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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 22:12


 

 

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 


DEBKAfile  Analyse exclusive 25 Décembre 2010, 10:06 AM (GMT+02:00)

 http://www.debka.com/article/20492/

Tags:  Egypt      Israel    Russia    S.Sudan 

 

 Mikhail_Margelov_big.jpg

 

Mikhail Margelov, l’émissaire principal russe, a rencontré des responsables du Sud-Soudan à Tel Aviv

 

Une rencontre secrète à Tel Aviv, jeudi dernier (en 8), le 16 décembre, entre l’émissaire de haut-rang russe, Mikhaïl Margelov et des représentants du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan, a rendu le Président égyptien tellement furieux qu’il a aussitôt ordonné à son Ministre du renseignement, le Général Omar Suleiman, de répliquer, en accusant Israël de recruter des agents égyptiens pour espionner le Liban et la Syrie.


Selon les sources du renseignement de DEBKAfile, Le Caire a surtout cherché à régler des comptes avec Jérusalem pour avoir introduit la Russie dans son soutien clandestin au Sud-Soudan, riche en pétrole. Le Président Silva Kiir Mayardit projette, en effet, de conduire sa province, dominée par les Chrétiens, à l’Indépendance à l’égard du Nord musulman, lors du référendum du 9 janvier.

 

Les Egyptiens soupçonnent que la récente livraison d’armes russes au Sud-Soudan, essentiellement des hélicoptères de combat, fait partie d’un programme d’armement conjoint russo-israélien.


On ne s'attend pas à ce que le Soudan laisse sa partition se faire sans réagir, particulièrement, alors qu’un autre référendum séparé le même jour peut également conduire une seconde province, Abyie, à faire sécession. Ce qui constituerait un coup double contre l’industrie pétrolière de Khartoum : 85% de son pétrole est puisé dans le Sud et la majeure partie de ses exportations circule par les pipline qui traversent (la province d') Abyie vers Port Soudan sur la Mer Rouge.


Margelov, qui est à la fois Président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération de Russie, et Président du groupe démocrate européen à l’Assemblée du Parlement du Conseil de l’Europe, s’était préalablement opposé à une sécession du Sud Soudan. Il faisait alors clairement entendre ses craintes de voir émerger une « nouvelle Somalie ». Cependant, ayant pris la mesure de cette issue inévitable après des décennies de guerre sanglante, le Kremlin a changé de musique.

 

 

On a bien pris note de la réunion de Margelov avec des responsables du Sud Soudan, jeudi dernier –elle a d’abord été révélée par le site web israélo-russe IZRus et l’on pense qu'elle a été organisée par le Ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman –, dans les différentes capitales du monde qui scrutent d’un œil acéré le plébiscite du 9 janvier. Quatre jours plus tard, le Caire annonçait que l’Egyptien Tarek Abd al Rezak avait été arrêté et accusé de travailler pour le Mossad israélien. Pas un jour ne s’est passé depuis sans de fracassantes révélations sur ses activités clandestines.

 

 

La question soudanaise était suffisamment pressante pour pousser Hosni Moubarak et le dirigeant libyen Mouammar Khadafi à faire une visite-éclair à Khartoum, le 21 décembre, pour des discussions serrées avec le Président Omar al Béchir. Ils sont arrivé ensemble pour essayer de le persuader de repousser le Référendum par crainte qu’il ne mène à plus de bains de sang encore. Mais leurs agendas respectifs étaient sensiblement très différents :

 

Khadafi abhorre l’idée même qu’un nouveau pouvoir pétrolier s’érige aux portes de la Libye – et, plus particulièrement, s’il est sous contrôle chrétien. Moubarak redoute que les bouleversements qui ne manqueraient pas de soulever le Soudan rendent caduques les traités coloniaux qui offrent à l’Egypte 85 % des eaux du Nil. La plupart découle du bras principal du fleuve, le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie ; une moindre part provient du Nil Blanc, dont la source se trouve en Ouganda. Les deux bras s’unissent près de Khartoum et coulent alors vers le Nord, en un seul et même fleuve qui a été la ligne de vie irriguant l’Egypte depuis des millénaires.

 

L’Egypte se sent menacée, non seulement par les bouleversements soudanais à venir, mais aussi par une nouvelle initiative lancée par le Premier Ministre éthiopien Meles Zenawi, qui défie le monopole égyptien sur les eaux du Nil et exige un partage équitable avec les sept nations situées en amont du fleuve, dont la plupart sont extrêmement pauvres.

 

Le Gouvernement perçoit son contrôle sur le Nil comme un problème existentiel et, si nécessaire, se battra pour cela. Zenawi faisait récemment remarqué que : « Je ne serais guère surpris que les Egyptiens envahissent brusquement l’Ethiopie. Personne, qui ait tenté une chose pareille, n’a vécu assez longtemps pour le raconter ».

 

Par conséquent, le Caire et Addis-Abeba se regardent en chiens de faïence à propos du Nil. Et c’est sur ce point qu’Israël entre dans le paysage, d’après ce que rapportent les sources militaires et du renseignement de DEBKAfile.

 

Le Président Kiir maintient un bureau sous couverture à Tel Aviv, foyer à partir duquel s’acheminent ses relations diplomatiques, militaires et de renseignement avec Israël. L’Egypte et des sources de renseignement occidentales pensent qu’Israël a fortement armé le Sud Soudan par le biais d’une tierce partie, soutenant ainsi sa voie vers l’indépendance. L’Ethiopie, également, est un allié d’Israël et maintient des liens militaires et de renseignements solides avec l’Etat juif. Ce mois-ci, le Caire a été consterné de découvrir qu’Israël avait développé des réseaux d’influence suffisamment puissants dans les pays d’Afrique de l’Est, au Sud de l’Egypte, pour passer outre le rôle dominant du Gouvernement Moubarak concernant, notamment, le problème palestinien.  

 

Pour Moubarak, la rencontre secrète entre des responsables russes et sud-soudanais à Tel Aviv, plutôt qu’en n'importe quel autre endroit du globe, était un comble. Il a perçu ce geste comme le point culminant d’une manœuvre visant à engager le soutien russe dans les nouvelles entreprises risquées lancées par Jérusalem, de façon à se distancier de Washington et de son prestige en chute libre au Moyen-Orient, et comme un moyen de circonvenir la radicalisation de ses voisins, alimentée par l’Iran.

 

Là-dessus, Le Caire a mis les pieds dans le plat, au sujet de l’aventure israélienne au Soudan, en rendant le Mossad responsable de sa colère. Tareq Abd Rezak Hassan est actuellement accusé d’avoir mené des contacts avec les puissants services de sécurité d’Israël et des activités hostiles contre la Syrie. Des actes d’accusation ont également été diffusés contre « Eddy et Moshe Joseph Dimor », décrits comme les agents traitants d’Hassan.

 

Le Caire a pris soin de ne pas aller trop loin en accusant Israël d’espionner directement l’Egypte – mais seulement d’autres états arabes. Mais il a rendu l’affaire publique pour servir d’avertissement à Israël lui intimant de revenir sur ses incursions diplomatiques en Afrique de l’Est ou de se trouver confronté à d’autres sources d’embarras supplémentaires. 

 

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http://www.france24.com/fr/20101225-sud-soudan-referundum-salva-kiir-omar-el-bechir-afrique-darfour-secession

 

 

dossier-v-1-405_7.jpg
Le 9 janvier 2011, un référendum historique organisé au Sud-Soudan pourrait conduire à la partition du plus grand pays d'Afrique. Les électeurs devront, en effet, choisir entre l'unité avec Khartoum ou l'indépendance. Reste une question : le résultat du scrutin, élément-clé de l'accord de paix de 2005 qui avait mis fin à plus de 20 années de guerre civile, sera-t-il accepté par tous ?
 
UNITÉ OU SÉCESSION ?
Tensions à l’approche du référendum sur une partition entre le Nord et le Sud
SOUDAN
Le gouvernement du Sud-Soudan se prépare à organiser le 9 janvier 2011, un référendum crucial sur une éventuelle partition avec le Nord. L’ONU craint une nouvelle explosion de violences dans le pays, qui vient de sortir d'une guerre civile.
Salva Kiir pourrait devenir le premier président du Sud-Soudan
SOUDAN - RÉFÉRENDUM
Salva Kiir a gravi les échelons de la rébellion sudiste pour devenir, en mai 2010, vice-président du Soudan. À l'issue du référendum organisé le 9 janvier 2011, l'homme au large chapeau pourrait être élu président d'un Sud-Soudan indépendant.
L'ONU presse Khartoum d'organiser le référendum de janvier
SUD-SOUDAN
Les participants au sommet des Nations unies sur le Soudan ont tenté de convaincre le gouvernement de Khartoum de respecter le calendrier concernant la tenue, en janvier, de la consultation sur l'indépendance du Sud-Soudan.
accepté par tous ?
UNITÉ OU SÉCESSION ?
Tensions à l’approche du référendum sur une partition entre le Nord et le Sud
SOUDAN

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 09:20

 

Merci à geosintel

 

Les 10 points chauds de la planète à surveiller dans les prochaines semaines

 

Les points sensibles à prendre en compte 


Dans les semaines qui viennent, les régions à observer attentivement devraient être :

 

 

1. Le Burundi où de nombreux éléments laissent à penser que la rébellion des Forces Nationales de Libération (FNL) est en train de se réorganiser en RD du Congo. Le gouvernement burundais nie cet état de fait qui semble néanmoins un fait établi. Cette résurgence semble avoir été provoquée par l’attitude des autorités au moment des élections locales et nationales qui ont eu lieu en 2010 et à l’occasion desquelles les opposants ont été maltraités par les autorités allant jusqu’à des cas d’arrestation arbitraire et même de torture. Des incidents armés auraient déjà opposé les forces de sécurité aux membres du FNL

 

2. La République centrafricaine où ont éclaté, fin novembre, des combats entre rebelles de la « Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix » et l’armée régulière près de la ville de Birao qui a été prise et reprise. Il semblerait que l’armée tchadienne ait participé à certaines opérations contre les rebelles.

3. Madagascar où une tentative de putsch a eu lieu le 17 novembre et s’est soldée par la réédition des éléments factieux le 20/11. Une vingtaine d’officiers et leurs hommes ont été arrêtés. La stabilité du pays reste très fragile. 

4. Toujours la Côte d’Ivoire où à l’heure où nous écrivons ces lignes, la situation est toujours incertaine et pourrait tant déboucher sur une solution douce (le départ du président Gbagbo) que sur la reprise de la guerre civile. Tout dépendra sans doute des trois hommes forts de l’armée qui maintiennent actuellement, leur soutien à Gbagbo : l’amiral Gagbei Faussigneaux, le major Ble Dogbo (chef de la garde républicaine) et le général Guiai Bi Poin (chef du centre de commandement des opérations de sécurité).

5. La Corée où le nord communiste comme le sud pro-US, font dans la surenchère de déclarations et de manœuvres militaires. La Corée du Nord est trop opaque que pour avoir une idée claire des vraies intentions des dirigeants. Mais il est certain qu’un nouvel accrochage armé entre les deux pays pourrait avoir des conséquences dramatiques.

 

6.Le Sahara occidental où les tensions ont repris après le raid des forces de sécurité marocaines contre un énorme camp de protestataires (proches du Polisario.Il y aurait eu plusieurs morts et de nombreuses arrestations. 

 

7. L’Europe et la Scandinavie en particulier où Al Qaeda (AQ) en Irak aurait planifié une série d’attentats dont celui, raté, de Stockholm. Mais ces menaces si elles sont réelles, pourraient ne pas être suivies d’effet dans ce cas-ci. En effet, AQ se reposerait pour ce projet uniquement sur des « loups solitaires », adeptes du jihadisme installés dans, voire originaires des pays ciblés et qui sont recrutés et instruits via le net. Ce qui explique des ratés énormes comme celui de Stockholm. Ce qui n’empêche que la vigilance est de rigueur. 

D’autant qu’il y a déjà quelques mois, des informations étaient parvenues aux services de sécurité européens sur le fait que les grandes villes européennes étaient menacées par des projets d’attaques majeures du type de celle qu’avait subi Mumbaï en novembre 2008. Une menace plus sérieuse pourrait provenir d’islamistes d’origine ou convertis et qui sont partis faire leur classe au Pakistan ou en Afghanistan. Ainsi en octobre dernier, le directeur de la police criminelle fédérale allemande (BKA) avait dit disposer d’éléments lui laissant penser qu’il y avait au moins 70 personnes de nationalité allemande qui avaient suivi un entrainement dans des camps au Pakistan et qu’au moins, 40  d’entre elles avaient combattu les forces occidentales en Afghanistan. 

8. L’Iran et le Pakistan où le premier accuse le second d’offrir refuge à des  terroristes sunnites qui s’entraineraient au Pakistan et s’en serviraient de base  de départ pour des opérations en Iran. Il semblerait qu’il s’agisse ici du groupe  terroriste sunnite Jundallah. 

9. La Turquie où l’armée, après avoir encaissé pas mal de coups de la part du  gouvernement islamique de l’AKP, semble avoir repris assez de poil de la bête  pour adresser un avertissement à « ceux qui voudraient changer les principes  de la république turque ». L’armée a toujours été le garant de la laïcité et des principes du kémalisme. Plusieurs de ses hauts responsables ont déjà été impliqués dans des complots contre le gouvernement islamique actuellement au pouvoir. 

10. La Biélorussie où les services de sécurité (qui portent toujours le nom de  KGB !) disent s’attendre à des actions violentes de la part de groupes issus de  l’opposition

 

4.A l’heure où nous écrivons ces lignes, de violents incidents marquent d’ailleurs la proclamation des résultats de 

l’élection présidentielle. 

 

6.Le Front Polisario, est un mouvement politique et armé du Sahara occidental, créé en 1973 pour lutter contre 

l'occupation espagnole. Il est opposé depuis 1976 au Maroc pour le contrôle du Sahara occidental.

 

Centre d’information sur la géopolitique, la sécurité et l’intelligence 

www.geosintel.org

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 09:00

 

Par Dominique BOURRA

 

 

« Debka » (ici), spécialisé dans le renseignement et la guerre de l’information, a lancé une petite bombe passée relativement inaperçue: une mutation sans précédent des services israéliens serait  en cours. Selon le site d’intelligence, les dernières nominations à la tête du renseignement extérieur et militaire annoncent une restructuration profonde. Les trois principales agences: Le Mossad (ici), Aman (ici) et le Shabak (ici) privilégieraient désormais l’action aux opérations de renseignement et d’analyse.

Selon cette théorie le Mossad prendrait  l’ascendant sur toutes les opérations clandestines y compris celles d’Aman pour devenir la clé de voûte du nouvel édifice. Le Premier Ministre et le Ministre de la Défense œuvreraient de conserve à l’implémentation cette nouvelle vision . Les patrons du renseignement et le chef d’Etat Major sont désormais désignés en fonction de leur expérience tactique et stratégique du feu.

On veut maintenant des « bêtes de terrain » (field animals) plus que des spécialistes en analyse politique et stratégie militaire.  Et Debka dresse un portrait à la serpe de la nouvelle élite : Galant, Naveh, Kochavi, Pardo : tous forgés au combat. Idem pour  le futur patron du « Shin Bet ».

Les fonctions du  National Security Council (ici) dirigé par un ancien de « l’Institut », sont étendues. Le nouveau patron du Mossad superviserait pour sa part le futur « Committee of Israeli Intelligence Directors » une fonction équivalente selon Debka à celle du « Director of National Intelligence » (DNI) américain. Ce qui le placerait au même rang que le Chef d’Etat Major.

Conséquence des profonds changements, les budgets militaires devraient augmenter, de nouvelles ressources étant allouées aux services de renseignements. Plus d’agents, de moyens logistiques et de capacités de combat. En point d’orgue, Debka s’interroge: la nouvelle « armée secrète » disposera-t-elle de capacités aériennes et navales autonomes ou s’appuiera-t-elle sur celles des « FDI » (ici)?   Et conclut à l’avenant : « Quid d’une unité de drones dédiée aux opérations clandestines, à l’image de celle de la CIA (ici) ? »

Même en prenant le recul nécessaire par rapport aux analyses qui précèdent et en pondérant les conjectures formulées, force est de constater que des lignes sont en train de bouger au sein de l’appareil de sécurité  israélien. La mention de « l’ODNI » américain (ici) notamment est à retenir pour la suite.

 

DB.

Copyrights Nanojv:  http://nanojv.com

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 16:01

L’Iran se penche sur la manière de punir la CIA, le MI6 et les services israéliens, accusés d’attenter à ses scientifiques. 


DEBKAfile Reportage special  12 Décembre 2010, 11:51 AM (GMT+02:00)

Tags:  CIA      Iran    MI6    Mossad 


 Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

http://www.debka.com/article/20449/

 

 

Deux experts nucléaires pris pour cibles à Téhéran

 

 

Les services secrets américains, britanniques et israéliens se préparent à des représailles, de la part de l’Iran, suite aux attaques dont ils sont accusés, contre ses principaux physiciens nucléaires. Les sources iraniennes de DEBKAfile confient que le comble, pour Téhéran, a été atteint avec les attentats du 29 novembre, en plein centre de la capitale iranienne, qui ont tué le Dr Majid Shahriari, chargé de la riposte nationale contre la cyber-attaque de Stuxnet, et blessé grièvement le Prof. Fereydoun Abbassi, directeur des opérations des centrifugeuses à Natanz.

 

 

L’Iran souffre, également, d’un contentieux qu’il n’a pas su résoudre, depuis le meurtre inexpliqué, il y a 11 mois, du Prof. Massoud Ali Mohammadi, suite à la détonation sous contrôle d’une motocyclette piégée, qui avait été parquée juste à l’extérieur de son domicile.

 

 

Au cours des dix derniers jours, les Iraniens ont monté une campagne de propagande d’intensité grandissante, consistant à accuser la CIA, le MI6 et l’espionnage israélien d’avoir combiné leurs forces pour liquider ses scientifiques nucléaires les plus importants à l’intérieur du pays, durant l’année 2010. Une source du renseignement occidental commentait, ce dimanche 12 décembre, en soulignant que Téhéran ne se serait pas permis de lancer une campagne aussi officielle sans avoir planifié une réplique imminente. Il a confié que : « Les trois agences ont, toutes trois, pris des mesures spéciales afin d’assurer la protection rapprochée de leurs propres scientifiques et de leurs principaux diplomates à travers le monde contre toute tentative d’assassinat ».

 

Les Iraniens pointent du doigt les Etats-Unis, Israël et la Grande-Bretagne, en tenant en public des propos accusateurs et diffamatoires :

 

Les négociations entre les 6 puissances nucléaires et l’Iran se sont ouvertes à Genève, le 12 décembre, par une tirade de 80 minutes, de la part du représentant iranien Saad Jalili, le conseiller à la Sécurité nationale de l’Iran et chef de sa délégation. Il a déclaré en substance, que : « L’Iran à, jusqu’à présent, perdu 13 000 citoyens dans des attentats terroristes… qui sont soutenus en sous-main par l’Occident. La même tendance se répète à nouveau ». Se tournant alors en direction de la représentante de l’Union Européenne Catherine Ashton, il a ajouté : « le dernier assassinat de deux scientifiques nucléaires était encore un cas différent par rapport aux précédents ».

 

 

 

Afin d’expliquer en quoi ils étaient si différents, il a prétendu que le directeur du MI 6, John Sawers et Israël auraient confessé qu’ils étaient derrière ces attentats. Jalili a poursuivi en demandant : « Pourquoi le monde reste t-il muet au sujet de ces actions terroristes et l’aveu direct d’un certain nombre de pays, concernant leur implication dans ce même acte ? ».

 

Les sources du renseignement proches de DEBKAfile font remarquer que : aucun régime, et certainement pas l’Iran, ne pourrait songer accuser tout haut que 13000 de ses ressortissants auraient été assassinés – et, dès lors, laisser les présumés coupables impunis. En citant nommément le chef des services secrets britanniques et Israël comme étant les coupables, Téhéran déclare à Londres et Jérusalem qu’ils ont franchi les lignes rouges et qu’ils devront en subir les conséquences.

 

Le jour précédent, Alil Salehi, directeur de la Commission nucléaire iranienne et le Ministre des renseignements, Heydar Moslehi avaient évoqué avec la plus haute sévérité, l’implication d’agences d’espionnage étrangères dans les attaques contre les experts iraniens et désigné leur mode opératoire comme relavant de l’utilisation de « bombes sales ».  

 

 

Finalement, samedi 11 décembre, le Ministre de l’Intérieur Mostafa Najjar a prétendu que “des agents arrêtés avaient confessé qu’ils avaient reçu des équipements et un entraînement spécifique de la part du Mossad, de la CIA et du MI 6 ». Il a promis des mesures spéciales afin d’assurer la protection de l’élite iranienne et de ses scientifiques.

 

 

Selon les sources du renseignement de DEBKAfile : c’est la toute première fois que Téhéran mentionne l'existence d'un mécanisme clandestin conjoint entre les services américains, israéliens et britanniques, destiné à collecter des renseignements en vue de réaliser des opérations de liquidation à Téhéran. Cela indique que le pays est largement ouvert face à ce genre d’activités et que ses services de sécurité se trouvent profondément démunis pour les combattre efficacement. 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 17:27

 

http://philosemitismeblog.blogspot.com/2010/12/top-secret-photo-du-requin-du-mossad.html

MARDI 7 DÉCEMBRE 2010

Top secret: photo du requin du Mossad
Source: Above top secret (Mossad shark attacks- exclusive picture !) via Elder of Ziyon

Contexte: Des juifs déguisés en requin mangent-ils les touristes égyptiens ?

Reuters- Les récentes attaques de requin contre des touristes dans la mer Rouge (en Egypte) ont déclenché une vague de spéculations quant à ce qui pourrait en être la cause, comme par exemple une pêche excessive ou un complot israélien visant à nuire au tourisme égyptien.

Le corps d’une femme de 70 ans d’origine allemande a échouée sur le rivage de la station balnéaire de Charm el-Cheikh sur la mer Rouge après une attaque de requin dimanche. Des représentants officiels ont déclaré que le requin avait arraché un morceau de sa cuisse droite et mordu son coude droit.

L’Egypte venait à peine de lever l’interdiction de baignade sur certaines zones de la cote après que  trois Russes et un Ukrainien aient été blessés par des attaques de requin la semaine dernière.

Le gouvernement a invité des experts internationaux pour aider à localiser le requin tueur, mais les responsables ignorent ce qui pourrait avoir causé son comportement.

“Pas une seule piste ne sera ignorée. Nous cherchons la raison qui provoque ce changement de comportement des requins”, a dit Ahmed el-Edkawi, secrétaire adjoint pour la région du Sud-Sinaï à l’agence Reuters.

Certains disent que les requins ont été attiré dans les eaux peu profondes par des cadavres de moutons jetés par-dessus bord, durant leur acheminement pour les fêtes musulmanes du sacrifice de l’Aïd al-Adha.

D’autres ont suggéré que cela ferait  partie d’un complot secret du Mossad, l’agence de renseignement israélienne.

“Ce qui se dit sur le Mossad, qu’il jete des requins mortels (dans la mer) pour atteindre le tourisme en Egypte n’est pas hors de question, mais nous avons besoin de temps pour confirmer”  aurait déclaré  Mohamed Abdel Fadil Choucha gouverneur du Sud-Sinaï cité par le site de l’agence de press  egynews.net.

Les Egyptiens blâment souvent leurs voisins israéliens pour toutes sortes de problèmes comme la drogue et la contrebande d’armes, ou la supposée manipulation des médias afin de dépeindre l’Egypte sous un mauvais jour.

Les experts locaux de plongée sous marine disent que les attaques de requins sont extrêmement rares dans la région et sont curieux de connaître les raisons pour lesquelles tant de gens ont été attaqués en si peu de temps.

Ces attaques ont attiré l’attention des médias du monde entier et font craindre à long terme pour le secteur touristique qui est vitale pour la population de la péninsule désertique et qui est une source  importante de devises pour l’Egypte.

“Nous avons vu plus d’attaques en quelques jours que dans les 15 années précédentes”, a déclaré Florian Herzberg, directeur des opérations de plongée au centre Reef 2000 dans le nord de Dahab Resort de Sharm. “Cela pourrait être un requin avec des problèmes de comportement qui a été délibérément nourrit de differentes  choses et qui maintenant les associe les humains à la nourriture.”

Les activités des centres de sports nautiques se sont arrêtées après l’ interdiction de la plongée en apnée et la natation par les autorités, laissant les touristes inactifs, spéculer sur la cause de ces attaques.

“L’Egypte est pleine de rumeurs et on ne sait pas ce qu’il faut croire”, a déclaré Mohamed Gasser, un instructeur de plongée. “Je vois qu’il y a beaucoup de requins en mer et la rareté des thons, ce qui laisse penser que la surpêche semble être à l’origine des attaques.”

Source : REUTERS

Traduction bivouac-id

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 20:50

 

 

QUI EST DERRIÈRE L'ASSASSINAT DE SCIENTIFIQUES IRANIENS ?

 

Par

Alain RODIER

04-12-2010

 

 

Le 29 novembre 2010 entre 07 h 40 et 08 h 00, deux scientifiques iraniens ont été l'objet d'attentats alors qu'ils se rendaient à l'université Shahid Beheshti pour y prodiguer leurs cours.

Le premier, le docteur Majid Shahriari, était dans une voiture conduite par un chauffeur/garde du corps en compagnie de son épouse. Une mine magnétique aurait été fixée sur le véhicule par deux motards à hauteur de la rue Artash. L'engin aurait explosé quelques secondes plus tard alors que les motocyclistes avaient pris le large.

Quelques minutes plus tard, le même scénario allait se réaliser un peu plus au nord de l'université. Toutefois, le professeur Fereidoun Abassi-Davani se serait aperçu d'une manœuvre suspecte de motards. Après avoir arrêté sa voiture, il aurait alors évacué en catastrophe son véhicule et fait sortir son épouse. La bombe aurait explosé alors que le couple n'était encore qu'à deux mètres du véhicule. Heureusement, les deux victimes ne souffriraient que de blessures légères.

Déjà, le 12 janvier 2010, Massoud Ali Mohammadi avait trouvé la mort devant chez lui par l'explosion d'une moto piégée. Physicien enseignant à l'université de Téhéran, il travaillait aussi au profit des Pasdaran. Lors de cette action, bien que les Iraniens aient désigné les coupables présumés, les « contre-révolutionnaires, les sionistes et les agents de l'« arrogance globale » », des chercheurs américains et britanniques avaient affirmé que Mohammadi s'occupait surtout de physique quantique, ce qui n'a pas de rapport avec la physique nucléaire.

Toutefois, il existe une coïncidence troublante : depuis 2008, Mohammadi et Shahriari participaient au projet Sésame patronné par l'UNESCO. Il prévoit le développement d'un accélérateur de particules qui devrait être construit en Jordanie. Plusieurs pays arabes ainsi qu'Israël font partie de ce projet.

Ces trois affaires ont un point commun : le professionnalisme indéniable des attaques. Dans les deux derniers attentats, des charges à effet dirigé ont été employées. Elles étaient destinées à tuer la cible en n'occasionnant que des dégâts collatéraux minimums. De plus, les charges devaient être de taille assez réduite pour pouvoir être emmenées discrètement à moto et collées aux véhicules visés. En janvier, le piégeage d'une motocyclette a semblé inhabituel en Iran. Une « première » en quelque sorte. Ces opérations ont toute nécessité des identifications précises des cibles et des repérages des lieux et du timing très approfondis.

Qui étaient Majid Shahriari et Fereydoun Abbasi ?

Le professeur Majid Shahriari était enseignant au sein du département d'ingénierie nucléaire de l'université Shahid Beheshti et membre fondateur de la Société nucléaire d'Iran. En tant que spécialiste de la fission nucléaire, il était en charge de grands projets au sein de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), en particulier de la réalisation d'un cœur de réacteur nucléaire.

Le professeur Fereidoun Abbassi est un physicien expert en lasers et un des rares spécialistes iraniens en matière de séparation d'isotopes. Ce procédé est crucial dans la fabrication de combustible d'uranium pour les centrales nucléaires. Il est aussi utilisé pour fabriquer des armes nucléaires utilisant de l'uranium enrichi. Détail révélateur, le professeur Abbassi est également membre des Pasdaran. Depuis 2007, il figure sur la liste, émise par l'ONU, des Iraniens soumis à des sanctions pour leur rôle dans le développement du programme nucléaire militaire iranien.

Qui se trouve derrière ces attentats ?

Ali Akbar Salehi, le responsable du programme nucléaire iranien a déclaré : « ne jouez pas avec le feu car la patience du peuple iranien a des limites et, si elle prend fin, nos ennemis en subiront les conséquences ». Il a également affirmé que l'Iran allait « accélérer sa marche nucléaire ». Le président Ahmadinejad a pour sa part affirmé : « L'Iran a le droit d'enrichir de l'uranium et de produire du combustible et ce droit n'est pas négociable ». Il a par ailleurs accusé les pays occidentaux et Israël d'être derrière ces deux attentats.

Il est probable qu'il ne se trompe pas trop. En effet, le fait que ces attaques soient relativement simples sur le plan technique révèle que ce n'est pas le Mossad qui les a menées directement. En effet, le service israélien a toujours fait preuve d'un grand professionnalisme et surtout, d'une imagination débordante pour mener à bien ses opérations homo : téléphones qui explosent, intoxications diverses, appui tête de siège de voiture détonnants, etc. Michel Audiard, le célèbre dialoguiste français aujourd'hui disparu aurait pu dire d'eux qu'ils sont « joueurs ».

Les Engins explosifs improvisés (EEI) employés lors de ces trois attentats semblent plus être le fait de groupes d'opposition iraniens. Certes, ceux-ci ont reçu une formation de base prodiguée par des professionnels qui ont voulu faire dans le « simple, rustique, manœuvrier et efficace ».

Il est donc vraisemblable que ce soit un de ces groupes d'opposition aidés par des artificiers du Mossad qui se soit livré à ces actions. De plus, il est très difficile pour les services israéliens de monter une structure permanente en Iran car les services de sécurité de Téhéran sont à l'affût. Il est donc préférable de déléguer ces missions à des Iraniens de souche dont les motivations sont d'ordre politique. Les mouvements les plus puissants et les plus structurés dans la région de Téhéran sont les Moudjahiddines du peuple et les groupuscules royalistes. Curieux hasard, les intéressés clament haut et fort qu'en réalité ce sont les services iraniens qui se sont débarrassés d'individus dont la foi dans le régime était émoussée. Il semble évident que lorsque les services iraniens reçoivent l'ordre d'éliminer un traître réel ou supposé, ils ne se livrent pas à ce type de mise en scène. L'impétrant disparaît et c'est tout.

 

 

*

 

 

La guerre des services secrets se poursuit donc pour tenter d'enrayer l'effort militaire nucléaire iranien. Le pouvoir a reconnu officiellement que plusieurs centrifugeuses produisant de l'uranium enrichi sur le site de Natanz avaient été mises « hors service » par des « logiciels installés sur des équipements électroniques ». Pour l'AIEA, ce sont toutes les centrifugeuses de Natanz qui ont été arrêtées au moins 24 heures en novembre. Le virus Stuxnet n'est vraisemblablement pas étranger à cette panne.

En 2007, c'est la centrale de Busher qui a connu d'importantes difficultés techniques dont l'explosion causée par des transformateurs électriques.

En janvier 2007, Ardeshir Hassanpour, un scientifique qui travaillait sur le site d'Isfahan est décédé suite à un « empoisonnement au gaz[1] ».

A l'heure où une intervention directe d'Israël contre les sites nucléaires iraniens ne semble plus être d'actualité si l'on en croit les révélations de Wikileaks, le seul moyen de ralentir la progression de Téhéran vers la bombe semble bien être la guerre secrète.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 21:59

 

 

 

Signaux de Riyad : les rencontres secrètes saoudo-israéliennes doivent se poursuivre 

  
DEBKAfile Reportage exclusif  1 Decembre 2010, 9:56 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation  : Marc Brzustowski

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

Tags:  Saudi Arabia    Israel    Intelligence    Iran nuclear 

 

http://www.debka.com/article/20411/

 

 

Tamir Pardo, nouveau directeur de “l’Institut” 

 

 

Riyad a signalé son intention que les entrevues secrètes saoudo-israéliennes au sujet de l’Iran, qui ont lieu depuis plus d’un an, se poursuivent, après le remplacement du gardien de “l’Institut”, selon les sources du renseignement de DEBKAfile. C’était l’un des tous premiers messages que Tamir Pardo a trouvé sur son bureau de chef de l’agence d’espionnage extérieur d’Israël, lorsqu’il l’a occupé pour la première fois à la place de Méir Dagan, cette semaine. Les Saoudiens ne souhaitaient clairement pas reporter, à cause d’un éventuel embarras résultant de la parution des révélations de Wikileaks, selon lesquelles ils ont fait pression sur l’Amérique pour qu’elle attaque les sites nucléaires iraniens avant que ne s’y développent des armes nucléaires.

 

 

Les rencontres entre le Prince Muqrin ben Abdul Aziz, directeur général du renseignement saoudien et Méir Dagan, la plupart s'étant déroulées dans la capitale jordanienne, Amman, ont très largement eu pour thème la coopération clandestine entre les deux agences et les plans d’attaque de l’Iran. Des sources arabes et occidentales ont rapporté qu’elles sont parvenues à un accord au cours de l’année pour permettre aux bombardiers israéliens de transiter à travers l’espace aérien saoudien dans leur trajectoire pour bombarder les installations nucléaires de l’Iran. Les Saoudiens souhaitaient même construire une nouvelle piste d’atterrissage dans le désert disposant d’installations de carburant à l’usage des avions de chasse en route vers leur mission.

 

 

Les experts de l’Arabie Saoudite dans le renseignement occidental ont découvert une signification particulière à la publication par le site saoudien Arab News du lundi 29 novembre, d’un long reportage sur Méir Dagan et son départ à la retraite après 8 ans à la tête de l’agence d’espionnage extérieure d’Israël. Les média officiels saoudiens n’avaient jamais, jusqu’à présent, émis le moindre reportage concernant les affaires israéliennes militaires ou relatives au renseignements. Même la nomination du Général-Major Yoav Galant en tant que chef d’Etat-Major, par exemple, n’a fait l’objet d’aucune mention particulière.

 

Encore plus surprenante est la tonalité du reportage d’ Arab News.

 

Le chef sortant de l”Institut” est décrit comme un « ex-général faucon » et comme « largement tenu pour responsable d’une vague d’actions clandestines comprenant le sabotage des projets nucléaires iraniens ».

 

 

Les sources occidentales ont établi un lien patent entre ce commentaire et l’attaque, 24 heures plus tôt, dans le cœur de Téhéran, contre deux scientifiques iraniens importants, tuant sur le coup le Professeur Majid Shahriari et blessant grièvement le Pr Feredoun Abbassi-Davani.

 

 

La publication saoudienne poursuit en expliquant : “Choisir Pardo signifie que le gouvernement veut garder les affaires bien en main au sein de la famille du Mossad et lui faire comprendre que les affaires continueront comme auparavant », et une « source » est citée qui dit que le travail de Pardo est spécifié comme se réalisant « au cœur de la guerre secrète d’Israël contre l’Iran ».

 

 

Les experts saoudiens de DEBKAfile insistent sur le fait que ces commentaires ne seraient jamais apparus dans une publication officielle, à moins qu’elles ne soient inspirées depuis les plus hauts échelons de la Maison Royale. Elles correspondent à un message fort selon lequel Ryiad souhaite conserver ouvert son dialogue autour du renseignement avec le nouveau chef de « l’Institut » et qu’il se poursuive comme auparavant. Nos sources n’excluent pas que Méir Dagan assiste à la prise de contact introductive entre son successeur et le Prince Muqrin.

 

 

Nos sources dans le renseignement ajoutent : “les révélations de Wikileaks, qui montrent également comment l’Administration Obama a rejeté les demandes des dirigeants du Golfe Arabe de toute action militaire contre l’Iran, pourraient même avoir aiguillonner les Saoudiens, les amenant à insister pour poursuivre leurs rencontres à huis-clos avec Israël, ainsi que renforcer leur conviction constante que le programme nucléaire iranien doit être anéanti". 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 09:26

 

 

tamir pardo mossad chief
Tamir Pardo, ancien n°2 et bras droit de Meïr Dagan, nouveau dirigeant du Mossad.
Surnom : le Buldozer 
 Fonction : L'homme qu'il faut au bon endroit
Vétéran du Raid d'Entebbe (1976), il servait alors sous les ordres du frère de l'actuel Premier Ministre, Yoni Netanyahou. Y voir une affection particulière ne doit pas déconcentrer des objectifs et problèmes bien réels.
Cette confirmation, déjà dans les tuyaux depuis le mois de juin, intervient au lendemain d'un nouveau flux de "révélations" qui n'en seraient que pour les Martiens, via Wikileaks et d'un mystérieux double-attentat en Iran contre des scientifiques hauts placés auprès du Ministère de la Défense iranienne. L'Iran a immédiatement accusé Israël, les Etats-Unis et les Britanniques, n'ayant personne d'autre à se mettre sous la dent.
 Une passation de pouvoir assez rythmée et soutenue, donc.
Yossi Melman, dans "The Independant", se lance déjà dans des conjectures sur la similarité entre l'élimination de Fathi Shkaki*, dirigeant du Jihad Islamique, à la Valette (Malte), en 1995 et celle du scientifique iranien, hier : le Pr. Madjid Shahriari, que d'aucun verrait comme le directeur de la cyberdéfense iranienne. Le Prof. Feredoun Abbassi-Davani, doyen de la Faculté des Forces Bassidjis, un poste politique-clé, a également été grièvement blessé, dans un autre "accident de la circulation", employant les mêmes méthodes :  la fixation d'une bombe sur le véhicule et son déclenchement lors du passage d'un commando de deux motocyclistes. Allez donc savoir...
[*Fathi Shkaki avait, notamment, déclaré à Robert Fisk (The Independant) que son mouvement, ironiquement, devait beaucoup au Processus de paix et à l'Intifada déclenchée à cette occasion par l'OLP d'Arafat. Car, auparavant, il était très difficile de recruter des combattants et des Islamikazes, alors que, grâce et depuis le processus de paix, les jeunes gens s'enrôlaient voulant enfin tous mourir pour le Jihad! Le Jihad Islamique et son développement serait donc le fruit des accords d'Oslo? Comme c'est bizarre... Il est donc bon que cette méchante langue se soit tue. CQFD.]
http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/yossi-melman-mossad-mi6-the-cia-and-the-case-of-the-assassinated-scientist-2146995.html

Meir Dagan quitte la tête du Mossad
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20101129-meir-dagan-quitte-tete-mossad
Meir Dagan a passé 8 ans à la tête du Mossad.
Meir Dagan a passé 8 ans à la tête du Mossad.
AFP
Par RFI

Tamir Pardo a été nommé ce lundi 29 novembre à la tête du Mossad par le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Ce vétéran des services secrets, Tamir Pardo, 57 ans, succède à Meir Dagan qui a passé huit ans à ce poste sensible et entouré de mystère.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez

Le bilan de Meir Dagan à la tête du Mossad s’écrit avec des points d’interrogation. Est-ce lui qui a permis aux avions israéliens de détruire une installation secrète syrienne - sans doute un site nucléaire - en septembre 2007 ?

Est-ce cet homme rond, né il y a 65 ans en URSS, qui a planifié l’assassinat du chef militaire du Hezbollah libanais, Imad Mughnyeh tué dans l’explosion de sa voiture à Damas en 2008 ? Est-ce lui, Meir Dagan, qui a organisé l’élimination de Mahmoud Al-Mabrouh, homme clé du Hamas, retrouvé mort dans un hôtel de Dubai au début de cette année ?

On ne connaîtra peut-être jamais la vérité sur ces opérations de l’ombre. Mystérieux également le rôle du Mossad et de son chef dans la guerre secrète menée par l’Etat hébreu contre le programme nucléaire iranien.

Les documents américains divulgués cette semaine par WikiLeaks mentionnent le plan élaboré par Meir Dagan contre l’Iran nucléaire. Il préconise entre autre des « opérations secrètes ». Nul ne sait si la mort violente d’un scientifique iranien ce lundi 29 novembre à Téhéran en fait partie.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 07:53

 

 

 

logo wikileaks

 

 

Des révélations qui ne révèlent rien

Guy Sorman

Le Futur c'est tout de suite

Ma PhotoFuites Wikileaks : on s'interroge sur le dispositif de sécurité US. Mais à lire ces révélations, elles ne révèlent rien que l'on ne savait déjà. Il n'existe pas ou plus, deux mondes distincts , celui du secret et celui du public . Depuis bien longtemps , il n'existe plus de secrets d'Eta t: les diplomates et chefs d'Etat ne disent rien de plus  et rien d'autre que les journalistes et internautes. " Chavez est fou !" Ah, bon : on ne savait pas. "L' Iran fasciste" , "Sarkozy susceptible"  et "Merkel rigide "... ça alors ! Mais rien sur les dirigeants chinois  : c'est étrange cette discrétion. Hu Jintao est-il analysé comme génial ou dangereux par les diplomates américains ? Wikileaks ne s'en prend qu'aux people mais pas aux puissants.

Les lecteurs ne retiendront de ces  vrais faux secrets que les détails croustillants comme "l'infirmière" ukrainienne de Khadafi ou les relations d'affaires entre Poutine et Berlusconi.

Pour avoir moi-même passé quelques années dans un cabinet ministériel, j'en retins que les gouvernants ne savaient rien de plus que n'importe quel observateur bien informé mais, j'en conviens, ils le savaient cinq minutes plus tôt. Avec internet, ces cinq minutes ont disparu.

J'ajouterai, toujours sur la base de ma brève expérience, que les diplomates ne sont pas nécessairement des sources fiables : ils ne sont pas tous perspicaces et surtout, il leur faut ne pas déplaire aux gouvernants qui les ont nommé. Ainsi , bien des diplomates vont-ils refléter dans leurs analyses ce que l'on attend d'eux plus que ce qu'ils constatent sur place. Il y eut dans les annales françaises , un ambassadeur à Belgrade qui nia jusqu'à la dernière seconde avant la guerre civile qu'il y eut le moindre désaccord entre Serbes, Croates et autres Bosniaques ( "si la Yougoslavie explose , me dit-il en 1990 , ce sera de rire"). Ce diplomate disait ce que le Président Mitterrand voulait alors entendre. Autre grand écart pour les diplomates en place : comment ne pas être en contradiction avec les reportages et éditoriaux que lisent les chefs d'Etat? Il est périlleux pour un diplomate français de contredire Le Monde et pour un Américain de s'écarter du New York Yimes.

Le plus difficile , en fin de compte , est de distinguer ce qui est anecdotique de ce qui est historique : certaines fuites de Wikileaks éclaireront peut-être les historiens - j'en doute . Certains cables diplomatiques marqués secret défense transpirent d'insignificiance ( j'en vis passer un qui décrivait le rhume du Président albanais ). Et ce qui est évident , en plein jour , Hitler hier, Ahmadinedjad aujourd'hui , on ne le voit pas parce qu'on ne veut pas le voir.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 22:10

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/11/29/29342/israelvalley-etats-unis-wikileaks-finalement-beaucoup-de-bruits-pour-des-secrets-dalcoves-diplomatiques

 

 ISRAELVALLEY - ETATS-UNIS WIKILEAKS : FINALEMENT, BEAUCOUP DE BRUITS POUR DES SECRETS D’ALCÔVES DIPLOMATIQUES…

NOV 201029

Par Mati Ben-Avraham
Rubrique: Actualité
Publié le long

 

YOUTUBE GOOGLEUn peu plus de 250 000 télégrammes et notes, adressés par les ambassadeurs et consuls des Etats-Unis de par le monde au département d’Etat, ou encore de brefs comptes rendus de membres de la Chambre des représentants ou du Sénat, suite à des conversations privées avec qui et qui lors de visites à l’étranger : telle est, grosso modo, la pitance offerte par Wikileaks, après filtrage par cinq quotidiens – The New York Times, The Guardian, Der Spiegel, Le Monde et El Païs.

Il s’agit certes de la plus extraordinaire fuite de l’histoire de la diplomatie, d’une sorte de Tchernobyl diplomatique, mais dont la motivation qui la sous-tend échappe à l’entendement. Que peut, en effet, gagner la démocratie à la divulgation de ce qui s’apparente davantage à des secrets d’alcôves qu’à des secrets d’Etat ? Car enfin, en moins sophistiqué aujourd’hui qu’avant-hier, la drague d’informations sur tel ou tel homme politique – ses penchants, ses traits de caractère, ses péchés mignons, ses défauts – pour en dresser un portrait psychologique fait partie du jeu diplomatique global. Pas de quoi fouetter un chat.

Alors en quoi la marche de la planète peut-elle dévier parce qu’il est a été écrit que Mme Angela Merkel n’est guère futée, que Nicolas Sarkozy est le roi nu par excellence et que Binyamin Netanyahou est charmant, intelligent mais incapable de tenir une promesse ? Comme le commente finement le rédacteur-en-chef du Guardian, Simon Jenkin : « Aucun dégât ne sera causé par les bavardages de haut vol sur la vulgarité de Nicolas Sarkozy. »

Et peut-on parler de nouveautés ? De scoops ? Un exemple : la livraison par la Corée du Nord à l’Iran de missiles de croisière à têtes multiples BM-25, d’une portée de 3000 kilomètres et plus, à même d’atteindre des capitales européennes. Or, cette information avait été publiée en 2005 par les quotidiens allemand Bild et israélien Haaretz, qui l’avait puisée à bonne source, soit les services de renseignements de leurs pays…

Certains de ces télégrammes sont intéressants dans la mesure où ils confirment des informations éparses : les méthodes d’infiltration utilisées par l’Iran pour manipuler des organismes internationaux à ses fins (le Croissant rouge, par exemple), la hantise des pays arabes pragmatiques de voir Téhéran se doter de l’arme nucléaire et les pressions exercées sur Washington pour des frappes chirurgicales sur l’Iran, l’insistance de Binyamin Netanyahou allant dans le même sens, ou encore la corruption régnante dans les hautes sphères du pouvoir en Turquie, sans oublier au sein de l’ONU…

Alors, pourquoi publier ces « ambassady files » ? L’opinion de Sylvie Kauffmann, directrice de l’information du quotidien Le Monde : L’étalage d’entretiens et de conversations tenus en toute confiance car ils ne devaient pas être connus du grand public avant trente ou quarante ans ne peut être anodine… c’est une dimension de l’action de WikiLeaks que nous avons évidemment mesurée. Mais à partir du moment où cette masse de documents a été transmise, même illégalement, à WikiLeaks, et qu’elle risque donc de tomber à tout instant dans le domaine public, Le Monde a considéré qu’il relevait de sa mission de prendre connaissance de ces documents, d’en faire une analyse journalistique, et de la mettre à la disposition de ses lecteurs. »

Laissons la conclusion à Simon Jenkin qui, après avoir souligné que : « …il n’y a plus de secret dès lors qu’il y a une trace électronique…. C’est la principale conséquence de l’intrusion de WikiLeaks dans la marche du monde. », pose la question de fond : « Savoir si ce bouleversement, cette transparence absolue, constitue réellement un progrès, est désormais un objet de débat public. »—

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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