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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 09:34

... au portefeuille aurait été plus réaliste. D'autre part, on apprend que les Emirats Arabes Unis ont dénoncé à l'AIEA les tentatives répétées de l'Iran d'importer du matériel militaire nucléaire sensible depuis les ports de Dubaï. 40 entreprises liées au blanchiment d'argent en direction de Téhéran ont récemment été fermées dans cette zone des Emirats qui représente une véritable porte tournante pour les trafics.

 

Les nouvelles sanctions "frappent au coeur" de la capacité nucléaire de l'Iran (Obama)

 

 

 

WASHINGTON, 1er juillet (Xinhua) -- Le président américain, Barack Obama, a déclaré jeudi que les nouvelles sanctions "frappent au coeur" de la capacité du gouvernement iranien de financer ou de développer son programme nucléaire, avant de promulguer un projet de loi de sanctions adopté par le Congrès contre Téhéran.

Le Congrès américain a approuvé le 24 juin dernier la loi imposant de nouvelles sanctions contre l'Iran.

"Nous montrons au gouvernement iranien que ses actes ont des conséquences", a souligné M. Obama dans un communiqué rendu public par la Maison Blanche, ajoutant que si l'Iran persiste, "la pression continuera à se renforcer, de même que son isolement".

"Il n'y aura pas de doute : les Etats-Unis et la communauté internationale sont déterminés à empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires", a souligné le président américain.

Les sanctions, décrites par M. Obama comme "les plus dures" adoptées par le Congrès, interdisent aux entreprises de fournir des produits pétroliers raffinés à l'Iran ou d'aider ce dernier à se doter de capacités de raffinage. Par ailleurs, la loi vise également les institutions financières internationales liées aux Gardiens de la révolution iraniens.

Ces mesures visent à réduire l'approvisionnement en essence de la République islamique, et à l'isoler du système financier international. L'Iran, bien qu'il soit l'un des plus importants producteurs pétroliers, dépend lourdement des importations des produits pétroliers raffinés tels que l'essence.

Dans le communiqué, M. Obama a accusé l'Iran d'être le seul pays signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qui n'a pas convaincu l'AIEA que son programme nucléaire a des fins pacifiques.

"Jusqu'à aujourd'hui, l'Iran a choisi la voie du défi. C'est pourquoi nous avons bâti une coalition de pays plus large et plus soudée pour faire pression sur le gouvernement iranien", a-t-il ajouté.

Le 9 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution, imposant le quatrième cycle de sanctions contre l'Iran depuis 2006.

Le 16 juin, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a annoncé que le gouvernement américain projette d'élargir les sanctions contre plus d'individus et d'entreprises iraniens, y compris la Banque postale de l'Iran, et les Gardiens de la révolution iraniens, entre autres.

Cependant, M. Obama a affirmé que la porte de la diplomatie reste encore ouverte, exhortant l'Iran à respecter ses obligations internationales.

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 00:04

 

 

Guerre électronique. Selon le Wall Street Journal, l’Iran offre à la Syrie une couverture radar hors du commun. Un pilote de chasse israélien déclare que le temps où l’aviation israélienne ne rencontrait aucune opposition est révolu.

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Un article du Wall Street Journal, placé aujourd’hui en ligne, révèle que l’Iran a fourni à la Syrie un nouveau système de radars sophistiqués dont pourrait également bénéficier le Hezbollah. Le transfert aurait eu lieu l’an dernier et, selon le Wall Street Journal, a été confirmé par plusieurs sources de renseignement américaines et occidentales.

Cette escalade si elle était avérée augmenterait le risque de conflit avec la Syrie (qui n’a eu aucun engagement direct avec Israël depuis 1974) et constituerait en tout état de cause une violation de la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies interdisant à l’Iran la vente et le transfert d’armement (ou de matériel assimilé). La Syrie et l’Iran ont démenti l’information, le Hezbollah n’a pas fait de commentaire.

 Le journal américain relate les propos d’un pilote israélien de F16 (le capitaine Ron XXX s’exprime sous couvert de l’anonymat): en 2006 lors du conflit avec le Hezbollah au Liban, nos avions ne rencontraient aucune opposition, lors du prochain conflit, nous savons que ce ne sera pas la même chose.

Des responsables israéliens ont également accusé l’Iran et la Syrie d’avoir transferé au Hezbollah des missiles syriens M-600 capables de frapper Tel-Aviv (jusqu’à présent le Hezbollah n’a pu frapper que le nord du pays de manière approximative) et dotés d’une précision accrue. Idem pour les missiles sol-air et divers systèmes de roquettes dont l’arsenal serait passé de 12 000 en 2006 à 40 000 aujourd’hui (le Wall Street Journal livre un tableau des différents types de missiles sol-air répertoriés dont certains montés sur véhicules peuvent atteindre des avions de lignes).

Par ailleurs, le journal américain rappelle qu’en avril dernier le Président Shimon Peres a accusé publiquement la Syrie de transférer des scuds au Hezbollah, ce qui conférerait à la milice privée – à fortiori avec l’appui de radars dernière génération- la capacité de frapper tout le territoire israélien à partir de la vallée de la Bekaa. La Syrie, le Liban et le Hezbollah ont nié l’existence de ce transfert.

En parallèle, le 23 juin dernier l’agence de presse iranienne Fars News, rapportait les déclarations d’un haut responsable de l’armée de l’air iranienne selon qui, les systèmes radars et missiles développés par l’Iran couvrent non seulement le Golfe Persique, mais la région toute entière. L’officier supérieur mettait en avant l’autarcie de l’Iran et ses capacités technologiques très avancées en matière de radars et de guerre électronique, le système de défense aérienne iranien pouvant désormais répondre à tous types de menaces, selon ses déclarations.

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:27

 

 

Attaquer ou ne pas attaquer l'Iran?

Enquête auprès des opinions publiques

Par GUZANSKY YOEL 
01/07/2010 09:08 

 


http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=180081

 

 

Adaptation : Aschkel

 

pour lessakele et aschkel.info 


Ceux qui pensaient que les pays musulmans manifestent un rejet absolu de l'option militaire devraient se pencher sur les résultats en Egypte, en Jordanie, au Liban et en Indonésie, d'un récent sondage sur la République islamique.

 

Attaquer ou ne pas attaquer l'Iran? 

Telle est la question - ou plutôt, l'une des questions - posées dans le cadre d'une enquête «Global Attitudes" réalisée par le Pew Research Institute à Washington. Et les résultats? 

Surprenant, surtout en ce qui concerne les attitudes envers l'Iran et son programme nucléaire.



L'enquête a effectué un sondage dans 22 pays, elle a été menée dans la langue maternelle des répondants, et inclus échantillon d'un grand nombre de personne respectivement. Huit sur 10 Allemands, sept sur 10 Français et six sur 10 Britanniques ont des opinions négatives sur l'Iran.


Même dans les pays musulmans, 66  % en Égypte, 63% en Jordanie et 60% au Liban ont une opinion négative de l'Iran.


Il est intéressant de noter qu'en Turquie, dont la direction semble se rapprocher de la République islamique, 58% ont une opinion négative sur l'état chiite. Cela peut s'expliquer par le fait que la plupart des Turcs sont sunnites.

En effet, les résultats du Liban démontrent 'importance de la faille entre chiites et sunnites effectivement - 80% de sunnites démontrent une position négative à l'égard de l'Iran, tandis que 95% des chiites en ont une vision positive.

Une nette majorité s'oppose  aussi à des armes nucléaires en Iran, 98% des personnes interrogées en Allemagne, 96% au Japon, 95% en France, 94% aux États-Unis et 90% en Grande-Bretagne ne veulent pas voir l’Iran disposer d’armes nucléaires.



66% en Egypte, 64% au Liban et 63% en Turquie ne veulent pas voir des armes nucléaires en Iran, certains d'entre eux y voient une menace sérieuse.

Les enquêtes sont problématiques.

Dans la capacité de ces outils à refléter l'opinion publique, on peut affirmer qu'elles reflètent "seulement" l'opinion publique .Mais, même dans des régimes non démocratiques, peut-être surtout chez eux, une enquête pourrait être la seule façon de savoir ce que pensent les gens.

Pourquoi est-il important de savoir quelles est la tendance de l'opinion mondiale concernant l'Iran? Parce que les réponses ont un impact considérable sur la réponse politique qui pourrait être adoptée vis-à-vis de l'aspirant-Etat nucléaire. Plus important encore, l'enquête montre que parmi ceux qui s'opposent au programme nucléaire de l'Iran, une majorité répond qu'elle est prête à envisager une action militaire pour l'empêcher de se procurer des armes nucléaires, contre ceux qui préfèrent éviter la confrontation.

Ceux qui pensaient que les pays musulmans manifestent un rejet absolu de cette option devraient se pencher sur les résultats en Egypte, Jordanie, Liban et Indonésie, où 55%, 53%, 44% et 39%, respectivement, disent que l'Iran devrait se voir refuser une capacité nucléaire même au prix d'une confrontation militaire.

Il semble que l'opinion mondiale soutient plus que jamais une attaque contre les installations nucléaires de l'Iran. En effet, 66% des Américains, 59% des français et pour moitié des Espagnols, Britanniques, Brésiliens ,Indiens et Allemands préfèrent un Iran sans armes nucléaires, même au prix d'un conflit.

Toutefois, il existe encore des opposants, même si leur nombre est plus faible: 41% en France, 39% en Allemagne, 37% au Royaume-Uni, 34% en Espagne et 24% aux États-Unis, qui peuvent faire valoir leur voix et peuvent avoir un impact important En outre, on peut affirmer que les questions étaient formulées avec l'idée que l'action militaire était d'empêcher l'Iran d'obtenir des armes nucléaires . Et si l'action militaire ne se révélait pas un succès? Il est difficile de savoir si l'enquête reflète l'opinion publique mondiale et quel impact, le cas échéant, il aurait  sur les décideurs. Il semble que la moitié de la population comprend que l'option militaire est un juste prix, mais que le prix d'un Iran nucléaire est plus élevé encore, et justifie peut-être l'option militaire.


L'Enquête fournit un aperçu des attitudes sur le sujet, et cela pourrait aider ceux qui envisagent toutes les options contre l'Iran de mieux comprendre dans quelle direction souffle le vent.



L'auteur est chercheur à l'Institut d'études de sécurité nationale à l’Université de Tel Aviv. Il s'est joint à l'INSS, à la suite de la présentation au bureau du Premier ministre de la coordination des travaux sur le défi du nucléaire iranien pour le Conseil de sécurité nationale. 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:14

 

 

 

 

 

missiles iraniens

Missiles Shahab 3 qui reposent sur les missiles nord coréens Nodong 1/a et Nodong 1/b

 

 

VOIR L'ANIMATION


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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 21:30

 

 

 

BANNERALDO

 

 

 

 

Par Aldo-Michel Mungo

 

pour aschkel.info et lessakele

 

 

 

Analyste en géostratégie

Directeur de la rédaction du magazine militaire Carnets de Vol

 

Face à l'entêtement iranien, peut-on imaginer une action au-delà des sanctions économiques ? On sait que ces dernières ont montré dans le passé qu'elles pouvaient aisément être contournées. A moins d'être complètement sourd et totalement aveugle, tout un chacun devrait être désormais en mesure de discerner que l'Iran ne veut plus qu'une seule chose : la guerre. L'Iran cherche la guerre. Il finira par l'avoir. Mais seuls les Américains ont la capacité militaire de mener une intervention brutale.

 

Elections truquées, prise du pouvoir par la frange la plus radicale de l'islamisme iranien, répression dure de toute opposition, arrestation des opposants politiques, refus de tout compromis avec les principales puissances de la planète et affirmation que la fuite en avant vers le nucléaire continuera. Mais que cherchent les dirigeants iraniens ? La confrontation ? Dans ce jeu, ils ne peuvent que tout perdre. Sont-ils fous ?

Pour répondre à cette question et comprendre pourquoi le pouvoir iranien est jusqu'au-boutiste, il faut intégrer quelques données relatives aux croyances des Chiites. Pour ceux-ci I'Imâm Mahdi, dit Imam az-Zaman (Maître des temps), le douzième Imam, qui fut occulté (caché) par Allah au 9ème siècle, survit de façon mystique et demeure le pôle du monde. Il réapparaîtra à l'issue de l'apocalypse pour faire régner la justice, la paix et la prospérité sur la planète.

La spécificité historique de l'Iran chiite, isolé depuis des siècles de ses voisins arabes sunnites s'est nourrie de cette croyance. Mais au sein du Chiisme iranien s'opposent deux écoles de pensée, celles des Sadeghis et celle des Hojjatiye.

Cette dernière professe que le retour du Mahdi sera accéléré par l'extension du désordre qui doit aboutir à l'Apocalypse. Ils préconisent de participer activement à cette accélération des évènements. Ce sont des millénaristes messianiques qui s'agrègent autours de quelques ayatollahs ultraréactionnaires.

A partir de 1979, les Hojjatiye infiltrent toutes les institutions révolutionnaires comme les Pasdaran, le renseignement militaire et l'assemblée consultative. Mais depuis le décès de l'Ayatollah Khomeiny, ils ont petit-à-petit pris le contrôle complet de l'ensemble de l'appareil d'Etat. Au sommet, l'Ayatollah Khamenei, le Guide spirituel de la République, la plus haute autorité politique iranienne, il est celui qui décide et dispose; à la présidence de la République, Amhadinedjad ; à la présidence de l'Assemblée,Larijani, ancien négociateur nucléaire ; tous sont des Hojjatiye. L'ensemble du corps des Pasdaran (Gardiens de la Révolution) l'est également, ainsi que tout l'encadrement des structures étatiques. Tous les opposants déclarés appartiennent au courant de pensée adverse.

Les Hojjatiye forment une Junte islamique qui contrôle totalement l'Etat iranien.

Le comportement étrange des membres du pouvoir ne peut se comprendre que par cette affiliation. Le Mahdi est le sujet de conversation le plus important en Iran ainsi que le rôle que l'Iran et Ahmadinejad joueront pendant son retour prévu.

C'est la nouvelle frénésie.

Des agences de presse se consacrent presque entièrement aux signes précurseurs de son arrivée. Ahmadinejad n'a manqué aucune occasion de se référer directement ou indirectement à la réapparition prochaine du Mahdi. Il aborde fréquemment le sujet. En novembre 2005, il dit que sa principale mission dans la vie est de «Paver le chemin pour la réapparition glorieuse de l'Imam Mahdi. Si je crois qu'il va arriver d'ici deux, trois, quatre ans, pourquoi agirais-je avec ménagement? C'est le moment de se montrer fort, pur et dur». Il a dit et répété dans ses discours que le Mahdi ne se révèlera qu'après une guerre apocalyptique sur la Terre qui provoquera la mort d'une bonne partie de la population du monde.

Il y a bien sûr des fous dans toutes les croyances.

La seule différence c'est qu'aucun d'eux n'est Président d'un Etat qui cherche à se doter d'armes de destruction massive.

Dans toute l'histoire de l'humanité, aucun mouvement messianique n'a dirigé un Etat et aucun n'a possédé un arsenal nucléaire. Les plus dangereux dirigeants de l'histoire moderne sont ceux qui, comme Hitler, disposent d'une idéologie totalitaire et d'une foi mystique en leur propre mission. Ahmadinejad remplit ces deux critères.

Il est évident qu'un système totalitaire dirigé par des utopistes mystiques s'avère plus dangereux que le même, dirigé par des pragmatiques. C'est pourquoi, le jusqu'auboutisme apocalyptique des dirigeants iraniens aboutira à une confrontation.

C'est dans ce contexte, et lui seul, qu'il faut comprendre tous les évènements qui se sont déroulés en 2009 en Iran. En se mesurant aux puissants de ce monde, les dirigeants iraniens croient précipiter l'avènement d'un salut. Le nucléaire n'est qu'un moyen pour la réalisation de cette stratégie politico-mystique. Certes, on parle de paix pour l'humanité, mais cette paix n'est rendue possible, d'après leur doctrine, qu'après une bataille décisive qui préparerait les conditions de l'avènement de Mahdi.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, sont partie prenante dans cette vision mystique du rôle que doit jouer l'Iran pour le retour du Mahdi et le salut de l'humanité.

Il est désormais évident que les négociations sont totalement inefficaces dans le cas d'un régime aussi retors et belliqueux que celui des fondamentalistes iraniens.

L'histoire nous a appris que les pays dont l'idéologie est fanatique ne cèdent que devant leur défaite. Ils n'acceptent jamais de compromis, même s'ils se trouvent au bord du désastre.

Une transition par le haut, c'est-à-dire initiée et négociée par les élites, n'est pas envisageable compte tenu du peu d'influence des opposants et une sortie par le bas, par une révolution dans la rue, n'est pas non plus envisageable car la société civile est faible et inorganisée.

 

Les Iraniens veulent la confrontation

 

La stratégie d'Obama de la main tendue a échoué et le jeu du bâton et de la carotte ne fonctionne pas.

D'autant que des informations font état de l'installation secrète par les Pasdaran de missiles antinavires sol-mer dans les faubourgs du port érythréen d'Assab, situé à proximité du détroit de Bad-el-Mandeb à une trentaine de kilomètres d'Asmara sur la mer Rouge. Si cela est vrai, Téhéran pourrait, depuis cette base, menacer le trafic maritime en mer Rouge où débouche le canal de Suez. L´Erythrée aurait donné à l´Iran le contrôle de ce port dans le cadre de la coopération stratégique entre les deux pays. Dans ce même pays, la force Al-Qods, corps d'élite des Pasdarans, forme dans des camps d'entraînement les rebelles yéménites Houthis, des chiites en rébellion aux confins du Nord-Yémen et dont l'aviation saoudienne pilonne les camps. Sous l'influence de l'Iran, cette minorité cherche à faire sécession pour constituer un satellite pro-iranien pouvant agir dans la péninsule arabique. Les Houthis ont reçu une aide illimitée en armes et en approvisionnement, sous la surveillance des Pasdaran, ainsi que d'experts du Hezbollah libanais. L'objectif de Téhéran est de mettre durablement un pied dans cette région située à quelques encablures du Golfe d'Aden, et disposer ainsi d'un moyen de pression sur la route du pétrole. Une zone hautement stratégique en cas de conflit et qui pourrait être incluse dans les premières frappes en cas de conflit.

La seule solution désormais est donc la confrontation avec l'Iran des Mollahs, car la priorité absolue est la sécurité stratégique du Golfe et de la mer Rouge.

"Si la guerre est horrible, la servitude est pire", écrivait Winston Churchill.

Recevant le prix Nobel de la paix, le président américain a affirmé que «les outils de guerre ont un rôle à jouer pour préserver la paix». Il a aussi longuement disserté sur la notion de «Guerre Juste». Barak Obama sait qu'un Munich nucléaire est impossible. Il sait aussi que l'Amérique impériale n'a pas le droit de déléguer à un allié, Israël, la tâche de résoudre le problème. Si les USA veulent garder leur rang de superpuissance, ils doivent assumer la lourde mission de résoudre définitivement la question iranienne.

Après pas mal de tractations et de gages réciproques, les Américains ont pu convaincre les Russes et les Chinois du danger de laisser la junte islamique disposer d'un arsenal nucléaire.

Depuis trois ans, les Américains plaident sans succès pour un embargo sur les produits pétroliers raffinés que l'Iran importe en quantités énormes (plus de 50% de sa consommation). Le corollaire d'une application stricte d'un tel embargo serait le contrôle des cargaisons des navires de commerce et le blocus des côtes. Version plus soft : des sanctions pour les compagnies d'assurances qui couvrent les navires marchands iraniens. Du même coup, privée d'assurance, l'importante flotte de pétroliers iraniens ne serait plus autorisée à entrer dans aucun port.

L'étincelle nécessaire à une guerre.

La guerre à l'Iran nucléaire ne choquerait pas. Surtout si cette guerre consiste à détruire l'ensemble du potentiel militaire, de neutraliser les Pasdaran et de précipiter la chute du régime dictatorial.

Mais les Chinois et les Russes ne veulent pas paver le chemin vers une guerre programmée. En tout cas ils ne veulent pas paraître la cautionner. Ils refusent donc cet embargo qui mènerait trop directement à une guerre provoquée avec leur bénédiction.

Or les fenêtres d'opportunité ne sont pas nombreuses. Il faut pouvoir rassembler discrètement des forces aériennes considérables à proximité du théâtre d'opération et la prochaine opportunité sera le relèvement de la 5ème flotte de l'US Navy basée à Bahreïn.

En temps normal, le dispositif naval américain dans le Golfe persique est constitué de deux porte-avions et de deux porte-hélicoptères, accompagnés par une trentaine de bâtiments d'escorte et de soutien. Durant la guerre contre l'Irak, en 2003, sa capacité a été portée à cinq porte-avions et six porte-hélicoptères présents dans le Golfe. En septembre 2007, alors que le Conseil de Sécurité était à nouveau saisi du dossier iranien, l'US Navy a effectué une démonstration de force sans précédent qui a amené dans la zone du Golfe et de la mer d'Oman la plus importante concentration navale depuis le déploiement occidental au large de Beyrouth, en février 1984. Les Américains ont en effet profité de la relève des bâtiments de la 5ème Flotte pour faire coïncider celle-ci avec la fin de ses exercices annuels dans la zone Pacifique-Océan Indien. Depuis lors chaque année, en septembre, la tension remonte d'un cran.

Actuellement d'importantes forces navales se concentrent pour participer à l'exercice interallié et interarmes RimPac (Rim of the Pacific); un exercice de très grande envergure où 20.000 hommes de 14 nations vont se déployer, jusqu'à la fin août, au large de Guam. C'est dans ce cadre qu'une flotte de navires de guerre américains, accompagné d'un navire israélien, a franchi le canal de Suez il y a quelques jours. Ce qui a fait dire à certains que la guerre contre l'Iran était imminente. Mais une dizaine de bâtiments ne sont évidemment pas suffisants pour mener une opération sur l'Iran.

Dans le même temps dans les semaines à venir, la France va redéployer le porte-avions Charles de Gaulle, et son groupe aérien composé de Rafale F3, dans l'océan Indien face aux côtes pakistanaises.

 

La guerre préemptive

 

L'embargo pétrolier aurait été considéré par les Iraniens comme un acte de guerre.

L'annonce, par la presse, d'une part que l'Arabie saoudite aurait autorisé les Israéliens à utiliser leur espace aérien pour des frappes contre l'Iran et d'autre part que les Israéliens disposeraient d'une base en Arabie saoudite font partie des multiples rumeurs tendant à provoquer les Iraniens. La technique du mouchoir rouge agité devant le taureau ..

Ces informations sont d'autant plus suspectes que le roi Abdallah, lors de la visite à Djeddah d'Hervé Morin le 5 juin, a déclaré "Il y a deux pays au monde qui ne méritent pas d'exister : l'Iran et Israël".

Mais l'essentiel est de provoquer les Iraniens car ces derniers ont prévenus qu'à la moindre velléité à leur égard, ils lanceraient une attaque préventive sur les bases américaines dans le Golfe, s'attaqueraient à leurs navires et bloqueraient le détroit d'Ormuz. Le but recherché étant de faire le plus de morts possible dans les rangs US et de déstabiliser les monarchies du Golfe ; au prix de 500.000 morts iraniens s'il le faut. Car la doctrine iranienne est de frapper en premier sans attendre la première attaque adverse.

Les Etats-Unis, et la coalition qu'ils dirigeront, lancerons donc des frappes préemptives.

Les Américains font couramment la distinction entre les attaques préemptives et préventives, une différence qui va au-delà des arguties. Une attaque préventive est fondée uniquement sur la possibilité que l'ennemi attaque sous peu. Une attaque préemptive est menée contre un ennemi sur le point d'attaquer. C'est la riposte anticipée à une menace imminente, un concept également intégré dans la doctrine française. La préemption est donc légitime, elle est très proche de la notion de légitime défense autorisée par l'article 51 de la Charte des Nations Unies.

Mais la préparation doit être particulièrement discrète pour éviter que l'Iran ne mette ses menaces à exécution et tout particulièrement éviter que le détroit d'Ormuz ne soit bloqué.

La particularité d'Ormuz réside dans son extrême vulnérabilité. A son point le plus étroit, le détroit fait 6,5km, mais les eaux territoriales iraniennes sont peu profondes et inaptes à la navigation, les navires sont donc obligés de transiter entre les îles Quoin et Ras Dobbah en Oman. A cet endroit, les passages maritimes font 1,8km de large dans chaque direction. Ce n'est pas le seul passage étroit pour accéder au Golfe Persique, les navires doivent encore transiter entre les îles de Jazireh-ye Tonb-e Kuchek, Bozorg et Abu Musa. Ces trois îles ont été prises de force en 1971 par les Iraniens au détriment des Emiratis, un contentieux de plus dans la région. 17,4 Millions de barils de pétrole passent tous les jours par le détroit d'Ormuz, soit 33,1% du commerce de pétrole mondial. Ce point de passage est l'un des plus névralgiques du monde, mais aussi un des plus vulnérables puisqu'il suffit de couler quelques navires pour le fermer. Les Iraniens peuvent mettre en ouvre cette menace. Le port militaire de Bander Abbas se trouve juste à l'entrée du détroit et des bases militaires sont situées sur les îles. Le blocus du détroit d'Ormuz se ferait à l'aide de bateaux civils qui mouilleraient des mines par centaines. L'Iran possède quelques 5.000 mines d'origine nord-coréennes, des EM11, EM31 et les redoutables EM52 qui activent un missile lorsqu'une cible passe à portée. Les Russes ont également livré un millier de mines marines dont des MDM-6.

Discrétion pour rassembler les forces alliées: il est en effet impensable de procéder comme pour les deux guerres contre l'Irak et mettre près de six mois pour déployer le dispositif militaire sous les caméras des télévisions.

L'indispensable coalition est déjà connue : Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Jordanie et Pakistan ; auxquels se joindront en deuxième ligne, défensive et non offensive, tous les autres pays arabes qui sont alliés des Etats-Unis.

Dans le cadre d'une attaque, les Américains disposent d'une base au Qatar et d'une base navale et aérienne au Bahreïn, où siège la 5ème flotte. Les Français disposent d'Al Dhafra aux Emirats et de Djibouti. Deux porte-avions nucléaires de l'US Navy et leur groupe naval patrouillent les eaux du Golfe, et un troisième est dans le Nord-ouest de l'Océan Indien face au Pakistan.

Positionnée en Méditerranée, face à Israël et au Liban, la 6ème flotte américaine est à 1.100km des frontières iraniennes. Sont à disposition les bases aériennes du Koweït, de Jordanie, des Emirats, d'Oman, d'Irak, d'Afghanistan et de Djibouti, soit plus de 500 avions de combat déjà déployés. L'Egypte mettra ses infrastructures à disposition. Les bases saoudiennes ne seront pas utilisées par des militaires non-musulmans, l'erreur religieuse de 1990-91 ne sera pas répétée. Les bases aériennes en Turquie ne pourront pas être activées, Recep Tayyip Erdogan a déjà choisi son camp : l'Iran.

Des bombardiers lourds B-52 et B-1 seront prépositionnés en Grande-Bretagne, d'autres B-52, avec des B-2, le seront à Diego Garcia dans l'océan Indien. Les bases de l'Otan en Europe seront également impliquées pour le soutien, de même que la base géante de Santa Maria dans les Açores.

Début septembre, de retour de RimPac, 3 porte-avions de l'US Navy vont relever les 2 bâtiments positionnés dans le Golfe et celui positionné face au Pakistan dans l'océan Indien. Les bâtiments relevés sortiront d'abord du Golfe, une mer fermée et dangereuse, à ce moment là dans la mer d'Oman et à proximité, se trouveront, outre le Charles de Gaulle et les porte-aéronefs de la Royal Navy et des Marines, 6 groupes aéronavals ; soit 480 avions de combat et 65 bâtiments de guerre.

De quoi donner des sueurs froides aux Iraniens.

Alors que dans la presse arabe, il ne se passe plus une semaine sans qu'un éditorialiste ne réclame «Bombardez l'Iran».

Vraiment, la fin de l'année 2010 sera celle de tous les dangers pour l'Iran.

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:46

 


 

 

On a beaucoup parlé de flottilles pour Gaza. Comme l’arbre qui cache la forêt, cela nous a fait perdre de vue les vraies flottes d’assaut avec des véritables bâtiments de guerre portant de vrais avions de combat et des hommes de troupe.

Selon le site israélien d’information politique et militaire Debka? confirmé par le site de la Marine américaine, un troisième porte-avion américain s’est rapproché des côtes iraniennes avec à son bord 4000 Marines et des navires amphibies de débarquement. Ainsi, le nombre des hommes de troupes des Marines embarqués sur cette flotte de trois porte-avions atteint les dix mille.

Le porte avions USS Nassau LHA-4 et ses navires d’escorte ont été placés dernièrement dans la zone de déploiement du Commandement de la 5ème Flotte responsable des vaisseaux de guerre dans le Golfe Persique.

Cette armada américaine navigue à l’entrée du Golfe d’Aden vers la Mer Rouge face au Détroit de Bab-El-Mandeb. C’est probablement l’une des raisons pour laquelle la République iranienne a annoncé dimanche 27 juin  l’annulation de ses flottilles pour la Bande de Gaza. Les Iraniens craignent que l’armada américaine n’arraisonne ses bateaux pour y faire des recherches, chose permise par le droit maritime international depuis que le Conseil de Sécurité de l’ONU a entériné des mesures de sanctions élargies à l’encontre de la République islamique d’Iran.

Dans ce déploiement de bataille navale, quels sont les grands bâtiments de guerre américains?

-          Le bâtiment d’assaut amphibie USS Nassau  comprenant 3000 Marines américains. L’USS Nassau est un navire de débarquement et également un gigantesque porte-avions portant des chasseurs bombardiers à décollage vertical de type Harrier AV-8B, des hélicoptères d’assaut de type AH1-W Super Cobra, des hélicoptères de transport marin de type CH-46 Sea Knight et CH-53 Sea Stallion ainsi que des hélicoptères se transformant en avions V-22 Ospreys. Ce bâtiment contient 1400 cellules dans lesquelles se trouvent les Marines qu’il transporte à bord, tous appartenant au 24ème corps expéditionnaire de  l’US Marine Corps. L’USS Nassau est escorté par deux bâtiments.

-          Le navire de débarquement USS Mesa Verde. C’est un navire semblable au USS San Antonio qui peut transporter 800 hommes de troupe avec tout leur équipement prêts à débarquer à tout moment.

-          Le navire de débarquement USS Ashland, également amphibie, transportant 400 hommes de troupe ainsi que 100 combattants des commandos marins des US Navy Seals pour des opérations spéciales en mer et derrière les lignes ennemies. Ce navire avait été attaqué par des tirs de missiles de type Katioucha par des hommes d’Al Qaeda en Jordanie en aout 2005 alors qu’il était ancré face à Eilat dans le Golfe d’Aqaba.

La semaine dernière, est arrivée dans le Golfe Persique  la Force d’assaut maritime Harry S. Truman (USS Harry S. Truman Carrier Strike Groupe) composée de douze navires dont le principal est le porte-avions Truman.

C’est donc la Force aéromaritime américaine la plus proche des côtes iraniennes. Elle se trouve face à Chah Bah, non loin de la frontière entre l’Iran et le Pakistan. Chah bah ‘est la base maritime centrale des Gardes de la Révolution iranienne dans laquelle est postée une grande partie des forces spéciales iraniennes.

Plus à l’Ouest dans l’Océan Indien, derrière ce déploiement se trouve la force d’assaut aéromaritime Dwight D. Eisenhower (USS Dwight D. Eisenhower Strike Group)


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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 17:13

 

 

 

Ankara et Téhéran resserrent leurs liens économiques. L’Iran voit la Turquie comme un tremplin vers l’Europe pour l’énergie et les télécommunications.

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Iran tracker, un site de veille stratégique  du think tank américain AEI, dresse l’état des lieux de la convergence Iran-Turquie. Voici en résumé 10 des principaux arguments systématiquement référencés :

1) Entre 2000 et 2008 les échanges entre l’Iran et la Turquie ont été multipliés par 10. Passant de 1 à 10 Milliards de $.

2) Malgré un ralentissement en 2009 en raison de la crise, Téhéran et Ankara visent un triplement de leurs échanges à l’horizon 2015.

3) La Turquie s’est opposée aux sanctions et a soutenu le programme nucléaire iranien en dépit des mises en gardes de l’AIEA.

4) A l’instar de la Turquie, l’Iran a classé les mouvements de rébellion kurdes (PKK et PJAK) comme mouvements terroristes.

5) L’Iran et la Turquie ont signé début 2010 un accord de libre échange sur leur zone frontière ainsi que la création d’un parc industriel conjoint. La Turquie fait partie du club des 12 pays ayant signé un accord de libre-échange avec l’Iran.

6) La Turquie importe de plus en plus de gaz et de pétrole iranien pour alimenter sa croissance économique.

7) Un pipeline de gaz relie le Turkmenistan et la Turquie via l’Iran.  Ce pipeline générerait un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars par an.

8 )  L’Iran considère la Turquie comme une passerelle énergétique vers le marché européen. La moitié du gaz iranien serait ainsi promis à l’Europe via la Turquie.

9) La Turquie procède à d’importants investissements dans le secteur de l’énergie en Iran (plus de 5 milliards de $ projetés sur le gisement de South Pars; 2 milliards de $ pour une nouvelle raffinerie dans le nord de l’Iran; co-investissements dans les énergies renouvelables avec des sociétés chinoises).

10) Enfin, l’Iran envisage d’utiliser les infrastructures turques pour se connecter aux réseaux en fibre optique très hauts débits européens.

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 16:10

 

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 3044

 

Le frère de Guide suprême Ali Khamenei met en garde contre une Seconde révolution islamique des cercles messianiques orchestrée par Ahmadinejad et Khamenei

 

Dans un discours de mai 2010 donné dans le cadre de l´Organisation pour l´honneur de l´imam Khomeiny, Hadi Khamenei, frère cadet du Guide suprême iranien Ali Khamenei, a durement critiqué la politique de son frère, laquelle permet à des membres du cercle messianique Hojjatieh d´infiltrer les rangs du régime - en violation flagrante des instructions du fondateur de la Révolution islamique, l´ayatollah Ruhollah Khomeiny.

Dans les années 1980, le mouvement Hojjatieh en Iran, selon lequel aucun gouvernement islamique ne doit être établi avant l´apparition de l´Imam caché (le messie des chiites), entre en conflit avec l´ayatollah Khomeiny. En 1983, les membres du mouvement annoncent qu´ils mettent un terme à leurs activités, en raison de la ferme opposition religieuse de l´ayatollah Khomeiny à leurs vues ; depuis, ils ont été tenus à l´écart de la vie politique et religieuse iranienne. Mais après la nomination d´Ali Khamenei comme Guide suprême, et surtout après l´arrivée au pouvoir du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, ils sont revenus sur le devant de la scène, et aujourd´hui, leur influence sur les centres du pouvoir iraniens ne cesse de croître. Ahmadinejad est apparemment affilié au groupe Jamkaran au sein du mouvement Hojjatieh, lui-même dirigé par le mentor du président, l´ayatollah Mohammad Taqi Mesbah Yazdi.
[1]

Les critiques de Hadi Khamenei à l´encontre de son frère, le Guide suprême Khamenei, portent sur la légitimation des cercles messianiques de la Hojjatieh, ceux-ci ayant pénétré le régime et y ayant imposé leur vision messianique. Les cercles messianiques évoquent fréquemment la venue imminente de l´Imam caché ; en cela, ils sont critiqués par les ayatollahs traditionnels, qui rejettent la légit imation et la politisation du courant chiite messianique.

Dans son discours du mois dernier, Hadi Khamenei a évoqué la possibilité d´un coup d´Etat messianique au sein du régime révolutionnaire islamique, lequel serait orchestré par ceux-là mêmes qui s´étaient dans le passé opposés à la voie du fondateur de la Révolution islamique, l´ayatollah Khomeiny.

Il convient de noter que le quotidien Hayat-e No de Hadi Khamenei a été fermé par le régime en décembre 2009 en raison de son opposition à Ahmadinejad.

Voici les principaux points du discours de Hadi Khamenei : [2]

Ceux qui avaient été écartés de l´ayatollah Khomeiny interprètent aujourd´hui ses dires


"...L´un des dangers qui menacent la Révolution [islamique] et la ligne [idéologique] de l´Imam [l´ayatollah Khomeiny] est la présence de ceux qui avaient été écartés de l´imam [Khomeiny] avant la Révolution et faisaient partie de ses adversaires. Tous les amis de l´imam [Khomeiny] et de la Révolution attestent que ces éléments, qui n´étaient pas du tout proches de la ligne [idéologique] de l´imam, se permettent aujourd´hui d´offrir leur point de vue sur la pensée de l´Imam [Khomeiny] et d´interpréter sa ligne [de pensée].

Aujourd´hui, ils peuvent être considérés comme dangereux pour la Révolution [islamique]. Bien sûr, il n´est pas possible de formuler un avis clair sur leur mode de fonctionnement, celui-ci étant très tortueux."

La population doit être mise en garde face au mouvement Hojjatieh, qui pourrait l´induire en erreur

"En fait, il faut dire que l´association de la Hojjatieh est l´une des branches de ce courant [messianique] ; certains disent qu´elle est au cœur de la faction opposée à l´Imam [Khomeiny] tout en prétextant soutenir sa voie. La génération actuelle n´en est pas consciente et pourrait se trouver induite en erreur par ce courant. Les partisans de la Révolution doivent révéler la vérité.

Malheureusement, la plupart des médias du pays se trouvent entre les mains de ce mouvement ; ils ont réussi à imposer leur façon de penser à la société et à infiltrer le régime par une ´guerre douce´, afin de ne pas être identifiés. C´est un problèm e très dangereux, vu que ce qui caractérise une ´guerre douce´, c´est que personne ne la remarque..."

Le Guide suprême Khamenei permet également aux militaires de faire de la politique – ce à quoi l´ayatollah Khomeiny était opposé

"L´une des instructions [les plus] claires de l´Imam [Khomeiny] fut son interdiction de toute ingérence militaire dans les affaires politiques. Et pourtant il y a eu ingérence... en violation des instructions de l´imam – et [certains] le justifient.

Il convient maintenant de demander clairement à ce mouv ement [la Hojjatieh] quelle est sa position par rapport aux instructions de l´imam."



Notes:

[1] Ce groupe radical chiite a été nommé d´après la mosquée de Jamkaran près de Qom, qui, selon la croyance chiite, est le lieu où l´Imam caché a disparu et où il réapparaîtra. Le gouvernement d´Ahmadinejad a investi des sommes immenses pour faire de cette mosquée un lieu de pèlerinage.

Il n´exi ste aucune preuve de l´appartenance d´Ahmadinejad à la Hojjatieh ; il est en revanche clair qu´il partage leurs croyances messianiques et leur orientation idéologique. Pour plus d´informations sur les croyances messianiques d´Ahmadinejad, voir l´Enquête et analyse n° 357 du MEMRI "The Doctrine of Mahdism: In the Ideological and Political Philosophy of Mahmoud Ahmadinejad and Ayatollah Mesbah-e Yazdi" : http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/2217. htm et l´Enquête et analyse n° 229 du MEMRI "Iran´s ‘Second Islamic Revolution’: Fulfilled by Election of Conservative President" : http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/1402.htm .

[2] ILNA (Iran), 31 mai 2010

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 11:48

L'Iran ajourne les discussions à fin Aout pour punir l'Occident de son arrogance, et pose trois nouvelles conditions.

Adapté par Aschkel

pour aschkel.info et lessakele

 

Source :

http://english.farsnews.com/newstext.php?nn=8904071532

 

 

Mais jusqu'où ira le cynisme et le chantage ?

 

Ahmadinejad annonce des conditions pour la reprise des pourparlers sur le nucléaire.

TEHERAN (FNA) - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé lundi que, suite aux développements récents, Téhéran a maintenant trois conditions pour la poursuite de négociations nucléaires avec les puissances du monde.



«Pour la poursuite des pourparlers avec  l'Iran, les Occidentaux doivent répondre de manière transparente aux questions que pose l'Iran en ce qui concerne le nucléaire " a déclaré Ahmadinejad lors d'une conférence de presse à Téhéran lundi 28 Juin. 


"Nous demandons aux six d'évoquer clairement leur position quand à la possession par le " régime sioniste"  d'armes atomiques , a dit Ahmadinejad, expliquant que Téhéran a une approche différente des Occidentaux concernant les entretiens sur le nucléaire. Les Occidentaux doivent prendre en compte l'avis des états qui ne supportent pas la possession d'armes de ce genre par le régime israélien. 

Le deuxième condition pour commencer des entretiens sérieux, avec tous ceux qui sont impliqués, est que les Occidentaux doivent exiger des Etats possesseurs de telles armes d'adhérer au Traité de non prolifération (TNP) de façon claire et transparente souligne Ahmadinejad. (Inde et Israël) 

En ce qui concerne la troisième condition, Ahmadinejad a déclaré: «Ces pays doivent déclarer ce qu'ils cherchent vraiment dans des pourparlers avec l'Iran. Veulent-ils des relations amicales ou des relations difficiles et haineuses ? 

Dans le même temps, Ahmadinejad a appelé ces nouveaux partenaires de négociation (Turquie, Brésil), d'être davantage impliqués dans les pourparlers sur le nucléaire. 

Les discussions actuelles concerne l'Iran et le groupe 5 +1 (les cinq membres permanents des Nations Unies Etats membres du Conseil de sécurité plus l'Allemagne). 

Ahmadinejad a également annoncé la décision de l'Iran de reporter les négociations avec les puissances du monde jusqu'à la fin du mois d'août pour punir l'Ouest de son comportement arrogant.

"Nous allons reporter les négociations à la fin de Mordad (mi-août) ... et nous reprendrons alors les négociations, cette punition doit leur servir de leçon pour leur montrer comment se comporter et comment doit se passer le dialogue avec les autres nations" a t'il dit ! 


Téhéran souligne que le pays a toujours poursuivi un programme civil pour subvenir aux besoins de la population iranienne croissante, les énergies fossiles dans un proche avenir ne suffiront plus.

Les puissances occidentales ont adopté une nouvelle série de sanctions contre l'Iran quelques jours après que  le Brésil, la Turquie et l'Iran aient conclu une entente qui pourrait résoudre un des débats de longue date sur le nucléaire entre Téhéran et l'Occident. 

Ces sanctions de l'Ouest ont provoqué une  colère profonde non seulement en Iran, mais aussi au Brésil et en Turquie, qui avaient tous deux conclu des négociations avec l'Iran à la demande de l'Occident. 

Les deux pays avaient donné un vote négatif à la résolution américane et du Conseil de sécurité aux sanctions contre l'Iran  le 9 Juin. 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 21:01

 

pour aschkel.info et lessakele

billet benillouche

 

 

 

BILLET D’HUMEUR : FLOTTILLES DE GUERRE

Par Jacques Benillouche

BILLET D'HUMEUR FLOTTILLES DE GUERREECOUTER ICI-copie-1

 

 

 

 

Deux méthodes permettent de prendre en charge un problème sécuritaire crucial : la voie de la force ou celle de la raison. Les partisans de la modération, sensibles souvent au jugement des pays occidentaux, préfèrent négocier ou s’en remettre à la bonne conscience des dirigeants de ce monde. Les durs, ceux qui estiment que la manière forte reste le seul langage compréhensible par les imprudents, ont eu plusieurs fois raison au cours de l’Histoire.

            Le problème de la flottille vient étayer une de ces deux thèses. En décidant de frapper fort le bateau turc Marmara, les israéliens ont lancé leur message à l’intention de tous ceux qui tenteraient de s’aventurer face à la marine israélienne. D’autres flottilles, libanaise et iranienne, ont envisagé, à coups d’annonces médiatiques, de briser le blocus de Gaza en solidarité avec le Hamas. Israël  leur a donc transmis un message diplomatique clair via les chancelleries occidentales.

            Ces nouvelles expéditions seront traitées en fonction de la qualité des organisateurs. La Turquie était un allié, turbulent certes, mais elle devait malgré tout bénéficier de certains égards. Les libanais et surtout les iraniens sont des ennemis irréductibles dont les pays sont en guerre contre Israël. L’Etat juif se réservait donc le droit de considérer leur flottille comme des bateaux ennemis mettant en danger la sécurité du pays. Une seule solution se dessinait pour elle et elle s’insèrerait certainement dans le cadre du droit international. Israël serait contraint, au moins de les aborder par la force, au pire de les envoyer par le fond puisqu’une mise en garde officielle avait été lancée.         

            Les organisateurs de la flottille libanaise, qui devait prendre la mer le 27 juin en direction de la bande de Gaza, ont bien assimilé le message et ont décidé de surseoir à leur projet. Les américains, et surtout les français, ont dissuadé les libanais d’aller au devant d’incidents dramatiques en leur faisant comprendre qu’ils n’obtiendraient aucun soutien de leur part.

            Le Croissant iranien avait annoncé, lui-aussi, son intention d’envoyer trois bateaux chargés d’aide « humanitaire » tandis que les Gardiens de la Révolution, l’élite idéologique de l’armée iranienne, se sont proposés d’escorter cette flottille donnant à leur expédition une connotation militaire. Ayant mesuré les risques d’un affrontement avec Israël, le régime iranien a décidé de laisser ses bateaux au port pour éviter l’humiliation d’une défaite annoncée.

            Ces deux exemples donnent ainsi des arguments aux tenants de la ligne intransigeante du gouvernement israélien qui estime que toute démonstration de faiblesse amoindrit sa position et que parfois, à vouloir éviter la guerre, il est contraint de s’y jeter les deux pieds joints. Cette stratégie pourrait conforter les tenants d’une ligne ferme pour résoudre les problèmes politiques avec les palestiniens. 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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