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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 15:24

 

 

L’IRAN, l’OTAN et ISRAEL

 

Raphaël DRAÏ

 

Chronique de Radio J, du 21 novembre 2010.

 sur : http://www.raison-garder.info/2010/11/l%E2%80%99iran-l%E2%80%99otan-et-israel-par-raphael-drai/

 

 Raphael_Drai

Le dernier sommet de l’OTAN à Lisbonne conduit à se poser des questions cruciales concernant la raison d’être de cette organisation et les nouvelles missions qui sont les siennes. A l’évidence, depuis que l’ URSS a disparu, que la Chine joue le jeu du capitalisme, que Cuba est devenu sa propre caricature, que la Corée du Nord évoque plus Ubu roi que Karl Marx, surtout depuis ses derniers bombardement contre la Corée du sud, à l’évidence donc, le monde n’est plus séparé entre capitalistes et communistes. Encore que la mentalité soviétique persiste chez nombre d’ex- marxistes recyclés dans l’écologie politicienne ou dans les droits de l’homme à la sauce fanatique. Mais la cassure entre le monde libre et l’autre monde n’a fait que se déplacer. Elle partage aujourd’hui les Etats qui se veulent démocratiques et ceux qui  propagent l’absolutisme théocratique. Qui aurait pu imaginer le 9 novembre 1989, lors de la chute du mur de Berlin, qu’un jour la démocratie américaine aurait à se protéger contre des tirs de missiles à  longue portée en provenance du territoire iranien ? Désormais, ces missiles menacent toute l’aire euro- méditerranéenne  et une grande partie de l’Afrique.

 

Pourtant les boucliers anti –missiles, seraient –ils intercontinentaux,  ne seront pas suffisants pour venir à bout de l’islam absolutiste et des organisations qui le servent, comme l’AQMI qui détient toujours des otages français dont certains en grave état de santé. C’est pourquoi la défense du monde libre ne peut plus se concevoir sans une lutte déterminée et sans concessions contre cette plaie planétaire. Ils ne sont pas nombreux, les Etats où elle incube et d’où elle émane : l’Afghanistan, le Pakistan  et l’Iran, l’Iran que le président Sarkozy vient de désigner nommément à Lisbonne, comme le danger le plus grave qui pèse sur notre monde. Les autres ne sont que des comparses ou des satellites, mais qui engagent tout de même leur responsabilité. C’est préparer la victoire de cet islamisme exterminateur que de laisser entendre, par exemple, qu’il ne saurait y avoir de victoire militaire en Afghanistan. En relations internationales, le réalisme  est une chose, le défaitisme une autre chose. Lanterner avec l’Iran qui progresse dans la mise au point de ses armes atomiques et de leurs lanceurs c’est jouer au bilboquet avec la planète entière. Au demeurant le sigle de l’OTAN devrait être changé pour celui de l’OTML, l’Organisation du Traité du Monde Libre. Surtout depuis que la Russie s’y fait représenter.  Chaque démocratie digne de ce nom et soucieuse de son avenir devrait y prendre sa charge et ses devoirs sans aucune équivoque, sachant que la démocratie israélienne se trouve en première ligne pour la défense de ces valeurs vitale.

 

                                             Chronique de Radio J, du 21 novembre 2010.

L’OTAN, à Lisbonne, confie au plus ambivalent de ses membres -pour ne pas dire que la Turquie ait basculé depuis longtemps-, le gardiennage et le contrôle de son bouclier anti-missile et, donc, de sa propre protection ; celle, incidemment, d’Israël, qui devra trouver d’autres fréquences.

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 14:21

 

 

Les tueurs d’ El Qaida et le Pape Benoît XVI par Raphaël Draï

Raphael_Drai

Chronique de Radio J  du 15 novembre 2010:

Les déclarations du dernier synode des évêques pour le Moyen Orient ont suscité suffisamment d’émoi et  provoqué assez de réprobations pour en examiner les suites. Elles ont eu des lendemains sanglants. Les images du  massacre de fidèles et de prêtres dans une église de Bagdad  par les tueurs d’El Qaida sont encore dans les esprits.

Continuer la lecture 

http://www.raison-garder.info/2010/11/les-tueurs-d%E2%80%99-el-qaida-et-le-pape-benoit-xvi-par-raphael-drai/

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 22:40

 

L’échec d’Obama et la Gauche “de droit divin”

Raphael Draï , chronique de radio J, 8 novembre 2010 

 

La défaite de Barack Obama lors des élections dites de «  mi- mandat » est certainement imputable à ses échecs en politique intérieure, au décalage de plus en plus criant entre son image et ses messages de la fin 2008, d’une part, et les réalités économiques de l’année 2010 d’autre part. Cette défaite marque également le désaveu de sa politique au Moyen Orient et du  choix fait, il y a deux ans, d’une stratégie de pression contre l’Etat d’Israël.

Après un moment d’incrédulité et une phase de flottement, le gouvernement légitime de Benjamin Netanyahou ne s’est pas laissé impressionner. Il  y a résisté, ayant compris que le danger venait de la vision purement idéologique nourrie par le président américain fraîchement élu au regard d’autres réalités, celles complexes et virulentes de cette partie du monde. Pareille cuisante défaite signe également l’échec de la tentative de division des organisations juives américaines, tentative  à l’enseigne de J- Street avec sa succursale européenne à l’enseigne de J- Call. Il s’agit d’en tirer les leçons, au lieu de s’acharner au soviétisme terminologique, si ce n’est au ressentiment, comme vient de s’y exposer une nouvelle fois l’ancien Ambassadeur d’Israël à Paris, Elie Barnavi.

Dans une contribution à l’édition du 1er novembre de Marianne, reprise sur le site du CRIF – dont on se demande si c’est bien sa mission de se prêter à cette guerre verbale – il croit devoir lier ses considérations sur le sort des chrétiens d’Orient à l’action de ce qu’il nomme les colons  fanatisés, à Jérusalem et ailleurs. Au fond, l’ancien ambassadeur de l’Etat d’Israël en France est capable de dénoncer  tous les fanatismes sauf celui dont il ne cesse de faire preuve. Ce fanatisme, heureusement verbal, est celui d’une «  gauche », imaginaire ou présumée, dont la représentativité électorale se réduit de plus en plus. Cette gauche-là qui appelle, avec David Grossman, à fronts renversés, au boycott de citoyens israéliens et dans laquelle il n’est pas sûr que ni Léon Blum ni Aaron David Gordon se reconnaîtraient, est incapable d’admettre ses excès, ses échecs et de se déjuger. Elle bénéficie de l’écho disproportionné qui est le sien dans de nombreux médias pour une seule raison, hautement problématique : elle parle comme souhaitent qu’elle parle ceux pour qui le sionisme confine à l’Apartheid, et qui rêvent de déposséder le peuple juif de sa capitale. Il faut en même temps reconnaître que cette gauche n’est pas la seule en Europe à nourrir ce désir politico – théologique d’un autre âge : le gouvernement britannique du conservateur et rétrograde David Cameron, avec son impayable ministre des Affaires étrangères, n’est pas en reste. L’Histoire juive en a vu et en a entendu d’autres. Pas plus que l’idée de socialisme n’est le monopole d’une telle gauche, le sens de  cette Histoire ne sera dicté par l’antisionisme, ni par le post-sionisme. Et, comme à Rome, il y a quelques semaines, ils seront de plus en plus nombreux , Juifs ou non, à le faire savoir. 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 12:37

 

 

 

RAISON GARDER :

 

PROCHAINE CONFERENCE LE 25 NOVEMBRE 2010

 

L’équipe de Raison Garder est heureuse de vous annoncer la publication

début novembre du prochain numéro de la Revue Controverses (n°15),

qui consacre son dossier à :


« Raison Garder : un tournant de l’opinion ».

 

Ce dossier clarifie, analyse et projette dans l’avenir les idées principales de la déclaration à laquelle vous avez bien voulu confier votre signature.

 

 

 

Par ailleurs, nous sommes heureux de vous annoncer le lancement du site internet de

Raison Garder (autour de 13h, le jeudi 04 novembre 2010)  :


http://www.raison-garder.info/

 

!cid B0237F8C5C094CC5A71BD10E1BC87C19@PCdeJeanMarc

 

Vous pourrez y retrouver nos communiqués, les articles et analyses de nos membres actifs,

les annonces de nos prochaines conférences…Un condensé de toute notre actualité !

 A très bientôt

 Raphaël Draï et Shmuel Trigano

 


 

 

Pour consulter le site web de Raison Garder : http://www.raison-garder.info/

Pour nous écrire : info@raison-garder.info  

 

 

Pour accueillir cette prochaine livraison, nous sommes heureux de vous inviter à notre

prochaine conférence : 

 

 

QUELLE PAIX POUR QUEL PEUPLE ?

 

le jeudi25 Novembre 2010, à 20h00

 

Interventions de :

- Michaël Bar-Zvi : Docteur en Philosophie, Professeur à la faculté d'Education de Tel Aviv,

auteur de Eloge de la guerre après la Shoah, Ed. Hermann

 

- Raphaël Draï : Professeur Emérite de science politique, auteur de

Le plus grand mensonge du monde. Théorie juridique et théorie psychanalytique, Ed. Hermann

 

- Daniel Sibony : psychanalyste, écrivain, professeur des universités,

auteur de Proche orient, psychanalyse d'un conflit, Ed. du Seuil

 

- Shmuel Trigano : Professeur des Universités, Président de l’Observatoire du Monde Juif,

Directeur de la Revue Controverses

 

 

P.A.F. : 5€, à régler sur place, le soir même.

 

Le numéro 15 de Controverses sera en vente sur place au prix de 20€.

 

Réservation obligatoire (places limitées et entrée nominative) en envoyant un mail à : conference@raison-garder.info  

 

L’adresse parisienne de la salle vous sera communiquée par retour de mail dès réception

de votre inscription.

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 16:13
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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 00:49
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:40

 

 

 

L'Icône et la Loi

 

 

     Chronique de Raphaël Draï sur Radio J , Ier novembre 2010

 

Pendant que les animateurs et que les porte – paroles de JCall découvrent enfin la lutte contre le boycott anti –israélien , le chercheur Pierre- André Taguieff fait l’objet d’une campagne qui s’assimile à une véritable chasse à l’homme. Pourquoi cette ire et cette haine ? Ce spécialiste de l’antisémitisme ancien et contemporain  a osé s’en prendre à l’une des «  icônes » de ce boycott dangereux et illégal.

 

Au passage l’on peut déplorer que dans cette épreuve les signatures de quelques-uns des soutiens  les plus notoires de JCall lui aient manqué. Mais revenons à l’ « icône », à Stéphane Hessel, déclaré tabou et intouchable pour quatre motifs  principaux qui ne sont pas incontestables. Passons sur le premier : ses origines juives. Elles le sont sans doute d’un point de vue purement biographique mais toute l’existence de ce nonagénaire s’est déroulée en dehors du judaïsme. Et  puis, naître ceci ou cela ne vous dispense d’aucun devoir ni du respect des lois. L’on invoque ensuite la déportation de Stéphane Hessel sous l’occupation nazie et ses actions de résistance. En effet , mais ces actions là ne justifient d’aucune manière son appel actuel à  transgresser l’article 225 du Code pénal qui sanctionne  de façon particulièrement claire les incitations  au boycott, sous toutes ses formes , et les passages à l’acte qui s’ensuivent. Sans amalgamer les deux situations, en 1961 un Résistant prestigieux , Hélie de Saint Marc ,  avait transgressé les lois de son pays au nom de son idéal. Il l’a payé de plusieurs années d’emprisonnement. Autre argument contestable : la participation de Stephane Hessel à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’ Homme. Cette participation ne saurait faire oublier que le véritable «  père » de la dite Déclaration fut René Cassin, lequel milita toute son existence pour la défense du peuple juif, puis pour celle de l’ Etat d’ Israël .

Le dernier argument est d’ordre politique . Il suffit,  hélas,  de  prendre connaissance des déclarations de Stéphane Hessel sur le conflit israélo -palestinien ou sur les responsabilités dans l’affaire de la « flottille turque »  pour être rebuté par son simplisme , son manichéisme , ses parti- pris ;  par sa méconnaissance des violences en provenance notamment du Fatah et du Hamas . A le lire l’on se convainc  rapidement que derrière ses apparences, cet homme n’est pas un homme de paix mais un être de pensée  guerrière et de ressentiment. Tant qu’il est resté sur le  terrain politique, ses opinons sont restées discutables sur ce terrain-là. Mais ces mêmes opinions outrancières l’incitent  à la violation de la Loi et donc l’exposent aux sanctions prévues par celle –ci. Ayant participé à la rédaction de la Déclaration Universelle des droits de l’ Homme il devrait, le premier, en prendre conscience avant d’avoir à en rendre compte .

En attendant , boycott ou pas, l’économie  d’ Israël n’a jamais été aussi florissante, les investisseurs se pressent à ses portes et Stanley Fischer,  le Directeur de sa banque centrale vient d’être compté parmi les meilleurs financiers de la planète .

 

                                                                                          Raphaël Draï 

Cf . la motion de soutien de Raison Garder  à Sammy Ghozlan du 4 octobre 2010 . 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 10:32

 

 

Petition contre JCALL

 

 

“Pour la vérité, pour Israël” : à la conquête d’un objectif pleinement réalisé 


Titre en anglais : "For the truth, for Israel": the conquest of a successful result


Pour visionner la vidéo complète de la manifestation : http://www.radioradicale.it/scheda/312536


Adaptation française : Marc Brzustowski

 

pour : www.fiammanirenstein.com ; http://www.dialexis.org/php/index.php

 

  

© 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

  

Chers amis,




Dès que nous avons commencé, en juin, à nourrir le projet de cet évènement « Pour la vérité, pour Israël », il faut bien l’avouer, nous avons dû passer et repasser par de fréquents détours : [aurait-il lieu] en plein-air ? Ou dans un lieu couvert ? Serait-il vraiment bipartisan ?, [fallait-il qu’il ait lieu] en septembre ? Ou, plutôt en octobre ? …

 

Il a pris naissance au sein de notre petite famille, Sharon, moi-même et quelques amis proches, comme Giancarlo Loquenzi, le rédacteur du quotidien en ligne « l’Occidentale », qui nous a bombardé de ses idées aussi fulgurantes que pertinentes ; Robert Hassan, qui nous obsédait par le rappel constant des problèmes de budget ; Raffaella, qui nous a prodigué sa gentillesse, ses chocolats, et consacré une majeure partie de son temps. Nous avons aussi pu disposer d’un comité promotionnel de stature internationale, qui a travaillé en s’impliquant énormément : le philosophe français, Shmuel Trigano ; Bastiaan Belder, Membre néerlandais du Parlement Européen (EPP) ; Gert Weisskirchen, ancien membre du Parlement allemand (SPD) ; Ricardo Pacifici, le Président de la Communauté juive de Rome ; Giorgio Israël, professeur et écrivain ; les journalistes Giuseppe Caldarola, Angelo Pezzana, Daniele Scalise, Carlo Panella ; David Zard, producteur de spectacles musicaux ; Anita Friedman, Présidente d'« Appuntamento a Gerusalemme » [« Rendez-vous à Jérusalem »].


Giuliano Ferrara a immédiatement accepté de faire de son [journal] "Il Foglio", le support d’accueil quotidien de cet évènement, et le journaliste Giulio Meotti s’est avéré extrêmement aidant pour atteindre notre but. Jour après jour, ils ont publié de pleines pages, rédigées pour nous, par nos amis à travers le monde entier. L’enthousiasme de Ferrara nous confirmait que nous allions dans la bonne direction – en dépit des hésitations, détours, changements de dates ou de localisation… Lorsque nous avons pris la décision définitive, le Sénateur Gaetano Quagliarello, Président de la Fondation Magna Carta [« Carte Maîtresse »] nous a aidés à trouver la salle de conférence, que nous a gracieusement offerte la Chambre de Commerce de Rome. C’était l’endroit le plus beau que nous aurions jamais pu imaginer : le Temple d’Hadrien, un splendide espace en intérieur, qui fait face à un square très populaire, la Piazza di Pietra, où nous avons installé un écran géant pour permettre [aux gens] de suivre ce qui se déroulait en intérieur.


Quand le Jour-J est arrivé, nous avons réussi à combler totalement les espaces intérieur et extérieur, grâce aux gens, circulant parmi les banderoles, dans une atmosphère chaleureuse de grande convivialité : selon les estimations, il y avait 3000 personnes. Nous avons dû présenter nos excuses des dizaines de fois, à tous les ministres, vice-ministres, membres du Parlement, écrivains, journalistes italiens et étrangers qui souhaitaient entrer et venir parler. Certains d’entre eux n’ont même pas pu accéder à la tribune. Au total, ce sont 63 discours qui ont pu se tenir durant l’évènement. Giancarlo, qui présidait la soirée, s’est comporté en vrai héros, maîtrisant parfaitement cette ruée vers le microphone. Lorsque c’était au tour du Président Aznar de parler, le Ministre des Affaires étrangères Frattini attendait patiemment ; quand le Ministre de l’égalité des chances Mara Carfagna prenait la scène d’assaut, Piero Fassino et Franscesco Rutelli, leaders de l’opposition, se faisaient plus pressants ; lorsque c’était l’ancien rédacteur en chef d’ « Il Corriere della Sera », Paolo Melli qui exposait ses idées, l’écrivain Raffaele La Capria, le Professeur Ernesto Galli della Loggia, l’écrivain Alain Elkan et le critique d’art Vittorio Sgarbi, célèbres pour leurs programmes culturels à la télé, attendaient leur tour. Alors que nous lisions le message adressé par Berlusconi, et celui de Walter Veltroni, ancien chef du Parti Démocrate, le porte-parole de la Chambre des Députés, Gianfranco Fini et le porte-parole du Sénat Renato Schifani restaient sur le qui-vive, prêts à prendre la suite immédiatement après.


L’écran géant installé dans le square répercutait les messages de Shimon Peres, Bibi Netanyahou, et celui de l’écrivain Roberto Saviano, l’auteur du Bestseller “Gomorrhe”, sur la maffia italienne : c’était un message plein de cette nostalgie très particulière qu’éprouvent ceux qui connaissent bien Jérusalem. Les animateurs d’émissions rivalisaient pour nous interviewer, les journaux quotidiens avaient envoyé leurs meilleurs correspondants et leur sentiment de surprise transpirait à travers leurs grands titres du jour suivant.


Tout au long du parcours, nous n’avons cessé de nous interroger : “Est-ce vraiment le bon moment? Le public est-il suffisamment « chaud » pour ça ? Après tout, il n’y a pas de casus belli, la soi-disant flottille pacifiste est déjà repartie, nous ne sommes pas en guerre, par chance, il y a peu d’attentats… » Mais, en dépit de mes appréhensions, les gens auxquels nous nous adressions ont su nous répondre de la meilleure façon, parce qu’ils sentent qu’en ce qui concerne Israël, il n’y a pas simplement des évènements critiques, mais bien une crise permanente. Israël est, chaque jour, menacé, d’un point de vue aussi bien physique que moral, par Ahmadinedjad, par le Hamas, par le Hezbollah, mais plus particulièrement par les mensonges et la diffamation en provenance directe de notre monde et qui se retourne contre notre propre civilisation.

 
Les gens ont ressenti que les mensonges qui recouvrent Israël d’un épais brouillard de slogans insignifiants sont en train de rendre notre culture, elle-même, insignifiante : désigner Israël comme “raciste” vide la notion même de “racisme” du sens de cette longue lutte que l’Occident a mené contre ce fléau. Nous avons commencé à percevoir,  par le très grand nombre et le contenu enthousiaste des messages que nous avons reçu sur Facebook et sur mon site internet, que le bouchon d’une bouteille remplie à ras bord était littéralement sur le point de sauter. Les gens lucides en ont vraiment assez des mensonges à propos d’Israël, des commentaires abusifs, des accusations de racisme, et de ces attaques aussi systématiques qu’obsessionnelles, de la part de l’ONU, qui condamne Israël dans 80% de ses résolutions. Nos interlocuteurs ont senti qu’Israël était en passe de devenir une sorte “de mort-vivant en errance”, rendu comme indigne de vivre à cause d’une campagne de délégitimation qui peut même aller jusqu’à accuser les soldats de Tsahal de tuer intentionnellement les Palestiniens dans le seul but de prélever leurs organes. Ils savent également que le droit à l’auto-défense élémentaire d’Israël contre les pluies de missiles ou contre les attentats terroristes risque d’être purement et simplement défini comme un “crime de guerre”, et, par conséquent, de condamner cet Etat à succomber.



J’ai fréquemment pensé que le bon sens finit, presque toujours, par s’écarter de la façon dont les élites s’y prennent pour traiter d’un problème donné : dans le cas du Moyen-Orient, la fine fleur de l’élite est née [a grandi] à travers les clichés obsolètes du tiers-mondisme, de l’anticapitalisme et de l’anti-impérialisme. Quand Arafat rendit visite au Général Giap au Vietnam, le Général lui suggéra alors de transformer la cause palestinienne, pour faire d’un problème local un sujet universel, et ainsi parvenir à conquérir les intellectuels, les journalistes, les politiciens. En un mot : l’élite. Cette suggestion allait être extrêmement rentable pour Arafat. L’élite palestinisée a, ainsi, appris comment utiliser les médias internationaux et, le plus important, les organisations internationales, telles que l’ONU, et comment les transformer pour qu’elles deviennent ses principales forteresses, à partir desquelles répandre sa haine pour Israël. Ce véritable scandale a tout loisir de se donner libre cours au sein même du Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme, qui n’en finit pas de condamner Israël, pour mieux faire oublier l’Iran, la Chine et le Soudan.


Le temps est venu, à présent, de reconquérir ces forteresses. Nous avons entamé ce périple en compagnie de grands et vrais amis et nous ne nous arrêterons pas là. Pendant ce temps, nous avons fondé SUMMIT, un [institut] observatoire des politiques internationales et nous espérons que tous nos amis européens nous y rejoindrons. Notre travail sera tout spécialement dédié à aider Israël, parce qu’il s’appuie sur la prise de conscience fondamentale que défendre le droit à l’existence d’Israël signifie, en réalité, défendre la liberté pour chacun d’entre nous. Grâce au parrainage de la RAI (le service public de la radio-télévision italienne), nous travaillons actuellement à la rédaction d’un livre, à la fois en italien et en anglais, qui recueillera tous les messages qui ont été communiqués durant cette manifestation du 7 octobre. Il sera probablement présenté au public en décembre à Rome. Nous pensons également diffuser, à travers toute l’Europe, le fruit de notre travail, qui fait écho à celui de toutes les personnes venues à Rome pour témoigner de leur engagement dans cette bataille.


L’ensemble de l’Europe constitue notre principal sujet de préoccupation, parce que ses distorsions dès qu’il s’agit d’Israël sont, à la fois, dangereuses pour Israël, mais aussi autodestructrices pour elle-même. Et, bien entendu, nous comptons vivement sur votre soutien à tous !

Fiamma Nirenstein


*traduit en anglais par Silvia Pallottino

---
Hon. Fiamma Nirenstein

 Vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères

 Présidente de la Commission d’enquête sur l’Antisémitisme

Chambre des Députés italiens.


www.fiammanirenstein.com  

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 14:54

 

 

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Petition contre JCALL

 

 

COMMUNIQUE RAISON GARDER

 

Les représentants de Raison Garder ont pris part le 7 octobre dernier au meeting organisé à Rome par le député Fiamma Nirenstein,

 

« pour la vérité, pour Israël ».

 

Ce meeting a rassemblé de nombreuses personnalités politiques et intellectuelles de tout le spectre politique italien ainsi que des personnalités internationales, dont José Maria Aznar, ancien premier ministre espagnol.

 

Il peut être visionné en cliquant sur le lien suivant :

http://www.radioradicale.it/scheda/312536

 

Nous sommes heureux de vous présenter dans ce communiqué les allocations de Raphaël Draï et Shmuel Trigano.

 

Raphaël Draï, Ce qui s’est passé à rome

 

Chronique de Radio J, le 10 Octobre 2010

 

Pour les dirigeants de la communauté juive de France, elles seraient très nombreuses les leçons à tirer après le formidable rassemblement de soutien à Israël qui s’est tenu à Rome le jeudi 7 octobre. Au cours de ce rassemblement, dans le prestigieux Palais d’Hadrien, au cœur de la capitale italienne, près de cinquante orateurs et oratrices se sont succédés –je dis bien cinquante– chacun et chacune ne disposant que de trois minutes pour s’exprimer, à commencer par l’ancien Premier Ministre espagnol, José-Maria Aznar. Shmuel Trigano et moi-même avons eu l’honneur de le faire au titre de « Raison Garder » et de l’exceptionnelle audience accordée à la pétition du même nom. Pendant plus de trois heures se sont donc succédés au pupitre patronné par la Chambre de commerce italienne, laquelle en l’occurrence n’avait pas eu froid aux yeux, des hommes et des femmes politiques de premier plan, des ministres du gouvernement italien, des parlementaires également de premier plan, des journalistes de renom, des responsables d’associations prestigieuses, notamment chrétiennes, catholiques et protestantes, les représentants des oppositions iraniennes et syrienne, et bien sûr, le grand Rabbin de Rome. Tous et toutes ont proclamé haut et fort, sans une once d’ambiguïté, non pas leur attachement verbal et opportuniste à l’ Etat d’Israël, mais leur soutien complet et complètement réfléchi à l’existence de cet Etat représentant à leurs yeux la première ligne de défense du nouveau monde libre. On entend déjà l’objection : «  Certes, mais il y avait beaucoup de gens de droite ! ». En effet mais qu’il soient bénis face à une gauche écervelée, décervelée, démagogique et amnésique qui joue contre Israël la carte de l’électoralisme, comme on peut en juger par de récentes prises de positions du PS en la matière.

Une soirée d’amitié, de franchise et de courage, loin du double langage et des inhibitions d’une grande partie de la classe politique en France. Deux dernières précisions. En Italie la population juive ne compte que 22000 âmes, soit le quart de la seule population juive de Paris. Et puis tout ce rassemblement a reposé sur les épaules de Fiamma Nirenstein, d’un petit bout de femme mais avec dans le regard des  lueurs du Buisson ardent.

De quoi en prendre de la graine…

 

 

 

Allocution de Shmuel Trigano

 

En quoi la « vérité » est-elle engagée lorsque l’on parle d’Israël si ce n’est parce qu’un mensonge de plusieurs années déforme les faits et corrompt tous les critères de la moralité et de l’esprit ?

 

Ce mensonge n’est pas le produit d’un hasard mais l’effet d’une idéologie politique et d’une stratégie qui projettent la destruction d’Israël à travers sa délégitimation.

 

La légitimité est en effet la justification morale d’une existence. Quand on veut tuer quelqu’un, on commence par le présenter comme un monstre, un être hors de l’humanité.

 

C’est bien ce qui se passe avec tous les mensonges sur Israël totalement en porte à faux avec la situation réelle sur le terrain, à Gaza et dans les Territoires.

 

Un faux récit de la réalité a été imposé : malheur à celui qui s’en écarte car une puissante censure et l’exclusion le guettent ! Une nouvelle doxa est imposée à l’Occident.

 

De quoi parle-t-on quand il s’agit de « défendre » Israël  si ce n’est de lutter contre la programmation de sa destruction et avant tout d’affirmer sa dignité morale et son droit d’exister? Le peuple juif est un peuple légitime. Ses droits sont réels et il n’a aucunement besoin de se justifier d’exister. C’est ce que le monde doit accepter comme un fait.

 

Le faux discours sur Israël empoisonne la possibilité de la paix, au Moyen-Orient et en Europe, car quand quelque chose est perverti dans le langage, c’est tout le discours qui est corrompu.

 

Il y a un principe historique : ce qui arrive aux Juifs en premier finit pas arriver à tous les hommes en général. Israël est ainsi devenu le front, le sujet le plus décisif de l’Europe et de la démocratie.

Il faut remercier Fiamma pour son audace et féliciter le Judaïsme italien. Peu nombreux il est plus courageux que bien des communautés juives plus importantes numériquement. Je veux dire « merci » au peuple italien pour son amitié envers le peuple juif. Je suis triste de dire qu’une semblable manifestation serait impossible à Paris.

 

Je vous apporte le soutien des 12 000 signataires de la pétition « Raison garder » que nous avons lancée en mai dernier contre la délégitimation d’Israël.

 

 

 

Allocution de Raphaël Draï

 

Aujourd’hui est un jour faste, un grand jour. Durant ces deniers mois et ces dernières années, depuis le début des événements qualifiés en France de « nouvel antisémitisme », nous avons fait face à cette triste et décourageante affirmation : «  L’Etat d’Israël, l’Etat juif, est  isolé dans le monde entier. L’Etat d’Israël est un Etat-ghetto ». Contre cette affirmation létale, nous avons trouvé le courage de résister et de poursuivre, étape après étape, notre tache parce que notre opinion allait en sens contraire. Bien sûr, la situation de l’Etat d’Israël n’est pas facile. Il doit  se confronter à trois types de guerre : le terrorisme, la guerre conventionnelle et face à l’Iran, la guerre nucléaire. Mais Israël n’est pas isolé dans le sens finalement antisémite de ses ennemis. Ce soir, à Rome, en ce lieu  symbolique, le Palais d’Hadrien, nous attestons que si l’Empereur de la Rome antique a consommé la destruction de Jérusalem et du Temple juif, il n’a pas détruit le peuple juif et son espérance qu’un jour ce Temple serait reconstruit dans une Jérusalem indivisible au nom de l’humanité entière, elle-même en voie de reconstruction. Mais cette reconstruction ne sera possible qu’avec l’aide de ces hommes et de ces femmes que la Tradition juive nomme : les Justes parmi les Nations, ajoutant que la part de ces Justes sera grande dans le monde qui vient. Et ce soir, ici, ces Justes ne constituent pas le plus petit nombre…

Il faut ajouter deux dernières considérations, importantes pour l’avenir. Dans nos efforts infatigables pour la défense de la démocratie israélienne parmi toutes les démocraties de la planète, nous devons contribuer au changement de l’idéologie dominante, cette pseudo-éthique : l’éthique « asymétrique » selon laquelle dans nos relations personnelles ou internationales nous devrions remplir toutes nos obligations tandis que nos vis-à-vis seraient exemptés des leurs. Il faut reconstituer là une éthique de la réciprocité et lui donner force.  Quiconque réclame pour lui-même plus de démocratie, plus de liberté : liberté de conscience, de religion, d’établissement, d’aller et de venir, doit respecter et promouvoir les mêmes libertés à l’égard d’autrui, y compris dans le monde arabo-musulman.

Par ailleurs et enfin, il n’est pas de civilisation digne de ce nom sans le règne de la loi et le respect de l’Etat de droit. Mais la démocratie n’est pas la loi du plus grand nombre et de lui seul, qu’il s’agisse de personnes, d’organisations ou d’Etats, comme c’est malheureusement trop souvent le cas dans les instances de l’ONU. Aujourd’hui le grand nombre, le « gros nombre », sévit contre l’Etat d’Israël, demain ce sera contre n’importe quelle autre démocratie, comme la France commence à en faire l’expérience.

 Il faudra ne pas l’oublier.

 

Pour la  manifestation de cette liberté de l’esprit  soyez infiniment remerciés.

 

                                                          

 

***

  

  

 

 

Motion de soutien de Raison Garder au Président du BNVCA, Sammy Ghozlan

Les participants à la réunion de RAISON GARDER du 4 octobre tiennent à exprimer leur vive préoccupation à la suite des attaques ad hominem visant Mr Sammy Ghozlan, Président du BNVCA, en raison des actions en justice intentées par le BNVCA contre les promoteurs des entreprises de boycott anti-israélien menées en France.

  • Ils rappellent que ces actions judiciaires sont menées, tant sur le fond qu'au regard de la procédure suivie, dans le cadre strict de la législation de notre pays, notamment du fait de la violation de l'article 225 du Code pénal prohibant ces entreprises discriminatoires avec le climat d'intimidation et de violence qui les accompagne.
  • Ils soulignent que la condition de parlementaire ou de responsable d'association exige d'autant plus le respect de ces dispositions, au lieu de leur transgression systématique et délibérée.
  • Ils soulignent en outre que les procédures en cours font toute leur place aux droits de la défense.
  • Ils s’inquiètent à ce propos de l'ingérence dans la vie judiciaire française de députés et sénateurs algériens qui croient devoir prendre à partie nommément le président du BNVCA dans des termes particulièrement insultants.
  • Ils expriment leur solidarité avec le président du BNVCA et saluent par ailleurs ses efforts pour le progrès du dialogue interreligieux et de la coexistence civile, notamment en Seine-saint-Denis, efforts salués par tous les acteurs de ce dialogue.

 

Pour nous écrire: raisongarder@dialexis.org

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 07:39

 

 

 

 

Les amis d'Israël

 

BLOG-DANILETTE.jpg

 

 

Honneur à Fiamma Nirenstein , l'initiatrice de la soirée de soutien à Israël, à Rome

 

Texte et sous-titrage vidéo de Danilette

 

Fiamma Nirenstein est l'initiatrice de la soirée de soutien à Israël qui s'est déroulée à Rome le 7octobre 2010, voici son allocution :
Je suis très émue, vous devez comprendre que c'est une expérience...

Merci, je devrais vous remercier tous un par un, ceux qui ont  fait un long trajet en avion, mes très chers amis qui ont des obligations importantes...parce que nous nous y sommes  mis à quatre et avons construit ce projet comme des fous, comme des fous en passant beaucoup de coups de téléphone, on a fait ça comme des fous, en pensant que ce sentiment que nous avons à l'intérieur de nous, cette rage insupportable et cette souffrance de voir cette haine contre Israël , cette rage a débordée, ça suffit, ça suffit de voir Israël accusé de tout accusé d'envoyer ses danseurs danser à l'étranger, d'avoir des académiciens extraordinaires boycottés par les universités, ça suffit d'interdire à Israël de se défendre quand il reçoit des pluies de missiles sur la tête, ça suffit d'empêcher Israël de combattre le terrorisme, ça suffit de consacrer à Israël 80% DES CONDAMNATIONS de l'ONU, c'est une chose vraiment ridicule !

Lire la suite ICI

 

Par Aschkel - Publié dans : Les Amis d'Israel 
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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