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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 12:30

 

 

 

BANNERALDO

C’est l’Amérique qui détient la solution du problème iranien

Par Aldo-Michel Mungo

pour aschkel.info  et  lessakele

 

 

Tout porte désormais à croire que les Etats-Unis sont décidés à régler rapidement la question du nucléaire iranien. Les dernières  déclarations du chef de la CIA, Léon Panetta, sur les capacités perses à se doter dans les 24 mois de 2 bombes ; le vote de nouvelles sanctions restreignant les capacités d’approvisionnement en carburant et l’annonce quasi simultanée du retrait de Total du marché iranien, rejoignant BP et Shell ; les bruits de manœuvres en Azerbaïdjan et les déploiements navals américains d’envergure préfigurent que nous entrons dans la dernière ligne droite. Dernier billet d'Aldo-Michel Mungo avant la trêve estivale du Ring (reprise le 23 août), analyste en géostratégie, directeur de la rédaction du magazine militaire Carnets de Vol.

   


Baptisé, en 2004, du nom de code TIRANNT (Theater IRAN Near Term), par ses planificateurs militaires US, les plans de guerre contre l’Iran ont commencés à être élaborés sous l’administration Clinton entre 1995 et 2000 sous le nom de code CONPLAN 8022, qui prévoyait déjà une guerre contre l’Irak. Les planificateurs du CENTCOM ont envisagé des scénarios incluant tous les aspects d’une opération importante de combat, depuis la mobilisation et le déploiement de forces jusqu’aux opérations d’après guerre. 

La composante opérationnelle de l’agenda militaire concernant l’Iran a été lancée, dès la fin des opérations en Irak, en mai 2003, quand les concepteurs de modèles et les spécialistes du renseignement ont rassemblé les données nécessaires pour une analyse de scénario à grande échelle. L’Army, la Navy, l’Air Force et les Marines ont tous préparés des plans de bataille et ont passé les sept dernières années à construire des bases et à s’entraîner pour l’opération Iran Freedom. Les Marines se sont concentrés sur leur propre spécialité, l’entrée forcée. Un concept d’opérations qui explore la possibilité de déplacer des forces de navires vers la terre ferme, sans établir auparavant une tête de pont sur la côte. Divers scénarios impliquant les missiles iraniens ont aussi été examinés, dans une autre étude démarrée en 2004 et connue sous le nom de BMD-I (Balistic Missile Defense-Iran). Dans cette étude, le Centre d’analyse de l’armée de terre a modélisé les performances des systèmes d’armement US et iraniens pour déterminer le nombre de missiles iraniens dont on pourrait s’attendre à ce qu’ils percent les défenses de la coalition. Ces plans ont été tenus à jour depuis leur initiation. Ils prévoient également que les bombardiers et les missiles de croisière soient prêts à entrer en action dans les douze heures suivant un ordre présidentiel. 

La préparation initiale d’une guerre contre l’Iran s’est terminée en novembre 2004, lorsque le CentCom a mené un exercice d’Etat-major dénommé Global Lighting, à la suite de quoi il s’est déclaré en état de préparation avancé. Depuis cette époque, l’entraînement des forces des Etats-Unis et de tous ses alliés n’a jamais été aussi optimal ; les exercices s’étant enchaînés de manière continue.

Shock and Awe


L’ensemble des opérations offensives est placée sous la doctrine Shock and Awe (Choc et Effroi ou Stupeur), un concept de domination rapide qui a été partiellement mise en œuvre en 2003 durant la troisième Guerre du Golfe. 
Cette doctrine est basée sur l'écrasement de l'adversaire à travers l'emploi d'une très grande puissance de feu, des frappes globales, la domination du champ de bataille et des démonstrations de force spectaculaires pour paralyser la perception du champ de bataille par l'adversaire et annihiler sa volonté de combattre. 

La domination rapide est définie comme l’effort pour porter atteinte à la volonté, au ressenti et à la capacité de compréhension de l’adversaire qui lui permettent de s’adapter ou de répondre aux opérations. Elle permet d’imposer un niveau de choc tel que la volonté de l'adversaire à continuer la lutte est anéantie. Elle a pour but de prendre le contrôle de l’environnement, de paralyser les perceptions de l’adversaire et ses capacités de compréhension en les saturant de manière telle qu’il se retrouve incapable de résister sur les plans tactique et stratégique. C'est l’état désiré d’un sentiment d’impuissance et de perte de volonté. Il peut être obtenu par la destruction des centres de commandement ennemis, une suppression des informations diffusées et la propagation de désinformation, le débordement des forces adverses et la rapidité d’action. 
Dans le cadre des opérations contre l’Iran, ce concept doit évoluer vers celui de Force décisive. La différence se situant au niveau des objectifs, de l’usage de la force, de la rapidité et des pertes engendrées.
Cela requiert l'interruption de tous les moyens de communication, de transports, de production alimentaire, de distribution d'eau, et de toutes les autres infrastructures. D’une manière générale, les opérations doivent provoquer un sentiment de menace et de peur d'agir
Pour parvenir à ces buts, il faut d'une part la destruction physique de nombreuses infrastructures et d'autre part l'interruption et le contrôle de tous les flux d'informations et commerciaux, et ce de façon si rapide qu'on puisse obtenir un choc comparable à celui obtenu par les bombardements nucléaires d'Hiroshima et de Nagasaki sur les Japonais. 
Il s’agit de réaliser la décapitation instantanée de cibles militaires et civiles choisies pour obtenir le Choc et l’Effroi. Pour y parvenir il faut des niveaux élevés de destructions massives instantanées, presque incompréhensibles, ayant une influence directe sur l’opinion publique et sur les élites dirigeantes, avec en parallèle le ciblage d’objectifs militaires ou stratégiques qui anéantissent toute velléité de résistance. 
Très rapidement, la junte islamique au pouvoir et toutes les strates de commandement seront épuisés, physiquement, émotionnellement et psychologiquement. L’attaque doit permettre de détruire quantité d'installations et de matériels que les Iraniens ont mis trente ans à construire et qu'ils ne pourront pas remplacer. 
Un général italien de l’Etat-major du Shape a comparé les premiers jours de cette campagne à l’attaque d’un essaim de guêpes.

10.000 cibles à détruire

Les objectifs de guerre sont connus : neutraliser de façon irréversible le programme militaire et les capacités de nuisances futures de l’Iran. Pour ce faire le concept opératif (Operational design) mise en priorité sur les capacités militaires à établir, dès les 24 premières heures des opérations, un bouclier antiaérien et antimissile dans tout le Moyen-Orient, tenir ouvert le détroit d'Ormuz, obtenir la suprématie aérienne et la conserver et neutraliser les systèmes de commandement du régime. 
Outre la neutralisation du programme nucléaire, les objectifs de l’après-guerre sont de persuader la population de changer de régime, de neutraliser définitivement les dirigeants mystiques et de contrer durablement l'influence du Mahdaviyat sur la société iranienne, cette secte qui prône l’Apocalypse pour accélérer l’arrivée du Mahdi. 
Le CentCom a déjà identifié plus de 10.000 cibles à détruire, il s’agit de l’ensemble du potentiel industriel militaire iranien, de ses stocks de matériel et de l’armée idéologique des Pasdaran et de ses auxiliaires Bassidji. Les sites nucléaires feront l’objet de mesures de précaution pour éviter la dispersion d’un nuage radioactif préjudiciable aux populations civiles. 
Depuis 2004, l’essentiel de la préparation du CentCom a été de développer ses capacités de renseignement, déterminer les sites devant faire l'objet d'une frappe militaire et définir les moyens appropriés pour leur destruction. 

Outre les Centres de commandement, et les sites de lancement de missiles sol-sol de tous types, il faut détruire toutes les capacités navales de l’Iran, occuper les îles qui contrôlent le détroit, et occuper la zone des marais en face d’Ormuz où se cachent les vedettes rapides des Pasdaran. Car le point faible américain est la capacité des Iraniens de s’attaquer aux navires de la Navy ; la vulnérabilité de cette flotte est grande dans un conflit asymétrique et dans l’espace confiné qu’est le Golfe. En avril 1988 les américains se sont déjà opposés aux marins iraniens à la bataille de Sassan et Siri et ont pu mesurer l’excellent niveau de leurs opposants.
Depuis l'été 2008, les Pasdaran ont pris la direction des opérations navales dans le Golfe et le détroit, la marine se recentrant sur la mer d'Oman. Les principales bases navales dans le Golfe sont Bandar Abbas et Bushehr. Ils utilisent également les nombreux ports qui s'échelonnent le long du Golfe, dont celui d'Assalouyeh, ainsi que les îles et les plates-formes pétrolières contrôlées par Téhéran. 
La marine a déplacé ses infrastructures sur les côtes du Baloutchistan, baignées par la mer d'Oman. C'est dans le cadre de ce redéploiement stratégique qu’à été inauguré la nouvelle base de la presqu'île de Jask, située à 300 kilomètres au sud-est de Bandar Abbas. Il a également été décidé de construire d'autres infrastructures portuaires à proximité de la frontière pakistanaise, dans la région de Chabahar dont les installations actuelles sont sommaires. 

La marine iranienne possède trois sous-marins 877 EKM de classe Kilo (Tareq, Noor et Yunes), un destroyer Jamaran entré en service en 2007, trois frégates Alvand, Alborg et Sabalan, trois corvettes Bayandor, Naghdi et Hamzeh, onze vedettes de classe Combattantes II et dix navires lance-missiles de classe Thondor. Déployés sur les côtes sud de l'Iran, ces bateaux lui permettent de faire peser une menace en mer d'Oman. La plupart des chasseurs-bombardiers Su-24 Fencer et F-4E Phantom  II, capables de lancer des missiles air-mer C-801K, C-802 Noor et Kowsar-2, sont aussi déployés sur les côtes sud pour appuyer la flotte iranienne. Les Pasdaran alignent des navires de transports de troupes, 5 navires garde-côtes, 14 aéroglisseurs, 10 vedettes China Cat, une quarantaine de vedettes rapides de fabrication locale et nord-coréenne armées de missiles mer-mer ou de torpilles et 1.300 embarcations légères équipées d'armes d'infanterie, dont des missiles antichars. De plus, ils possèdent une flotte de sous-marins de poche : 5 Ghadir, 4 Yugo et 2 Nahang qui servent pour l’infiltration de commandos, la pose de mines par des nageurs de combat et occasionnellement à l’attaque à la torpille de navires.
L’Iran a donc les capacités de pratiquer une guérilla navale à coup d’opérations commandos. Mais pourrait ne pas se contenter d’un simple harcèlement et lancer des opérations derrière les lignes, avec le concours d’une fraction de la communauté chiite implantée à Bahreïn et en Arabie saoudite. Avec sa flotte d’aéroglisseurs et ses unités aéroportées par hélicoptères, les Pasdaran sont capables de porter le combat au cœur du dispositif allié. 
Plus préoccupant est le P-800 Yakhont (SSN-X-26) russe, un missile de croisière supersonique d’une portée de 300km, qui rend tous les bâtiments présents dans le Golfe vulnérables. Le missile peut être tiré depuis la terre ferme et les Iraniens ont installé des sites de lancement tout le long de ses côtes. 
Toute opération doit donc décapiter en premier lieu les capacités offensives, ainsi que les centres de décision et de commandement, à l’aide de bombardements massifs. Doivent ensuite être exécutés la prise de contrôle complet de l’espace aérien, la neutralisation de tous les systèmes anti-aériens et la destruction des Pasdaran et de leurs capacités militaires dont le dispositif terrestre est organisé en 31 régions. Car les Pasdaran, considérés par les USA comme organisation terroriste, seront les cibles prioritaires dont l’élimination physique sera systématique. Les plans du CentCom incluent des opérations terrestres au départ de l’Irak et de l’Afghanistan par des raids en profondeur exécutés par les forces spéciales et les Marines, dont 9.000 hommes supplémentaires viennent d’être déployés dans l’Helmand, la province afghane frontalière de l’Iran.

La défense anti-aérienne


Depuis septembre 2007, l'Iran réforme en profondeur son système de défense dans le but de pouvoir répondre à toute agression avec un maximum d'efficacité. En 2009, la composante de défense anti-aérienne est devenue un Commandement indépendant au même titre que l’Armée de l’air. Cette dissociation tend à prouver que les Iraniens ne se font pas beaucoup d'illusions sur la capacité de leur aviation de chasse à contrer une attaque adverse. Ils semblent donc dédier la défense de leur espace aérien aux seuls moyens sol-air. Aujourd'hui la défense contre aéronefs est concentrée autour des sites sensibles et de la capitale, mais ne couvre pas l'ensemble du pays. Les armements sont notoirement insuffisants pour mener à bien cette tâche et surtout aucun réseau intégré de défense anti-aérienne n'existe. Malgré la livraison entre 1998 et 2002 de six radars chinois JY-14, d'une portée de 300 kilomètres, qui sont venus compléter les AR-3D (portée 200 kilomètres), l'ensemble du pays n'est pas couvert, en particulier en raison du relief accidenté du terrain. Les systèmes d'alerte sont faibles dans le domaine des vols à très basse altitude et ont un manque de résistance aux contre-mesures. L'Iran aurait les plus grandes difficultés à intercepter des missiles de croisière et des missiles balistiques. 

La création de cette nouvelle armée est aussi destinée à unifier l'ensemble de la défense aérienne sous un commandement unique. Cela doit accroître notablement la coordination des moyens d'alerte, la gestion des matériels et leur répartition sur le territoire. Sauf si ce commandement est décapité par une frappe. 
19 sites de missiles sol-air opérationnels en dur ont été répertoriés par les services de renseignement occidentaux. Trois sont armés de HQ-2B (copie chinoise du SA-2 Guideline russe, la version iranienne se nomme Sayyad-1), dix de Hawk et six de SA-5 Gammon S-200. La défense rapprochée de ces sites est généralement assurée par des ceintures de batteries anti-aériennes équipées de canons de différents calibres. 19 autres sites non occupés mais pouvant être armés à tout moment ont également été localisés. En ce qui concerne les armements, l'Iran possède également 25 SA-6 Gainful, des Shorad, 29 Tor-M1 (SA-15 Gaunlet), 12 Pantsyr S-1, des SA-8 Gecko et quelques FM-80/90 (HQ-7), copie chinoise du Crotale R440, nombre de missiles portables (Manpads) et de canons anti-aériens. 
Bien que la quasi-totalité du territoire iranien puisse être couverte par ces batteries, l'effort a surtout porté sur la défense des zones sensibles que sont Téhéran et ses environs, Natanz, Ispahan, Shiraz, Bushehr, l'île de Kharg, Bandar Khomeiny, Ahwaz, Dezful, Kermanshah, Hamadan, Tabriz et Bandar Abbas. La tactique connue des Iraniens est de placer des armements au milieu de zones urbaines ce qui présente deux avantages : le premier, de faciliter leur dissimulation ; le deuxième, de faire hésiter l'adversaire éventuel à les bombarder. 

Les Américains effectuent des intrusions aériennes régulières pour obliger les Iraniens à allumer leurs systèmes radar et les repérer, de même des drones et des TR-1 survolent en permanence le territoire pour repérer et classifier l’ensemble des menaces sol-air afin de garder à jour l’Electronic Order of Battle (EOB) qui dresse la liste des premières cibles à anéantir pendant la phase de suppression des défenses adverses. La Russie moins tolérante à l'égard de l'Iran a renoncé à livrer son système S300 de missiles antiaériens, lequel aurait rendu très difficile une campagne aérienne. En revanche, la Russie vient de livrer à l'Arabie saoudite, son système S400, le nec plus ultra en matière de défense antiaérienne. Les zones de pénétration à haute altitude ne sont donc pas sous le feu de la défense anti-aérienne iranienne ; une faiblesse qui saura être exploitée.

Les principaux objectifs industriels


Le plus gros du développement nucléaire de l’Iran a été mené à bien dans des usines souterraines construites à une profondeur de 20 à 50 mètres, avec des dalles de béton armé qui les protègent contre toute attaque par les armes conventionnelles. 

Actuellement, en Iran, il y a près de 240 installations de production militaire, toutes sous le contrôle des Pasdaran, dont les principales branches sont: munition, armement terrestre, aéronautique et aérospatial, missiles balistiques, et R&D d’armes biologiques et chimiques. Le plus grand complexe industriel, bâti à l’aide de la Corée du Nord, se trouve à Isfahan, où sont produits aéronefs, chars, munitions et propergols pour missiles. Le deuxième centre, réalisé grâce à la collaboration de Pékin, est à Semnam, à 150 km de Téhéran, il focalise son activité dans le domaine des missiles non balistiques. Sa capacité productive est estimée à un millier de missiles par an. Un autre objectif est l’Aciérie Nationale Iranienne à Ispahan, puisqu’elle fournit les produits métallurgiques militaires. Un complexe baptisé Lavizan II ou Mojdeh est situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Lavizan et aurait récupéré une bonne partie des activités développées à Lavizan-Shian. Il jouxte l'ouest de l'université Malek Ashat qui, avec ce centre, constitue le Centre de préparation et de technologie défensive avancée, organisme qui camoufle en fait la direction de la recherche militaire dans le domaine nucléaire. Ce site est dirigé par le brigadier-général des Pasdarans Hosseini Tash, qui est aussi secrétaire adjoint du Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN), la plus haute instance de défense en Iran. Une partie des installations de Lavizan II a été enterrée en 2004. 
Un autre complexe secret est enterré en pleine ville de Téhéran à proximité de Shahrak-e-Bazi (Miny-City) sur la route de Lashkarak. Son nom de code est Tunnel Hormuz. Il s'enfonce à 50 mètres sous terre pour rejoindre quatre galeries parallèles, et ses parois sont fortifiées afin qu'aucune radiation, aucun bruit, aucune émanation ne soie détectable depuis la surface. Les activités dans ces tunnels souterrains ne sont pas connues, mais les mesures de protection et de discrétion prises laissent entendre qu'il s'agit de travaux sensibles. La forte densité de population doit empêcher une éventuelle frappe aérienne. 
L'université Imam Hossein, au nord-ouest de Lavizan, abrite un département de physique nucléaire où des chercheurs travaillent à des applications militaires. Cette université dépend des Pasdarans. L'université technologique de Sharif possède également un département de physique nucléaire qui participe aux recherches à caractère militaire. Toujours dans la même région, il existe un important complexe de fabrication de missiles sol-sol connu sous le nom d'Hemmat. A Parchin, une technologie d'enrichissement de combustible nucléaire au laser serait en fonction. A une trentaine de kilomètres au sud-est de Téhéran dans la région de Khojir sur un complexe de 120 km² se trouve un site d'expérimentation de missiles balistiques et des recherches dans le domaine de la conception de têtes nucléaires pour missiles seraient en cours. Ce programme ultrasecret développé sur une partie sécurisée du complexe, est connu uniquement sous le code Nori 8500. 

La Massive Ordnance Penetrator

Les Iraniens ont enterré profondément tous leurs centres de décision et sites industriels vitaux. Pour détruire ces cibles stratégiques, l’armement conventionnel est totalement obsolète et les Bunker-buster classiques peu efficaces. 
Le Pentagone a donc financé le développement par Boeing de la GBU-57A/B MOP (Massive Ordnance Penetrator) dérivée de la GBU-43/B MOAB (Massive Ordnance Air Blast Bomb) testée pour la première fois en mars 2003. La MOP est une bombe massive de 13.608kg comportant 2,7 tonnes d'explosif à fort pouvoir détonant. Outre le fait d'être guidée par satellite (système de navigation inertielle assistée par GPS), comme la MOAB, cette bombe a une capacité de pénétration jusqu'à 60 mètres sous le niveau du sol. C’est l’engin non nucléaire le plus destructif de l’arsenal de l’US Air Force. Elle peut être utilisée pour des cibles situées à une profondeur plus grande que les bombes anti bunker les plus performantes telle la GBU-28 de 2.268kg, conçue en 1991, qui pénètre à 30 mètres. D'un point de vue technique, c’est une bombe à charge pénétrante qui utilise l’énergie cinétique. Le principe de charge pénétrante n'a rien de nouveau, la plupart du temps, il suffit d'une simple modification du temps de détonation à l'impact pour qu'une bombe devienne pénétrante. Cette bombe n’a qu’une seule mission et n’a pas d’autre utilisation qu’en Iran.
Pour transporter et délivrer cette arme, l’US Air Force a initié un énorme chantier de modification structurelle de ses bombardiers Stealth B-2 Spirit. La transformation a eu lieu à partir de juin 2007 et est terminée. Modifier l’entièreté de la flotte de B-2 signifie qu’un choix décisif a été fait, car on ne peut réinstaller à bord le panier rotatif qu’en recommençant de longs et couteux travaux. Dans la même logique, la base de Diego Garcia dans l’Océan Indien, a été réaménagée pour recevoir un stock de MOP et permettre le déploiement de 4 B-2 Spirit. Chaque B-2 peut donc dorénavant transporter 2 MOP, l’association la plus destructrice jamais réalisée par l’US Air Force.

Des exercices révélateurs

Alors qu’en Europe les exercices de l’Otan sont depuis 2008 singulièrement plus importants que les années précédentes, au Moyen-Orient plusieurs de ces exercices ont révélés l’état de préparation avancé des forces.
En octobre 2009, Israël et Etats-Unis mènent leurs plus importantes manœuvres anti-aériennes conjointes en simulant des attaques de missiles contre l'Etat hébreu. Un millier d'hommes du Commandement américain en Europe et un nombre égal de soldats israéliens prennent part, dans le Sud d’Israël, à Juniper Cobra. Une quinzaine de navires de l’US Navy sont déployés dans l’est méditerranéen et douze avions de transport, remplis d'équipement, sont basés dans le Néguev. L’exercice est destiné à préparer le pays à toute attaque par missiles provenant d’Iran. Durant ces manœuvres, sont testés, dans des simulations de plusieurs scénarios, les batteries anti-missiles Arrow 2, ainsi que les systèmes de défense antibalistique de haute altitude THAAD, le radar naval Aegis, les systèmes Patriot PAC-3 et Hawk. Objectif de l'opération : mettre en place une ossature défensive, en intégrant dans l'arsenal israélien le missile américain de basse altitude Patriot PAC-3, dédié à la destruction des missiles balistiques tactiques et en harmonisant les différents systèmes. A l’issue de l’exercice, début novembre, les Etats-Unis laissent en Israël plusieurs systèmes Patriot. En octobre 2008, l’administration Bush avait offert à Israël un radar X-Band installé dans le Néguev, capable de détecter des missiles à 1.900km de distance et de lancer une alerte entre 5 à 7 minutes avant une attaque. 

Dans le même temps, le ministère iranien des Affaires étrangères s’insurge officiellement sur l’intensification des survols par les avions-espions américains. Il ne croit pas si bien dire : le 1 décembre 2009, le journaliste spécialisé Jean-Dominique Merchet publie sur son blog Secret Défense la photo d’un drone inconnu vu sur la base de Kandahar en Afghanistan. Il faut moins de cinq jours pour apprendre qu’il s’agit du RQ-170 Sentinel opérés par un Squadron de la base de Tonopah dans le Nevada. L’appareil est dédié à la reconnaissance et à la surveillance à haute altitude. Depuis des mois, plus rien n’échappe à la vigilance électronique US.
A l'issue du Dubaï Air Show, du 15 novembre au 9 décembre 2009, un exercice de grande ampleur se déroule à Al Dhafra, la grande base aérienne des Émirats où sont déployés de manière permanente des Mirage 2000-5 français. L'’Advanced Tactical Leadership Course (ATLC), un TLP adapté au Moyen-Orient que les Américains appellent Iron Falcon, s’y déroule depuis deux ans, mais cette année il réunit un plateau exceptionnel : 6 Rafale et 6 Mirage 2000-5 français, 6 F-16 Block 60 et 6 Mirage 2000-9 émiratis, 6 F/A-22 Raptor et 6 F-16CJ américains, 6 Typhoon anglais et autant de F-16MLU jordaniens et de F7PG pakistanais ; soutenus par un Awacs et des ravitailleurs. Près de 60 avions de combat vont simuler des raids d’importance (jusqu'à quarante avions simultanés) dans «des missions réalistes représentatives d'un conflit de haute intensité» et qui vont se dérouler chaque jour. Le dispositif s’insère dans l’activité normale de la zone où chaque jour des dizaines d’appareils effectuent des missions au dessus du Golfe. De quoi rendre nerveux les Iraniens à quelques encablures. 

Premier enseignement, l’US Air Force a résolu les problèmes relatifs au déploiement du F/A-22 en Opex. L’avion est en effet à ce point complexe qu’aucun détachement opérationnel extérieur n’avait pu être réalisé jusqu’à celui-ci. Les Rafale sont des visiteurs habituels d’Al Dhafra. Depuis mai 2009, l’Armée de l’Air française a initié un nouveau type de mission. Des Rafale de St Dizier effectuent des vols sans escale jusqu’à Abu Dhabi à 5.000km ; à peine au sol les équipages sont relevés, deux missiles de croisière Scalp-EG prépositionnés sont arrimés à chaque avion qui redécolle dans la foulée pour simuler une attaque d’infrastructures d’intérêt tactique.

Six jours après le démarrage de l’exercice ATLC et alors que les défenses iraniennes ont déjà été testées par les participants à l’exercice, le nouveau commandement iranien de la défense anti-aérienne annonce le début de manœuvres militaires d'une ampleur sans précédent, sensées exhiber les capacités de défense en cas de frappe extérieure. «En raison des menaces qui pèsent sur nos sites nucléaires, il est de notre devoir de défendre les installations vitales de la nation» déclare le général Ahmad Mighani, chef de la défense antiaérienne. Ces manœuvres vont durer 5 jours sur 600.000 km². Une aubaine pour les Rafale, Mirage 2000, Typhoon et Raptor : toutes les émissions électromagnétiques et radar sont soigneusement détectées pour enrichir les bibliothèques des systèmes de contre-mesure. En allumant l’ensemble de leurs systèmes, l’ordre de bataille a pu être visionné en temps réel. Les Iraniens ont vraiment eu peur et ont donné un coup de pouce supplémentaire aux renseignements occidentaux. 


Depuis décembre 2009, il ne se passe plus un jour sans que les satellites, drones et avions de renseignement ne surveillent le dispositif iranien gardant à jour l’ordre de bataille. 


C’est dans ce contexte qu’Israël vient de lancer un nouveau satellite espion Ofek-9, doté d'une caméra de très haute résolution et que l’exercice Juniper Stallion 2010 a permis, il y a quelques semaines, à l’US Navy d’entraîner les pilotes de F-18 Super Hornet du porte-avion Harry S. Truman dans le sud d’Israël où le range de Nevatim-2 a été mis à leur disposition.


Dans le même temps, Téhéran a annoncé une mobilisation au nord-ouest du pays, au bord de la mer Caspienne, le régime des Mollahs s’inquiétant de ce qui se trame en Azerbaïdjan. Le régime de Téhéran a envoyé ses meilleures troupes, les plus fidèles, les Gardiens de la Révolution, pour s'opposer, selon ses dires, aux forces américaines et israéliennes qui seraient concentrées à sa frontière nord ; mais ce qui l’inquiète vraiment c’est l’activité inhabituelle des bases de l'Otan installées depuis janvier 1999 dans cet ancien satellite soviétique totalement sous influence occidentale.

La guerre psychologique et la propagation de rumeurs, une des grandes spécialités américaines, font désormais partie des ultimes préparatifs en vue d’anéantir le potentiel de nuisance des locataires des palais perses. Et pour préparer les opinions publiques européennes à l’inéluctable, le 18 juin dernier, le Secrétaire à la Défense Robert Gates affirmait que «l'Iran pouvait lancer contre l'Europe des missiles à court et moyen rayon d'action. Je pense que nous n'accepterons pas l'idée d'un Iran nucléaire».

De quoi justifier un acte d’autodéfense légitime.

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 19:34

 

http://laregledujeu.org/iranlibre/2010/07/07/392/

Iran-Occident : Après la “Guerre des nerfs”, la “Guerre des airs”

ARMIN AREFI

Iranair 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela fait huit ans que la Communauté internationale fait tout pour amener la République islamique d’Iran à renoncer à ses ambitions nucléaires. Cela fait huit ans aussi que les dirigeants iraniens, Réformateurs et Conservateurs confondus, soufflent le chaud et le froid sur l’Occident, jonglant sans cesse avec des discours contradictoires, misant sans fin sur la surenchère rhétorique et atomique tout en poursuivant leurs activités.

Il y a quatre ans, le Conseil de Sécurité de l’Onu a décidé d’une première série de sanctions internationales à l’encontre des Iraniens. Des sanctions mesurées, ciblées tout d’abord sur les matériaux pouvant revêtir un double usage civil et militaire dans le but d’enrichir le programme nucléaire iranien, puis touchant peu à peu aux avoirs à l’étranger des responsables du pays, avant de s’attaquer aux banques iraniennes abritant ces sommes. Mais la porte est toujours restée ouverte. Et le but avoué de ces mesures a toujours été de faire revenir les Iraniens à la table des négociations, afin de les forcer à mettre un terme à leur programme.

Or en mai dernier, les Iraniens se sont payés le luxe d’accepter un accord atomique Turco-Brésilien de transfert d’uranium, mettant dos à dos l’Occident et ces deux pays émergents en quête de légitimité internationale, qui avaient pourtant réussi en un jour là où Américains et Européens avaient échoué depuis huit ans. Quatre salves de sanctions onusiennes plus tard, les Occidentaux, ont décidé de passer à l’offensive…

Le 17 juin dernier, l’Union européenne et les Etats-Unis décident de sanctions unilatérales punissant sévèrement les entreprises européennes investissant en Iran dans le secteur de l’énergie. Résultat direct et immédiat : le 28 juin, le Français Total, qui s’est copieusement enrichi en Iran depuis 1995, annonce qu’il cesse de vendre de l’essence à la République islamique.obama-iran-presser

Le 2 juillet, le président américain Barack Obama ratifie une vague de sanctions unilatérales américaines supplémentaires, « les plus dures » jamais approuvées jusque là, votées une semaine plus tôt par le Congrès. Leur but : “Viser l’Iran là où cela fait le plus mal”, dixit le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid. Pour ce faire, les Américains décident de pénaliser les importations d’essence en Iran, véritable point faible du Régime iranien, obligé, malgré les secondes réserves de pétrole au monde, d’importer la moitié du carburant qu’il consomme, en raison notamment de la vétusté de ses usines de raffinage.

Et là non plus, les effets ne se sont pas fait attendre. Mais dans un secteur que l’on n’attendait pas…

Lundi, Mehdi Aliyari, secrétaire de l’Union des compagnies iraniennes, cité par l’agence de presse iranienne ISNA, annonce que les avions des compagnies iraniennes Iran Air etMahan Airlines(compagnie privée) ne sont plus autorisées à être ravitaillées dans les aéroports allemands, britanniques et émiratis, jetant un froid sur les passagers iraniens d’Iran et de la diaspora, pour qui ces deux compagnies sont parmi les seules à leur permettre de circuler directement entre l’Iran et l’Europe. “Refuser de fournir du carburant aux avions de ligne iraniens(…) constitue une violation des conventions internationales“, déplore notamment Aliyari.

Une information, qui est pourtant vite démentie, autant à Londres, Berlin, qu’à Dubaï. mahan« Le ravitaillement des avions de ligne iraniens n’est pas interdit par les sanctions européennes ou les sanctions de l’Onu et aucune interdiction de ce type n’est prévisible dans un proche avenir », indique notamment le ministère allemand des Transports.

Mardi, le ministère iranien des Affaires étrangères, conforte son homologue allemand et contredit son compatriote, secrétaire de l’Union des compagnies iraniennes. “Aucune restriction de ce genre n’a été imposée”, annonce Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère, avant d’ajouter : « La propagation de semblables informations erronées vise à créer un climat négatif et équivaut à une sorte de guerre psychologique contre notre peuple ».

Nouveau rebondissement quelques heures plus tard : on apprend du Financial Times Deutschland que la Compagnie pétrolière britannique BP n’a pas renouvelé son contrat de fourniture de carburant avec les compagnies aériennes iraniennes, ce qui expliquerait leurs difficultés à ravitailler. “Il s’agit d’une décision commerciale pour les compagnies de savoir comment répondre aux sanctions américaines”, annonce dans la foulée une source proche du gouvernement anglais.

Et ce n’est pas fini. A Bruxelles cette fois, la Commission européenne annonce que deux tiers des vols de la compagnie nationale iranienne Iran Air sont désormais interdits dans l’espace aérien des 27 Etats de l’Union européenne. Dans un communiqué, l’exécutif européen affirme que le comité de sécurité aérienne de l’UE a soutenu à l’unanimité cet élargissement des restrictions frappant la flotte d’Airbus A320 et de Boeing 727 et 747 d’Iran Air.

Officiellement, selon Helen Kearns,  le porte-parole de la Commission, cet élargissement de l’interdiction a été uniquement motivé par des raisons de sécurité. “Nous ne considérons ici que des critères de sécurité – nos contrôles sont effectués selon des niveaux techniques élevés pour garantir le respect des normes de sécurité”, explique-t-elle lors d’une conférence de presse (il faut néanmoins rappeler que la cause principale du délabrement de la flotte iranienne est l’embargo américain sur la vente d’avions et de pièces détachées). Pourtant, le timing de cette décision, tout juste quatre jours après l’adoption par Obama de sanctions additionnelles, est pour le moins étonnante…

Quoi qu’il en soit, il semble désormais évident que la Communauté internationale a entamé cette semaine une nouvelle phase dans sa tumultueuse relation avec la République islamique, en joignant cette fois le geste à la parole. Une nouvelle posture qui a le don d’inquiéter à Téhéran.

aliakbarsalehiLa preuve, aujourd’hui, Ali Akbar Salehi, le chef du programme nucléaire iranien avoue que les sanctions internationales pourraient ralentir le programme nucléaire de Téhéran, sans pour autant l’arrêter. Hier, la République islamique a affirmé être prête à rouvrir les négociations sur son programme nucléaire dès septembre.

Pourtant, de nombreux Iraniens craignent d’être une nouvelle fois les seuls à devoir faire les frais de cette sempiternelle guerre psychologique que se mènent Iran et Occident depuis maintenant trente et un ans. Le message envoyé à Téhéran a beau être fort. Les dommages provoqués risquent néanmoins de s’avérer limités. Et le peuple iranien, lui, ne risque guère plus de planer…

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 07:59

 

 

Crise entre les Emirats Arabes Unis et l'Iran après les propos francs

d'un diplomate émirati ?

 

 

 

Résumé

par Aschkel

pour aschkel.info  et  lessakele

http://www.washingtontimes.com/news/2010/jul/6/uae-ambassador-endorses-bombing-irans-nuclear-prog/


L'ambassadeur des Emirats arabes unis aux Etats-Unis Youssef Al Otaiba a publiquement prôné l'usage de la force militaire pour le règlement du problème nucléaire iranien, rapporte le Washington Times.

Le diplomate a préconisé avec une franchise inédite l'usage de la force militaire, en cas d'inefficacité des sanctions économiques contre Téhéran, tout en comprenant que l'emploi de la force contre un Etat islamique, d'autant plus, le plus proche voisin et partenaire commercial des les Emirats arabes unis, aurait de lourdes conséquences économiques (le chiffre d'affaires du commerce entre les deux pays se montant à 12 mds USD) et provoquerait des protestations massives dans le monde musulman.

 "Si vous me demandez si je veux vivre aux côtés d'un Iran nucléaire, je répondrai que nous ne pourrons pas coexister avec une telle puissance atomique. Nous sommes prêts à payer ce prix pour garantir la sécurité des Emirats", a expliqué M.Al Otaiba.

Celui-ci a averti que si l'administration du président Barack Obama ne parvenait pas à arrêter l'Iran, de nombreux pays arabes dans la région se détourneraient de Washington pour se rapprocher de Téhéran. 


«Je pense qu'il faut analyser les coûts et les avantages,  malgré la grande quantité de commerce que nous faisons avec l'Iran (12 milliards de dollars/an) ... il y aura des conséquences, et un retour de bâton et il y aura des manifestations et des émeutes, avec des gens qui ne verront que le fait qu'un pays musulman soit attaqué "


Al-Otaiba


Oteiba a fait ces déclarations, en réponse à une question dans une séance publique au magazine de l'Atlantique lors du Festival d'Aspen.


De nombreux diplomates arabes disent la même chose en privé à leurs homologues américains, mais jamais en public, ce qui n'a pas manqué de surprendre l'auditoire.


John Bolton ambassadeur US auprès des Nations unis pense que ces déclarations reflètent la majorité des opinions des gouvernements arabes sur la question.


L'inquiétude des gouvernements arabes vient de l'incapacité d'Obama à être ferme sur cette question.



L'Iran n'a pas manqué de réagir a ces propos et menace..... en interdisant d'abord à ses citoyens de se rendre au E.A.U


rappel :  Abou Dhabi a gélé les comptes de 41 banques iraniennes suite aux sanctions de l'ONU.


Abu Dhabi
Abou dhabi
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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 21:02

 

 

 

 

 

 

 

 

Bülent Fahmi Yildirim (humanitaire terroriste)



«Bülent Fahmi Yildirim, 44 ans, est né à Erzurum, en Turquie et a étudié le droit à l'Université d'Istanbul. Aujourd'hui, il vit à Istanbul et exerce le métier d'avocat. Il est marié et père de quatre enfants. En 1995, les événements de Bosnie-Herzégovine l'ont incité à collaborer à la fondation d'IHH dans l'intention première de fournir de l'aide humanitaire aux zones de combat. Il a finalement pris la tête de l'organisation. Dans le passé, IHH a été impliquée dans le soutien logistique au jihad mondial ainsi qu’aux réseaux terroristes au Moyen-Orient et dans d’autres régions du monde. Le nom de Bülent Yildirim a également été mentionné dans le passé comme ayant fourni son soutien au jihad mondial.

 


Une étude effectuée par un expert américain nommé Evan Kohlman a examiné les liens entre l’IHH et le jihad mondial. L'étude indique notamment qu'au milieu des années 90, Bülent Yildirim a été impliqué dans le recrutement et l’envoi d’anciens militaires dans des zones de combat situées dans des pays musulmans, afin d'y acquérir de l'expérience (page 11 de l'étude). Entre 2002 et 2004, Bülent Yildirim a joué un rôle clé dans l'incitation des Musulmans turcs à l'anti-américanisme lors de la question de la guerre en Irak (page 12 de l'étude).

 


Bülent Yildirim est fermement attaché au régime islamique d'Erdogan, qui a été impliqué dans les préparatifs de l’IHH pour la flottille. Pendant le voyage, Bülent Yildirim se trouvait à bord du Mavi Marmara et a joué un rôle clé dans la direction des préparatifs des activistes d'IHH en vue de la confrontation violente avec Tsahal, et en les incitant à la violence par de violents discours. Il a également ordonné aux activistes de ne pas laisser monter les soldats de Tsahal à bord et de jeter à la mer ceux qui réussiraient à monter.»



Lire la suite du document : ICI

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 08:18

 

 

Malgré les sanctions les avions iraniens sont toujours ravitaillés à DUBAI 

 

 

Dubaï
Dubaï
20:55 05/07/2010
© Photo Vyacheslav Pohomov
MOSCOU, 5 juillet - RIA Novosti

 

 

Les avions iraniens continuent d'être ravitaillés à l'aéroport de Dubaï (Emirats arabes unis) malgré les sanctions décrétées unilatéralement par Washington contre Téhéran, ont annoncé lundi les agences européennes, citant un représentant de l'aéroport international émirati.

"Les avions iraniens continuent de bénéficier du service de ravitaillement à l'aéroport", a déclaré la source.

L'agence iranienne ISNA avait antérieurement annoncé, citant le porte-parole de l'Association des compagnies aériennes d'Iran Mehdi Alyari, que "depuis la semaine dernière, 
les aéroports britanniques, allemands et émiratis refusaient de ravitailler les avions iraniens" en raison des sanctions américaines contre Téhéran. 

Outre les sanctions instaurées contre l'Iran par le Conseil de sécurité de l'ONU, Washington a unilatéralement décrété des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre de la République islamique. Ces mesures frappent principalement les entreprises énergétiques du pays, ainsi que les compagnies soupçonnées par les autorités américaines de participer au développement des programmes nucléaire et balistique de Téhéran.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 07:47

 

 

Nucléaire civil ou arme atomique. INFOgraphie

missiles-iraniens-copie-1.jpg

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:49

 

 

L’Iran redoute une guerre du cyberespace.

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La mise en garde à l’attention du grand public a été diffusée hier par les principales agences de presse iraniennes  et s’est répandue comme une traînée de poudre.  D’après le patron de la défense passive iranienne, les Etats-Unis s’achemineraient vers une guerre non conventionnelle en direction de l’Iran. Une guerre du cyberespace.  Press TV parle d’un nouveau modèle de guerre, différent des guerres classiques.  L’agence cite le terme de “guerre irrégulière”. Fars News de son côté parle de “guerre sans foi ni loi”.  Il est question de menaces de quatrième génération basées sur les technologies de l’information.

Deux craintes principales sont exprimées face à ce nouveau type d’agression. D’une part le ciblage d’objectifs civils, d’autre part la sape du contrôle gouvernemental notamment en cas de crise majeure.  Fars News indique que tous les secteurs critiques seraient ainsi visés : eau, électricité, alimentation, communication, santé, sécurité.  Selon le patron de la défense passive, Israël aurait utilisé cette tactique pendant la guerre du Liban de l’été 2006. Citant la même source,  Press TV, souligne que dans ce type de guerre les soldats ne peuvent pas défendre la nation. Seuls les scientifiques et les experts techniques seraient en mesure d’assurer une protection efficace. Press TV conclut en affirmant que selon ce modèle, une superpuissance technologique aurait la capacité d’influer sur d’autres gouvernements.  Pour Fars News, le cyberespace est devenu le nouveau champ de guerre.

Commentaire: il est intéressant de constater que l’Iran, superpuissance technologique au Moyen-Orient, partage exactement les mêmes craintes que les nations occidentales quant à la vulnérabilité des infrastructures critiques.  Cela étant Téhéran n’est pas totalement démunie face aux cybermenaces et serait même au contraire bien équipée,  y compris pour mener des cyberoffensives. Les experts militaires et civils internationaux situent en effet  l’Iran dans le peloton de tête des cyberpuissances.  Virus digitaux, chevaux de troie, bombes logiques, vers, spywares n’ont pas de secrets pour les unités spécialisées iraniennes. En 2009, les troupes d’élites de l’IRGC (pasdarans) ont d’ailleurs formé un commandement de la  Cyberdéfense.  La task force digitale iranienne comprendrait plusieurs milliers d’experts et cybercommandos affectés aux classiques opérations de guerre informatique intérieure et extérieure. 

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:18

 

 

 

 

 

 

 

lodo daniel pipes

BRUIT DE BOTTES

 

 

Une frappe militaire sur l'infrastructure nucléaire de l'Iran

par Daniel Pipes
12 juin 2010

http://fr.danielpipes.org/blog/2010/06/frappe-militaire-infrastructure-nucleaire-iran

Version originale anglaise: A Military Strike on Iran's Nuclear Infrastructure?
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Si oui ou non il sera mis fin à la prolifération nucléaire de l'Iran est le sujet le plus urgent sur le Moyen-Orient, ces jours-ci. Je noterai ici les développements sporadiques qui montrent l'usage de la force militaire contre l'infrastructure nucléaire iranienne.

"L'Arabie Saoudite donne à Israël toute latitude aérienne pour attaquer les sites nucléaires iraniens" : dans un communiqué qui a fait sensation, Hugh Tomlinson écrit dans le Times (Londres) que

"Riyad est d'accord pour permettre à Israël d'utiliser un étroit corridor de son espace aérien dans le nord du pays pour réduire la distance pour un raid sur l'Iran. Pour s'assurer que les bombardiers israéliens passent sans encombre Riyad a déjà effectué des tests pour être sûr que ses propres avions à réaction ne seront pas arrêtés et que les systèmes de défense de missiles ne seront pas activés. Une fois que les Israéliens auront traversé l'espace aérien, les défenses aériennes du Royaume retourneront à leur état d'alerte maximum."

Tomlinson cite une source de la défense américaine dans la région : " Les Saoudiens ont donné la permission aux Israéliens pour qu'ils traversent leur espace aérien et eux regarderont ailleurs. Ils ont déjà fait des tests pour être sûrs que leurs propres avions ne seront pas arrêtés et que personne ne les abattra. Tout ceci a été fait avec l'accord du Département d'Etat."

Il explique la logique qui se trouve derrière cette décision :

"Les sources en Arabie Saoudite disent que c'est une information courante dans les milieux de la défense militaire qu'un arrangement est en place si Israël décide de lancer le raid aérien. Malgré les tensions existant entre les deux gouvernements, ils partagent une mutuelle répugnance pour le régime de Téhéran et une peur commune des ambitions nucléaires de l'Iran. "Tous nous savons cela. Nous les laisserons [les Israéliens] passer et nous fermerons les yeux," dit-on.

Commentaire :

" Intéressant si c'est vrai" sera ma réponse. Pour des raisons exposées dans mon article "Du bon sens en Egypte et en Arabie Saoudite" du 23 décembre 2009 je reste sceptique sur le fait que le leadership saoudien permettrait aux Israéliens de survoler leur propre espace aérien. J'espère avoir tort.

Surprenant appui à une frappe militaire : L'enquête de Pew Global Attitudes a demandé à 22 pays de répondre [à la question suivante] : "Qu'est-ce qui est le plus important : empêcher que l'Iran ne développe des armes nucléaires, même si cela implique d'avoir recours à une action militaire , OU éviter un conflit militaire, même si les Iraniens peuvent développer des armes nucléaires ? " 


AGGRANDIR L'IMAGE ICI


1237.jpg


Là on trouve beaucoup de choses étonnantes :

  • Pakistanais, Argentins, Turcs et Russes sont les moins disposés à user de la force militaire ( A noter que nos 3 parmi les 4 cités sont des voisins de l'Iran.)
  • Chinois et Japonais répugnent aussi à l'usage de la force militaire.
  • Egyptiens, Jordaniens et Kényans ont des opinions analogues à celles des Américains.
  • Ceux du Nigéria ont le plus tendance à employer la force militaire.

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 23:03

 

 

 

editorialàGad

 

 ECOUTER ICI-copie-1


Préparation houleuse de la visite de Bibi Netanyahou à Washington, la minute avant l'instant "T" à Téhéran.

 

Marc Brzustowski


pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info 

 

 

L’affaire du Mavi Marmara n’en finit pas de faire des vagues dans les relations internationales. On se souvient que Benyamin Netanyahou avait dû reporter son voyage à Washington, au moment où la crise éclatait. Depuis, son homologue turc Erdogan a exploité le filon jusqu’à laisser entrevoir un alignement suspect sur les intérêts de l’Iran et de la Syrie, en flagrante violation de ses alliances, dans l’OTAN.

 

L’entourage d’Erdogan a fait comprendre à ce dernier qu’il conviendrait d’adopter un ton en-dessous, afin de ne pas affecter les chances de la Turquie, sur la scène internationale. Ces cercles ont jugé contre-productif le discours du Premier Turc accusant Israël du regain de tensions avec le PKK. Il s’est donc contenté de pointer du doigt les réseaux ultranationalistes turcs, la fameuse filière Ergenekon, d’être à l’origine de ces manipulations de la cause kurde. Les dirigeants présumés de cette nébuleuse sont en procès pour tentative de putsch militaire. Or, les observateurs avertis savent que les proches d’Erdogan répandent, depuis des mois, la rumeur selon laquelle les services extérieurs israéliens seraient les donneurs d’ordre de ce groupe de putschistes. Autant dire qu’il s’agit simplement de murmurer tout bas ce que le Parrain de la mafia islamiste au pouvoir à Ankara veut profondément faire croire.

 

Mieux, le chef de l’AKP n’a de cesse de mettre à mal toute tentative conciliatrice entre son pays et Jérusalem. Ainsi, le Ministre israélien des infrastructures, Ben Eliezer, aurait mené des discussions tenues pas si secrètes, à Zurich, à la demande du Ministre des Affaires étrangères turques, Ahmed Davutoglu. Une fuite aurait été organisée pour révéler l’échec de cette rencontre, se déroulant en parfaite ignorance du Ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Celui-ci aurait alors refusé de décrocher son téléphone durant toute la journée de jeudi, restant sourd aux appels de Bibi Netanyahou, qui cherche à stabiliser son gouvernement, avant de se rendre auprès d’Obama. Les « milieux autorisés » soupçonnent Ehud Barak d’être à l’origine de cette énième tentative humiliante de rapprochement avec la Turquie.

 

D’autre part, le Juge Turkel, chargé de la commission d’enquête, à propos de l’incident de la flottille, a exigé un mandat élargi, l’autorisant à mettre en cause un ou des membres défaillants du gouvernement dans la chaîne de décision menant à ce qui reste un fiasco médiatisé. De fait, semble t-il, le Ministre de la Défense et, par ricochet son Premier Ministre, sont mis sur la sellette, alors qu’ils pensaient garder le contrôle de cette investigation. De là à envisager que l’un ne serait pas prêt à couler seul sans entraîner dans sa chute toute ou partie de l’actuelle coalition, il n’y a qu’un pas que certains commentateurs n’hésitent pas à franchir.

 

 De son côté, Erdogan paradait, en diffusant son projet d’interdire tout vol commercial israélien au-dessus de son territoire. Hormis le renforcement de son prestige sur le plan régional, tout ce qui pourra déstabiliser Netanyahou avant sa visite du 6 juillet à la Maison Blanche est, pour lui, pain béni.

 

A l’inverse, toute modération israélienne dans l’approche de la nouvelle position turque n’aurait de sens que dans la perspective des élections législatives à Ankara, en septembre prochain. L’AKP pourrait alors être contraint par les urnes de composer avec le courant kémaliste, crédité de 32% d’intentions de vote. Ceci n’interdit pas la fermeté et la défiance à l’égard de l’actuel gouvernement, et non de la Turquie historique par amalgame. En prévision, Erdogan s’est fait fort de changer la donne et les hommes, au sommet des institutions : il a nommé, à peine trois jours après l’incident en mer, un nouveau chef des renseignements (au MIT) Hakan Fidan, l’un des membres islamistes anti-occidentaux les plus favorables au soutien de la politique iranienne et de son programme nucléaire. On le dit même d'obédience chi'ite. Autant dire que Téhéran dispose, désormais, d’un maître d’œuvre en plein cœur du régime d’Ankara, qui menace aussi bien les relations avec Jérusalem qu’avec Washington et l’Alliance Atlantique.

 

 Hakan Fidan

 

Renforçant ce sentiment de menace croissante sur l’équilibre régional, les services de renseignement font savoir que l’Iran a transféré, l’an dernier, à la Syrie, un nouveau système de radar sophistiqué. Il gratifierait ainsi le Hezbollah d’informations précieuses sur la navigation aérienne d’Israël, accentuant la précision de ses missiles et de sa défense anti-aérienne.

 

Depuis la signature par le Président américain du nouveau train de sanctions, l’Iran, par le truchement de Vahidi, son Ministre de la Défense, menace, désormais, de barrer aux pétroliers la route de l’acheminement de l’or noir, par le Détroit d’Ormuz. Selon les dirigeants du régime terroriste iranien, tout arraisonnement de l’un de ses navires aurait « les pires conséquences ».

 

L’approche de ces sanctions, considérées comme les plus dures jamais entreprises contre le régime des Mollahs, a été couplé à l’envoi de l’USS-Nassau NAH-4, avec un groupe d’attaque amphibie embarquant 4000 marines, dont des unités spéciales entraînées à agir derrière les lignes ennemies. Ce renfort sillonne actuellement le Golfe d’Aden. Ces mesures drastiques ont provoqué l’annulation des flottilles au départ de l’Iran. Elles pouvaient, en effet, entrer dans le cadre des sanctions prises à l’encontre de Téhéran et se voir fouillées de fond en comble. L’embargo n’atteint donc plus seulement Gaza, mais bien les côtes iraniennes, en faisant risquer à toute entreprise commerçant avec ce régime, le bannissement du marché américain. Les Pasdaran contrôlent tout le réseau de raffinement de pétrole, alimentant leurs trafics et manigances terroristes à travers le monde. Leur emprise sur l’Iran sera la première cible de ce regain de fermeté. La corde au cou, ils seront donc tentés de contrevenir, par tous les moyens, à l’acheminement pétrolier en direction de l’Europe, des Etats-Unis et de l’Asie, quitte à se lancer dans des opérations-suicide.

 

C’est à la lumière de cet encerclement qu’il convient d’envisager le redéploiement des alliés de l’Iran et l’accroissement des menaces directes contre Israël. L’assouplissement de l’embargo sur Gaza réintroduit l’Autorité Palestinienne, par la présence d’observateurs, lui laissant entrevoir la perspective d’une reprise ultérieure de ce territoire. En contrepartie, il s’agit d’infléchir son refus caractérisé de toute négociation directe. Ce point sera certainement abordé entre les deux Administrations, alors qu’Uzi Arad démarchera le régime Moubarak, afin d’évaluer ces évolutions.

Jusqu’à présent, le Hezbollah de Nasrallah n’a fait que vociférer, échouant à tenir ses promesses de représailles, depuis la mort d’Imad Moughniyeh. Il a encore dû renoncer à une visite à Ankara qui aurait consacré l’alliance de fait des régimes du Levant contre Israël. Il n’a, pas plus, été en mesure d’envoyer des flottilles sur le modèle turc ; encore moins, de déclencher des tirs contre le territoire israélien, à la suite d’un éventuel arraisonnement. Par contre, son arsenal s’est considérablement renforcé, en asseyant sa position de seule force paramilitaire crédible au Liban.

L’hypothèque demeure, en ce qui concerne la réaction turque à toute intervention israélo-américaine contre l’Iran ou l’un et l’autre de ses alliés déclarés : il est acquis qu’elle se traduirait vraisemblablement par un afflux de renseignements, de minute en minute, de la part de services d’espionnage du MIT « passés à l’Est ». Le territoire turc pourrait servir de voie de transit pour des missiles et la logistique irano-syrienne en direction du Hezbollah. Mais l’actuelle position d’entre-deux ne laisse pas entrevoir de renversement radical d’alliance, au-delà des déclarations diplomatiques incendiaires et de mesures symboliques de rétorsion.

De fait, le Hezbollah se retrouverait, avec le Hamas, comme bras armés les plus crédibles, mais aussi les plus exposés, de Téhéran. De même qu’Ankara, Damas pourrait trouver plus économique, pour la survie du régime alaouite, un rôle d’auxiliaire et de boutefeu, hésitant à franchir le pas de l’entrée dans la danse. La Syrie comme l’Iran dispose de missiles chimiques et biologiques et il serait candide de croire que l’un ne pressera pas l’autre de les utiliser…

Bachar al-Assad pourrait être tenté de se raccorder in extremis à Erdogan, plutôt qu’à Ahmadinedjad, en situation d’isolement croissant. Le fou de Dieu de Téhéran devrait donc exiger de ses services, relayés par les Turcs, qu’ils assurent la fourniture au Hezbollah des armes les plus nocives à leur disposition dans les entrepôts syriens.

Les actuels remous diplomatiques sont comme l’écume de la vague des tentatives de coordonner les efforts, dans les deux camps. La moindre friction ou hésitation, le moindre moment de déstabilisation, ici ou là, grippe les maillons de la chaîne de décision. Elle remet en question le sens de la partie qui se joue, loin des caméras, par les coulisses, les zones grises, et les labyrinthes des tunnels qui redessinent le Proche-Orient de la 23è heure avant l’ère atomique... 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 13:54

Joke du patron de l’agence spatiale israélienne sur une télé arabe: “Ofeq 9 permet de voir le président iranien en train de boire un café turc”.

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Plus d’une semaine après le lancement réussi du satellite  de renseignements Ofeq 9, Yitzhak Ben Israel, le patron de l’agence spatiale israélienne donne une interview exclusive à la chaîne  américano-arabe Al Hurra.  

 Ofeq 9 produit des images de haute qualité, comme celles que vous regardez à la télévision, a-t-il précisé.  A la question ironique du journaliste Majdi Halabi ” est-ce que le satellite permet d’observer  Mahmoud Ahmadinejad dans son bureau ou dans ses appartements ?” Le patron de l’agence spatiale a répondu avec humour : “le satellite permet de voir le président iranien en train de boire un café turc”.

Ofeq 9 a commencé d’émettre ses premières images la semaine dernière  et selon la station de contrôle tout est en ordre. Ce satellite - le sixième du genre-  est un élément clé du dispositif de renseignement israélien dans la zone Moyen-Orient. Comme le rappelait NanoJV, il s’inscrit dans un concept plus global de guerre info-centrée. Illustré par exemple par le programme Tsayiad.  5 des satellites espions lancés par Israël génèrent ainsi des images et permettent de visualiser des théâtres d’opérations, le 6ème est équipé de dispositifs radars insensibles à la luminosité, au plafond nuageux ou aux conditions météorologiques extrêmes.

Exprimant un point de vue personnel, le patron de l’agence spatiale estime que c’est l’ensemble des nations occidentales qui recourra le cas échéant à la force pour stopper le programme nucléaire iranien. Et pas seulement Israël. Un point de vue assez répandu ces derniers temps au sein des milieux de défense israéliens.

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

 

http://www.israel7.com/2010/07/

 

Un peu plus d’une semaine après la mise en place du satellite Ofek 9 dans l’espace, le président de l’Agence israélienne pour l’espace, Isaac Ben Israël, estime que le programme iranien de développement nucléaire sera interrompu par une intervention militaire: «Mon opinion personnelle, c’est que non seulement Israël, mais également les Etats occidentaux, auront recours à la force pour arrêter l’Iran».

Au sujet du satellite de surveillance, il a expliqué que les images rapportées sont d’une très haute fidélité, et qu’elles peuvent être visionnées sans problèmes sur un écran comme celui des télévisions. Interrogé quant à la capacité du satellite de photographier le président iranien dans ses bureaux, il a répondu: «Le satellite peut montrer le président iranien en train de boire un café turc».

Ce satellite est le sixième du genre, et il devrait permettre d’améliorer le niveau des sources de renseignements pour les régions lointaines. Cinq d’entre eux ramènent des images, et le sixième fait office de radar, qui n’est pas perturbé par les intempéries ni les sources lumineuses. Un responsable des services de renseignements estime qu’en raison de ses objectifs, Israël doit entretenir un satellite qui lui appartienne exclusivement.  Les photos devraient provenir principalement de la Syrie et de l’Iran. L’Ofek 9 intervient deux ans avant le rappel de l’Ofek 4.

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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