Il y a eu plus de 20 morts et 100 blessés dans deux explosions devant la grande mosquée chiite de Zahedan, jeudi

Selon le vice-ministre de l'Intérieur iranien, Ali Abdollahi, cité par l'agence Fars, il s'agit d'un attentat-suicide qui a eu lieu en face de la mosquée Jamia.

Zahedan, chef-lieu de la province du Sistan Balouchistan, frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan, a été dans le passé la cible d'attaques imputées au groupe rebelle sunnite Jundollah.


Des membres des Gardiens de la Révolution, corps d'élite iranien, figurent parmi les victimes, selon Fars. "La première explosion s'est produite derrière un poste de contrôle et plusieurs membres des Gardiens de la Révolution ont été tués ou blessés", a déclaré sans autre précision le vice-ministre de l'Intérieur.


En mai 2009, un attentat-suicide dirigé contre une mosquée de Zahedan avait fait 25 morts et plus de 120 blessés.

Le chef du Jundollah, Abdolmalek Rigi, a été exécuté par pendaison le mois dernier en Iran. Rigi avait été arrêté en février, quatre mois après la revendication par le Jundollah d'un attentat qui avait fait des dizaines de morts dont 45 Gardiens de la Révolution. Le Jundollah est un groupe rebelle qui dit combattre pour les droits de la minorité sunnite iranienne.

L'Iran l'accuse de liens avec les islamistes sunnites d'al-Qaïda et il a dans le passé accusé le Pakistan, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis de soutenir le Jundollah pour créer de l'instabilité dans le sud-est de l'Iran. Les trois pays ont rejeté ces accusations.