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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 12:55

 

Le petit bout par lequel ça "les" chatouille ou les gratouille... 

 

images circ (Copier)

 

Analyse librement reproductible si accompagnée de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.co.il/2012/07/quest-il-arrive-riposte-laique.html

 

Victor PEREZ

 

Qu’est-il arrivé à Riposte Laïque ?

 

Il y a quelques années Riposte Laïque s’est créé dans l’objectif de combattre l’islamisation rampante de la France, voire au-delà de ses frontières. Une bataille noble et un danger que refusaient de considérer les élus en place quelques soient leurs tendances politiques. Une démission qui a permis à l’Islam de s’étendre jusqu’à s’imposer dans divers domaines à d’autres que musulmans, voire à exiger une modification des mœurs et coutumes du pays. Cela, sans même une consultation du peuple. Chaque citoyen, conscient du problème, se sentait alors solidaire peu ou prou de cette association.

 

Sauf, que celle-ci, depuis peu, vire vers un combat politique peu reluisant. Voire malodorant.

 

Ainsi il en est du combat contre la ‘’hallalisation’’ de la filière animale ! Les abattoirs, pour des raisons pratiques et monnayables, se sont mis à tuer les animaux selon le rituel musulman. Ce qui a conduit un grand nombre de cantines scolaires à ne proposer que des repas hallal, ou encore les supermarchés à vendre une viande qui finançait directement le culte de l’Islam. Cela sans aucune information préalable envers les consommateurs.

 

Un abus que Riposte Laïque tente de corriger. A tel point qu’elle associa le rite juif à ses critiques (comme pour se laver de tout soupçon de racisme) qui, comme chacun sait, en plusieurs siècles de présence en cette belle région de France, n’a jamais cherché à imposer ses us et coutumes à qui n’en voulait point ni à se faire financer autrement que par ses membres !

 

Mieux ! Elle se mit à combattre tout abattage de bovins autrement que par étourdissement au nom du bien-être de l’animal. Une loi qui remplacerait dans les faits celles qui seraient de provenance divines et condamnerait les croyants de différentes religions à adopter l’athéisme alimentaire local. Une loi qui permettrait toutefois de cuire son homard encore frétillant, ou de consommer des pattes de grenouilles (1) sectionnées de leur vivant.

 

Une attitude qui rappelle de très près l’intolérance actuelle de l’Islam.

 

Un fanatisme confirmé par un autre de ses combats. Celui de la circoncision.

 

Selon Christine Tasin, celle-ci « est un acte barbare qui devrait être interdit pour les mineurs » (2) car imposée sans leurs consentements. A pousser l’absurde à l’extrême, qu’attend-elle pour poursuivre ses parents de l’avoir dénommée d’un prénom rappelant le Christ ?

 

Mieux encore ! Roger Heurtebise (3) considère la circoncision comme illégale. Selon lui, « elle tombe sous le coup des lois 222-1 et suivantes du code pénal, classées dans la hiérarchie suivante :


- LIVRE II : Des crimes et délits contre les personnes

- TITRE II : Des atteintes à la personne humaine

- CHAPITRE II : Des atteintes à l’intégrité physique ou psychique de la personne 

- Section 1 : Des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne.

- Paragraphe 1 : Des tortures et actes de barbarie »

 

Ainsi, tout circonciseur serait condamné par l’article  222-1 : « Le fait de soumettre une personne à des tortures ou à des actes de barbarie est puni de quinze ans de réclusion criminelle. (…) ».

 

Ceux l’ayant organisée le seraient par les soins de l’article 222-4 : « L’infraction définie à l’article 222-1 est punie de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’elle est commise en bande organisée ou de manière habituelle sur un mineur de quinze ans (…) ».

 

Ce qui l’autorise à assurer que « la circoncision juive et musulmane se fait bien en famille, donc en ‘’bande organisée’’ ». (sic).

 

Peut-on, suite à la lecture de telles stupidités, soutenir une telle association ? Un groupe devenu tellement anticlérical qu’il oublie que les droits de l’homme ne sont pas octroyés uniquement à ceux qui détiennent un saucisson pur porc dans une main et un litre de vin rouge dans l’autre !

 

Riposte Laïque s’est définitivement fourvoyé dans la défense de l’objectif de sa création. Au nom des Droits de l’homme elle en est venue à condamner tout autre qui pense et agit différemment.

 

Un mimétisme de l’Islam qui conduira au final cette association à ne représenter que les adeptes d’une ‘’religion’’ où l’extrémisme est le B A BA de toutes les réflexions.

 

Victor PEREZ ©

 

Liens :

 

(1) : http://chantouvivelavie.centerblog.net/745-les-cuisses-de-grenouilles

 

(2) : http://ripostelaique.com/oui-la-circoncision-est-un-acte-barbare-qui-devrait-etre-interdit-pour-les-mineurs.html

 

(3) :http://ripostelaique.com/la-circoncision-rituelle-de-mineurs-est-punie-de-trente-ans-de-reclusion-criminelle-en-france.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ripostelaique%2FznSM+%28Riposte+Laique%29

 

 


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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 21:46

 

 

Manfred Gerstenfeld interviewe Hans Vuijsje

 

Hans Vuijsje (Copier)

Hans Vuijsje

 

 

“Seulement 16% des 52 000 Juifs aux Pays-Bas sont adhérents à une des trois organisations religieuses communautaires : le NIK ashkénaze, le LJG libéral et le PIG portugais. Ces données résultent d’une étude démographique majeure entreprise, en 2009, par l’Organisation Sociale Juive Hollandaise (JMW) -1- . Cependant, 90% des interviewés ont déclaré : « Pour moi, le fait d’être Juif –parfois face à des situations générales ou particulières- joue un rôle important ». L’étude démographique a également démontré que le lien des gens avec le Judaïsme est souvent émotionnel, faisant référence à la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, en même temps, sa dimension religieuse est très limitée.

 

“Seulement 4% des interviewés affirment n’avoir aucun attachement au Judaïsme ». On doit souligner que, dans cette étude, on a utilisé une large définition de ce qu’être Juif veut dire. Sont compris dans ce panel de 52 000 Juifs tous les gens aux Pays-Bas qui ont une mère ou un père juif ».

 

Hans Vuijsje est Directeur Général du JMW depuis 1997. Depuis 1982, il a travaillé pour des organisations juives qui prennent soin des personnes âgées. En 1989, il est devenu Directeur-adjoint de l’Action Sociale du JMW.

 

Lorsqu’on lui demande où les Juifs “adhérents” et “non-adhérents” se rencontrent, Vuijsje réplique : « Les membres des organisations religieuses vivent principalement dans et autour d’Amsterdam. Dans cette zone, il y a beaucoup d’occasions de rencontrer d’autres Juifs. Pour les Juifs vivant en périphérie, la situation est plus complexe ».

 

“Il y a quelques évènements annuels auxquels participent de nombreux Juifs. L’un d’eux est le « Yom HaFootball » annuel – un jour où les Juifs jouent au football. Si le temps est favorable, il peut y avoir jusqu’à 2000 personnes présentes. Il y a aussi bien des Juifs « adhérents » que     « non-adhérents ». Le festival annuel du film juif et le festival de musique juive, font aussi venir un foule importante.

 

“Le pourcentage de Juifs au sein de la société hollandaise générale est minime – environ 3 pour 1000.  Mais, parmi les amis de nombreuses personnes ayant une origine juive, on compte un nombre relativement important de Juifs. Cela leur permet de conserver leur lien au Judaïsme.

 

“Nous nous demandons de quelle façon le Judaïsme se transmettra à la prochaine génération ? Parmi les parents des participants à notre étude, 52% d’entre eux ont un conjoint juif. Cela concerne 44% des répondants eux-mêmes. Mais, parmi leurs enfants, ils ne sont plus que 26% et, parmi les petits-enfants, cela doit être de l’ordre de 14%. On perçoit ainsi un mixage croissant de familles juives et non-juives. A la maison pour Shabbat et lors des fêtes juives, beaucoup ont à leur table des membres de familles non-juives. Si bien qu’on pourrait les appeler « la famille juive étendue ».

 

“J’ai proposé au sein du JMW le Projet Jonet, qui s’adresse à quiconque ayant une origine juive, ainsi qu’à leurs conjoints et aux membres de leurs familles. Cela comprend des non-Juifs. L’objectif du projet est de créer une situation où le groupe périphérique peut aussi participer aux activités organisées au sein de la population juive des Pays-Bas. Nous agissons ainsi dans l’espoir que ces personnes s’intéresseront de plus en plus au Judaïsme. Ils pourront alors peut-être en transmettre quelque chose à leurs enfants.

 

“Jonet, auquel plusieurs organisations juives collaborent, prendra essentiellement forme à travers un site internet et une variété d’activités de réseaux sociaux. Il existera aussi un espace de discussions partiellement fermé, où les gens peuvent communiquer les uns avec les autres. JMW a déjà un site de rencontres, « Jingles », qui est très actif. Il sera intégré au sein de Jonet. Il y aura, par ailleurs, un marché virtuel pour y faire la promotion de produits et commerces juifs. Tout cela permettra à de plus nombreux Juifs de se contacter les uns les autres.

 

“En supplément, notre plan consiste à organiser une activité ouverte une fois par an à une vaste échelle. L’idée est que cet espace fournira une offre très large d’information sur la culture juive. En même temps, il y aura un carnaval de rue juif – un secteur avec de la musique et des stands où l’on pourra apprendre des choses sur des activités juives variées. De plus, cela pourra être combiné avec un festival du film juif et un festival de musique.


“Nos activités originales qui correspondent à des services sociaux,  créent également un lien avec le Judaïsme. Nous nous attendons à ce que la demande de services sociaux par les Juifs baisse considérablement dans l’avenir, si on la compare à celle des soixante dernières années. Pour cette raison aussi, la construction communautaire prendra un rôle bien plus important.

 

“La Communauté juive aux Pays-Bas est constituée pour la plus grande partie de personnes âgées et de ceux nés au cours du baby-boom d’après-guerre. Ils disposent de relativement bonnes positions sociales et économiques. Une récession ne les frappera ainsi pas trop durement. Notre vision de l’avenir est qu’il y aura encore une aisance raisonnable et que le sens de la communauté juive prédominera sur l’individualisme. Cependant, si la récession devient trop brutale, nous devrons changer nos prévisions et nos activités pour nous y adapter ».

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adapté par Marc Brzustowski

 -1- Hanna van Solinge & Carlo van Praag , De Joden in Nederland  anno 2009. (Diemen, AMB, 2010). [Dutch]  

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:59

 

Manfred Gerstenfeld interviewe Steven M. Cohen

 

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Steven M. Cohen

 

 

“L’identité juive” peut être perçue comme une identité sociale. Elle fait référence aux croyances, aux attitudes et à l’appartenance, mais aussi à la façon dont les Juifs agissent, se comportent et interagissent avec d’autres.  Le Judaïsme et la Judéité font essentiellement porter l’accent sur l’interaction avec d’autres Juifs, ainsi que sur la participation à la communauté et à la société.

“ L’énorme changement survenu dans l’intégration des Juifs, au sein de la société américaine dans son ensemble, est essentiel à la compréhension de la façon dont les identités juives s’y sont adaptées. Comparé à il y a à peine cinquante ans, les Juifs d’aujourd’hui ont, beaucoup moins souvent des épouses juives, des amis, des voisins et des collègues de travail juifs. Il n’est guère surprenant qu’ils se sentent moins attachés à la notion de peuple juif et à Israël ».


Steven M. Cohen est Enseignant-Chercheur en politiques sociales juives au Collège de l’Union Hébraïque – Institut de Religion juive,- et Directeur des archives de politique juive à l’Ecole Berman de l’Université Wagner de New-York. En 1992, il est venu en Israël pour y enseigner à l’Université Hébraïque de Jérusalem, durant 14 ans. Parmi les livres qu’il a écrit, on trouve : Le Juif de l’intérieur : Soi, la Famille et la Communauté en Amérique, qu’il a co- rédigé avec Arnold Eisen.

“Cette intégration croissante reflète plusieurs évolutions positives, comme un antisémitisme en baisse, une réussite juive en hausse et une plus grande acceptation des Juifs par les non-Juifs. Non seulement les jeunes Juifs impliqués dans des relations avec des non-Juifs sont plus nombreux, mais des centaines de milliers de non-Juifs aiment des Juifs. C’est devenu une situation très courante, aujourd’hui, alors qu’il s’agissait d’occasions plutôt rares, il y a juste quelques décennies. En même temps, cette intégration a amené plusieurs conséquences néfastes pour le Judaïsme et la Judéité.

“L’autre évolution importante, c’est que les Juifs se sentent autorisés à affirmer si, quand, où et comment ils exprimeront leur identité juive. C’est un changement qui passe de constructions normatives dans la façon d’être juif à une intelligence esthétique des situations. Une approche normative soutient que l’implication juive est bonne et juste, et que certaines façons d’être Juif sont meilleures que d’autres. Une approche esthétique perçoit l’être Juif  comme une question de style et de culture. C’est devenu une ressource de signification plutôt qu’un impératif éthique ou moral.  

“Dans les années 1960, existait encore un consensus qu’être Juif était une question d’obligation. De telles normes peuvent découler de D.ieu, des parents, de la nostalgie, de la tradition, de la Loi Juive et/ou de l’appartenance au peuple juif. On pouvait, bien sûr, les transgresser, mais lorsque cela arrivait, on s’en sentait coupable. Il y a beaucoup moins de gens, aujourd’hui, qui envisagent le fait d’être Juif comme une question de normes et d’obligations.

“La combinaison de ces deux changements résultant d’une intégration croissante au sein de la société américaine, d’une part, et d’une insistance moins grande sur le Judaïsme en tant que système normatif, de l’autre, a conduit, à la fois, à des changements substantiels et à une diversité croissante dans ce que cela signifie d’être Juif en Amérique, selon la façon dont le public juif américain le définit et l’expérimente.

“Les labels confessionnels essentiels que les Américains juifs emploient pour définir leurs façons d’être Juifs demeurent de se reconnaître Orthodoxe, Traditionnaliste ou Réformiste. Il existe d’autres possibilités – telles que Reconstructionniste  et faire partie du Renouveau Juif, ainsi que l’augmentation des tendances non-confessionnelles et post-confessionnelles. Il existe, cependant, beaucoup d’autres façons d’être, en-dehors de la vie confessionnelle, dans lesquelles les Juifs Américains « s’engagent en tant que Juifs ». Beaucoup vivent encore dans des quartiers juifs, tel que l’Upper West Side de New York, Squirrel Hill [La Colline de l’Ecureuil] (Pittsburgh), ou Silver Spring [le Printemps Argenté] (Maryland). Les Juifs situés dans des zones de plus grande concentration résidentielle ont, non seulement, plus de voisins juifs ; ils ont plus fréquemment des épouses juives, plus d’amis juifs, et plus de liens institutionnels que ceux vivant dans d’autres environnements d’implantations plus clairsemées. Les Juifs vivant dans des quartiers d’implantation plus ancienne conservent souvent un style ethnique ; beaucoup manifestent leur judéité par des préoccupations politiques intérieures ou à l’égard d’Israël.

 

“Sur un autre plan, le mouvement du Centre Communautaire juif apporte une contribution majeure à la construction de la communauté et à l’éducation juive informelle. Qui plus est, les Juifs Américains ont une vie culturelle riche, en ce qui concerne la musique, l’art, la littérature, la vie universitaire, le journalisme, la danse et les musées de genres diversifiés. Il y a des centaines de millions de pages sur Internet, relatives à des centres d’intérêt juifs. Il se produit, également, une augmentation très étudiée de l’engagement juif dans le militantisme social et juridique. Il y a ainsi une vie juive qui est menée par beaucoup plus de gens d’une vingtaine et d’une trentaine d’années, à l’extérieur du réseau traditionnel. La question est : A quelle rapidité la communauté juive américaine reconnaîtra-t-elle la valeur des efforts fournis par des gens plus jeunes, vivant à l’extérieur du cadre institutionnel traditionnel et est-ce qu’elle les soutiendra ?

“L’extension des mariages mixtes et des groupes d’amitiés mixtes est vraiment significative. Environ les deux-tiers des Juifs Américains âgés ont essentiellement des amis juifs. Par contraste, les deux-tiers de la génération de moins de trente ans a, majoritairement, des amis non-Juifs. Le changement démographique déterminant qui a eu lieu se traduit par la forte expansion du célibat, parmi les jeunes adultes non-Orthodoxes.

Cohen conclut : “Le caractère inévitable du changement identitaire rapide, du collectif à l’individu, et des normes au style de vie, combinés à la diversité des Juifs Américains, fait de la tâche consistant à relier les missions du Judaïsme aux exigences du public juif un défi continuel et sans fin ».


Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Ceci est la version courte d’une interview parue dans “American Jewry’s Comfort Level. Present and Future», par Manfred Gerstenfeld et Steven Bayme (2010). Ce livre peut être téléchargé au lien suivant :


http://www.jcpa.org/JCPA/Templates/showpage.asp?DBID=1&LNGID=1&TMID=84&FID=845&PID=0

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

 

Steven M. Cohen and Arnold Eisen, The Jew Within: Self, Family and Community in America (Bloomington: Indiana University Press, 2000).

Charles S. Liebman, Deceptive Images: Toward a Redefinition of American Judaism (New Brunswick, NJ: Transaction Books, 1988). 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 15:12


 

Manfred Gerstenfeld Interviewe Afshin Elian

 

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Afshin Elian

 

“Malheureusement, l’Europe – y compris les Pays-Bas – est décadente. On peut s’en apercevoir, dès qu’on se penche sur le débat concernant le conflit palestino-israélien. Les chaînes de Télévision européennes choisissent de montrer des images sélectives d’actions israéliennes contre les terroristes palestiniens. Ces images aident l’Europe à occulter sa propre participation dans le meurtre de masse des Juifs. Ainsi, les Européens parviennent à s’exonérer de ce qu’ils ont fait au cours de la Seconde Guerre Mondiale.

 

“L’exemple le plus évident nous en a été donné en avril 2012, durant les opérations militaires israéliennes à Jénine. Les combattants palestiniens s’étaient établis au beau milieu d’un camp de réfugiés. Ils ont, en pleine connaissance de cause, mis en danger la vie de leurs propres concitoyens. Aux Pays-Bas, s’est forgé un tableau mensonger [de la situation], comme si 3000 Palestiniens avaient été tués. Quand  les faits ont été vérifiés, on a découvert que j’avais raison : 53 Palestiniens avaient été tués, la majorité d’entre eux étant armés.

 

“C’est très peu, si on compare ceci avec ce qui se passe n’importe où dans le monde. En Iran, en 1988, les autorités ont fait exécuter entre 8000 et 12 000 personnes. Après une attaque des Moudjahidins venus d’Irak, l’Ayatollah Khomeiny a exigé de savoir combien de leurs adhérents étaient détenus dans les prisons iraniennes et pourquoi ils n’avaient pas encore été tués. Une commission s’est rendue de prison en prison, avec pour mission de procéder à l’exécution de tous ceux qui n’étaient même pas encore passés en procès ».

 

Afshin Elian est un intellectuel et un universitaire hollandais très connu. Il est né en 1966 à Téhéran, en Iran. Il s’est installé en 1989, aux Pays-Bas, en tant que réfugié politique. Elian est professeur de Cohésion Sociale, Droits civiques et Multiculturalisme à l’Université de Leiden. Depuis le meurtre de Théo Van Gogh en 2004, les autorités néerlandaises lui ont procuré la protection de gardes du corps, sa vie étant menacée à cause de ses opinions franches à propos de l’Islam.

 

Elian observe que : “Un certain nombre de Hollandais de souche ont semé la confusion dans l’esprit d’une génération d’immigrants non-occidentaux. Ils leur ont dit : « Restez Marocains. Allah est un dieu sympathique et c’est génial que vous mangiez du couscous ! ». Personne ne leur a dit : « Il est bon que vous soyez Hollandais, maintenant, apprenez à bien parler le néerlandais, travaillez dur, et ainsi nous pourrons construire un meilleur avenir ensemble ». Cette attitude devra changer.

 

“De la même façon, on devra combattre la discrimination et le racisme au moyen d’une nouvelle campagne pour les droits civiques nationaux. Mon but n’est pas de convaincre les Hollandais que les Marocains sont des gens agréables. Ce ne sont pas tous de braves gens, quoi qu’il en soit. Mais c’est important qu’ils trouvent réellement du travail.

 

“Bien souvent, je suis pris à partie par des jeunes radicaux qui prétendent que je suis un individu déplaisant qui veut un Etat constitutionnel. J’ai dit, une fois : « Il y en a assez du multiculturalisme ». Nous disposons d’un ordre juridique qui est basé sur deux fondamentaux : la Constitution hollandaise et la langue hollandaise. Les valeurs fondamentales sur lesquelles notre société est fondée font partie de cette Constitution. Elles comprennent : les droits de l’homme, la liberté de conscience religieuse et des droits égaux entre hommes et femmes.

 

“On devrait mettre ces valeurs en avant, comme les Américains en font la promotion. Je ne prône pas le chauvinisme, le racisme ou le nationalisme, mais le patriotisme constitutionnel. Ce qui rend les Pays-Bas plus attrayants que le Maroc, c’est qu’on peut se fier à la loi. Des policiers hollandais ne vont pas vous tomber dessus pour vousfrapper sans raison.

 

“Quand la première génération de Marocains est arrivée aux Pays-Bas, ils sont venus parce qu’ils y trouvaient des possibilités économiques, mais aussi une loi qui assure leur tranquillité. Aujourd’hui, nous avons des problèmes, ici, avec un grand nombre de jeunes Marocains qui exercent des violences contre des gens. Après le meurtre de Théo Van Gogh par un Marocain, les autorités ont senti le besoin de montrer qu’il existait deux sortes de groupes extrémistes : les musulmans radicaux et les groupes d’extrême-droite.

 

“Cependant, après ce meurtre, la plupart de ceux qui étaient arrêtés pour tentative d’incendies volontaires de mosquées et d’écoles musulmanes étaient de jeunes enfants. Ce qu’ils ont fait était terrible, mais nous ne pouvons pas le comparer au terrorisme idéologique et international musulman. L’extrême-droite doit être mise sous surveillance. Si jamais elle devenait plus massive, il faudrait l’éradiquer. Pourtant, nous ne devrions pas confondre ses motivations avec l’idéologie radicale de nombreux musulmans.

 

“Les Juifs Hollandais ont un double problème. Leur tragédie résulte du fait qu’ils sont attaqués sur deux fronts –aussi bien par l’extrême-droite que par les Musulmans radicaux.  Le reste de la population néerlandaise, cependant, n’a pas beaucoup à souffrir de l’extrême-droite. On n’a pas à être Juif pour devoir combattre l’antisémitisme ; il s’agit d’un crime contre l’humanité. Nous devrions également agir contre les génocides, indépendamment du fait de savoir qui en sont les peuples-cibles.

 

Elian conclut : “La paix sociale en Europe ne tient qu’à un fil, pourtant, je ne crois absolument pas qu’il y aura un nouvel Hitler ni un Staline. Nous risquons plutôt d’aller vers le chaos ou l’anarchie. Les gens peuvent commencer à se tirer dessus les uns sur les autres, peut-être même entre bandes armées. Les conflits risquent d’échapper totalement à toute maîtrise. Cela conduira alors à la « Balkanisation des sociétés ».

 

Ceci est la version courte d’un entretien paru en néerlandais, dans le livre bestseller de Manfred Gerstenfeld : «  La décadence : les Juifs dans une Hollande sans Gouvernail » (2010)

Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.


Adpatation : Marc Brzustowski


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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 18:35

 

Toujours la seule solution aux problèmes du monde 


Par Dennis Prager

http://www.jewishworldreview.com/0811/prager081611.php3

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Il n’y a qu’une seule solution aux problèmes du monde, une seule prescription pour produire un quasi-paradis sur terre. Elle est vieille de 3.300 ans.

Et elle est connue sous le nom des « Dix Commandements ».

Convenablement compris et appliqués, les Dix Commandements sont vraiment tout ce dont l’humanité a besoin pour construire un monde beau. Alors que les hommes et les femmes modernes, dans leur prétention démesurée, croient qu’ils peuvent et doivent arriver avec de nouvelles idées pour rendre le monde bon, en vérité il n’y a presque rien de nouveau à dire.

Si les peuples et les pays vivaient selon les Dix Commandements, tous les grands problèmes moraux disparaîtraient.

Ou bien, pour le formuler d’une autre façon, tous les grands maux qu’implique la transgression de l’un ou plusieurs des Dix commandements.

Voici la défense résumée des Dix Commandements (en utilisant l’énumération juive, qui diffère légèrement de la protestante et de la catholique) :

1. Je suis l’Eternel ton D.ieu.

Il y a des athées moraux et il y a des croyants immoraux, mais il n’y a aucune chance qu’un monde bon soit fondé sur l’athéisme. En définitive, une société sans D.ieu et sans religion repose sur le tréfonds des gens pour déterminer le bien et le mal, et c’est là un fondement très fragile.

Beaucoup de gens sont morts dans l’histoire au nom de D.ieu. Mais bien davantage encore ont été tués, torturés, et privés de liberté au nom de l’humanité et du progrès ou de quelque autre valeur post judéo-chrétienne. La religion nous a apporté l’Inquisition et nous a donné les terroristes-suicides, mais la mort de D.ieu nous a valu le nazisme et le communisme qui, en un seul siècle, ont massacré plus de cent millions de personnes. Tous les fondateurs des Etats-Unis – oui tous – savaient qu’une société libre ne peut survivre que si ses citoyens croient eux-mêmes être responsables moralement devant D.ieu.

2. Tu n’auras pas d’autres dieux que moi.

Le culte des faux dieux conduit au mal. Quand quelque chose d’autre que le D.ieu de la création et de la morale est vénéré, le chaos moral s’ensuit.

Nul n’est sans dieu. Soit les gens vénèrent D.ieu, soit ils vénèrent d’autres dieux – la nature, l’intelligence, l’art, l’éducation, la beauté, l’environnement, la Terre nourricière, le pouvoir, la gloire, le plaisir, l’Etat, le führer, le Parti, le progrès, l’humanité. La liste est presque infinie. Et aussi nobles soient-ils – et les faux dieux sont souvent nobles – quand ils deviennent une fin en soi – ils conduisent au mal.

3. Tu n’invoqueras pas en vain le nom de D.ieu.

Les gens ont mal interprété ce commandement. Ils pensent qu’il interdit de dire quelque chose comme : « Oh mon D.ieu, quel souci domestique ! » Mais l’hébreu signifie littéralement : « N’invoque pas le nom du Seigneur en vain »

En d’autres termes, il nous est interdit de faire le mal au nom de D.ieu. C’est seulement quand c’est compris de cette façon que le reste du Commandement prend tout son sens – que D.ieu ne « lavera » pas, ni ne pardonnera – la personne qui fait cela.

Ainsi, l’islamiste qui tranche la gorge d’un innocent en hurlant « Allahou Akbar » est le parfait exemple de l’individu qui invoque en vain le nom de D.ieu et ne peut pas être pardonné. Ces gens-là n’assassinent pas seulement leurs victimes, ils assassinent aussi le nom de D.ieu. Pour cette raison, ils font plus de mal que l’athée qui assassine.

4. Tu observeras le jour du Shabbat et le sanctifieras.

Abandonner le monde pendant une journée par semaine pour l’élever au-dessus des autres est le plus grand support de l’harmonie familiale et de l’harmonie avec les enfants.

Un jour par semaine sans jeux vidéos, sans les parents qui partent au travail ou pour faire leur propre activité sur l’ordinateur oblige parents et enfants à passer du temps ensemble et à parler vraiment. Il encourage même les couples à faire l’amour. Il affaiblit aussi l’institution de l’esclavage. Si même vos serviteurs obtiennent un jour de repos parce que D.ieu le commande, cela signifie que nous n’avez pas un contrôle absolu sur eux. [Note de l’auteur : selon la pratique rituelle juive, il existe des moyens spécifiques d’observer et de fêter le Shabbat et, par extension, les fêtes consacrées.]

5. Tu honoreras ton père et ta mère.

La première chose que tout mouvement totalitaire et autoritaire fait, c’est d’essayer de miner l’autorité parentale. C’est pourquoi il est dangereux, même dans une démocratie.

Prenez nos universités, par exemple. Woodrow Wilson, le premier président progressiste, déclara : « L’usage de l’université est de rendre les jeunes hommes aussi différents que possible de leurs pères ».

Et c’est exactement ce que des campus ont fait depuis plus d’un demi-siècle. Au lieu de cherche la vérité et la beauté, les universités ont aliéné la jeunesse américaine contre les valeurs de leurs pères – et celles des pères fondateurs. 

6. Tu n’assassineras pas.

Si les gens vivaient seulement suivant ce commandement, le monde entrerait dans un état paradisiaque. Dans le même temps, le commandement a été largement mal compris. L’hébreu prohibe à l’origine l’assassinat, non pas de tuer. En se méprenant su l’hébreu rendu pas « Tu ne tueras pas », on a enseigné à trop d’occidentaux d’aujourd’hui que le pacifisme est moral et noble. Ni l’un, ni l’autre. C’est un accessoire de l’assassinat, puisqu’il empêche les pacifistes de faire la seule chose qui arrête le meurtre de masse – de tuer les assassins.

Les camps de la mort Nazis ont été libérés par des soldats dont le travail était de tuer des assassins, et pas par des pacifistes ou des « activistes de la paix ».

7. Tu ne commettras pas l’adultère.

L’observance ou même la quasi-observance de ce seul commandement mettrait fin à la formation du sous-prolétariat. Aucune aide de l’Etat ne peut faire ce que le mariage et l’engagement envers une épouse font pour mettre fin à la pauvreté et à presque toutes les pathologies sociales.   

8. Tu ne voleras pas.

Ce commandement interdit le rapt des personnes, le vol de la propriété, et le vol de tout ce qui appartient à autrui. Le premier interdit seul, s’il on lui obéit, aurait rendu impossible le commerce des esclaves.

Protéger la sainteté de la propriété privée convenablement rend possible la civilisation morale. C’est pourquoi les émeutes récentes à Londres devraient effrayer tout citoyen en Grande Bretagne et en Occident en général. Exactement comme brûler des livres conduit à brûler des gens, de même, fracasser des fenêtres et piller la propriété conduit finalement à fracasser des têtes.

La violation rampante de ce commandement par les gouvernements d’Afrique est la première cause de la pauvreté en Afrique. La corruption, et non pas l’impérialisme occidental, est la racine de l’arriération de l’Afrique.

9. Tu ne porteras pas de faux témoignage.

Mentir est à la racine de presque tous les maux. Tous les Etats totalitaires sont fondés sur des mensonges. Si les nazis n’avaient pas menti au sujet des Juifs, il n’y aurait pas eu d’Holocauste. Seuls les gens qui croyaient que tous les Juifs, y compris les bébés, étaient de la vermine, pouvaient par exemple, enfermer des centaines de Juifs dans une synagogue et les faire brûler vivants. Que ces mêmes mensonges soient colportés à propos des Juifs aujourd’hui par des gouvernements arabes et par l’Etat iranien devrait réveiller les gens sur la menace de nature nazie que l’antisémitisme pose encore.

10. Tu ne convoiteras pas l’épouse de ton prochain, sa propriété, etc…

La culture de la guerre de classe – c.à.d. la culture de la convoitise de ce que les plus riches possèdent légitimement – conduit inévitablement à violer les autres commandements, tout particulièrement ceux qui interdisent le vol et l’assassinat.

Il n’y a qu’une seule manière de parvenir à une société formidable, et ce n’est pas en créant un Etat massif qui distribue l’argent des citoyens. C’est en cultivant des citoyens qui essaient de vivre suivant ces Dix Commandements. Ils sont aussi pertinents aujourd’hui qu’ils l’étaient il y a 3.300 ans.  



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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 14:06

http://haabir-haisraeli.over-blog.com/article-le-rav-eleazar-abouhatsira-petit-fils-du-rav-israel-abouhatsira-baba-sale-a-ete-assassine-a-be-80430309.html


 

Le petit fils de "Baba Sale" a ete poignarde pendant qu'il recevait du public. La police a arrete le suspect, le motif est encore indefini. Les fideles du Rav se sont rassembles devant la Yeshiva et ont crie leur colere : "nous ne l'acceptons pas". Le Ministre Yshai est arrive sur les lieux : "une grande perte, nous sommes sous le choc".

 

 

Le Rav Eléazar Abouhatsira, age de 70 ans, a ete assassine cette nuit, poignarde a mort dans sa Yeshiva a Beer-Sheva alors qu'il recevait ses fideles. Il a ete soigne sur place par une equipe du Magen David Adom-Negev, mais sa mort a ete constatee sur le chemin qui le menait a l'hopital Soroka. La police a arrete le suspect et ouvert une enquete. Le Rav sera enterre aujourd'hui au Mont des Oliviers a Jerusalem, apres une ceremonie a Beer-Sheva.

 

Les premiers elements de l'enquete revelent que le Rav Abouhatsira, petit fils de "Baba Sale", a recu le suspect du meurtre pour une conversation et pendant celle ci il l'a poignarde au torse pour une raison encore inconnue. Les eleves du Rav l'ont attrape et l'ont transmis a la police.

 

Une des personnes qui etait dans la yeshiva au moment des faits raconte : "tout s'est passe en quelques secondes, il n'a pas ete difficile de maitriser l'assassin". Les proches du Rav racontent que ce n'est pas la premiere fois que le suspect venait a la Yeshiva. "Des centaines de personnes venaient tous les soirs se faire benir par le Rav et le lui demander son avis", "le suspect est arrive et a poignarde le Rav a plusieurs reprises. Il y avait beaucoup de fideles qui attendaient dehors sa benediction ou demander son avis au Tsadik".

 

"Comment une telle chose est-elle arrivee ?"

 

Le Ministre de l'interieur, Elie Yshai, est arrive sur les lieux du crime et s'est rendu dans la maison du Rav. "C'est une grande perte, une grande peine", a dit Yshai, "nous sommes sous le choc". Plus tot les fideles du Rav Abouhatsira s'etaient rassembles devant la Yeshiva, "c'est incroyable" a dit l'un d'eux, "nous essayons encore de comprendre ce qui s'est passe. Nous ne l'acceptons toujours pas". Un des fideles a declare : "juste la priere peut aider dans un tel moment, nous esperons qu'Hakodesh baroukhou nous aidera".

 

 

"J'ai tout abandonne et je suis venu" declare un autre fidele, "je venais de facon permanente, je venais le voir, c'etait un Gaon. Je suis sous le choc. Je ne comprends pas comment une telle chose peut arriver". "C'est choquant que l'on puissent ainsi porter atteinte a une telle personnalite en Israel", a ajoute son ami, "je suis arrive un peu apres les faits, je ne peux tout simplement pas digerer ce qui s'est passe".

 

Yossi Rafaeli, secouriste volontaire et fidele du Rav, a raconte que depuis qu'il etait enfant il avait l'habitude de venir le consulter et recevoir une benediction, et que lui - comme les autres - a ete sauve a plusieurs reprises par le Rav. D'apres lui, "Baba Eleazar" etait implique et au courant des vies de ses fideles et ils agissaient selon ses paroles. "Nous sommes profondement choques", "c'est tout simplement incroyable que cela se soit passe".

 

 

Le Rabbi Eléazar Abouhatsira etait descendant d'une longue lignee de Rabins et considere comme un specialiste de la Torah et un grand cabbaliste, et avait des qualites et des pouvoirs speciaux. Son grand pere, etait le Rabbi Israel Abouhatsira, le "Baba Sale", un des grands Rabins sepharades d'Israel. Le Rav vivait dans sa maison qui se trouvait face a la synagogue, et ses fideles racontent que, par pudeur, il n'en sortait que rarement ces dix dernieres annees.

 

Traduit de l'hebreu par David Goldstein a partir dehttp://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4101676,00.html

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 12:23

Les autres mois en cliquant sur l'image

gloire d'Allah

thereligionofpeace

Liste des attentats islamistes en février 2011- Les criminels d'Allah massacrent les bouddhistes en thaïlande, continuent à massacrer les chrétiens 

Par Aschkel


thai_jihad_13.jpg

Attention aux âmes sensibles !!!  Photos du Djihad contre les bouddhistes

Qui s'indigne ? 

Dans toutes ces horreurs j'ai relévé certains cas.

Dans le silence international les bouddhistes de Thaïlande, à Pattani notamment se font massacrer parce que bouddhistes, un crime selon les musulmans de cette région.

Nouveau massacre dans le sud de la Thaïlande

Le massacre des bouddhistes par les islamistes ne connait pas de répit dans les provinces à majorité musulmane du sud. Jeudi matin, cinq personnes ont été tuées et quatre autres blessées par un petit groupe de tireurs dans un petit village bouddhiste de la province de Pattani. Les suspects, des militants islamistes, ont tirés sur les victimes alors qu’elles se rendaient au temple. Depuis janvier 2004,  4400 personnes sont mortes dans les campagnes meurtrières organisées par les militants islamistes du sud du pays. (Bangkok Post)

28/02/2011-Nigéria-Une mère chrétienne et 3 de ses enfants sont abbatus à leur domicile par des musulmans

24/02/2011-Irak- un chrétien de 70 ans poignardé à mort à son domicile par des musulmans

23/02/2011-Egypte-Un prêtre est poignardé à mort par des tueurs criant Allan Akbar

23/02/2011-Une filette de kahn Younès pulvérisée par une bombe du 'Hams explosant prématurément

22/02/2011-Cöte d'Oman-Un couple de retraités missionnaires fait partie des 4 américains pris en otage et exécutés froidement par des pirates somaliens

On en parle peu mais se déroule actuellement en Thaïlande à Pattani des massacres de bouddhistes par les musulmans.

11/02/2011-Thaïlande- une mère reçoit une balle dans la tête alors qu'elle allaite sa fille de 2 ans.

10/02/2011-Nigéria-Deux chrétiens tués dans leurs maisons à bout portant

10/02/2011-Thailande-Pattani -3 civils bouddhistes tués et brulés par les musulmans

10/02/2011-Irak-9pélérins chiites femmes et enfants déchiquetés par des bombes d'une voiture piégée sunnite

06/02/2011-Indonésie-Une foule furieuse de musulmans bat violemment un prêtre qui tente de s'opposer à l'incendie de 3 eglises et d'un orphelinat.

05/02/2011-Pakistan-4civils enlevés puis tués froidement par balles-notes épinglées sur leur corps les accusant d'être des espions juifs.

03/02/2011-Thailande-Pattani- 2 musulmans mitraillent un groupe de 5 personnes agées bouddhistes sur un marché.

Total Février morts 518 - bléssés  949 (Janvier Morts - 661 Blessés - 1432)

Date Country City Killed Injured Description
2011.03.01 Yemen Abyan 2 11 An ambulance driver is among two people slain in an al-Qaeda ambush.
2011.02.28 Nigeria Dabwak 4 0 A Christian mother and three of her children are slaughtered in their home by Muslim militants..
2011.02.27 Pakistan Landi Kotal 1 0 A tribal elder is abducted and murdered by suspected Lashkar-e-Islam.
2011.02.27 Thailand Pattani 1 0 A 54-year-old salesman is shot to death by Muslim militants.
2011.02.27 Somalia Mandera 1 10 A woman is killed when Islamic militia attack a Red Cross office.
2011.02.27 Afghanistan Arghandab 8 25 Taliban bombers take down eight civilians at a public event.
2011.02.26 Pakistan Peshawar 4 17 Mujahideen attack a fuel station, killing four people.
2011.02.26 Iraq Baghdad 1 0 A university professor is assassinated by suspected fundamentalists.
2011.02.26 Iraq Baiji 4 0 Terrorists attack an oil refinery and murder four employees.
2011.02.26 Afghanistan Faryab 4 30 A teenage suicide bomber detonates at a playing field, killing at least four civilian spectators.
2011.02.26 Afghanistan Khost 9 0 Three children and four women are among nine civilians pulverized by a roadside blast.
2011.02.25 Iraq Fallujah 6 1 al-Qaeda gunmen storm a home and shoot six residents to death.
2011.02.24 Afghanistan Spin Boldak 1 26 Two suicide car bombers kill only the guard managing to stop them.
2011.02.24 Iraq Ramadi 11 18 A Sunni suicide bomber detonates at a Shia cultural center, shredding eleven innocent lives.
2011.02.24 Iraq Mahata 4 0 A man and his three sons are brutally shot to death by al-Qaeda fundamentalists.
2011.02.24 Iraq Baghdad 1 0 A 70-year-old Christian man is stabbed to death in his home by Muslim radicals.
2011.02.23 Nigeria Maiduguri 1 0 A cop is gunned down by Boko Haram Islamists.
2011.02.23 Pakistan Landikotal 5 2 Five local security personnel are killed during a Taliban assault on their post.
2011.02.23 Egypt Assiut 1 0 A priest is brutally stabbed to death in his home by killers shouting 'Allah Akbar!'
2011.02.23 Gaza Khan Younis 1 2 A 10-year-old girl is killed when a Hamas bomb detonate prematurely.
2011.02.22 Nigeria Borno 18 7 Eighteen Christian villagers are massacred during a Muslim raid.
2011.02.22 Iraq Baqubah 1 0 An imam in murdered in his mosque by Religion of Peace rivals.
2011.02.22 Pakistan Torghundai 6 10 Three children, ages 3, 6 & 8, and two women are among six killed in their homes by a Taliban rocket attack.
2011.02.22 Oman Coast 4 0 A retired missionary couple is among four Americans taken hostage and executed in cold blood by Muslim pirates.
2011.02.21 Iraq Samarrah 12 18 A dozen police sent to guard Shia pilgrims are blown to bits by a Sunni suicide bomber.
2011.02.21 Somalia Mogadishu 14 35 al-Shabaab suicide attackers ram an explosives-laden vehicle into a police compound, killing over fourteen people.
2011.02.21 Thailand Yala 1 12 Muslim bombers set off a blast in front of a supermarket, killing a local woman.
2011.02.21 Yemen Sanaa 5 6 Five people, including civilians, are killed when al-Qaeda gunmen roll up on a checkpoint.
2011.02.21 Thailand Narathiwat 1 1 A Buddhist couple is targeted by Muslim terrorists, witth the husband dying from injuries.
2011.02.21 Thailand Narathiwat 1 0 A 32-year-old Buddhist is murdered by Islamic gunmen while walking home from a tea shop.
2011.02.21 Afghanistan Kunduz 31 40 A Fedayeen suicide bomber sends over thirty civilians to their death as they are lining up for identity cards.
2011.02.20 Pakistan Mosakki 2 0 Two villagers are murdered by Islamic militants.
2011.02.20 Iraq Shirqat 2 6 A suicide bomber detonates at a rival mosque, killing two worshippers.
2011.02.20 Thailand Narathiwat 0 17 Children are among the casualties when Muslim militants set off a car bomb a rake a restaurant with gunfire.
2011.02.20 Iraq Shirqat 2 6 A suicide car bomber cruises into a rival mosque, killing at least two.
2011.02.19 Afghanistan Jalalabad 42 71 Sunni hardliners send suicide bombers and gunmen into a bank to massacre over forty people.
2011.02.19 Russia Zayukovo 4 1 Caucasus Emirate terrorists stop a van full of ski tourists and then machine-gun them to death.
2011.02.18 Afghanistan Baghlan 3 7 Three German soldiers working on a vehicle are machine-gunned at close range by a terrorist in a friendly uniform.
2011.02.18 Thailand Pattani 1 0 Muslim gunmen take down a 44-year-old man.
2011.02.18 Afghanistan Nangarhar 2 0 Two bomb disposal team members are murdered by Taliban roadside bombers.
2011.02.18 Afghanistan Khost 11 40 Women and children are among the dead when a devout Sunni detonates in a commercial district, taking eleven others with him.
2011.02.18 Afghanistan Nangahar 3 0 Three Afghans are shredded by a Taliban roadside bomb.
2011.02.18 Thailand Narathiwat 1 1 A 19-year-old man is shot in the head and neck by Muslim 'separatists'.
2011.02.18 Nigeria Darazo 2 2 A civilian and bank guard are killed in separate attacks by suspected Boko Haram.
2011.02.18 India Bandipora 1 0 Islamists gun down a local political activist.
2011.02.17 Iraq Baghdad 1 0 A university professor is lynched in his home by 'insurgents'.
2011.02.17 Thailand Pattani 1 1 A local soldier is shot in the head and neck by Islamists while riding to work with his wife.
2011.02.17 Afghanistan Kunduz 2 0 The Taliban take down two Afghans with a well-placed bomb.
2011.02.17 Iraq al-Maqdadiyah 13 35 Thirteen souls at an auto trade fair are sent to Allah by suicide car bombers.
2011.02.17 Pakistan Bannu 1 0 One person is killed in two bombings by Islamic militants, one of which was at a girls' school.
2011.02.17 Iraq Mosul 1 0 Terrorists shoot a journalist to death.
2011.02.17 Iraq Baghdad 3 10 Sectarian Jihadis stab three women to death in their home and detonate a bomb that injures ten Iranian pilgrims.
2011.02.16 Iraq Khalidiya 2 0 Two brothers are murdered in their home by Islamic gunmen.
2011.02.16 Yemen Hadramout 1 3 A top intelligence official is shot to death in his car by al-Qaeda militants.
2011.02.15 Nigeria Maiduguri 2 0 Two people are killed when Boko Haram gunmen attack two churches.
2011.02.15 Iraq Kut 1 0 A Mujahideen sniper kills an Iraqi interpretor.
2011.02.15 Iraq Baghdad 4 6 A woman is among four civlians taken down by a pair of Jihad bomb blasts.
2011.02.15 Pakistan North Waziristan 2 0 Sunni hardliners kidnap and publicly execute two civilians.
2011.02.14 Pakistan Pakhtunkhwa 4 0 Four civilians are abducted and executed by Mujahideen Khurasaan terrorists.
2011.02.14 Russia Gubden 3 26 A female suicide bomber murders three people.
2011.02.14 Afghanistan Kabul 2 2 Two guards at a shopping mall sacrifice themselves stopping a Shahid suicide bomber from entering.
2011.02.13 Thailand Yala 0 18 Eighteen people ae injured when Islamic radicals detonate a car bomb outside a bank.
2011.02.13 Iran Tehran 1 0 A pro-democracy protester is shot to death by the government.
2011.02.13 Somalia Mogadishu 3 10 Three civilians die from shrapnel injuries suffered when Islamists throw a grenade into the street.
2011.02.12 Afghanistan Kandahar 21 45 Fedayeen gunmen with explosives vests attack a police station, killing at least twenty-one, including civilians.
2011.02.12 Iraq Samarrah 36 64 Three dozen Shia pilgrims on a bus are massacred by Sunni suicide bomber.
2011.02.11 Thailand Pattani 1 0 A young mother is shot in the head by Islamists while carrying her 2-year-old daughter.
2011.02.11 Pakistan Mardan 5 0 Five civilians are brutally executed in captivity by Taliban militants.
2011.02.11 Thailand Narathiwat 1 0 Muslim gunmen take down two men in separate attacks, one at a market and the other in front of a mosque.
2011.02.10 Nigeria Alice 2 3 A father is among two Christians shot to death by militant Muslims in their homes.
2011.02.10 Thailand Yala 1 0 A 32-year-old is shot to death by Muslim 'separatists'.
2011.02.10 Nigeria Kuru 5 9 A 4-year-old is one of five Christian villagers hacked and shot to death by Islamic raiders.
2011.02.10 Thailand Pattani 3 0 Two women are among three Buddhist civilians viciously murdered and then burned by Muslim extremists.
2011.02.10 Pakistan North Waziristan 3 0 Sunni hardliners kidnap and execute three people, then throw the bodies into a sack.
2011.02.10 Afghanistan Kunduz 7 5 Seven people lose their lives to a Shahid suicide bomber.
2011.02.10 Pakistan Mardan 31 50 A teenage suicide bomber dressed as a schoolboy 'gives his life to Islam' - and takes thirty-one others with him.
2011.02.10 Iraq Dujail 9 39 Nine Shia pilgrims on foot, mostly women and children, are brutally blown to bits by Sunni car bombers
2011.02.09 Iraq Kirkuk 11 104 Three car bombs leave at least eleven Iraqis dead.
2011.02.09 Iraq Baghdad 2 0 A man and his son are forced out of their home by Muslim terrorists and machine-gunned to death.
2011.02.09 Pakistan Pakhtunkhwa 4 6 Four security personnel are taken down in two remote-controlled bombings.
2011.02.09 Pakistan Charsadda 1 3 A civilian at a cattle market is killed by a remote-controlled bomb.
2011.02.09 Dagestan Makhachkala 2 0 Two policemen are gunned down in cold blood by suspected Islamic 'rebels'.
2011.02.08 India Thakurdwara 1 0 A 19-year-old girl is stabbed to death by her brother on suspicion of having sex.
2011.02.08 Afghanistan Balkh 1 3 Islamists attack a bomb to a police vehicle which results in the death of an occupant.
2011.02.08 Thailand Yala 1 1 A 58-year-old Buddhist man and his wife are shot in their pickup truck by Muslim 'insurgents'.
2011.02.08 Indonesia Temanggung 0 7 A Muslim mob viciously beats a priest trying unsuccessfully to keep them from burning three churches and an orphanage.
2011.02.08 Somalia Galka'y 1 0 A judge is assassinated by al-Shabaab gunmen.
2011.02.07 Afghanistan Bak 1 0 A local official is assassinated by Sunni fundamentalists.
2011.02.07 Iraq Iskandariya 2 0 A woman is among two Iraqis murdered by Mujahideen bombers.
2011.02.07 Pakistan Hangu 2 6 Hardliners fire rockets into a police vehicle, killing two officers.
2011.02.07 Afghanistan Kandahar 1 5 An customs official is taken out by a Fedayeen suicide bomber.
2011.02.06 Indonesia Banten 3 6 Three members of the Ahmadiyah minority sect are dragged out of their homes and beaten to death by a Sunni mob chanting 'Allah Akbar'.
2011.02.06 Pakistan Quetta 1 0 Muslim radicals are suspected in the shooting death of a Hindu man.
2011.02.06 Philippines Kabacan 6 6 A 4-year-old boy is among six civilians killed in the crossfire when rival Religion of Peace groups shoot at each other.
2011.02.06 Pakistan Nut Kallan 1 0 A young Christian is tortured to death by several Muslims.
2011.02.05 Philippines M'lang 2 0 Two farmers are shot to death in their field by Moro Islamists.
2011.02.05 Iraq Balad 2 3 Sunni bombers target a Shia shrine, killing two pilgrims.
2011.02.05 Pakistan Karak 4 0 Four civilians are abducted and shot to death. Notes pinned to their bodies accuse them of being Jewish spies.
2011.02.05 Pakistan Khyber 3 2 Three civilians are ripped to pieces by a car bomb.
2011.02.05 DRC Kivu 12 0 ADF-NALU terrorists kidnap, torture and murder a dozen villagers.
2011.02.04 Afghanistan Kandahar 1 3 Women and children are among the casualties when Jihadi bombers target a market.
2011.02.04 Thailand Yala 2 0 Two security personnel are murdered by Muslim bombers.
2011.02.04 Pakistan Karachi 1 0 A Shia leader dies from wounds suffered in a sectarian attack the night before.
2011.02.04 Somalia Mudug 1 0 A young boy is shot in the back by al-Shabaab for trying to flee forced prayer.
2011.02.04 Thailand Pattani 1 2 Militant Muslims fire into a Buddhist village, killing one.
2011.02.04 Afghanistan Kandahar 1 0 The Taliban gun down a bank guard.
2011.02.04 Iraq Tuz Khormato 3 0 Two teenage boys are among three Iraqis blown to bits in a targeted bombing.
2011.02.03 Thailand Pattani 5 2 Muslim militants spray a group of elderly Buddhists at a market with machine-gun fire, killing five.
2011.02.03 Iraq Ramadi 6 19 A Shahid suicide bomber murders six Iraqis.
2011.02.03 Afghanistan Kunduz 3 0 A man and his two young sons are ripped to shreds by Taliban bombers.
2011.02.03 Pakistan Lahore 3 27 Islamic militants bomb a rival shrine during food distribution, killing three.
2011.02.03 Iraq Baghdad 6 24 Three Mujahid bombings take down six Iraqis.
2011.02.03 Thailand Pattani 1 0 Muslim radicals slit the throat of a 49-year-old plantation worker.
2011.02.03 Mauritania Bezoul 1 0 A local cop is gunned down by al-Qaeda militants.
2011.02.02 Pakistan Peshawar 10 26 Women and children are among a dozen innocents slain when Sunnis set off a bomb at a crowded market.
2011.02.02 Somalia Mogadishu 3 0 Three civlians are murdered by Muslim roadside bombers.
2011.02.02 Iraq Baghdad 6 18 Six Iraqis are killed in a series of Jihad attacks.
2011.02.02 Russia Chegem 5 0 Islamic radicals burst into a cafe and gun down five traffic cops in cold blood.
2011.02.02 Pakistan Anargi 3 4 Three local security forces are killed in a Tehreek-e-Taliban attack on their post.
2011.02.02 Pakistan Vehari 1 0 A 14-year-old girl is slowly shocked to death by her family for refusing to marry a cousin.
2011.02.01 Somalia Mogadishu 1 5 al-Shabaab bombers take out a local cop.
2011.02.01 Thailand Yala 4 0 Two Buddhist children, ages 7 and 15, are kidnapped and shot to death by Religion of Peace 'separatists'.
2011.02.01 Pakistan Kharan 2 0 Militants fire on an oil tanker, killing a driver and helper.
2011.02.01 Nigeria Maiduguri 1 1 Islamic gunmen murder a police officer and critically injure his young daughter.
2011.02.01 Somalia Banadir 2 0 Mujahideen set off a bomb near a hospital, killing two civilians.
2011.02.01 Somalia Mogadishu 3 7 Three Somalis are killed by Islamic militia in a roadside attack.
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 10:39

Etude très intéressante

 © 2011 www.aschkel.info

 

Internet dans le monde arabe et en Egypte : quelques repères

Par   Yves-Gonzales Quijano -

chercheur à l'Intitut Français du Proche-Orient

 

 

ce billet va prendre la forme d’un texte, sans doute trop long, en tout cas rédigé pour le papier et non pas pour la lecture sur écran. Il doit paraître prochainement dans les actes du colloque, organisé en juillet 2009 par Sarah Ben Nafissa pour le CEDEJ en collaboration avec le Centre d’études politiques et stratégiques d’Al-Ahram et le Danish-Egyptian Dialogue Institut sur le thème : « Mobilisations collectives, media et gouvernance publique en Egypte ».  Au regard des événements actuels, notamment en Egypte, le CEDEJ a bien voulu qu’il puisse être proposé à la lecture dès maintenant, grâce à une publication numérique dont on comprend, à travers cet exemple, les vertus de rapidité et de facilité par rapport aux délais de publication dans des revues classiques ! Insistons sur le fait que ce texte a été écrit il y a maintenant presque deux ans : une éternité pour internet !

 

Depuis quelques années, l’apparition d’internet dans l’espace politique arabe en général et égyptien en particulier retient l’attention de chercheurs qui s’interrogent notamment sur la manière dont le nouveau système de communication s’intègre aux anciennes formes de mobilisation politique, les renouvelle, voire en suscite de nouvelles. Bien que les études se soient multipliées, nombre de problèmes de fond demeurent sans réponse, alors que l’objet d’étude, lui, ne cesse d’évoluer toujours plus rapidement. Ainsi, il n’est guère besoin d’être expert de ces questions pour constater que les contours de ce que l’on se propose d’observer ont déjà, à l’évidence, beaucoup connu de modifications en très peu d’années : pour les seuls blogs du monde arabe, on est ainsi passé, entre 2006 et 2009, de quelques milliers de titres, écrits majoritairement en anglais par de jeunes hommes usant de pseudonymes, à près d’un demi-million dont les auteurs, une femme dans un cas sur quatre, écrivent en arabe, très souvent en affichant leur identité… Entretemps, les interrogations les plus immédiates demeurent encore sans réponses satisfaisantes.


On peut ainsi se demander par exemple s’il est seulement possible de s’entendre sur ce que l’on désigne par l’expression « internet en Egypte » ? Si Marc Lynch, l’un des meilleurs analystes de ces questions, a raison de s’interroger sur l’existence d’une blogosphère arabe unifiée ou au contraire formée d’unités relativement autonomes correspondant aux frontières des Etats-nation1, où situer les limites de ce que l’on pourrait appeler l’« internet égyptien », à supposer qu’une telle approche soit utile vis-à-vis d’un ensemble de paramètres techniques pour lesquels, en principe, la localisation spatiale, en l’occurrence celle des frontières de l’Etat égyptien, n’a pas forcément de valeur ?  On voit bien tout l’arbitraire qu’il y aurait à ne retenir que les utilisateurs d’internet dans un pays donné, sans tenir compte des flux incessants, sur toutes sortes de plans, qui donnent sens à leurs productions en ligne et aux usages qu’ils font des techniques disponibles, au sein d’un ensemble bien plus vaste, lui-même composé de multiples « mondes » emboîtés de façon complexe et labile (les « communautés » des internautes, arabes ou non ; les diverses configurations qui, sur les plans politiques et médiatiques par exemple, les réunissent autour de tel ou tel élément agrégeant, précisément à la manière dont fonctionne ce que l’on appelle les « agrégateurs » de blogs, etc.).


Dans cet « internet égyptien », même la langue fait problème ! Pour peu qu’ils soient plus attentifs à la réalité des échanges qu’à la commodité des catégories qu’ils posent, ceux qui voudraient croire que le critère linguistique constitue un marqueur imparfait mais néanmoins utile, au moins dans une première approche, sont rapidement confrontés à des réalités qui contredisent très vite une telle approche. Dans ses premiers temps, qui ne sont pas si lointains, ce que l’on peut appeler par convenance l’internet égyptien s’est ainsi majoritairement exprimé en anglais avant d’opter quelques années après, tout aussi majoritairement, pour l’arabe (dans ses formes dites « standard », en particulier avec l’essor des sites personnels exploitant la forme du « weblog » ). Par la suite, la dissémination sociale des nouvelles pratiques d’internet, tout autant que la transformation des données techniques (le Web2 notamment2), produisent de nos jours une inflexion des pratiques linguistiques de telle sorte que l’utilisation fréquente d’une langue plus locale – plus relâchée diraient les puristes – pourrait faire croire à une « égyptianisation », où les usages les plus locaux de la langue arabe (ou si l’on veut les plus « égyptiens ») prennent une place de plus en plus grande3.


La question, bien entendu très disputée et par ailleurs très politique, d’une langue qui serait l’apanage de la communauté égyptienne sur internet, montre bien toute la difficulté qu’il y a à seulement vouloir poser la réalité d’un internet national. Pour peu que l’on veuille prendre en compte les données qui constituent l’appareillage technique et économique de la Toile, et plus encore si l’on s’intéresse, non pas à son fonctionnement dans le « circuit fermé » de la sphère politique proprement dite, mais au contraire à ses interactions avec la sphère sociale en général, et la sphère politique en particulier4, on voit bien qu’il est vain d’espérer se fonder sur une définition opérationnelle de l’« internet égyptien ». Faute d’autre solution, et sans ignorer les limites d’une démarche qui ne peut qu’être inductive, les pages qui vont suivre n’ont d’autre ambition que de proposer une mise en perspective des faits qui paraissent comme les plus significatifs au regard des réalités égyptiennes depuis les cinq dernières années. Cependant, pour ne pas la présenter hors de tout contexte, cette chronologie raisonnée de l’internet politique égyptien sera introduite par le nécessaire rappel de quelques données d’ensemble ; et elle se refermera sur une tentative d’évaluation, appelant en particulier à modifier la perspective généralement adoptée pour réfléchir sur les conséquences de l’usage désormais banalisé d’internet dans l’espace public égyptien.


Pour le grand public, ou encore en tant que fait social au sens donné par Durkheim à cette expression, ce que l’on nomme « internet » (improprement car il s’agit d’un bouquet de techniques et d’application fort diverses) existe sous cette forme depuis le début des années 1990. Son essor dans le monde arabe est un peu plus tardif ; on considère en général que l’entrée de l’Arabie saoudite sur le Réseaux des réseaux à l’orée du nouveau millénaire est une date qui fait sens pour le développement de cette technique à l’échelle de la région. Néanmoins, quelle que soit la datation adoptée, le constat est le même : internet, qui n’a pas de réelle « profondeur » historique, est de plus incomparablement dynamique puisque le nombre des internautes arabes, en l’espace d’une décennie, a crû de 300 %5, pour atteindre 19 % de l’ensemble des populations concernées (lesquelles constituent aujourd’hui, précisément en raison de leur relatif « retard » dans ce domaine conjointement à leur dynamisme démographique, un des principaux foyers de croissance dans le monde des usages de l’internet6.


Avec une moyenne de 16 % d’utilisateurs par rapport au total de la population, l’Egypte est loin de se situer à la toute première place (occupée par les Emirats avec plus de 60 % d’internautes). Au regard de la situation générale du pays, le résultat obtenu montre néanmoins que les politiques volontaristes menées dans ce domaine par l’Egypte – premier Etat arabe par exemple à créer, en 1999, un ministère de l’Information et des Technologies de l’information – ne l’ont pas été totalement en vain. Et surtout, compte-tenu de son poids démographique l’Egypte constitue, en données brutes, la population la plus importante (près d’un demi-million d’internautes, moins que leur total aux Emirats mais où figure cependant une très forte proportion d’utilisateurs non nationaux, posant, à nouveau, la question des « frontières » d’internet).


Comme on l’a déjà mentionné, la courte histoire d’internet peut d’ores et déjà s’analyser en périodes. La première, celle du Web public, ouverte au début des années 1990 dans les pays industrialisés, a donné lieu à d’autres usages, plus interactifs, de la Toile vers la fin de la même décennie. Aujourd’hui, Facebook et Twitter7 sont les « pointes » les plus actives d’un mouvement lancé dans le monde arabe avec les blogs. Pratiquement inconnu jusqu’à la fin des années 1990 quand apparurent les premières initiatives arabes presque exclusivement en anglais (et donc largement à destination d’un lectorat étranger), le phénomène du Web interactif et participatif a connu une croissance exponentielle dans la région, en particulier à partir de l’année 2005. Même si les données quantitatives que l’on possède n’ont qu’un très faible degré de précision, elles restent néanmoins utiles pour aider à percevoir, dans ses grandes lignes, l’ampleur du phénomène. Au milieu de l’année 2008, les experts locaux, et notamment ceux de la société Google, estimaient qu’il y avait ainsi près d’un demi-million de blogs arabes8. Sachant que près de 40 % d’entre eux sont « égyptiens » (environ 200 000 blogs) alors que la population internaute du pays ne représente que 20 % du total des usagers arabes de l’internet, on constate que la blogosphère égyptienne est donc, au moins à l’échelle de la région, particulièrement active9. Cette activité en ligne, indéniable, est-elle pour autant « connectée » aux évolutions de la scène politique locale ?


Pour répondre aux questions que nous avons-nous-mêmes soulevées quant aux « frontières » de l’internet, il convient de préciser que, dans ces statistiques, 80 % des blogs considérés sont mis en ligne depuis l’Egypte, principalement depuis les grandes villes du pays (et, pour le quart d’entre eux, par des femmes). Toujours selon les mêmes sources, 17 % de ces blogs seraient de nature politique, affirmation qui ne peut que conforter les analyses qui soulignent la place prise, aujourd’hui, par ce type d’expression dans l’espace public. Malheureusement, la méthodologie qui semble avoir été utilisée pour arriver à ce résultat – une étude de contenu basée notamment sur l’extraction des noms propres10 – est très loin d’être satisfaisante. Mais surtout, on est en droit de s’interroger sur la pertinence d’une analyse qui s’efforce de retrouver, dans les messages mis en circulation sur le Réseau des réseaux, les articulations d’un discours politique produit sur d’autres supports et dans d’autres contextes. En effet, pour arriver à une véritable évaluation de leur rôle, il faut sans doute examiner de quelle manière les nouveaux modes de communication favorisent, ou non, de nouvelles formes de mobilisation collective. Et bien que les « blogs politiques » – ou plus exactement ce qu’il est tentant, au regard des classifications traditionnelles, de ranger dans cette catégorie – aient presque toujours focalisé l’attention des chercheurs, c’est peut-être ailleurs, en cherchant  à observer d’autres pratiques sur la Toile avec d’autres effets politiques, que l’attention doit se porter11. Mais dans un premier temps, il reste utile de suivre, sur le Web, les échos de débats et de luttes qui s’inscrivent dans une définition encore « traditionnelle » du politique en proposant, pour la période qui va de 2004 à 2009, une périodisation s’appuyant sur l’essor, dans un premier temps, des mobilisations via internet et le mouvement des blogueurs, avant leur reflux conjointement à l’intensification de la répression étatique12.


2004-2006 : les premiers temps de l’internet politique égyptien

Un homme, devenu à juste titre une sorte d’icône de la contestation sur l’internet arabe, incarne mieux que personne les débuts du « Web politique » en Egypte. Journaliste de la jeune génération (il est né en 1975), Wael Abbas fait partie des premiers activistes de la blogosphère arabe encore naissante lorsqu’il s’investit de plus en plus, à partir de l’année 2004, dans une activité éditoriale en ligne. Au départ, celle-ci n’est pas vraiment militante, au sens strict du terme13, mais elle le devient toujours davantage lorsque que le jeune internaute se rend compte que l’instrument qu’il utilise peut éventuellement dépasser le simple cadre d’un chatt (discussion en ligne) à propos de toutes sortes de sujets plus ou moins futiles pour aborder « des sujets importants14 ».


Ce qui n’était au départ qu’une liste de diffusion auprès d’un petit nombre d’abonnés (sur le mode de ce que l’on pouvait observer à l’époque dans d’autres pays comme la Syrie15) va rapidement se transformer en l’un des plus célèbres blogs de la région, capable en particulier de diffuser des informations souvent laissées de côté par la presse locale. Wael Abbas se fait ainsi l’écho d’événements politiques, au sens strict du terme – la répression subie par le mouvement Kefaya(Assez !) lors des élections présidentielles de 2005 par exemple, un de ses premiers « faits d’armes » – mais également de phénomènes à caractère davantage social, tels les « émeutes sexuelles16 » dans les rues de la capitale cairote à la fin de ramadan de l’année 2006.


La jonction de ces deux domaines d’intervention, l’un plus « politique » et l’autre plus « social », se fera presqu’au même moment, lorsque l’animateur de Misr Digital (selon l’adresse IP du blog également connu sous son appellation arabe, assez différente : Al-Wa’y al-misrî [La Conscience égyptienne]) mettra en ligne un enregistrement vidéo d’un officier de police violentant un de ses concitoyens à l’intérieur d’un commissariat. Reprise par la presse indépendante17 (en l’occurrenceAl-Fajr fondé un an plus tôt par Adel Hamouda), cette dénonciation des tortures policières provoquera, un an plus tard, la condamnation, assez inédite dans l’histoire locale, du fonctionnaire de police incriminé dans cette affaire.


L’exemple de Wael Abbas – qui connaîtra ensuite, tout comme d’autres activistes égyptiens sur internet, la répression policière – est donc tout-à-fait représentatif de cette première période, entre 2004 et 2006, quand les premiers blogueurs profitent de l’ouverture offerte par les nouvelles techniques de médiatisation pour prendre en quelque sorte par surprise un pouvoir visiblement mal préparé à ce nouveau défi. Dans la même dynamique s’inscrivent d’autres initiatives qui permettent de compléter cette rapide esquisse d’une blogosphère politiquement militante.


Car, à l’image de Misr Digital, la blogosphère locale s’enrichit d’une constellation de mudawwinât(traduction arabe de « blog », terme qui entre dans le vocabulaire courant dès cette époque). Ces derniers se veulent des fenêtres éditoriales se faisant l’écho d’informations peu ou mal relayées par la presse « traditionnelle », même si celle-ci, comme on l’a vu dans le cas de Wael Abbas, s’associe rapidement au mouvement en reprenant, sous forme imprimée, les informations diffusées sur internet. A ce courant appartient par exemple le couple que forment Alaa et Manal Abdel-Fattah, proches de l’opposition laïque également, qui tiennent, sous une forme totalement inédite à cette époque, une sorte de chronique de la vie politique locale18. Par la langue et le ton qu’ils utilisent, par le choix des sujets qu’ils traitent, par l’angle qu’ils retiennent pour le traitement des informations, Alaa et Manal – ainsi que tous leurs semblables dont les prises de parole sont naturellement loin d’avoir toutes reçu le même écho mais qui n’en ont pas moins joué un rôle très important – contribuent à mettre en évidence un changement médiatique, particulièrement visible sur la presse en ligne mais sans doute loin de se limiter à ce seul domaine. Sur ce point également, la blogosphère ne fonctionne pas comme un univers clos, replié sur lui-même ; au contraire, les interactions avec la presse traditionnelle, écrite ou audiovisuelle, sont manifestes. Parallèlement à l’essor des blogs, et inévitablement en partie à cause de lui, le développement de l’information en ligne contribue à un puissant renouvellement générationnel de l’information arabe dans l’ensemble de ses supports19.


Cependant, les médias traditionnels les plus récents et les plus dynamiques, à l’image de la chaîne satellitaire Al-Jazeera qui, à cette époque, a clairement assis sa suprématie sur la scène médiatique locale, sont également ceux qui sont le plus « en phase » avec les premières manifestations de la presse en ligne. Ainsi, le débat qu’organise la chaîne qatarie, en mai 2006, sur Les blogueurs arabes : une opposition dotée d’une nouvelle voix [Al-mudawwinûn al-‘arab : mu’ârada bi-sawt jadîd], avec, parmi les invités, Muhammad Hassanayn Haykal, peut être considéré comme la confirmation de l’entrée des blogs dans l’espace public arabe20.


Un espace public dont, politiquement, internet constitue dès cette époque une dimension à part entière. Ainsi, la création du premier site égyptien appartenant à une force politique « constituée »  est sans doute à mettre au crédit du mouvement Kefaya, et cela dès l’automne de l’année 2004. Deux ans plus tard, l’importance de la scène politique sur internet, en tant que relai des mouvements d’opposition, est parfaitement manifeste lors de l’important mouvement de protestation des juges égyptiens durant l’année 200621. Année qui voit également la première véritable riposte des autorités locales. Clairement prises au dépourvu au début des premières conséquences d’un usage directement ou indirectement politique d’internet – dont elles s’efforcent par ailleurs comme on l’a vu précédemment de promouvoir l’utilisation en tant que vecteur de développement économique et social –, ces autorités commencent à organiser leur riposte. Sans surprise, celle-ci prend la forme de la répression avec l’emprisonnement en novembre 2006, une première dans l’histoire du pays, d’un acteur de l’internet local, Kareem Amer [‘Abd al-Karim Nabîl Sulaymân], auteur sur son blog22 de commentaires jugés offensants pour l’islam.


2007-2009 : diversification de la blogosphère et montée de la répression

Deux ans après une apparition dans l’espace public local, l’internet égyptien ne cesse de conforter toujours davantage la place qu’il occupe désormais sur la scène politique. Durant les premiers mois de l’année 2007, on assiste ainsi à une diversification manifeste des acteurs. Alors que les premiers activistes appartenaient pour l’essentiel aux milieux proches de ce que l’on appellera par commodité l’opposition laïque, on trouve parmi celles qui se font connaître à cette époque sur le Net un certain nombre de voix proches de ce que l’on nommera, par commodité également, l’opposition religieuse23.


L’organisation des Frères musulmans, la principale formation de cette partie du spectre politique, devient de plus en plus active sur la Toile, une évolution qui fait suite à nombre de débats internes, certainement pas sur la licéité des modes de communication électronique (ces modes ont été investis, dès leur apparition, par nombre de propagandistes religieux), mais bien en raison de divergences entre, d’un côté, les plus jeunes des membres, en faveur de ce déplacement de l’action politique, et, de l’autre, les cadres, inquiets de voir les choses échapper à leur contrôle.


Perceptibles dès la fin de l’année 2006 aux yeux des observateurs les mieux informés – ‘Abd Mun‘im Mahmûd ouvre alors son blog appelé Anâ ikhwân [Je suis Frère (musulman)], l’intégration des militants de l’islam politique sur la Toile égyptienne devient particulièrement visible quelques mois plus tard avec, notamment dans le milieu étudiant, quelque 150 blogueurs affiliés, ou manifestement très proches du mouvement des Frères musulmans (à l’image d’Ahmad Dûma, promoteur de la campagne « Un million de visages » [Milyûn wajh]24. Comme l’analyse très tôt Marc Lynch25, le mouvement est important au regard des rapports de force intergénérationnels au sein de l’opposition religieuse, mais également par ses conséquences sur la blogosphère locale dont elle renforce les orientations les plus récentes et les plus ouvertes à la diversité socioculturelle – et politique – de la population égyptienne.


Dès le milieu de l’année 2007, l’activité de ce nouveau type d’internautes dans la blogosphère politique locale devient particulièrement manifeste sur You Tube, où les documents illustrant les thèses de l’islam politique se comptent par centaines26. Une réalité qui n’est pas forcément étrangère à la décision qui frappe à cette époque le « doyen » des internautes politiques égyptien, Wael Abbas, dont le compte sur le site de diffusion de vidéos en ligne est fermé en novembre27. Il sera rétabli un peu plus tard, à la suite d’une des premières mobilisations de la « communauté » des internautes arabes, relayée par différentes organisations internationales.

Si l’on ajoute aux éléments déjà mentionnés le fait que Al-Ghad, le parti officiellement fondé, non sans difficultés, par Ayman Nour en octobre 2004, a investi lui aussi la Toile (le site du parti sera fermé en août 2007 mais vite disponible depuis l’étranger), on constate aisément que, deux ou trois ans au plus après son véritable lancement en Egypte, la blogosphère locale est devenue une dimension à part entière des acteurs politiques locaux. A l’exception du parti au pouvoir, qui, à cette date, se tient encore à distance de la Toile, dont la nouvelle importance n’a cependant pas totalement échappé aux responsables. En effet, il semble bien en effet que ce soit vers la fin de l’année 2007 qu’est créé, au sein de la Sureté générale, un service spécial chargé du contrôle de l’internet.


L’action de ce nouveau service ne tardera pas à se faire sentir mais, dans un premier temps, l’année 2008 paraît d’abord comme celle de toutes les victoires pour les milieux activistes de l’internet égyptien. En écho à une série de mouvements sociaux, un appel à la grève générale est lancé sur internet pour le 6 avril, en utilisant une nouvelle donnée technique (pour laquelle les forces de répression sont encore mal préparées) : les « listes d’amis » du système de « réseautage social » offert par Facebook28.


Avec cet appel qui réunit virtuellement près de 70 000 personnes, on parle véritablement pour la première fois en Egypte de « militants électroniques » [munâdhilûns ilaktrûniyûn]. Ils ont en commun ce mode d’action, le fait d’appartenir à la génération Moubarak (celle qui est née depuis l’arrivée au pouvoir du dirigeant égyptien presque trente ans auparavant), ainsi qu’un agenda qui est loin de se confondre totalement avec celui des forces politiques constituées. Une indépendance qui pose naturellement la question de l’organisation de ces nouvelles mobilisations, et de la pérennité de leur « mouvement »29.


Dans l’immédiat, cet éventuel défaut de structures n’entrave pas la marche du  mouvement. Avec le soutien des partis de l’opposition (y compris celui des Frères musulmans), il appelle avec plus de succès encore à une nouvelle manifestation pour le 4 mai (anniversaire du président Moubarak). A l’instar de Wael Abbas un peu plus tôt, la « mobilisation électronique » prend les traits d’une figure particulière, celle d’Isrâ’ ‘Abd al-Fattâh, qui devient immensément célèbre, en Egypte comme dans le monde arabe, sous le surnom de « la fille de Facebook »30. Emprisonnée en même temps qu’un certain nombre d’autres militants de la « génération de Facebook » (elle sera libérée peu de temps après), la jeune femme, inscrite au parti Al-Ghad, illustre à la fois une évidente dynamique mobilisatrice, et ses limites au regard des modes de fonctionnement de l’expression politique en Egypte.


Car la grève générale du 6 mai a alerté le régime. Après avoir joué de tous ses relais (y compris religieux) dans l’opinion pour tenter de limiter la mobilisation31, sans oublier des mesures techniques aussi drastiques que la fermeture de quelque 250 000 lignes téléphoniques, le choix de la répression est devenu inévitable. Celle-ci se confirme quelques semaines plus tard, avec de nouvelles arrestations de blogueurs, plus ciblées, durant l’été, ainsi que la mise en place (à moitié réussie) de mesures de contrôle beaucoup plus strictes des services internet publics (cafés internet, connections Wifi notamment). Il n’est pas jusqu’à la publication d’un rapport réalisé par une structure officielle dépendant du Gouvernement égyptien, le Information and Decision Support Center (IDSC) qui ne puisse être interprétée comme la volonté de mieux comprendre – et de mieux contrôler – un phénomène devenu politiquement gênant par sa capacité de mobilisation32.


Vraisemblablement pris au dépourvu dans un premier temps par un phénomène auquel il n’avait pu (ou su) se préparer, et sans doute aussi parce que l’entrée dans la blogosphère de militants de l’islam politique l’inquiète davantage que l’activisme autour de la mouvance Kefaya, le pouvoir égyptien organise le contrôle de ce nouvel espace d’expression, un exercice auquel il est rompu par de longues années d’Etat d’urgence (pratiquement ininterrompu en Egypte depuis la fin des années 1960). Sans crainte pour une réputation qui n’est plus vraiment à défendre, les autorités adoptent une série de mesures qui les font apparaître parmi les régimes les plus répressifs d’une région qui se distingue déjà dans ce domaine.


L’actualité de l’année 2009 est ainsi une longue succession33 d’arrestations de blogueurs, de fermeture de sites, de ruptures de service tels que Facebook, d’annonce de mesures visant à « nettoyer » la Toile des sites « moralement » ( ?) nuisibles ou encore de projets de limitation de la bande passante réservée aux internautes locaux… Même si l’adoption de nouveaux procédés techniques, et notamment celle du « micro-blogging » répandue par Twitter, desserre momentanément l’étau qui s’est refermé sur l’expression en ligne, celle-ci n’a pas retrouvé le capital de mobilisation qui avait pu être le sien auparavant. L’échec du nouvel appel à la grève générale, via Facebook, le 6 avril 2009, apporte certainement la meilleure illustration du nouveau rapport de force.


Mobilisation politique et internet en Egypte : bilan et perspectives

 

Quel bilan tirer, sur le plan politique, de ces premières années de l’internet égyptien ? Le sujet, tant pour la seule Egypte qu’à l’échelle du monde arabe, a naturellement fait couler beaucoup d’encre, notamment de la part des chercheurs américains, à l’évidence plus alertés sur ces questions que leurs collègues européens. Sous un titre en forme d’interrogation34, Tom Isherwood distingue ainsi plusieurs niveaux où apparaît le rôle nouveau joué par les blogs politiques : renforcement des capacités de mobilisation des forces politiques existantes ; contribution à la création d’actions en dehors des forces constituées ; modification des équilibres au sein des forces en présence ; renforcement des liens entre les scènes nationale et extérieure (à l’intérieur et à l’extérieur du monde arabe). Néanmoins, nombre d’observateurs s’interrogent avec lui sur la signification ultime de mouvements qui se déroulent pour l’essentiel dans l’univers numérique et trouvent de plus en plus difficilement une traduction sur le terrain concret des luttes, même si l’Egypte, tout au moins durant les expériences des années 2005 et 2006, constitue précisément une exception dans ce domaine au regard des réalités régionales35.


Cependant, ne faut-il pas aussi se poser la pertinence des catégories traditionnelles pour saisir ce qui est véritablement en jeu dans la nouvelle blogosphère égyptienne et arabe ? Les articulations classiques du placement politique correspondent-elles encore aux représentations des acteurs qui sont apparus avec la diffusion d’internet ? La question mérite d’être posée lorsque l’on constate que les clivages les plus marqués, ceux qui opposent la « gauche nationaliste laïque » du mouvement Kefaya au « nationalisme religieux » des Frères musulmans notamment, sont loin d’être dupliqués à l’identique dans l’univers de l’activisme en ligne, comme le révèle une certaine affinité entre « blogueurs engagés », qui dépasse la seule solidarité générationnelle.


Au-delà de ce premier constat, on remarque également que le développement de cette activité en ligne, toujours plus importante, accompagne une tendance, toujours plus marquée elle aussi, à la politisation des questions culturelles et identitaires. Le développement de la blogosphère arabe, irriguée d’innombrables groupes sur Facebook et de réseaux de micro-blogging s’inscrit dans un contexte où le marché politique est de plus en plus dominé par ce type de débats qui recouvrent – ou « habillent » – les luttes idéologiques conventionnelles. Espace d’expression encore relativement vierge des frontières ordinaires de l’action politique, Internet devient ainsi une scène où, avec un très faible coût d’entrée pour ceux qui y participent, se multiplient des « campagnes de mobilisation » qui utilisent le nouveau médium pour « agir », en dehors des mots d’ordre partisans, sur toutes les questions de société possibles (les femmes, le harcèlement sexuel, la drogue, la corruption, le football, etc.). Issu des cercles de la nouvelle prédiction religieuse et utilisateur avisé des nouvelles technologies de la communication, ‘Amr Khaled, avec ses réseaux de « bâtisseurs de la vie » [sunna‘ al-hayât], montre que cette mobilisation virtuelle peut éventuellement trouver des traductions concrètes.

Néanmoins, ces premières réflexions sont loin de rendre compte de l’impact politique d’internet, car c’est sans doute à plus long terme que les effets des nouvelles technologies de communication se feront sentir. S’inscrivant dans le modèle explicatif proposé notamment par l’anthropologie politique américaine36, Marc Lynch considère ainsi que la véritable question concerne la capacité de la très active blogosphère égyptienne à « transformer les dynamiques de l’opinion publique et de l’activisme politique. (…) Même s’il est improbable que les blogs politiques arabes conduisent à une révolution, ils ouvrent la perspective d’un espace public différent qui pourrait modifier la nature de la politique dans les décennies à venir37. » Dans le même esprit, Brian Ulrich, replaçant utilement le développement des blogs dans la perspective plus vaste de la transformation des systèmes de communication depuis l’époque moderne, considère de son côté que « bloguer renforce la possibilité de créer de nouvelles perceptions et de nouveaux moyens d’exercer une autorité dans le domaine de la diffusion des idées, sur la base d’interactions avec des personnes avec lesquelles il n’aurait pas été possible autrement d’entrer en contact au sein de communautés d’intérêt données38 ».


Semblables réflexions, qui interrogent les effets mobilisateurs d’internet moins à court terme que dans la moyenne durée, méritent d’être prolongées alors que la gestion par les différents pouvoirs arabes d’une scène internet, désormais mature, met en évidence, dans cette partie du monde comme ailleurs, les illusions trop faciles du « prophétisme fétichiste39 ». S’il est vrai que l’existence de « réseaux ouverts » ne suffit pas à briser la « fermeture des régimes40 », c’est bien du côté de transformations plus souterraines, moins immédiates, qu’il faut chercher d’éventuels effets mobilisateurs en postulant que le jeu des interactions individuelles que développent les usages les plus récents d’internet contribuent, aussi bien chez les producteurs de contenus que chez leurs utilisateurs, à une « fabrique du social » susceptible de contribuer à une nouvelle dynamique politique.


Les « blogs » que développe aujourd’hui la jeunesse du monde arabe, qu’il s’agisse d’« Une tribu nommée Sarah » [Qabîla tud‘a sâra] en Arabie saoudite41 ou de « Deux paires d’yeux » (Two Pairs of Eyes) en Egypte42, ne livrent pas de discours de revendication ; ils n’appellent pas à l’action contre telle ou telle injustice, ou alors sous des formes qui sont très loin de la revendication traditionnelle, et se contentent le plus souvent de réunir des cercles de pairs qui, parfois par dizaines de milliers, se reconnaissent dans une parole délivrée publiquement sur internet à propos de questions qui les concernent. Ils ne se donnent pas comme des plates-formes de mobilisation mais sont peut-être malgré tout davantage porteurs de changements que les modes d’expression, y compris sur la Toile, qui relèvent d’une prise de parole en apparence plus politique. Outre le fait que leur prolifération et leur manière d’aborder, en quelque sorte de biais, le politique rendent assez vaine toute tentative de contrôle, on peut également penser que les véritables changements naîtront des nouvelles formes de communication électronique qui favorisent la constitution de « communautés virtuelles » où l’affirmation individuelle s’allie au refus des hiérarchies sociales héritées.


YGQ, juillet 2009


  1. M. Lynch, « Blogging the new Arab public », Arab Media & Society, printemps 2007. []
  2. On désigne sous ce terme, largement répandu à partir de 2005, l’ensemble des nouvelles technologies et des usages permettant aux internautes d’interagir de façon simple à la fois avec le contenu et la structure des pages mais aussi entre eux. Cf. Tim O’Reilly, What is Web2.0 ? Design Patterns and Business Models for the Next Generation of Softwares, 30 sept. 2005 (http://oreilly.com/web2/archive/what-is-web-20.html : adresse accédée début 2010, comme les autres références de cet article). []
  3. Avec même une certaine institutionnalisation de ce phénomène puisqu’il existe par exemple sur le projet d’encyclopédie mondiale Wikipedia une section en « égyptien », « Egyptian Arabic […] spoken by more than 70 millions of persons in Egypt and other countries ». Cf.: http://arz.wikipedia.org/wiki/Wikipedia_Masry_introduction_in_English. []
  4. Cf. F. Cantelli et O. Paye, « Star Academy : un objet pour la science politique ? », in Star Academy, un objet pour les sciences sociales ?,Y. Cartuyvelks (Ed.), Bruxelles : Publication des facultés universitaires Saint-Louis, 2004. []
  5. On avance le chiffre de plus de 53 millions d’utilisateurs arabes à la fin de l’année 2009, soit une progression de près de 300 % par rapport à l’année 2000. Cf. Kh. ‘A. aql-Khalaf, « Fajwat  al-nashr al-ilaktrûnî lâ tardumu-hâ al-arqâm al-maghlûta » [La trou de la publication électronique arabe ne sera pas comblé par des chiffres inexacts], Elaph, 10 décembre 2009. []
  6. Pour le cas égyptien, cf. « Promoting the IT business », Egypt, Oxford Business Group, vol. 240, 30 sept. 2009 : http://www.oxfordbusinessgroup.com/weekly01.asp?id=4626. []
  7. Autour d’une douzaine de milliers d’utilisateurs de Twitter dans le monde arabe au milieu de l’année 2009, avec néanmoins de très forts taux de croissance. Cf. http://www.slideshare.net/ArabCrunch/twitter-stats-in-the-arab-world-mena15-jul09-around-12266-users et S. Ayûb, « Al-twitariyûn al-‘arab : khutwa bi ittijâh al-‘âlamiyya [Les twitteristes arabes : un pas vers l’universalisation], Al-Akhbâr, 13 août 2009 : http://www.al-akhbar.com/ar/node/151482. []
  8. « Nisf al-mudawwinîn al-‘arab misriyûn » [La moitié des blogeurs arabes sont Egyptiens], Middle-East Online, 7 février 2009 : http://www.middle-east-online.com/?id=73543. Les chiffres les plus récents (décembre 2009) donnent un total de 600 000 blogs, actifs pour le quart d’entre eux (The Arabic Network for Human Rights Information, One Sopcial Network With a Rebelious Message, [2009] :http://www.openarab.net/en/node/1612. []
  9. Donnée confirmée par les enquêtes les plus récentes. Cf. B. Etling, J. Kelly et J. Palfrey (Eds.), Mapping the Arabic Blogosphere: Politics, Culture and Dissent, Berkman Research Center Publication, juin 2009. []
  10. Les donnée sur les orientations rédactionnelles des blogs sont extraites d’un rapport publié en mai 2008 par un organisme officiel dépendant du Conseil des ministres, l’Information and Decision Support Center, sous le titre Al-mudawwannât al-misriyya : fadâ’ ijtimâ’i jadîd [Les blogs égyptiens : un nouvel espace social] (www.idsc.gov.eg). []
  11. Cf. les remarques introductives à son étude de G. Weyman, « Speaking the unspeakable : personnal blogs in Egypt », Arab Media & Society, automne 2007. []
  12. Cette perception d’ensemble est reprise par nombre d’observateurs. Cf. par exemple, le point de vue, articulé autour de trois périodes (experimentaiton phase, activist phase, diversification and fragmentation phase), développé par C. Radsch, « Core to common place : the evolution of Egypt’s blogosphere », Arab Media & Society,automne 2008. []
  13. Cf. à ce sujet l’analyse d’une figure importante de la blogosphère marocaine, Mohammed Sahli (Qantara, 29/12/2009 : http://www.qantara.de/webcom/show_article.php?wc_c=478&wc_id=990. []
  14. Devenu une sorte de star de la blogosphère arabe, Wael Abbas a accordé un nombre incalculable d’entretiens. En français, on peut retenir par exemple celui qu’il a donné pour le quotidien algérien Al-Watan(http://www.elwatan.com/Wael-Abbas-Createur-du-blog-La) ou encore celui qu’a publié la journaliste Françoise Clément (http://monmulhouse3.canalblog.com/archives/2008/08/17/10262480.html). De nombreux liens sont disponibles sur la notice (en anglais) de l’encyclopédie participative Wikipedia :http://en.wikipedia.org/wiki/Wael_Abbas. []
  15. Y. Gonzalez-Quijano, « Sammi‘ sawtak ! : les sites d’information en ligne dans l’espace public syrien », in La société de l’information au Proche-Orient. Internet au Liban et en Syrie (sous la dir. de Y. Gonzalez-Quijano et Ch. Varin), Beyrouth : Presses de l’Université Saint-Joseph, 2006 :http://www.cemam.usj.edu.lb/sipo/files/publications.htm#ouvragesipo. []
  16. Cf . Y. Gonzalez-Quijano, « Le diable et le bon dieu : les deux visages de la modernité arabe », Culture et politiques arabes, 2 avril 2008 : http://cpa.hypotheses.org/245. []
  17. Saisie du billet de l’époque avec une reproduction de l’article du journal sur Y. Gonzalez-Quijano, « Le nouveau ‘divan’ des Arabes », Culture et politiques arabes, 26 novembre 2006 : http://cpa.hypotheses.org/172. Cette période de la blogosphère égyptienne, essentiellement autour du mouvement Kefaya, est décrite en détails dans l’article de R. Al Malky, « Blogging for reform », Arab Media & Society, printemps 2007. []
  18. http://www.manalaa.net/ (inactif depuis début 2009. Emprisonné en mai 2006 (il restera en prison durant 45 jours), Alaa fait partie des premiers blogueurs victimes de la répression policière. []
  19. Pour le cas libanais, cf. « Les données de l’information sur Internet au Liban » (en coll. avec M. Taha), Les documents du Cermoc, n° 11, été 2001 : http://archives.univ-lyon2.fr/166/1/Quijano_taha_final.htm. La question de la langue et des choix opérés sur les différents registres plus ou moins formels de l’expression constitue à coup sûr un indicateur intéressant de ces « changements de ton » , mais les études rigoureuses sur cette question continuent à faire défaut. []
  20. L’ancien ministre de l’Information au temps de Nasser y déclarera notamment : « Je fais partie de ceux qui lisent le plus les blogs. […] Je lis [un blogueur] plus que n’importe quel journaliste de la presse écrite. Il y a de la vie qui parle dans ce blog, une jeunesse qui monte, une société dont on sent battre le pouls. » ; http://www.aljazeera.net/NR/exeres/E6A0A606-DDE9-49DB-820A-9E0562D9DAF8. []
  21. Sur le « club des juges », voir le site de l’organisation (en arabe) : http://egyptjudgeclub.org ; et sur les manifestations de 2006, une vidéo précisément mise en ligne à l’époque par Wael Abbas : http://www.youtube.com/watch?v=gNUJnmnYheo. []
  22. Le blog (http://www.karam903.blogspot.com/ : aujourd’hui inactif) a longtemps été poursuivi par des blogueurs solidaires de celui qui a été condamné, en février 2007, à trois ans de prison pour « insulte à l’islam et incitation à la sédition », parallèlement à une condamnation d’un an pour « insulte au président Moubarak ». []
  23. Intégrant à son analyse ce qu’il appelle deux « vagues » de blogueurs, Tom Isherwood (“A new direction or more of the same?”, Arab Media & Society, automne 2008) note que c’est également la perception que les blogueurs égyptiens eux-mêmes ont de l’histoire de leur mouvement. []
  24. I. ‘Abd al-Mun‘im, « Ikwani walla mudawwin ?! » [Frère (musulman) ou bloggueur !?] et  « Risâla li-mudawwin misrî » [Lettre à un blogueur égyptien], Islam Online, 18 et 29 juillet 2007. []
  25. M. Lynch, « Young Brothers in Cyberspace », MERIP, n° 245, hiver 2007 : “An important aspect of the Muslim Brother blogging phenomenon is the connections it has bred between young Brothers and other Egyptian youth. Several bloggers (intriguingly, almost always women) said that their blogs were the first venue in which they had presented themselves to others as part of the Muslim Brothers”. []
  26. M. Khalîl, « Al-ikhwân al-muslimun hukkâm fî al-‘yû tûb’ », Islam Online, 2 décembre 2007. []
  27. C’est également à cette époque qu’est prononcé le jugement à l’encontre du policier dénoncé un an plus tôt sur le blog Misrdigital (cf. note 11 supra). []
  28. Pour la fin de l’année 2008, certaines estimations avancent le chiffre d’un demi-million d’utilisateurs du système local (égyptien), avec le même nombre d’utilisateurs sur sa version originale. []
  29. Cf. par exemple Kh. Abû Bakr, « ‘Al-munâdhilûn al-ilaktrûniyûns’ : ‘al-tarîq al-thâlith’ bi-Misr », Islam-Online, 7 avril 2008. []
  30. Cf. par exemple le long portrait que lui consacre le quotidien Al-Hayât (5 mai 2008) sous le titre « ‘Fatât al-fâysbûk, fâtat al-milyûn rajul’. Tajribat isrâ’ al-misriyya. Dars hukûmî li ashâb ‘al-rây’ al-âkhar’ » [La fille de Facebook, la fille au million d’hommes. L’expérience d’Irâ’ l’Egyptienne. Une leçon gouvernementale pour ceux qui pensent autrement]. Cf. également D. Farris, « Revolutions without revolutionnaries ? Network theory, Facebook, and the egyptian blogosphere », Arab Media & Society, automne 2008. []
  31. Non sans quelque succès, relativement paradoxaux d’ailleurs. La communication autour de cette grève organisée par ce qui reste une « élite [urbaine] Facebook » a pu donner l’impression à une partie de l’opinion égyptienne que le mouvement était organisé, d’une manière ou d’une autre, par le gouvernement. Cf. par exemple les commentaires apportés par les lecteurs au billet publié à l’époque dans Culture et politique arabes: « Mai 08 : joyeux anniversiare M. Moubarak » : http://cpa.hypotheses.org/249. []
  32. A. Sandels, « Rebels with a cause : Egypt’s’Facebook Youth’ », 19 août 2008, et D. Mukhalled, “Egypt’s vibrant blogosphere”, Menassat, 19 et 15 août 2008. []
  33. Plusieurs organisations tiennent la chronique régulière de cette actualité. Outre les sites des organisations internationales les plus connues du type Reporters sans frontières, on peut consulter les donner réunies par The Initiative for an Open Arab Internet (http://openarab.net/en), ou par The Arabic Network for Human Rights Information (http://www.anhri.net/en/). []
  34. T. Isherwood, “A new direction or more of the same?”, art. cit. []
  35. Plusieurs organisations tiennent la chronique régulière de cette actualité. Outre les sites des organisations internationales les plus connues du type Reportesr sans frontières, on peut consulter les donner réunies par The Initiative for an Open Arab Internet (http://openarab.net/en), ou par The Arabic Network for Human Rights Information (http://www.anhri.net/en/). []
  36. Cf. notamment D. Eickelman et J. Anderson, New media in the Muslim World. The Emerging Public Sphere,Bloomington: Indiana University Press, 2003. []
  37. “In short, even if Arab political blogs are unlikely to lead a revolution, they hold out the prospect of a new kind of Arab public sphere which could reshape the texture of politics in the decades to come.”, M. Lynch, “Blogging the new Arab public”, art. cit. []
  38. B. Ulrich, “Historicizing Arab blogs: Reflections on the transmission of ideas and information in Middle Eastern history”, Arab Media & Society, printemps 2009. []
  39. D. Wolton, Internet et après ? Une théorie critique des nouveaux médias, Paris : Flammarion, 1999. []
  40. S. Kalathil, Shanthi et T. Boas, Open Networks, Closed Regimes, Washington DC: Carnegie Endowment for International Peace, 2003. []
  41. Y. Gonzalez-Quijano, « Communautés virtuelles de la Toile arabe : une nouvelle ‘fabrique du social’ », in Les Arabes parlent aux Arabes. La société de l’information arabe (Y. Gonzalez-Quijano et T. Guaaybess Eds.), Paris : Sindbad, 2009. []
  42. G. Weyman, « Speaking the unspeakable : personnal blogs in Egypt », art. cit. []
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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 14:10
Le village de l’espoir d’un général de Tsahal

mercredi 29 décembre 2010, par Suzanne Millet

 

http://un-echo-israel.net/Le-village-de-l-espoir-d-un


« Le désert se réjouira et fleurira » (Is. 35.1)

Le père est le général Doron Almog. Le fils Eran Almog.

 
La journaliste de Israël Hayom, Amélie Amrosi, voit devant elle « le roi David », homme de guerre et poète plein d’amour qui écrit des poèmes et sait pleurer. Il a abandonné « l’épée et le bouclier » pour caresser la tête d’une jeune paralysée, pour changer les couches d’un fils de 23 ans, pour lacer les chaussures d’un jeune sur sa chaise roulante. Le général Doron Almog a ôté son uniforme militaire afin de mener un ultime combat en faveur de ceux qui n’ont personne pour lutter pour eux : adultes retardés mentaux et handicapés profonds. « Ce chaînon le plus faible de la société est « otage » de notre compassion ».

 
C’est le même homme, accusé de crime de guerre par la gauche européenne, qui déplace des montagnes pour créer un monde nouveau pour les malades mentaux. Son travail pour la sécurité d’Israël est inestimable, mais celui pour les pensionnaires du village de réhabilitation ne l’est pas moins.


Dans l’appartement de la famille Almog, sur le mur des toilettes, une affiche, en grosse lettres noires : « Israël n’est pas l’Amérique ». Combien on le sent dans cette maison ! Le jour de l’interview se trouvait entre deux journées d’anniversaires de deuil : celle des soldats tombés pendant la guerre de Kippour, dont son jeune frère et une longue liste d’officiers et de compagnons d’arme, et celle de la mort de cinq membres de la famille Almog tués dans l’attentat du restaurant Maxime à Haïfa : le neveu de Doron, sa femme, leur fils et deux petits enfants, trois générations. Dans cette maison, le deuil tend ses fils d’une chambre à l’autre avec les photos silencieuses accrochées au mur. Eran Almog numéro 1, frère de Doron, abandonné blessé sur le plateau du Golan perdit son sang entre les pierres noires de basalte. Eran Almog numéro 2, le fils de Doron, né autiste handicapé profond. Son père s’est juré de ne pas l’abandonner sur le terrain et réalisa avec une grande sensibilité le rêve d’un village spécial pour des jeunes comme son fils. Ce dernier est mort d’une longue et douloureuse maladie, quelques mois après l’inauguration du village. Shoem Almog, la fille de Doron, née avec une malformation du cœur, morte à un mois.


Entre terrorisme et compassion


Almog, 60 ans, marié à Didi qui vient de quitter l’enseignement, est père de Nitzan qui finit un doctorat sur l’éducation spécialisée. Après les feux de combats intenses et 35 années de service dans l’armée, général de réserve dans les parachutistes, officier de l’unité parachutiste Chaldag, commandant de divisions dans la Bande de Gaza, commandant du secteur Sud, il garde toujours un esprit combattant, toujours en première ligne. Au cours de l’opération Entebe il fut le premier sur le terrain de l’aéroport et le dernier à en repartir.


Ce général israélien est recherché dans le monde comme criminel de guerre et comme homme d’affaires. Quand il a quitté l’armée, il a fondé une société internationale Kaïros pour le conseil et le développement de solutions de protection du citoyen contre le terrorisme et un groupe d’intérêtsAthlone spécialisé également dans la technologie israélienne contre le terrorisme. Jusqu’à ce jour il a investi plus 120 millions de shekels dans cette société.


En 2006 Almog fut nommé président de la commission d’enquête militaire sur la recherche des erreurs commises lors du kidnappage de Uri Golvasser et Adler Reguev, ainsi que sur les raisons qui entraînèrent la deuxième guerre du Liban.


Autrefois, il allait seul dans les nids de terroristes de la Bande de Gaza, actuellement il mène toujours la même guerre mais par ordinateur, une guerre « stérilisée » ; mais il reconnaît que c‘est toujours aussi difficile de « trouver une aiguille dans une motte de foin. » Cette lutte contre le terrorisme n’est jamais sans bavures car on risque toujours d’atteindre des innocents.


Pendant le désengagement de la Bande de Gaza qu’il connaît comme sa poche, il n’était déjà plus dans l’armée. Aujourd’hui il est très critique sur la façon dont s’est fait le désengagement et la réinsertion des évacués.


Almog est sans aucun doute un homme d’armée, son parler est direct, incisif mais par contre son âme brûle d’amour. Depuis 5 ans il « construit » un village de réhabilitation unique dans son genre, Aleh Negev, pour les handicapés mentaux et il ne manque ni d’enthousiasme ni de vision. Des spécialistes du monde entier, des U.S.A, d’Europe, convergent vers ce village à l’allure de petit kibboutz érigé dans le Néguev, près de Ofakim, pour reproduire ce modèle chez eux. 121 jeunes handicapés physiques et mentaux profonds sont répartis dans les quartiers en cellules familiales. La plupart ne peuvent ni parler ni se mouvoir par eux-mêmes, ils ont tous des couches mais ils manifestent l’amour à leur façon : un certain sourire, une contraction des muscles, des sons inarticulés. Le village pourra accueillir 250 pensionnaires ce qui ne représente que 10% de cette population israélienne de 21 ans et plus ayant des handicaps profonds. La vision est de construire 10 villages comme celui-ci mais « la route est encore longue ».


Aujourd’hui les alternatives pour celui qui ne peut entrer à Aleh Negev sont : les hôpitaux gériatriques, les hospices palliatifs et les « monastères ».


« Quand mon fils a eu 21 ans, nous avons reçu une lettre nous faisant savoir qu’il ne pouvait plus être accueilli dans l’école spécialisée où il était, » raconte Almog. « Nous avons tourné dans tout le pays chercher des solutions, et chaque fois nous revenions en pleurant : des lieux négligés, sentant mauvais… J’ai décidé de quitter l’armée pour Eran et de lui assurer une vie meilleure. Je pensais qu’il vivrait plus longtemps que moi. Ce village est un test pour notre société et pour moi en tant que père. Quand Eran vivait, je travaillais pour ce village et j’allais deux fois par semaine le visiter. Et c’est ce que je continue à faire. Je voudrais que les assistants aiment les enfants de ce village comme j’ai aimé Eran et leur offrent un cadre de vie beau et honorable. Les habits sont neufs, et non d’occasion, pas de chaussettes trouées, tout est propre. Quand l’environnement est beau et soigné, on perçoit un bond en avant sensible dans le fonctionnement et les résultats. Les assistants savent qu’ils soignent « des anges » et qu’ils doivent être d’autant plus sensibles à ces jeunes que ces derniers ne peuvent même pas dire que leurs chaussures sont trop petites.


Almog ne voyage pas seulement dans le Néguev mais aussi dans le monde entier collecter des fonds pour construire le village « des anges » dont le coût s’élève à 200 millions de shekels et l’entretien annuel à 30 millions. L’Etat d’Israël contribue pour 40% des dépenses, le reste est assuré par des dons. Il va aux quatre coins du monde raconter encore et encore l’histoire de Eran, le rêve du village et arrive à convaincre par son enthousiasme que cette merveille est ce dont Israël a besoin. Il « prêche » dans les synagogues, les églises, explique que l’émotivité humaine a besoin de soins dès le jardin d’enfants. Il convaint même Larry King de consacrer une soirée à Holywood au profit de Aleh Néguev.


Embuscade à Londres

En septembre 2005, lors d’un de ses voyages, Doron fut informé qu’il ne pouvait descendre de l’avion : un mandat d’arrêt l’attendait. Il était accusé d’avoir participé à des destructions de maisons palestiniennes à Rafiah quand il commandait le secteur Sud.

 
« Dans la guerre « Paix en Galilée » j’ai marché 70 kilomètres, j’ai combattu 7 jours, combat après combat, embuscade après embuscade et, en Angleterre, ce fut de nouveau une embuscade, » dit Almog. Il resta dans l’avion et revint en Israël. Depuis lors, tous ses voyages à l’étranger reçoivent l’aval du Procureur général et du ministère des Affaires Etrangères. Il s’avéra plus tard que c’était un avocat anglo-israélien qui avait lancé cette poursuite et ce mandat d’arrêt. « J’ai pitié de lui », dit Almog, « c’est un déraciné. Contre qui combat-il ? Quelles sont ses motivations ? » Sait-il que Doron fait travailler des musulmans dans ce village de Aleh Néguev ? Sait-il que ce général a le souci de faire entrer dans le village des enfants bédouins retardés, abandonnés ?

Ce « criminel de guerre » a toujours tenu compte, dans la mesure du possible, des valeurs morales et humaines lorsqu’il devait prendre seul des décisions sur le terrain en une fraction de seconde. Par exemple, à la guerre de Kippour, il décide de ne pas tuer les soldats égyptiens qui étaient en face de lui mais de les faire prisonniers, ou bien, dans le sud Liban de ne pas faire sauter une maison « remplie de terroristes » parce qu’il avait entendu un bébé pleurer. Il s’avéra que dans la maison habitait une famille de 8 enfants, et pas de traces de terroristes. En prenant cette décision il risquait sa vie et celle de ses soldats.


Un général qui sait pleurer

Pendant ses 35 années de service dans l’armée, Almog avait une mission spéciale à la maison : prendre son fils Eran et l’emmener dans les hôpitaux. « J’arrivais du terrain en uniforme avec la poussière et tout, je courrais avec lui aux examens, je m’asseyais à côté de lui et le soutenais sans bouger pendant une demi heure de séance de soins intensifs. Je caressais avec douceur ce petit corps convulsionné et je repartais au combat. » Pendant toutes ces années dans l’armée, personne n’a su quel était le but de ces allées et venues. Eran était caché.

La première fois où Almog parla en public de son fils ce fut lors de la cérémonie de réception du titre de Général commandant. En fin de discours, il remercia ses parents, son épouse, sa fille Nitzan et son fils Eran. « Jamais il ne m’appellera papa… » il n’a pas pu continuer à parler. Quand Eran est né, il reçut le nom de son oncle, le jeune frère de Doron mort sur le Golan et son père se promit de ne pas l’abandonner sur le terrain.

« Eran était mon grand maître de vie. La première leçon qu’il m’a apprise était sur l’amour qui est un don sans limite et un devoir sans salaire. Quand un enfant handicapé comme lui naît, la blessure est extrême. La plupart des familles le cachent et ces enfants sont frustrés de toute part, stigmatisés, souffrant de solitude sociale. » Almog se laissa interpeller comme par la bouche de son fils : « Tu peux avoir honte de moi, papa, me rejeter de ta vie, n’en parler à personne, et dire à tous quel grand général tu es. Mais je te mesure à la façon dont tu es prêt à tout me donner même si tu ne peux pas être fier de moi. Je ne serai pas professeur, je ne monterai pas à la Tora pour ma bar-mitzva, je ne suivrai pas les cours d’aviation, je ne me marierai pas et n’aurai pas d’enfants. Je ne t’appellerai jamais papa. Pour la société « réussie », je ne suis rien, zéro. Si tu ne tiens pas compte de moi, cela ne me fera rien, mais pour toi cela comptera beaucoup. »

Almog n’a plus honte de son fils. Quand il a quitté l’armée il a réalisé son rêve privé qui est devenu un projet national : acheter 10 hectares dans le désert et construire cet oasis de paix. Maintenant il se bat pour que d’autres familles sortent de la prison de la honte, et ne cachent plus leur enfant handicapé : « Quand tu es fier de ton enfant, en fait tu es fier de toi-même. Il est doué parce que ce sont tes gènes. Si tu renies un enfant comme celui là, c’est pour te protéger toi-même et nier tes propres infirmités. Notre véritable combat dans ce village est face à ces nombreuses familles qui ne viennent pas visiter leur enfant. C’est une grande victoire lorsque l’équipe des soignants a pu mettre en relation les familles avec leurs enfants après 10 ans de séparation. » Autour des lits il y a des photos, des dessins, là on reconnaît s’il y a une famille ou non.

Les habitants du village sont choisis par un comité du ministère de l’Environnement et celui de la Santé. Ils arrivent à 21ans ou plus et restent toute leur vie. Les familles n’ont rien à payer. « Au début, le ministère de l’Environnement trouvait que je fixais un standing trop élevé pour ce village. Mais, finalement, il s’est joint à mon projet et notre collaboration avec le gouvernement, la Sécurité sociale, l’Alliance et le KKL est bonne. A la télévision, on présente souvent les Israéliens comme des gens sans cœur, qui pillent, qui tuent, qui sont violents (accidents de route). Moi je vois ici le bel Israël qui se mobilise pour les plus faibles, des Israéliens fortunés qui viennent et donnent des millions ».

Après la mort de Eran il fut décidé d’ajouter au nom du village Aleh Negev, le nom de Nahalat Eran (l’héritage d’Eran). Almog s’en explique : « Vais-je abandonner les amis de mon fils maintenant qu’il n’est plus là ? Ma réponse est : non. Ce village est son testament. »

Un second article présentera l’association Aleh, ses 4 centres et en particulier le village Aleh Negev- Nahalat Eran.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 09:07

 

 

sélection de conférences

 

Les juifs et la modernité

 

Le capitalisme, la révolution scientifique, la laïcisation, la création de l’État-Nation et la libération féminine, en un mot la modernité, réinterrogent le judaïsme et l'identité juive. 
Aux prises avec la modernité et la sécularisation, l'identité juive se redessine aussi en dehors des cadres traditionnels. Elle a contribué au fil de l'histoire aux développements des idées politiques…
Les meilleurs experts, réunis en colloque au printemps dernier, à l'initiative de l'AJHL et pour son vingtième anniversaire, faisaient le point sur les influences croisées entre judaïsme et monde moderne. 

 

 

 

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis