boston Globe, il a été en charge du bureau de Moscou, de New York, et correspondant militaire.

Dans un récent article (paru dans la revue The Atlantic), Jeffrey Goldberg s’interroge: Israël va-t-il – ou devrait-il – attaquer les installations nucléaires de l’Iran dans les mois à venir? C’est le meilleur texte qui m’ait été donné de lire sur le sujet: Goldberg sait rester fin et impartial, tout en nous offrant une analyse lumineuse des multiples dilemmes stratégiques inhérents cette situation. Quoi que vous pensiez du programme nucléaire iranien, et des mesures à adopter pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe (Goldberg admet lui-même que le sujet le plonge dans une «ambivalence profonde et paralysante»), lisez son papier avant de vous faire votre opinion.

Après avoir interviewé des dizaines de responsables israéliens, arabes et américains, Goldberg estime qu’il y a «plus d’une chance sur deux» pour qu’Israël bombarde l’Iran d’ici juillet 2011: selon ce scénario, une centaine d’avions de chasse F-15E, F-16I, et F-16C attaqueraient les usines d’enrichissement d’uranium de Natanz et de Qom, le centre de recherche nucléaire d’Ispahan, voire peut-être le réacteur de Boushehr – entre autres sites.

Il dresse une liste complète des risques et des possibles catastrophes qui pourraient en résulter: violentes représailles du Hezbollah, sinon de l’Iran lui-même; déclenchement d’une guerre régionale; choc pétrolier aux conséquences catastrophique; rupture des relations américano-israéliennes; vague mondiale d’attentats antisémites. Dernière conséquence possible (mais ce n’est pas la moindre, et c’est la plus probable): raffermissement du pouvoir des mollahs à Téhéran.

A l’inverse, le fait de laisser l’Iran constituer un petit arsenal nucléaire ne serait bien évidemment pas sans risques. Je ne pense pas (à l’inverse des Israéliens, ce qui est parfaitement compréhensible) que les mollahs bombarderaient Jérusalem dès lors qu’ils disposaient de l’arme nucléaire: les Israéliens possèdent une centaine d’ogives, et leur contre-attaque serait en mesure de raser l’ensemble de l’Iran. (Les mollahs ont beau financer les auteurs d’attentats-suicide, ils ne sont pas suicidaires pour autant.)

Un Iran doté de l’arme nucléaire pourrait toutefois servir de couverture (de «paravent nucléaire», pourrait-on dire) au Hezbollah et à d’autres groupes alliés, qui pourraient en profiter pour se montrer plus agressifs. L’arsenal iranien pourrait convaincre les petits pays de la région de rallier sa cause (et les dissuaderait à coup sûr d’aller contre les intérêts de Téhéran), et saperait sans doute la crédibilité de la politique étrangère américaine (si les Etats-Unis refusent d’agir pour interrompre l’élaboration de la bombe iranienne, certains pourraient douter qu’ils interviennent pour empêcher Téhéran de l’utiliser). Ce qui inciterait les autres pays de la région à constituer leurs propres arsenaux, et déclencherait par là même une nouvelle course à l’armement nucléaire.

Certains théoriciens de la dissuasion nucléaire estiment qu’une course à l’armement peut avoir des effets positifs. Leur argument: si plusieurs pays d’une même région obtiennent la bombe, ils seront non seulement moins enclins à déclencher une guerre nucléaire, mais aussi à se lancer dans une guerre conventionnelle, de peur que le conflit ne dégénère. A les en croire, c’est en grande partie pour cette raison qu’il n’y a pas eu de guerre entre l’Inde et le Pakistan, entre la Russie et la Chine, ou (du temps de la Guerre froide) entre les pays de l’OTAN et ceux du Pacte de Varsovie.

Une théorie intéressante, mais qui oublie trois choses.

D’une, ces trois duels géopolitiques ont bien failli, à diverses reprises, se transformer en guerre nucléaire – et dans certains cas, c’est autant à la chance qu’à la doctrine de la «destruction mutuelle assurée» qu’ils ont dû leur salut.

De deux, les arsenaux de l’ensemble de ces pays ont été équipés depermissive action links [dispositifs de sécurité et d’armement] et d’autres systèmes de sécurité (parfois avec l’aide des Etats-Unis), qui limitaient les risques de voir un déséquilibré ordonner le lancement d’un missile sans autorisation. Dans le cadre d’une course à l’armement, les pays du Moyen-Orient pourraient faire l’impasse sur ce type de dispositifs.

Enfin, l’Iran et Israël sont géographiquement très proches l’un de l’autre, si bien qu’en cas d’attaque, les deux pays disposeraient d’un «temps d’alerte» pratiquement nul. Si une grave crise diplomatique devait survenir, l’un des deux camps pourrait choisir de lancer une attaque préventive pour devancer l’adversaire. (C’est ce que les théoriciens de la dissuasion appellent l’«instabilité de crise».) Même si aucun des deux camps ne désire attaquer, les circonstances pourraient leur donner l’impression qu’ils n’ont pas d’autre choix.

Les Israéliens ont donc raison de ne pas prendre à la légère la perspective d’une bombe nucléaire iranienne; c’est une «question existentielle», au sens le plus strict du terme. En Israël, la phrase «plus jamais ça» est bien plus qu’un slogan, et les diatribes antisémites de Mahmoud Ahmadinejad doivent donc être prises très au sérieux (à ce sujet, Goldberg fait remarquer que les principaux mollahs d’Iran approuvent totalement les propos du président iranien).

Voici donc le véritable enjeu: que peut-on faire, et que doit-on faire, pour empêcher la création d’une bombe atomique iranienne?

Que peut-on faire? Interrogés par Goldberg, plusieurs responsables israéliens ont affirmé qu’il serait difficile d’organiser une attaque préventive: il leur faudrait au préalable le feu vert (confidentiel) de l’Arabie Saoudite, et peut-être celui d’autres pays arabes (ne serait-ce que pour obtenir l’autorisation du survol de leur territoire). Ils pensent néanmoins qu’il serait possible de mener à bien un assaut aérien, visant non pas l’ensemble du complexe nucléaire iranien, mais des installations sans lesquelles il ne pourrait plus fonctionner.

Goldberg ne le dit pas, mais depuis près de dix ans, l’armée de l’air israélienne équipe ses F-15 et ses F-16 (achetés aux Etats-Unis) de réservoirs externes, ce qui leur permettrait d’atteindre l’Iran et de revenir à la base sans avoir à se réapprovisionner en carburant.

Quelques responsables israéliens ont néanmoins dit à Goldberg qu’ils préfèreraient que les Etats-Unis se chargent de l’attaque, pour des raisons politiques autant que militaires. A Washington, certains craignent qu’Israël ne lance un assaut en caressant l’espoir d’amener ainsi les Etats-Unis à lui venir en aide (en partant du principe que l’Amérique voudrait s’assurer du succès de l’opération dès lors qu’il serait trop tard pour l’annuler). Certains Israéliens voudraient qu’Obama fasse preuve d’une plus grande fermeté; qu’il déclare haut et fort qu’il attaquera bel et bien l’Iran si son gouvernement ne renonce pas à sa volonté d’élaborer des armes nucléaires. Ils font valoir qu’Israël pourrait cesser d’avoir recours à ses menaces de mesures unilatérales si l’engagement américain se faisait plus crédible – ce qui pourrait amener l’Iran à abandonner son programme nucléaire. Le hic, c’est que si son avertissement solennel n’impressionne pas les Iraniens, Obama sera peu ou prou forcé de mettre ses menaces à exécution.

Ce qui nous amène au deuxième volet de notre question: que doit-on faire? Certains responsables israéliens (et la plupart des responsables américains) pensent qu’une attaque aérienne serait pour le moins prématurée, et constituerait certainement une énorme erreur. Pour l’heure, c’est loin d’être la seule option.

Tout d’abord, les plus pessimistes des prévisions du renseignement – y compris celles qui ont été citées par le secrétaire à la Défense Robert Gates – estiment que les Iraniens pourraient disposer de la bombe d’ici un à trois ans. Il n’y a donc pas d’urgence. (Par ailleurs, cette estimation a déjà été citée ces dernières années, mais elle n’a jamais été confirmée.)

Ensuite, certains signes laissent penser que les sanctions prises contre l’Iran par les Nations unies – et, à plus forte raison, les sanctions encore plus strictes imposées par l’administration Obama et l’Union européenne – commencent à faire de l’effet. Reste à savoir quel effet, et en quoi la chose pourrait gêner – ou alimenter l’opposition interne envers – le programme nucléaire. Suzanne Maloney, spécialiste de l’économie iranienne à la Brookings Institution, affirme que les sanctions exacerbent un «schisme de grande envergure» opposant les mollahs aux conservateurs plus traditionnels; mais elle n’y voit, elle aussi, qu’un phénomène se développant sur le «long terme». L’impact des sanctions étant beaucoup plus incertain sur le court terme, elles ne nous seront sans doute pas d’une grande aide pour résoudre le problème de l’armement nucléaire.

L’intensification des pressions explique peut-être le fait que le gouvernement iranien ait offert de remettre sur la table des négociations la question de l’uranium, qui pourrait être enrichi dans un pays étranger, et lui être réexpédié sous une forme qui ne puisse être utilisé à des fins militaires. Pour l’heure, cependant, cette «concession» n’est qu’une redite de l’accord passé en juin dernier avec la Turquie et le Brésil – ce qui, au final, n’a donc rien d’une concession. Mais au fur et à mesure que les sanctions affecteront l’Iran (au niveau des investissements en capital, du raffinage du pétrole et des transactions financières journalières), les offres de Téhéran se feront peut-être plus sérieuses. 

Enfin, les Israéliens sont loin d’avoir fait le tour des mesures susceptibles d’apaiser ces tensions diplomatiques (si toutefois ils souhaitent les apaiser, ce qui n’est pas dit). Dans un billet de blog consacré à l’article de Goldberg, Steve Clemons, de la New American Foundation, y va de sa propre suggestion: Israël pourrait, selon lui, entamer de réelles négociations diplomatiques avec les Palestiniens.

Bien évidemment, le fait qu’Israël se réconcilie avec Gaza et la Cisjordanie n’arrêteraient pas les centrifugeuses iraniennes, et n’amènerait pas les activistes musulmans du monde entier à déposer les armes (en bon réaliste, Clemons en est très certainement conscient). Mais si Israël acceptait de  geler la colonisation et de faire un réel effort de paix, il pourrait parvenir à «découpler» les problèmes iraniens et palestiniens (l’Iran et ses alliés ont toujours essayé de lier leur cause à celle des Palestiniens, et la politique de colonisation israélienne n’a fait qu’apporter de l’eau à leur moulin).

De telles mesures pourraient également rassurer l’Arabie saoudite et d’autres pays arabes (qui éprouvent presque autant de crainte et de méfiance qu’Israël à l’endroit de l’Iran) et les inciter à se joindre à la campagne de pression diplomatique contre Téhéran. Elles pourraient peut-être même les amener à apporter leur aide – officieuse – à l’armée israélienne si la confrontation directe devenait inévitable.

Certains pourraient juger cette idée excentrique, mais ce serait oublier les évènements de juillet 2006. Au Liban du sud, des miliciens du Hezbollah franchissent la frontière, tuent trois soldats israéliens et en enlèvent deux autres. Israël réplique par des tirs de roquettes et d’artillerie. La Ligue arabe fait alors savoir qu’elle condamne l’action du Hezbollah et soutien le droit à l’autodéfense d’Israël. Des spécialistes américains estiment que cette prise de position pourrait marquer un tournant stratégique d’importance; ils tentent de convaincre George W. Bush de saisir cette chance d’apaiser les tensions en servant d’intermédiaire – la fameuse «diplomatie de la navette». Bush refuse; les Israéliens intensifient leurs frappes; leurs représailles se font disproportionnées; et la Ligue arabe leur retire son soutien.

Goldberg doute cependant que le premier ministre Benjamin Netanyahou opte pour une stratégie de ce type, et l’analyse qu’il livre des possibles raisons de ce refus compte parmi les révélations les plus inquiétantes de l’article. La clé du problème est, selon lui, le père du premier ministre, Benzion Netanyahou, aujourd’hui âgé de cent ans; il fut l’ancien secrétaire particulier de Vladimir Jabotinsky, fondateur de l’aile radicale du sionisme, et il demeure farouchement opposé à toute concession territoriale. Interrogé par Goldberg, un ami du premier ministre a résumé la situation en ces termes: «Benzion ne quitte jamais complètement les pensées de Bibi. Il ne veut pas que son père le voit comme un homme faible.» Un autre a confié au journaliste qu’aussi longtemps que Benzion vivrait, «Bibi ne pourrait envisager un autre retrait» de Cisjordanie: «il ne pourrait plus regarder son père en face.» 

Une révélation proprement fracassante: en 2010 comme au temps des tragédies grecques, le destin de la région la plus instable de l’histoire n’est pas guidé par l’intérêt rationnel des Etats ou par la realpolitik, non: il est entre les mains de fils obsédés par le regard du père – hier, les Bush; aujourd’hui, les Netanyahou.

Goldberg écrit une chose particulièrement vraie: Obama pourrait être bientôt confronté à une situation décisive qui marquera sa présidence, une situation comparable à la crise des missiles de Cuba, en plus complexe: John Fitzgerald Kennedy n’avait qu’un seul interlocuteur, Nikita Khrouchtchev. Obama serait, lui, dans l’obligation de menacer, de parlementer et de négocier avec les Iraniens (qui sont beaucoup plus imprévisibles), les Israéliens, et une ribambelle d’acteurs régionaux.  

En octobre 1962, Kennedy et ses conseillers avaient pu élaborer une solution treize jours durant, la plupart du temps lors de réunions dont l’existence même était tenue secrète; et leur délibérations n’ont été rendues publiques qu’un quart de siècle plus tard (avec la parution des enregistrements de Kennedy à la Maison Blanche).

Obama et son équipe n’auront pas cette chance. Il leur faudra peut-être prendre des décisions – et engager des négociations – capitales dans la plus grande urgence. Il n’est donc pas trop tôt pour s’interroger sur la crise actuelle, sur l’issue qu’ils souhaitent lui donner, et sur les sacrifices qu’ils sont prêts à consentir pour y parvenir. 

Fred Kaplan

Traduit par Jean-Clément Nau

Photo: Des F-15 israéliens et un avion ravitailleur Baz Ratner / Reuters

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 20:22

 

 

Caucase. Moscou redessine la carte de l’URSS à coups de S300 et…bluffe l’Iran.



 

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Le percutant webzine israélien en français JSS news, se fait l’écho d’une inquiétude croissante au sujet du déploiement récent de missiles anti-aériens  russes en Abkhazie. Et si comme l’affirme Debkafile, proche des milieux de renseignements, le dispositif russe visait avant tout à barrer à la route d’un éventuel raid israélien sur l’Iran? Tous les éléments sont en effet réunis pour alimenter cette suspicion. A commencer par le communiqué de presse goguenard de  “l’excellente”  agence de presse iranienne Press TV (en anglais) qui fait remarquer, citant des observateurs, que l’armée de l’air géorgienne se résume à …7 aéronefs inoffensifs.

Confirmé par Vladimir Socor, top-analyste pour la Jamestown Foundation, think tank géopolitique indépendant, qui reconnaît que la Géorgie n’a pas d’armée de l’air et n’a pas l’intention de s’en doter. En conséquence, les systèmes anti-aériens ultrasophistiqués russes pour l’instant stationnés en Abkhazie ne visent pas des objectifs géorgiens. Par ailleurs, la Russie disposait déja depuis deux ans d’une base anti-aérienne près de Gali dans les montagnes du sud de l’Abkhazie. Alors ? 

L’expert constate que l’avancée des S300 sur l’échiquier ferme non seulement aux américains et à l’OTAN un couloir aérien sur l’axe Mer Noire, Géorgie, Sud Caucase,   mais verouille aussi  une ligne d’ accès à l’Afghanistan et à l’Asie Centrale. En fait, le mouvement s’inscrit selon l’expert dans une stratégie plus générale d’hégémonie russe sur la région pour les 4 prochaines décennies.

A commencer par la Mer Noire avec l’extension des droits maritimes consentis par l’Ukraine – au prix de contorsions constitutionnelles- jusqu’en 2047.  Dans le même esprit la Russie envisage de réactiver l’ex-base navale soviétique de Tartous en Syrie.   Plus fort, le stationnement de troupes russes en Arménie -placée également sous parapluie de S300-  a été prolongé à l’horizon 2049 après renégociations.  Selon Vladimir Socor, la Mer Noire est de facto désormais placée sous condominion russo-turc. Avec pour premier effet d’avoir circonscrit les exercices de l’OTAN (Operation Active Endeavor) à la Méditerranée en bloquant leur extension à la Mer Noire.

Socor poursuit magistralement dans le Georgiandaily en ligne, en énumérant la série d’opérations initiées par la Russie autour de la Géorgie pour s’assurer un contrôle régional absolu. Il raconte les avions sans pilotes, d’origine israélienne, abattus par les russes dans le ciel géorgien pendant l’été 2008.  Puis l’embargo sur les drones et les armements en direction de la Géorgie exigé par la Russie auprès d’Israël. Avec un argument de choc: la menace en cas de refus de livrer des S300 à l’Iran et des missiles au Hezbollah. L’expert conclut sur les récentes rumeurs de livraison de S300 à l’Azerbaïdjan orchestrée selon lui par Moscou afin de calmer Bakou et de rétablir un semblant d’équilibre avec Erevan.  Pour Socor le but du déploiement en Abkhazie est donc avant tout une nouvelle manifestation de  l’hégémonie russe sur le Sud Caucase.

En tout état de cause le mouvement russe ne devrait pas rassurer totalement Téhéran. Certains analystes américains font valoir qu’Israël aurait certes pu en raison de ses relations très étroites avec Tbilissi, envisager des frappes préventives sur l’Iran à partir de bases géorgiennes.  Mais cette option n’est pas la seule. L’Iran avait en effet manifesté quelques inquiétudes  récemment quant à d’éventuelles activités militaires en provenance de l’Azerbaïdjan chiite situé directement au contact de sa frontière Nord et allié stratégique d’Israël et des USA.  Comme une faille dans le dispositif, aggravée par Moscou qui, in fine, maintient l’embargo sur les S300 à destination de l’Iran tout en faisant miroiter une vague ligne de protection dans le sud Caucase.  Les promesses (surtout non formulées)  n’engagent que ceux …etc.

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

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Iran, Azerbaijan, Belarus. Fierce info-war on anti-aircraft S300 systems. Baku in ambush.


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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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