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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 20:07

 

 

 

La nouvelle arme secrète d’Israël?
Titre original : Israel's secret new weapon?
 Par Ofer Petersburg

Adaptation : Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

Une société israélienne utilise les nanotechnologies pour développer une qualité de peinture qui fait disparaître les avions des écrans radars



Publié le :: 

13. 07.10, 14:29 / Israel News

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Bientôt indétectable! 

 

 

Imaginons un instant à quoi pourrait ressembler le champ de bataille du futur. Des avions sans pilote volant à travers les cieux, des robots combattant au sol, des missiles intelligents traquant leurs cibles par-delà les obstacles physiques. Maintenant, imaginons que rien de ceci ne puisse être détecté par les écrans radars.

 

Cela peut sembler totalement fictif, mais c’est pourtant bien ce qui est en train de se produire. Une société israélienne appelée Nanoflight est actuellement en train de développer une peinture spéciale qui fait purement et simplement disparaître les drones, les missiles ou les embarcations de guerre. Ou, pour être plus précis, ils deviennent excessivement difficiles à détecter.

 

Le seuil critique dans le développement de cette peinture, qui a été conçue dans un laboratoire de nanotechnologie, a été récemment conclu, et un test réussi a été mené cette semaine. Pour la réalisation de ce test, on a recouvert des missiles factices d’une fine couche de ce matériau, et les ondes radars dirigées sur eux ont mis un temps important et beaucoup de difficultés avant de pouvoir les enregistrer.

 

Les particules peintes n’ont pas fait disparaître complètement la détection des missiles du radar, mais ont rendu extrêmement difficile d’identifier positivement l’objet comme étant un missile. Dans l’avenir, ce développement permettra à tout missile ou avion de chasse de diminuer significativement la capacité de détection des radars.

 

Même s’ils ne sont pas à même de disparaître entièrement des écrans-radar, cette technologie présente une méthode de bien meilleur rapport qualité/prix pour échapper à la détection radar que l’achat d’un avion furtif américain qui s’élève à 5 milliards de $.

 

Comment est-ce que cela fonctionne? Pour pouvoir localiser des objets, le transmetteur radar projette des ondes électromagnétiques. Quand ces ondes contactent un objet, elles sont dispersées dans toutes les directions et certaines d’entre elles sont renvoyées vers le radar lui-même. Un signal de réception régulier indique la présence de l'objet.

 

La nanotechnologie mise au point enveloppe l’objet, absorbe les ondes radio émises par le radar, puis les libère comme de l’énergie brûlante éparpillée dans l’atmosphère. En procédant ainsi, le matériau dissimule l’objet, le rendant difficile à identifier par le radar.

 

“Nous n’en sommes qu’au début et sommes, chaque jour, en train de découvrir de nouveaux mondes”, explique Eli Shaldag, un ancien responsable de l’armée de l’air israélienne qui a travaillé sur le projet de missile Arrow. Il est actuellement partie prenante du Département des applications militaires de Nanoflight.

 

“Cela représente une percée importante dans le potentiel capable de changer les règles du jeu sur le champ de bataille”, ajoute Shaldag.

 

Quand est-ce que ce matériel sera prêt à l’emploi sur des engins de guerre ?

 

“Nous avons, d’ores et déjà, achevé les phases principales de développement. Nous avons mené une série de tests et découvert que les particules composées par cette nanotechnologie neutralise vraiment et de façon significative la capacité de détecter les objets qui ont été peints grâce à ce matériau. Nous entrons dans la seconde phase, après laquelle nous serons déjà capables de produire le matériau en de plus grandes quantités.

 

Ce matériau sera t-il applicable dans des utilisations supplémentaires à l’avenir?

 

“Absolument oui. La découverte de matériaux nanotechnologiques n’en est encore qu’à l’enfance de l’art, et nous sommes, chaque jour, en train de décoder le secret de la puissance de cette technologie. Nous travaillons actuellement au développement d’une application de ce matériau qui fonctionnera avec des infrarouges, de telle façon que les soldats ne seront pas détectables par des systèmes de vision nocturne.

 

 

 

Selon les responsables de la société, le matériau peut également être employé pour des objectifs civils.

 

 

“Tout comme le matériau nanotechnologique peut empêcher un radar de détecter un missile, il peut également empêcher les radiations émises par les transformateurs électriques d’atteindre des écoles maternelles », dit Ricardo Burstein, le PDG de Nanoflight.

 

Burstein fait également remarquer que le matériau peut empêcher la pollution grâce à son absorption et sa transformations des propriétés.

“Dans l’avenir, il pourra être peint sur les trottoirs et les routes de façon à abaisser le seuil de pollution de l’air. Nous conduisons actuellement une expérience avec la ville de Ramat Gan, dans laquelle nous peignons des barrières de sécurité avec ce matériau, de manière à purifier la pollution émise par les voitures », explique Burstein. 
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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 09:32

 

 

ISRAËL ROUMANIE : UNE ALLIANCE SECURITAIRE DE PLUS EN PLUS SOLIDE. TENUE D’EXERCICES AÉRIENS CONJOINTS ISRAÉLO-ROUMAINS AU COURS DE L’ÉTÉ 2010 .

JUL 201009

Par Dominique Bourra
Rubrique: Sécurité
Publié le 9 juillet 2010

 

ESPIONSous l’effet de la pression médiatique, le ministère de la défense roumain (MApN) a annoncé par un communiqué publié il y a une dizaine de jours, la tenue d’exercices aériens conjoints israélo-roumains au cours de l’été 2010 .

Cette session, planifiée dès l’an dernier, concernera des avions et des hélicoptères de transports simulant des d’opérations de recherche et de sauvetage de type MEDEVACmenées à basse altitude . Le ministère précise qu’il ne sera procédé à aucun tir à munitions réelles pendant l’exercice. Le communiqué ajoute que la conduite de ce type d’exercices bilatéraux s’effectue dans le cadre de la loi du 2 novembre 2007 portant sur l’entrée, le déploiement et le transit de forces étrangères sur le sol roumain (publiée au JO roumain du 8 novembre 2007).

La coopération bilatérale de défense avec l’Etat d’Israël est régie par l’accord signé le 29 mai 2000 à Bucarest et entré en vigueur le 10 octobre 2000. Un second accord passé en 2006 fut toutefois approuvé par le gouvernement roumain le 18 mai 2006. Cet accord n’a selon le communiqué pas pris effet car la partie israélienne n’aurait pas complété sa procédure de validation.

Source: Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 11:55

 

 

ISRAËL FRANCE REVELATIONS - LE GROUPE HEC AURA SA CHAIRE AXA POUR LA RECHERCHE QUI SERA DIRIGEE PAR ITZHAK GILBOA, UN PROFESSEUR ISRAELIEN SPECIALISTE DES SCIENCES DE LA DECISION

JUL 201006

Par IsraelValley Desk et D.R.
Rubrique: Universités, sciences et r&d
Publié le 6 juillet 2010

 

etudiantLe Point l’a révélé hier sur son site internet : “Sciences de la décision – HEC Paris et le Fonds AXA pour la Recherche créent une chaire pour les Sciences de la décision. Cette chaire permanente, portée par le professeur israélien Itzhak Gilboa, a pour objectif de contribuer à une meilleure compréhension de la manière dont sont prises les décisions. Elle explorera également les liens entre une prise de décision effective et un leadership performant”.

Selon un site spécialisé (1) : "la chaire vise à contribuer à une meilleure compréhension de la manière dont sont prises les décisions et à une meilleure appréhension des mécanismes de prise de décision, compte tenu des limites cognitives et des contraintes psychologiques des individus. Une analyse des liens entre une prise de décision effective et un leadership performant. Cette Chaire explorera également les liens entre une prise de décision effective et un leadership performant.

Comme l’explique Itzhak Gilboa, Professeur au Département Economie et Sciences de la Décision à HEC Paris et titulaire de la Chaire : « La vie est faite de prises de décisions, la plupart d’entre elles ayant des conséquences inattendues ». « Lorsque nous décidons, à titre individuel ou au nom de notre organisation, de souscrire une assurance, de suivre un traitement médical, ou de lutter contre le réchauffement climatique, nous prenons des décisions sans avoir véritablement conscience de ce qui se passera par la suite ».

Cette chaire a également pour vocation de soutenir aussi bien la recherche académique que des ateliers et conférences réunissant des chercheurs de différentes disciplines. Elle permettra à HEC Paris de compléter ses capacités de recherche en sciences de la décision, renforçant ainsi la formation de ses étudiants au leadership."

Itzhak Gilboa est un économiste et professeur d’économie Israëlien. Après des études de mathématiques et d’économie à l’université de Tel Aviv, il obtient un doctorat ès sciences économiques en 1987. Il entame par la suite une carrière d’universitaire, tout d’abord à la Kellogg School of Management, l’école de commerce de l’Université Northwestern avant d’enseigner à l’université de Pennsylvanie puis à l’Université de Boston. En parallèle, il enseigne également à Tel Aviv dans son université d’origine, à la Eitan Berglas School of Economics. En 2001, il devient professeur titulaire à l’Université Yale, et en 2007, il rejoint le groupe HECParis.

Ses principaux domaines de compétence sont la microéconomie, la psychologie de la prise de décision, les probabilités, les statistiques, la théorie de la décision ainsi que la théorie des jeux. Il enseigne à tous les niveaux, en formation fondamentale (undergraduate) comme en MBA et en préparation de doctorats.

Source: (1) http://www.e-tud.com

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 14:27

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/07/05/27981/

 ISRAËL BEERSHEVA SCIENCES - A VARSOVIE, UN JEUNE ISRAÉLIEN DE 17 ANS A REMPORTÉ UN CONCOURS INTERNATIONAL DE PHYSIQUE INTITULÉ "LES PREMIERS PAS AVANT LE PRIX NOBEL"

JUL 201005

Par Jonathan SERERO (Jérusalem)
Rubrique: Education
Publié le 5 juillet 2010

 

sciencesElie Godinibesky. Son nom ne vous dit sûrement rien, mais pourtant, cette israélien de 17 ans, élève de terminale du lycée Amit de Beer Sheva a remporté, en fin de semaine dernière, le prestigieux prix international de physique intitulé « les premiers pas avant le Prix Nobel ». A l’heure où le ministre de l’Education, Guideon Saar se plaint de la faiblesse des résultats de ses élèves dans les matières scientifiques, ce succès vient mettre à mal tous les clichés en cours dans le pays.

Ce jeune adolescent de la grande ville du sud a travaillé sans relâche aux côtés du professeur Nathan Kheliorin dans ses laboratoires de l’Université Ben Gourion. Le vainqueur du concours tient, au passage, « à remercier tous ces professeurs qui l’ont aidé à savoir utiliser tout son potentiel intellectuel ». « Je suis fier de porter haut les couleurs d’Israël à l’étranger » ajoute Elie. Soixante-quinze autres nations participaient à ce tournoi organisé en Pologne par l’Institut National de Physique et l’Académie des Sciences de Varsovie.

Pour le professeur Victor Malmod, enseignant à l’université Ben Gourion « c’est une grande réussite, tous ces scientifiques en herbe représentent l’avenir de notre jeune Etat ». Au titre acquis par Elie Godinibesky, il faut associer sa camarade de classe Evelyne Jennis et Daniel Ahdout du lycée Mekif Shapira de Netanya. Les deux génies ont obtenu une belle médaille d’argent. L’année dernière, déjà, Hadas Saban, une élève de Netivot avait remporté ce même concours.

Pour le moment, le jeune Elie Godinibesky, se dirige vers Tsahal comme chaque jeune israélien ayant terminé son cursus secondaire. Il devrait intégrer le fameux programme « Atouda » permettant de concilier service militaire et étude. Il intégrera sans trop de difficultés l’une des prestigieuses facultés de physique du pays.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 23:23

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/07/04/27971/

FRANCE ISRAËL - PHYSIQUE SCIENCES - LE PROFESSEUR SAMUEL SAFRAN DE L'INSTITUT WEIZMANN NOMME PREMIER LAUREAT DU PRIX PIERRE - GILLES DE GENNES.

JUL 201004

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Sciences
Publié le 4 juillet 2010

 

CHERCHEURSUn physicien israélien sera le premier lauréat du Prix Pierre-Gilles De Gennes. Ce prix est décerné par le périodique européen de recherche en physique « E ». Le Professeur Samuel A. Safran de l’Institut Weizmann de Rehovot se voit récompensé pour ses travaux sur la matière tendre – des recherches qui entre autres ont pour objet la séparation entre l’eau et le pétrole.

Alors que le Golfe du Mexique est frappé par une marée noire, on entrevoit les implications que de telles recherches peuvent avoir pour minimiser les conséquences de tels sinistres écologiques. Le Professeur Safran recevra le Prix mardi 6 juillet à Grenade en Espagne.

L’Institut Weizmann est une université de recherche mondialement renommée, située à Rehovot en Israël. L’université est spécialisée en études supérieures de 2e et 3e cycles et seulement dans le domaine scientifique. Créé en 1934 par Chaim Weizmann, l’établissement s’appelait initialement “Institut de recherches Daniel Sieff”. Il fut agrandi et renommé “Institut des Sciences Weizmann” le 2 novembre 1949.

L’institut compte aujourd’hui 2500 étudiants et propose des programmes en mathématiques, informatique, physique, chimie, et biologie, ainsi que de nombreux programmes interdisciplinaires. Deux de ses membres de la faculté de science informatique, Amir Pnueli et Adi Shamir (inventeur du célèbre algorithme RSA), ont obtenu le prix Turing (considéré comme l’équivalent du prix Nobel pour les sciences informatiques). Ada Yonath, Prix Nobel de chimie en 2009, y a fonder le premier laboratoire de cristallographie en 1970.

Source: IsraelValley et Aroutz 7

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 08:08

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/07/01/27946/israel-un-drone-de-35-grammes-baptise-papillon-jacques-chemla-de-iai-israel-est-le-1er-exportateur-mondial-de-drones-avec

 

ISRAËL - UN DRONE DE 35 GRAMMES BAPTISE PAPILLON. JACQUES CHEMLA DE IAI : "ISRAËL EST LE 1ER EXPORTATEUR MONDIAL DE DRONES AVEC PLUS D'UN MILLIER D'APPAREILS VENDUS DANS 42 PAYS, SOIT UN C.A. ANNUEL D'ENVIRON $ 350 MILLIONS"

JUL 201001

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Aéronautique
Publié le 1 juillet 2010

 

PAPILLONUn excellent article de Charly WEGMAN (papier réalisé en Israël par un des journalistes de l’AFP), en visite spéciale sur la base de Palmahim située face à la mer à 20 km de Tel-Aviv : “Sous diverses appellations, une centaine de Heron ont déjà été vendus à travers le monde, notamment à la France, l’Allemagne, l’Australie, au Canada, à l’Espagne ou à la Turquie, et on les retrouve en Afghanistan et en Irak”, explique Jacques Chemla, ingénieur en chef et “cerveau” de MALAT, le département des UAV (Unmanned Air Vehicle), les drones, d’Israel Aerospace Industries (Industries aéronautiques d’Israël – IAI).

Pour découvrir ce saint des saints, près de Tel-Aviv, il faut montrer patte blanche. Caméra, téléphone portable ou magnétophone sont interdits et un censeur veille aux propos émis. “Israël est le premier exportateur mondial de drones, avec plus d’un millier d’appareils vendus dans 42 pays, soit un chiffre d’affaires annuel d’environ 350 millions de dollars”, précise M. Chemla.

Le MALAT fournit ses clients clé en main, avec les qualifications requises, le soutien logistique (la formation) et technique, voire en leasing. Plus d’un millier d’employés et sous-traitants phosphorent pour remplir les carnets de commandes. Sur 80 projets examinés, 15 ont été retenus. Le drone le plus imposant, le Heron TP, baptisé Eytan (“Fort” en hébreu), de la taille d’un Boeing 737, pèse 4,5 tonnes. Récemment adopté par l’armée de l’air israélienne, il a une autonomie de vol de 36 heures et transporte à 13.000 mètres d’altitude une charge utile d’une tonne. Il communique via satellite. Son rayon d’action couvre l’Iran.

A l’inverse, le Parpar (“papillon”) ne pèse que 35 grammes. Avec cet oeil volant, les forces russes auraient eu davantage de chances d’éviter le massacre de Beslan en 2004 en localisant le commando pro-tchétchène qui avait pris des otages dans une école, selon les experts israéliens."

Source: AFP (Copyrights)

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 21:27

 

>MICHEL GURFINKIEL.

 

 

Le déclin démographique des nations de souche européenne est-il inexorable ?

 

Un cas d’école : la Russie. Ce pays comptait 149 millions d’habitants en 1991, l’année où l’URSS s’est désintégrée. Il n’en compte plus que 142 millions aujourd’hui. Cela représente en moyenne une perte de 0,5 % par an, soit un peu plus de 700 000 âmes.

 

Cette chute est due en partie à l’émigration : notamment le départ de quelque 600 000 Juifs et de plus d’un million de Russes germanophones. Mais pour la plus grande part, elle tient à des causes purement démographiques : la baisse de la natalité d’une part (tombée à moins de 1,2 enfant par femme en 1999), le tassement, voire le recul, de l’espérance de vie (une soixantaine d’années seulement pour les hommes, un peu plus de 70 ans pour les femmes, soit de quinze à douze ans de moins que dans les pays de l’Union européenne). La Russie est un pays où les générations ne sont pas remplacées et où l’on meurt plus jeune qu’ailleurs.

 

Ce qui aggrave le phénomène, c’est que ce déclin touche essentiellement l’ethnie russe majoritaire (78 % de la population) et les minorités slaves. Les minorités non-slaves, bénéficient d’une natalité plus forte : en particulier les musulmans du Caucase, où l’on compte en moyenne de 3 à 4 enfants par femme. Le régime de Vladimir Poutine, en place depuis 2000,  se targue d’avoir suscité une  remontée légère de la natalité globale du pays, passée à 1,56 enfant par femme en 2009. Mais ce phénomène semble du au moins en partie au dynamisme des minoritaires.

 

D’autre pays européens connaissent actuellement des évolutions analogues : faible natalité de la communauté majoritaire (parfois qualifiée de « communauté-souche »), dynamisme des minorités. L’Allemagne pourrait connaître prochainement le même déclin que la Russie. Elle compte aujourd’hui 82 millions d’habitants, dont 66 % d’Allemands ethniques et 18 % d’Allemands ou de résidents d’origine étrangère, mais pourrait tomber à 70 millions d’habitants en 2040, dont 50 % seulement d’Allemands ethniques, du fait de sa faible natalité. A moins que le déficit de 12 millions ne soit comblé par l’immigration : ce qui réduirait les Allemands ethniques à la condition de minorité dans leur propre pays.

 

Certes, plus de 50 % des Néo-Allemands sont actuellement d’origine est-européenne ou sud-européenne, et susceptibles, dans les deux cas de figure, de s’intégrer à la culture et à la société allemandes ethniques. Mais les autres, notamment quand ils sont originaires de pays musulmans, sont à la fois plus prolifiques et moins susceptibles de s’intégrer. En outre, leur part dans l’ensemble de l’immigration allemande devrait croître fortement au cours des deux prochaines décennies. Aux termes d’un accord d’ « immigration choisie », l’Allemagne vient par exemple de faciliter la venue d’immigrants qualifiés originaires du Pakistan.

 

La fertilité moyenne a été en moyenne de 1,4 enfant par femme en Allemagne depuis une vingtaine d’années. Mais elle oscille entre 2,5 et 4 enfants par femme chez les immigrants extra-européens. En 2009, on comptait 4,3 millions de musulmans en Allemagne, soit 5,4 % de la population globale. Près de 2 millions d’entre eux disposaient de la nationalité allemande.

 

La France métropolitaine n’est pas menacée, pour l’instant, par un déclin démographique global. Sa population  a cru de 50 % entre 1945 et 2000, puis de 6 % entre 2000 et 2010. Mais cette progression semble due dans une large part à l’immigration extra-européenne – qu’il s’agisse d’immigrants au sens propre, d’enfants d’immigrants ou de citoyens français originaires des départements et territoires d’outre-mer -, qui représente 10 % au moins de la population globale, et 20 % des classes d’âge les plus jeunes. Les femmes d’origine non-européenne avaient en moyenne deux fois plus d’enfants que les femmes européennes dans les années 1990 : 3 enfants contre 1,7. Le ratio serait de plus de deux dans les années 2000, dans un contexte de dynamisme global accru : plus de 3 enfants contre un peu plus de 1,7.

 

Peut-on imaginer que ces tendances se modifient, et que les « communautés-souches »européennes retrouvent un certain dynamisme démographique ? Un contre-exemple existe, en effet : Israël, pays situé au Proche-Orient mais relevant de la sphère culturelle européenne.

 

Comme la Russie, l’Allemagne et la France, l’Etat hébreu – Territoires palestiniens non-compris - doit compter avec de fortes minorités ethniques, représentant près de 20 % de la population globale.

 

Il a été longtemps confronté, lui aussi, à un différentiel de natalité en faveur des minorités. Cette situation a paru conduire, à terme, à l’instauration d’une société binationale,  judéo-arabe en l’occurence, sauf à être corrigée par une forte immigration juive. De fait, l’arrivée d’un million d’immigrants venus de l’ex-URSS (Russie et autres ex-républiques soviétiques, comme l’Ukraine et les pays d’Asie centrale) a eu un effet stabilisateur dans les années 1990.

 

Mais depuis une dizaine d’années, une situation inédite est en train de se mettre en place : la démographie de la communauté-souche – les Israéliens juifs -  remonte et la démographie de la minorité arabe baisse. Une étude d’un institut de recherche israélo-américain, l’America Israel Demographic Research Group (AIDRG), observe qu’en

en 1995, après l’arrivée de la plus grande partie des immigrants ex-soviétiques, on comptait en Israël 80 000 naissances juives par an contre près de 40 000 naissances arabes. En 2009, on est passé à 121 000 naissances juives. Tandis que les naissances arabes n’ont pas augmenté. D’un ratio de 2 à 1 en faveur des Juifs, on est donc passé à un ratio de 3 à 1.

 

La hausse de la fécondité globale juive, qui atteint aujourd’hui 3 enfants par femme en moyenne,  a d’abord été attribuée au dynamisme des milieux religieux : près de 7 enfants par femme en moyenne dans le milieu ultra-orthodoxe (harédi), près de 4 enfants dans le milieux sioniste religieux. Mais on constate également une poussée démographique chez les Israéliens laïques. En particulier chez les immigrants russes. Lors de leur arrivée en Israël, ceux-ci suivaient le modèle démographique de leur pays d’origine : 1,2 enfant par femme en moyenne. Une génération plus tard, ils ont adopté un autre modèle, avec 2,3 enfant par femme. Un chiffre supérieur au taux de remplacement.

 

La baisse de la natalité arabe israélienne n’est pas uniforme. Elle touche fortement la communauté arabe chrétienne, tombée à 2 enfants par femme seulement. Elle n’a pas encore touché le milieu bédouin, où le taux de 6 ou 7 enfants par femme reste prédominant. Entre les deux, le milieu musulman villageois ou urbanisé, musulman ou druze, connaît une baisse modérée mais régulière : son taux de fécondité se situe aujourd’hui à moins de 3 enfants par femme.

 

Si ces tendances démographiques se maintenaient, et si un apport démographique supplémentaire était assuré par l’immigration, la majorité juive pourrait non seulement se consolider mais aussi se renforcer. Selon certaines projections,  Israël pourrait atteindre 9 millions d’habitants en 2030, dont 90 % de Juifs.

 

Comment expliquer la « différence » israélienne ?

 

Un enfant, c’est un pari plus ou moins conscient sur l’avenir. Soit par optimisme immédiat : les parents estiment qu’ils ont les moyens de mettre au monde des enfants et de les conduire vers un monde parfait. Soit par optimisme différé : les parents estiment qu’en mettant au monde des enfants, ils se protègent contre divers dangers ou agressions. Les sociétés européennes ou de souche européenne avaient connu une conjonction de ces deux optimismes entre 1945 et 1965, quand les « trente glorieuses » (la prospérité économique, la modernisation sociétale) se doublaient du « baby boom » (le désir d’enfants d’une génération de parents marquée à la fois par la Seconde Guerre mondiale et la crainte de la guerre nucléaire). En outre, elles disposaient alors d’idéologies religieuses ou humanistes qui leur permettaient de « lire » , de donner un sens et donc d’assumer, ce contexte quelque peu paradoxal.

 

Il semble que les Juifs israéliens connaissent actuellement une conjonction analogue : la renaissance nationale en cours depuis 1948 et le développement économique et sociétal rapide qu’ils connaissent depuis les années 1990 se conjuguent à de nouvelles menaces génocidaires de la part de nombreux pays ou entités islamiques ; leur culture nationale leur permet de « lire » ces contradictions, et de les dépasser.

 

Chez les Arabes israéliens, le climat est entièrement différent. Cette communauté bénéficie, comme les Juifs, de la prospérité économique et du développement sociétal. Mais elle ne peut rattacher ces avantages aux idéologies du monde arabe et islamique, dont elle a mesuré les limites. De même, elle sait très bien qu’elle n’est pas menacée dans son existence par le reste du monde, qu’il s’agisse des Israéliens ou des Occidentaux en général. Elle opte donc pour une stratégie de bonheur privé, centrée sur la famille cellulaire plutôt que la famille élargie, le clan ou la tribu. Des choix analogues ont lieu actuellement, sous réserve qu’un choix soit possible, dans la plupart des communautés et nations arabes et islamiques, du Maghreb à l’Indonésie.

 

Quelles conclusions l’Europe peut-elle tirer du contre-exemple israélien ? D’abord,

que rien n’est inexorable en démographie. Ni l’essor, ni le déclin. Ensuite, que les choix familiaux et individuels sont liés à la conscience collective.

 

© Michel Gurfinkiel, 2010

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 09:37

 

 

Bar-Ilan, université sociale
Par MAXIME BLANCHARD 
24.06.10

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1275377915232&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

Situé dans la banlieue de Tel-Aviv, à Ramat Gan, le campus de l'université Bar-Ilan est considéré comme le plus beau d'Israël. Avec ses espaces verts, ses buildings aux façades vitrées et ses multiples commodités - boutiques, jardins d'enfants - Bar-Ilan et ses 50 hectares n'a rien à envier aux célèbres sites universitaires américains.

Centre de recherche sur le cerveau, Leslie and Susan Gonda (Goldschmied). 
PHOTO: DR , JPOST

Toutes les disciplines classiques sont représentées au sein des 45 départements que compte l'université, des sciences exactes aux sciences humaines. Il faut rajouter à cela les six départements interdisciplinaires tels que l'institut de recherche sur le cerveau. Mais surtout, le tout nouveau département de nanotechnologie, inauguré il y a quelques semaines. La recherche interdisciplinaire est l'une des particularités de Bar-Ilan, mais ce n'est pas la seule. Initialement créé pour proposer aux jeunes religieux issus des yeshivot un cursus universitaire, l'établissement permet à ses 33 000 étudiants de suivre un enseignement toranique en parallèle de leurs études. Mais l'université n'est pas à proprement parler un établissement religieux : elle accueille en son sein toutes les minorités dans une ambiance plutôt libérale.

Consultations gratuites

Autre caractéristique de l'université : sa philosophie de vie. Plusieurs de ses Facultés proposent une aide gratuite aux populations défavorisées, chacune dans son domaine de compétence. L'institut de psychologie offre par exemple des consultations gratuites. Le département d'optique propose lui des soins ophtalmologiques. Ce qui pousse Yaël David Touati, directrice du bureau français, à parler d'"université la plus sociale d'Israël". Idem en droit. Dirigée par l'avocate Karine Elharrar, la Faculté, qui fête cette année ses 40 ans, dispense une aide juridique à toute personne faisant appel à ses services.

Ce sont souvent des associations qui orientent les personnes en manque de moyens financiers ou trop peu informées vers Bar-Ilan, afin qu'elles disposent d'une aide juridique gratuite, telle que les services d'un avocat lors d'un procès. Si Karine Elharrar vante les résultats de ses cliniques du droit, à l'origine de plusieurs jugements qui ont fait jurisprudence, et d'une loi votée à la Knesset sur le divorce, elle avoue en même temps : "Mon rêve serait que les gens n'aient plus besoin de nous."

La participation à ces cliniques est obligatoire pour les étudiants, autre innovation de Bar-Ilan. Objectif : leur permettre d'appliquer dans la réalité l'enseignement théorique. Un plus dans leur cursus. Au-delà de son aspect social et religieux, Bar-Ilan s'impose aussi en matière de recherche scientifique de haut niveau. C'est l'un des buts affichés de l'équipe dirigeante, comme en atteste la récente inauguration du bâtiment dédié à la recherche en nanotechnologie.

Lutter contre la fuite des cerveaux

Pour accroître sa visibilité scientifique, seul moyen de lever des fonds, l'université travaille au retour des chercheurs israéliens dans leur pays, beaucoup faisant carrière aux Etats-Unis. Ses armes : leur offrir les meilleurs laboratoires et les meilleures conditions de travail. Le problème vient du système universitaire israélien qui veut que la majorité des enseignants chercheurs soient obligés de passer par les Etats-Unis, avec le risque d'y rester, pour espérer obtenir un poste en Israël. Certes, il existe des bourses de recherche, c'est l'organisme de financement israélien de la recherche qui en gère l'attribution. Mais impossible de rivaliser avec les salaires américains.

Autre source de financement : les subventions de l'Europe dont le but est de faciliter la mobilité intra et extra-européenne des chercheurs. Financement dont dispose notamment Cyril Cohen, de la Faculté des sciences de la vie.
Après quatre ans passés aux Etats-Unis, ce scientifique travaille à Bar-Ilan depuis deux ans, où il poursuit des recherches en immunologie. Avec une motivation : faire progresser le traitement des cancers de la peau. Son objectif et celui de son équipe : étudier la réponse du système immunitaire humain face à des cellules cancéreuses, dans le but de les modifier génétiquement. "C'est une véritable guerre", dit-il.

Ce type de traitement personnalisé a déjà fait l'objet de tests cliniques aux Etats-Unis, auxquels le docteur Cohen a participé. Mais avec seulement 30 % de réussite, Cyril Cohen poursuit ses recherches et espère proposer un nouveau traitement plus efficace aux hôpitaux d'ici 5 à 10 ans. Autre exemple du niveau d'excellence scientifique de Bar-Ilan : le centre de recherche sur le cerveau. Un centre à la pointe de la modernité en matière d'équipement perfectionné, avec son appareil qui permet de cartographier le cerveau. Bar-Ilan possède le seul exemplaire israélien de ce précieux outil, évalué à 6 millions de dollars.

Les places pour entrer au centre sont chères : sur les 150 étudiants qui demandent chaque année à y étudier, seuls 15 sont retenus. Conscience sociale là encore, l'appareil est mis à la disposition de toutes les personnes atteintes d'épilepsie, pour qui cette technologie peut s'avérer très bénéfique, afin de repérer précisément les zones à opérer.

Bar-Ilan et la France

Bar-Ilan compte une soixantaine de professeurs francophones, et près de 300 étudiants d'origine française. Favoriser les relations de l'université avec la France : tel est l'objectif de Yaël David. Elle devait se rendre à Paris courant juin, accompagnée d'enseignants francophones, afin de promouvoir l'université. Au programme : une rencontre avec Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi qu'une présentation des cliniques du droit, par Karine Elharrar, à la maison du barreau.

Les universités françaises ont certainement à apprendre de Bar-Ilan. Mais si des ponts peuvent être tissés entre les secteurs académiques des deux pays, une différence notoire demeure : une licence en Israël coûte en moyenne 10 000 euros en frais d'inscription pour les trois ans d'étude, contre quinze seulement pour un étudiant boursier français.


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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 08:40

 

 

INNOVATION - ISRAËL EN QUATRIEME POSITION POUR LA "COUPE DU MONDE DE L'INNOVATION" - SELON LE MAGAZINE "THE DAILY BEAST" LES PAYS LES PLUS INNOVANTS SONT LES USA, SINGAPOUR, LA FINLANDE ET ISRAËL.

JUN 201026

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Innovation
Publié le 26 juin 2010

 

INFRAROUGERevue de Presse – Selon Slate.fr : "Les problèmes de la planète n’ont jamais été aussi complexes, ce qui veut dire que les régler n’a jamais été aussi crucial et difficile. L’innovation est considérée comme la seule véritable planche de salut et est aujourd’hui une priorité nationale dans la quasi-totalité des pays développés. Le site américain d’information The Daily Beast a décidé d’établir une coupe du monde de l’innovation et un classement des pays qui sont les meilleurs en matière d’innovation.

Pour établir un palmarès indiscutable, The Daily Beast a fait appel à un groupe appelé le I-20 qui réunit les «tsars de l’innovation» un peu partout dans le monde. Le I-20 élargit à 25 responsables de l’innovation dans 25 pays a travaillé avec The Institute for Large Scale Innovation (L’Institut d’innovation a grande échelle).

Les réponses des différents responsables ont été anonymes et parmi 200 pays, une douzaine se détache par leur capacité à résoudre les problèmes du monde. Sans surprise, le numéro un est les Etats-Unis. Les votants soulignent que «la culture américaine de la prise de risques est une source inépuisable d’avantages compétitifs».
Le numéro deux du classement est Singapour. Le gouvernement de la ville Etat a encouragé depuis des décennies l’innovation et la formation, poussant les meilleurs étudiants à aller se former à l’étranger. Les votants mettent en avant «une brillante capacité d’adaptation en dépit de ressources limitées».

Le troisième du classement est la Finlande. Le pays des mille lacs a réussi le tour de force de transformer une économie agricole en l’une des plus efficaces et avancées dans le domaine de la technologie. La Finlande consacre 3,7% de son PIB (Produit intérieur brut) à la recherche et au développement, seule la Suède fait mieux.

Pour les votants: «aucun éco-système d’innovation est mieux conçu sur la planète». Le quatrième du classement est Israël qui, à l’image des Etats-Unis, a des centaines de programmes encourageant les jeunes à innover et détectant les étudiants les plus prometteurs. Pour les votants: «la nation start-up maintient constamment un niveau très élevé d’innovations pertinentes». Le cinquième est la Corée du sud. Les votants soulignent la transformation impressionnante de cette économie en deux décennies. «Ayant à faire face à de nombreux problèmes, dont celui de la Corée du nord, ils ont réussi à se développer à un rythme incroyable».

Enfin, dans l’ordre les autres pays figurant en tête du classement de l’innovation sont: le Danemark, l’Inde, l’Allemagne, le Japon, le Chili, la Norvège et les Pays-Bas. Ce classement peut donner quelques espoirs à la vieille Europe confrontée à une sérieuse crise économique et de confiance qui réussit tout de même à placer cinq pays dans les douze premiers."

Source: Slate.fr

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 08:32

 

 

ISRAËL SCIENCES - LE CERVEAU ET LE COURAGE - LA GESTION DE LA PEUR : L'INSTITUT WEIZMAN MENE DES EXPERIENCES SCIENTIFIQUES ASSEZ EXTRAORDINAIRES.

JUN 201026

Par IsraelValley Desk 
Rubrique: Universités, sciences et r&d
Publié le 26 juin 2010

 

PEURUne expérience menée à l’aide d’un serpent et de volontaires plus ou moins courageux a permis à des scientifiques de cartographier la zone associée au courage dans le cerveau. Phobiques, paniqués chroniques, votre courage pourra peut-être être réactivé ! Le cerveau est un organe complexe, divisé en plusieurs lobes : frontal, occipital, temporal et pariétal, en fonction de leur place par rapport au crâne. Chacun des lobes possède une fonction assez globale. Le lobe frontal est impliqué dans les émotions, ce qui construit notre personnalité, alors que le lobe pariétal est impliqué dans la perception sensorielle.

Ces lobes sont encore découpés en régions plus petites, dont certaines sont très bien caractérisées. Ainsi, l’aire de Wernicke et l’aire de Broca sont impliquées dans le langage, la première permettant la compréhension et l’autre la production de la parole.

Bref, chaque zone du cerveau a une fonction bien précise et beaucoup d’entre elles sont bien définies. La peur a elle aussi été beaucoup étudiée et les zones activées lorsqu’elle survient sont connues. En revanche, rien n’a encore été fait sur la caractérisation des zones impliquées dans le courage. D’ailleurs existe-t-il vraiment une zone du courage ?

D’après une publication parue dans le journal Neuron, des chercheurs du Weizmann Institute of Science en Israël pensent l’avoir identifiée. Ils ont pour cela utilisé une méthode assez surprenante : des volontaires ont été placés dans un IRM, de telle sorte que les zones actives du cerveau puissent être immédiatement enregistrées. A côté de la machine, le stimulus était constitué d’un petit chariot glissant le long d’un rail, sur lequel était attaché soit un ours en peluche, soit… un serpent ! Pas venimeux, non, mais le mètre cinquante du reptile était largement suffisant pour activer la zone de la peur. Le stimulus de l’étude était donc soit un ours en peluche, soit un magnifique serpent d’un mètre cinquante de long

Les volontaires de l’étude étaient des patients effectivement effrayés par des serpents mais qui étaient tout de même décidés à tenter de surmonter leur peur et donc d’affirmer leur courage. L’IRM étant une machine très étroite, les volontaires ne pouvaient pas fuir : leur seule option était de modifier la distance entre le serpent et eux. Un bouton leur permettait de réduire ou d’augmenter la distance par à-coups de 11 centimètres et ce, de manière répétée. L’avancée du serpent était considérée comme un geste courageux, alors que le recul était clairement un geste provoqué par la peur.

La comparaison des scans du cerveau a permis d’identifier les différentes zones activées en fonction de la situation. C’est ainsi que la zone du cortex cingulaire antérieur subgénual, ou sgACC, n’a été retrouvée activée que lors du rapprochement voulu du serpent et était accompagnée d’une diminution des marqueurs de la peur, comme par exemple la sudation. Les chercheurs ont donc conclu que la zone dédiée au courage est située dans le sgACC. Ces travaux sont précurseurs pour plusieurs raisons : non seulement ils ont eux-mêmes permis de caractériser pour la première fois une des zones du courage dans le cerveau, mais en plus ils ouvrent la voie dans la conception d’expériences pour en identifier potentiellement d’autres. En effet, rien n’indique qu’elle soit unique et il est possible qu’une ou plusieurs autres régions soient activées lorsque quelqu’un risque sa vie pour sauver des personnes en danger.

Toutefois, ces travaux permettent de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau en réponse à la maîtrise de la peur. L’activation de cette zone précise du cerveau par stimulation magnétique ou par le biais de médicaments pourrait permettre dans le futur de traiter des patients atteints de troubles de la gestion de la peur.—

Source: http://www.futura-sciences.com

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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