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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:24

 

Iran: les Israéliens certains de devoir agir seuls

Les autorités distribuent à la population des équipements de protection individuelle, un masque à gaz et des antidotes contre les armes chimiques et bactériologiques.

 

http://www.slate.fr/story/20387/nucleaire-israeliens-iran-guerre-agir-seuls


Mercredi 28 Avril 2010

 

 

Lassés des tergiversations américaines sur le problème iranien, les israéliens songent de plus en plus à se désolidariser de la doctrine Obama sur le Moyen-Orient. Benjamin Netanyahou a rejeté, jeudi 22 avril, les demandes de Barack Obama de geler la construction à Jérusalem. Il montre d'une part qu'il ne se pliera plus aux injonctions américaines mais que d'autre part, le problème palestinien devient secondaire à ses yeux face au programme nucléaire iranien. Il considère que les Etats-Unis lambinent pour gagner du temps qui sert à l'Iran pour se doter d'armes de destruction. Le gouvernement communique peu pour ne pas être accusé de propos bellicistes tandis que l'Etat-major évite toute déclaration intempestive. Ce silence semble cependant plus inquiétant que les habituelles mises en garde des militaires israéliens chargés souvent de hausser le ton pour impressionner l'adversaire.

Sécurisation à outrance

Plusieurs faits démontrent que Tsahal poursuit ses programmes de sécurisation et prend au sérieux les provocations iraniennes. Il détient seul la responsabilité de la survie de la population. Les autorités israéliennes distribuent actuellement, à sept millions d'habitants, des équipements de protection individuelle, un masque à gaz et un paquet d'antidotes, contre les armes chimiques et bactériologiques. Sans chercher à alarmer sa population, le gouvernement envisage toutes les éventualités et qualifie cette mesure de «technique» sans aucune allusion à une éventuelle guerre.

La police a effectué, sans préavis le 15 avril, des manœuvres civiles d'envergure en grandeur nature dans plusieurs villes. Tel-Aviv s'est trouvée paralysée durant plusieurs heures pour permettre de tester la réaction en temps réel des services d'urgence et de sauvetage de l'Etat. Enfin, les sirènes d'alerte sont testées périodiquement. Ce type d'exercice n'avait pas eu lieu depuis la Guerre des Six Jours.

Ces gesticulations pourraient être assimilées à des actions d'intoxication à destination de l'opinion arabe et occidentale mais les militaires estiment que le principe de précaution n'est pas un luxe. Les officiers parlent ouvertement des nombreux exercices effectués par les troupes qui ont été remises à niveau depuis la guerre du Liban de l'été 2006 mais chuchotent quand il s'agit de préciser que les réservistes spécialistes en high-tech sont à présent, plus souvent que d'ordinaire, conviés à mettre à jour leurs connaissances liées à la technologie des radars et des missiles anti radars.

La Turquie hors-jeu

Avigdor Lieberman, le ministre des affaires étrangères persona non grata en occident, est très actif et agit avec une grande discrétion dans les anciens pays de l'URSS dont il est originaire pour compenser la défaillance des alliés historiques d'Israël à commencer par la Turquie. Il est le seul à n'avoir pas été surpris par la volte-face d'Ankara qu'il voyait se profiler de longue date. Tayyip Erdogan avait levé le voile sur son changement de stratégie dès 2004 en qualifiant Israël «d'Etat terroriste» quand il avait éliminé le Cheikh Yassine. Il avait invité à Ankara en février 2006 le chef du Hamas Khaled Mashaal avec les honneurs réservés aux personnalités et enfin avait traité Shimon Pérès «d'expert en assassinat» à la conférence de Davos de janvier 2009. Or la Turquie, qui mettait à la disposition d'Israël ses bases aériennes d'entrainement et son espace aérien, entrait dans le dispositif stratégique militaire, indispensable pour une attaque contre l'Iran. Lieberman a donc agi dans l'ombre pour compenser cette alliance en se tournant vers plusieurs pays du Caucase dont la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Les dirigeants israéliens ont définitivement intégré l'idée qu'ils devront agir seuls pour diminuer le danger mortel du programme nucléaire d'Ahmadinejad. Ils s'organisent comme s'ils ne devaient plus compter sur l'aide des Etats-Unis et de leurs bases en Irak. Ils ont définitivement exclu de leurs options militaires la collaboration de la Turquie avec laquelle les relations se sont dégradées au point que les demandes d'armement d'Ankara sont à présent rejetées. Erdogan avait réclamé des systèmes de missiles israéliens, des roquettes antichars «Spike», des missiles «Barak-8»pour la marine et des blindés «Namer» pour le transport de troupes. Israël a seulement accepté d'honorer la commande antérieure de drones dont l'annulation avait été un temps envisagée par l'Etat juif.

La carte du Caucase

Lieberman a réussi à aider discrètement son pays à remplacer la Turquie, le seul allié musulman. Des entreprises israéliennes équipent l'armée géorgienne par le biais de ventes d'armement sophistiqué, d'entrainement des fantassins et d'expertises sur les méthodes de sécurité. Les rapports sont facilités par le ministre de la défense géorgien, Davit Kezerashvili, ancien immigré israélien parlant couramment l'hébreu et par les nombreux hommes d'affaires géorgiens installés en Israël. La présence israélienne est ainsi officielle à quelques encablures de l'Iran.

Par ailleurs, la visite du ministre israélien des affaires étrangères en Azerbaïdjan, le 9 février, entrait dans cette stratégie de conquête d'espace puisque ce pays a des frontières communes avec l'Iran. La République d'Azerbaïdjan, à majorité musulmane mais sous influence occidentale, est inquiète du rôle joué par son voisin iranien et a donc signé en urgence avec l'Etat d'Israël, depuis septembre 2008,  des contrats d'armement de plusieurs centaines de millions de dollars. Le président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a justifié le renforcement de ses liens avec Israël par sa volonté de se prémunir contre «la menace iranienne». Son pays est un exemple de tolérance pour une communauté juive prospère et en sécurité. Certains experts affirment que, sous couvert d'assistance technique, Israël aurait un pied et un œil sur la frontière avec l'Iran. Aliyev pourrait permettre à l'aviation israélienne de se ravitailler à son retour d'une action de frappe contre les installations nucléaires iraniennes. L'utilisation du Caucase entrerait ainsi dans la nouvelle stratégie israélienne.

Le fossé se creuse avec Washington

Cette nouvelle donne explique ainsi la patience d'Israël qui est convaincu qu'il doit, dans l'intérêt de sa sécurité, se défaire de la mainmise américaine. Netanyahou a choisi l'anniversaire des 150 ans de Théodore Herzl pour rappeler le 18 avril les paroles du visionnaire qui avait conseillé:«qu'il ne fallait pas compter sur l'aide des étrangers ni sur la générosité des donateurs et qu'il ne fallait pas non plus espérer voir les pierres se ramollir».Ce message semblait destiné aux américains qui excluent ouvertement une action militaire contre le programme nucléaire iranien alors que les israéliens croient de moins en moins à l'efficacité de négociations et de sanctions de l'ONU pour empêcher Ahmadinejad de développer ses armes atomiques et de menacer leur survie.

Michelle Flournoy, sous-secrétaire à la défense, a estimé le 21 avril que «la force militaire est une option de dernier recours. Elle n'est pas sur la table pour le moment.» Et simultanément, Sergueï Kirienko, président de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique, a annoncé que le réacteur nucléaire de Bouchehr construit par la Russie devait fonctionner à compter du mois d'Août 2010.

Les dirigeants israéliens ne s'expliquent pas l'attitude alambiquée des américains puisque selon le New York Times du 18 avril, le secrétaire d'Etat américain à la Défense Robert Gates aurait diffusé une circulaire au sein de la Maison Blanche, dans laquelle il estimait que les Etats-Unis n'avaient «aucune politique efficace à proposer pour empêcher l'Iran de se procurer l'arme nucléaire et qu'ils devaient se préparer sérieusement à ce que Téhéran se dote d'un potentiel nucléaire et à ce que des organisations terroristes entre en possession de telles armes». Ils ne comprennent pas non plus la position des militaires américains qui semblent résignés à baisser les bras. L'Amiral Michael Mullen, chef d'état-major des armées des États-Unis, intervenant à l'Université de Columbia, s'est montré inquiet des retombées «imprévisibles» d'une offensive militaire contre les installations nucléaires de Téhéran en déclarant que: «la diplomatie, le dialogue et les sanctions doivent, à mon avis, être utilisés pour tenter de dissuader l'Iran de poursuivre son programme».

Les israéliens sont impatients d'agir tandis que les Etats-Unis, qui sentent l'imminence d'une action militaire, tentent de faire pression sur le maillon faible de la coalition, le travailliste Ehoud Barak. Il semble prêt à accepter les conditions posées par les américains alors que certains de ses amis envisagent sérieusement de quitter la coalition si le parti centriste Kadima n'était pas invité à un gouvernement d'union nationale. Le ministre Ben Eliezer a estimé qu'Israël «risquait, par sa politique, d'être isolé de plus en plus sur la scène internationale et de subir les effets de la crise avec les Etats-Unis » alors que l'ancien vice-ministre de la défense, Ephraïm Sneh, défend une thèse opposée: «nous n'avons pas l'autorisation et nous n'avons pas besoin de la permission des Etats-Unis».

 

Avertissements au Liban et à la Syrie

Ces prises de position n'entament en rien la détermination des militaires qui testent tous les scénarios consécutifs à une action contre l'Iran. Ils ont transmis par l'intermédiaire des américains un engagement stipulant qu'ils n'avaient aucun contentieux avec le Liban  et donc, qu'ils n'avaient pas l'intention de l'attaquer. Cependant, ils tiendront Beyrouth pour responsable si des roquettes ou des Scuds étaient tirés par le Hezbollah sur le territoire israélien parce que Jérusalem considère désormais «le Hezbollah comme une unité de l'armée syrienne basée au sud-Liban». Ils ont précisé par ailleurs la liste des cibles civiles, militaires et industrielles qui seraient totalement détruites dans l'heure où le Liban choisirait la lutte armée.

Les mêmes menaces ont été adressées à la Syrie en l'exhortant à maintenir le calme aux frontières qui règne depuis plusieurs années. Mais les israéliens craignent qu'elle n'agisse par Hezbollah interposé qui reçoit des syriens des équipements militaires et surtout des missiles Scud capables d'atteindre Israël. Ram Dor, officier supérieur, a estimé à la radio militaire israélienne que: «La Syrie veut devenir une puissance régionale très influente grâce à ses liens proches avec l'Iran et le Hezbollah». Il a précisé par ailleurs que l'Union européenne lui avait proposé en vain une coopération économique qui a été refusée. La Syrie semble ainsi vouloir prendre le chemin de la confrontation avec Israël.

Le «Sunday Times» du 18 avril rapporte qu'Israël aurait adressé un sérieux avertissement à  Bachar El Assad à la suite du récent transfert au Hezbollah de missiles de longue portée: «Si ces missiles sont tirés sur Israël, la Syrie sera considérée comme directement responsable, et c'est elle qui subira les foudres de Tsahal au point de la renvoyer à l'âge de pierre». Un ministre israélien cité dans le journal britannique a confirmé les mêmes menaces qui ont été adressées au Liban: «en cas d'utilisation de cet armement, Tsahal détruirait notamment les centrales électriques, les ports, les réserves de carburant et d'autres infrastructure stratégiques sur le territoire syrien».

Israël est mis au pied du mur devant le danger nucléaire iranien et pour l'éloigner, il est prêt à prendre le risque de mettre en danger sa population. Il craint moins les attaques d'un Iran lointain que celles du Hezbollah aux ordres de l'Iran. La décision particulièrement difficile et dont les conséquences sont incalculables est aujourd'hui entre les seules mains de Benjamin Netanyahou.

Jacques Benillouche

LIRE EGALEMENT SUR LE MEME SUJETNucléaire: la guerre secrète entre Israël et l'IranNetanyahou a les moyens de tenir tête à Obama,L'Iran sous la menace des bombes et Liban-Israël: une guerre entre le printemps et l'été.

Image de Une: Un F-15 israélien  Baz Ratner / Reuters

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 00:13

 

 

 

Reportage : des technocrates iraniens offrent leurs informations sur le nucléaire au renseignement américain.

 

Par Yitzhak Benhorin

Adaptation française : Marc Brzustowski

Pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

 

 

Publié le : 

 

 

25. 04.10, 18:00 / Israel News

 

 

 

 

 

 

 


Le Washington Post rapporte que des scientifiques et d’autres iraniens, motivés par leur aversion envers le régime de Téhéran, organisent des fuites en direction de l’Occident concernant le programme nucléaire. Un responsable américain affirme : « Il existe une « mine d’or » d’informations partagées qui est abondamment relayée et cela reflète le mécontentement grandissant qui anime le milieu des technocrates iraniens »

 

 

WASHINGTON -  Le Washington Post cite des responsables américains, selon lesquels un nombre croissant de responsables iraniens organisent la fuite à l’Ouest d’informations sensibles à propos du programme nucléaire iranien.

 

 

Le reportage, publié ce dimanche 25, cite des responsables occidentaux qui dévoilent que quelques-uns des matériaux les plus significatifs proviennent d’informateurs, parmi lesquels des scientifiques et d’autres techniciens ayant accès aux programmes militaires iraniens, et qui sont motivés par leur aversion envers le gouvernement et son élimination du mouvement d’opposition, après les élections présidentielles controversées du 12 juin.

 

 

Iranian Defector

 

' Un scientifique atomiste iranien demande l’asile en Israël / Roni Sofer

 

Le délégué ministériel Kara affirme qu’un expert sicientifique de premier plan, est actuellement réfugié dans un pays ami

Full Story

 

 

 

 

 

“L’afflux d’informations à profusion se poursuit, et il reflète un mécontentement considérable parmi les technocrates iraniens », a confié au Washington post, un ancien responsable du gouvernement américain qui était très au fait, jusqu’à très récemment, des rapports classifiés sur l’échange d’informations avec l’intérieur de l’Iran. Il a affirmé que « le moral est au plus bas », parmi les technocrates supérieurs chargés du programme nucléaire et d’autres champs connexes.

 

Selon le Washington Post, les récents renseignements ont « rendu le travail plus complexe », quant à une évaluation très attendue du programme nucléaire iranien. Le journal affirme que ce rapport dévoilera les appréciations combinées de plus d’une douzaine d’agences d’espionnage américaines.

 

Le reportage explique que : “ L’estimation nationale du renseignement devait intervenir ces temps-ci, mais a dû être reportée au moins deux fois, en fonction des efforts réalisés pour y intégrer des informations à partir de sources qui sont encore minutieusement examinées »

 

 

Le Washington Post cite le Directeur national du renseignement, Dennis C. Blair, qui dit que le délai requis pour compléter la NIE (l'estimation) « est relatif à l’information qui arrive au rythme de ces nouveaux développements ».

 

Téhéran est excédé par les défections

 

Des sources ont confié au Washington Post qu’était survenue une vague de défections hors d’Iran, de la part de responsables diplomatiques et militaires, dont certains n’ont pas été rendus publics. Il y a, parmi les transfuges, explique le reportage, un diplomate de premier rang, de la mission iranienne à Oslo, qui a dit avoir été contraint de falsifier les retours de votes des nationaux iraniens qui ont remis leurs bulletins à l’Ambassade.

 

 

Le diplomate iranien qui a fait défection, Mohammed Reza Heydari, a déclaré au Washington Post, au cours d’un entretien téléphonique, depuis la Norvège, qu’il représentait des milliers de jeunes iraniens instruits qui sont de plus en plus découragés par les évènements dans leur pays.

 

 

“Personnellement, j’avais une situation enviable, aussi bien en Iran qu’en ce qui concerne mon poste de diplomate, mais ma conscience ne m'aurait plus permis de travailler pour ce régime” a expliqué Heydari au journal. « J’étais consterné par la façon dont le régime réprimait et tuait les gens, simplement parce qu’ils demandaient : « qu’avez-vous fait de mon vote ? »

 

 

Selon le reportage, les responsables américains ont reconnu, durant les dernières semaines, que le scientifique nucléaire iranien Shahram Amiri , agé de 32 ans, s’était bien enfui à l’Ouest, en juin. Selon des responsables du renseignement et des diplomates basés en Europe, Amiri, qui s’est évadé durant un pèlerinage religieux en Arabie Saoudite, a fourni les détails de programmes sensibles aux agences de renseignement, dont la révélation d’un site d’enrichissement d’uranium longtemps secret, près de la ville de Qom.

 

 

 

 

Le Washington Post révèle que le départ d’Amiri et de nombreux autres a apporté un nouvel élan à un programme « d’évasion des cerveaux », mis au point par la CIA durant les dernières années, comme partie intégrante d’un effort accentué pour ralentir les progrès iraniens dans le domaine nucléaire, par le sabotage des équipements en transit vers la République islamique et l’incitation en direction des scientifiques devant les conduire à faire défection.

 

Selon le reportage, plusieurs observateurs relèvent que le gouvernement de Téhéran s’est montré particulièrement excédé par ce mouvement de défections et pointent du doigt la mort du professeur de physique Masoud Ali Mohammadi, il y a un peu plus de 3 mois, comme étant un signe qu’un coup d’arrêt avait été porté pour terroriser les éventuels aspirants-espions.

 

Mohammadi a été tué le 12 janvier, lorsqu’une bombe fixée à une motocyclette a explosé, alors qu’il passait tout près de là.

 

 
 
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 22:34

 

 

Chavez nie abriter ses hôtes iraniens. Ce qui peut sembler surprenant, c'est que le Ministre de la Défense américaine décide de ne pas tenir compte des renseignements obtenus par ses subalternes. Pour mieux comprendre ce déni au sommet, il faut revenir à la co-présidence tenue par Robert Gates et Zbigniew Brzezinski, d'un la task-force d'un projet stratégique du Council on Foreign Relations, en juin 2004. Celle-ci affirmait qu'il était temps pour une "nouvelle approche", plus conciliante, envers Téhéran. C'était un an avant l'élection d'Ahmadinedjad. Depuis, rien n'a changé, bien au contraire, tout n'a fait qu'empirer. Mais Gates n'a rien modifié de ses positions. Est-il vraiment "the right man in the right place"?  : http://www.cfr.org/content/publications/attachments/Iran_TF.pdf

Des soldats iraniens au Venezuela ?
Par AP ET JPOST.FR 
27.04.10


 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a formellement démenti un récent communiqué du Pentagone selon lequel une unité d'élite de la Garde révolutionnaire iranienne se trouverait au Venezuela. Pour Chavez, les Etats-Unis cherchent simplement des excuses pour attaquer son pays.

Hugo Chavez. 
PHOTO: AP , JPOST

Plus encore, Chavez a qualifié de "honteux", le rapport de douze pages diffusé au Congrès américain la semaine dernière. Dans ce document, le Pentagone conclut que les forces iraniennes Qods, une unité d'élite au sein de la Garde révolutionnaire islamique, est bien établie en Amérique latine, notamment au Venezuela, où elle accroit sa présence. Ce à quoi Chavez répond : "C'est totalement faux."

Pas de véritable menace

Le rapport public du pentagone ne donne pas plus de détails sur les possibles conséquences de la présence en hausse des forces Qods. De hauts responsables américains ont confié qu'ils ne pensent pas que la présence de terroristes iraniens présente une menace pour les Etats-Unis.

Depuis sa prise de fonction en 1999, Chavez n'a cessé de renforcer ses liens avec l'Iran. Les deux pays ont signé de nombreux accords de coopération, notamment pour construire une usine d'assemblage ou pour des projets d'agriculture au Venezuela. Les deux alliés n'ont encore toutefois rien signé publiquement en matière de coopération militaire.

Au cours d'un voyage officiel en Amérique du Sud au début du mois, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a tenu à minimiser la menace militaire iranienne dans l'hémisphère Ouest. "Je n'ai pas vu beaucoup de preuves affirmant la présence de mandataires iraniens ni de terroristes", a-t-il déclaré.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 15:21

 

 

Un scientifique iranien demande asile en Israël
Par ABE SELIG 
25.04.10


http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1271934539979&pagename=JPost/JPArticle/ShowFull

 

Selon le vice-ministre chargé du Développement du Néguev et de la Galilée, Ayoub Kara (Likoud), un chercheur iranien a demandé l'asile politique en Israël. Alors que Kara refuse de révéler l'identité du scientifique en question, il précise que l'homme attend actuellement une réponse sur le sujet "dans un pays ami".

Il aurait fait connaître ses intentions via une femme juive d'origine iranienne. "Je soutiendrai toute personne qui cherche à éradiquer la menace nucléaire iranienne", a fait savoir le ministre.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:43

 

http://nanojv.wordpress.com/

Guerre énergétique: Les (dé)raisons de l’amitié Iran-Zimbabwe

April 25, 2010 by NANOJV JOINT VENTURES CONSTRUCTOR

 

Exclu NanoJV


Le parlement zimbabwéen,  lors de sa session du 18 mars dernier,  évoque sans détour la situation des entreprises textiles contrôlées par l’Iran au Zimbabwe. La société holding Modzone gère deux filiales Travan blankets et Irazim textiles détenues à plus de 80% par des Iraniens. Concernant Travan Blankets, le rapport du parlement zimbabwéen présente  une longue litanies des déficiences et de dysfonctionnements; machines obsolètes, pas d’investissements suffisants, prix trop élevés des produits finis, productivité en berne, évasion de la main d’œuvre qualifiée, baisse des effectifs de 500 à 200 personnes, coupures d’électricité plusieurs heures par jours, 300 000 $ de stocks invendus, dettes énormes, besoin d’urgence en fonds propres de 350 000 $ et la cerise sur le gâteau : les Iraniens démotivés souhaitent vendre 70% de leurs parts.

Concernant Irazim, qui produit entre autres des uniformes de l’armée, ce n’est pas mieux. La société tourne à 20% de sa capacité de production en raison notamment d’importantes coupures d’électricité. Ceci, bien que la compagnie nationale d’électricité ZEZA facture chaque mois près de 80 000$. Les équipements sont dépassés et un investissement d’urgence de 2 millions de dollars est nécessaire. Sans parler des ruptures d’approvisionnement en matière première: le coton n’arrive pas en quantité suffisante en raison du délitement de l’agriculture zimbabwéenne. Enfin, l’usine n’offre aucune compétitivité car  la vente de la production est indexée sur  la bourse de Liverpool ce qui rend les prix à l’export prohibitifs.  Pour couronner le tout, les mêmes produits textiles  importés hors taxe, sont,  à qualité égale,  beaucoup moins chers. La cata, dixit le parlement zimbabwéen.

Mais des coups de trompettes retentissent, des étendards claquent au vent. Le 22 avril dernier, le Président iranien est en visite d’Etat au Zimbabwe. Festivités, nombreux compte-rendus convenus dans la presse internationale qui reprend les communiqués officiels. Au programme:  la 51eme édition de la grande foire  internationale de Bulawayo, étalée sur les 20 hectares de l’immense centre des expositions. A noter que l’imposant  pavillon iranien dépasse en importance l’opportuniste pavillon allemand de la chambre Allemagne-Afrique-Australe à l’affut des bons coups.

Le protocole a aussi glissé quelques visites de sites industriels : l’usine textile de Modzone (citée dans le paragraphe précédent) dans la ville de Chitungwiza. Sans oublier  en point d’orgue,  la nouvelle chaîne d’assemblage de tracteurs, une joint-venture irano-zimbabwéenne établie dans les ateliers (un peu poussièreux) Mazda de  WMMI importateur du bon vieux pick-up Mazda B-50.  Cette nouvelle société conjointe appelée Motira vise la production de 2000 tracteurs par an. Beau comme un remake austral de Tintin au pays des soviets. RAS (rien à signaler) donc.

Bien sûr, comme dans toute visite d’Etat qui se respecte, des protocoles d’accords (MOU) entre le Zimbabwe et l’Iran ont été signés à tours de bras dans tous les secteurs, avec l’engagement, promis juré,  de créer de nouvelles joint-ventures dans les secteurs de l’agri-technologie, l’eau, les systèmes bancaires et de la prospection minière.

Rien d’autre ? Le président iranien se serait donc déplacé pour inaugurer une foire -certes prestigieuse-, une usine de textile en faillite, puis une chaîne de montage de tracteurs ? Et signer quelques MOU. Avec tout le respect, un premier conseiller d’ambassade aurait parfaitement pu faire le job…

En fait, au delà de la réaffirmation des liens politiques étroits qui unissent les deux pays (même approche “robespierriste” des droits de l’homme, appartenance au mouvements des non-alignés dont le prochain sommet en 2012 se déroulera en Iran, dénonciation des valeurs occidentales etc.) le but du voyage visait à jeter les bases d’une coopération stratégique. Que l’on pourrait schématiser de manière abrupte par : pétroleum contre uranium.

Un appel d’offre vient en effet d’être lancé pour la réhabilitation de LA raffinerie zimbabwéenne de Feruka, tombée en désuétude et conçue à l’origine pour traiter le brut iranien.  Les besoins actuels d’Harare sont d’une centaine de millions de litres de diesel par mois, autant d’essence et une quinzaine de millions de litres de kérozène pour les coucous. Le pétrole vient du port mozambicain de Beira, un pipe-line de 300 kilomètres menant à Feruka. Ce conduit est totalement corrodé sur certaines portions et doit être en partie restauré d’ici à 2015.

Un autre pipe-line est en construction entre Harare et Francistown au Botswana voisin pour étendre la distribution dans les prochaines années. L’Iran est donc sur les rangs pour moderniser la raffinerie et assurer un approvisionnement stratégique en pétrole brut à partir du Mozambique en partenariat avec  la National Oil Company of Zimbabwe (Noczim). Indépendamment de ces projets, l’Iran, pour faire bonne mesure, étudie  la construction d’une centrale à gaz et une nouvelle station hydroélectrique pour satisfaire les besoins critiques du pays en électricité.

En contrepartie,  le Zimbabwe met ses ressources minières dans la balance. Le sous-sol regorge d’une quarantaine de minerais  dont certains, rares, sont stratégiques pour l’industrie mondiale (or, platine, lithium, nickel, cobalt, palladium etc.). 300000 mineurs (légaux et clandestins) zimbabwéens, nouveaux damnés de la terre, travaillent en permanence à l’extraction dans des conditions extrêmes, pour employer un euphémisme. L’exploitation globale, le terme est approprié, est supervisée par la société d’Etat ZMDC et le marketing par la MMCZ.

Le Zimbabwe endetté en milliards de dollars recoure régulièrement à ce système d’échange pour assurer sa survie économique. L’Europe avait par exemple en 2006 sécurisé un prêt important, via une grande banque française,  par un gage sur la production de nickel. La Chine et la Russie qui fournissent l’aviation de chasse zimbabwéenne procèdent de la même façon. La démonstration aérienne effectuée lors de la visite d’Etat iranienne prouve la qualité des accords aéronautiques conclus.

Bref, l’Iran n’aura que l’embarras du choix, comme les autres fournisseurs du Zimbabwe. Avec peut-être une option privilégiée sur le gisement d’uranium intact de Kanyemba-1, 20 km au sud de la vallée du Zambèze, perdu sur un plateau, à deux pas de la frontière mozambicaine. Identifiées depuis 40 ans, les plaques d’uranium de plusieurs centaines de mètres de long sur quelques mètres d’épaisseur attendent d’être extraites. Les experts parlent de 1800 tonnes.  6 ans d’exploitation à raison de 300 tonnes par an. Pas l’affaire du siècle mais un appoint intéressant par les temps qui courent.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 18:25

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=18257

 

Rapprochement Iran - Zimbabwe

Albert Capino

vendredi 23 avril 2010


Au-delà des discours, que peut-on retenir de la visite d’Ahmadinejad au Zimbabwe, tenu d’une main de fer depuis trente ans par le dictateur Robert Mugabe ? La raison officielle est l’installation d’une usine d’assemblage de tracteurs par les experts iraniens. Des tracteurs ? Cela me rappelle les chasse-neige dont les Russes avaient fait cadeau à la Guinée, à l’époque de la guerre froide…


Quelques chiffres suffisent à mesurer l’ampleur du désastre dont souffre le Zimbabwe. Emmanuel Gentilhomme du Blog Finance nous rappelle que dans un pays où seulement 20% de la population dispose d’un travail, où un quart de la population est séropositive et où l’inflation se situe à un niveau surréaliste (au début des années 80, avant l’euro, avec un dollar américain, on obtenait deux dollars zimbabwéens, en 2006 il fallait environ 150.000 dollars zimbabwéens pour un Euro !), les préoccupations du « président à vie » sont loin de celles de ses nationaux. Le revenu moyen d’un salarié est de 55 dollars US par mois, quand il lui faut dépenser 90 dollars pour subvenir à ses besoins élémentaires : un quart des 12 millions d’habitants du pays dépendent de l’aide alimentaire internationale.

Après avoir atteint le record mondial d’inflation, la coalition avec l’ancien leader de l’opposition Morgan Tsvangirai, à présent premier ministre, a abandonné la monnaie locale pour adopter les devises fortes telles que le $ US pour les importations et transactions.

Le principal objectif de Mugabe reste l’exploitation des ressources minières. On estime qu’ensemble, Afrique du Sud et Zimbabwe concentrent 90% des réserves mondiales de platine. 
L’industrie minière ne contribue qu’à hauteur de 4% du PIB, 4,5% des postes, mais à hauteur de 44% des revenus du pays en devises étrangères.

Pour mémoire, le Zimbabwe (ex Rhodésie), coiffé par la Zambie, bordé par le Mozambique et le Botswana, se situe juste au-dessus de l’Afrique du Sud. La Rhodésie doit l’origine de son nom à Cecil J. Rhodes, fondateur de la compagnie diamantifère De Beers, un Britannique parmi les principaux artisans du développement minier du pays.

Le Times britannique relatait : "le pays est riche de nombreuses ressources minérales le long de la ceinture du Grand Dyke [une faille volcanique qui traverse le pays du Nord au Sud et riche en minéraux de toute sorte]. Il contient de l’or, des métaux de base comme du nickel et du chrome, des platinoïdes, du charbon, des minéraux industriels comme le lithium, le tantale et le graphite, en passant par les diamants et de petites quantités d’uranium".

Dans les années 70, la présence significative d’uranium avait été découverte par des prospecteurs allemands dans le district du Kanyemba, à environ 250 km au Nord de la capitale Harare. Elle n’a jamais été exploitée en raison du prix peu élevé de la matière première.

Depuis, d’importantes traces d’uranium, ont été découvertes en 2001. En 2005, Mugabe avait approché les Chinois pour exploiter ces gisements potentiels, sans aboutir.

En 2007, le projet d’exploitation lancé par son neveu Robert Zhuwaw avec une compagnie australienne Omegacorp avorte.

Mais les tractations se poursuivent avec les Nord-Coréens et les Iraniens (deux nations totalement désintéressées dans le développement d’un quelconque programme militaire, comme le réaffirme Mugabe).

Et c’est l’Iran qui l’emporte sur le poteau. Le Kanyemba uranium-vanadium mine project, demeuré longtemps en sommeil, peut voir le jour : Taille potentielle : 1800 tonnes U Pourcentage d’extraction : 0,6% U

Au cours actuel du marché, le prix de la livre d’uranium revient à environ 43 $, soit la moitié de celui d’un baril de pétrole. 
Pour un partenariat à 50-50 (*), l’Iran devra investir dans les infrastructures permettant l’extraction et la purification du minerai. En gros, le coût d’extraction d’une tonne d’uranium au Zimbabwe devrait équivaloir à une journée de la capacité iranienne d’exportation de pétrole brut (soit 4 millions de barils) !

Est-il utile de préciser qu’il s’agit d’un deal cousu d’or pour le régime des mollahs, désormais en mesure de s’assurer à l’avenir l’équivalent de centaines de tonnes d’uranium exploitable dans leurs centrales d’enrichissement, à un prix défiant toute concurrence ?

[Du plutonium enrichi à 3% suffit pour faire tourner une centrale nucléaire « civile ». La qualité militaire requiert une concentration nettement plus élevée (90%), mais une bombe peut être fabriquée avec des concentrations dès 15% variant jusqu’à 50% et avoir l’efficacité dévastatrice de celles qui ont détruit Nagasaki et Hiroshima en 1945. NDLR]

Dès 2004, l’Iran annonçait ses projets d’extraire plus de 40 tonnes par an des propres réserves dont il dispose. De quoi fabriquer en théorie environ 100kg d’uranium hautement enrichi (HEU), quantité suffisante pour confectionner cinq armes nucléaires. Une théorie largement confirmée à présent après l’installation de plusieurs centaines de centrifugeuses de nouvelle génération livrées par la Chine, fonctionnant en cascade et pouvant produire de deux à six fois plus d’uranium hautement enrichi que la génération précédente, selon la cadence de fonctionnement et la concentration souhaitée.

L’Iran est implanté au Zimbabwe depuis 2005, date à laquelle la société étatique Farab, filiale du ministère de l’énergie iranien, avait obtenu un contrat de 200 millions $ pour le développement de la centrale hydroélectrique de Kariba. 
Entre Mugabe et Ahmadinejad, au-delà de leur élection contestée, les intérêts convergent : le président iranien diversifie son approvisionnement direct d’uranium et le maître du Zimbabwe met la main sur une nouvelle source de devises étrangères.

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un extrait du communiqué de la Commission conjointe Irano-Zimbabwéenne déclarant que « les deux nations consacraient leurs efforts à la promotion de la paix et de la stabilité dans leur régions respectives et accueillaient avec bienveillance la proposition iranienne de tenir prochainement un sommet international du désarmement nucléaire à Téhéran »

« Soyez assuré, camarade président, du soutien continu du Zimbabwe à la juste cause iranienne sur la question nucléaire », a notamment déclaré Robert Mugabe.

Le premier ministre Morgan Tsvangirai n’a pas souhaité participer à la cérémonie de bienvenue d’Ahmadinejad.

A.C.

Sources : http://www.wise-uranium.org/uoafr.h...

et Emmanuel Gentilhomme du Blog Finance :

Aux termes d’un plan sur 7 ans concocté par Mugabe en 2006, l’Etat détiendra à terme une part de 51% du capital minier du pays. L’opération sera réalisée en deux temps : tout d’abord, dès l’adoption de la loi, les mines existantes sur les zones visées devront céder sans aucune contrepartie de l’Etat 25% de leurs parts sociales. Cadeau ! Puis durant les cinq années suivantes, le solde des parts sera transféré à l’Etat suivant une contrepartie ; qu’un Etat s’assure le contrôle de l’exploitation des matières premières que recèle son sol n’a rien d’extraordinaire ni de spécialement blâmable. Vladimir Poutine n’a pas réagi autrement quand la pétrolière russe Yukos a failli être acheté à hauteur de 40% par des majors américaines. Et n’était-ce pas ce qu’ont fait les Saouds quand, dans les années 70, ils nationalisèrent les parts qu’ils ne détenaient pas encore de la compagnie Aramco ?


(*) Pour les nouvelles mines, l’Etat ou des compagnies du Zimbabwe devront dès le départ posséder la moitié des parts.

NDLR La recette du “gâteau jaune”, ou comment transformer un baril de pétrole en uranium hautement enrichi. 
De quoi faire paraître pâle figure aux “blood diamonds”...

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 09:14

 

 

Nucléaire iranien: la Russie hausse le ton
Par Marc Blum pour Guysen International News 

 

AP Photo/Vahid Salemi

Le Conseil de sécurité de l'ONU n'attendra pas indéfiniment que l'Iran tienne compte des mises en garde de la communauté internationale sur son programme nucléaire, a averti jeudi 22 avril le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.


"Si on est dans une situation où tout reste en l'état, dans une impasse, je ne pense pas que le Conseil de sécurité (de l'ONU) va observer cela très longtemps sans intervenir", a déclaré M. Lavrov, selon des images retransmises par la télévision russe. 

L'allié russe critique "l'aspiration tenace" de l'Iran à ne pas respecter les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité.

"Nous avons la position suivante : avant tout appliquer les décisions prises par l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui ont ensuite été soutenues par le Conseil de sécurité de l'ONU", a ajouté M. Lavrov. 

Ces observations semblaient faire allusion à un projet de l'AIEA, selon lequel l'Iran enverrait à l'étranger de l'uranium faiblement enrichi pour y être transformé en combustible pour son réacteur de recherche à Téhéran.

La République islamique a jusqu'ici rejeté la proposition de l'AIEA, irritant la Russie, qui était l'un de ses principaux initiateurs.

Une nouvelle résolution de l'ONU semble "inévitable"

De son côté, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a critiqué jeudi "l'aspiration tenace" de l'Iran à "ne pas écouter les appels de la communauté internationale" et à ne pas respecter les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité. 

Cette situation "semble rendre inévitable l'adoption d'une nouvelle résolution sur des sanctions" contre l'Iran, a ajouté M. Riabkov, interrogé par la radio Echo de Moscou. 

Au cours des dernières semaines, la Russie a fait savoir qu'elle pourrait se joindre à Washington au Conseil de sécurité de l'ONU pour soutenir une nouvelle série de sanctions contre la République islamique.

(G.I.N avec agences)
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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 17:39

 

 

 

Les Etats-Unis Ne S'opposeront Pas à Un Iran Nucléaire

 

Par Alan M. Dershowitz, avocat international

www.FrontPagemagazine.com du 21/04/10

Adaptation par Albert Soued, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

Titre d'origine: Politique non définie sur l'Iran

 

L'administration Obama envoie des signaux contradictoires et trompeurs à l'Iran comme aux pays qui craignent un Iran nucléaire. Selon le New York Times, le Secrétaire à la Défense Robert M Gates a envoyé un mémorandum ultra-secret à la Maison Blanche déplorant le fait que les Etats-Unis n'ont simplement pas de politique définie pour empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires. En même temps, Obama dit à Israël que bien que l'Iran l'ait menacé de le supprimer de la carte du Moyen Orient, l'état Juif ne devrait prendre aucune action pour empêcher un second Holocauste.

En effet, l'ex-conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski, qui a participé aux discussions à la Maison Blanche sur le Moyen Orient, avait menacé que si Israël cherchait à détruire les installations nucléaires iraniennes, son pays était aussi très capable de détruire les avions israéliens en mission.

Gates a reconnu avoir écrit un Mémo, mais il nie son contenu, disant qu'il s'agissait d'un simple rappel et un officiel de la Maison Blanche aurait confirmé ses dires. En fait rien n'indique que l'administration Obama soit prête à affronter la grave menace qu'est un Iran nucléaire. La politique qui semble émerger de la Maison Blanche est celle qu'on appelle "endiguement".

De quoi s'agit-il? C'est tout simplement un peu en-deçà d'une reconnaissance d'un échec. L'endiguement signifie que les Etats-Unis ne réussiront pas à stopper l'Iran dans sa course effrénée vers l'arme atomique, mais qu'ils accepteront cette éventualité, tout en cherchant à le dissuader d'utiliser cette arme et en déployant des mesures défensives. Les défenseurs de cette politique donnent comme exemple la Corée du Nord, qui possède des armes nucléaires et qui a été "endiguée", c'est-à-dire qui a été empêchée de les utiliser (1). Mais peut-on vraiment comparer l'Iran à la Corée du Nord ?

La Corée du Nord est un régime communiste laïc, n'aimant pas les risques et qui n'a pas menacé l'existence d'un ennemi, dont le but est de se maintenir au pouvoir, en contrôlant son peuple d'une manière autoritaire. L'Iran est une théocratie apocalyptique qui croit avoir l'obligation religieuse de détruire Israël et de menacer les Etats-Unis. A l'opposé de la Corée du Nord, l'Iran agit par pays ou groupes intermédiaires, comme la Syrie, le Hezbollah, le Hamas ou d'autres. Il peut très bien céder des armes et des "bombes sales" à ces groupes ou à des sympathisants.

 

Lors de la campagne électorale pour la présidence, Obama a déclaré qu'il ne tolérerait pas que l'Iran développe des armes nucléaires. Il avait assuré qu'il avait compris qu'un Iran nucléaire au Moyen Orient changeait la donne et menaçait directement les Etats-Unis et ses alliés. Aujourd'hui, il semble avoir changé d'attitude à cet égard.

Si l'Amérique est prête à accepter un Iran nucléaire, alors elle n'a aucun droit de demander à Israël d'accepter les risques qui en découlent pour sa population. Toute nation a le droit inaliénable de protéger ses citoyens contre une menace mortelle.

Obama a dit lui-même qu'Israël est une nation construite sur les cendres de l'Holocauste et ce pays a le droit de prendre toutes les mesures militaires pour empêcher un autre désastre, provoqué par un pays possédant une arme répandant la mort et qui a menacé à maintes reprises de l'utiliser contre lui.

 

Dans les années 30, le monde a ignoré les menaces explicites d'un tyran qui voulait détruire le peuple Juif, et qui a presque réussi dans les années 40. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'Israël ignore les intentions létales du successeur d'Hitler qui, tout en niant le 1er Holocauste, menace d'en faire un second.

Les Etats-Unis ont promis de considérer qu'une attaque nucléaire contre Israël, comme une attaque contre leur pays. Mais l'Iran ne craint plus ces menaces puisque l'Administration Obama est revenue sur sa promesse de ne pas accepter un Iran nucléaire.

Elie Wiesel a bien décrit la situation en disant que l'Holocauste avait appris au peuple Juif de "croire plus aux menaces de nos ennemis qu'aux promesses de nos amis".

La menace de l'Iran de détruire Israël doit être prise au sérieux, non seulement par Israël, mais aussi par les Etats-Unis. Si les Etats-Unis ne sont pas prêts à stopper l'Iran, alors Israël doit être prêt à se protéger !

 

Ne connaissant pas les tenants et les aboutissants de la situation sur le plan militaire, je n'incite pas ici Israël à attaquer les installations nucléaires de l'Iran. En termes pesés, j'affirme néanmoins en tant qu'avocat international, qu'Israël a le droit absolu – légalement, moralement et politiquement – d'agir dans ce sens, s'il est clair que c'est le seul moyen de protéger ses citoyens d'une attaque nucléaire. Et ceci est spécialement le cas, si le Secrétaire Gates a bien écrit dans son Mémorandum que les Etats-Unis "n'ont pas de politique pour contrecarrer les desseins de l'Iran", comme l'en tête du New York Tilmes vient de l'annoncer (2). Quelqu'un doit s'opposer à l'Iran. Un Iran avec des armes nucléaires est tout simplement une menace trop grande pour le monde pour qu'on l'accepte et qu'on l'"endigue"!

 

Notes de la traduction

(1) La Corée du Nord reste une menace pour ses voisins

(2) Il est probable que Mr B H Obama ait lui, un point de vue personnel sur l'avenir du Moyen Orient qui ne tienne aucunement compte de l'existence d'un état Juif libre et indépendant

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 13:57

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 2920

 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en français sur MEMRI TV :

http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/5074.htm?lang=fr

 

 

Dieudonné, sur une chaîne télévisée iranienne, évoque sa nouvelle chanson pour enfants "Shoananas" et vante la liberté d´expression en Iran, plus grande qu´en France


 

Ci-dessous des extraits d´une interview de l´humoriste français Dieudonné M´bala M´bala, diffusée le 7 avril 2010 sur la télévision iranienne en anglais Press TV. L´interview a été doublée en anglais par la chaîne. Les sous-titres de MEMRI TV en français se basent sur le doublage en anglais, et sur les paroles de Dieudonné (et de la présentatrice) en français à chaque fois que celles-ci sont audibles.


Interviewer : Quand avez-vous commencé à faire la comédie contre le sionisme ?

Dieudonné : En fait, j´ai fait des sketches contre toutes les formes d´extrémisme, mais la liberté d´expression en France s´arrête là quand on parle d´Israël. On n´a pas le droit d´en parler. Je dois ajouter que nous avons quelqu´un à la tête du gouvernement qui est ouvertement sioniste. Je crois qu´il est l´une des personnes les plus sionistes qu´il y ait jamais eu en France.

Interviewer : Pourquoi êtes-vous contre le sionisme ? C´est quoi, votre motivation ?


Dieudonné : Eh bien, moi, ça a commencé tout simplement avec la compétition publique - la République qui n´est pas égale avec tous ses enfants. Ce que je veux dire, c´est qu´en France, par exemple, on commémore uniquement une souffrance qui concerne la Shoah. Les autres souffrances de l´humanité dues à l´injustice ne sont jamais évoquées. Par exemple, l´esclavage dans les colonies françaises, la guerre d´Algérie, et de nombreux autres événements, ne sont jamais mentionnés.

Le lobby sioniste impose une compétition de forces inégales, une hiérarchie dans la souffrance des différentes communautés, ce qui est absolument obscène. Mais cela n´est pas surprenant, venant d´un type de personnes dotées d´un caractère immoral ou injuste, vulgaires et médiocre sur le plan philosophique. Mais aujourd´hui, ils prennent la France en otage, et nous sommes entre les mains de ces ignares, qui se sont eux-mêmes organisés et regroupés en mafia, et dirigent le pays qui mérite mieux, évidemment, que ses dirigeants aujourd´hui.

[...]

Malheureusement, aujourd´hui, les pouvoirs publics s´en prennent aux humoristes et à moi en particulier, directement. Les autres humoristes sont un peu pareils, et la liberté d´expression est à la baisse en France.

Vous, en Iran, toutefois – en tous cas sur le sujet du sionisme... Il y a beaucoup de liberté d´expression ici. Le sujet du sionisme n´est pas considéré comme un gros problème, on s´en fout un peu, parce que tout le monde peut parler.

Mais en France, c´est vraiment tabou, parce que
la France est dirigée par les sionistes, qui essayent d´éradiquer tout ce qui n´est pas dans leur intérêt. Ce sont des gens qui ont beaucoup de pouvoir, me semblent violents, sans aucun courage. Ils vous poignardent dans le dos et vous neutralisent économiquement.

J´ai moi-même été agressé dans la rue par quatre Israéliens. Je dois ajouter qu´ils ont été arrêtés. Je suis allé en prison, mais les médias n´en ont pas parlé. Mes enfants ont également été attaqués - mes deux petits garçons - mais encore une fois, les médias n´en ont pas parlé.

Ils savent dire une seul chose - ces médias qui se conforment au sionisme - et c´est ce qu´ils n´arrêtent pas de dire : "antisémite, antisémite". Mais ce n´est pas vrai. La vérité est que je ne suis pas un antisémite, mais en réalité, cette histoire n´a jamais existé. En ce qui me concerne, je n´ai jamais eu de problèmes avec la religion juive, bien évidemment.

[...]

Interviewer : Vous avez dit que c´est de la comédie, qu´elle doit faire rire les gens, mais comment rire de la souffrance d´autrui ?

Dieudonné : Non, moi je ne veux pas - et je ne comprends pas - qu´on puisse rire de la souffrance des autres personnes. Mais je peux rire de la façon dont la souffrance est utilisée. Par exemple, en France, l´Holocauste, qui est devenu comme une religion dominante, a remplacé le Christ. Nous sommes obligés de nous soumettre à ce dogme, de prier pour lui quasiment chaque soir, de l´apprendre à nos enfants.

C´est l´utilisation par les sionistes de cette souffrance des Juifs - qui ont évidemment souffert – mais bien sûr, pas plus que beaucoup d´autres dans l´histoire. C´est une souffrance qui ne devrait pas être niée – pas plus que les autres. Or ils ont commercialisé cette souffrance. Voilà quelque chose dont on peut rire.


Je viens de terminer d´écrire une chanson, une petite chanson pour les enfants qui s´appelle "Shoananas", où j´essaie d´expliquer qu´il ne faut pas se laisser aller à cette hiérarchisation des souffrances parce que l´humanité tout entière a souffert. Aucun peuple n´est au-dessus des autres. Pour ceux qui croient en Dieu, Il veille sur nous, et pour les autres, qui n´y croient pas, il y a la nature et l´évolution ou probablement plein d´autres choses.

Ce que je veux dire, c´est que le sionisme divise l´humanité pour régner. Il essaie de régner en nous soulevant les uns contre les autres. Ils ont organisé toutes les guerres et tous les désordres de la planète. Ils ont été impliqués dans la traite négrière. Il faut savoir que 90% des bateaux qui déportaient les Noirs d´Afrique vers les Antilles appartenaient à des Juifs, et la majorité des marchands d´esclaves étaient des Juifs. De toute évidence, aujourd´hui, les Juifs ne sont pas responsables de ce qui s´est passé, mais c´est une réalité, et c´est, par exemple, quelque chose dont nous ne sommes pas autorisés à parler.

[...]

Le président (français) a fait des déclarations contre les Noirs absolument insupportables. C´est un homme qui aime l´argent et le luxe qu´il apporte, mais pousser à la déforestation et au massacre de la population… La déforestation est une forme de génocide, vu la façon dont elle détruit l´environnement où les gens vivent. Tandis que lui… et son ami Vincent Bolloré - qui représente la plus grande des entreprises françaises - pille l´Afrique avec Sarkozy. Cela continue. L´Afrique est dominée - à la fois militairement et économiquement - et cela est tout à fait intolérable. 


[...]

Contrairement à l´Iran,
la France ne dispose pas de ressources naturelles. Par conséquent, tout comme les États-Unis et Israël, elle doit obtenir les matières premières dont elle a besoin d´autres pays dans le monde. Pour organiser des guerres, pour organiser le 11 septembre, pour pouvoir faire valoir la nécessité d´une guerre contre le terrorisme et aller faire la guerre en Afghanistan, et ouvrir des bases militaires en Irak, etc. La liste est longue. Les États-Unis sont en train de s´effondrer. Je connais un peu ce pays, et je visite le Canada très souvent. Nous avons vu cela se produire avec le système de la bourse qui s´effondre – c´est un système injuste – où l´on ruine des gens. Un petit nombre de gens mènent à la ruine d´un pays et éliminent les emplois de nombreuses personnes. C´est un système sioniste.

[...]

Je ne veux pas me lancer dans les affaires intérieures de l´Iran. Je ne connais pas l´histoire de l´Iran. Ce que je connais, c´est la voix de votre président. C´est une voix, je pense, dont vous pouvez être fiers, parce que lorsque nous l´entendons en dehors des frontières, elle inspire et donne du courage. Il permet aux gens de dire finalement : Nous sommes capables de résister à ce qui semblait être irrésistible. Nous ne devons pas oublier qu´ils sont très riches, et avec tout le glamour qui les entoure, ils peuvent causer des problèmes à certaines personnes.

Interviewer : Vous avez eu un entretien avec le président Mahmoud Ahmadinejad. Est-ce que vous voulez nous dire ce qui s´est passé pendant cet entretien et ce dont vous avez parlé?

[...]

Dieudonné :
Il a porté essentiellement sur les gens qui subissent des injustices. On était assez d´accord pour dire que la culture est, essentiellement, aujourd´hui dans le monde, le moyen de lutter de façon pacifiste contre les injustices et le sionisme en l´occurrence. Et l´humour en particulier.


Je voudrais parler de ce projet appelé Shoananas. Ce qui que m´a vraiment étonné, c´est de voir l´ouverture d´esprit du président, et la perspective que par la culture, on peut changer le monde, changer les rapports entre les êtres humains, et puis voir disparaître peut-être l´égoïsme, le mensonge et le racisme qui sont aujourd´hui intégrés, portés par le projet sioniste. Et je crois que l´Iran, par exemple, crée le mouvement.

Et je peux imaginer que c´est un lourd fardeau pour les Iraniens. Les sacrifices et le désir des jeunes de voir quelque chose changer, que je comprends, et c´est complètement légitime... Je ne vais pas faire de commentaires à ce sujet. Mais vous devez savoir que ces efforts ont fait de l´Iran un pays qui est devenu le dernier champ de bataille de la résistance, qui l´aide à se développer dans le monde entier – comme au Venezuela, par exemple.

En Europe, les mouvements politiques, comme le parti anti-sioniste, se développent. Il a été créé en France par Yahia Gouasmi et moi-même. Aujourd´hui, il se développe en Belgique, en Suisse et partout. Partout les gens prennent conscience. Ils commencent à voir, à comprendre le lavement de cerveau qu´on nous a fait, que c´était de l´illusion. Les combattants doivent se réveiller – les combattants de la paix bien évidemment, ceux qui sont attachés à la justice. Nous nous sommes transformée en moutons, en chatons nourris d´illusions et de soumission. Aujourd´hui, le chaton devient un lion qui se retourne contre les sionistes.

[...]

Il est clair que nous sommes juste au début de la route, mais sur le modèle iranien, une révolution se développe en France, et nous adhérons à l´idéologie.


Interviewer : Avez-vous obtenu de bons résultats dans les sondages pour l´Union européenne ? Vous avez eu du succès ? Vous êtes content ?

Dieudonné :
Je vous dis, 40 000 personnes, c´est… On part de trois personnes, on arrive à 40,000, ce qui correspond, sur l´échiquier politique parisien, à 1.3% des voix. Bien sûr, je dois mentionner que 60% se sont abstenus. Mais comme première étape, nous avons fait beaucoup mieux que beaucoup d´autres partis. Par rapport aux moyens que nous avons eus, c´est un résultat qui est exceptionnel. Si vous multipliez ces moyens par dix, nous pouvons devenir une opposition dans les années à venir, je pense.

Ma vocation est de faire rire les gens et de poursuivre mes activités d´artiste, mais certaines personnes ont pris le mouvement dans leurs propres mains, et il grandit. Ce sont ceux qui y adhèrent. Si je suis ici, c´est parce qu´il y a ici des gens qui nous suivent, qui nous observent, et nous laissent rencontrer d´autres gens. L´Iran est devenu un lieu où les anti-sionistes peuvent se développer, se rencontrer, simplement pour parler.

[...]

Interviewer : Bien que la route soit semée d´embûches, comment voyez-vous le futur de votre parti ?

Dieudonné : Je pense que nous obtiendrons de très bons résultats aux prochaines élections, et si Dieu le veut, un jour, nous gagnerons même les élections présidentielles et changerons de façon radicale la politique et la direction que prend actuellement la France, direction suicidaire, parce que la France ne peut plus continuer comme ça. Elle est gérée de manière colonialiste, comme si tout allait continuer de la même manière, que nous allions continuer à piller d´autres pays. Finalement, nous aurons besoin d´établir la justice, et cette justice, elle s´imposera, quoi qu´il arrive.


[...]

Shoananas sortira cet été. C´est un moyen qui permettra aux enfants de danser et d´apprendre en même temps. J´aime l´ananas, donc je pense que ce clip va nous permettre de nous amuser. Normalement, nous serons en tournée, et je vais faire venir le spectacle ici à Téhéran.

Interviewer : Merci beaucoup. La dernière question que j´ai pour vous, c´est à propos du film que vous allez réaliser ici, en Iran. Souhaitez-vous nous en dire plus à ce sujet?

[...]


Dieudonné : En France, quand j´ai voulu faire ce premier film... Je viens de vous parler du triangle de la traite négrière, de l´achat et de la vente des personnes – hommes, femmes et enfants, qui ont été enlevés d´Afrique, placés dans des bateaux et emmenés aux Etats-Unis ou aux Caraïbes pour travailler dans les champs, être vendus à des familles qui sont plus tard devenues les Rothschild et les Rockefeller.

Jamais nous n´avons eu la chance de voir cette histoire, parce que le lobby très puissant qui domine le monde raconte l´histoire à l´aide d´un cinéma qui lui sert. C´est une propagande.


Les investissements israéliens dans les armes sont importants, mais ils sont multipliés par 10 ou 20 quand on en arrive à l´industrie du cinéma. Cela signifie qu´à chaque fois, à Hollywood, qu´il y a un méchant, il était Russe il y a un certain temps. Maintenant, il est Iranien. Prenez Radio Farda, par exemple. C´est la stratégie de conquête et de domination du monde. N´oublions pas que le cinéma, c´est avant tout raconter une histoire, qui peut être un mensonge, car ce n´est pas un documentaire. Ainsi, ces mensonges sont orientés dans le cinéma d´une manière qui sert les intérêts des sionistes.

Donc, faire un film qui raconte la vérité historique est difficile, parce que j´ai travaillé avec un historien pendant plus d&acut e;un an, et avec un scénariste de talent, et nous avons mis au point un scénario. Est-ce qu´il reflète la vérité ? Je ne sais pas vraiment, mais il a été écrit honnêtement, et c´est pourquoi il sera réalisé en Iran seulement, et bien sûr avec des stars de cinéma internationales des États-Unis et de France.

 

 

 

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 13:49

 

Cette analyse ne mentionne pas une information révélée par le Washington Times, selon laquelle les Brigades al Quds des Gardiens de la Révolution ont graduellement augmenté leur présence au Vénézuéla, directement dans l'arrière-cour des Etats-Unis. Ils rapprochent ainsi l'échéance d'un conflit direct entre des forces américaines ou ses alliés, comme la Colombie, et des inflitrés iraniens en Amérique du Sud : 

http://www.washingtontimes.com/news/2010/apr/21/iran-boosts-qods-shock-troops-in-venezuela/


21 avril 2010 – 19:14

 

Analyse sur le site de Zone militaire

opex360

 


Comment empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire? Entre avancée et recul des négociations internationales, l’équation semble en effet compliquée, d’autant plus que Téhéran souffle habilement le chaud et le froid sur ses intentions en la matière.


Le pouvoir iranien nie vouloir se doter de telles armes. Mais dans le même temps, il poursuit le développement de missiles balistiques et poursuit son programme d’enrichissement d’uranium, malgré les résolutions de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).


Pour l’instant, il est question de renforcer les sanctions internationales qui pèsent sur l’Iran. Seulement, plusieurs pays du Conseil de sécurité des Nations unies s’y refusent, à commencer par la Chine, qui en est un membre permanent. Et quand bien même Pékin se rangerait derrière les vues des capitales occidentales, il faudrait encore convaincre la Turquie, le Brésil et le Liban.


Et puis il n’est pas certain que des sanctions alourdies soient efficaces : jusqu’à présent, l’Iran passait par Dubaï pour son commerce, avec un flux d’échanges annuel évalué à 20 milliards de dollars. Mais comme Washington a fait pression sur l’émirat, c’est notamment vers Ankara que Téhéran se tourne désormais. Ce qui explique l’attitude turque au Conseil de sécurité…


Le risque est donc de voir, à terme, l’Iran disposer de la capacité de fabriquer des armes nucléaires sans pour autant passer à l’acte. On se retrouverait ainsi dans la même situation que l’on a connue avec la Corée du Nord en 2002, laquelle a procédé à deux essais (en 2006 et en 2009) après s’être retirée du Traité de non prolifération (TNP) en 2003, avec, en prime, une éventuelle course aux armements dans la région du golfe Persique.


Aussi, et au cas probable où l’option diplomatique échouerait, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, aurait détaillé plusieurs options militaires contre les installations nucléaires iraniennes dans un memorandum secret adressé à la Maison Blanche en janvier dernier.

 

Parmi les scénarios évoqués, le New York Times, qui a révélé l’existence de ce document le 18 avril, indique la possibilité d’opérations militaires secrètes. En tout les cas, Robert Gates semble avoir évolué sur l’éventualité d’un recours à la force armée contre le programme nucléaire iranien. Jusque là, celui qui avait été également le secrétaire à la Défense de George W. Bush s’était opposé à l’idée de frappes aériennes en Iran.


La fuite de ce rapport n’est sans doute pas innocente car elle a au moins deux intérêts : d’une part, elle permet de faire peser une menace sur le régime de Téhéran, et d’autre part, elle peut rassurer Israël à qui l’on prête la volonté de mener une opération aérienne contre les installations nucléaires iraniennes, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la sécurité de la région.


Cela étant, il est difficile d’avoir une évaluation définitive de l’état d’avancement du programme nucléaire iranien. En 2005, il était estimé que l’Iran devait maîtriser la fabrication d’une bombe nucléaire avant deux à cinq ans. Force donc est de constater que ce n’est pas encore le cas.


Selon le général Cartwright, le numéro deux de l’état-major américain qui s’est récemment exprimé devant la commission de la Défense du Sénat, il faudrait à Téhéran une année seulement pour produire assez de matière fissile pour produire une bombe. Quant à la fabrication à proprement parler, l’officier a estimé qu’elle pourrait être possible, là encore, d’ici deux à cinq ans.


Par ailleurs, un document déclassifié du Pentagone, rendu public le 19 avril, estime que l’Iran serait capable de mettre au point un missile balistique d’une portée suffisante pour atteindre le territoire américain dans cinq ans également.


« Avec une aide étrangère suffisante, l’Iran pourrait probablement développer et tester un missile balistique intercontinental capable d’atteindre les Etats-Unis d’ici 2015″ est-il écrit dans le rapport.


La dernière évaluation américaine concernant le programme balistique iranien avait estimé, en mai 2009, que l’Iran serait en mesure de produire un tel missile sur la période 2015-2020.


Le rapport du Pentagone aborde également l’influence iranienne auprès des groupes terroristes. Sans surprise, il confirme le soutien de Téhéran au Hezbollah libanais, mais aussi au Hamas palestinien ainsi qu’aux groupes d’insurgés irakiens et afghans. Ce dernier point avait été évoqué dans l’évaluation stratégique au sujet de l’Afghanistan faite par le général McChrystal à l’été 2009. Le document donne quelques précisions : ainsi, l’on apprend que l’Iran a fourni des roquettes de 107 mm aux taliban.


Enfin, concernant les capacités militaires terrestres iraniennes, le Pentagone estime que ses forces armées terrestres disposent de 220.00 hommes, auxquels il faut ajouter les 130.000 gardiens de la Révolution ainsi qu’entre 1.800 à 1.900 chars. Ce qui laisse penser aux analystes de l’armée américaine que « l’Iran maintient une importante force militaire qui serait relativement inefficace contre un assaut direct conduit par des troupes bien entrainées et équipées comme le sont celles des Etats-Unis et de leurs alliés ».

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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