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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 14:42

 

Israel-Iranattack2.12 (Copier)

A quel point ce scenario est-il crédible?

 

Le duel médiatique sur la question iranienne, entre l’Administration Obama et le gouvernement Netanyahou est encore monté d’un cran, mardi 28 février, avec un reportage de l’Associated Press, réalisé par Kimberly Dozier [retranscrit in : Jérusalem n’alertera pas Washington si et quand il décide une frappe contre l’Iran. ]. Il affirme qu’Israël avait finalement décidé que si une attaque contre l’Iran était jugée nécessaire, les Etats-Unis seraient maintenus dans le flou « de façon à ne pas être tenus pour responsables pour avoir échoué à empêcher une attaque israélienne potentielle ».

 

Faisant référence à cette affirmation, les sources du renseignements militaire proches de Debkafile notent que Washington n’a pas vraiment besoin d’être informé par Israël, parce qu’il commande toutes les ressources imaginables lui permettant de découvrir par lui-même ce qu’Israël est sur le point de faire et de déterminer s’il s’agit d’une action en grandeur réelle ou d’une diversion.

 

Effectivement, dimanche 19 février, un bulletin émis par un porte-parole de l’armée israélienne a soulevé les suspicions de Washington, à propos du stationnement d’une batterie anti-missile « Dôme de Fer » dans le secteur de Tel Aviv. On a alors exigé des clarifications de la part d’Israël. Pour éviter d’apparaître comme s’étant immédiatement attelé au travail sous la pression américaine, Israël a attendu quatre jours avant d’annoncer un changement de plan et le déploiement de substitution de trois batteries :  à Beersheva, Ashkelon et Ashdod, villes qui sont dans la ligne de mire d’attaques de Gaza, bien plus que sous la menace de l’Iran.

 

 

Les sources américaines comme israéliennes insistent sur le fait que si le pays se dirigeait effectivement vers la guerre, il ne serait pas possible de dissimuler chaque signe de préparation, particulièrement, les mesures élémentaires de défense civile, telles que le renforcement des stocks de médicament, le carburant et la nourriture, ou les ordres adressés aux autorités locales de faire en sorte que les abris contre les bombes soient prêts en toute évenualité.

 

 

Dès qu’Israël est soupçonné de se mettre en mode de veille de guerre, l’Administration Obama envoie de hauts responsables parler avec les Israéliens pour découvrir ce qu’il en est. Effectivement, les sources du renseignement occidental ont pris l’habitude de mesurer la fréquence de ces visites comme étant le baromètre permettant de juger du sérieux d’une attaque israélienne imminente contre l’Iran.

 

La semaine dernière, le conseiller du Président américain à la sécurité nationale, Tom Donilon, a passé du temps en Israël, à la suite du Chef d’Etat-Major Interarmes, Martin Dempsey. Il est reparti mardi 21 février, suivi, deux jours après, par le Directeur National des Renseignements, James Clapper. Dimanche 26 février, le Ministre de la Défense d’Israël, Ehud Barak s’est envolé pour Washington. Le 5 mars, le Premier ministre Binyamin Netanyahou arrivera à la Maison Blanche, pour son rendez-vous au sommet avec le Président Barack Obama.

 

La plupart de ces discussions américano-israéliennes est consacrée à préparer le terrain pour ce sommet, à travers une réévaluation conjointe des renseignements dont disposent Américains comme Israéliens, sur les progrès nucléaires de l’Iran, dont les conclusions seront soumises aux deux dirigeants.

 

 

Pendant ce temps, les deux gouvernements occupent la scène avant cet évènement, en jouant de diverses « fuites » programmées et tendancieuses, dans les medias, souvent en réactualisant du matériel éculé et réfuté depuis longtemps.

 

 

L’une des assertions les moins plausibles diffusée par l’AP, mardi, est celle où l'agence de presse prétend que : “Les responsables du renseignement et des forces spéciales américaines tentent de maintenir le dialogue avec Israël, malgré l’impasse au niveau décisionnel supérieur. Ils partagent avec eux des options telles que celle qui consisterait à permettre à Israël d’utiliser les bases américaines dans la région, à partir desquelles lancer une telle frappe, et comme un moyen de s’assurer que les Israéliens leur enverront bien un signal de déclenchement ».

 

Les faits les plus élémentaires qui ressortent de l’air sous haute tension entourant ce sujet, sont que l’Administration Obama est farouchement opposée à toute action militaire israélienne contre l’Iran et que cela puisse demeurer une option viable. Le Président et ses conseillers travaillent jour et nuit pour que cela n’arrive jamais. La dernière chose qui, par conséquent, pourrait traverser l’esprit des hommes de Washington serait bien de soutenir une telle attaque en mettant les bases américaines à la disposition d’Israël, simplement pour s’assurer bénéficier d’une alerte précoce. Un autre point : si Israël sent la nécessité d’absoudre par avance les Etats-Unis de toute responsabilité dans une telle embardée, pourquoi, Diable, utiliserait-il des bases américaines ?

 

 

Par contre, la présence de responsables des renseignements et des opérations spéciales américaines dans des installations militaires israéliennes n’a rien de nouveau ; ce niveau de coopération militaire remonte à bien des années en arrière.

 

Téhéran a, d’ores et déjà, tiré ses propres conclusions, quant au rythme des visites officielles américaines en Israël et au tintamarre entre les deux gouvernements, au sujet d’une attaque contre leurs sites nucléaires. Cette semaine, le ministre de la Défense iranien a classé ce débat comme relevant d’un simple « jeu de stratégie militaire », et d’un jeu de dupes délibéré. Récemment, alors même que les responsables de la Maison Blanche atterrissaient en Israël en nombre inhabituel, Téhéran a tranquillement pu annoncer de nouvelles « manoeuvres militaires à grande échelle ».

 

http://www.debka.com/article/21776/

 

DEBKAfile Reportage exclusif  28 février 2012, 10:46 AM (GMT+02:00) 

 

.Adaptation : Marc Brzustowski

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 10:36

Le Times londonien affirme qu’un agent du Mossad en Azerbaïdjan a confirmé l’existence d’une base de l’agence de renseignement près de l’Iran ; il affirme que Bakou constitue le « noyau central du travail de renseignement ».

 

Y a t-il une base du Mossad près de Téhéran? Le Times de Londres a publié dimanche une interview avec un homme prétendant être un agent de l’agence de renseignement, basé en Azerbaïdjan, qui a confirmé l’existence d’une telle base.

 

L’homme, identifié sous le nom de “Shimon” dans l’article, a déclaré au journal qu’il y avait des douzaines d’agents du Mossad israélien travaillant à l’extérieur de la base.

 

 

“C’est le noyau central pour le travail de renseignement”, a t-il dit. « Notre présence ici est tranquille, mais consistante. Nous avons accru notre présence durant l’année passée, et cela nous rapproche énormément de l’Iran. C’est un pays merveilleusement perméable ».

 

La rencontre entre l’agent et le journaliste du Times de Londres s’est déroulée à Bakou, près de l’ambassade israélienne”, affirme le reportage.

 

La mission israélienne à Bakou a subi récemment des menaces, lorsqu’elle est devenue une cible évidente d’une attaque terroriste, destinée à venger la mort du cerveau terroriste Imad Moughniyeh, il y a quatre ans.


 

Untitled-5 wa

 

 

Première cible d’espionnage (Archives: Google Maps) 

 


 

 

La frontière iranienne se situe à plusieurs heures au sud de Bakou, une zone à laquelle « Shimon » fait référence comme étant une « zone grise pour les agents du renseignement… Il y a là un grand marché de l’information pour des gens qui traversent régulièrement et librement les frontières.

 

“C’est en grande partie non-régulé – excepté pour les Iraniens qui nous observent en train de les observer”, dit-il.

Arastun Orujlu, un ancien officier du contre-espionnage azéri et actuel directeur du Centre de recherche Est-Ouest de Bakou, a comparé la zone à « la Norvège durant la 1ère Guerre Mondiale ou à Casablanca, durant la 2ème Guerre Mondiale- C’est le centre mondial de l’espionnage ».

 

 

Orujlu pense qu’il n’y a “seulement que quelques agents du Mossad qui travaillent réellement ici… mais ils agissent de façon bien plus efficace » que les agents du renseignement iranien, dont il dit que leur nombre se compte par milliers ».

“Les Iraniens agissent en plein jour, parce qu’ils veulent que chacun sache qu’ils sont là et bien là. Les Israéliens sont bien plus subtils, tout comme les Américains. Mais, au final, tout le monde sait qu’ils sont là, également ».

Zazdusht Aleizada, que le Times a rencontré dans les bureaux du journal qu’il dirige, a affirmé que l'existence des réseaux d’espionnage sont un « secret de Polichinelle » à Bakou. « Nous savons tous qu’ils sont très présents ici. Le seul secret qui subsiste consiste à savoir quelles sommes d’argent ils versent en pots-de-vin au Gouvernement azerbaïdjanais »

 

 

 

“Il existe une relation naturelle entre l’Azerbaïdjan et l’Iran. L’Azerbaïdjan est un portail d’entrée vers l’Iran », explique Kamil Salimov, un professeur de Droit de l’Université de Bakou, qui a d’anciennes relations dans le gouvernement.

 

Environ 16% des Iraniens sont des Azéris d’origine et jouissent d’un droit de passage sans visa de voyage entre les deux pays.

 

Mais, selon le reportage, les tensions entre Téhéran et Bakou sont en plein essor, alors que les services de presse azerbaïdjanais dirigés par l’Etat font de plus en plus de reportages sur les mauvais traitements réservés par l’Iran à la minorité azérie.

 

 

“Il y a de la colère contre l’arrogance perceptible des Iraniens, et le fait que l’Iran continue de soutenir et de faire croître ses liens avec l’Arménie, avec laquelle l’Azerbaïdjan a un vieux contentieux territorial [autour du Nagorno-Karabakh] », a expliqué Mahman Aliyev au journal britannique, directeur de l’agence de presse indépendante Turan.

 

 

 

Selon les sources du journal, “Les forces militaires azerbaïdjanaises sont déjà en complète synchronisation avec les systèmes israélien et américain », confie Orujlu.

 

“Ceci, essentiellement, parce que les Américains ont utilisé l’Azerbaïdjan pour leurs évacuations médicales d’Afghanistan, depuis des années.

 

 

“Shimon” a confirmé que les responsables des armées israélienne et azerbaïdjanaise « se connaissent intimement » les uns les autres.

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4188260,00.html

Ynet

 

Publié le : 

12.02.12, 08:39 / Israel News

 

 

  

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 Qom-bunkers-missiles.jpg

Situation géolocale des Bunkers souterrains de Qom

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 17:09

 

Avertissement : il ne se passe pas une semaine, sans qu'une "source autorisée", un "journaliste averti", comme Mark Perry, du Foreign Policy, ou encore George Malbrunot, du Figaro, cette fois, "des responsables américains", pour NBC News, n'offrent un tuyau aux Mollahs d'Iran et à leurs piètres services de contre-espionnage pour mettre un nom et une identité sur la source de leurs déconvenues, en matière de perte d'hommes ou de matériel sensible attachés à leur programme nucléaire. Le coupable est variable : il peut s'agir des membres du PJAK (kurde) réfugiés dans les montagnes du Kurdistan irakien, du Jundallah sunnite, à l'opposé, au Sud-Ouest du Sistan-Baloutchistan, ou, ici, du MEK ou Moudjahidin du peuple, réfugiés en Irak et cibles faciles pour un massacre, de la part des affidées de l'Iran, comme le Jaïsh al Mahdi de Moqtada Sadr. A tous les coups, il n'a simplement qu'un seul commanditaire : Israël. 

 

L'essentiel semble surtout de se blanchir et de blanchir la déjà Blanche Maison, pour pouvoir continuer, par tous les moyens, à Né-Go-Cier (la branche du Mossad sur laquelle on est assis). Uncle Obama, le riz qui ne s'y colle jamais... 

 


 

operation-colere-dieu-2-hassan-nasrallah-vise-L-2 (Copier)

 

 

 

Des responsables américains affirment que le Mossad a armé et entraîné des membres du groupe dissident des Moudjahidin du Peuple d’Iran, dont ils prétendent qu’ils ont perpétré une série d’attaques sur des scientifiques liés au programme nucléaire de la République Iranienne.

 

 

WASHINGTON -  Les attaques meurtrières contre des scientifiques atomistes iraniens sont menées par un groupe dissident local qui est financé, entraîné et armé par le Mossad israélien, a rapporté NVC News, en citant les propos de responsables américains.

  

Selon ce reportage, publié jeudi, les Moudjahedin du Peuple d’Iran (ou MEK) ont été désignés comme groupe terroriste par Washington en 1997, accusés d’avoir tué des personnels de l’armée américaine et des contractants, dans les années 1970 et d’avoir soutenu la prise de l’Ambassade américaine à Téhéran avant de rompre leurs liens avec les Mollahs d’Iran, en 1980. Le groupe a, alors, aussi transféré ses quartiers-généraux en Irak.

 

Les dirigeants iraniens ont accusé Israël d’orchestrer une série de frappes contre leurs experts nucléaires, mais jusqu’à présent, ces accusations n’avaient jamais été confirmées par des responsables américains. [NdT : c'est faux, si on s'en tient aux "scoops" de Mark Perry et consorts. Au contraire, le débinage est une spécialité de certains milieux gauchistes de la CIA- voir les nombreux articles sur la question de Laurent Murawiec z"l, dans les années 2000] 

Les responsables américains ont confié à NBC que l’Administration Obama est avertie de la campagne d’assassinats ciblés, mais n’y est pas directement impliquée. En janvier, quelques jours à peine après le dernier attentat ciblé, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton avait déclaré : « Je tiens à nier catégoriquement toute implication des Etats-Unis dans quelque sorte d’acte de violence que ce soit en Iran ».

  

Mohammad Javad Larijani, un assistant de premier plan du Guide Suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei [Ndt : sacrée référence, fiabilité à toute épreuve.], a été cité par le site internet de NBC News, disant : « Ils (les Israéliens) paient les Moujahidin. Certains de leurs agents (du MEK)… fournissent des informations à Israël. Et ils recrutent et gèrent également un soutien logistique ».

 

Il a prétendu que le Mossad entraîne des membres du MEK en Israël à l’usage des motocyclettes et de petites bombes. Dans un cas, affirmait Larijani, les agents du Mossad ont construit la réplique de la maison d’un expert nucléaire iranien, de façon à ce que les tueurs se familiarisent avec la disposition des lieux, avant l’attaque.

 

Stage rodéo à moto organisé pour le MEK par l'Institut de recyclage des jeunes  désoeuvrés du MEK en banlieue de Bagdad. 

 

Selon le reportage du NBC News, des hommes politiques américains ont poussé le gouvernement américain à protéger les 3.400 membres du MEK et leurs familles dans le camp Ashraf en Irak, à environ 55 kilomètres au nord de Bagdad.

 
“Avec le départ des troupes américaines, le MEK craignait que les forces irakiennes, avec les encouragements de l’Iran n'attaqueraient le camp, conduisant à un bain de sang. A la dernière minute, cependant, un accord a été passé avec les Nations-Unies qui permettrait le départ des membres du MEK en direction de pays démocratiques non-spécifiés. Pourtant, jusqu’à cette semaine, il y a eu très peu de mouvements annonçant cette réinstallation planifiée », expose ce reportage.

Yitzhak Benhorin

 

Publié le : 

09.02.12, 16:53 / Israel News

 

 

Adaptation Marc Brzustowski
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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 17:48

 

afghanistan-guerre (Copier)

 

(©Jean-Jacques CÉCILE, publié dans les pages de la revue Assaut n°66, octobre 2011)

 

Les chiffres publiés par le New York Times témoignent d’une facette mal connue du conflit afghan : entre mars 2009 et juin 2011, au moins 57 personnes dont 32 soldats américains ont été assassinées par des membres des services de sûreté nationaux ayant retourné leurs armes contre leurs mentors. Les motivations relatives à ces meurtres ne sont certes pas toutes marquées au sceau du terrorisme mais il n’en reste pas moins qu’en Afghanistan, tel une épée de Damoclès, le spectre malfaisant de l’infiltration d’unités cornaquées ou non par des conseillers occidentaux rôde sans cesse.

 

Une stratégie délibérée ?

 

Base aérienne de Kaboul, 27 avril 2011. Au premier étage d’un bâtiment, une réunion militaire quotidienne banale mêle des soldats afghans à des militaires ainsi que des contractors américains. La routine, quoi. Sauf que ce jour-là, un officier appartenant à l’armée de l’Air nationale ouvre le feu sans crier gare. Bilan : huit militaires de l’Oncle Sam, un contractor américain et un soldat afghan tués, sans compter les blessés. L’homme était-il un infiltré à la solde d’al-Qaeda ou des taliban ? A-t-il plus simplement mal réagi à une violente altercation ? La réponse à cette interrogation reste incertaine y compris pour un de ses amis qui déclarera juste après le drame : « je suis estomaqué. Je n’ai aucune idée sur les raisons qui l’on poussé à faire cela ». Un constat est en revanche avéré : au pays de l’insolence, les événements de ce genre ont une fâcheuse tendance à se multiplier. Doit-on considérer qu’il s’agit d’une stratégie délibérée de la part des insurgés ?

 

Il est des observateurs pour qui une réponse affirmative ne fait aucun doute. Se sachant incapables de concurrencer les troupes occidentales sur le plan de la puissance de feu, taliban et autres thuriféraires d’al-Qaeda sont sans cesse à la recherche de telles méthodes coûtant peu mais susceptibles de rapporter gros aussi bien sur le plan de l’efficacité tactique que sur celui de l’action psychologique. Par la voix d’un dénommé Zabiullah Mujahid présenté comme étant leur porte-parole, les taliban l’ont du reste affirmé haut et fort : « les moudjahidines sont capables d’infiltrer les rangs de l’ennemi et mettent ces opportunités à profit afin de réaliser des attentats », affirme à l’Associated Press le personnage qui précise par ailleurs que la « nouvelle » stratégie du mouvement auquel il appartient repose principalement sur les attaques suicides, les assassinats ciblés ainsi que, précisément, les infiltrations.

 

Le contre-espionnage

 

Face à cela, les Occidentaux ainsi que les forces afghanes loyales au pouvoir central ont dramatiquement accéléré l’implémentation de mesures censées permettre de démasquer les infiltrés avant qu’ils ne passent à l’action. Un programme mis en place à l’été 2010 a permis d’entraîner jusqu’au mois d’avril un total de 222 agents afghans avec un objectif de 445 agents formés en fin d’année 2011. Le but est de placer des spécialistes du contre-espionnage « jusqu’aux niveaux hiérarchiques les plus bas dans toutes les organisations (…) avec la seule mission d’identifier ceux qui veulent les infiltrer ou ceux qui cherchent à manipuler des gens d’ores et déjà embauchés afin de les amener à sympathiser avec les thèses défendues par les taliban », indique le lieutenant-général William Caldwell qui dirige pour les Occidentaux toutes les actions de formation entreprises au profit des forces afghanes. Lotfullah Mashal, le porte-parole du National Directorate of Security, a quant à lui déclaré que son organisme d’appartenance avait la ferme intention de détacher très prochainement des spécialistes auprès des centres de recrutement de l’armée ainsi que de la police. Les « services » occidentaux sont eux-aussi sur la brèche.

Sur son blog Le mamouth, Jean-Marc Tanguy affirme ainsi que la Direction pour la protection et la sécurité de la Défense française déploie en Afghanistan « quasiment un tiers de ses effectifs d’active mobilisés en opérations extérieures pour des missions de CI (counter-intelligence, ou contre-ingérence, en français) », l’ensemble étant principalement lié « à l’emploi de collaborateurs autochtones ». On a plus récemment appris que le Pentagone avait envoyé sur place 80 agents supplémentaires spécialistes du contre-espionnage. But : mieux passer au crible le background des candidats qui se présentent, réexaminer les dossiers des recrues en cours de formation et plus généralement durcir les tactiques, techniques et procédures censées permettre de détecter ces brebis galeuses dont il est maintenant temps d’évoquer les motivations.

 

Selon Patrick Quinn et Rahim Faiez, deux correspondants de l’Associated Press, sur 21 cas recensés par la coalition occidentale entre septembre 2007 et mai 2011, huit incidents « ont eu pour origine le stress du combat ou des ennuis personnels ; sept ont eu des causes indéterminées ; quatre ont impliqué des membres des forces de sûreté afghanes qui avaient rallié les insurgés ou qui éprouvaient de la sympathie à l’égard de leur cause, et deux ont impliqué des attaquants prétendant être des policiers ou des soldats afghans ». Mais ces statistiques sont bien entendu peu représentatives, le nombre de cas relaté est faible et elles ne tiennent compte que des épisodes violents. Combien de « taupes » discrètes échappent-elles à la détection car se contentant de renseigner les taliban et autres moudjahidines sans faire de vague ? Malgré ses défauts, ce constat met cependant en exergue une des caractéristiques du phénomène : la grande diversité des motivations poussant les infiltrés à passer à l’acte. Lorsque ces motivations sont d’ordre idéologique, elles peuvent parfois résulter de manipulations psychologiques où l’horreur le dispute à l’abject.

 

Le viol comme instrument de manipulation

 

On le sait, les actes sexuels sodomiques sont fermement condamnés par l’Islam mais il s’agit là d’un interdit qui se heurte de plein fouet à une coutume afghane ancestrale récemment ressuscitée, à savoir le « bacha bazi ». Celle-ci consiste littéralement à jouer avec les « bacha bereesh », expression désignant des jeunes garçons aux joues glabres. Dans cette société afghane sexuellement cloisonnée, les femmes sont « priées » de rester claquemurées lorsqu’un hôte honore la maison de sa présence. Mais cet hôte, il faut malgré tout le traiter avec déférence. D’où le recours à des enfants de sexe masculin censés servir les boissons, présenter les mets puis se travestir afin de divertir l’assistance voire plus si affinités. Ce « plus » inclut en l’occurrence l’offre occasionnelle de services sexuels.

 

Cette manière de viol pédophile institutionnalisé contribue à créer un climat délétère susceptible d’ouvrir la voie à diverses manipulations psychologiques. Ainsi, le 3 novembre 2009, Gulbuddin, un policier afghan de 25 ans jusque là connu pour être particulièrement digne de confiance, saisit soudainement son arme puis abat cinq militaires britanniques, en blesse six autres et fait de même pour deux Afghans. Kelley Vlahos a enquêté sur ce drame ; publiant le résultat de son investigation sur le site Antiwar.com, il précise : « la raison pour laquelle il a ainsi agi, selon Christina Lamb, journaliste du Sunday Times qui cite en cela deux de ses compatriotes ayant connu Gulbuddin, est qu’il avait été sauvagement battu, sodomisé et abusé sexuellement par un officier afghan qu’il considérait être le protégé des Britanniques ». Les taliban sautent bien entendu sur l’occasion et ne manquent pas de clamer haut et fort que le coupable était un des leurs. Peut-on aller jusqu’à conclure qu’ils l’ont manipulé ? C’est au moins possible sinon probable. Car plus généralement, on constate que diverses têtes pensantes de l’hydre terroriste ne détestent pas instrumentaliser à l’occasion la honte qu’éprouve la victime d’un viol dans le but de favoriser leurs sinistres desseins. C’est une des méthodes qui aurait été employée par Samira Ahmed Jassim, une Irakienne âgée de 51 ans. Elle aurait organisé le viol de femmes afin de les convaincre ensuite que la seule manière de se « racheter » consistait à embrasser la très éphémère profession de kamikaze. On retrouve le spectre de l’homosexualité liée à la pédophilie en Algérie. Abu Baçir El Assimi, un « ex » de la branche locale d’al-Qaeda, l’affirme : « un acte sexuel accompli sur des jeunes recrues âgées de 16 à 19 ans était un moyen d’obtenir de leur part qu’ils accomplissent des opérations suicides ». Rapportés par Tom Newton Dunn, un journaliste du média britannique The Sun, ses propos sont corroborés par le biais de sources judiciaires dont on peut cependant s’interroger quant à leur impartialité. Lorsqu’en janvier 2009 trois kamikazes sont tués suite à l’attaque d’un checkpoint dans la ville de Tademaït, le cadavre de l’un d’eux, un jeune homme de 22 ans, est autopsié. Les termes du rapport rédigé par le médecin légiste sont sans appel : son arrière-train porte des traces explicites de pénétration, la dernière n’ayant eu lieu que quelques heures avant l’escarmouche mortelle. Info ? Intox ? Propagande ? Dans la mesure où les faits seraient avérés, le kamikaze était-il consentant ou a-t-il été victime d’un viol puis manipulé ? La question reste à l’heure actuelle sans réponse…

 

 

Jean-Jacques CÉCILE, journaliste indépendant, écrivain

Avant d'entamer une seconde carrière dans le secteur civil, Jean-Jacques Cécile a appartenu dix-huit années durant aux forces armées françaises. Il a tout d'abord été formé à l’acquisition du renseignement en zone ennemie au sein des équipes commando du 13e Régiment de dragons parachutistes avant d'être coopté au bureau « opérations » de l'unité où il a été chargé de planifier des opérations spéciales. Il s’est ultérieurement investi dans des actions de formation d’officiers ainsi que de sous-officiers en matière de renseignement. Ses fonctions l’ont ensuite amené à créer puis à animer au profit du Secrétariat général de la Défense nationale, organisme de coordination dépendant du Premier ministre, une cellule d'analyse systématique des informations télévisées ; il a enfin rejoint le Bureau « renseignement » à l'état-major de la 1e Armée.


Dans le cadre de sa carrière militaire, sa principale expérience de terrain si l'on excepte les épisodes sur lesquels la discrétion est encore de rigueur consiste à avoir séjourné pendant plusieurs mois en République démocratique allemande où il a participé contre les troupes soviétiques à des opérations d’espionnage sous couvert d’appartenance à la Mission militaire française de liaison (MMFL).

Ayant entamé une seconde carrière en tant que journaliste indépendant, Jean-Jacques Cécile collabore régulièrement avec deux revues (Assaut, Commando Magazine) ainsi qu’avec une lettre d'information exclusivement disponible sur abonnement (TTU).

Parallèlement, Jean-Jacques Cécile a rédigé dix ouvrages documentaires :

è Pirates en eaux somaliennes (éditions Nouveau Monde, octobre 2010) ;

è Histoire secrète des SAS (éditions Nouveau Monde, septembre 2009) ;

è Les chiens de guerre de l’Amérique (éditions Nouveau Monde, octobre 2008) ;

è Espions et terroristes, les liaisons dangereuses (éditions Nouveau Monde, mars 2008) ;

è La guerre des robots (éditions Ellipses, septembre 2006) ;

è Espionnage business (éditions Ellipses, mars 2005) ;

è Les commandos-marine français (Marines Editions, 2003) ;

è Du Golfe au Kosovo : renseignement, action spéciale et nouvel ordre mondial (éditions Charles-Lavauzelle, 2000) ;

è Le renseignement français à l'aube du XXIe siècle (éditions Charles-Lavauzelle, 1998) ;

è Les SAS, commandos secrets de Sa Majesté (éditions Histoire & Collections, 1997).

A maintes reprises, Jean-Jacques Cécile a enfin apporté son concours à des émissions télévisées ou radiodiffusées (Canal+, France 5, GloboSat, LCI, Radio Canada, Radio Courtoisie, RMC, Radio Suisse Romande, RTBF, etc.).

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 15:10


 

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http://blog.camera.org


Mark Perry, l’ancien conseiller de Yasser Arafat et grand partisan de négociations entre les Etats-Unis, le Hamas et le Hezbollah, don’t l’interprétation des déclarations du Général David Petraeus, à propos des relations américano-israéliennes ont été discréditées par Petraus lui-même, est encore sur la brèche. Ha'aretz rapporte:

 

 

Responsable israélien : le reportage sur des agents du Mossad se faisant passer pour des espions de la CIA est « une absurdité absolue ».

Un responsable de haut-rang du gouvernement a émis un démenti formel du reportage de Foreign Policy, disant que des agents du Mossad se seraient fait passer pour des officiers de la CIA, afin de recruter des terroristes pakistanais pour commettre des attaques en Iran.

Par Amir Oren

 

Un responsable haut-placé du gouvernement israélien a désigné comme “une absurdité absolue” le reportage, publié vendredi, dans Foreign Policy, d’après lequel des agents du Mossad se seraient fait passer pour des officiers de la CIA, dans le but de recruter des membres d’un groupe terroriste pakistanais pour commettre des assassinats et des attaques contre le régime en Iran.

Citant des memos du renseignement américain, Mark Perry, de Foreign Policy, a rapporté que l’opération du Mossad s’était déroulée en 2007-2008, derrière l’épaule du gouvernement américain, et qu’elle avait provoqué la fureur du Président américain George W. Bush.

Perry cite un certain nombre de responsables du renseignement américain et pretend que les agents du Mossad ont utilisé des dollars et des passeports américains pour se présenter comme des espions de la CIA et tenté de recruter des membres du Jundallah, une organisation sunnite extrémiste, basée au Pakistan, qui a mené une série d’attaques en Iran et des assassinats de responsables du gouvernement.

Généralement, Israël s’abstient de répondre à des reportages sur les activités supposes du Mossad. Cependant, à la suite du reportage de Perry, autant qu’après la condamnation officielle américaine du meurtre d’un expert scientifique nucléaire iranien à Téhéran, la semaine dernière, les responsables israéliens ont été prompts à publier un démenti formel de ce reportage.

La préoccupation réside dans le fait que laisser le reportage de Perry sans réponse pourrait raviver les tensions qui existaient entre les communautés du renseignement des Etats-Unis et d’Israël, à la suite de l’affaire Jonathan Pollard, dans les années 1980. Pollard a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis après avoir été convaincu d’espionner pour le compte d’Israël.

Le responsable de haut-rang dans le gouvernement israélien a déclaré que si jamais il y avait la moindre once de vérité dans les allégations de l’article de Perry, Meïr Dagan, le chef du Mossad, à l’époque de la supposée opération, aurait été déclaré persona non grata aux Etats-Unis et que « Dagan n’aurait pas pu reposer le pied pour faire encore une petite balade à Washington ».

 

 

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L’ancien chef du Mossad Meir Dagan

Photo by: Olivier Fitoussi

La description de Perry par Ha’aretz le désignant simplement comme « journaliste », qui est l’ancien conseiller d’Arafat, dont l’incursion dans l’affaire Petraeus a reçu un discrédit total, est aussi irresponsable que celle d’Ynet référant au militant anti-israélien forcené Richard Silverstein comme s’il s’agissait d’un simple Bloggeur américain. 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:43

Vladimir Poutine a rendu un dernier hommage au maître espion soviétique Guevork Vartanian

http://www.opex360.com

13 janvier 2012 – 18:31 

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine, par ailleurs ancien du KGB, a rendu un dernier hommage, ce 13 janvier, à Guevork Vartanian, une légende de la communauté du renseignement à l’époque soviétique, décédé le 10 janvier dernier, à l’âge de 87 ans.

D’origine arménienne, Gevork Vartanian avait été approché à l’âge de 16 ans par le NKVD, l’ancêtre du KGB. Ayant suivi son père, lui-même également membre du service de renseignement et affecté depuis 1930 à Téhéran, le jeune espion se voit chargé, en 1940, d’une mission visant à démasquer les agents nazis dans la capitale iranienne. Selon des informations officielles, il aurait, avec son groupe, réussit à en confondre près de 400 en deux ans.

Entre autres « faits d’armes » pendant la Seconde Guerre Mondiale, Gevork Vartania a notamment réussi à infiltrer les services secrets britanniques à Téhéran en suivant une formation destinés à de agents prévus pour être envoyés en URSS. Mais surtout, il aurait réussi un déjouer un projet d’attentat nazi contre le président américain Franklin D. Roosevelt, Winston Churchill et Joseph Staline, réunis à Téhéran pour tenir une conférence sur l’après-guerre. Cet épisode a inspiré le film « Téhéran 43, nids d’espions », une production franco-hélvético-soviétique avec Alain Delon.

Par la suite, l’on ne sait que très peu de choses sur les activités de Gevork Vartania au cours de la Guerre Froide, ces dernières étant encore classifiées. Seulement qu’il a été fait « Héros de l’Union soviétique », qu’il a épousé, à trois reprises, la même femme, également espionne comme lui et qu’il a, avec elle, voyagé dans le monde entier.

« Il a passé sa vie à l’étranger. Il a dû travailler dans des conditions les plus difficiles en mettant en danger sa vie à lui et celle de sa femme. Mais à chaque fois, il sortait vainqueur. Il a fait une énorme contribution à la sécurité de notre pays en obtenant des informations sur les plans en préparation chez nos adversaires mais aussi chez nos faux amis en Orient et en Occident. Son apport est sans doute colossal » a déclaré Vitaly Korotkov, un ancien des services russes, cité par La Voix de la Russie.

Officiellement, il avait pris sa retraite en 1992, soit au moment de la chute de l’URSS. Toutefois, il semblerair qu’il ait continué à conseiller le SVR – les renseignements extérieurs russes issus du KGB. « C’était un homme au grand cœur, doté d’une intelligence rare. Non seulement il était au courant de tous les petits détails de la situation politique dans les pays où il avait travaillés mais il avait une vision globale de la situation sur la planète » a encore expliqué Vitaly Korotkov.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:12

 

La voiture du scientifique nucléaire iranien à Téhéran piégée par une bombe 

 

 

L’attentat à la bombe, à Téhéran, dans lequel le scientifique nucléaire iranien Mostafa Ahmadi-Roshan est mort, mercredi 11 janvier, a déclenché une appel téléphonique, de la part du Président Barack Obama, très en colère contre Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahoule jour suivant, rapportent les sources de renseignement de Debkafile à Washington. Le Wall Street Journal publie que Washington est de plus en plus préoccupé du fait qu’Israël se prépare à frapper les sites nucléaires de l’Iran, malgré les objections américaines, et c’est pourquoi les défenses des installations américaines ont été renforcées, en cas de conflit dans la région.

 

Obama, le Secrétaire à la Défense, Léon Panetta et la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton ont envoyé des messages privés en ce sens à leurs contacts israéliens, les alertant des conséquences désastreuses d’une frappe, explique le reportage du journal. Le Commandant en chef des forces armées américaines, le Général Martin Dempsey, se rendra en visite en Israël la semaine prochaine.

 

Des sources exclusives de Debkafile dévoilent que les différences entre les Etats-Unis et Israël ont fait surface, avant même l'âpre conversation entre Obama et Netanyahou, jeudi dernier. Des responsables politiques, militaires et du renseignement ont exprimé, en privé, leur ressentiment à propos de la condamnation forte et inhabituelle de la Maison Blanche, que la Secrétaire Clinton a diffusé au sujet de la mort du scientifique nucléaire iranien.

 

En niant “absolument” toute implication américaine dans ce meurtre, l’Administration, implicitement, pointe du doigt vers Israël – un acte inhabituel dans les relations entre deux gouvernements amis, particulièrement quand tous deux sont confrontés à un problème commun aussi sensible que celui de la perspective d’un Iran doté de l’arme nucléaire.

 

Obama semble soupçonner qu’Israël ait mis sur pied cet assassinat ciblé pour torpiller encore un ultime effort secret américain, au travers de canaux de contact avec Téhéran, visant à éviter une confrontation militaire avec l’Iran, alors que la condamnation extrême de l’Administration est perçue comme correspondant à sa campagne de grande ampleur pour retenir Israël de se lancer dans une frappe unilatérale.


 

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Un combattant du Jundallah garde des prisonniers Pasdaran iraniens après un coup de force du groupe. 

 

 

Dans le cadre de cette campagne, la publication Foreign Policy a diffusé un « reportage d’investigation » [Ndt : signé : Mark Perry, ancien conseiller non-officiel de Yasser Arafat, entre 1989 et 2004 - date de sa mort] -false_flag?page=0,0-, vendredi 13 janvier, dont l’essentiel consiste à démontrer que les agences des services secrets américaines et israéliennes sont en plus complet désaccord, depuis des années, après ce que l’article appelle une opération « d’usurpation de drapeau » réalisée par le Mossad. On y dit que « deux officiers du renseignement américain » ont révélé au magazine qu’en 2007 et 2008, des officiers du Mossad israélien se sont faits passer pour des agents du renseignement américain, dotés de passeports américains, pour recruter des combattants du groupe terroriste Jund’Allah, de façon à ce qu’ils mènent des attaques sous couverture en Iran.

 

[NdT : Time Magazine, réputé pour ses prises de position et articles tendancieux au détriment d'Israël, vient également, d'y aller de son couplet de "révélations soudaines" de membre bien informé des renseignements occidentaux, pour qui il ne fait aucun doute qu'Israël est derrière l'élimination de Mostafa Ahmadi-Roshan ]

 

 

Ce groupe extrémiste baloutche base au Pakistan est décrit [dans l'article] comme classé "à éviter à tout prix" par la CIA. Les sources de l’hebdomadaire affirment qu’elles ont été « stupéfaites par l’effronterie des activités de recrutement du Mossad… sous le nez des officiers du renseignement américain, principalement à Londres ».

 

Ils ont laissé entendre que le Jundallah était persuadé d’avoir été recruté par le renseignement américain. Mais que la même impression prévalait à Téhéran. Le programme « d’usurpation de drapeau » israélien est, par conséquent, accusé d’avoir mis les agents américains en danger. Un « officier en poste du renseignement américain » a raconté au journal que le Président George W. Bush, lorsqu’il a été mis au courant de cet épisode « s’est mis littéralement hors de lui ».


 

jundallah (Copier)

Membres du Jundallah palnifiant ue opération

 

 

Debkafile ajoute : à l’époque de cette supposée opération, Ehud Olmert était Premier ministre d’Israël et Méïr Dagan, directeur du Mossad. Alors qu'on n'a jamais eu connaissance que l’Administration Bush ait jamais abordé ce sujet avec Israël, Barack Obama a décidé de réfréner la coopération des renseignements américains avec Israël, concernant le problème iranien, dès qu’il est entré en fonction, en 2009.

 

Foreign Policy, dans son reportage tendancieux et sélectif, présente le Mossad comme étant l’unique recruteur du Jundallah, pour des opérations de sabotage et de frappes, afin d’infliger des revers aux menées de l’Iran en vue de l’acquisition d’une bombe nucléaire. Il omet de faire la moindre mention du fait que le renseignement américain a commencé à employer le Jundallah pour de telles opérations, depuis le début 2005, à coup de vastes financements en dollars US, approuvés personnellement par le Président Bush.

 

Nos sources du renseignement à Washington remarquent que le reportage n’est apparu que deux jours après l’exécution de l’expert scientifique nucléaire iranien et le lendemain du jour où Obama a pris à partie Netanyahou. Il a deux objectifs : démontrer que les Etats-Unis ne sont responsables d’aucune des opérations secrètes des derniers mois contre les cibles iraniennes liées au nucléaire et, deuxièmement, que Washington signifie vouloir continuer de harceler et de faire pression contre Israël, par tous les moyens, afin de le retenir de réaliser une opération militaire contre l’Iran.

 

http://www.debka.com/article/21650/

 

DEBKAfile Reportage exclusif 14 janvier 2012, 10:36 AM (GMT+02:00)

 

 Parmi les prouesses du Jundallah : l'enlèvement d'un expert nucléaire iranienhttp://lessakele.over-blog.fr/article-le-jundallah-est-sur-le-point-d-executer-le-scientifique-nucleaire-kidnappe-63570684.html

 

http://lessakele.over-blog.fr/article-iranien-kidnappe-par-le-jundallah-nous-fabriquons-bien-des-bombes-nucleaires-61912865.html

 

Memo des activités du Jundallah : 

 

NB : Il existe un autre groupe appelé Jundallah situé au Pakistan, ayant des liens avec al Qaeda, et dont le chef a été tué par un drone américain Predator. L'Iran, dans ses communiqués, confond délibérément les 2 groupes pour accuser les Occidentaux de soutenir "des groupes proches d'Al Qaeda", surtout lorsque lui-même est accusé de complicité directe dans les attentats du 11/09... 

 

- Fondé en 2003 par Abdul Malik Rigi, alias Abdul Malik Balouch 

 

- 2005 : Ambuscade contre la voiture blindée de Mahmoud Ahmadinedjad, en visite dans le Sistan-Baloutchistan.

-2007 : 18 officiers Pasdaran sont tués dans l'embuscade de leur convoi à Zahedan.

- 2008 : Enlèvement et exécution de 16 gardes-frontières iraniens et officiers Pasdaran

- 2009 : Embuscade de Savaran : 12 gardes-frontières iraniens tués.

- 18 octobre 2009 : au moins deux Commandants en Chef des Pasdaran, 28 officiers de haut-rang et 3 chefs de milices tribales chi'ites tués dans un attentaty-suicide à Zahedan. Parmi les victimes : 

- Le Général de Brigade Nouri Ali Shoushtari, le Commandant-adjoint des Forces terrestes des Pasdaran, le Général de Brigade Rajab Ali Mohammadzadeh, le Commandant provincial des Pasdaran pour le Sistan-Baloutchistan, les Commadants des Corps Iranshahr, Surbaz, de la Brigade Amir al Mo'menin,...

 

- Fin février 2010, le chef du Jundallah, Abdul Malik Rigi est livré par les services pakistanais aux Iraniens, après demande d'autorisation à Washington, qui ne soulève aucune objection, alors qu'on dit qu'il est à bord d'un avion qui décolle de Dubaï pour le Kyrgysztan. Il est exécuté le 20 juin 2010. Les Pasdaran pensent en avoir fini avec leur cauchemar.

 

- Le 16 juillet 2010, deux kamikazes se font exploser en plein coeur de la Mosquée Jame Husseiniyah à Zahedan, où les Pasdaran se réunissent pour fêter le Jour Anniversaire des Gardiens de la Révolution Iranienne : il y a plus de 20 tués et 100 blessés, la plupart appartenant au Corps des Gardiens de la Révolution. L'attentat est revendiqué pour venger la mort d'Abdul Malik Rigi. 

 

 

 

Adaptation Marc Brzustowski

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 14:45

Renseignements/Intelligence – Revue de la semaine

Retrouvez  chaque semaine la revue Israël-flash sur les défis et enjeux stratégiques. Certaines informations sont parues dans la presse, vous pouvez les lire dans les découvrir dans les news de la Revue de presse quotidienne, d’autres sont passées complètement inaperçues et pourtant sont cruciales pour la compréhension de la sécurité globale 



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1aNmA2qES
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:14

Renseignement/Intelligence – Revue de la semaine

Retrouvez  chaque semaine la revue Israël-flash sur les défis et enjeux stratégiques.

Certaines informations sont parues dans la presse, vous pouvez les lire dans les découvrir dans les news de la Revue de presse quotidienne, d’autres sont passées complètement inaperçues et pourtant sont cruciales pour la compréhension de la sécurité globale

 



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1Yh7uNcyl
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 14:20

Bouclier anti-missiles européen – la position russe – infographie

Exercices russes bielorusses

La Russie prévoit de grands exercices conjointement avec la Bielorussie pour parer à toutes menaces éventuelles.

Lors des exercices se déroulant au polygone d’Achoulouk de la région d’Astrakhan (sud), l’aviation et la DCA s’entraîneront à parer les attaques aériennes d’un adversaire conventionnel.



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1YgQMaYHr
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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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