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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 22:09
Qui sont les Kurdes et que veulent-ils?

 

http://www.slate.fr

Tout le monde a entendu parler de cette «nation sans Etat». A cheval sur quatre pays (la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie), ce peuple est tout de même largement méconnu.

 

 

L'AUTEUR

Journaliste, spécialiste de politique étrangère. Elle a été en poste à Istanbul, Jérusalem et Johannesbourg. Vit et travaille actuellement entre la France et la Turquie. Dernier ouvrage paru: Dialogue sur le tabou arménien, d'Ahmet Insel et Michel Marian, entretien d'Ariane Bonzon, ed. Liana Levi, 2009.
Un Kurde sunnite iranien, à Marivan, en Iran en mai 2011. REUTERS/Morteza Nikoubazl

- Un Kurde sunnite iranien, à Marivan, en Iran en mai 2011. REUTERS/Morteza Nikoubazl -

Au cœur du Proche-Orient, partagés entre au moins quatre pays (Irak, Iran, Turquie, Syrie) et formant une nombreuse diaspora en Europe, les Kurdes constituent la plus grande nation sans Etat.

Dans la recomposition régionale que les soulèvements arabes pourraient entraîner, les Kurdes auront certainement leur mot à dire.

 

 

 

 

 

 

L’occasion de s’interroger sur ce que représentent aujourd'hui les Kurdes et sur ce qu’ils veulent, en compagnie de Sandrine Alexie de l'Institut kurde de Paris. Ecrivain, traductrice, elle blogue le monde kurde depuis 2000.

On ne sait pas combien sont les Kurdes

VRAI.Les estimations varient entre 20 et 40 millions. Aucun des quatre pays où vivent les Kurdes n'a jamais fait de recensement ethnique. Rester dans le flou arrange tous les gouvernements.

Les estimations les plus plausibles donnent 15 millions en Turquie et 7-8 millions en Iran. Dans ces deux pays, les autorités évitent le recensement pour ne pas renforcer le poids des particularismes ethniques. Ils seraient 1-2 millions en Syrie, parmi lesquels 800.000 environ sont privés de nationalité syrienne, donc d’existence légale.

En Irak, le Gouvernement régional du Kurdistan (GRK) donne les chiffres officiels de 5,3 millions d'habitants et l'Irak ne veut en compter que 4,3 car cela permet de minorer le budget accordé aux provinces kurdes en fonction de sa population.

Si on compte les autres petites régions kurdes hors GRK  dont Kirkouk, on peut envisager 6 à 6,5 millions de Kurdes en Irak.

Enfin, selon les estimations du Conseil de l’Europe, on peut décompter dans la diaspora: ceux qui vivent en Allemagne, environ 800.000, plutôt originaires de Syrie et de Turquie; en Suède 100.000, provenant plutôt d'Iran et d'Irak; en Grande-Bretagne 90.000, provenant d'Irak; en France 120-150.000, majoritairement de Turquie.  Mais ces estimations sont difficilement fiables en raison du nombre de clandestins dans la diaspora. Impossible aussi de chiffrer les Kurdes d’ex-URSS. En Israël, ils seraient 130.000.

Un total de 35 millions de Kurdes vivant dans le monde ne serait cependant pas complètement irréaliste. 

Le «peuple kurde» n'existe pas

FAUX.Les tribus et les familles kurdes sont à cheval sur plusieurs frontières. Certains partis politiques ont une influence transfrontalière.

Ainsi le Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK (Turquie), listé comme organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne, possède une branche dans chaque pays: en Syrie (PYD), en Iran (PJAK) et un petit parti en Irak (PÇKD). Les partis kurdes syriens, hors le PYD-PKK, ont souvent eu des sympathies pour l'un des deux principaux partis irakiens, le PDK de Barzani ou l'UPK de Talabani.

Les Kurdes ont deux dialectes principaux, différents mais compréhensibles l'un par l'autre: le kurmancî est parlé en Syrie, en Turquie, au nord du Kurdistan d'Irak et du Kurdistan d'Iran, dans tous les pays de l'ancienne URSS, ainsi qu'au Khorassan iranien; le soranî, quant à lui est parlé au sud du Kurdistan d'Iran et d'Irak. Au Kurdistan de Turquie, une autre langue voisine, le zaza, est surtout parlée àDersim-Tunceli.

Sandrine Alexie explique:

«Avec tout ce qu’ils ont subi depuis la fin de la première guerre mondiale (politiques d’assimilation voire génocide comme en Irak, interdiction de l’enseignement  de la langue, etc.), si les Kurdes ne constituaient pas une nation, ils auraient disparu et il n’y aurait plus depuis longtemps de “Question kurde”. Le sentiment national des Kurdes a été renforcé par les persécutions.»

Chez les Kurdes, il y a des musulmans, des chrétiens et des juifs

VRAI.La grande majorité des Kurdes est musulmane sunnite (70%).

En Irak, la petite population kurde chiite a été massacrée ou déportée par Saddam Hussein en 1987-1988. Certains de ces Kurdes chiites, originaires d’Irak, vivent dans des camps de réfugiés en Iran. Depuis la chute du parti Baas, ils commencent à revenir en Irak, mais ils sont au maximum 20.000.

En Iran même, il y a une concentration de Kurdes chiites au sud du pays.  Parmi les Kurdes, le  syncrétisme soufi-chiisme pré-islamique est influent (alévis en Turquie, yézidis en Irak du nord, shabak autour de Mossoul, kaka'ï yarsan en Iran). 

Les chrétiens du Kurdistan se partagent entre catholiques et églises autocéphales: Chaldéens, Assyriens, Syriaques. Ils sont de langue araméenne.

Beaucoup de ces chrétiens ont participé à partir de 1967 aux révoltes des Kurdes, car ils étaient menacés par les exodes forcés, la destruction de leurs villages et par l’arabisation, avant de l’être aujourd’hui par l’islamisme.

On compterait actuellement plus de 100.000 chrétiens kurdes au Kurdistan d’Irak. Ils ne sont pas reconnus comme minorité religieuse ou ethnique en Turquie où la guerre des années 1990 les a chassés des régions kurdes (ils sont souvent pris entre deux feux, dans les combats des Kurdes contre le gouvernement central).

Au Kurdistan de Syrie, leurs rapports avec les Kurdes musulmans sont plutôt bons et les chrétiens dans les villes kurdes soutiennent plutôt les mouvements kurdes ou n'en souffrent pas, contrairement à ce qui se passe dans le reste de la Syrie.

Depuis 1949-1950, tous les Kurdes juifs sont partis en Israël, en Australie ou aux Etats-Unis.

L'Irak n'a pas de liens diplomatiques avec Israël mais en 2006 le président du KRG, Barzanî, s’est prononcé en faveur de l’ouverture d’un consulat israélien à Erbil. Les Kurdes juifs peuvent cependant revenir visiter leur village d’origine, sous d’autres passeports. Il ne parait pas y avoir d’hostilité des Kurdes musulmans envers eux. 

Mustafa Barzanî (le père de l’actuel président du KRG) avait de très bonnes relations avec Israël qui l’a soutenu dès les années 1960, ou encore en 1975, et les Kurdes ne s’en sont jamais cachés. La tribu des Barzanî avait des liens étroits avec les juifs d’Aqra dont l’ancien ministre israélien de la Défense, Ytzakh Mordechai. Il y a aussi de nombreux «Barzanî» (originaires de Barzan) israéliens.

Le Kurdistan n’a jamais existé

VRAI & FAUX.Le Kurdistan (mot interdit en Turquie) n’a jamais existé en tant qu’Etat nation du XXe siècle, mais dès l’époque médiévale, il y eut des principautés indépendantes ou semi-indépendantes tenues par des princes kurdes.

Le Sultan de Perse, Sandjar, un Turc seldjukide, a créé (en 1150) une province portant le nom de Kurdistan. Parallèlement à ce dernier, émergea ensuite un Kurdistan ottoman dont les contours changèrent en fonction des déplacements de frontière turco-persane.

«Dans leur titulature, les Sultans ottomans portaient le titre de “Padişah-i Kurdistan” (empereur du Kurdistan) comme en attestent les archives administratives ottomanes. Mais les autorités turques ne semblent pas s’en souvenir», rappelle Sandrine Alexie.

Et par la suite, a toujours subsisté une province appelée Kurdistan en Perse, puis dans l’Iran moderne.

A la fin de la Première Guerre mondiale, les nouvelles frontières répartissent les Kurdes sur quatre pays. Les premières cartes du Kurdistan ont été dressées en 1919, par un envoyé kurde sur la demande de la Société des Nations (les articles 62 et 64 du Traité de Sèvres signé en 1920 signé par le sultan et les Puissances prévoyaient un Kurdistan autonome voire indépendant et une Arménie indépendante). Le Kurdistan y a la forme d’un grand chameau dont la tête boirait dans la mer, sa superficie y est égale à celle de la France.   

Les Kurdes veulent un Etat à eux

VRAI.Les Kurdes veulent majoritairement leur indépendance. Ils tiennent à dire qu’ils en remplissent tous les critères (continuité territoriale, langue, culture, histoire) et qu’ils en ont le droit. 

Mais ils savent que le demander serait un suicide politique. Cela conduirait  les Américains à lâcher les Kurdes d’Irak. A ses débuts, fin des années 1980-début des années 1990, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, Turquie) réclamait l’indépendance, une revendication qu’il a abandonnée par la suite.

Dès les années 1960, une autre solution s’esquissait selon laquelle chacune des quatre parties du Kurdistan devrait acquérir son autonomie pour s’unir ensuite dans une sorte de Benelux, un ensemble aux frontières plus souples.

Cette idée est rapportée pour la première fois en 1963  par Dana Adams Schmidt, journaliste au New York Times, qui passe 46 jours dans les montagnes avec Mustafa Barzanî et écrit un récit: Journey Among Brave Men.

Ce projet d'union revient en force aujourd'hui et bénéficie d'un certain consensus. Ce qui se passe au Kurdistan d'Irak depuis 2003 a redonné confiance en eux aux Kurdes des autres pays. 

En particulier en Turquie où, depuis 2009, l'Union des communautés du Kurdistan (KCK),  prenant pour modèle la Région du Kurdistan d'Irak, multiplie les initiatives politiques dans le sens de l'autonomie et de l'autodétermination, ce qui explique la politique de répression actuelle (arrestations, procès, interdictions, etc.) redoublée de l'Etat turc. 

Les Kurdes ne s’entendent pas entre eux

VRAI.Très indépendantistes, ils n’ont jamais vécu sous un pouvoir centralisé kurde.

C'est un peuple des montagnes et un peuple anciennement nomade, ce qui ne prédispose pas à l’unification. De plus, l’organisation, encore très tribale, oppose souvent les chefs de tribus. Sandrine Alexie précise:

«Les Kurdes n'ont pas le culte du grand dictateur, ils seraient plutôt du genre gascon. Chaque Kurde est le roi de sa montagne. Alors ils se chamaillent, les rivalités sont fréquentes et faciles.»

En Irak du nord, les Kurdes ont connu une  guerre civile de 1992 à 1996. Les grandes puissances régionales ont soutenu l'un ou l'autre parti, à tour de rôle. Les frères ennemis de l'UPK et du PDK se sont finalement réunifiés en 2003. Mais cette guerre qui a failli faire couler leurs rêves d’indépendance reste un souvenir traumatique pour les Kurdes.   

C’est en Turquie que la situation des Kurdes est la pire

FAUX.Malgré le harcèlement judiciaire, les arrestations et les emprisonnements dont ils sont l’objet, les Kurdes de Turquie ne vivent plus les années de plomb (déportations, villages brûlés, tortures de masse, disparitions de militants, opérations du Hezbollah turc) qu'ils ont connues dans les années 1980-1990 avant l'arrivée au pouvoir des islamo-conservateurs de l'AKP.

En Iran, le traitement des Kurdes est pire (interdiction de toutes les langues minoritaires, dont l'arabe, interdiction des journaux en kurde, des associations culturelles de défense des droits de l'homme, des associations féministes, des syndicats kurdes, persécutions, répression de tout début d’expression de la société civile).

Les arrestations, les emprisonnements, les tortures sont nombreuses à l’égard des militants ou des combattants du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK) qui seraient soutenus par la CIA. Les condamnations à mort également car les Kurdes du PJAK, se définissant parfois comme athées et plutôt marxistes (la ligne politique du PKK-PJAK est très difficile à suivre mais ils sont anti-islam).

Il y a aussi les Kurdes sunnites qui sont mal vus des mollahs. Tous peuvent être condamnés (et le sont souvent) comme «ennemis de Dieu» par les Hautes cours révolutionnaires d'Iran, ce qui est passible de la peine capitale.

La guerre en Syrie est une opportunité pour les Kurdes

VRAI.Soit la démocratie est instaurée et les Kurdes y  gagnent au moins une plus grande autonomie locale et une reconnaissance constitutionnelle de leur peuple et de leur langue; soit c’est le chaos, avec des zones d’influences diverses et là aussi ils peuvent en tirer profit car ils veulent reproduire ce qui s'est passé en Irak en 1992 (autonomie) lorsque Saddam Hussein s'est retiré du nord du pays.

Dans ce cas, ils empêcheront le retour des soldats arabes dans les zones que le régime de Bachar el-Assad leur a laissées. Et ne laisseront pas non plus entrer l'armée de libération syrienne (ASL), car ils craignent l'influence des djihadistes qui se battent aux côtés de l'ALS (les clashs entre  milices de l’ASL et celles du PYD-PKK ont déjà commencé).

La stratégie du PYD-PKK pourrait être la suivante: on laisse les Syriens sunnites s'affronter aux Syriens chiites, on protège nos minorités et notre population et on sécurise nos zones.

«Mais on ne peut pas exclure  non plus une guerre civile entre Kurdes du PYD-PKK et Kurdes de la nouvelle coalition révolutionnaire», explique Sandrine Alexie. Si les Peshmergas syriens (volontaires, déserteurs de l'armée syrienne qui se sont réfugiés au Kurdistan d'Irak) ne sont pas encore revenus en force dans le nord de la Syrie, c'est probablement parce que tout le monde craint des affrontements inter-kurdes.

 Ariane Bonzon

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 13:38

 

 

AMITIE JUDEO-CHRETIENNE DE FRANCE

Groupe de Boulogne

Conférences-débats, et Cours d’Hébreu moderne prévus de

Décembre 2010 à Février 2011

Toutes nos manifestations se font

CARRE BELLEFEUILLE

60, Rue de la Belle Feuille à Boulogne (92100), Salle 406- Métro Marcel Sembat

 

 

Mardi 11 Janvier 2011 à 20h30.

  

Conférence-Débat Salle 406

 

CHRETIENS DU PROCHE-ORIENT/ Les martyrs oubliés
                               
                                  par Michel Gurfinkiel
                         Rédacteur en Chef de la revue "VALEURS ACTUELLES",
               Président de l'Institut Européen de Géopolitique Jean-Jacques Rousseau (JJRI)  
  
                                  
  
                               
                        A l'issue de son exposé l'orateur dédicacera son dernier ouvrage

 

 

 

Buffet convivial casher à partir de 19h30.                                         P.A.F. 5Є

Cotisations: 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 19:38

[video] Sam Harris : « Le coran est un livre profondément médiocre » [sous-titré]

Deux versions sous-titrées… Nous n’avions pas vu la première version réalisée par un autre lecteur. Nous publions donc les deux. Ce double travail montre qu’il existe des bonnes volontés, mais qu’il est impératif de cadrer les travaux collectifs. Merci néanmoins à tous les participants, traducteurs etc. Concernant la traduction : une version destinée au sous-titrage ne doit pas être “surtraduite”. Il est nécessaire de suivre l’orateur et de ne pas trop modifier les phrases , leur ordre, ou le style, pour “coller” au mieux au discours et à l’image. Au second sous-titreur : nous faisons en sorte de ne pas déformer l’image, de remonter les niveaux sonores aux normes, et de caler le plus précisément possible les phrases sur le discours.

Un exposé lumineux et d’une rafraichissante simplicité de Sam Harris. Dédié à Caroline Fourest et à BHL. Merci au site Vlad Tepes

« L’extrémisme n’est pas un problème si votre croyance est réellement non violente. Le problème n’est pas le fondamentalisme. Le seul problème dans le fondamentalisme islamique, ce sont les fondamentaux de l’islam. »

Sam Harris est un auteur américain proposant le scepticisme scientifique.

Le message principal de Harris est que le temps est venu d’aborder librement la question de l’idéal de tolérance religieuse  Il pense que la survie de la civilisation est en danger à cause du tabou entourant les croyances religieuses. Tout en mettant en lumière le problème particulier posé par l’Islam et le Terrorisme international, Harris critique directement les religions de tout genre et toute forme de persuasion. Il voit dans la religion un frein au progrès vers des approches plus éclairées de la Spiritualité et de l’Ethique.

Harris reconnaît qu’il prêche pour une forme corrective et bénigne d’intolérance, la distinguant de la persécution religieuse telle qu’on a pu la voir se développer dans l’histoire. Il encourage une forme d’intolérance dans la discussion, dans laquelle les convictions personnelles sont soumises à preuves, et l’honnêteté intellectuelle est réclamée aussi bien dans les idées religieuses comme non-religieuses. Il pense aussi qu’il faut en finir avec les inhibitions qui empêchent la critique ouverte des idées, croyances et pratiques religieuses sous le prétexte de ‘tolérance’  

En savoir plus

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:21
Squarcini : « Nous déjouons deux attentats par an »

 

lefigaro
29/06/2010 

Crédits photo : Le Figaro

INTERVIEW - Pour le deuxième anniversaire de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), son directeur, le préfet Bernard Squarcini, dévoile en exclusivité l'état des menaces qui pèsent sur la France.

Après deux ans à la tête du contre-espionnage, le patron de la DCRI fait le bilan de son action. Près de 3300 hommes et femmes, placés sous ses ordres, luttent contre le terrorisme, les atteintes à la sécurité nationale et au patrimoine économique.

LE FIGARO. - Après deux ans d'existence, peut-on esquisser un bilan de la DCRI ?

Bernard SQUARCINI. - Nous déjouons deux attentats par an. Nous investissons sur des dossiers pendant des mois, voire des années pour éviter le passage à l'acte. C'est le must de notre activité, qui se fonde notamment sur le recrutement de sources humaines de qualité. Si nous intervenons après le drame, cela veut dire que nous avons échoué dans la détection de la menace.

Avec la DGSE, nous avons amorcé un rapprochement sans précédent. Nous pêchons à la fois de manière intense au chalut pour débusquer les filières djihadistes qui partent en Afghanistan, par exemple, mais aussi au harpon, en ciblant des individus fanatisés mais isolés, n'appartenant à aucune cellule. Notre mission est de les repérer et de les «purger» au plus vite, avant qu'ils ne commettent l'irréparable. Le renseignement, comme l'assurance, cela coûte cher avant l'accident.

Quelles sont les dernières menaces que vous avez déjouées ?

Le mois dernier, nous avons démantelé une filière franco-tunisienne entretenant des liens avec le Maroc. Les candidats au djihad partaient de la région parisienne pour les zones afghanes et pakistanaises. Certains sont morts au combat sur place. D'autres comptaient revenir commettre un attentat. Nous avons aussi mis au jour la première filière marocaine à destination de la Somalie, dont l'organisateur était installé à Paris. Avant, je vous rappelle il y a eu l'affaire Adlène Hicheur, chercheur en physique des particules élémentaires au Cern à Genève, enrôlé par al-Qaida au Maghreb islamique, qui proposait comme cible le site du 27e bataillon des chasseurs alpins en Haute-Savoie. Ou encore le cas de ce converti ans qui avait planifié fin 2008 un attentat à la voiture piégée à l'islam de 29 contre un bâtiment public (éventuellement le siège de la DCRI à Levallois). Au moment de son interpellation, il était sur Internet pour se procurer des produits explosifs.

La menace d'extrême gauche s'est-elle estompée depuis le coup de filet de Tarnac ?

Non. Lors de grands sommets comme à Strasbourg, Vichy ou Poitiers, nous apercevons toujours une frange de l'ultragauche autonome cultivant une certaine thématique anticarcérale, antinucléaire, antisécuritaire.

Ces mouvements contestataires restent vivaces et se regroupent au gré des circonstances. Cela ne veut pas dire qu'ils ne font rien entre-temps: par exemple, ils ont suivi de très près les émeutes en Grèce, accompagnées d'assassinats politiques. En France, quelques clignotants s'allument. Je pense à des actions contre l'Administration pénitentiaire, le ministère de la Justice à Paris ou encore à une vague de sabotage de distributeurs automatiques de billets. Cette situation me rappelle la mouvance autonomiste «Os Cangaceiros», hostiles au plan prison d'Albin Chalandon en 1992: il y avait des attentats contre les grues. Tout était fait pour ralentir les chantiers. Nous sommes confrontés à cette même mouvance situationniste reprise aujourd'hui par certains. La mort tragique d'une jeune femme issue du milieu alternatif en manipulant un engin explosif près de Chambéry avait été un signal fort. Nous sommes dans l'antichambre du passage à l'acte.

La tentative d'attentat sur un vol Amsterdam-Detroit l'hiver dernier a montré les failles de la sûreté aérienne. Où en est-on aujourd'hui ?

Dans cette affaire, le jeune Nigérian qui voulait se faire exploser dans l'avion avait bien été signalé comme dangereux. Mais l'information était noyée dans l'une des multiples bases de données des services américains. À l'évidence, il y avait là un souci d'exploitation des fichiers. En Europe, le problème est différent: pour l'instant, nous n'avons pas les bases juridiques européennes pour identifier les individus à risques dès la phase de réservation du billet, nous n'avons accès qu'aux données d'enregistrement et a posteriori.

À quoi va servir la future Académie du renseignement en France ?

C'est un projet piloté à l'Élysée par le coordinateur national du renseignement. La première session aura lieu dès septembre. L'académie accueillera des agents du civil, mais aussi de l'armée, pour des cycles de formation et d'échange d'expérience professionnelle. Six agences y participeront: DCRI, DGSE, Direction du renseignement militaire, DPSD, Direction nationale de recherche et d'enquête douanière et Tracfin, la cellule de lutte antiblanchiment rattachée à Bercy. L'idée est de développer une culture commune du renseignement chez les participants, de mutualiser nos ressources également, surtout en ces temps de rigueur budgétaire. Ce qu'une direction ne pourra obtenir par elle-même, elle s'entendra donc avec un service frère pour le partager: ici, un spécialiste des langues rares, ourdou, pendjabi, ouzbek, tchétchène; là, un expert en électronique. Plus personne ne bricolera dans son coin. Cette Académie va démultiplier nos capacités, en favorisant, à terme, les passerelles entre services, y compris avec les militaires.

La DCRI conserve-t-elle sa mission de protection de l'image du couple présidentiel, qui l'a conduite à enquêter lors des rumeurs visant Nicolas et Carla Sarkozy ?

Tout ce qui touche à la stabilité et à la sécurité des institutions nous concerne. Qu'il s'agisse du président de la République, de ceux du Sénat et de l'Assemblée ou du premier ministre. En l'occurrence, dans l'affaire à laquelle vous faites allusion, la DCRI s'est contentée d'une simple vérification qui a donné lieu ensuite à une enquête judiciaire. À partir du moment où une personne écrit sur un blog des informations visant le chef de l'État qui sont reprises, qui plus est, sur des sites étrangers, cela nous intéresse. Nous agissons dans le cadre de notre mission.

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 13:11

 

 


 

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-sur-les-resultats-electoraux-aux-pays-bas-et-la-plainte-de-sos-racisme-51999288.html

 

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Les aspects vulgaires ultra-ignorants et hyper agressifs des réactions médiatiques et associatives face àla dernière progression électorale des libéraux conservateurs hollandais de Geert Wilders et à l'apéro géant intitulé "saucisson et pinard à la Goutte d'or" prévu 18 juin, sont symptomatiques d'une dérive populiste relativiste dangereuse issue de l'effondrement actuel des grandes idéologies de gauche et de droite ; une telle décomposition a d'ailleurs toujours fait le lit des dictatures intellectuelles et politiques. Il suffit de se rappeler que les protestations contre les procès de Moscou, les révoltes hongroises et tchèques de 1956 et de 1968 ont été toutes taxées d'extrême droite (le fameux hitlero-trotskisme).

L'amalgame y est reine en réalité : toute protestation, voire toute critique, envers l'islam sont, par essence, amalgamés à des positions racistes (donc d'extrême droite) alors qu'il ne s'agit pas de viser une "race" mais une religion politique qui, elle, exclut puisque par exemple dans les restaurants et les magasins que ses mandants tiennent il n'y a pas de cohabitation " multiculturelle" entre halal et non halal, il y a exclusion de tout ce qui n'est pas halal. Et ce n'est pas parce que des restaurants et magasins cacher font la même chose qu'il faille généraliser cet état de fait dans un Etat démocratique et républicain basé sur la laïcité, le respect de la liberté d'autrui, la tolérance.

Or, l'islam est intolérant vis-à-vis des homosexuels, il stigmatise les femmes en les forçant à se voiler, il discrimine les populations qui ne partagent pas ses vues, en particulier dans les pays où il a le pouvoir (Egypte, Algérie, Iran...), ce qui est d'ailleurs le propre d'un mouvement réactionnaire voire totalitaire à savoir organiser le politique, la vie privée, et les lois qui le délimitent en fonction uniquement de ses dogmes.

Ces divers aspects sont minorés superbement par les médias et les associations en question qui projettent, eux ,une vision raciste en réalité, celle du gentil habitant des Suds victime éternelle du Nord ;

Ces nouveaux médisants se comportent en compagnons de route puisqu'ils acceptent toute l'argumentation des représentants de cet islam radical qui prie dans les rues par exemple alors que c'est un espace public, à savoir l'amalgame entre race et religion (alors que l'on peut être arabe et non musulman, juif et non israélite, chrétien venant de toutes les nationalités).

Pendant ce temps l'analyse est éludée, pourquoi un tel revirement en Hollande par exemple ? Cela n'a rien à voir avec du racisme ni même de la xénophobie, plutôt un ras le bol bien vu par le rapport Stasi (p.35) face au communautarisme qui, loin de "métisser" comme la propagande relativiste et nihiliste le clame, exclut au contraire à tour de bras. 

Certes, l'opposition à ces renoncements est disparate, composite, et certains sont même très critiques envers Israël, par exemple le Bloc Identitaire, est-ce à dire que ce dernier serait antisémite ? Pas nécessairement puisque l'on peut fort bien être critique sans être pour autant raciste, cette évidence est évidemment écartée par SOS racisme qui prétend agiter la jurisprudence dite de la soupe au cochon en considérant par exemple que l'apéro géant exclurait les musulmans : autant dans ce cas fermer et interdire tout ce qui n'est pas halal parce que ce serait discriminant vis-à-vis de ce dernier ; la prière dans la rue est dans ce cas discriminante puisqu'elle empêche de passer sur un espace public, etc. SOS racisme (comme le Mrap à vrai dire) alimente voire amplifie en réalité les problèmes au lieu de les amenuiser.

Il en est de même pour les médias de plus en plus déconnectés de la réalité ; leur déconnection est telle d'ailleurs qu'elle explique pourquoi ils sont en crise et ne tiennent en réalité que par la pub et les subsides de certains mécènes (dont l'Etat) soucieux de se payer des danseuses pour pouvoir parader dans les dîners en ville. Pendant ce temps le pays réel s'achemine vers un 21 avril à l'envers, ce qui ne solutionnera rien, bien au contraire, puisque en période de crise multiforme cela va exacerber les tensions jusqu'à un point de non retour. Il serait temps de réagir et de réfléchir à une nouvelle politique de type néomoderne qui permettrait de penser au-delà des factions à l'intérêt commun (common wealth) c'est-à-dire au mieux être (et non pas seulement au "care") du plus grand nombre. Voilà ce qu'il faudrait impulser. Il va de soi que les médias et une association comme SOS racisme sont à mille lieues de ce devoir être citoyen.


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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 14:58

      

 Cette nouvelle réaction masque bien son jeu : tandis que d'aucuns s'inquiètent à juste titre (comme à Riposte Laïque) de voir surgir une extrême droite religieuse se réclamant à corps et à cris de l'islam, ce qui leur permet d'expliquer avec quelques fondements le vote refuge allant vers certains partis nationalistes -alors que ceux-ci sont plutôt pro-musulmans et arabistes sur le plan international (ainsi le FN a soutenu le parti Baas irakien jusqu'au bout et défend les positions les plus radicales palestiniennes), les soit disant "antifascistes", eux, voient plutôt cette inquiétude comme la montée en puissance d'un nouveau nazisme dont les musulmans seraient l'enjeu.

 Cette vision, totalement contraire aux faits, se justifierait précisément dans le refus d'acquiescer à toutes les demandes de l'extrême droite religieuse islamique. Ainsi le voile voire la burka ne seront pas lus comme symboles d'une remise en cause des valeurs d'égalité et de liberté républicaines, tandis que leur refus sera uniquement perçu comme preuve d'une montée de l'intolérance du racisme etc.

On n'ira pas non plus voir comment les centres musulmans dits cultu(r)els fonctionnent et si les femmes y ont le droit de diriger ne serait-ce que des cours de danse. Aucune enquête en la matière. Un journal comme Libération qui se vantait de faire du journalisme d'investigation à l'anglosaxonne préfère plutôt taxer de "honte" la réticence suisse envers les minarets (et non envers les mosquées). C'est que l'islam est analysé sous le seul prisme du religieux appréhendé seulement sous son acception judéo-chrétienne voire sous celle d'une sagesse : en gros l'islam aurait remplacé le bouddhisme pour celles et ceux qui ne connaissent de l'islam que le thé à la menthe à la mosquée de Paris, le couscous chez le "copain maghrébin" les vacances au Maroc et la nounou sympa qui fait aussi le ménage, bref, l'islam est appréhendé comme fait uniquement culturel et exotique ou le vieil orientalisme qui faisait aimer la Turquie par Théophile Gauthier lorsqu'il en parlait au club des Hachichins Ce qui fait que la dimension politique de l'islam sera évacuée et que toute critique à son égard sera taxée de racisme, y compris lorsque l'islam recèle les mêmes propositions de vie que dans le christianisme et le judaïsme alors que celles-ci seront vivement critiquées par les mêmes qui devant l'islam font par contre silence, ce silence de cristal qui fascina certains écrivains dans les années 30 lorsqu'ils virent s'ériger le nazisme et le fascisme.

 Aujourd'hui les défenseurs purs et durs de l'islam défendent celui-ci parce qu'il représenterait une "résistance" face à l'américanisation du monde, ce qui est largement partagé y compris à l'extrême droite, mais celle-ci ne peut guère le dire ouvertement, aussi profite-t-elle de l'inquiétude pour faire croire qu'elle la comprend alors qu'elle s'en sert pour se refaire une santé, ce qui s'avère être une aubaine pour les partisans gauchistes de l'islam parce qu'ils peuvent mieux ainsi masquer leur stratégie néoléniniste de se servir de l'islam pour asséner les coups les plus durs contre la démocratie républicaine certes imparfaite mais qui semble-t-il s'avère bien plus accueillante que les régimes politiques dans lesquels l'islam et le néoléninisme dominent.

 Au niveau intellectuel, la stratégie est assez subtile : il s'agit comme au bon vieux temps du stalinisme triomphant, celui de classe contre classe et de social-démocratie=Hitler, de désigner comme extrême droite tout penseur non convaincu du caractère progressiste de l'islam. Ainsi un  Daniel Lindenberg, suivant iciVincent Geisser, va poursuivre son identification, non fondé, de l'islam à un fait purement religieux pour s'en prendre à Alain Besançon et Pierre Manent dans son dernier ouvrage (Le procès des Lumières, 2009) parce que le premier aurait souligné que les Juifs aussi furent expulsés d'Espagne mais d'abord par les musulmans (sauf que Lindenberg n'a jamais entendu parler des Almohades) tandis que le second aurait souligné le caractère chrétien de l'Europe, ce qui ferait penser à " Maurras" alors que l'on ne voit pas en quoi le fait d'indiquer ce qui est bien établi en Histoire serait la preuve d'un glissement vers la réaction conservatrice qui par ailleurs lorgnait bien plus vers le passé paganiste que chrétien de l'Europe.

 Mais le fait est là. Par un subterfuge bien mené, la spécificité européenne qui fut le creuset des droits humains doit être effacée au profit d'une théologie politique, l'islam, s'y opposant pourtant fermement. Le fait que cette théologie ait lu aussi Aristote n'explique pas pourquoi elle n'a pas connu en son sein des schismes tels qu'ils auraient sécrétés des courants de philosophie politique autonomes prônant la distinction entre le politique et le religieux au fondement de l'État de Droit. Mais nos critiques préfèreront se taire sur ce point où à en appeler à une hypothétique réforme que l'on ne voit guère surgir dans les pays bénéficiant d'une telle avancée.

 En réalité cet engouement pour l'islam tel quel empêche une quelconque réforme en son sein, et on le voit bien, ce ne sont pas les intellectuels musulmans critiques qui sont invités mais les théoriciens masqués qui présentent l'islam comme nouveau creuset révolutionnaire à même de construire cette nouvelle société frugale que d'aucuns appellent de leurs voeux.

 On assiste ainsi à une conjonction de tous les illuminismes s'appuyant sur du religieux et la science (comme au bon vieux temps de Lyssenko qui était soutenu par tous les scientifiques progressistes de l’époque), avec l'aval de politiques avides de solutions rapides face à une crise multiforme qui se dévoile peu à peu sous nos yeux et qu'il aurait fallu depuis vingt ans déjà lui répondre en ses nouveaux défis, ceux  de l'ère techno-urbaine… mais ceci est une autre histoire…

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 08:32





dimanche 23 août 2009, sélectionné par Spyworld logo



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Accusés d’avoir planifié des attaques contre des sites égyptiens, 22 hommes liés au Hezbollah libanais comparaissent au Caire devant la cour de sûreté de l’État. Les précisions au Caire de notre correspondant Ygal Saadoun.

Le procès de 26 hommes accusés d’avoir projeté des attentats en Egypte pour le compte du Hezbollah libanais s’est ouvert dimanche devant la cour de sûreté de l’Etat.

Les inculpés, en tenue blanche, debout dans une cage, ont récusé les accusations et plaidé non coupable, certains accusant la police égyptienne d’actes de torture.

Les suspects -deux Libanais, cinq Palestiniens et 19 Egyptiens- ont été inculpés pour avoir fomenté des assassinats, projeté des attentats contre des sites touristiques et des navires empruntant le Canal de Suez, espionnage au profit d’une organisation terroriste et possession d’armes.

Quatre des accusés sont en fuite, dont le cerveau présumé du groupe, le Libanais Mohammed Qoublan. Ils sont jugés par contumace.

L’avocat de la défense Abdel Moneim Abdel Maqsoud a indiqué que certains des accusés avaient admis avoir planifié des attaques contre des objectifs israéliens.

"Ceux dont les noms apparaissent sur la liste, notamment le suspect numéro deux, le Libanais Mohammed Youssef Mansour identifié sous le nom de Sami Chihab, ont dit lors des interrogatoires qu’ils avaient au départ planifié des attaques contre des touristes israéliens dans le Sinaï en riposte au meurtre d’Imad Moughnieh, mais la direction du Hezbollah a ordonné l’interdiction de tels actes", a-t-il dit.

Moughnieh, le chef de la branche militaire du mouvement Hezbollah, a été tué en février 2008 à Damas par l’explosion d’une voituré piégée, un attentat imputé par le groupe chiite à Israël qui a nié toute implication.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait admis en avril que Mohammed Youssef Mansour était un agent du Hezbollah qui avait pour mission d’introduire des armes à Gaza.

Les accusés ont dit avoir pour principal objectif d’aider les Palestiniens à Gaza, a dit l’avocat.

Les suspects jugés par les cours de sûreté de l’Etat, créés par la loi sur l’Etat d’urgence promulgué en 1981, ne peuvent pas faire appel.

Les arrestations en avril des suspects avaient crispé les relations entre l’Egypte, à majorité sunnite, et l’Iran, soutien du Hezbollah chiite, le Caire accusant Téhéran d’utiliser le Hezbollah pour prendre pied en Egypte.



URL de la source : http://www.france24.com/fr/20090823... 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 11:51
Les manœuvres turco-syriennes provoquent la révision par Israël de ses ventes d’armes sophistiquées à Ankara

DEBKAfile  Rapport exclusif

http://www.debka.com/headline.php?hid=6046

27 Avril 2009, 3:21 PM (GMT+02:00)

Traduction : Marc Brzustowski.

(NDLR : on a qualifié les accords d'Oslo de "Cheval de Troie" ; il semble qu'on ait laissé filer au grand galop le véritable cheval, membre important de l'OTAN, considéré comme une passerelle entre les civilisations occidentales et orientales : la Turquie. Mais la ville de Troie, au fait, n'était-elle pas sise en Anatolie, devenue la "Sublime porte"?)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2d/Merkava3dKasag001.jpg

( photo : Le tank israélien Merkava 3)

Lundi 27 avril, le Ministre de la Défense israélienne Ehud Barak a commenté la décision de la Turquie d'organiser trois jours de manœuvres militaires avec la Syrie en la qualifiant de « dérangeante ».

Et ce n’est pas tout. L’exercice sera assorti, lundi ou mardi, de la signature d’une lettre d’intention en vue d’une coopération dans l’industrie militaire, entre le Ministre turc de la Défense Vecdi Gonul et son homologue syrien Hassan Turkmani.

Les sources militaires de DEBKAfile confient que cette signature et ces manœuvres sont des jalons importants sur la route qui va se rétrécissant, concernant les échanges militaires et commerciaux entre la Turquie et Israël. En 2009, Ankara a graduellement diminué le niveau de ses échanges à 2.2 milliards de $ et étendu son commerce avec la Syrie à 2, 6 milliards de $.

Israël est désormais pressé par l’urgence de couper ses échanges militaires avec la Turquie pour empêcher la fuite de secrets militaires vers un ennemi arabe avéré.

De plus, Ankara est en défaut de paiement pour ses achats militaires et d’autres contrats. Il a accumulé une dette de plusieurs millions de dollars à l’égard des industries militaires et aéronautiques d’Israël, en recouvrement d’un accord pour la construction et l’implantation du char Merkava 3 en Turquie. La production de 1000 tanks israéliens, censé devenir le principal tank sur le théâtre d'opérations turques, aurait dû commencer au tout début 2009.

Sa construction est désormais stoppée.

Israël interrompra aussi la vente de ses véhicules aériens sans pilote (drones) et réduira drastiquement ses liens militaires avec la Turquie qui remontent aux années 60.

Les sources militaires de DEBKAfile confient qu’Ankara a délibérément augmenté l’échelon de cet exercice conjoint, dans lequel les unités frontalières turques et syriennes, plutôt que des forces militaires substantielles, sont engagées. Cette révélation a été un préalable à la mise en œuvre de la politique du gouvernement Erdogan, consistant à troquer ses relations stratégiques étendues avec Israël pour renouer avec la Syrie.

Pour l’exposé original de Debkafile au sujet de l’exercice conjoint, cliquez :

HERE

Nos sources soulignent que cette tendance a commencé à émerger il y a trois ans, alors que les gouvernements Sharon, puis Olmert, firent de leur mieux pour la tenir hors de leur champ de vision. Les sources de Debkafile à Ankara rapportent que les discussions de paix indirectes avancées par la Turquie, l’an dernier, ont été utilisées par le Premier Ministre Ehud Olmert pour dissimuler ce recul patent dans les relations étrangères d’Israël.

De plus, les ministères israéliens de la défense et des affaires étrangères, aussi bien que les hauts-gradés de l’Armée s’en sont tenus à la conviction que l’instauration d’un gouvernement pro-islamique à Ankara ne feraient pas dérailler les liens de coopération de longue haleine entre la Turquie et Israël.

Les sources de renseignement de DEBKAfile rapportent qu’ils ont sous-évalué les signaux d’alerte. Les forces armées turques ne sont plus l’organisme qu’il était à ses débuts. Les généraux d’aujourd’hui sont en harmonie avec la décision de Recip Tayyep Erdogan de faire en sorte que la Turquie tourne le dos à Israël.


Merkava MK 4 with LIC modifications. Note the rammer in front.
Protected Panoramic Sight on the Merkava Mk4

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 18:46
Le dirigeant du Parti Social Démocrate suédois, manifeste au milieu de drapeaux du Hezbollah


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January 12, 2009

Party leader for the Swedish Social Democrats is marching with hizbollah flags

It´s pure madness these days, who could have imagined this 10 years ago?

From
Ted Ekeroth and Gudmundson

Mona Sahlin, leader of the Social Democratic Party in Sweden, participated today in a rally where Hizbollah flags waved in the air and an Israeli flag was set to flames. Other participants in the demonstration were Jan Eliasson, former social democratic Minister of Foreign Affairs and former President of the United Nations General Assembly, and Wanja Lundby Wedin, chair of the Swedish Trade Union Confederation.

The rally was organised by the Network Gaza Solidarity, in which members of the extreme left work together with immigrant organisations. The demo started at Sergels Torg, in downtown Stockholm, and then paraded to the Israeli embassy where the flagburning took place.

Svenska Dagbladet captured the Hizbollah presence:



In the news article in the paper, though, nothing is mentioned about the Social democrats rallying together with Hizbollah-sympathizers.

Dagens Nyheter
documented the flag burning:

Dagens Nyheter quotes Mona Sahlin, who "feels great anger". "What happens in Gaza is terrible. We must protest with full force."

No comments seem to have been given about the Hizbollah banner or flag burning.

In
Norrköping it is said that another representative, Lars Stjernkvist, who is a former party secretary for the Social democrats, also demonstrated under the Hizbollah flag.

The Social democrats is the largest political party in Sweden. Since the loss of power in the elections in 2006 the party chose Mona Sahlin as their new leader. The former party leader Göran Persson took heavy criticism for leaning more towards Israel while prime minister. His successor Mona Sahlin, on the other hand, has created a coalition with the radical Left Party and the Green Party, which both heavily slams Israel.

Update:

Erik Svansbo
, blogger in Norrköping, has pictures from the demo there, where former Social democratic party secretary Lars Stjernkvist participated under the Hizbollah banner.

Former party secretary for the Social democrats Lars Stjernkvist under the Hezbollah flag.
Photo by Erik Svansbo.
Svansbo writes: "I confronted Stjernkvist with the fact that he was in a rally with Hizbollah. There was nothing strange with that, he said."

Svansbo also noted a sign with swastikas at the demo.


Swastikas in the Norrköping demo against Israel.
Photo by Erik Svansbo.

Update 2:

Sydsvenska Dagbladet has pictures from the rally in Malmö where another party heavyweighter, MP Luciano Astudillo (who also is considered to be one of the Social democrat's up and coming, high in rank within party leader Mona Sahlin's gang), gave a speech. Next to him stands a guy with a picture of the leader of Hizbollah, Hassan Nasrallah, on his sweater...

Sydsvenska Dagbladet
also describes the demo in Göteborg, under the headline "Protesters burned Israeli flags": "In connection with the rally on Gustaf Adolf Square white cloth with Israeli symbols were burned, and young men dressed in black kicked around with the soot remains."

Update 3:

This private photo shows that at least one portrait of Hassan Nasrallah, the Hizbollah leader, was carried in the Stockholm demonstration, right beneath the speaker's corner at Sergels Torg.


A portrait of Hassan Nasrallah at Sergels Torg.

Update 4:

The Facebook group for Network Gaza Solidarity features films from the demonstration in Stockholm. In one movie a Hamas flag waves just in front of the speaker Dror Feiler.

In Dagens Nyheter Feiler is quoted saying "We are happy that the Social democrats are with us today in this demonstration. I hope they do not forget this when they are in the government the next time."

Update 5:

You could see swastikas in the Stockholm protest, too, says blogger Björnbrum.

Israeli Foreign Minister and Kadima leader, Tzipi Livni, under a swastika. Photo Björnbrum.

Update 6:

The Malmö rally, where the Social democrat MP Luciano Astudillo gave a speech, saw at least three large Hizbollah flags, according to a video in the Facebook group for the Network Gaza Solidarity.


(Usually I blog in Swedish, but this story is part of a global context of antisemitism, islamism and leftism that needs to be commented in a language that the world can read.) av gudmundson kl 15:47
 
 
[Voir aussi la présentation flash d'une manifestation suédoise anti-Israël, en mars : http://pa.photoshelter.com/gallery-slideshow/G0000wtAZpluBzQs/].

 

 

© Western Civilization and Culture

 

 

Mis en ligne le 1er avril 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 21:39
Europe's Shifting Immigration Dynamic

by Esther Ben-David
Middle East Quarterly
Spring 2009

http://www.meforum.org/2107/europe-shifting-immigration-dynamic

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Western Europe has gone through two major stages in its recent immigration history. In the first stage, European leaders misjudged the effects of immigration and, in the second, they miscalculated how hard it would be to stop an immigration dynamic.

The arrival of families changed the immigrants' attitudes towards religious and cultural values, transplanting honor culture, modesty standards, and attitudes toward women to the West. Veiled women have now become a common sight on U.S. and European streets.

Beginning in the mid-twentieth century, European countries have changed from net sources of emigration to attractive destinations for immigration. Today Muslims, many from rural traditional areas, comprise the bulk of non-European immigrants to Europe. Even those who have settled in cities retain a village mentality and are seen as backward by the business and cultural elites in their home countries. Moroccans who settled in the Netherlands and Belgium, for example, are mostly Berbers from the Rif mountains, not the Arab cultural elite[1] from Casablanca, Rabat, or Fez. These immigrants came to Europe in order to build railroads, work in the coal mines, clean streets, and do the jobs that Europeans did not want to do.[2] Both "push" and "pull" factors affect immigration. Push factors are those that lead the immigrant to leave his homeland while pull factors are those which attract him to a different country. Europe and other Western liberal countries exert a strong pull on immigrants. However, stopping immigration is not easy, if at all possible, since the same European liberal laws that attract immigrants also prevent states from acting to stop them from coming or, later, to deport them.
Background

After World War II, countries such as France, Belgium, and Germany started to allow and even entice foreign workers to come. The economic boom in those countries attracted immigrants, first from poor southern European countries such as Italy and Spain, and then from the far shores of the Mediterranean, North Africa, and the Middle East. The United Kingdom attracted immigrants from throughout the British empire: Indians and Pakistanis came to Britain from the 1950s on, Bangladeshis from the 1970s. France, Germany, and the Netherlands also attracted immigrants from their former colonies. The host European governments understood these migrants to be temporary guest workers as did many of the migrants themselves.

The economic downturn in the early 1970s led European policymakers to realize that immigration was not always a positive phenomenon. Many immigrants were suddenly unemployed, but they did not go back to their home countries. As fears grew that foreign workers sought permanent residence, between 1973 and 1975, Western European governments instituted an "immigration stop," introducing restrictive measures to deter immigration and to put a stop to recruiting foreign labor.

This immigration stop had unforeseen consequences. Migration of foreign workers dwindled, but the migration dynamic nevertheless continued. Migrants residing in Europe could continue to sponsor their extended family's immigration and, indeed, relaxation of restrictions on family reunification encouraged further immigration. The time between the first proposals for a halt and their implementation exacerbated the problem as immigrants hurried to bring over their families, fearful that the doors to Europe would soon close forever.

Ironically, in the decades that have passed since the halt to immigration, more immigrants have come to Europe than in preceding decades. Indeed, by looking at the number of immigrants in various countries, it would be difficult to determine how far back the block had been implemented in practice. In the Netherlands, for example, the number of first- and second-generation Moroccan and Turkish immigrants has increased almost tenfold (see Table 1) since the 1974 halt.

Researchers have long sought to chart the immigration dynamic and to predict future trends. When Poland joined the European Union, forecasts of the number of Polish workers who would immigrate to the United Kingdom underestimated reality. The British government expected 15,000 immigrants a year from the newly-admitted European Union countries but instead approved close to 430,000 applications in two years, a figure that does not include self-employed immigrants who could resettle without applying for a work permit.[3]

Even when the trend is known, forecasts tend to miscalculate reality. A Dutch study from 1994, for example, thought marriage immigration had already peaked.[4] However, a study from 2005 by a Dutch government agency, Statistics Netherlands, shows that between 1995 and 2003, marriage immigration of Turks almost doubled, increasing from slightly less than 2,000 per year to close to 4,000. Marriage immigration of Moroccans in the same period tripled, increasing from slightly over 1,000 a year to about 3,000. This same study expects marriage immigration to peak by the mid 2020s, as second generation immigrants age.[5]

Table 1: Moroccans and Turks in the Netherlands.

Source: "Ruim 850 duizend islamieten in Nederland," Statistics Netherlands, Oct. 24, 2007; Jorgen S. Nielsen, Muslims in Western Europe: Islamic Surveys (Columbia University Press, Oct.1992), pp. 60-1.

Table 2: Turks in Germany, 1973-2006

Source: Deutsche Welle (Bonn), Mar. 1, 2008; Jorgen S. Nielsen, Muslims in Western Europe: Islamic Surveys (Columbia University Press, Oct.1992), pp. 25-6.

In Germany, while the Turkish population stabilized briefly in the 1980s,[6] it later increased steadily despite the 1973 check on immigration (see Table 2).

Table 3: Muslims in Norway, 1979-2005

Source: "Islam I Norge," based on data from Knut A. Jacobsen, Dagfinn Rian, Kari Vogt, Verdensreligioner i Norge (Oslo: Universitetsforlaget, 2005); Jorgen S. Nielsen, Muslims in Western Europe: Islamic Surveys (New York: Columbia University Press, Oct. 1992), pp. 84-6.

And a 1997 study by the Norwegian Statistical Bureau found that 50 percent of immigrants had arrived since 1989, and that 30 percent of the total immigrant community had arrived in just the past five years.[7]

And, according to the lowest available estimates, the number of North Africans in France tripled since the government started restricting immigration in 1974 (see Table 4).

Table 4: North Africans in France, 1957-2003

Source: Michele Tribalat, "Counting France's Numbers—Deflating the Numbers Inflation," The Social Contract Journal, Winter 2003-04; Jorgen S. Nielsen, Muslims in Western Europe: Islamic Surveys (Columbia University Press, Oct.1992), pp. 8-9.

An Immigration Dynamic

While North African and Middle Eastern immigrants to Europe initially focused on filling the labor market for short periods of time before returning home after a few years, after the immigration stop the new immigrants were whole families—husbands, wives, and children—who left their homeland behind to settle permanently in Europe. The arrival of families both changed the scale of immigration and the entire character of the immigrant communities. Immigrants now grew concerned about schooling, health care, and proper housing.

Families also changed the immigrants' attitudes towards religious and cultural values. Whereas single workers either isolated themselves or sought to experience the more liberal lifestyle of Europe, the arrival of families led immigrants to transport their honor culture and modesty standards to the West and to put into practice their attitudes toward women. And while temporary workers accepted basement mosques as a temporary solution to their communal prayer needs, with increasing numbers and the presence of families, these were no longer adequate. Immigrant parents brought their children to the West to give them new opportunities, but they did not want them to fall prey to Western temptations.

Immigration is a personal decision. However, once many people make the decision to leave their home country, the flow of immigrants takes on a life of its own. This immigration dynamic is hard, if not impossible, to stop. Immigrants choose to go to destinations with which they are acquainted and about which they have heard from friends and relatives who immigrated previously. Such destinations provide informal support structures and social networks. This leads to a situation where immigrants from a certain home area all congregate in a certain area in the host country, thereby leading to immigrant ghettoes. In the United States, for example, Minneapolis-St. Paul has become an unlikely immigrant ghetto for Somalis, and Los Angeles—"Tehrangeles"—is an immigrant destination for Iranians.

In Belgium, similarly, immigrants from the Turkish city of Emirdağ and its vicinity settled in Brussels and Ghent. [8] According to one emigrant from Emirdağ, it is common knowledge that family and friends live on the same street or neighborhood in Belgium as they do "back home."[9] In the Netherlands, many of the Moroccans come from the Rif mountain town of al-Hoceima; Bangladeshis, mostly coming from the northeastern Sylhet area, came to the United Kingdom and settled in the East London boroughs, particularly in Tower Hamlets. Pakistanis, mostly from Kashmir and the Punjab, settled in Birmingham, with another large concentration in Bradford. The immigrants who first came to the country set the way for their compatriots to follow. Pakistanis, Vietnamese, and more recently, Iraqis, are the largest groups of non-European immigrants in Norway. North Africans and Albanians make up the largest groups in Italy.

The more people emigrate from a certain town or village, the more likely it becomes that their neighbors or their neighbors' children will follow in their path. The immigration dynamic means that entire generations of children in villages and towns across the Third World grow up knowing that they are likely to immigrate in the future, either by marrying a cousin or by other means.

Europe today offers unique possibilities. It is much closer to North Africa and Turkey than other immigration countries such as the United States, Canada, or Australia and can be reached without air travel. Additionally, freedom of travel within Europe enables immigrants to start in the most accessible country and later make their way to their true destination. This is especially true with asylum seekers, who may arrive in Greece or Italy, for example, but then try to make their way to "easier" countries like Sweden or Norway.[10]

Technological advances have also changed immigration. Travel accessibility has transformed journeys of months or years into hours or days. Major European air carriers offer direct flights connecting Europe to the Middle East and Asia. Even after the immigrant has arrived, he can keep in constant contact with his home country: by phone and the Internet or via satellite television.[11] He can also return for summer vacations. Whereas immigrants of the past had little choice but to assimilate into their host countries, today, they can retain their native identities to the exclusion of the national identity of their new home.

In many cases, the immigrant "sojourns,"[12] living in both countries, setting up two residences and splitting his time between his new country and his homeland. Sojourning not only retards integration but also ensures continuation of the immigration dynamic since the immigrant's countrymen back home are continuously in touch and reminded of the wealth that immigration offers.

Immigrants tend to invest back in their home country, building palatial residences to show their success in Europe. There are entire neighborhoods in some countries that were built by emigrants who rarely live there: "Little Norway" in Gujarat, Pakistan,[13] or the "Belgian Neighborhood" in Tangier.[14] These neighborhoods usually only come to life in the summer when the immigrants return for annual vacations.

Investing in the home country also means less money to invest in day-to-day life in their new country. Immigrants might still be living in squalid conditions in Paris or Amsterdam, but their relatives in Morocco and Turkey can be satisfied with their success. Among Turkish immigrants in Belgium, there are those who borrow money to buy an expensive car for the summer trip to Turkey in order to show that they have succeeded in Europe. They then sell the car upon their return to Europe.[15] The "Belgian neighborhood" in Tangier was supposedly built with the savings and child benefits of the immigrants. [16]

Current Immigration: Family Reunification

Currently, immigration to Europe is possible through several channels: through an employment or student permit for skilled workers, by marriage immigration and family reunification, or asylum and illegal immigration. Skilled foreign workers and students are considered the ideal immigrants though this immigration has a negative effect on their home countries. Third World countries need trained doctors, engineers, and academics to push their economy forward. The "brain drain" encourages further immigration and retards progress.

Family reunification is one of the most common ways to immigrate to Europe today. This means that immigration laws in host countries have transformed immigrant youth into virtual human visas. The commonality of cousin marriages to aid the extended family or to keep resources within the family encourages marriages between immigrants and family members back in the host country. The Western legal system reinforces tribal marriage patterns by giving families incentives to use marriage to work around the European immigration system. In Norway, for example, the proportion of cousin-marriages within the Pakistani immigrant community is greater than in Pakistan itself.[17]

Marriage immigration also perpetuates itself. Studies show that the age at which an immigrant woman first becomes a mother increases and the number of children decreases the longer her family is in Europe.[18] That is, a first generation immigrant would exhibit behavior closer to her native country while a second and third generation immigrant would tend to be more similar to the local population. Marriage immigration therefore ensures a continued high level of fertility among the immigrant population.

Many forecasts regarding the Muslim immigration to Europe expect that immigrant Muslims will eventually integrate into society. However, marriage immigration ensures that the immigrant population never progresses past the stage of first and second generation immigrants, frustrating integration. Also hampering demographic forecasts is the fact that many second generation immigrants prefer to marry spouses from their parents' home country. Studies among Moroccan and Turkish youth in Belgium show that they often prefer to marry spouses from "back home" rather than marrying a fellow second generation immigrant like themselves.[19] Boys, dissatisfied with what they see as the Westernization of immigrant women, opt for more traditional women from the home country. Moroccan immigrant youth visiting their home country are often accosted with offers of sex and money in exchange for a visa by local girls desperate to get to the "Promised Land."[20]

Girls, on the other hand, are dissatisfied with what they see as the lower-class behaviors of many immigrant men and their attitudes towards marriage and women and, therefore, opt for a more "open," gentlemanly, and educated man, also from back home. The market value of legal immigrant women is especially high.[21] In Norway, marriageable Muslim girls are sometimes called "gilded paper" or "visa."[22] Marrying a husband from the home country has the additional benefit that the wife can be quite sure her new in-laws will not interfere in her marriage. This is important as it is traditional among immigrants for the new couple to live in the house of the husband's parents and under their authority until they have children.

Current Immigration: Asylum Seekers

Traditionally, asylum was reserved for those who fled persecution. Before the immigration stop, some asylum seekers came as economic migrants without bothering to go through the official process of being recognized as refugees. After the immigration stop, the process changed and many economic migrants started posing as refugees as a "consciously planned act of subversion."[23] Asylum seekers enter the country as illegal immigrants, destroying their papers and lying as much as necessary to achieve their objective—a new life in Europe. Today, those who cannot immigrate through marriage often choose the asylum process regardless of their situation back home. Only a minority of asylum seekers are quota refugees for whom the United Nations has recognized their status during a stay in refugee camps ahead of their travel to Europe. Most refugees enter Europe illegally, which requires paying smugglers and sometimes obtaining fake documents. These refugees make their way to the country most likely to accept their application. In recent years, Iraqi and Afghan refugees crossed several European states in order to claim asylum in Sweden and Norway, countries which have more liberal asylum laws. And many of those seeking asylum exaggerate or fabricate persecution claims creating an absurd situation whereby asylum seekers, claiming shelter in Europe, spend holidays on vacation in their countries of origin.[24]

Still, there are real cases of political persecution. Beginning in the 1950s, many Muslim students arrived in Germany not only to take advantage of the technical education in German universities but also to escape political persecution by secular, military leaders such as Gamal Abdel Nasser, bent on eradicating Islamist groups back home.[25] One of these exiles was Said Ramadan, son-in-law of Muslim Brotherhood founder Hassan al-Banna, and father of Tariq Ramadan. Said Ramadan was granted asylum in Switzerland where he continued working for Muslim Brotherhood interests. The trend has accelerated into the 1980s and 1990s as Islamist activists fled intensified domestic crackdowns in Syria, North Africa, and Egypt. However, unlike many asylum seekers who sought to flee oppression, these refugees sought to replicate it, plotting the replacement of secular dictatorships with religious dictatorships. They cared little for the values of liberal democracy even as they sought to utilize it for their own purposes. European officials, perhaps for reasons of moral equivalency, granted such activists asylum without regard to what caused the persecution against them in the first place. Using their new European base, many of these Islamist activists continued in their struggle for regime change in their homelands, creating networks that at times became the basis for today's European Muslim terrorist networks. As one Egyptian official said, "European countries like Denmark, Sweden, Switzerland, England and others, which give sanctuary to these terrorists should now understand it will come back to haunt them where they live."[26] The idea of "refugee" has degenerated so much that, during the war in Afghanistan, British officials granted asylum to Taliban fighters.[27]

Conversely, Islamic countries can also produce refugees who flee strict application of Islamic law, individuals such as homosexuals, converts from Islam to other religions, or members of persecuted minorities, such as the Ahmadiyya in Pakistan, or the Jews in Yemen who may face capital punishment for their beliefs or actions.[28] However, such a trend can encourage fraud. For example, after the Norwegian government granted automatic residence permits to persecuted homosexuals, fifty Iranian asylum seekers claimed to be persecuted homosexuals. At least one married in Iran and after receiving asylum proceeded to request family reunification. Several others reported doubtful stories but were given asylum anyway.[29]

Likewise, the decision to grant automatic residence permits to converts from Islam—even those who converted after arriving in Europe—encourages more abuse.[30] In Norway, one hundred Afghan refugees converted to Christianity after the rejection of their initial asylum claims.[31]

While European governments do reject the applications of many asylum seekers, this does not mean the individuals leave or are deported. Perhaps 80 percent of asylum seekers stay in Europe after the rejection of their application.[32]

There are many reasons why asylum seekers are not immediately deported. The West's liberal court systems allow for appeals and for further review after a decision by the first instance of justice. Death sentences in the home country, seen as inhumane by the Europeans, or refusal by the home country to accept its own citizens back can also prevent deportation. Others simply disappear, continuing to live in the country as undocumented illegal immigrants. The result is that those detained in camps for months or years before the completion of court processes are removed from productivity and learn to live at public expense.

In the years of legal battles, prospective asylum seekers are willing to do everything in order to ensure their stays. Children are kept as virtual hostages without knowing their own family abroad, without learning their original mother tongue, and without being able to integrate in their original homelands as a last resort for a residence permit on grounds of humane consideration should the asylum battle fail.[33]

Those who live illegally do not pay taxes and cannot enjoy the full benefits of a welfare society. However, as more illegal immigrants arrive in a country, pressure grows to regularize them by awarding them amnesty and residence permits. Though regularization deals with the humanitarian aspects of the illegal immigrant's situation, it also gives incentives for illegal behavior and further immigration. In Belgium, for example, illegal immigrants have protested in recent years for regularization. Such protests have involved squatting in churches and climbing high-rise cranes. This creates an irony in which state attempts to stop immigration are thwarted by institutions—such as churches—that are subsidized by the state itself. The Belgian protests are aided by pro-immigrant groups, many of which the state also subsidizes.

The Challenge of Stopping Immigration

European governments are aware of the problem. Since the immigration stop of the 1970s, there have been several attempts to halt or slow down the immigration flow. Some European governments seek to discourage emigration by improving the life conditions of the prospective emigrant in his home country or by trying to scare prospective immigrants through ad campaigns that show the horrors of life as an illegal immigrant. In 2007, Spain ran an ad campaign in West Africa warning Africans not to risk their lives in futile illegal immigration.[34]

Ignorance contributes to immigration. Researchers studying Turkish marriage immigrants who immigrated to Belgium found that children and adults growing up in Turkey in an emigration town, that is, a town where most of the residents either emigrated or wanted to emigrate, were unaware of the basic facts of European life. They knew about the high unemployment benefits but were not aware that basic necessities were much more expensive. One marriage-migrant interviewee admitted frankly that life in Belgium was not what he had expected. However, when he tried warning the youth in his hometown of the hardships of immigration, he was accused of wanting to keep new-found wealth to himself.[35]

The problem with both methods is that a European lifestyle is based not only on material wealth but also on the rights and privileges of a liberal democracy. Even if it were easy to try to create jobs and affluence in countries such as Tunisia—which it is not—it would be harder to change the fabric of the legal system in a liberalizing direction.

Several countries have also tried unsuccessfully to convince immigrants to leave their new homes by offering incentives and continued welfare support for those who return to their native countries. Two such programs in France, the first in 1977 and the second in 2005, ended in failure. Creating incentives for departure might also backfire by encouraging migration for the purpose of collecting the offered benefits and by convincing those in the home country that Europe is drowning in cash, ready to be exploited.

As many countries become aware that the long-term effects of a brain drain outweigh any short-term benefits from remittances, some have themselves begun to discourage emigration. The Algerian Ministry of Religious Affairs, for example, issued a fatwa (religious edict) decreeing that illegal immigrants who die at sea have committed suicide, a sin in Islam.[36]

Tightening immigration laws is an obvious strategy but one that is undercut by inconsistent regulations among EU states. Sweden, long the destination of choice for Iraqi asylum seekers, saw claims drop after it tightened its regulations although there was an increase in asylum claims in neighboring Norway during the same period. Tough marriage immigration laws in the Netherlands likewise encouraged the creation of the "Belgian Route," in which the non-EU spouse first comes to Belgium, using that country's laxer marriage-immigration laws. After the couple stay in the country for the minimum amount of time required by EU law, they move to the Netherlands. A recent EU Court decision, however, scrapped the requirement for a minimum stay and rejected any national restrictions on free movement.[37] Judicial activism compounds the problem when courts create new legislation by imposing their own opinions on elected lawmakers.

In two such recent cases, for example, courts struck down laws intended to prevent immigration. A court in Amsterdam rejected a requirement for immigrants from certain countries to undergo integration testing and to prove their knowledge of Dutch language and culture in their home countries before receiving a visa to the Netherlands for marriage immigration.[38] The high court in Belgium struck down a law preventing the children of polygamous marriages from immigrating to Belgium in order to reunite with their father and, thereby, opened the option for the polygamous spouse to do the same.[39]

As these countries are EU members, they also subordinate national law to European Union directives and to the decisions of the European Court. For example, in recent years, both Denmark and the Netherlands have passed laws limiting family reunification. In both cases, marriage immigration dropped significantly from about 60 to 38 percent in four years, 2001-05, for Denmark,[40] and from 56 to 27 percent for Dutch Turks and 57 to 23 percent for Dutch Moroccans over a five year period beginning in 2001.[41] However, in July 2008, the European Court prohibited member states from denying residence permits to non-EU spouses of EU citizens or residents.[42] This ruling caused a political crisis in Denmark, but it holds for all other countries as well, and in practice prevents them from stopping marriage immigration.

Conclusion

It will be far more difficult to stop immigration than it was to initiate the immigration flow. A unified European approach, slashing the time to process requests and achieve final adjudication might help to decrease immigration. Immigration to Europe might have developed differently with tougher, more restrictive immigration policies, but as long as Europe offers opportunities for work, education, and personal safety, and as long as it offers a liberal democracy with the rights and privileges such a lifestyle entails, it will continue to attract mass immigration.

The West has always been proud of its moral standard of protecting human rights and giving refuge to persecuted individuals. Referral to human rights has catalyzed immigration. For example, the right to marry is recognized as a fundamental right that in many European countries brings conveyance of citizenship. However, in a society where arranged marriages are the norm and forced marriages are common, the right to marry can easily place the law on the side of the aggressor who coerces somebody else to marry rather than the victim. Redefining refugee status by creating so many categories that fulfil it renders that status meaningless. Not only does it encourage economic immigration, it actually hurts those who truly need refuge.

Esther Ben-David is an independent researcher of Islam in Europe. Her blog at islamineurope.blogspot.com offers translations of news stories and studies from various European sources.

[1] Anja van Heelsum, "Moroccan Berbers in Europe, the US and Africa and the Concept of Diaspora," Institute for Migration and Ethnic Studies, University of Amsterdam, June 20, 2003.
[2] Ural Manço, "Turks in Europe: From a Garbled Image to the Complexity of Migrant Social Reality," Centre d'Etudes Sociologiques, Facultes Universitaires Saint-Louis, Brussels, Belgium, accessed Dec. 30, 2008.
[3] BBC News, Aug. 22, 2006.
[4] Hans Van Amersfoort and Rinus Penninx, "Regulating Migration in Europe: The Dutch Experience, 1960-92," Strategies for Immigration Control: An International Comparison [Annals of the American Academy of Political and Social Science] (London: Sage Publications, 1994), pp. 133-46.
[5] Maarten Alders, "Prognose van gezinsvormende migratie van Turken en Marokkanen," Bevolkingstrends, 2nd quarter, 2005, pp. 46-9.
[6] Jorgen S. Nielsen, Muslims in Western Europe: Islamic Surveys (New York: Columbia University Press, Oct.1992), pp. 25-6.
[7] Unni Wikan, Generous Betrayal: Politics of Culture in the New Europe (Chicago: University of Chicago Press, 2001), pp. 234, ftnt. 24.
[8] Ibid.
[9] Ibid., p. 201-2.
[10] The Local (Stockholm), Nov. 29, 2007.
[11] BBC News, Aug. 16, 2006.
[12] Wikan, Generous Betrayal, p. 194.
[13] Ibid., p. 242, ftnt. 76.
[14] Hind Fraihi, Undercover in Klein-Marokko, Achter de Gesloten Duren van de Radicale Islam (Leuven: Uitgeverij Van Halewyck, 2006), p. 78.
[15] Hilâl Yalçin, Ina Lodewyckx, Rudy Marynissen, and Rut Van Caudenberg, Verliefd verloofd..gemigreerd. Een onderzoek naar Turkse huwelijksmigratie in Vlaanderen, (Antwerp: Steunpunt Gelijkekansenbeleid, University of Antwerp-University of Hasselt, 2006), p. 186-91.
[16] Fraihi, Undercover in Klein-Marokko, p. 78.
[17] Dagens Medisin (Oslo), Mar. 8, 2007.
[18] Joop Garssen and Han Nicolaas, "Fertility of Turkish and Moroccan Women in the Netherlands: Adjustment to native level within one generation," Demographic Research, July 18, 2008, pp. 1249-80.
[19] Ina Lodewyckx, Johan Geets, and Christiane Timmerman, reds., Aspecten van Marokkaanse huwelijksmigratie en Marokkaans familierecht (Antwerp: Steunpunt Gelijkekansenbeleid, University of Antwerp-University of Hasselt, 2006); Yalçin, et. al., Verliefd verloofd..gemigreerd. Een onderzoek naar Turkse huwelijksmigratie in Vlaanderen, p. 160.
[20] Fraihi, Undercover in Klein-Marokko, p. 54.
[21] Van Amersfoort and Penninx, "Regulating Migration in Europe: The Dutch Experience, 1960-92," pp. 133-46.
[22] Wikan, Generous Betrayal, p. 216.
[23] Ibid., pp. 39-41.
[24] Aftenposten (Oslo), May 15, 2007.
[25] Lorenzo Vidino, "The Muslim Brotherhood's Conquest of Europe," Middle East Quarterly, Winter 2005, pp. 25-34.
[26] The Houston Chronicle, Sept. 24, 1995.
[27] Lorenzo Vidino, Al Qaeda in Europe: The New Battleground of International Jihad (Amherst: Prometheus Books, 2006), pp. 46-7.
[28] See, for example, Andrew Hollin, "Dissident Watch: Mehdi Kazemi," Middle East Quarterly, Fall 2008, p. 96.
[29] VG Nett (Oslo), June 6, 2006.
[30] Nederlands Dagblad (Barneveld), July 4, 2008.
[31] Dagbladet (Oslo), July 18, 2008.
[32] Wikan, Generous Betrayal, pp. 39-41.
[33] Aftenposten, July 27, 2007.
[34] BBC News, Sept. 20, 2007.
[35] Yalçin, et. al., Verliefd verloofd..gemigreerd. Een onderzoek naar Turkse huwelijksmigratie in Vlaanderen, pp. 186-91.
[36] Adnkronos International News, Apr. 29, 2008.
[37] Metock and Others, Case C127/08, The Court of Justice of the European Communities, July 25, 2008.
[38] De Telegraaf (Amsterdam), July 15, 2008.
[39] HLN, July 10, 2008.
[40] The Copenhagen Post, Nov. 7, 2007.
[41] "Minder migratiehuwelijken Turken en Marokkanen," Netherlands Statistics, The Hague and Heerlen, Jan. 7, 2008, accessed Jan. 16, 2008.
[42] Metock and Others, Case C‑127/08.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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