Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 13:46

 

 

cicad.

 

 

 

Détroit d'Ormuz
Photo satellite du détroit d'Ormuz.
Photo satellite du détroit d'Ormuz.
Superficie 63 × 39 km
Profondeur < 200 m (max)
80 m (zone de trafic) (moy)
Type Détroit
Localisation Golfe Persique-mer d'Oman (océan Indien)
Pays côtier(s) Iran Iran
Émirats arabes unis Émirats arabes unis
Oman Oman

Le détroit d'Ormuz est un détroit reliant le golfe Persique à la mer d'Oman qui doit son nom à l'île d'Ormuz, située au sud-est de Bandar Abbas. Les pays frontaliers sont l'Iran au nord, le sultanat d'Oman (extrémité de la pointe sur la photo) et les Émirats arabes unis au sud (péninsule arabique).

Long de 63 km et large de 40 km, le détroit d'entrée du golfe Persique a une importance stratégique décisive : il constitue, en effet, une voie commerciale essentielle du trafic international, empruntée par plus de 30 % du commerce mondial de pétrole[1].

Depuis l'accord conclu le 1er janvier 1975, Oman et l'Iran assurent, en commun, la surveillance du libre transit. En réalité, l'ensemble du passage se fait dans la partie omanaise du détroit, là où sont situés la zone la plus profonde du détroit et le dispositif de séparation du trafic.

Carte géopolitique du détroit d'Ormuz incluant les couloirs maritimes de transit (en violet)

 


Les gardiens de la Révolution iraniens entameront jeudi trois jours de manoeuvres dans le Golfe arabo-persique et le détroit d'Ormuz, rapporte mercredi l'agence de presse Fars.

 

Ce secteur maritime est un passage vital pour le commerce pétrolier mondial et un enjeu dans le bras de fer entre l'Iran et les pays occidentaux autour du dossier nucléaire.

 

«Préserver la sécurité dans le Golfe persique et le détroit d'Ormuz, voies primordiales pour l'économie et l'énergie mondiales, est le principal objectif de ces manoeuvres», a déclaré le général Hossein Salami, cité par Fars. «Cet exercice ne constitue une menace pour aucun pays ami», a-t-il ajouté.

 

Le chef suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré pour sa part que la communauté internationale ne devait pas laisser le président Barack Obama «s'en tirer comme cela avec ses menaces nucléaires», rapporte Fars. «Nous ne tolérerons pas que l'Amérique établisse à nouveau sa domination diabolique en brandissant de telles menaces», a-t-il dit.

 

Les composantes terrestre, navale et aérienne des gardiens de la Révolution prendront part aux manoeuvres prévues dans les prochains jours.

 

L'Iran organise fréquemment des exercices dans le Golfe, dans le but apparent de montrer sa volonté de riposter à toute attaque américaine ou israélienne. Téhéran a menacé de riposter à toute attaque en visant les intérêts américains et israéliens dans la région du Golfe et en bloquant le détroit d'Ormuz.
Le général Salami a affirmé le «
rôle constructif et efficace» de l'Iran dans le maintien de la sécurité régionale.

 

«Nous voulons que le monde soit conscient de l'importance de la sécurité dans cette région et du rôle indéniable de la république islamique à cet égard. La paix et l'amitié, la sécurité, la tranquilité et la confiance mutuelle sont les messages adressés par ces manoeuvres aux pays voisins du Golfe persique», a-t-il ajouté.

 

Sources: Reuters, lesechos.fr - mercredi 21 avril 2010

 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 18:43

 

 

Uranium – L’incroyable pari iranien de Bangui

20 avril 2010  source : guy gweth

 

Les participants au "contre-sommet" iranien sur le nucléaire esquissent la répartition du jeu diplomatique actuel où la guerre contre l'occident admet toutes les coups.

La présence de la république Centrafricaine, riche en uranium, s'inscrit dans le cadre de la "politique africaine" de l'Iran qui achète une nouvelle sujétion, à coups de millions de dollars (comme le récent épisode de la nouvelle ambassade iranienne de Nouakchott en Mauritanie). Lorsque l'on connaît l'importance de la France dans le maintien de Bozizé au pouvoir, on est en droit de s'étonner du soutien tacite que représente la participation de la Centrafrique à une réunion de soutien explicite au régime dictatorial de Téhéran, et relativiser la nature des récentes déclarations de Sarkozy à Washington.

L'Arménie, qui représente la plaque tournante du trafic (armes, drogues,...) vers le Caucase et la Russie, et qui vient récemment de tisser des liens avec Ankara, reste en guere contre l'Azerbaidjan, dont Tehran ne cache pas ses persécutions à l'encontre de sa minorité azérie du nord ouest. Redevable de l'alliée tacite du Sud qui l'avait ravitaillée pendant la guerre du Kharabagh, Yerevan dispose, qui plus est, de connaissances avancées dans le nucléaire (centrale de Medzamor).

Quant aux autres pays, ils représentent les premier subordonnées à la politique impérialiste de la république des Mollahs, prêts à cautionner l'escalade militaire plutôt qu'à en subir les représailles. Quant à la Russie et la Chine, elles manifestent à nouveau leur rôle de pivot...dans le déploiement de ce programme nucléaire offensif, dont les dirigeants n'ont jamais caché la vocation....

653233913.JPGMine d'Uranium de Dengiro en Rep. Centrafricaine

 

Pendant que Barack Obama réunissait 47 pays à Washington les 12 & 13 avril 2010 autour de la sécurité nucléaire, Ahmadinedjad tenait un sommet parallèle. Parmi les 8 ministres des affaires étrangères présents à Téhéran, figurait le Général centrafricain Antoine Gambi.

Durant 48 heures, les participants à la conférence iranienne ont – à  leur manière – discuté du désarmement nucléaire, de la non-prolifération et de l’utilisation de la technologie nucléaire à des fins pacifiques […]. Aux Occidentaux qui continuent de batailler aux Nations Unies  pour arracher des sanctions dures contre le programme nucléaire iranien, Ali Khamenei a tenu à réaffirmer que l’utilisation des armes nucléaires est « haram » (c-à-d interdite par l’islam).

Insuffisamment décryptée, la participation de la république centrafricaine (RCA) au sommet de Téhéran suscite des interprétations négatives au sein d’une partie de la classe politique et des représentations diplomatiques à Bangui. S’appuyant sur la visite du Président Bozizé à Caracas en septembre 2009 et de deux déplacements au Venezuela de Sylvain Ndoutingai, ministre des mines, certains services étrangers ont vendu « la menace » d’un « axe Bangui-Caracas-Téhéran-Pyong-Yang » de trafic d’uranium à des « médias amis » qui se plaisent à la relayer. A ce stade, on notera qu’aucun de ces médias n’a révélé l’objectif stratégique des attaques de la LRA, début février 2010, contre les populations de Nzako (localité minière située à 60 Km de Bakouma, où Areva exploite de l’uranium, à l’est du pays), encore moins les enjeux géostratégiques sous-jacents.

Outre les représentants de l’ONU, de l’AIEA, de l’OCI et de la RCA, le Sommet de Téhéran a réuni les ministres des affaires étrangères d’Arménie, d’Irak, du Liban, d’Oman, de Syrie, du Turkménistan et du Swaziland, des vice-ministres de Russie, du Qatar, des Emirats arabes unis, ainsi qu’un « assistant spécial du ministre chinois des Affaires étrangères ». Les analystes relèvent que Pékin et Moscou étaient représentés à Téhéran et Washington au même moment…

On peut comprendre l’extrême difficulté des autorités de Bangui à communiquer sur la stratégie en cours, mais encore faut-il parler le même langage que les alliés et avoir sa propre histoire à faire raconter.

Partager cet article
Repost0
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 18:27

 

Pétition à signer : 

      http://www.sanctioniranregime.eu/fr/petition-3/

 

 

Sanction Iran's Revolutionary Guards!

 


Sanctionner les Gardiens de la Révolution
Par BENJAMIN WEINTHAL 
21.04.10


 

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1271664524369&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

 

http://www.stopthebomb.net 

 

 

Le blog de Gad Partenaire de Lessakel depuis deux ans

 


Un nouveau nom sur la liste des organisations terroristes. Un groupe d'intellectuels et d'hommes politiques de plusieurs pays européens - dont l'Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Suède, l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni - a l'intention d'ajouter, mercredi, le Corps iranien des Gardiens de la Révolution à la liste des mouvements terroristes officiellement reconnus comme tels par l'Union européenne.


PHOTO: AP , JPOST

La coalition européenne "Arrêtez la bombe", qui milite activement pour l'imposition de sanctions lourdes contre la République islamique, est à l'origine d'une pétition visant les Gardiens de la Révolution. Signée, entre autres, par l'Autrichien Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature en 2004, la pétition annonce : "En tant que partenaire commercial le plus important de l'Iran, l'Union européenne (UE) est en position de changer la situation. Plus encore, elle a la responsabilité d'imposer des sanctions sévères afin d'empêcher Téhéran d'acquérir des armes nucléaires, et d'agir fermement en faveur de la protection des droits de l'Homme en Iran."

Frapper le secteur énergétique

Ceux qui soutiennent la désignation des Gardiens de la Révolution comme groupe terroriste représentent un spectre assez large d'opinions politiques. "En ciblant les Gardiens de la Révolution, l'Europe pourra ouvrir la voie à des sanctions 'intelligentes' en vue d'handicaper le secteur énergétique iranien - base indispensable aux dirigeants du pays. Et, en faisant cela, elle soutiendra les réformateurs contre un régime brutal et illégitime", explique Mark Dubowitz, directeur exécutif de la Fondation pour la Défense des Démocraties.

Sergueï Ryabkov, vice-ministre des Affaires étrangères, s'était opposé à l'idée d'imposer des sanctions sévères aux Gardiens de la Révolution, lors de la conférence de non-prolifération nucléaire à Téhéran.

Les Etats-Unis ont désigné le Corps iranien des Gardiens de la Révolution "organisation terroriste" en 2007, en raison de son implication dans le commerce d'armes et son soutien financier à divers groupes terroristes tels que le Hezbollah. Selon des experts en économie et en sécurité, les Gardiens de la Révolution contrôlent jusqu'à 75 % de l'activité économique iranienne, dont le programme nucléaire militaire. Ainsi, toute sanction imposée au mouvement pourrait causer d'importants dommages financiers et économiques en Iran.

 

 

Iran pétition : à l’instar des États-Unis l’Europe doit sanctionner les Gardiens de la Révolution Islamique

Hélène Keller-Lind

mercredi 21 avril 2010



Cette pétition à signer est lancée par la coalition européenne « Stop the Bomb, » née en 2007 en Autriche et qui regroupe des opposants à la bombe nucléaire iranienne venus d’horizons très divers, demande aujourd’hui aux autorités européennes d’inscrire les Gardiens de la Révolution Islamique sur la liste des organisations terroristes de l’UE. Mesure prise fin 2007 par le Département d’État américain après que cela ait été voté par la Chambre des Représentants et le Sénat

Une sanction efficace contre l’Iran de la bombe

Parmi les sanctions efficaces à mener contre l’Iran des mollahs il y a l’arrêt des exportations d’essence vers ce pays, ce que préconise Benyamin Netanyahou dans son interview récente accordée à ABS News . Il évoquait également « d’autres sanctions » sans entrer dans le détail. Or, inscrire le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique – CGRI- sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne serait très efficace également. Et c’est ce que réclament des signataires citoyens de 8 pays européens, de premier plan pour la plupart, puisqu’on y trouve des Prix Nobel, ministres, ambassadeurs, des élus ou des universitaires. Issus de divers horizons politiques.

Qui est le CGRI

Ce corps des GRI, soit « quelque 125 000 hommes contrôle les Basij, une milice armée de volontaires composée de centaines de milliers de jeunes hommes et femmes qui maintiennent l’ordre jusque dans les plus petits hameaux iraniens et défendent les intérêts du régime des mollahs. Les Basij sont les fantassins du CGRI. Selon l’agence de presse contrôlée par l’état iranien, l’APRI, les organismes des Basij comptent quelque 12,5 millions d’adhérents, dont la plupart ne sont membres qu’à titre nominal et ne participent pas aux activités des Basij. Le statut de membre confère de nombreux avantages sociaux ; ainsi, l’organisme attire également beaucoup d’Iraniens moins intéressés par l’idéologie. Cependant, les noyaux durs constituent l’épine dorsale du régime . »

Soutien actif du Hezbollah, du Hamas ou autres groupes terroristes

La Constitution iranienne en vigueur aujourd’hui les charge « non seulement de la sauvegarde et de la protection des frontières, mais également du fardeau de la mission idéologique, c’est-à-dire le Djihad dans la voie de Dieu et la lutte dans la voie de l’expansion de la souveraineté de la loi de Dieu dans le monde. » C’est à ce titre que le CGRI soutient financièrement, entraîne et arme le Hezbollah, le Hamas, entre autres groupes terroristes palestiniens, ou d’autres terroristes dans le monde

Le CGRI en charge du nucléaire militaire iranien

Devenu puissance économique au sein du régime, le CGRI est également « responsable du développement et de la production d’armes de destruction massive, de l’importation de pièces destinées à de telles armes par le biais de sociétés écrans, ainsi que de l’incitation et de la facilitation du terrorisme international (y compris du soutien au Hamas, au Hezbollah, aux Talibans en Afghanistan et aux milices anti-occidentales en Irak) »

Le CGRI sévit également sur le territoire national

Disposant d’un réseau se surveillance de la population iranienne le CGRI, qui a contribué à mettre Ahmadinejad au pouvoir, est responsable de meurtres ou d’arrestations d’opposants iraniens.Il est clairement mis en cause entre autres par Human Rights Watch à cet égard

Pétition à signer

Parmi les signataires on relève surtout le nom de signataires autrichiens, allemands ou italiens. Pour la France, on note à ce jour celles du Député Maire Claude Goasguen ou du philosophe Alain Glucksmann

Partager cet article
Repost0
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:30

 

On notera en fin d'article, le dérapage schizophrénique classique qui agite le ghota américain : lorsque l'Iran et la Syrie menacent directement le Nord d'Israël, à partir d'une milice libanaise, la réponse inappropriée à la menace surgit immédiatement : "il n'y a qu'une solution, celle des états"! Il faudra, un jour, expliquer aux Américains la distance entre Jérusalem-Téhéran et même Beyrouth, pour qu'il prennent conscience quel'on parle là d'au moins 4 états déjà existants : l'Iran, la Syrie, le Liban vassalisé et Israël. A moins qu'ilsne légitiment les menaces de guerre contre Israël par le refus palestinien de négocier? L'Amérique n'a jamais été très forte en géographie, mais la lacune s'aggrave à la mesure du danger... 

 

 

http://www.actu.co.il/2010/04/

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, présidente de la Commission des renseignements du Sénat américaina confirmé mercredi matin que le Hezbollah s’était procuré tout un arsenal de missiles Scud et avait en outre amélioré sa technologie militaire, notamment dans les tirs de ses roquettes. Elle a souligné que l’organisation terroriste d’obédience chiite menaçait sérieusement la sécurité d’Israël. Dans une déclaration à l’AFP, elle a précisé que les armes que détenait le Hezbollah étaient bien plus nombreuses que par le passé. Elle a conclu: « Il n’y a qu’une solution, celle des deux Etats » …

 

par Claire Dana-Picard

Partager cet article
Repost0
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:24

 

 

Un rapport établi par le département d’Etat américain à la Défense indique que l’Iran envisage d’attaquer directement Israël, en utilisant ses liens avec le Liban et le Hezbollah. Selon le document, dont une copie a été remise aux membres du Congrès américain, les entrepôts d’armes du Hezbollah ont été remplis à nouveau grâce à l’aide de Téhéran et sont bien plus importants que lors de la deuxième guerre du Liban. Autre information inquiétante de ce rapport: l’Iran pourrait fabriquer, d’ici 2015, un missile capable d’atteindre les Etats-Unis.

Partager cet article
Repost0
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 21:31

 

 

 

Complément à un précédent article sur le sujet : 

 


L’Ambassadeur d’Iran rencontre des militants nazis français.

 

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/04/14/

14 avril 2010

Seyed Mehdi Miraboutalebi, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Paris ne fait pas les choses à moitié. Mardi 13 avril, “pour approfondir les relations entre les deux peuples” et “parce que les médias injectent des idées préconçues dans les opinions publiques”, il s’est prêté à un jeu de questions-réponses dans un bar à vin parisien du 5earrondissement (qui, pour l’occasion, ne servait pas d’alcool) tenu par un ex-militant du Renouveau Français (groupe pétainiste et antisémite), ex-colistier de la liste antisioniste de Dieudonné, très proche des hooligans du PSG et des ultranationalistes serbes. Bref.

Cette “causerie” était organisée par le journal Flash, le bimensuel d’une extrême droite qui se veut “altermondialiste” et dans lequel écrivent, entre autres, Christian Bouchet, Philippe Randa, Alain Soral et Alain de Benoist. Ce dernier était d’ailleurs aux côtés de l’ambassadeur. Dans la salle, se trouvaient des têtes bien connues du milieu. Marc George, ex-secrétaire général d’Egalité et Réconciliation, Jacques Bordes, nationaliste-révolutionnaire, proche de feu François Duprat et très introduit dans certains cercles du Proche-Orient, Thomas Werlet du Parti solidaire français, groupuscule “nationaliste-socialiste“, Pierre Panet, ami de Dieudonné et auteur d’un texte intitulé “Faurisson, un humaniste”.

photo.1271261365.jpg

“L’élément d’instabilité et d’insécurité à travers le monde, c’est les Etats-Unis et le régime sioniste que l’on appelle Israël” a expliqué M. Miraboutalebi à une assistance acquise d’avance et spontanément très focalisée sur Israël. L’ambassadeur, lui, a beaucoup attaqué les Etats-Unis qualifié de “crocodile gigantesque avec un petit cerveau”.”L’idéologie sioniste contrôle par ses lobbys le gouvernement américain” a-t-il indiqué.

“Ce qui a changé aux Etats-Unis c’est la coloration du président. Entre un sioniste républicain et un sioniste démocrate, ils se passent le pouvoir.Le président des Etats-Unis est un polichinelle, il est là pour faire ce que les lobbys lui disent de faire”. M. Miraboutalebi a dénoncé “un projet d’iranophobie créé pour que les opinions regardent le monstre iranien”.Le Royaume-Uni en a pris aussi pour son grade. “Ils ont mis en place le colonialisme. C’est le pays le plus famé. Ils ont poignardé à chaque fois dans le dos les pays de la région”.

L’ambassadeur avait aussi plusieurs révélations à faire. A propos de l’Afghanistan d’abord.“D’après nos services, les membres de l’OTAN eux mêmes acheminent l’opium avec leurs avions dans différents pays. Ce sont des informations avec toutes les photos”.Au sujet de la presse ensuite. “D’après nos études, 63% des articles rédigés sur l’Iran le sont par des personnes qui n’y ont jamais mis les pieds ou qui ne savent pas le situer sur une carte”. Ou: “Les Américains contrôlent 80% des médias à travers le monde”.

Pour M. Miraboutalebi, “il y a en France beaucoup de propagande. Quand, en Iran, on parle de régime sioniste, on nous accuse d’être antisémite. L’Iran n’a jamais été et ne sera jamais antisémite”. Avant de poursuivre: “le sionisme c’est une idéologie basée sur le ségrégationnisme, l’occupation des terres qui appartiennent aux autres, le désir de génocide. C’est cela que nous voulons combattre”. Et l’ambassadeur d’Iran d’expliquer à un public attentif .“Si le prétexte de la création d’Israël c’était que pendant la deuxième guerre mondiale des juifs ont été massacrés, pendant les deux guerres mondiales, des millions de personnes ont été massacrées, est ce que cela a été un prétexte suffisant pour leur donner à tous un pays?”

A Alain de Benoist qui lui demandait, de manière maligne, les raisons pour lesquelles l’Iran ne souhaitait pas se doter de l’arme nucléaire, l’ambassadeur a répondu que “d’un point de vue religieux les armes de destruction massive étaient illicites”.

Il a interpellé les responsables politiques français: “Soyez raisonnables. Les Etats-Unis veulent vous empêcher de coopérer avec l’Iran.Vous avez 140 milliards de déficit et des dizaines de milliers de chômeurs de plus par mois. Nous avons en Iran pour 500 milliards de projets industriels qui sont prêts”.

L’assistance était ravie.

[Photo: Au centre, sous la lumière MM. de Benoist (à gauche) etl’ambassadeur d’Iran (à droite)/DR.]
Partager cet article
Repost0
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 19:09

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=18164

 


19-04-2010

http://www.lexpress.fr/medias/152/robert-gates-secretaire-a-la-defense-americain_109.jpg

Donnant raison à ceux qui dénoncent les dangers des positions actuelles de l’Administration américaine vis-à-vis d’Israël, le Secrétaire à la Défense américain, Robert M. Gates met en garde la Maison Blanche contre son manque de politique à long terme envers un Iran qui progresse sur la voie du nucléaire militaire

Par: Hélène Keller-Lind

C’est le New York Times qui révèle en cette mi-avril l’existence d’un mémorandum secret adressé en janvier par le Secrétaire à la Défense américain aux responsables de la Maison Blanche. Il y lance cet avertissement : « les États-Unis n’ont pas de politique à long terme par rapport aux progrès constants réalisés par l’Iran pour acquérir une capacité nucléaire. » Selon le quotidien américain un responsable qui veut garder l’anonymat a qualifié ce document de « cri d’alarme. »

En effet, parmi les inquiétudes exprimées sur trois pages par Robert Gates, il y a « l’absence d’une stratégie réelle si l’Iran choisit de faire ce que beaucoup de gouvernements et d’analystes extérieurs estiment probable.

L’Iran pourrait, en effet, assembler toutes les parties principales dont elle a besoin pour construire une arme nucléaire – combustible, plans et détonateurs – s’arrêtant juste avant de les assembler de manière à rendre l’arme totalement opérationnelle....ce qui lui permettrait de rester l’un des signataires du Traité de Non Prolifération. »

Et toujours selon « ce memorandum, il est nécessaire d’élaborer de nouveaux concepts sur la manière dont les États-Unis pourraient contenir la puissance iranienne si l’Iran décide de produire une arme et comment gérer la possibilité de voir des groupes terroristes soutenus par l’Iran obtenir du combustible ou des armes. »

Les responsables consultés par le quotidien estime que « cela est moins probable. » Moins probable ne veut pas dire exclu... Et il faut se souvenir que même si l’Iran des mollahs menace « le monde des croisés » dans son ensemble, Israël est en première ligne. Ce que rappelle l’analyste David Pryce-Jones lorsqu’il évoque les quatre erreurs de fond de Barack Obama, soulignant que c’est « Israël qui tient la ligne de front contre l’Iran dont le pouvoir s’étend dans la région via la Syrie, le Hezbollah et le Hamas.

Si Israël ne tenait pas cette ligne de front les États-Unis seraient confrontés à un choix difficile : soit s’attaquer de front à l’Iran soit concéder que la Pax Americana n’a pas marché et se retirer du Moyen-Orient de la manière la moins honteuse possible. »

Certes, rapporte le New York Times, un responsable américain disait il y a quelques jours que les Etats-Unis s’assureront que l’Iran ne "se doterait pas d’une capacité nucléaire," ajoutant dans son commentaire " une étape à laquelle Téhéran pourrait parvenir bien avant de pouvoir développer une arme sophistiquée."

Pourtant, en parlant de l’Iran, Robert Gates disait récemment sur NBC : "si leur politique est d’avancer jusqu’au seuil mais de ne pas assembler d’arme nucléaire, comment savoir que cela n’a pas été fait ? Je ne sais vraiment pas comment on pourrait le vérifier."

L’existence de ce memorandum et du manque de politique américaine arrêtée si l’Iran continue à progresser dans le domaine du nucléaire militaire expliquent sans doute l’impatience manifestée par Barack Obama à l’encontre d’Israël, rendu, à tort, responsable du blocage des négociations de paix avec les Palestiniens.

Comme si des concessions supplémentaires de la part de l’Etat hébreu garantiraient que le Président iranien renoncerait à l’arme nucléaire et se transformerait en pacifiste.

Hélène Keller-Lind pour desinfos.com

Partager cet article
Repost0
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 18:16

 

 

 

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale  n° 2913

 

Opposition des pays arabes à la proposition d´Amr Moussa de renforcer les liens avec l´Iran

 

Lors du dernier sommet de la Ligue arabe, tenu les 27 et 28 mars à Syrte, en Libye, Le Secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a fait deux propositions visant à renforcer les liens entre les Etats arabes et l´Iran et à permettre à ce dernier d´accroître sa participation aux activités du monde arabe.  
 

La première proposition a été de créer un forum au sein de la Ligue arabe pour y représenter les pays voisins des Etats arabes, ce afin d´accroître la coordination et la coopération et de faire progresser les intérêts communs des Etats arabes et non arabes. Bien que de nombreux pays asiatiques, africains et même européens aient été pressentis comme candidats à l´adhésion au forum, l´Iran était le principal Etat visé.

Les pays de la Ligue arabe ont accueilli la proposition avec une certaine réserve, voire une certaine hostilité, le Qatar étant le seul Etat à exprimer explicitement son accord. Il a finalement été décidé de reporter de six mois les discussions relatives à la proposition, délai au bout duquel une conférence extraordinaire serait tenue sur la question.

La deuxième proposition de M. Moussa a été d´initier un dialogue entre les Etats arabes et l´Iran. Dans son allocution d´ouverture du sommet, il a qualifié ce dialogue d´ essentiel, soulignant : "Malgré les inquiétudes portant sur la position de l´Iran, la nécessité de pourparlers demeure. En dépit de positions conflictuelles avec [l´Iran], nous avons une histoire et une géographie communes." [1] La proposition n´a toutefois pas été mentionnée dans la déclaration de clôture du sommet [2].

La Syrie : l´Iran est un ami, non un rival

L´idée de créer un forum des pays voisins a été prudemment approuvée par la Syrie.


Lors d´une rencontre avec Amr Moussa, le président syrien Bachar Al-Assad a souhaité un examen approfondi de cette option et a appelé à mettre en place les infrastructures nécessaires au lancement de l´initiative. [3] En revanche, la proposition de dialogue avec l´Iran a été rejetée d´emblée par les Syriens. Assad a expliqué que cette proposition se basait sur de mauvaises intentions à l´égard de l´Iran et placerait le pays dans la position de l´accusé obligé de se défendre, alors qu´en réalité, l´Iran se trouvait dans le même camp que les pays arabes, vu son soutien au mouvement de résistance et son assistance aux Palestiniens. Assad a ajouté que tout Etat arabe ayant un problème avec l´Iran pourrait s´adresser directement à son gouvernement au sujet des points de désaccord [4].

 

Dans un éditorial du quotidien gouvernemental syrien Al-Thawra, le directeur du journal, As´ad Aboud, affirme que le dialogue avec l´Iran ne doit pas devenir un sujet de discorde entre pays Arabes (comme la Palestine et l´Irak). Il écrit : "Nous et l´Iran, pays de la région, oeuvrons ensemble et maintenons le  dialogue avec les autres pays [en demeurant] en position de force." Il a estimé que l´Iran ne devait pas être perçu comme le rival des Etats arabes, mais comme un ami et allié. Il a en outre assuré que "nul n´a le droit de nier la présence historique, géographique et politique de l´Iran dans la région, ou son rôle concernant les questions fondamentales, comme la cause palestinienne..." [5]

Samira Al-Musalma, directrice du quotidien Techrine, résume cette position en ces termes : "Que veulent-ils de l´Iran ? Que doit faire un pays voisin, islamique comme l´Iran, pour qu´ils y voient un ami et pas autre chose, et comprennent que, même si nous sommes en désaccord sur certains points, nous devons régler ces problèmes en amis, à la table des négociations [plutôt que par la confrontation] ?" [6]

Le Premier ministre qatari et ministre des Affaires étrangères Hamad Bin Jassem Aal Thani a déclaré que tous les Etats arabes devaient soutenir la création d´une ligue des pays voisins, appelant les Arabes à comprendre le point de vue de "l´autre", en référence à l´Iran. [7] La presse du Qatar s´est abstenue de réagir aux propositions de M. Moussa, mais le quotidien Al-Raya a publié un article de l´ambassadeur iranien au Qatar Abdollah Sohrabi, où il écrit : "La proposition d´Amr Moussa... place la Ligue arabe face à une nouvelle option visant à promouvoir les objectifs et les intérêts des pays membres de manière adéquate... La position [de l´Iran et de la Turquie face la cause palestinienne] représente un a ppui stratégique essentiel pour les Etats arabes, et crée un large front islamique face à l´ennemi sioniste, qui renforce incontestablement le front arabe."[8]

Le leader druze Walid Joumblatt, qui a récemment rejoint le camp pro-iranien et rencontré le président syrien Bechar Assad, a exprimé son soutien aux initiatives de Moussa. Dans une interview du quotidien saoudien Al-Watan, il assure : "Le monde arabe et islamique est en désaccord sur [la question des] relations avec l´Iran. Il pourrait s´avérer utile dans un proche avenir d´établir de nouvelles relations avec ce pays, comme ´Amr Moussa a proposé de le faire lors du sommet de la Ligue arabe. Il existe de puissants éléments qui soutiennent la cause arabe, dont la République islamique d´Iran et la Turquie ; il est donc nécessaire d´établir de bonnes [relations] avec ces deux grands pays... Bien qu´il y ait des différends entre l´Iran et les Etats arabes, il est essentiel que ces désaccords soient réduits au minimum. Il est essentiel qu´Arabes et Iraniens négocient et énoncent clairement leur [intérêts] respectifs, afin d´éviter des affrontements [d´intérêts]... Il n´y a pas d´alternative au dialogue positif et constructif avec [l´Iran] sur la sécurité du Golfe, l´Irak, le Yémen et le Liban." [9] 


Un quotidien égyptien : Oui aux relations de bon voisinage avec l´Iran, non à ses complots contre les Etats arabes

Le camp de l´Arabie et de l´Egypte s´est pour sa part opposé aux initiatives de rapprochement avec l´Iran. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abou Al-Gheit a ainsi déclaré que la proposition de forum nécessitait un examen approfondi. Quant à la proposition de dialogue avec l´Iran, Abou Al-Gheit a affirmé : "La plupart des États arabes ne la soutiennent pas actuellement." [10]

Le Directeur général de la Télévision jordanienne Saleh Al-Qallab résume dans un article d´Al-Sharq Al-Awsat la position des parties opposées aux propositions : "Le plus triste est que, suite au succès de la Révolution [islamique], le régime de Khomeiny a entrepris de s´ingérer dans les affaires intérieures de tous les pays du Golfe, ainsi que de l´Irak, du Yémen, de l´Egypte et de la plupart des pays d´Afrique du Nord. Cela oblige la plupart des Etats arabes à rejeter l´appel d´Amr Moussa à former une "ligue des pays voisins ", et à refuser l´entrée de l´Iran dans cette ligue, tant qu´il n´aura pas mis fin à ses ingérences dans leurs affaires intérieures." [11] 


Ossama Saraya, directeur du quotidien gouvernemental égyptien  Al-Ahram, estime pour sa part que l´Iran exploite les questions à l´ordre du jour dans les pays arabes pour faire avancer ses propres intérêts. Si les Iraniens veulent des relations de bon voisinage avec les Arabes, écrit-il, ils doivent commencer par mettre fin à leurs complots contre eux : "Au sommet, il y a eu une tentative pour coopérer avec les pays voisins tout en neutralisant leur influence négative... La Turquie, par exemple, a prouvé [sa bonne volonté]... Quant à l´autre voisin, l´Iran, il manipule les problèmes arabes, essayant d´en faire une carte qu´il peut sortir pour [aider à résoudre] ses propres problèmes intérieurs. Il est derrière tous les dangers auxquels nos propres Etats arabes se trouvent confrontés, et derrière les crimes commis en Irak. Il fait du Liban un prisonnier du Hezbollah.... Il joue en outre avec le Yémen et la Palestine, est à l´origine du schisme et des affrontements opposant Gaza et la Cisjordanie. En outre, la main invisible de l´Iran est à l´origine des  troubles dans les Etats du Levant et dans le Golfe arabe. Le sommet a transmis un message à l´Iran quant à la manière correcte et saine d´établir de bonnes relations avec les voisins arabes, sans comploter contre eux." [12]

Un chroniqueur saoudien : L´Iran doit mettre fin aux menaces pour que nous puissions l´accueillir

Dans un article intitulé "L´étrange proposition du Secrétaire général", le chroniqueur saoudien Hashem Abdu Hashem fustige la perspective d´une inclusion de l´Iran à un nouveau forum régional : "Certains se précipitent pour promouvoir le projet du Grand Iran, afin que [ce pays] puisse devenir une grande puissance, habil itée à négocier avec les instances internationales au nom de la région et de ses peuples...

Le Secrétaire général [Amr Moussa a fait cette proposition alors] même qu´il connaît bien la position iranienne, son ingérence dans les affaires intérieures de nombreux pays arabes, sa poursuite de la capacité nucléaire et d´autres technologies d´armement, et la formulation de plans qui, en fin de compte, ne seront pas dirigée contre Israël, les Etats-Unis, ou un autre pays, mais contre les pays et les peuples de notre région ...

Avant que le Secrétaire général de la Ligue arabe se porte volontaire pour intégrer l´Iran à notre région et nous intégrer à la stratégie de l´Iran, ce pays doit prouver ses bonnes intentions à l´égard des Etats arabes du Golfe et reconnaître leur pleine souveraineté sur leur territoire, [y compris] sur les îles et les côtes. [L´Iran] doit également mettre fin à ses menaces constantes contre nous et cesser de se renforcer à nos dépens. Si l´Iran obtempère, personne ne verra d´objection à faire partie commune avec un pays bien intentionné qui entend [réellement] soutenir nos causes, plutôt que les exploiter pour améliorer son statut international..." [13]


Notes:

[1] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 28 mars 2010.

[2] Consulter le résumé de la Ligue arabe sur le sommet : http://www.arableagueonline.org/lasimages/picture_gallery/reports28-3-2010.pdf  

[3] SANA (Syrie), 13 avril 2010.

[4] Al-Watan, 31 mars 2010, www.alwatanonline.com .

[5] Al-Thawra (Syrie) 31 Mars 2010.

[6] Techrine (Syrie) 30 Mars 2010.

[7] Al-Hayat (Londres), 1er avril 2010 ; Al-Raya (Qatar),  29 mars 2010.

[8] Al-Raya (Qatar), 30 mars 2010.

[9] Al-Watan (Arabie Saoudite), 14 avril 2010.

[10] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 28 mars 2010.

[11] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 1er avril 2010.

[12] Al-Ahram (Egypte), 29 mars 2010.

[13] Al-Riyad (Arabie Saoudite), 4 avril 2010
.

 

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 18:05

 

 

 

 Par NanoJV
 
Depuis la grande guerre avec l’Irak (plus d’un million de morts), l’Iran a  développé par nécessité,  un savoir-faire sophistiqué en matière d’avions militaires sans pilote . Les innovations se poursuivent à un rythme soutenu en émulation avec le rival technologique israélien.

Si les compétences propres iraniennes ne font pas de doute,  tous les coups sont cependant permis pour combler d’éventuels retards. Notamment le plagiat lorsqu’il est possible. Comme par exemple dans le cas du Harpy un drone israélien dont les premières versions ont été vendues à la  Chine dans les années 90 au grand dam des américains.  Bien qu’officiellement il n’y ait pas de relations de cause à effet, le consortium gouvernemental Qods industries a, des années plus tard, dévoilé des appareils fortement similaires comme le “hunter” laissant supposer un reverse engineering à partir de modèles anciens en circulation en Asie ou encore en Afrique du Sud. 

 


En tout état de cause, les drones de la coalition capturés récemment par l’Iran ont fait l’objet de démontages minutieux notamment sur la partie électronique incluant les capteurs, les systèmes de visions, de navigation et de contre-mesures. Une source d’améliorations non négligeable combinée aux informations techniques diverses collectées en permanence aux quatre coins du monde par des ingénieurs et des scientifiques bien formés.



Aujourd’hui une bonne dizaine de sociétés iraniennes fabriquent des drones. A commencer par l’entreprise d’Etat Hesa (Iran Aircraft Manufacturing Industries Company) et sa filiale Qods industries.  L’un des modèles les plus célèbres conçus par Hesa est l’Ababil, l’hirondelle,  drone tactique  utilisé par le Hezbollah au Sud Liban lors du conflit de 2006 ou plus récemment pour des missions d’observations en Irak (un exemplaire fut abattu l’an dernier par les américains). A noter que Hesa, le leader iranien des drones, n’est pas parti de rien. La société a fondé son essor sur l’utilisation de l’ancienne usine Bell (hélicoptères) à Ispahan dont les instrastructures ont été récupérées pendant la révolution.

 


Parmi les autres entités industrielles et académiques actives dans la course aux drones figurent également, à titre d’llustration et sans que la liste soit exhaustive : Aeropars; Akhondzadeh; l’amirkabir university of technology, balzan daneshgahe tehran, le mechanics college of ispahan university, des départements de recherche de l’université Charif, Zanjan copter etc. Les minidrones sont construits par des sociétés comme Faraz (minidrones lancés à la main) ou Asr-e Talai pour des versions plus sophistiquées.

 


L’innovation est permanente donc et à l’occasion du 31ème anniversaire de la révolution, l’Iran a annoncé la mise en production de deux nouveaux drones de techno-guerilla (pour reprendre le terme employé par Flyintelligence).  Il s’agit de Raad (Tonnerre) et Nazir (Avertissement) dédiés à des missions de surveillance ou missions  de destructions ciblées, de radars par exemple.  La fabrication sera assurée par Farnas Aerospace dans son usine du nord près de la Caspienne.

 


La cerise sur le gâteau est la mise au point du premier drone furtif iranien baptisé Sofreh Mahi (la raie manta).  Plus exactement de son proto en modèle réduit,  avec probablement des inclusions de nanomatériaux, domaine ou les iraniens excellent également. Même en faisant la part de l’info-guerre dans tout cela, les avancées sont  bien réelles et placent l’Iran dans le peloton de tête mondial. Respect.

Partager cet article
Repost0
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 15:14

Il faut bien reconnaître que c'est la plus saumâtre de l'année. Le Ministre de la Défense tire la sonnette d'alarme : la diplomatie, c'est bien joli, mais sinon? Au lieu d'assurer d'abord ses arrières et, éventuellement, négocier ensuite, si jamais il reste quoi que ce soit à négocier, ce qui n'est pas sûr du tout, le Roi Obama est nu et poursuit l'exhibition de ses faiblesses. A cette heure, il n'y a pas d'autre plan que d'accepter le fait accompli du nucléaire iranien. 

 

 

Gates : "Pas de plan à long-terme pour l'Iran"
Par AP ET JPOST.FR 
18.04.10

 

Dans une note adressée à la Maison Blanche, le secrétaire de la Défense américain Robert Gates a averti que les Etats-Unis n'ont pas de plan à long-terme pour faire face au programme nucléaire iranien.

Robert Gates. 
PHOTO: AP , JPOST

D'après l'édition dominicaine du New-York Times, citant un membre du gouvernement sous anonymat, Gates encourage le Pentagone, la Maison Blanche et les agences de renseignement à faire des efforts pour trouver de nouvelles solutions, y compris l'emploi de la force. Les représentants de la Maison Blanche ont nié samedi soir que cette note ait pu causer un changement d'approche de l'Administration dans la gestion du problème iranien. "Il est totalement faux qu'une note ait déclenché une réévaluation de nos options", a déclaré le porte-parole du Conseil national de sécurité Benjamin Rhodes.

Toujours d'après le quotidien, un haut fonctionnaire a qualifié les propos de Gates d'"appel au réveil". Selon le destinataire du document, le conseiller de la sécurité nationale de Barack Obama, James Jones, l'administration américaine détient pourtant un plan qui "prévoit toute la gamme des risques possibles".

Des sanctions, et après ?

Tandis que les Etats-Unis font pression pour établir de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran, la note de Gates envisage une situation dans laquelle aussi bien les représailles que la diplomatie échoueraient à dissuader le président iranien Mahmoud Ahmadinejad de poursuivre son programme nucléaire.

Obama avait fixé à fin 2009 la date limite pour que Téhéran réponde à son offre de dialogue. Pour l'heure, la République islamique a toujours refusé l'offre et l'administration américaine continue d'exercer des pressions sur le régime iranien, en intensifiant à la fois l'activité militaire dans la région et en insistant pour prendre une nouvelle série de mesures visant à sanctionner l'Iran économiquement.

Si Washington continue de lutter contre l'acquisition iranienne de l'arme nucléaire, les Etats-Unis n'ont jamais précisé ce qui se produirait en cas d'échec. D'après quatre responsables de l'administration américaine, Téhéran n'est peut-être plus qu'à une année de la construction d'une arme nucléaire. Mais il lui faudra deux à cinq années supplémentaires pour transformer le dispositif en une arme efficace pouvant être tirée contre un éventuel ennemi.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis