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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 13:03

 

 

Pour un Moyen-Orient dénucléarisé ?
Par E.B. SOLOMONT 
12.05.10


 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1272465547930&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

Une attention croissante est portée sur l'arsenal nucléaire présumé d'Israël. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), notamment, réitère les appels pour un Moyen-Orient sans armes nucléaires. En toile de fond : une conférence des Nations unies visant à renforcer la non-prolifération nucléaire.

Le dirigeant de l'AIEA, Yukiya Amano. 
PHOTO: AP , JPOST

Une proposition appuyée par les pays arabes lors de la conférence, vise à renforcer le Traité de non-prolifération (TNP) de 1970. Ils pressent Israël de signer ce traité pour arriver à un Moyen-Orient dénucléarisé. Le chef de l'AIEA, Yukiya Amano, aurait envoyé une lettre à 151 pays pour récolter des appuis poussant Israël à signer le TNP et à ouvrir ses infrastructures nucléaires aux inspecteurs de l'AIEA.

Le bureau des gouverneurs de l'AIEA évaluera les capacités nucléaires israéliennes, le 7 juin prochain. La semaine dernière, la Russie et les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ont exprimé leur volonté d'une "pleine mise en application" de la résolution de 1995 pour un Moyen-Orient sans armes nucléaires, implicitement destinée à Israël.

La menace ne se situe pas en Israël

Pour Israël, la principale menace nucléaire au Moyen-Orient se situe en Iran.


A la suite d'une rencontre effectuée mardi à Damas, les présidents russe et syrien ont émis une déclaration commune appelant à un Moyen-Orient sans armes nucléaires.


Le président syrien Bashar el-Assad comptait notamment mettre à profit la visite russe pour dresser Moscou contre toute sanction du Conseil de sécurité de l'ONU à l'encontre de l'Iran. "Des sanctions compromettraient les chances d'arriver à une solution", prétend Assad.

Les Etats-Unis, tout en soutenant l'idée d'un Moyen-Orient sans nucléaire, remarquent toutefois que la paix régionale est une condition préalable à la mise en application d'une telle initiative. Mardi, un législateur américain faisait part de sa préoccupation sur l'attention croissante que porte l'AIEA sur Israël, au détriment des ambitions nucléaires iraniennes.

"L'AIEA ne peut pas se permettre d'être influencée par ceux qui cherchent la destruction d'Israël", a écrit Ileana Lehtinen,membre du parti républicain américain. Au lieu de cela, l'AIEA ferait mieux de "stopper tout programme d'assistance envers l'Iran, jusqu'à ce que le régime se conforme entièrement aux résolutions de l'ONU et aux obligations de non-prolifération".

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 22:18

 

 

 

'Les USA doivent arrêter l’Iran'
 
Adaptation française de Sentinelle 5770 ©
 
 
Kasparov à Tel Aviv : "Poutine doit éprouver les conséquences."
 
Garry Kasparov, l’ancien champion du monde d’échecs devenu l’un des critiques les plus francs de Vladimir Poutine, a déclaré lundi que la seule manière de bloquer le cheminement de l’Iran vers des armes nucléaires était de s’opposer frontalement aux arrangements en cours du Premier ministre russe avec le régime des mollahs en général et leur programme nucléaire en particulier.
Et la seule manière de le faire, dit Kasparov, c’est que le gouvernement Obama fasse savoir simplement à Poutine qu’à moins qu’il ne change de direction, il y aurait de « réelles conséquences pour son bien-être [financier] ».
« Sans l’assistance technique de la Russie, l’Iran ne se rapprocherait même pas d’une bombe nucléaire », dit Kasparov, qui fit à la fin 2007 une courte tentative dans la course à la présidence russe et fut arrêté et  brièvement emprisonné ces dernières années après des manifestations anti-Poutine. « La manière d’obliger les Russie à abandonner cette assistance, dit-il, c’est d’obliger Poutine à écouter… en s’en prenant à son argent ».
 
Kasparov s’est entretenu avec le ‘Jerusalem Post’ lors de sa première visite en Israël depuis 2005; il a participé lundi à un tournoi d’échecs en ‘simultanées’ contre 30 adversaires dans le cadre des prestigieuses cérémonies du Dan David à l’Université de Tel Aviv.
« L’Iran n’arrêtera pas sa poursuite des armes nucléaires à moins que la Russie ne soit prête à se joindre aux sanctions, dit Kasparov, parce que en dehors de la technologie nucléaire et des systèmes de défense anti-missile, la Russie est l’un des principaux fournisseurs d’énergie ». 
Cela ne changera pas, dit-il, à moins, ou bien jusqu’à ce que Poutine soit efficacement incité à le faire.
« Il n’écoutera pas vos demandes ou vos plaidoyers, ni ne répondra à quelque type d’arrangement amiable que ce soit », dit Kasparov d’un ton cinglant. « En fin de compte, vendre de la technologie nucléaire à l’Iran, vendre des systèmes de défense anti-missiles, cela rapporte de l’argent frais. Et si l’Amérique ou Israël, ou les deux, attaquent l’Iran à un moment donné, le prix du pétrole montera, et pour Poutine ce sera une situation gagnant-gagnant ».
Malheureusement, dit Kasparov, « il semble que le gouvernement des USA soit  prêt à attaquer Goldman Sachs, mais il n’est pas prêt à s’attaquer aux intérêts financiers de Poutine. Ce qui signifie que l’Iran se sent en sécurité ».

Kasparov, âgé de 47 ans, né Weinstein, d’une mère arménienne et d’un père juif, est largement considéré comme le plus grand joueur d’échecs de tous les temps ; Il a pressé l’Occident de se confronter avec Poutine à travers une liste d’oligarques qui dit-il agissaient comme son « homme de paille » et contre lesquels, dit-il, on n’était pas à court de preuves de malversations financières.
« Si vous pensez que la bombe nucléaire iranienne est une menace imminente, non seulement pour Israël mais aussi pour les intérêts des Etats-Unis et le monde occidental, vous devez agir » dit-il. « Si vous ne le croyez pas, vous pouvez trouver des milliers d’excuses pour ne pas agir – comme les puissances occidentales se retrouvèrent inactives il y a 75 ans contre la montée de l’Allemagne nazie.
« La menace Poutine n’est probablement pas comparable à celle des années 1930 », précise-t-il, « mais à un certain degré elle aura un impact très sérieux sur le système occidental parce que le n°1 de l’exportation russe, ce n’est pas le pétrole. C’est la corruption. Et Poutine a trouvé une immense demande de ce produit en Occident ».
Interrogé sur la question de savoir si ces critiques aussi ouvertes le plaçaient dans un risque personnel, Kasparov remarqua : « J’ai des gardes du corps à Moscou ». Il ajouta cependant : « En Russie, si l’Etat vous poursuit, rien ne peut venir à votre secours ».
Questionné pour avoir s’il pourrait de nouveau se présenter la présidence russe, il répondit : « En Russie, nous ne nous battons pas pour gagner des élections. Nous essayons d’avoir des élections. Notre combat est très différent… Parce que nous ne vivons pas dans un pays démocratique ». « Ceci, dit-il, est quelque chose que les gens en Occident et aussi en Israël ne veulent pas reconnaître ».

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 16:16

 

 

Ya’alon : Israël est tout-à-fait en capacité d’attaquer l’Iran
Reuters.
Adaptation : Marc Brzustowski
titre original : Ya'alon: Israel capable of attacking Iran
 

 

L’Ancien chef d’Etat-Major affirme que la technologie s’est renforcée en ce qui concerne l’élargissement du rayon d’action, l’approvisionnement aérien en carburant, la précision et la qualité des renseignements

Reuters

Published: 

05.10.10, 14:07 / Israel News

 

L’adjoint du premier Ministre (aux affaires stratégiques), Moshé Ya’alon a declare lundi qu’Israël a la capacité technologique de réaliser une frappe militaire contre l’Iran .

 

 

S’exprimant lors d’une conférence sur le thème de la puissance aérienne, Ya’alon a affirmé que l’expérience d’Israël dans la mise en œuvre de frappes contre des objectifs terroristes le long de ses frontières, pourrait aisément être étendue à des sorties distantes sur l’Iran.

 

“Il ne fait aucun doute que les capacities technologiques, qui n’ont cessé de se perfectionner ces dernières années, ont permis d’améliorer aussi bien le rayon d’action que les possibilités d’approvisionnement en vol et ont conduit à une amélioration constante, en matière de précision ou de logisitique et de renseignement », a-t-il précisé.

 

Ya’alon, ancien chef d’Etat-Major a expliqué que “Cette capacité peut aussi bien être utilisée dans une guerre contre la terreur à Gaza, dans une guerre face aux roquettes tirées du Liban, dans une guerre contre l’armée conventionnelle syrienne, et, bien entendu, pour une guerre contre un état périphérique comme l’Iran”

 

Lors de son exposé à l’Institut Fisher sur les études aériennes et spatiales, Ya’alon a situé le rôle des frappes aériennes comme consistant à « décapiter ou aveugler » un ennemi en prenant pour cible ses cercles dirigeants ou ses systèmes d’alerte avancés.

 “Pour autant que je sache, l’attaque demeure la forme la plus efficace de défense », a-t-il déclaré.

 

 

Ya’alon a ajouté : « Israël se perçoit comme de facto en guerre contre l’Iran, du fait de son utilisation du Hamas et du Hezbollah comme sous-traitants. Il n’y a aucun doute, si l'on prend en compte la situation globale, que nous sommes, d’ores et déjà, dans le cadre d’une confrontation armée avec l’Iran », « l’Iran est le principal incitateur de ceux qui nous attaquent ».

 

 

 

Israël a bombardé le réacteur nucléaire irakien en 1981 et est soupçonné d’avoir lancé une sortie identique sur la Syrie en 2007.

 

 

Les dirigeants de l’Etat ont dit explicitement que toutes les options étaient sur la table, lorsqu’ils évoquaient la question d’une éventuelle action militaire contre l’Iran, mais des analystes indépendants conçoivent que les cibles potentielles sont trop éloignées, dispersées et suffisamment bien protégées, pour que les jets de l’aviation israélienne seuls ne les prennent pour objectifs.
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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 15:32

 

Le grand patron de l'"ONG" Ittijah (violemment impliqué dans le Rapport Goldstone, supplicié de Sud-Africains Noirs), Makhoul et Abdo, un militant de Balad, aux discours outrageusement anti-israéliens, ont récemment été arrêtés pour espionnage au profit du Hezbollah. L'enquête se poursuit. Elle mènera certainement au coeur de la toile d'araignée en Galilée, préparatoire à des opérations-commandos des disciples des Pasdaran au Liban...  

 

Deux Arabes israéliens arrêtés pour espionnage
Par YAAKOV LAPPIN 
10.05.10


 

Deux Arabes israéliens ont été arrêtés, au cours des dernières semaines, par le Shin Bet (agence de sécurité intérieure). Ils sont soupçonnés d'avoir espionné et collaboré avec le Hezbollah, d'après les déclarations de la police, lundi.


PHOTO: AP , JPOST

Les deux suspects sont : Ameer Makhoul, 42 ans, à la tête de Ittijah (l'Union des Associations de la Communauté arabe) - qui regroupe un ensemble d'ONG arabes en Israël -, et Omar Abdo, 40 ans, de Kfar Kana, un militant du parti arabe Balad. Makhoul a été arrêté le 6 mai et Abdo le 24 avril dernier.

La censure en question

"Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir gravement porté atteinte à la sécurité israélienne", ajoute la police. "L'enquête, actuellement en cours, est coordonnée par le procureur général [Yehouda Weinstein] et le chef de l'unité d'investigations de la police nationale, Yoav Seglovitch."

Ces informations ont été révélées après la levée partielle de la censure médiatique imposée par les autorités israéliennes. Les détails avaient cependant circulé, avant cette semaine, dans la communauté arabe israélienne, déclenchant de nouveaux débats sur la censure et les affaires de sécurité nationale.

Makhoul et le frère d'Issam Makhoul, ancien député du parti Hadash-Taal.

LIRE AUSSI :

Nouvelle affaire de sécurité nationale >>>

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 22:36

 

 

[Vendredi 07/05/2010 11:47]

 

 

 

 

La menace nucléaire de l’Iran ne semble pas être prise au sérieux par la communauté internationale et les nouvelles sanctions qui devraient être imposées au régime des Ayatollahs restent, pour l’instant, plutôt théoriques.

 Cette situation inquiète sérieusement l’ambassadrice d’Israël à l’Onu Gabriella Shalev qui, dans une longue interview accordée au Jerusalem Post en anglais, a défendu les positions de son pays qui refuse de signer le Traité de non-prolifération et se concentre davantage sur les menaces que constitue Téhéran.

Mme Shalev a poursuivi en estimant que l’année avait été difficile pour Israël, avec la participation du Liban au Conseil de Sécurité et le fameux  rapport Goldstone dans lequel Israël était accusé de « crimes de guerre » après son opération antiterroriste à Gaza.

Mme Shalev a déclaré: « Ce qui nous menace à l’heure actuelle, et Israël et le Proche-Orient ne sont pas les seuls visés, c’est la course aux armements de l’Iran en vue de se procurer un potentiel nucléaire. Lorsque que le Proche-Orient sera totalement dénucléarisé et ne menacera plus Israël, on pourra rediscuter du Traité de non-prolifération ».

Evoquant ensuite le conflit entre Israël et les Palestiniens, Mme Shalev a estimé que ces derniers commettraient une grave erreur en voulant proclamer unilatéralement la création de leur « Etat ». « Ce n’est que par des négociations bilatérales qu’il sera possible de parvenir à un accord et à une sorte de paix dans la région », a-t-elle estimé.  

Elle a encore indiqué que « les USA étaient de bons alliés et étaient perçus à l’heure actuelle, même par les Palestiniens, comme un médiateur loyal ».   »Les contacts de proximité sont certainement le meilleur moyen d’inciter les Palestiniens à revenir à la table des négociations », a-t-elle encore estimé.

L’ambassadrice d’Israël a également parlé de la tension croissante entre Israël et ses voisins du Nord, le Liban et la Syrie. Elle a précisé qu’on y voyait « les mains sales de l’Iran » qui, on le sait avec certitude, fournit au Hezbollah des armes qu’il fait transiter par la Syrie.

Elle a ensuite qualifié « d’invraisemblable » le fait que le Liban, qui a dans son gouvernement des représentants du Hezbollah, puisse siéger au Conseil de Sécurité. Toutefois, en bonne diplomate, elle a écarté toute éventualité d’une troisième guerre avec le Liban, affirmant que personne ne la souhaitait aujourd’hui.

« Le Proche-Orient est l’épicentre de nombreux conflits », a-t-elle encore indiqué, en précisant que l’Iran ne menaçait pas seulement Israël et constituait également un danger pour de nombreux pays arabes.


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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 15:49

 

Gigantesques manœuvres navales iraniennes

 


Alors que les manœuvres navales « Grand Messager 5 » se sont achevées récemment dans le Detroit d’Ormuz (Golfe Persique), la marine iranienne a entamé mercredi, au surlendemain du discours d’Ahmadinejad devant l’ONU, un nouvel exercice de grande envergure, baptisé « Velayat 89 ». « Des unités de combat, de logistique, de radar et d’équipements électroniques de la marine, ainsi que des missiles surface-surface, sous-marins et aériens seront utilisés dans l’exercice, soutenu par des avions de combat de l’armée de l’air », a précisé l’agence de presse officielle IRNA. Ces manœuvres se dérouleront en six phases sur une durée de 8 jours, et sur un périmètre de plusieurs centaines de milliers de kilomètres carrés. Le commandant de la Marine iranienne, Habibollah Sayyari, a déclaré « que ces exercices montrent que l’Iran est prêt à parer à n’importe quelle attaque, d’où qu’elle vienne ». Parallèlement aux exercices purement militaires, l’armée iranienne va tester des « opérations psychologiques », destinées à dissuader les pays voisins à attaquer l’Iran, ainsi que des exercices de combat sans moyens électroniques, au cas où les systèmes électroniques étaient anéantis par les ennemis en début de conflit. Ces deux exercices militaires rapprochés semblent indiquer qu’à Téhéran, on craint que « quelque chose » se prépare, mais sans savoir exactement à quel moment cela va éclater. Le régime iranien veut ainsi maintenir le niveau de préparation de ses armées à un niveau optimal.


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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 18:28

 

       <<< valeur qualitative ajoutée de la voix d'Aschkel

Gadeditov.PNG 

La raison du plus fou : et si l’Iran déclenchait la prochaine guerre en Orient ?

 

Marc Brzustowski

pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

 

 

On doit cette proposition à contre-courant à un Colonel libanais à la retraite, Charbel Barakat. Il la formule dans un article intitulé : « Qui fait rouler les tambours de guerre, à cette heure ? ». Charbel Barakat est un expert renommé du Hezbollah et du terrorisme. Il a, plusieurs fois, témoigné devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain. Il presse le monde libre de prendre en compte l’éventualité d’une attaque commanditée par l’Iran.

Selon lui, l’Iran exerce actuellement sa mainmise sur l’ensemble des groupes terroristes, d’al Qaeda aux Farc colombiennes : opérations, finances, plans, cadres et dirigeants, processus décisionnels. Le Hezbollah est le mieux organisé, très polyvalent dans l’usage des diverses techniques de guerre asymétrique.

Le Liban et la Syrie ne cessent de crier « au loup », dans la crise du transfert de Scuds. La victimisation permet de surchauffer les opinions publiques. L’Etat hébreu met en garde les alliés de l’Iran contre tout franchissement du « seuil critique ». Tout stock d’armes s’inscrit dans un plan, mu par une intention qui opérera en fonction des contingences. Un processus irréversible peut s’enclencher à tout moment par surinterprétation des intentions de l’autre et choix de conserver l’initiative.

La question subsiste de l’identification correcte du théâtre d’opération décisif et de l’ajustement du timing avec l’agenda nucléaire iranien.

Ce projet doit habilement se servir du bouclier des crises frontalières pour conserver la marge suffisante afin de toucher au but. A partir de quel moment devient-il négligeable, pour un gain maximal, de sacrifier une pièce-maîtresse dans l’échiquier de « l’axe » ? Combien de fois peut-on répéter le scénario en l’amplifiant? Et avec quelles variantes supplémentaires, touchant des points vitaux de l’adversaire ?

Barakat prend à contre-pied les analyses occidentales sur le Hezbollah. Elles pensent que le mouvement cherche à asseoir sa légitimité politique en renforçant son statut « résistant » contre Israël. Il serait passé en mode « défensif » depuis 2006. Ce serait vrai, dit-il, si le Hezbollah était vraiment un parti libanais. Il est, au contraire, totalement inféodé aux Gardiens de la Révolution.

L’élimination d’Imad Mughniyeh en février 2008 a laissé un vide. Il a été comblé par une structure de commandement pasdaran, depuis l’Ambassade d’Iran à Beyrouth. Samir Geagea déclarait récemment que l’armée était sous la tutelle du Hezbollah et non l’inverse. Aucun officier libanais n’ose faire un geste sans l’approbation de Nasrallah. Lui-même en réfère aux gardiens de la Révolution. Les cercles dirigeants au Liban ne peuvent que suivre les impulsions données depuis Téhéran, après s’être prosternés à Damas.

Bachar al Assad est l’homme aux deux visages : il joue le rôle d’entremetteur logistique pour la réalisation de ce plan de rupture progressive de l’équilibre des forces. Damas sert, ensuite, de façade diplomatique pour l’Occident, en lui laissant -comble de cynisme- une « chance » de parvenir à un accord régional, de plus en plus hypothétique… Il est purement instrumental.

Le modèle auquel Barakat demande aux démocraties de réfléchir, ressemble à un mixte d’attaques préventives multi-options. Le Hezbollah aurait pour mission d’inverser et de remixer le schéma de « la guerre des six jours », au détriment de l’Etat hébreu.

L’incertitude règne sur la quantité exacte de Scuds qui a passé la frontière. La question est futile : une petite quantité en pièces détachées suffit. La masse critique peut rester cantonnée du côté syrien de la frontière nord du Liban. Franchir trop tôt le point de non-retour serait contre-productif.

Avant leur entrée en action, on aura pris soin de brouiller les pistes, par des opérations de moindre ampleur, comme des incursions commandos en Galilée, des prises d’otages, des tirs de M-600, bien plus maniables. Au point ultime, des Scuds mis en orbite sur Dimona, l’aéroport Ben Gurion ou des bases aériennes, seraient la cerise sur le gâteau. On peut aussi rebattre les cartes dans l'autre sens, en fonction des mises adverses.

La difficulté reste d'anticiper précisément le moment du passage à la réalisation des intentions initiales, de façon à les déjouer. Si Israël s’y prépare, l’incertitude demeure, quant aux dispositions des Etats-Unis. Les alliés peuvent être confrontés à un plan multi-centré, qui engagerait d’autres zones que le théâtre israélo-libanais :

Deux récents incidents militaires laissent entrebâillée cette fenêtre d’opportunité :

-      1) La Corée du Sud a apporté les preuves que sa Corvette Cheonan avait bien été coulée, le 26 mars dernier, par un engin sous-marin nord-coréen. 46 marins sud-coréens ont péri. Aussi, la Maison Blanche s’est-elle empressée d'insuffler le doute sur ces accusations contre Pyongyang.

-      2) Un avion espion iranien, Fokker F 27 s’est approché à 250 m de l’USS Eisenhower, clichant toutes les prises de vue qu’il voulait. La Vè Flotte américaine a reçu l’ordre de n’ouvrir le feu en aucun cas.

-      3) Les pays du Golfe sont inquiets de la passivité de cette Armada U.S. Ils redoutent que l’Iran pousse ses tests plus loin, en coulant un navire pétrolier ou militaire dans le Détroit d’Ormuz. Les Pasdaran se servent des îles contestées du Golfe arabo-persique, dont Abu Moussa, pour préparer leur prochain coup.

L’Iran et la Corée du Nord coordonnent leurs programmes nucléaires. Ils mettent en œuvre une stratégie subtile : elle consiste à multiplier les incidents relativement indolores pour leurs ennemis. Ils souhaitent donner le sentiment qu’ils ne sont pas intéressés à franchir le point de non-retour. L’objectif est d’émousser les capacités de réaction de l’adversaire, tout en laissant l’espoir d’un règlement diplomatique. On s’approche toujours plus près du risque d’embrasement, tout en laissant planer une menace plus vaste encore.

Ces coups portés sans répliques servent de tests répétés pour l'Iran et ses alliés. Il s'agit juste de s'assurer qu'on pourra porter le coup suivant. Et d'évaluer à quel point la capacité d'anticipation et de réaction de l'adversaire reste aseptisée, par crainte d'une conséquence trop coûteuse :
celle de l'ouverture d'un nouveau front rapidement incontrôlable.
 
 

Vérifions l’équation sur le cas du transfert de Scuds : Pour Robert Gates et Ehud Barak, jamais une milice de guérilla terroriste n’avait encore mis la main sur de tels missiles. Mais leur seule réponse est de continuer à observer l’état d’avancement de cette livraison. Aucune option n’est arrêtée sur la façon de l’endiguer.

 

L’exemple du conflit libanais de 2006 permet de dégager une règle générale : le dispositif des conflits de basse intensité permet de maintenir indéfiniment un état de ni guerre ni paix. C’est un schéma idéal pour atteindre d’autres fins stratégiques. Il consiste à repousser le recours, par l’adversaire, à des options décisives.

Cette diagonale du fou se sert des missiles de Nasrallah pour provoquer un "gambit". A termes, c'est le monde libre qui risque bien de se retrouver échec et mat face aux manoeuvres nucléaires de Téhéran, qui restent encore, à cette heure, résistibles. 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 00:59

http://www.israel7.com/2010/05/

Si l’Iran devient une puissance nucléaire, ‘une attaque préventive israélienne contre l’Iran lui serait salvatrice. On se demande dans ces conditions pourquoi l’Etat d’Israël afin de pouvoir attaquer l’Iran devrait payer cela en faisant des concessions territoriales aux Arabes ou pour empêcher l’Iran de se nucléariser. Ce serait plutôt le monde arabe qui devrait faire des concessions territoriales à Israel afin que Tsahal neutralise l’Iran.

Mais évidement, aucun dirigeant arabe ne ferait telle chose que de supplier Israël d’attaquer l’Iran. Or le grand réfractaire aux sanctions contre l’Iran est la République Populaire de Chine.

Ne voilà-t-il pas que Mahmoud Abbas supplie le Président chinois Hu Jintao de soutenir les sanctions économiques contre l’Iran. La raison invoquée par Abbas est qu’une guerre avec l’Iran serait dévastatrice pour les villes arabes de Judée Samarie et de Gaza et que des milliers de personnes y trouveraient la mort.

Lors de leur rencontre ce matin (samedi 1er mai), Hu Jintao a été surpris par ce que lui a dit Mahmoud Abbas. Ce dernier lui a demandé de soutenir les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire.

La rencontre s’est déroulée à Shanghai au Centre international des congrès après l’ouverture de la Shanghai World Expo.

De sources chinoises, on transmet que le Président Hu Jintao a été très intrigué de constater que les Arabes se positionnent exactement comme les Israéliens sur le dossier iranien. Mahmoud Abbas a insisté que le nucléaire iranien constitue une menace pas seulement pour Israël mais sur pour tous les Arabes. Abbas a précisé à son interlocuteur chinois qu’il parlait au nom de tous les Arabes et plus spécifiquement en mentionnant le Président égyptien Hosni Moubarak, le Président de l’Union des Emirats Cheikh Khalifa bin Zayed al-Nahyan et le souverain hachémite, le Roi Adballah II de Jordanie.

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 09:36

 

Cela se passe de commentaires sur le degré de prostitution des organisations droits de l'hommisme, principalement à l'encontre des femmes, au sein du "Machin", usine à gaz pour ronds de cuir, machine molle et folle, dont ses fondateurs, retournés plusieurs fois dans leur tombe, sont aujourd'hui appelés à couvrir les crimes de lapidation, de pédophilie légale des enfants de 9 ans, et autres atrocités commises par le pire des régimes à cet égard sur la planète.

Orwellien : l’Iran élu à la Commission pour la condition féminine de l’ONU

L’iran est-il vraiment le champion des droits des Femmes ? Pour l’ONU oui ! révoltant et incroyable… mais vrai .

Le Conseil économique et social de L’ONU a élu hier l’Iran à la Commission de la condition de la femme (CSW) pour un mandat de quatre ans - à compter de 2011 - L’ONU qualifie cette Commission de “principal organisme mondial d’élaboration des politiques” en matière des droits et des revendications des femmes, “dédié exclusivement à l’égalité entre les sexes et à la promotion des droits de la femme.”

l’Iran a été “élu par acclamation” c’est à dire qu’il était l’un des deux seuls pays candidats pour occuper les deux sièges attribués au bloc régional pour l’Asie - en d’autres termes, le résultat de l’élection était décidé à l’avance.

Le code pénal iranien, qui prévoit entre autres atrocités envers les femmes de les enterrer jusqu’à la taille et de les lapider à mort en cas d’adultère, donne sans doute à l’Iran les compétences nécessaires pour ce poste important pour l’amélioration de la condition féminine dans le monde.

Le rapport 2009 du Département d’Etat américain sur l’Iran dénonce  quelques faits marquants sur la condition des femmes en Iran. Par exemple, le viol conjugal  “n’est pas illégal” et pour ce qui est  des autres types de viol la plupart des victimes ont préféré ne pas signaler le crime aux autorités par peur d’une punition pour avoir été violée … Quatre témoins masculins, ou trois hommes et deux femmes sont requis pour pouvoir condamner un violeur. Et un homme ou une femme dont on juge infondée la plainte pour viol est passible de 80 coups de fouet. 
D’autres caractéristiques du système juridique iranien dénoncé par le Département d’Etat américain : Un homme peut échapper à tout condamnation  s’il tue sa femme prise en flagrant délit d’adultère, ou s’il est certain qu’elle était consentante ….  en 2008, 50 “crimes d’honneur” ont été rapportés sur une période de sept mois … En général, le témoignage de deux femmes vaut celui d’un seul homme. De plus, une femme n’a le droit au divorce que si son mari a signé un contrat lui accordant ce droit, ou s’il ne peut subvenir au besoin de sa famille, ou s’il est un toxicomane, fou, ou impuissant. Un homme n’est pas tenu de se justifier  pour divorcer de sa femme. ”

Source : Fox News extrait traduit par Bivouac-id.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 12:57

 

 MEMRI  Middle East Media Research Institute

Dépêche fr. n° 165

 

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abou Al-Gheit avertit qu´un Iran nucléaire propulserait les pays Arabes dans la course à l´armement nucléaire

 

Les extraits suivants sont tirés d´une interview du ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abou Al-Gheit, diffusée sur la première chaîne télévisée égyptienne le 11 avril 2010.

 

Voir les extraits-vidéo sous-titrés en anglais sur MEMRI TV :

http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2453.htm

 
Interviewer : Permettez-moi de vous poser la question de l´homme de la rue : Qu´y a-t-il de mal à ce que l´Iran obtienne l´arme nucléaire ? C´est un pays islamique, un voisin des Arabes, et ses capacités sont dirigées contre les ennemis des Arabes et des musulmans. En quoi l´obtention de l´arme nucléaire par l´Iran pourrait-il nuire à l´Egypte ?

Ahmad Abou Al-Gheit : Nous avons oublié l´histoire.

Interviewer : Que voulez-vous dire ?

Ahmad Abou Al-Gheit : L´Iran est une puissance perse, pas arabe. Elle a des desseins et des intérêts dans le Golfe, où elle occupe des îles arabes. Elle exerce son influence en Irak, et dans le passé, elle a mené une guerre contre l´Irak.

[...]

Un Iran nucléaire représenterait une menace de prolifération nucléaire au Moyen-Orient. C´est pourquoi nous ne pouvons pas l´accepter. Nous voulons que l´Iran s´abstienne de forcer les Arabes à s´engager dans la course [à l´armement nucléaire] contre lui. Nous devrions tenir compte du fait - et ne l´oubliez pas, comme le font certains - que l´Iran souhaite exercer sur la région une influence qui ne correspond pas aux priorités et intérêts des Arabes.

Face à l´influence iranienne en Irak, nous devrions nous méfier. L´Irak est un pays arabe. Face à l&acut e;influence iranienne sur un pays comme le Liban, nous devons dire à nos frères libanais que l´identité arabe doit primer sur l´appartenance religieuse. Face à l´influence [iranienne] au-delà de la frontière égyptienne, sous forme d´une aide au Hamas contre Israël, et non pas pour libérer la bande de Gaza ou
la Cisjordanie, mais pour envoyer à Israël le message : nous pouvons vous atteindre...

[...]

Nous, en Egypte, n´avons pas l´habitude de la division en sunnites et chiites. Je suis diplomate depuis 45 ans, depuis 1965. Jamais de ma vie n´ai-je demandé à un responsable, diplomate ou ministre irakien s´il était chiite ou sunnite.
 
 

 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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