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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 10:24

 

On attendait cette nouvelle depuis hier soir. Les négociateurs brésiliens et turcs seraient parvenus à un accord avec Téhéran, dont nous n'aurons les détails que demain, lors d'une déclaration officielle... On devra, bien entendu, être attentif aux garanties apportées et à la sécurisation de ces échanges. Il est aussi parfaitement possible que le programme militaire secret proprement dit soit parvenu à un point de non-retour tel qu'il permette de donner le change diplomatique. Mais ce programme vaut surtout par ses effets d'annonce, érigeant de facto l'Iran au rang de puissance nucléaire régionale et mondiale et lui permettant de faire avancer ses pions dans la région, comme le Hezbollah et le Hamas, ou en direction des pays du Golfe et de l'Irak... 

L'Iran accepte d'échanger son uranium
Par JPOST.FR 
17.05.10


L'Iran, la Turquie et le Brésil sont parvenus à un accord, dans la nuit de lundi. Les enjeux : s'assurer que le programme nucléaire de l'Iran ne sera utilisé que dans un but civil et éviter ainsi de nouvelles sanctions de la part des puissances occidentales.

Le Président iranien, devant des journalistes, la semaine dernière. 
PHOTO: AP , JPOST

Il s'agit en fait d'une réactualisation d'une précédente résolution des Nations unies, selon laquelle l'Iran ferait partir, par bateau, son stock d'uranium enrichi pour le transformer à l'étranger. Il lui sera ensuite retourné sous forme de crayons combustibles, utilisables pour un réacteur de recherche.

L'Iran avait initialement accepté l'accord avant de se rétracter et de soumettre plusieurs conditions, rejetées en bloc par les puissances mondiales.

Le nouveau compromis a nécessité pas moins de 18 heures de négociations, d'après le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

Le Brésil remplace la Russie

L'annonce sera rendue officielle mardi matin, une fois les détails de l'accord peaufinés par les trois pays.

Plus tôt dans la journée, le président brésilien, Luis Inacio Da Silva Lula, avait rencontré les leaders iraniens et appelé pour une relation "stratégique" entre les deux pays. Le Brésil espère en effet supplanter la Russie dans la proposition initiale des Nations unies, en tant qu'Etat fournisseur de matière nucléaire pour Téhéran. La recherche d'un programme nucléaire pacifique constitue, pour Lula, un droit souverain de l'Iran. Le président brésilien a notamment rappelé que certaines personnes prédisaient l'échec des négociations. Une référence à peine voilée à Hillary Clinton, qui affirmait que seules de nouvelles sanctions forceraient l'Iran à coopérer.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:58

 

 

 

PETITION : NON à la libération d’Ali Vakili-Rad, ASSASSIN-égorgeur
de Chahpour BAKHTIAR, dernier Premier ministre du Chah d’Iran
 
 
N’ASSASSINEZ PAS CHAPOUR BAKHTIAR UNE SECONDE FOIS !
Contre l’évasion « LEGALE » d’un monstre TERRORISTE islamiste incarcéré en France
 
En marge du retour en France de Clotilde Reiss, se profile la possible libération imminente, anticipée, INDUE et choquante, du Terroriste islamiste Ali VAKILI-RAD, condamné à PERPETUITE pour avoir assassiné à Suresnes, et d’atroce manière (en l’égorgeant au couteau avec une barbarie inouïe), le très francophile opposant anti-islamiste perse Chahpour BAKHTIAR, dernier Premier ministre du Chah d’Iran, et ancien engagé volontaire de l’Armée française pendant la Seconde Guerre Mondiale.
  
Nous invitons tous ceux chez qui cette abjectissime perspective suscite indignation et révolte à lire et à signer d’urgence notre PETITION de protestation, systématiquement censurée, depuis son lancement (dès le 8 mars dernier), par l’ensemble des medias.
 
Pour protester contre une telle ignominie, nous invitons également tous les hommes et femmes d’honneur à se réunir dans la Salle des Pas perdus du Palais de Justice de Paris (4 bd du Palais, 75001 Paris), le mardi 18 mai à 15h, heure de l'audience qui doit examiner cette surréaliste demande de libération anticipée.
 
Cordialement
 
Shahpour SADLER,
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 23:45

 

 

Clotilde Reiss, succès de communication et fiasco diplomatique.
 
Par Simon Frajdenrajch, analyste.
 
Clotilde Reiss est rentrée aujourd’hui et nous nous en réjouissons tous. Clotilde est évidemment innocente.
Après que les mollahs lui aient infligé une « amende » de 250.000 euros, ce qui représente très exactement la caution déjà prélevée aux Français.
 
Arrêtée en juillet dernier alors qu’elle s’apprêtait à quitter l’Iran à la fin de l’année universitaire, et un mois après la réélection « contestée » - c’est le moins qu’on puisse dire – du tyran illuminé Mahmoud Ahmadinejad, à la tête de ce pays devenu ivre de puissance et d’islamisme, elle a subi moins d’un an de détention arbitraire dans notre ambassade à Téhéran.
 
Clotilde n’a été que l’alibi du régime iranien qui se saisissait d’un otage destiné à servir de monnaie d’échange pour plusieurs criminels iraniens en délicatesse avec la justice française. Notamment pour faire libérer le meurtrier de Chapour Baktiar, ancien Premier ministre d’Iran après le départ du Shah. L’assassin est emprisonné en France depuis 1994.
 
L’écran de fumée servait aussi à faire pression sur notre gouvernement plutôt en pointe dans l’UE pour des sanctions contre l’Iran à la recherche de la bombe nucléaire.
 
Rapidement, la farce du procès de Clotilde a fait ressortir aux yeux des Français tous les aspects lugubres du régime des mollahs : brutalité, arbitraire, injustice flagrante, tenant les individus pour des objets d’échange.
 
Cette justice mollarchique a imposé une ‘caution’ de 250.000 euros pour autoriser l’accusée à séjourner à l’ambassade de France de Téhéran, au lieu de l’envoyer moisir dans la terrible prison d’Evin, ce qui aurait sans doute valu un élan de compassion légitime de la part du Peuple français.
 
Après son transport en avion du GLAM depuis Dubaï, le président de la République n’a pas manqué d’accueillir Clotilde à l’Elysée pour toucher le bénéfice de cette délivrance : la communication élyséenne n’est jamais en reste.
 
Dans l’histoire, le général carthaginois Pyrrhus est resté célèbre pour les victoires remportées sur les Romains dans le Sud de la péninsule. Mais ce brave général n’ayant pas su exploiter son succès, il demeure dans l’histoire un ‘cocu magnifique’.
 
A l’inverse, Napoléon sut transformer bien des batailles indécises de sa Campagne d’Italie en succès légendaires, grâce à son art de la communication : il sut inspirer l’admiration et la confiance en mentant effrontément voire en aidant le destin. Il devint ainsi Premier Consul et le reste appartient à l’histoire.
 
On compare assez souvent Nicolas Sarkozy à Napoléon Bonaparte : même courte taille, même passion du pouvoir, même sens aigu de la communication. Mais ont-ils autant de génie ?
Et puis l’aventure napoléonienne s’est assez mal terminée…
 
La diplomatie française, et son chef en tête, Bernard Kouchner, prétendent qu’aucune contrepartie n’a été versée pour la libération de Clotilde : outre la caution déjà payée et engloutie, et l’humiliation de notre diplomatie, le Quai d’Orsay a accepté de faire refuser l’extradition d’un criminel iranien demandée par les USA ; et le meurtrier de Chapour Baktiar ne devra sans doute pas attendre longtemps la bienveillance de notre justice… indépendante.
 
Nous aimerions que notre diplomatie soit aussi efficace pour obtenir la libération de notre compatriote franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis bientôt quatre ans dans les geôles du Hamas, sans aucun droit de communication avec ses parents, ni les représentants d’ONG en charge de veiller aux droits de prisonniers.
D’ailleurs, est-il un prisonnier de guerre, ce qui lui ouvre des droits régis par les conventions de Genève, ou bien un otage, ce qui jette un éclairage sordide sur le Hamas et le traitement diplomatique que ses dirigeants méritent ?
 
Sur toutes ces questions, le triomphalisme de la communication élyséenne et du Quai d’Orsay ont quelque chose d’indécent.
 
C’est Clotilde qui a eu raison de demander le droit à une vie tranquille.
Souhaitons lui qui les vautours et autres hyènes des media la laissent en paix.
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 13:09



Exclusif pour Aschkel et Lessakele.


Libération de Clotilde Reiss :

Les marchandages honteux.


Alors que l'Elysée annonce l'arrive en France dans la journée de Clotilde Reiss en provenance d'Iran, après transfert par Dubai, -connu pour être la plaque tournante des trafics en tout genre avec l'Iran-, l'affaire diplomatique et idéologique semble prendre fin.

Pourtant, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait dit dès le début qu'il n'y avait aucune "preuve" d'une quelconque participation à des activités d'espionnage lors des manifestations, accréditant ainsi implicitement la thèse d'un complot possible contre le régime iranien, caution facilitant la répression. Mais Nicolas Sarkozy avait évoqué en décembre dernier la perspective d'un marchandage où Clotilde Reiss serait un instrument de pression :

"Clotilde Reiss a 22 ans, n'a jamais été une espionne. J'apprécie ce que vient de dire M. Ahmadinejad qui vient donc de déclarer que si elle est retenue, c'est de la faute des dirigeants français et non pas de ce qu'elle a fait."

On peut dès lors s'étonner de la respectabilité accordée à un régime qui par ses chantages agressifs et illégaux parvient à faire plier les démocraties occidentales.

 

Le but de l'arrestation : une extorsion de fond ?

On se souvient des images pathétiques de la jeune lectrice de l'Université d'Isfahan lors de la parodie d'interrogatoires devant le "Tribunal révolutionnaire islamique" le 8 août 2009, au moment où la répression s'abattait sur les opposants.

article_clotilde.jpg

Arrêtée le 1er juillet 2009, enfermée, puis finalement "libérée" sous caution avec restriction de déplacement le 16 août, Clotilde Reiss se voyait accusée d'avoir transmis des notes à l'attaché scientifique de l'Ambassade de France à propos des manifestations des 15, 16 et 17 juin 2009, notes qui ne pouvaient qu'attester de la violence de la répression.

Il a fallu attendre le paiement d'une amende - pour un délit qui n'a pas été prouvé -, en clair d'une extorsion de fonds (plus de 250 000 euros) pour que la libération ait eu lieu.

 

Faciliter la libération de Vakili Rad ?

Très tôt, le "deal" aurait porté sur la libération de Ali Vakili Rad, assassin en 1991 de Chahpour Bakhtiyar, ancien ministre du Shah d'Iran, en détention à perpétuité - assortie d'une peine de sûreté de 18 ans se finissant en 2012-, qui avait déposé une demande de libération conditionnelle - sur laquelle se prononcera le 18 mai le Tribunal d'application des peines de Paris.

ali-vakili-rad-236x300.jpg

Le 22 septembre 2009, Ahmadinejad avait mentionné la libération de détenus iraniens en France comme condition facilitant la libération de Reiss : un chantage inacceptable qui ne suscita alors que des réactions pusillanimes de la diplomatie française : ce qui revenait moralement à mettre sur un même plan la jeune lectrice française et un assassin dont le meurtre était commandité par le régime théocratique iranien.

L'intérêt pour le cas "Vakili Rad" laisse pourtant perplexe.

 

La surprenante médiation sénégalaise.

Les déclarations des hommes politiques française suite à l'annonce de la libérationde Clotilde Reiss reprennent en coeur les mêmes propos lénifiants sur l'intense activité diplomatique française, et Bernard Kouchner assurait qu'il n'y aurait eu aucune contrepartie... Ce qui ne manque pas d'étonner au regard de la durée de la résidence surveillée d'une personne présentée comme "innoncente".

Alors où est la faille ?

Contre toute attente et en opposition avec la version officielle, la Présidence sénégalaise revendique en même temps la paternité de l'accord sur la libération de Clotilde Reiss.

"Le Président de la République du Senegal, Abdoulaye Wade, Président en exercice de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), se réjouit ce samedi 15 mai 2010 de la libération par Téhéran de l'universitaire française, Clotilde Reiss."

Entamée dès septembre 2009, d'après ce même communiqué, ces échanges diplomatiques auraient abouti à informer Claude Guéant du résultat :

"Le président Wade précise même les détails de la libération: Les autorités iraniennes contacteront le mercredi 12 mai dans la matinée l'ambassadeur de France à Téhéran pour confirmer cette décision et la mettre en oeuvre. Clotilde Reiss sera officiellement libre dans la période du 15 au 16 mai 2010 et pourra rentrer en France."

Quels sont alors les termes d'une telle négociation justifiant la participation sénégalaise ?

 

La piste du nucléaire iranien.

L'analyse de cette proximité avec l'Iran passe sans doute par Pekin et son satellite Pyong Yang.

En effet, on se rappelle que le chantier de la "Statue de la renaissance africaine" de style néo-soviétique a été mené par des ouvriers nords-coréens.

Plus intéressant encore, le fait que la société d'exploration et d'exploitation minière Uramin Inc, rachetée en 2007 par Areva suite à une OPA, et propriété à 55% depuis 2008 de la CGNPG chinoise (China Guangdong Nuclear Power Company).

uranium_mining.jpg

Les gisements d'uranium située dans la région de Kédouggou au Sénégal représentent en effet un enjeu stratégique considérable, à l'heure où les centrales nucléaires en activité dans le monde fonctionnent sur les réserves stratégiques (le minerai extrait ne couvrant pas la demande). L'Iran vient elle-même de signer un accord avec le dictateur Mugabe du Zimbabwe lui assurant l'approvisionnement en minerai d'uranium à enrichir.

Le regard se tourne donc à nouveau vers les activités nucléaires avérées - mais non reconnues officiellement par les chancelleries -.


Le deal : la libération de Majid Kakavand contre Clotilde Reiss.

Les propos d'Ahmadinejad de septembre dernier ne porte donc pas sur Vakili Rad, mais sur un autre détenu iranien en France, Majid Kakavand dont le retour en Iran le 7 mai 2010 fait suite à la décision de la Chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris (en date du 5 mai 2010) de rejeter la demande d’extradition de l'ingénieur iranien vers les Etats-Unis.

Ce dernier a acheté entre 2006 et 2008, via une société basée en Malaisie, du matériel électronique américain dont l'importation vers l'Iran était interdite en raison de l'embargo visant la vente de produits à "double usage". Ces équipements étaient destinés à améliorer la précision et la fiabilité des missiles iraniens de provenance nord-coréenne.

un-missile-iranien-shahab-3-a-capacite-nucleaire_110.jpg

Le "shahab 3" est un missile balistique capable de porter une charge nucléaire.

Ces missiles sont potentiellement porteurs de têtes nucléaires et peuvent d'ores et déjà atteindre mettre l'Europe orientale et méditerranéenne sous menace balistique iranienne.

Arrêté le 20 mars 2009 à Roissy Charles de Gaulle, soit peu de temps avant l'arrestation de Clotilde Reiss, Majid Kakavand était sous la menace d'une demande d'extradition en provenance des Etats-Unis.


De sombres perspectives.

Dans le contexte politique international, la mise en accusation de l'ingénieur iranien aurait conforté l'urgence de mesures contre le régime iranien.

Plus que l'indépendance relative de la justice française dans cette affaire, c'est tout l'édifice diplomatique qui se voit à nouveau effrité : le chantage valant mieux que la négociation, on est en droit de se demander si cela ne révèle pas simplement l'accord implicite des chancelleries occidentales à l'hégémonie d'un Iran nucléaire sur le Proche-Orient et ses plus de 70% de réserves pétrolières mondiales ?

 

(c) par Sacha Bergheim pour Aschkel et Lessakele.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 23:32

 

 

AP

samedi 15 mai 2010, sélectionné par Spyworld
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Après plus de dix mois d’attente, Clotilde Reiss va pouvoir quitter l’Iran. Son avocat a annoncé samedi que la jeune universitaire française, condamnée pour espionnage par la justice iranienne, était désormais libre de rentrer chez elle après s’être acquittée d’une amende de trois milliards de rials (245.000 euros).

Arrêtée le 1er juillet dernier, Clotilde Reiss, 25 ans, avait été remise en liberté sous caution au bout d’un mois et demi et était depuis assignée à résidence à l’ambassade de France à Téhéran, dans l’attente de la décision de la justice iranienne. Elle pourra récupérer son passeport dimanche et quitter l’Iran immédiatement, a précisé à l’Associated Press son avocat, Mohammad Ali Mahdavi Sabet.

La jeune femme a été condamnée samedi pour espionnage et troubles à l’ordre public après les manifestations qui avaient suivi l’élection présidentielle contestée du 12 juin dernier. Mais sa peine de dix ans de prison a été commuée en une amende de trois milliards de rials (245.000 euros), selon l’avocat, qui a dit avoir versé la somme samedi. "L’affaire est close désormais. Elle récupérera son passeport demain (dimanche) et sera autorisée à quitter le pays", a-t-il ajouté.

A Paris, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valéro, a sobrement dit avoir "pris note de la décision de justice" concernant la jeune femme et attendre "son retour sans délai".

Clotilde Reiss, qui avait travaillé cinq mois comme lectrice à l’université d’Ispahan dans le centre de l’Iran, avait été interpellée le 1er juillet 2009 à l’aéroport de Téhéran, alors qu’elle s’apprêtait à rentrer en France.

La jeune femme avait été arrêtée en pleine répression du mouvement de contestation de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, dans un contexte de tensions entre le régime iranien et les pays occidentaux, accusés par Téhéran d’avoir fomenté les troubles. Elle s’était vu reprocher d’avoir transmis des informations sur les manifestations post-électorales en Iran l’été dernier, d’avoir ainsi compromis la sécurité nationale et d’avoir participé aux rassemblements anti-gouvernementaux. Des accusations "hautement fantaisistes" pour Nicolas Sarkozy qui avait exigé sa libération immédiate.

Le 8 août dernier, la jeune femme avait comparu pour la première fois devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran, parmi plus d’une centaine de politiciens, militants et journalistes accusés d’avoir fomenté une "révolution de velours" pour renverser le régime islamique.

La Française, les cheveux dissimulés sous un foulard coloré noué sous le menton, avait clamé son innocence mais fait acte de contrition à la barre, déclarant en farsi qu’elle n’aurait pas dû participer aux manifestations. Quelques jours plus tard, elle avait pu être libérée sous caution et gagné l’ambassade de France, où elle attendait depuis la décision de la justice iranienne.

Cette dernière s’est prononcée une semaine après le retour en Iran de Majid Kakavand, un ingénieur iranien de 37 ans, retenu depuis plus d’an en France à la suite d’une demande d’extradition de la justice américaine qui l’accusait d’avoir acheté du matériel électronique pour des compagnies iraniennes impliquées dans le programme nucléaire de Téhéran. La cour d’appel de Paris a rejeté le 5 mai la demande d’extradition de M. Kakavand, qui avait passé six mois à la prison de la Santé à Paris avant d’être placé sous contrôle judiciaire.

En septembre, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait paru laisser entendre que la jeune Française pourrait rentrer chez elle en échange de la libération d’Iraniens détenus en France. Nicolas Sarkozy avait aussitôt rejeté fermement ce "chantage". "Est-ce que vous croyez que je suis un homme à aller échanger l’assassin de Chapour Bakhtiar contre une jeune étudiante française dont le seul crime est de parler la langue de l’Iran et d’aimer la civilisation perse ?", avait-il lancé, évoquant le cas d’Ali Vakili Rad.

Ce dernier, condamné en 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une mesure de sûreté de 18 ans, pour le meurtre de l’ancien Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar, en 1991 à Suresnes (Hauts-de-Seine), pourrait bénéficier d’une libération conditionnelle. Le tribunal d’application des peines (TAP) de Paris doit justement rendre sa décision mardi.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 22:58

Iran : la crise interne se poursuit. Des manifestations dans le Kurdistan pour dénoncer l’exécution de cinq Kurdes
mercredi 12 mai 2010 - 15h45
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Selon la télévision « Al Arabiya », plusieurs villes du Kurdistan iranien ont été le théâtre d’importantes manifestations organisées en guise de protestation contre l’exécution par le régime de Téhéran, le 9 mai, de cinq opposants, dont quatre kurdes. Amnesty International a vivement condamné ces exécutions. Mehdi Eslamian, Farzad Kamangar, Ali Heydarian, Farhad Vakili et Shirin Alam-Holi ont été pendus dans la prison d’Evin, à Téhéran, pour avoir été accusés d’« inimitié à l’égard de Dieu » et d’avoir commis des « actes terroristes ». Trois des kurdes étaient également accusés d’appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK turc). La seule femme du groupe exécuté, Shirin Alam-Holi, était accusée d’appartenance à un autre groupe kurde, le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un groupe armé iranien interdit en Iran.

Sur un tout autre sujet, les Gardiens de la Révolution iranienne ont menacé de sévir contre l’ancien président de la République islamique d’Iran, Hachémi Rafsandjani, le sommant de prendre une position sans ambigüité avec les opposants réformistes au régime. La crise politique interne se poursuit et risque de croitre encore davantage à l’approche du 12 juin, premier anniversaire de la réélection frauduleuse de Mahmoud Ahmadinedjad à la présidence. Téhéran s’emploie pourtant à détourner l’attention en multipliant les manœuvres militaires dans le Golfe, et les provocations à l’égard des pays voisins, de l’Occident et d’Israël. En alimentant ainsi la tension à l’extérieur, les Gardiens de la Révolution entendent ressouder la population autour du régime.

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 17:49

 

 

http://www.israel7.com/2010/05/

LA MANŒUVRE IRANIENNE, AVERTISSEMENT POUR ISRAËL

Au delà de l’exercice pour sa marine de guerre, l’Iran envoie un message très clair à Israël, surtout en terminant mercredi 12 mai la plus grande manœuvre de l’histoire de sa flotte par des tirs simultanés d’une trentaine de missiles sol-sol de type Fadjar (Fajr) 5. En effet, le Hezbollah ayant été gavé de missiles de ce type, cette démonstration de tirs n’a d’autre objectif que d’avertir Israël sur la capacité destructive de l’Organisation terroriste chiite libanaise.

Les nouveaux missiles de type Fadjar 5 sont plus modernes. Ils sont plus précis et portent une charge explosive plus lourde. Alors que les missiles Fadjar 5 lancés sur Israël lors de la Seconde Guerre du Liban durant l’été 2006 avaient un rayon d’action de 75 kilomètres, ce qui a permis des tirs jusqu’à Hadéra et jusque dans la Vallée de Jezréel, le nouveau missile Fadjar 5 a une portée de 110 kilomètres. Cela permet au Hezbollah de couvrir jusqu’à la région de Netanya et de Herzlia. Ce missile est mobile, facile à transporter d’un endroit à un autre et à préparer au tir dans un laps de temps assez court.

Le Commandant du Département de Logistique dans Tsahal, le Général de Brigade Nissim Peretz, a dit mercredi 12 mai, que l’Armée a commencé à démanteler ses grandes bases de logistique qui comprennent les entrepôts de munition, d’armement, d’hydrocarbures et de nourriture pour les transférer dans des bases plus petites et mieux protégées. Cela en guise de préparatifs pour une guerre dans laquelle des parties de l’arrière civil seront touchées par des missiles. Le Général de Brigade Peretz a affirmé que ce déploiement a pour objectif de permettre d’assurer de fournir continuellement Tsahal dans un cas de figure ou les bases de l’arrière seront également prises pour cibles.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 17:46

 

http://www.israel7.com/2010/05/

Les diplomates européens ont déclaré « que l’Iran a augmenté ses capacités d’enrichissement d’uranium, en faisant l’acquisition de matériel nouveau destiné uniquement à cela ». Selon ces diplomates, « ces achats montrent que Téhéran a fermement l’intention de poursuivre sa marche vers le nucléaire malgré toutes les discussions sur d’éventuelles sanctions ». Toujours selon ces sources diplomatiques, « l’Iran s’apprête également à mettre en service de nouvelles centrifugeuses. »

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:59

 

Du fait de l'aphasie décisionnelle qui affecte le clan Obama, le vieux loup russe revient, à pas feutrés, sur le devant de la scène proche-orientale, promettant de reprendre sous sa coupe et de fournir les états-voyous et leurs affidés, tout en passant des accords économiques avec Washington et Jérusalem... Obama en profite pour repousser toute échéance de sanction, après le mois de juin et de nouvelles commissions pour rien. Rappelons que l'échéance précédente se situait au... 31 décembre 2009.

 

 

Dialogue Moscou-Washington
Par AP ET JPOST.FR 
14.05.10


Le président russe, Dmitry Medvedev, et son homologue américain, Barack Obama, ont abordé le programme nucléaire iranien, jeudi. Plus encore, les deux hommes ont évoqué la nécessité de recourir à des approches "non conventionnelles" pour résoudre les problèmes au Moyen-Orient, précise le Kremlin.


PHOTO: AP , JPOST

C'est au cours d'une conversation téléphonique que ces sujets ont été soulevés. Cela, dans un contexte assez particulier puisque Washington appelle une nouvelle fois au renforcement des sanctions contre Téhéran.

Moscou tient à intervenir

Le président russe aurait, par ailleurs, informé Obama du déroulement de ses récentes visites en Syrie et en Turquie. Visites au cours desquelles il a réitéré la volonté de Moscou de jouer un rôle prépondérant dans le processus de paix au Proche-Orient. De son côté, la Maison Blanche a exprimé son opposition à toute médiation conjointe de la Turquie et du Brésil. Leur éventuelle coopération pourrait éviter l'imposition de nouvelles sanctions de l'ONU contre l'Iran.

Enfin, les deux chefs d'Etat auraient décidé d'œuvrer ensemble - avec les autres Etats siégeant au Conseil de sécurité et l'Allemagne - pour définir une position commune face à la menace iranienne. Plus globalement, Obama et Medvedev, qui prévoient de se rencontrer aux Etats-Unis en juin, auraient également décidé de coopérer de manière plus active au Moyen-Orient.

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 17:14

 

 

http://fr.beta.rian.ru/images/18603/82/186038221.jpg

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a affirmé que l’avion nord-coréen saisi à Bangkok, en décembre dernier, était chargé d’armes qui devaient être livrées au Hezbollah et au Hamas. Lieberman, actuellement en visite au Japon, a déclaré que le nouvel « axe du Mal », Corée du Nord, Syrie et Iran, constitue la principale menace à la sécurité du monde en produisant des armes de destruction massive.

Cet appareil était enregistré au Kazakhstan et a été vendu à une compagnie géorgienne par une de nos compagnies privées, avant d’être retiré du registre d’état le 7 octobre 2009", a déclaré Radilbek Adimolda, chef de la Commission de l’aviation civile du Kazakhstan. "

Jusqu’au printemps dernier il appartenait à une compagnie aérienne kazakh privée, East Wing. Il a alors été vendu à une autre de nos compagnies, Beibarys, qui a son tour a vendu l’avion en octobre à Air West Georgia", a-t-il ajouté. "Il a alors été constaté que l’avion ne disposait pas d’enregistrement géorgien."

L’appareil a été saisi  à l’aéroport de Don Muang, après avoir demandé l’autorisation d’atterrir pour se ravitailler. Les autorités ont alors découvert qu’il transportait 35 tonnes d’armes lourdes en provenance de Corée du nord, et ont arrêté les cinq membres d’équipages, dont quatre sont d’origine kazakhe.

Selon le porte parole du gouvernement thaïlandais, Panitan Wattanayagorn, l’avion se dirigeait vers "une destination au Moyen Orient"afin de décharger sa cargaison. Le quotidien israélien Yediot Aharonot a quant à lui cité hier des sources de renseignement occidentales, précisant que ces armes étaient destinées au Hezbollah.

Ynet

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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