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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 09:23

 

http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=4351&Itemid=218

18-04-2010

http://www.philippetastet.com/contenu/abonnes/Magic/images/l-iran-menace.jpg

Barak Hussein Obama veut un monde meilleur. Pour cela, il a organisé une réunion où environ cinquante chefs d’états se sont réunis pour étudier la possibilité d’assurer une meilleure surveillance de l’atome nucléaire, voire sa neutralisation. On a donc pu apercevoir dans ce Sommet sur la sécurité nucléaire à Washington de belles images et entendre de ‘’belles’’ paroles. En particulier celles du Président Français Nicolas Sarkozy, dites à l’antenne de CBS News, concernant l’état d’Israël.

Par:Victor Perez

« Je ne voudrais pas que le monde se réveille avec un conflit entre Israël et l'Iran, tout simplement parce que la communauté internationale a été incapable d'agir ». « Ce serait une catastrophe. Je n'ose même pas envisager cette possibilité » a-t-il dit. Jusqu’ici, des paroles pleines de sagesse qui ne trouvent pourtant pas beaucoup d’écho au sein des puissances ayant véritablement les moyens d’agir.

Ces paroles énoncées, les suivantes furent nettement moins intelligibles. « Et la meilleure façon d'éviter ce scénario est de prendre des mesures afin de faire comprendre à Israël que nous sommes déterminés à assurer sa sécurité. ». L’état juif devrait donc se sentir tranquillisé de savoir que l’une des puissances de la planète est déterminée à cet objectif.

Et pourtant, beaucoup se posent la question de connaître le nombre de divisions dont dispose la France ! Au vu de son action au Liban dans les forces de la Finul, suite à la résolution 1701, le Hezbollah ne s’est jamais mieux réarmé.

La Syrie, avide de récupérer le Golan sans pour autant négocier une paix ou entamer un bras de fer avec Tsahal sur son propre territoire, en est à lui livrer des missiles Scud longues portées, pouvant atteindre le sud de ‘’l’état sioniste’’ comme ils disent.

On est donc légitimement en droit de s’interroger quant à la valeur de l’intention annoncé alors de la France d’empêcher le réarmement de cette milice qui détiendrait, selon les dernières estimations près de 45.000 missiles de calibres différents. De quoi, effectivement, ‘’rassurer’’ l’état d’Israël qui a commencé, il y a peu, la distribution de masques à gaz à la population !

La fin de la citation de Sarkozy a aussi son charme : « Et Israël, de son côté, doit également faire l'effort nécessaire pour parvenir à une paix juste et durable avec ses voisins palestiniens ».

Des efforts tels, probablement, que le retrait de Jérusalem-est et le Mont du Temple ou encore reconnaître le ‘’droit de retour des réfugiés’’ en son sein. De quoi satisfaire la Oumma et fermer la parenthèse du refuge juif si cher à son collègue De Villepin.

Un sommet plaçant le nucléaire comme préoccupation première de la planète peut être, effectivement, une bonne idée. Malheureusement, il est à craindre que cette réunion accouche d’une souris irradiée par autant d’intérêts contradictoires, laquelle les bouches pleines de bonnes intentions ne pourront la sauver.

Victor PEREZ ©

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 22:01

 

 

Comment se moquer du monde en se prenant au sérieux ?
Les tyrans ne savent jamais rire.
L'Iran propose de désarmer les puissances atomiques
Par le figaro.fr
17/04/2010 | Mise à jour : 09:43 

Crédits photo : REUTERS

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a suggéré samedi la création d'un «organe international indépendant» pour contrôler le désarmement, en ouverture d'une conférence sur le nucléaire à Téhéran.

Accusée de se doter de l'arme atomique, menacée de sanctions, l'Iran se rêve en gendarme du nucléaire mondial. Samedi matin, en ouverture d'une conférence sur la non-prolifération qui se tiendra durant deux jours à Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad a proposé la création d'un «organe international indépendant, disposant de pleins pouvoirs donnés par l'Assemblée générale de l'ONU» chargé de superviser le désarmement des pays dotés de l'arme atomique. Le président iranien a également proposé que «les Etats ayant l'arme nucléaire, ceux l'ayant utilisée ou ceux ayant menacé de l'utiliser» soient «suspendus de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et particulièrement les Etats-Unis».
Selon lui, une révision du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) doit être «effectuée par les pays indépendants ne possédant pas d'armes nucléaires. La présence des pays possédant l'arme nucléaire, particulièrement les Etats-Unis, empêche l'élaboration d'une traité équitable». Pour Mahmoud Ahmadinejad le droit de veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, est «antidémocratique, injuste et inhumain». Ce droit «devrait soit être annulé, soit, si certains insistent pour le conserver, être étendu à certains pays d'Amérique latine, d'Asie, d'Afrique et d'Europe afin de réduire ses effets négatifs».
«Criminel atomique»
Si l'Iran affiche une telle détermination sur la question, c'est qu'elle n'envisage officiellement toujours pas de se doter de l'arme atomique. L'enrichissement de l'uranium et le programme nucléaire auraient ainsi des visées purement civiles. Juste avant l'allocution du président iranien, le guide suprême, Ali Khamenei, a réaffirmé que «l'utilisation des armes nucléaires est interdite par l'islam («haram»)». «Seul le gouvernement américain a commis un crime nucléaire. Le seul criminel atomique du monde ment en se présentant lui-même comme opposé à la prolifération, alors qu'il n'a pris aucune mesure sérieuse dans ce domaine», a-t-il dit.
La conférence, à laquelle les pays occidentaux ne sont pas présents, doit discuter pendant deux jours du «désarmement nucléaire, de la non-prolifération et de l'utilisation de la technologie nucléaire à des fins pacifiques», selon les autorités iraniennes. Elle réunit huit chefs de diplomatie (Irak, Syrie, Liban, Oman, Arménie, Turkménistan, Centrafrique et Swaziland) ainsi que des vice-ministres de Russie, du Qatar, des Emirats arabes unis et un «assistant spécial du ministre chinois des Affaires étrangères», selon les Affaires étrangères. Le président de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) Ekmeleddin Ihsanoglu et des représentants de l'AIEA et de l'ONU sont également présents.
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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 21:53

 

 

Posture nucléaire, dans le style Obama
 
Par Charles Krauthammer
 
Vendredi 9 avril 2010, Washington Post
 
 
Adaptation française de Sentinelle 5770 
 
La doctrine nucléaire consiste à penser l’impensable. Cela implique de faire des menaces et de promettre des représailles cruelles et destructives au-delà de l’imagination. Mais cela a un objectif : empêcher la guerre en tout premier lieu.
 
Pendant la Guerre Froide, nous avons fait savoir aux Russes que s’ils utilisaient leur immense avantage militaire conventionnel et envahissaient l’Europe occidentale, ils risquaient des représailles nucléaires massives des USA. Adieu Moscou…
 
Etait-ce crédible ? L’aurions-nous fait ? Qui sait ? Personne n’en n’est jamais arrivé là. Personne n’a jamais eu à prendre de telles décisions. Une posture nucléaire est simplement cela – une stratégie politique déclarative conçue pour obliger l’autre à y songer à deux fois.
 
Nos stratégies politiques y sont parvenu. Le résultat a été baptisé dissuasion. Pendant un demi siècle, elle a tenu. Les Soviétiques n’ont jamais envahi. Nous n’avons pas utilisé les bombes nucléaires. C’est pourquoi la doctrine nucléaire est importante.
 
Le gouvernement Obama vient d’en publier une nouvelle qui « comprend des modifications importantes sur la posture nucléaire des USA », a déclaré le secrétaire à la Défense Robert Gates. La première parmi celles-ci implique la réponse des USA en cas d’attaque par des armes chimiques ou biologiques.
Avec la vieille doctrine, soutenue par chaque président des deux Partis pendant des décennies, tout agresseur courait le risque d’une réponse nucléaire cataclysmique des USA, qui laisserait la nation attaquante en cendres et pour mémoire.
 
De nouveau : credible ? Faisable ? Personne ne le sait. Mais la menace était très efficace.
 
Avec la nouvelle stratégie politique du président Obama cependant, si l’Etat qui vient juste de nous attaquer avec des armes chimiques ou biologiques obéit au Traité de Non Prolifération Nucléaire (NPT) », expliqua Gates, « alors les USA promettent de ne pas utiliser ou menacer d’utiliser des armes nucléaires contre lui ».
 
Imaginez le scénario: des centaines de milliers de personnes étendues mortes dans les rues de Boston après une attaque massive à l’anthrax ou bien avec un gaz innervant. Le président appelle immédiatement les juristes pour savoir si l’Etat agresseur obéit au NPT. S’il s’avère que l’attaquant est à jour de ses visites les plus récentes de l’AIEA, eh bien il obtient l’immunité contre toute représaille nucléaire. (Notre réponse est alors limitée à des balles, des bombes ou autres munitions conventionnelles).
 
Cependant, si les juristes disent au président que l’Etat agresseur n’est pas en règle avec le NPT, nous sommes autorisés à buter ces salauds dans le royaume nucléaire à venir.
 
Cela est parfaitement dingue. C’est comme de dire que si un terroriste utilise délibérément sa voiture pour faucher une centaine de personnes attendant à un arrêt d’autobus, la décision de savoir s’il sera pendu (a) ou aura 100 heures de travaux d’intérêt collectif (b) repose entièrement sur la façon dont sa voiture a réussi les inspections de contrôle.
 
En plus d’être moralement bizarre, la stratégie politique d’Obama est loufoque. Quelqu’un croit-il que la Corée du Nord ou l’Iran seront davantage persuadées d’abjurer les armes nucléaires parce qu’ils pourraient réaliser une attaque chimique ou biologique sur les Etats-Unis sans craindre des représailles nucléaires ?
 
Cette naïveté est stupéfiante. De même, la promesse d’Obama de renoncer à tout nouveau développement de têtes nucléaires, en fait de ne pas permettre le remplacement des composants nucléaires obsolètes sans l’autorisation du président lui-même. Ceci de par la théorie que notre exemple moral entraînera d’autres pays à éviter des têtes nucléaires.
 
Au contraire, le dernier quart de siècle – époque de la plus grande réduction des armes nucléaires des superpuissances – est précisément celui où l’Iran et la Corée du Nord se sont décidés à faire leur développement nucléaire (et l’Inde et le Pakistan sont devenus des puissances nucléaires).
 
C’est encore pire. La révision de la posture nucléaire du gouvernement déclare la détermination des USA à « continuer de réduire le rôle des armes nucléaires dans la dissuasion des attaques non nucléaires ». Le but ultime est de parvenir à une doctrine du refus de premier usage.
 
Cela est profondément préoccupant pour beaucoup de petites nations qui pendant un demi siècle ont reposé sous le parapluie nucléaire des USA pour les préserver d’être attaquées ou envahies par des voisins beaucoup plus puissants. Quand de plus petits alliés voient les Etats-Unis inexorablement décidés à s’éloigner de cette posture – et pour eux ce n’est pas une posture, mais une protection existentielle – que sont-ils amenés à penser ?
 
Débrouille toi tout seul. Obtiens tes propres Armes de Destruction Massives (WMD). Dirige toi vers le nucléaire s’il faut. Songez-vous qu’ils ne pensent pas cela dans le Golfe persique ?
 
Ce gouvernement semble penser qu’en restreignant les menaces de représailles et en diminuant notre position sur les armes nucléaires, cela décourage la prolifération.
 
Mais c’est le contraire qui est vrai. Depuis la Seconde Guerre Mondiale, les plus petits pays ont renoncé à l’acquisition d’armes de dissuasion – nucléaires, biologiques et chimiques – précisément parce qu’ils plaçaient leur confiance dans la fermeté, la puissance et la fiabilité de la dissuasion américaine.
 
Voyant l’Amérique battre en retraite, ils y songeront à deux fois. Et certains s’armeront. Il n’y a pas de plus grande incitation à l’hyper prolifération que le repliement du parapluie nucléaire américain.
 

Pavane et frayeur nucléaire d’Obama
  
Par Charles Krauthammer
Vendredi 16 avril 2010, Washington Post
 
 
Adaptation française de Sentinelle 5770 ©
 
Il y a eu quelque chose de bizarrement disproportionné au sommet nucléaire qui vient de s’achever et auquel le président Obama a convoqué 46 dirigeants mondiaux, le plus grand rassemblement de ce type sur le sol américain depuis 1945. Cette réunion concernait la fondation des Nations Unies, qui semblait être il y a 65 ans un évènement d’importance historique mondiale.
 
Mais celle-ci ? A quoi était destinée cette grande convocation ? A empêcher la dissémination du matériel nucléaire dans les mains de terroristes. Un objectif valable, sans doute. Hélas, les deux plus grandes menaces de ce type ne figuraient même pas sur l’agenda.
 
La première est l’Iran, qui enrichit frénétiquement de l’uranium pour fabriquer une bombe, et que notre propre Département d’Etat identifie comme le plus grand exportateur du terrorisme dans le monde.
 
La production de plutonium au Pakistan ne figurait pas davantage sur l’agenda, ce pays ajoutant aux réserves du matériau fissile chaque jour. 
La Pakistan est une puissance relativement amie, mais c’est la plus instable de tous les Etats nucléaires. Il combat l’insurrection des Taliban et c’est le foyer d’al Qaïda. Des attentats suicide à la bombe se produisent régulièrement dans ses principales cités. De plus, ses propres services secrets, ‘l’ISI’, sont d’une loyauté douteuse, certains de ses éléments marquant leur sympathie aux Taliban et ainsi par extension, à al Qaïda.
 
Aussi quelle est la percée majeure annoncée par Obama à la fin de cette conférence de deux jours ? Que l’Ukraine, le Chili, le Mexique et le Canada vont se débarrasser de diverses quantités d’uranium enrichi.
 
Quel soulagement ! Je ne sais pas pour vous, mais je reste éveillé des nuits entières à me soucier de l’uranium canadien. Je connais ces gens-là, j’ai grandi là-bas. Vous n’avez pas idée de ce qu’ils sont capables de faire. Si Sidney Crosby n’avait pas marqué ce but pour gagner la médaille d’or olympique, on ne peut pas dire ce qui aurait pu s’ensuivre.
 
Faisons l’hypothèse que séquestrer le matériel nucléaire est une bonne chose. Mais c’est une affaire mineure, en particulier quand l’Iran n’est pas dans le jeu et que le Pakistan produit autant de plutonium que chaque livre d’uranium canadien expédiée au Etats-Unis.
 
Peut-être que calculer de retirer des quantités relativement faibles de matériau fissile de pays stables et amicaux ne faisait pas vraiment le poids : Obama annonça fièrement que les Etats-Unis et la Russie disposaient de 68 tonnes de plutonium. Sans mentionner le fait que cet accord avait été réalisé il y a dix ans – et, avec le nouveau protocole, on ne commence pas à disposer du plutonium avant 2018. Vous vous sentez plus en sécurité désormais ?  
 
Le lieu approprié de tels accords mineurs et flexibles sur les bombes nucléaires est une réunion d’experts à Genève qui, après un travail en détails, rassemblent les ministres des affaires étrangères pour signature. Ce qui a fait de cette parade de dirigeants du monde à Washington un exercice de mauvaise orientation – détournant l’attention de la menace surgissant d’Iran, sur laquelle les 15 mois de «discussions» profondément naïves d’Obama ne sont parvenus à rien d’autre qu’à la perte de 15 mois.
 
En fait, le sommet de Washington faisait partie d’un jeu de mauvaise orientation – le « printemps nucléaire » d’Obama. La semaine dernière : un traité ‘START’, évoquant précisément le type d’obsolescence de la guerre froide qu’Obama dénigre couramment. Le nombre de têtes nucléaires que possède la Russie et le stock nucléaire pourrissant est hors de propos aujourd’hui que la lutte existentielle entre les USA et les Soviétiques est terminée. L’un des meilleurs résultats du traité, du point de vue du président russe Dmitry Medvedev, est qu’il peut geler le déploiement de missiles de défense des USA – empêchant ainsi la seule percée antinucléaire de notre temps.
 
Cela a fait suite à un assouplissement de la posture dissuasive nucléaire des USA (épargnant aux Etats ne se pliant pas au traité de non prolifération des représailles nucléaires des USA s’ils lancent une attaque biologique contre nous) – modification si bizarre et littéralement incroyable que même Hillary Clinton ne pouvait déterminer quelle menace de représailles reste disponible.
 
Tout cela pendant une semaine au cours de laquelle les plus hauts officiels militaires des USA déclaraient au Congrès que l’Iran est à environ une année d’acquérir le matériau fissile pour fabriquer une bombe nucléaire. Puis à seulement très peu d’années jusqu’au déploiement des armes.
 
Arrivé à ce point, le monde change irrévocablement : les Etats arabes régionaux se dirigent vers le nucléaire, le Traité de Non Prolifération meurt, la menace de transfert nucléaire à des groupes terroristes croît de façon astronomique.
 
Un rappel opportun : On vient de découvrir que la Syrie transfert des missiles SCUD létaux au Hezbollah, la force terroriste non étatique la plus puissante au Moyen-Orient. C’est cette même Syrie qui fabriquait secrètement le réacteur nucléaire conçu par les Nord Coréens jusqu’à ce que les Forces Aériennes d’Israël aient détruit l’installation il y a trois ans.
 
Mais ne vous inquiétez pas. L’uranium canadien est sécurisé. Un communiqué du sommet non contraignant a été publié. Et un « plan de travail » a été agréé.
 
Ah oui ! Il y aura un autre sommet dans deux ans. Le rêve se poursuit.
 
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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 08:57

 

 

Le différend entre les Etats-Unis et Israël : prélude à une action américaine en Iran ?

 

Par Fabio Rafael Fiallo

pour : http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

"Ou bien la récente brouille entre les Etats-Unis et Israël marque le prélude à une action musclée des Etats-Unis en Iran, ou bien cette brouille risque de se retourner en 2012 contre l’actuel président des Etats-Unis."

Le volet militaire du programme nucléaire iranien a de quoi inquiéter la communauté internationale dans son ensemble. Cela pour trois raisons majeures. Primo : l’Iran est le seul pays ayant appelé à rayer de la carte un Etat – Israël – membre à part entière du concert des nations ; aussi, si l’Iran parvenait à posséder la bombe atomique, il serait en mesure de mettre son appel à exécution. Secundo : l’Iran étant signataire du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), l’acquisition de la bombe atomique par ce pays rendrait caduc le TNP, ouvrant les portes à un monde aux risques inédits. Tertio : d’autres Etats de la région, qui pour des raisons diverses éprouvent de la méfiance envers l’Iran (la Turquie, l’Egypte, l’Arabie saoudite, par exemple), s’empresseraient à leur tour de se procurer cette arme, amplifiant ainsi d’une manière considérable le spectre d’un embrasement généralisé dans une région du monde – le Moyen-Orient – qui a déjà assez de conflits explosifs à résoudre ou à gérer.
 
De par l’importance du dossier iranien, il n’est pas exagéré d’affirmer que cette question s’invitera aux débats de la campagne présidentielle américaine de 2012. Si, malgré l’offre de dialogue faite à l’Iran par l’actuel locataire de la Maison Blanche et les pressions coordonnées de membres éminents de la communauté internationale, l’Iran persiste dans son intention à peine voilée d’obtenir l’arme atomique, alors le président Obama pourrait voir compromises ses chances de remporter les élections. En effet, les Américains lui reprocheraient alors de n’avoir pas su lever l’hypothèque représentée par un Iran sur le point de devenir puissance nucléaire.
 
 D’où les démarches incessantes de l’administration américaine pour faire adopter à l’ONU un renforcement des sanctions à l’adresse du régime iranien, et ce dans le but d’amener celui-ci à respecter ses engagements en matière de non-prolifération.
 
Il ne faut pas toutefois trop miser sur l’efficacité de telles sanctions. Car on peut faire confiance à la Chine, peut-être même à la Russie aussi, pour édulcorer les nouvelles sanctions jusqu’à les rendre inopérantes ou, le cas échéant, pour aider l’Iran à les contourner.Trop d’intérêts – géostratégiques, commerciaux et autres – poussent ces deux membres permanents du Conseil de sécurité à ne pas s’aliéner la sympathie du régime de Téhéran.
 
Par ailleurs, l’on parle déjà de l’existence d’un plan russe destiné à fournir de l’essence à l’Iran, via l’Azerbaïdjan et le Turkménistan, en cas de renforcement des sanctions.[1]
 
Pour les Etats-Unis, il restera in fine la voie militaire. Un passage du discours du président Obama lors de la remise du prix Nobel de la Paix, en décembre 2009 à Oslo, laisse entrevoir qu’il n’exclut pas d’emprunter un tel chemin. En voici le passage : « Des moments viendront où des nations – agissant individuellement ou en concertation – trouveront l’usage de la force non seulement nécessaire mais aussi moralement justifié. » A quoi d’autre le président Obama pouvait-il songer, en prononçant cette phrase, si ce n’est au contentieux avec l’Iran ?
 
Certes, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, avait précédemment déclaré qu’une attaque contre les sites nucléaires iraniens ne ferait que repousser la date à laquelle l’Iran pourrait développer la bombe atomique – les sites se trouvant trop cachés et trop éparpillés pour être entièrement atteignables par des raids aériens.
 
Or, la destruction de ces sites n’est pas la seule option militaire à la disposition de l’état-major américain ; les Etats-Unis pourraient plutôt être tentés de cibler la moelle épinière du régime, c’est-à-dire les principales installations des Gardiens de la Révolution, afin d’induire le régime iranien à obtempérer aux injonctions de la communauté internationale[2]. A l’instar, si l’on veut, de ce que fit avec succès le président Reagan en 1986 en lançant des raids aériens sur les centres du pouvoir libyen dans le but d’obliger Mouammar Kadhafi à cesser son soutien au terrorisme.
 
C’est dans le cadre d’une éventuelle action militaire contre l’Iran qu’il conviendrait de placer, pour mieux l’analyser, le différend qui oppose l’administration Obama au gouvernement israélien à propos des implantations juives en Cisjordanie et des permis de construire à Jérusalem-Est.
 
A ce sujet, l’administration Obama n’avait pas besoin de choisir la voie publique pour exercer des pressions sur Israël dans ce domaine. Elle aurait pu agir plus discrètement auprès des dirigeants israéliens – comme elle le fait, d’ailleurs, quand elles traitent avec les dirigeants palestiniens. Il faut donc chercher les raisons qui ont conduit les Etats-Unis à préférer la confrontation au grand jour avec l’Etat hébreu.
 
C’est là que pourrait entrer en ligne de compte le dossier iranien. En effet, si l’administration Obama envisage d’utiliser l’option militaire face à l’Iran – comme pourrait bien être le cas selon l’argumentation développée dans cet article –, alors elle a intérêt à s’assurer la collaboration la plus large possible, y compris en matière logistique, des Etats arabes de la région. Aussi n’est-il pas invraisemblable que les Etats-Unis aient sciemment fait connaître leur actuelle mésentente avec Israël dans le but de se rapprocher du monde arabo-musulman avant le déclenchement d’une opération militaire en Iran.
 
Et même, à supposer que la querelle avec Israël ne fut pas délibérément ébruitée par les Etats-Unis dans l’objectif susmentionné, le fait que cette querelle ait eu lieu, et surtout qu’elle soit arrivée à la connaissance du public, obligera le président Obama à se montrer dorénavant plus ferme à l’égard de l’Iran. Comment, en effet, pourra-t-il justifier, aux yeux des électeurs américains, ses pressions publiques sur Israël si, en même temps, il fait preuve de mollesse vis-à-vis des ambitions nucléaires iraniennes ?
 
Un tel deux poids, deux mesures au détriment d’Israël – et au bénéfice de l’Iran – ne peut que nuire au président Obama auprès de l’électorat américain. Pour mémoire : un récent sondage Gallup montre que le soutien des Américains à Israël n’avait jamais été aussi fort, au cours de la dernière décennie, qu’il ne l’est aujourd’hui ; 63 pourcent des Américains déclarent sympathiser avec Israël dans le conflit qui oppose l’Etat juif à la partie arabo-palestinienne. Il serait difficile pour le président Obama d’ignorer l’état de l’opinion américaine en ce domaine sans mettre en péril sa réélection.
 
La question iranienne et le contentieux israélo-arabe se trouvent ainsi liés inextricablement. D’un côté, les Etats-Unis ne pourront guère rallier le soutien effectif des nations arabes à une action en Iran s’il n’y a pas simultanément reprise du dialogue israélo-arabe. Mais, de l’autre côté, les électeurs américains ne sauront comprendre, et encore moins approuver, que le président Obama s’en prenne à un allié comme Israël sans faire preuve de fermeté à l’égard d’un adversaire comme l’Iran.
 
Conclusion : ou bien la brouille entre les Etats-Unis et Israël marque le prélude à une action musclée des Etats-Unis en Iran, ou bien cette brouille risque de se retourner en 2012 contre l’actuel président des Etats-Unis.


· Ecrivain et ancien fonctionnaire international. Son dernier ouvrage, Ternes Eclats – Dans les coulisses de la Genève internationale (L’Harmattan), présente une critique de la diplomatie multilatérale.
[1] Voir article d’Alain Barluet sur le nucléaire iranien dans Le Figaro du 1er octobre 2009, p.5.
[2] Voir l’article de cet auteur « Face aux desseins nucléaires de l’Iran, il existe plus d’une option militaire », Jérusalem Post Edition Française, 13.01.10.
 
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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 16:14

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 603

 

Réactions des pays du Golfe face à l´éventualité d´un Iran nucléaire

Par : L. Barkan

Fin janvier 2010, alors que les médias américains évoquaient le contexte des tensions entre l´Iran et l´Occident au sujet du dossier nucléaire iranien, et les tentatives américaines pour faire adopter des sanctions contre l´Iran, les Etats-Unis intensifiaient le déploiement de systèmes de défense dans la région du Golfe - y compris des missiles Patriot, navires de guerre et avions de combat.

En réaction, l´Iran a envoyé des messages menaçants et d´autres se voulant rassurants. L´ambassadeur d´Iran au Qatar, Abdollah Sohrabi, a mis en garde les pays du Golfe de ne pas laisser les États-Unis attaquer l´Iran de leur territoire, faisant valoir que "quand il y a une guerre, on ne sait pas qui attaque qui, et le feu brûle tout sur son passage." De même,
le quotidien conservateur iranien Qods a averti que si l´Iran était attaqué, il enverrait immédiatement des représailles contre les États du Golfe, et pas seulement contre les forces américaines sur leur sol - et que les conséquences en seraient insupportables pour ces Etats.

 
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a également mis en garde les pays du Golfe quant à la présence américaine dans la région. En d´autres occasions, il a toutefois déclaré que le déploiement de systèmes de défense par les Etats-Unis était une affaire de routine qui ne dérangeait pas l´Iran, car nul pays n´osait l´attaquer. L´ambassadeur d´Iran au Koweït Ali Jannati s´est également voulu rassurant, précisant que l´Iran n´avait pas l´intention d´attaquer les Etats du Golfe.
 
Réaction officielle des Etats du Golfe : Renforcer la coopération entre les Etats du Golfe et prendre des mesures face à l´Iran
 
Les Etats du Golfe n´ont pas caché leur appréhension face à la possibilité d´un conflit militaire, réagissant sur deux terrains différents : ils ont d´abord cherché à renforcer la coopération entre eux. Par exemple, le 2 mars 2010, ils ont déclaré que la coopération sécuritaire avait été renforcée, notamment les forces blindées, et que des forces navales communes seraient en outre établies.
 
Parallèlement, les Etats du Golfe ont utilisé la voie diplomatique face à l´Iran, à l´instar des pays occidentaux. Le 9 mars 2010, ils ont déclaré oeuvrer pour persuader l´Iran de coopérer pleinement avec l´Agence internationale de l´énergie atomique, précisant que si leurs efforts échouaient, ils prendraient des mesures pour faire imposer des sanctions à l´Iran.
 
Il convient de noter que les Etats du Golfe ont choisi quasi-unanimement d´ignorer la nouvelle du déploiement de systèmes de défense dans les bases américaines de leur pays ; des réactions isolées ont été émises à Bahreïn, dont celles du ministre des Affaires étrangères Khalid bin Ahmad, qui a précisé que le déploiement de missiles était une mesure strictement défensive qui ne menaçait personne.

Parallèlement, les Etats du Golfe ont également eu des contacts individuels avec l´Iran, contacts qui ne semblent pas forcément en phase avec la voie commune officielle adoptée par les Etats du Golfe. La Qatar a notamment exprimé sa pleine confiance dans les intentions pacifiques du programme nucléaire iranien, développant des relations plus étroites avec l´Iran via un accord de coopération sécuritaire et des visites réciproques à visée diplomatique et sécuritaire.

En outre, l´Iran a annoncé la signature de pactes de non-agression avec trois pays du Golfe : le Qatar, Oman et le Koweït. Bien que des éléments au Koweït se soient empressés de nier, ils ont souligné que le Koweït adhérait au principe de ne pas servir de plate-forme à une attaque contre des pays voisins.

 

Si la position officielle des pays du Golfe est conforme à la position occidentale pour tout ce qui touche à la question du nucléaire iranien – recours à la voie diplomatique et sanctions si nécessaire -, les médias du Golfe ont opté pour un ton plus agressif.
 
Journalistes et chroniqueurs ont fait part de leurs craintes face à la perspective d´une guerre et des aspirations nucléaires iraniennes, suggérant des moyens de faire face à la situation. Le débat s´est focalisé sur la question de la coopération avec les Etats-Unis, la question étant de savoir si les Etats du Golfe doivent se préparer à se défendre contre l´Iran en coopérant avec les Etats-Unis ou renoncer à l´alliance avec l´Occident en formant un front homogène contre l´Iran.

 

Consulter le résumé en anglais des réactions parues dans la presse des Etats du Golfe : http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/4086.htm

 

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.



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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 10:10

      repris de : http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/04/14/lambassadeur-diran-a-la-rencontre-de-lextreme-droite-radicale/

 

 

http://www.israelstarnews.fr/2010/04/15/

L’Ambassadeur d’Iran rencontre des militants nazis : les médias français ont la trouille d’en parler

Il faut bien chercher l’information. Elle ne fait pas les gros titres. Mais si on cherche bien, parmi les nombreux blogs du Monde.fr par exemple, on trouve cet article: « L’ambassadeur d’Iran à la rencontre de l’extrême droite radicale » (et il faut vraiment bien chercher). On apprend que le pro-nazi Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur de la République islamique d’Iran à Paris a rencontré, mardi 13 avril, “pour approfondir les relations entre les deux peuples” et “parce que les médias injectent des idées préconçues dans les opinions publiques”, des représentants de différents groupes d’extrême-droite, dont des membres du Renouveau Français (groupe pétainiste et antisémite),  des militants de mouvance “nationaliste-socialiste“ (des nazis tout simplement), et autres sympathisants de Dieudonné.

Incroyable. Et cela se passe en ce moment même en France. Et malgré sa gravité, vous ne verrez jamais cette information au journal du 20 heures.

Par contre, ne serait-ce que si un soldat israélien gifle un terroriste arabe, vous pouvez être sûr de voir des journalistes arriver de toute part et s’indigner d’une nouvelle « provocation israélienne »…

C’est le monde à l’envers.

Et c’est à nous qui sommes lucides et conscients de la gravité de la situation de nous indigner et de contacter les représentants politiques français pour demander l’expulsion du pro-nazi ambassadeur d’Iran.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 19:17

 

 

"Un Iran nucléaire dans le mois"
Par JPOST.COM 
13.04.10

 

 

 

L'agence d'information iranienne Fars à cité Behzad Soltani, la secrétaire général du conseil de coopération scientifique (AEOI) : "Aucun pays ne penserait jamais à attaquer l'Iran" une fois le seuil nucléaire franchi.

Soltani : "Aucun pays ne penserait jamais à attaquer l'Iran" une fois le seuil nucléaire franchi. 
PHOTO: AP , JPOST

"Nous n'avons pas l'intention d'utiliser l'énergie nucléaire uniquement pour la production d'électricité et d'énergie, la prochaine étape est la diversification de son application", aurait affirmé Soltani. Grâce à la radiation, dit-il, "les denrées alimentaires, protéines et légumes seront conservés sur une longue période et seront de qualité supérieure".

Soltani a ajouté que les travaux de construction d'une centrale nucléaire à grande échelle et d'un réacteur de recherche plus réduit dans la ville iranienne d'Arak sont presque terminés et ont été réalisés à 70 %. La technologie, dit-il, permettra à l'Iran d'améliorer son standing politique, économique et technologique. "L'indépendance nucléaire iranienne agira sur la croissance économique, les avancées technologiques et le pouvoir politique du pays l'arène internationale", a suggéré Soltani.

L'Occident craint que le programme nucléaire iranien ne masque ses ambitions de se doter d'un armement nucléaire, une allégation rejetée par Téhéran.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:02

 

 

http://www.alterinfo.net/photo/795339-973657.jpg

Le président français Nicolas Sarkozy appelle la communauté internationale à agir contre l'Iran, à défaut de quoi Israël risque d'attaquer les installations nucléaires iraniennes. "L'acquisition par l'Iran de l'arme nucléaire à des fins militaires, couplée aux déclarations multiples des dirigeants iraniens contre la démocratie d'Israël, c'est un danger et c'est inacceptable. (...) Je ne voudrais pas que le monde se réveille avec un conflit entre Israël et l'Iran parce que la communauté internationale aurait été incapable d'agir.

La question des sanctions, et nous sommes bien d'accord avec le président Obama, c'est une question pour les jours ou les toutes prochaines semaines qui viennent'', a-t-il déclaré dans une interview à CBS à l'occasion de sa participation au sommet sur la sécurité nucléaire à Washington.

Guysen-news

13-04-2010

http://www.alterinfo.net/photo/1310529-1724335.jpgLe président russe, Dimitri Medvedev, a déclaré qu’en cas d’attaque israélienne contre l’Iran, « on peut s’attendre à tout, même au déclenchement d’une guerre nucléaire ce qui aura pour conséquence une catastrophe mondiale. » Medvedev a souligné qu’il ne possédait aucune information lui permettant d’affirmer qu’Israël allait attaquer l’Iran et il a affirmé qu’il avait « de bonnes relations avec Benyamin Netanyahou, mais sur de nombreux sujets, les Israéliens sont tétus. » 

 

http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=4288&Itemid=218

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 22:00

 

 

AP Photo/Meet The Press, William B. Plowman






Ahmedinejad : " les participants au sommet nucléaire sont des débiles mentaux "
Le président iranien a insulté les dirigeants des pays participants du sommet nucléaire de Washington en les traitant de « débiles mentaux »

 

 

Iran-Etats-Unis: la tension monte
Par Noemie Kahn pour Guysen International News 

 

 

Les dirigeants de près de 50 pays ont commencé à arriver dimanche 11 avril à Washington pour un sommet exceptionnel sur la sécurité nucléaire, alors que la tension montait encore d'un cran entre les Etats-Unis et l'Iran


Le secrétaire à la Défense Robert Gates et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton sont apparus côte à côte dimanche 11 avril dans une série d'entretiens télévisés, insistant à chaque fois sur la défiance américaine envers Téhéran. 

"Toutes les options sont sur la table"

"Toutes les options", y compris militaires et nucléaires, sont sur la table pour Washington au sujet de l'Iran et de la Corée du Nord, car ces pays ne respectent pas le traité de non-prolifération, a lancé Robert Gates sur CBS. 

Mme Clinton a souligné pour sa part que la "patience stratégique" des Etats-Unis avait permis d'obtenir un soutien international à des sanctions contre l'Iran. Une allusion aux espoirs de Washington d'obtenir bientôt l'accord de la Chine à de nouvelles sanctions contre l'Iran à l'ONU. 

Le Guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, avait violemment dénoncé quelques heures plus tôt "la menace nucléaire déshonorante" posée selon lui par Barack Obama. Si l'Iran sera dans tous les esprits au sommet de Washington, et sans doute au coeur de bien des entretiens bilatéraux, le thème officiel de la réunion est la sécurisation des stocks nucléaires sensibles, afin d'empêcher que des terroristes ne s'en emparent. 

Soutien d'ElBaradei

M. Obama doit avoir de premiers entretiens bilatéraux dimanche après-midi, dans une capitale américaine soumise à des mesures de sécurité drastiques. Il rencontrera l'Indien Manmohan Singh, le Kazakh Noursoultan Nazarbaïev, le Sud-Africain Jacob Zuma, le Pakistanais Yousuf Raza Gilani et le Nigérian Goodluck Jonathan. 
Le sommet proprement dit commence lundi soir et se poursuivra mardi. 

La Maison Blanche a déjà prévenu que le président demanderait à ses homologues de s'engager à atteindre l'objectif de sécuriser les stocks nucléaires sensibles en quatre ans. M. Obama a déjà enregistré le soutien de l'ancien patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei.

"La plus grande menace qui plane sur le monde serait que des extrémistes puissent avoir accès à l'arme atomique", a estimé l'Egyptien dans une interview au Journal du Dimanche.

"Des sanctions dures sont notre dernier espoir d'éviter une décision très difficile, c'est-à-dire soit une intervention militaire contre l'Iran, soit un monde dans lequel l'Iran a des armes nucléaires"

Le sommet n'est qu'un des volets d'une vaste offensive diplomatique américaine pour relancer le désarmement nucléaire. Il intervient après la signature du nouveau traité START de désarmement nucléaire avec la Russie, le dévoilement d'une nouvelle doctrine nucléaire limitant les cas d'emploi de la bombe, et avant la conférence de révision du traité de non-prolifération nucléaire (TNP), en mai à l'ONU.

Selon le blog The Cable, le vice-président Joseph Biden doit recevoir des chefs d'Etat lundi à sa résidence, afin de préparer ce rendez-vous sur le TNP. A Washington, le sénateur indépendant Joe Lieberman a qualifié le sommet de "bonne idée". Mais les efforts de Barack Obama seront vains, a-t-il averti, si l'Iran poursuit ses ambitions nucléaires. 

"Des sanctions dures sont notre dernier espoir d'éviter une décision très difficile, c'est-à-dire soit une intervention militaire contre l'Iran, soit un monde dans lequel l'Iran a des armes nucléaires". Dans un cas comme dans l'autre, "tous les efforts que font le président et d'autres seront balayés, que ce soit le traité START (de désarmement nucléaire avec la Russie), ou le sommet nucléaire de cette semaine", a-t-il affirmé. 

(G.I.N avec agences)

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 20:01

 

 

http://www.actu.co.il/2010/04/


Pour la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, Israël pourrait contribuer largement à la conférence sur l’énergie atomique et la sécurité prévue à Washington. Elle réagit ainsi à l’annonce du Premier ministre, Benyamin Netanyahou, qui a annulé sa participation. Elle a précisé que la principale préoccupation qui inquiète le monde libre actuellement consiste dans le risque que l’arme nucléaire ne tombe entre les mains d’organisations terroristes. Selon elle, Israël peut aider largement à la prévention d’attentats éventuellement prévus par des organismes de ce type.

En outre, le président de l’ex puissance mondiale démantelée en 1917, Erdogan, s’est montré moins conciliant. Il a l’intention de mettre le nucléaire israélien à l’ordre du jour. Il soutien que le monde entier ferme les yeux sur le programme nucléaire israélien, alors que l’Iran fait l’objet d’une surveillance rapprochée. Il prétend que la raison pour laquelle les restrictions imposées à l’Iran dans ce domaine proviennent du fait qu’elle est membre de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA). Erdogan ignore volontairement les menaces proférées par le dictateur iranien qui veut effacer Israël de la carte.

Le président Shimon Pérès a critiqué allusivement l’indifférence générale aux menaces proférées contre Israël par l’Iran. Il semble peu convaincu par la nouvelle direction que prennent les efforts américains, qui détourne l’attention vers une incertaine problématique de l’armement nucléaire éventuel de terroristes non gouvernementaux.

Il a pris la parole à la cérémonie du souvenir de Yad Vachem:

 « Nous avons le droit et le devoir d’exiger des nations du monde de ne pas adopter à nouveau une attitude d’indifférence qui met en danger des millions de victimes humaines potentielles, y compris de leur côté. Les oreilles de l’ONU ont le devoir de s’ouvrir aux menaces d’extermination provenant d’un Etat qui en est l’un des membres, et qui s’adressent à un autre Etat-membre. »

Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, a choisi un langage plus direct: « Les dirigeants de l’Iran se sont lancés dans une course effrénée à l’armement nucléaire et ils proclament ouvertement qu’ils veulent détruire Israël. Aucune protestation ni condamnation adéquates n’ont été entendues ; aucune sirène d’alarme ni aucun blâme. Le monde accepte les déclarations iraniennes contre Israël. J’appelle le monde libre à condamner sans ambigüité et avec véhémence l’Iran pour sa conduite impardonnable. Il doit tout mettre en œuvre pour en empêcher l’armement nucléaire. »

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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