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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 09:35

 

 

 

 

 

Benilou 

 

 

 

LES  INTELLECTUELS  ET  LA  POLITIQUE

Par Jacques BENILLOUCHE

 

 

 « L’appel à la raison » lancé par des intellectuels français pose le problème de l’interférence de la culture avec la politique. La notion d’intellectuel a pris son essor en France avec l’affaire Dreyfus, en 1898. Cette affaire à donné un modernisme au terme en raison des nouveaux moyens d’expression qui ont vu le jour avec les manifestes collectifs, les ligues de militants et les médias modernes. Etait alors qualifiée d’intellectuelle toute personne qui s’adonnait aux activités de l’esprit, incluant de fait les arts, les sciences, la littérature et la philosophie. Aujourd’hui l’adjectif a évolué et il englobe à présent les hommes politiques. Les gens de droite récusent souvent cette appellation car, statistiquement, on trouve parmi eux peu de hauts diplômés des universités et le terme d’intellectuel lui-même les dérange. Pierre Desproges plaisantait déjà à ce sujet : «  tout me force à constater que l’intelligence est une qualité de gauche ». Alors à droite ils préfèrent se dirent militants ou écrivain nationaliste. Le cas de Robert Brasillach, fusillé en France pour faits de collaboration, est significatif de quelqu’un qui se targuait d’être un auteur engagé avant d’être intellectuel. Alain Soral qui est passé du parti communiste au Front national tient en revanche à être considéré comme « un intellectuel français dissident » tant la classification le dérange.

 

Intellectuel de gauche

 

            Les intellectuels sont, depuis Zola, en majorité de gauche au point que certains voient dans l’expression « intellectuel de gauche » un pléonasme. Que ce soit en France ou en Israël, ils occupent le devant de la scène littéraire et souvent politique. Lors du précédent Salon du livre à Paris, ils ont enthousiasmé un auditoire subjugué par leurs mots et enchanté par la manipulation du verbe. A notre époque, la qualification d’intellectuel devient de plus en plus rattachée à un engagement politique. Le philosophe communiste italien, Gramsci, a justifié « le rôle du pouvoir des idées dans l'évolution politique d'un pays ». François Mitterrand, qui adorait les Lettres, a utilisé le pouvoir idéologique des intellectuels pour unifier et conquérir la gauche tandis que Jacques Chirac a toujours affiché un grand mépris pour le monde des idées et a aggravé le vide de la politique culturelle de droite. En Israël, les intellectuels constituent le socle de l’opposition en raison de la déroute des travaillistes et de l’atonie des centristes qui se cherchent encore.

            Nicolas Sarkozy en est à ses débuts mais, empêtré dans les problèmes économiques, il ne semble pas faire de la culture sa priorité. Cependant il utilise les contacts à gauche de sa femme Carla pour s’attirer à lui quelques signatures chargées de rehausser le niveau culturel de son entourage. Mais la spécificité française tend à  rattacher la notion d’intellectuel à celle de protestataire ou d’homme de pensée qui pèse à tout moment sur la vie politique au nom d’une éthique supérieure. Dans les régimes forts, les intellectuels, qui disposent d’une protection que leur confère leur statut médiatique, ont d’ailleurs tendance à se substituer à l’opposition pour faire entendre une voie dissonante. C’est le cas sous les gouvernements de Netanyahou et de Sarkozy qui voient des personnalités du monde de la culture se substituer aux hommes politiques.    

 

Vision idéologique

 

            Les intellectuels aiment à se qualifier de gauche car ils estiment que seule la gauche a une vision plus idéologique et plus théorique de la société. D’ailleurs le communisme a été fondé par de purs théoriciens qui se sont avérés incompétents dès qu’ils ont dû mettre en pratique les fruits de la divagation de leur esprit. Ils sont en revanche conscients de leur aura mais certains en abusent souvent. En France, Jean-Paul Sartre, malgré toutes ses erreurs politiques et ses phantasmes, était plus connu que Raymond Aron, écrivain discret, et certainement plus convaincant que le philosophe Jean-François Revel. En Israël, les trois écrivains Amos Oz, A.B Yehoshua et  David Grossman, qualifiés d'être de gauche et par certains de gauchistes,  ont été les vedettes des manifestations littéraires au Salon du Livre à Paris alors qu’aucun écrivain étiqueté à droite n’avait émergé de l’intelligentsia israélienne.

            Il faut cependant voir dans l’engagement politique des intellectuels de gauche une technique commerciale sournoise chargée de faire parler d’eux puisqu’il est bien difficile de se faire publier si l’on est inconnu du grand public. L’objectif avoué est de mobiliser la une des médias pour avoir une chance d’acquérir une place permanente dans les esprits puis d’occuper celle des présentoirs des librairies. Alors par le jeu des colloques, des articles de journaux et des apparitions télévisuelles, les auteurs cherchent à obtenir une légitimité auprès de leurs pairs même si les thèmes de leurs livres sont l’antithèse de leurs articles politiques.

 

Stylo bleu et noir

 

            Amos Oz a bien expliqué la problématique dans son style imagé ; il dispose de deux stylos, bleu et noir, l’un pour les romans et l’autre pour les articles de presse qui l’aident à promouvoir ses romans. Alors, comme il tient à ce qu’on parle de lui afin de diffuser ses œuvres, il se voit contraint d’attirer l’attention en choquant systématiquement par des prises de position politiques iconoclastes, par des scandales et par des coups médiatiques. D’ailleurs André Breton l'avait souligné : « Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout. » Cela n’enlève rien aux qualités de certains écrivains qui ont seulement compris qu’ils devaient provoquer en permanence les médias, et surtout les médias étrangers pour faire parler d’eux. Amos Oz n’avait pas fait dans la dentelle en comparant «  l'ensemble des colons israéliens à des militants du Hezbollah » ou en accompagnant la sortie de son dernier livre par une critique violente de la guerre de Gaza : « En 1967 Israël a énergiquement combattu dans les zones urbaines alors que les snipers jordaniens se dissimulaient derrière la population civile. Pourtant les rues n’ont pas été rasées au bulldozer ». Ces propos ont été relayés jusqu’à l’Etranger à la grande joie de ses éditeurs.

           

Impression de convaincre

 

            Cependant, les intellectuels finissent par avoir du pouvoir parce qu’ils donnent l’impression de convaincre. Ils ont en effet acquis une autorité morale, très souvent avec la complicité des médias. Bernard-Henry Lévy, porte-parole de la gauche, est toujours écouté quand il parle de la Yougoslavie ou du Pakistan, d’Israël ou de la Palestine au point de figurer en permanence dans la liste des futurs ministrables. Le paradoxe tient au fait que le pouvoir n’est plus seulement dans la pensée mais dans les propositions de solutions radicales qu’il prône. Bourdieu affirmait que « les intellectuels cessent d’exister dès qu’il neige sur l’écran de télévision ». De là à devenir des démagogues, il n’y a qu’un pas que beaucoup franchissent.

            En Israël, les gens de gauche ont été les inspirateurs de l’Etat d’Israël. David Remez, l’un des rédacteurs de la déclaration d’indépendance et théoricien de la Histadrout, écrivait des poèmes et développait l’hébreu moderne avant de devenir ministre de l’éducation. Berl Katznelson, perdu au fond d’un vieux fauteuil élimé, dans l’une des deux pièces aux étagères couvertes de livres où il vivait au cœur de Tel-Aviv, était l’inspirateur de Golda Meïr et de David Ben Gourion après avoir dirigé une librairie fortement fréquentée. 

            Les intellectuels de droite ne dédaignent pas le silence et la discrétion. Ils sont moins enclins à s’engager politiquement. Denis Tillinac, fervent partisan de Chirac, avait donné son sentiment : « la politique ne m’intéresse pas. Je suis un écrivain. Mais la littérature n’intéresse plus les gens ».  Jean d’Ormesson, lui, refuse de faire de la politique car « il ne peut être de gauche à cause de la complaisance de la gauche à l’égard du totalitarisme et de la pensée totalitaire ». Alors ils ont souvent tendance à refuser de s’afficher en public, certains diront de se ridiculiser, et ils ne prennent la parole que rarement. Ils cherchent plutôt à exprimer, uniquement par leurs mots et leurs textes, les révoltes et les soucis de leurs lecteurs.

            Quelle que soit l’étiquette qui leur est accolée, les intellectuels ont surtout compris que s’ils ne se font pas connaître médiatiquement alors, malgré leur talent, ils seront moins lus sauf quand, à l’instar de Samuel Agnon, prix Nobel de littérature, ou de l’académicien Max Gallo, leur production littéraire est tellement abondante qu’ils deviennent des écrivains. 
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 05:39

 

A propos par Aschkel

Appel du coeur d'une israélienne  contre le mono-Call de la Raison

Par Aschkel

 

A BHL, Alain Finkelkraut et les autres.......Invitation aux amoureux de la paix..

 

 

Ou Habitez-vous, Mesdames et Messieurs ? Et de quelle boîte à malices sort la pétition que vous faîtes parler et circuler en votre nom ? Sinon d’un tour de passe-passe de Messieurs Halperin, Soros, Gerstein et Jeremy Ben-Ami ? Où est passée votre si brillante indépendance d’esprit, lorsque vous vous laisser ainsi embrigader comme les boy-scouts du nouveau Président Obama ?

 

Qui servent vos mentors israéliens, comme Elie Barnavi, ancien ambassadeur de mon pays, lorsqu’il appelle à des pressions extérieures sur le pays qui l’a placé là d'où il peut s’exprimer désormais ? N'y a t-il pas conflit d'intérêt ou double-emploi?

 

A-t-il, à ce point, pris goût aux dîners des chancelleries qu’il en soit venu à croire que la politique intérieure d’un pays tiers puisse s’y décider entre soi, sans consultation du peuple ?

 

Ou , pire, que la paix et la raison pouvaient aussi provenir des caisses de la Fondation Soros, de donateurs iraniens et saoudiens? Est-ce là toute votre éthique, tout votre droit à un quelconque monopole du cœur qui nous manquerait tant, à nous qui vivons ici ?

 

Barnavi, Yossi Sarid ont, pourtant, toute latitude de quitter leur exil bruxellois ou américain et venir tenter de convaincre ceux qui pensent différemment d’eux. L’avenir du pays qui vous semble si cher ne se décide t-il plus qu’à Bruxelles, à Washington et à l'ONU ?

 

Croient-ils, nouveaux adeptes du coup d'Etat permanent, changer le sens d’élections auquel ils ont eu tout loisir de participer ? Pensent t-ils que le pays qu’ils défendaient jusqu’alors est peuplé d’hystériques sans la moindre lucidité ni maturité sur leur passé, leur présent et leur avenir ?

 

Où étiez-vous donc, lorsque d'autres défendaient fièrement la seule démocratie du Moyen-Orient contre les votes unanimes l'assimilant à un "racisme"? Ou que Goldstone, Travers appellent à sa condamnation unilatérale, sur un pied d'égalité avec un mouvement terroriste, alors que vous connaissez l'éthique qui anime cette armée parmi les plus morales du monde?

 

Ou souhaitez-vous surtout diffuser la contamination des mêmes germes de la peste antisioniste sur le Conseil de l'Europe, en croyant décider de notre sort, ce 3 mai?

 

Où êtes-vous donc, lorsque le peuple iranien vous appelle à la rescousse, sous les coups des Bassidjis?

 


 

Qui, surtout, vous donne le droit de me dire ce que je dois faire et ce que je dois penser ?

 

Si vous pensez à notre place, alors venez aussi vivre à la nôtre et fonder ce « Nouvel Israël » dont se targuent les ONG qui vous soutiennent pécunièrement ! Mais ne perdez ni votre temps ni leur argent !

 

Ou étiez-vous pendant ces huit longues années ou mes frêres de Sdérot vivaient dans la terreur ?

 

Ou étiez-vous lorsque l'on détruisait ma ville Aschkélon et que je vivais terrée comme un rat dans mon abri aux sons mélodieux des sirènes de la mort ?

 

 

Ou étiez vous lorsque l'on m'a enlevé mon père en pleine prière de Kippour pour aller à la guerre ?

 

Qu'avez vous fait pour interpeller les Arabes et leur dire que le terrorisme est abject et qu'ils doivent cesser leur industrie de haine ?

 

La honte ne vous étranglera t-elle pas lorsqu'ils chercheront à proclamer leur Etat unilatéral pour poursuivre le conflit sans garantie qu'il ne se termine jamais, comme vous l'avez fait pour le Kosovo? 

 

Que dites-vous aux Palestiniens qui apprennent à leurs enfants avec votre argent, la haine et rien que la haine ? Où sont vos programmes éducatifs pour ces déshérités de l’esprit que vous croyez défendre ? Où sont vos auxiliaires pédagogiques, ô vous, Messieurs les grands professeurs de Normale Supérieure, gens de lettres et Académicien, hommes cultivés, invités des salons mondains et des plateaux télévision ? Si géniaux ingénieurs des ponts et chaussées entre les peuples!

 

Qui êtes-vous pour soutenir le mensonge du mythe d'un peuple palestinien unifié, déclanisé, porteur d’institutions viables, comme par génération spontanée ? Quand vous enterrinez le mensonge historique de "territoires occupés", lorsque l'OLP s'est substituée à la Jordanie, en s'appuyant sur le renoncement officiel du Royaume Hachémite, en juillet 1988, à la souveraineté sur la Cisjordanie, lors de la 1ère Intifada?

 

Qui a poursuivi sans répit l’illusion que les élections de 2006 à Ramallah, des forces démocratiques, à tout le moins conciliantes, sortiraient des urnes par enchantement, sans que personne ne se soit donné la peine d’éduquer ce peuple à la cohabitation avec d’autres ? - Nous seuls, et non vous, en l’occurrence -.

 

N’est-ce pas ce même maître américain du Département d’Etat, qui a refusé d’entendre les voix de Nathan Sharansky et de tant d’autres, pour promouvoir, sans l’avoir voulu, une majorité islamiste ? Le Hamas appelait à la lutte armée et au terrorisme, parce que ce sentiment correspondait aux courants d’opinion les plus répandus « de l’autre côté de la ligne verte », feignez-vous de l'ignorer?

 

Que faites-vous, avec vos pétitions focalisées sur les torts d’Israël, pour réduire le fossé entre Hamas et Fatah, lorsqu'ils s'entretuent ? Ou est-ce Tsahal qui est chargé de ramasser la vaisselle cassée?

 

Qui êtes vous, Messieurs pour vouloir créer un enième état arabe sur le confetti israélien, en vous fichant de ce que mes voisins et moi-même, à quelques enclablures de Gaza, en pensons, par expérience ?

 

 

Mais qui êtes vous donc, Messieurs, pour savoir mieux que nous nous protéger de la terreur ?

 

Mais qui êtes vous donc, Messieurs, pour effacer un rêve deux fois millénaire devenu réalité ?

 

 

Mais qui donc êtes vous, Messieurs, pour me demander d'abandonner le peu de sécurité qu'a, jusqu’alors, pu obtenir ma famille ?

 

 

Sachez que la paix ne se fera jamais avec et tant que des gens veulent nous détruire.

 

Je vous invite, ici, à venir visiter les familles de Sdérot ou d'Aschkelon pour ne parler que d'eux, et constater par vous même les douleurs subies,

 

Juste les regarder dans les yeux..........

 

Ou est votre appel pour faire libérer Guilad de l'enfer où il se trouve ? Où sont vos pressions et vos délégations savantes et convaincantes en direction du Hamas ?

 

Que faites vous tant pour la sécurité des Juifs en France, sinon d’affirmer que leurs frères sont des « colons » et qu’ils n’ont qu’à s’en prendre à ce fichu Gouvernement israélien?

 

Avez-vous été visité la famille de ce pauvre strasbourgeois qui s'est fait agressé ? Lui avez-vous aussi dit à quel point le gouvernement israélien était seul coupable de ses déboires et que s’il n’était pas content, il n’avait qu’à rejoindre ses « frères colons » ?

Car à ne culpabiliser qu’un seul côté, vous passez sous silence la raison de ses tourments et cautionnez ses agresseurs. Ayez au moins un éclair de solidarité avec ceux qui paient les pots cassés de vos élans si généreux et de l'éloquence de votre déraison!

Occupez-vous du Darfour, de la Somalie, souciez-vous des malheureux réprimés des Ayatollahs et  sur tant d'autres terres ou le sang coule à flots, ou restez dans vos salons, à vous entarter entre Tartuffes, mais de grâce, cessez de venir me dire ce que je dois faire pour vivre en paix.

  

Aujourd'hui, je vous déclare officiellement anti-constitutionnels et contre-productifs! 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 20:56

 

 

 

 

Néfertiti, pierre de Rosette, glaces flottantes, niqab, retraites, spéculation, Grèce, raison garder, etc...

 

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/

imode.jpgIl y a des périodes comme ça : des gens irresponsables, pédants, ignorants, menteurs, cyniques, continuent pourtant d'occuper le haut du pavé parce que les circonstances les ont placés là où ils sont, et ils s'accrochent, les crocs bien enfoncés dans vos mollets, parce que leur statut en dépend (et donc leur aura dans les dîners en ville et chez les escort girls) même si la réalité les dément chaque jour, à chaque seconde parfois, (time is money) tant pis, puisque pour eux la réalité c'est principalement ce que leur donnent leurs modèles (mathématiques, statistiques, idéologiques...) ; aussi l'observation empirique, l'analyse a priori et a posteriori, bref, la méthode vieille de 2600 ans (celle de Platon), doit être écartée au profit des inductions de la probabilité distributive, même si le réel les dément souvent, peu importe, les équations grisent, elles donnent une telle impression de puissance que les objections sont balayées d'un revers de main.

Ainsi, comme le climat ne répond pas encore aux exigences de l'heure (la transformation de la Terre en poêle à frire se fait attendre), inventons des scénarios hyper catastrophes : les 6 m de Al gore n'ont pas fait peur ? Eh bien avançons 70 mètres comme vient de les avancer la revue scientifique Geophysical Research Letters, peu importe s'ils sont hypothétiques, il en restera bien quelque chose, on pourra ainsi imposer peu à peu cette nouvelle religion avec une main de fer, c'est qu'elle se prépare cette main, pour manier le gourdin, et elle peut s'entraîner déjà sur le dossier des retraites et de la spéculation avec un seul mot d'ordre : faire payer les riches, comme si par exemple il fallait faire saigner des gens bien portants parce que d'autres sont malades, cela n'a rien à voir, eh bien tant pis, vous n'avez pas le cancer ni le sida ? Vous êtes déjà suspects (du moins pour le sida) et en tout cas vous allez payer pour les autres, c'est comme ça, c'est comme "care", et comme 50% cela ne suffit pas d'imposition on va aller vers les 60, 70% et plus encore... puisque la richesse vient de l'exploitation et non de l'innovation, paraît-il, et peu importe si le calcul des ratios ne peut s'effectuer qu'à partir de la vente effective...alors que la théorie de l'exploitation prétend que le bénéfice s'effectue avant la vente, ce qui est évidemment faux dans la plupart des cas, mais dire cela vous positionne dans le mal, le mauvais côté, puisque la religion du nouveau bien est à gauche.

J'exagère ? Lorsque le magnat Warren Buffet a donné 80% de sa fortune à la fondation Bill Gates, des petits malins ont souligné qu'il lui restait encore 20%, "ce qui n'était pas si mal", ils lorgnaient donc aussi sur ces 20% ces charognards, aucune pitié des chacals et des hyènes, les mêmes qui au fond se disent que la solution n'est pas d'accroître le gateau, d'améliorer la formation, la protection sociale, la régulation, bref de faire en sorte que chacun ait son dû selon son travail, selon ses droits aussi, eh bien non, l'idée, simple, rapide, la main de fer dans un gant de fer (après le gant de velours vient le gant de fer, toujours..., et ensuite, eh bien on ne prend plus de gants...) comme en 1792 et surtout en 1917 et 1933, il faut donc voler les "élites" (aristo, bourgeois, juifs...) il faut supprimer l'élite, et surtout masquer évidemment qu'ensuite on s'attaque aux riches moyens, puis aux moyens riches, aux moyens moyens, aux moyens pauvres, etc, les mao étaient très forts dans cette stratification, très fins, à propos Badiou est un ancien mao, qui ne renie rien d'ailleurs, il en redemande même, (il traite même tout opposant à sa ligne de "terroriste mou" c'est dire...), tous ces gens sont donc persuadés qu'il suffit de rendre gorge aux "requins de la finance" pour que tout baigne dans l'huile ensuite, take care, en masquant que les déficits sont structurels, que la Grèce et la France étaient surendettés bien avant la crise des subprimes qui a été envenimée, by the way, par les consignes populistes étatistes visant à pousser les ménages populaires à s'endetter au-dessus de leurs moyens.

Et qu'il y ait ensuite des goulus, humains trop humains, à l'assaut cynique et s'en vantant même à leur escort girl "officielle", rien de neuf dans "la comédie humaine", et nous avons même des néo-Néron qui poussent le luxe à incendier, voire fomenter des "accidents", afin de pousser à l'Apocalypse, 60 ans de "paix" c'est décidément intenable, et en plus rendez-nous Néfertiti, la pierre de Rosette, alors que l'égyptologie est une science née en Occident, qu'avant le 19 ème siècle les pierres des pyramides servaient à construire d'autres batisses, alors que les véritables Egyptiens sont les Coptes et que ce sont eux, et non les envahisseurs arabes, qui auraient un mot à dire, idem ailleurs (Irak, Libye) sauf en Amérique du Sud où cela se discute en effet concernant les biens incas et mayas, ils peuvent être en effet réclamés par leurs descendants :-) Mais au Proche Orient ? A qui appartient Israël ? Aux envahisseurs arabes ? Au nom de quoi ? Evidemment ne remontons pas aussi loin, 1920, 1947 alors ? Que s'est-il passé en 1920? Il paraîtrait que les arabes voulaient vivre avec les juifs, mais que les oulémas l'ont empêché et qu'ensuite avec la montée du nazisme, ils ont préféré jouer la carte nazie que démocrate, et ensuite forts de leur arrogance imbibée d'anti-modernité (surtout vis à vis des femmes) ils ont préféré ne toucher à rien, juste à demander de supprimer déjà Israël de la carte, et ce sont ces gens-là que BHL et Finkielkraut soutiennent désormais en exigeant la paix maintenant, au nom de leurs fantasmes d'intellos parisiens bien au show, projetant sur l'autre toujours leur désir, l'enfer c'est les autres pourtant, n'ont-ils pas compris que les Accords d'Oslo ont été sacrifiés sur l'autel du refus islamique de voir Israël surgir comme Etat et non pas seulement comme Nation. C'est ce que comprend pas Gilles Kepel qui au nom de son autorité de professeur s'interroge sur la loi contre le voile intégral alors que celui-ci est un uniforme théologico-politique donc militaire et que son interdiction est même demandée en secret par les premiers concernés ; sauf que Kepel a oublié Hobbes et Machiavel, il a oublié que tout groupe désire s'étendre le plus loin possible tant qu'une limite ne le contrecarre pas, et qu'Israël a voulu penser cette limite, Rabin est même mort pour prouver que l'on peut être israélien et vouloir la paix sauf que certains ne connaissent que la paix des cimetières et des cimeterres. C'est ainsi. Ainsi soit-il.

 

Par Lucien S.A OulahbibPublié dans : Alliance des civilisations Communauté : Mouvement 
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:29

 

 

Par Frédéric Sroussi

 

 

Pour www.aschkel.info et http://lessakele.over-blog.fr

 

freds

 

Le pamphlétaire Michel Onfray suit-il la même voie que Dieudonné ? 
 

 

Michel Onfray et Dieudonné. Deux personnages qui ont suivi des parcours totalement différents à première vue. L’un est écrivain et se prétend philosophe (il  faudrait qu' il relise Deleuze pour se souvenir ce qu' est vraiment la philosophie), l’autre se prétend humoriste bien qu’il ne fasse rire que lui et son gang de néonazis, d’islamistes et de gauchistes (en un mot la lie de l’humanité). Ils ont déjà cela en commun d’être des imposteurs. Mais bref, ils sont loin d’être les seuls individus qui nous vendent leur soupe en nous faisant croire que c’est du caviar. 


Ce qui est définitivement plus intéressant, c’est le (non) rapport qu’ils entretiennent tous deux avec le judaïsme. Faisons une étude fort concise (j’entends déjà le M’Bala M’Bala ricaner grassement du choix de ce mot) des textes et discours de ces deux auteurs concernant le judaïsme. En 2002, dans 
Lyon Capitale Dieudonné déclarait : «Le racisme a été inventé par Abraham. «Le peuple élu», c’est le début du racisme…Pour moi les Juifs c’est une secte, une escroquerie. C’est une des plus graves parce que c’est la première. Certains musulmans prennent la même voie en ranimant des concepts comme ‘‘la guerre sainte.»


Cette déclaration qui fait preuve évidemment d’une ignorance absolue du judaïsme et de ses concepts fait écho à un texte d’un autre philosophe de la stature de Dieudonné, je veux parler de Michel Onfray qui dans son grandiloquent 
Traité d’athéologie , physique de la métaphysique publié en 2005 écrivait : « Y-ahvé parle à son peuple élu et n’a aucune considération pour les autres. La Torah invente l’inégalité éthique, ontologique et métaphysique des races (…) l’invention juive de la guerre sainte…» Mais alors, Onfray a presque tout pompé sur Dieudonné, plagiaire ! Dieudonné serait-il le nègre de Michel Onfray… ? Et nous qui pensions que la grande œuvre «onfray-hyène» était originale ? Quelle déception !


L’un des derniers livres du philosophe 
discount est une attaque ad hominem contre le fondateur de la psychanalyse Sigmund Freud. N’y voyez, bien  sûr aucune charge antisémite déguisée lorsque M. Onfray accuse Freud d'être un «faussaire», motivé «par l' argent, la cruauté,l 'envie, la haine» (ah, les Juifs et l' argent !). En fait, à bien des égards, comme le souligne la psychanalyste et historienne, Elisabeth Roudinesco, Onfray se rapproche des thèses de l' extrême droite française. Il pourra ainsi rencontrer Dieudonné au prochain meeting de l' immonde Le Pen. De plus, on peut ajouter que M.Onfray méprise tous les analysés qui ont été sauvés par la psychanalyse ainsi que les innombrables études cliniques réalisées sur le sujet depuis plus de 100 ans. Onfray pense certainement qu’il est plus intelligent que Jacques Lacan, Mélanie Klein, Françoise Dolto, Donald Winnicott, Julia Kristeva,etc… ou que tous les philosophes qui furent influencés d’une façon ou d’une autre par la psychanalyse tels que Jacques Derrida ou Jean-François Lyotard pour ne citer qu’eux (la liste serait trop longue à énumérer et d' ailleurs Michel Onfray en fait aussi partie...). Nous attendons avec impatience que plusieurs Prix Nobel louent l’intelligence de Michel Onfray comme plusieurs neuroscientifiques récipiendaires du Nobel de médecine l' ont fait au sujet de Freud. Ainsi, Gerald M.Edelman -Prix Nobel de médecine en 1972-dédicaça son formidable livre Biologie de la conscience «à la mémoire de deux pionniers intellectuels, Charles Darwin et Sigmund Freud.». Nous pourrions parler encore du Docteur Eric Kandel, psychiatre et Prix Nobel de médecine en 2000, qui déclarait dans le journal Newsweek en mars 2006 : «Je pense que (Freud) est un géant .Extraordinairement réfléchi , perspicace et imaginatif…». Soudainement nous vient à l’esprit cette phrase du poète qui pourrait fort bien résumer les viles et stupides attaques de Michel Onfray contre Sigmund Freud, les Juifs et le judaïsme : «La médiocrité morgue le génie».

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 13:35

 

 

Publié avec l'autorisation de l'auteur

Pour aschkel.info et lessakele

 

pasteur et ecrivain

Ses derniers interviews (cliquez sur l'image)

 

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bat yeor celier-copie-1 

 

 

 

Tous les fils d’Israël ne s’égarent pas dans “l’air du temps”

Article paru dans le Jérusalem post Edition du 19 au 26 avril 2010

 

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Pourquoi “Begin me rendit politiquement sioniste” ?

J’étais déjà politiquement sioniste par l’esprit de la Bible, mais ce fut Menahem Begin, homme hors du commun, qui m’a fait voir l’image de ce que pouvait être un

Premier ministre israélien sioniste, habité par une conscience vouée à la vocation d’Israël. J’ai bien connu Itzhak Shamir, rencontré Ariel Sharon, Itzhak Rabin, Shimon Peres, puis Ehoud Olmert, et mon désenchantement n’a fait que croître jusqu’à l’indignation.

Depuis l’avènement de Binyamin Netanyahou, l’espoir a refait surface dans mon esprit. Je l’exprime tout net car, bien que non-Juif, je suis un ami d’Israël depuis trente ans, prenant parfois des risques (pour ma vie, ou par mes prises de positions m’amenant des problèmes religieux ou relationnels).

LIRE LA SUITE...................

1904JFR27 PDF ICI

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 15:32

 

 

Les Ecolos, nouveaux bigots .... la suite

La publication de mon article, «Les Ecolos, nouveaux bigots », dans la Libre Belgique du 9 avril, a suscité beaucoup de réactions.

Ma thèse : Ecolo se profile en parti cléricalo-musulman.

http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/574705/les-ecolos-nouveaux-bigots.html

Parmi les nombreux mails que j’ai reçus, une question revient régulièrement : « Comment les verts en sont-ils arrivés là ? ». Voici quelques éléments de réponse.

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’Ecolo est devenu le maillon faible de la résistance à l’islam rigoriste, en Belgique francophone.

De longue date, certains intellectuels d’origine arabo-maghrébine, défenseurs des musulmans piétistes, ont misé sur le parti vert pour relayer leur idéologie. On se rappellera que, sous le gouvernement arc-en-ciel, l’actuel très communautariste président du MRAX, Radouane Bouhlal, a été le collaborateur du ministre écolo, Jean-Marc Nollet. Et que le chercheur ULBiste, Souhail Chichah, qui tient des propos d’une extrême radicalité sur la Toile, a été l’assistant parlementaire de Josy Dubié. Ni Dubié, ni Nollet, ne sont en cause. A l’époque, Bouhlal et Chichah, jeunes et brillants universitaires, jouaient profil bas, se faisant passer pour d’authentiques militants laïques.

Dès les années ‘90, les musulmans communautaristes font le calcul qu’Ecolo est plus friable que le PS. A l’époque, les socialistes mettent surtout à l’avant-plan les musulmans laïques, tels Mahfoud Romdhani et Sfia Bouarfa.

Quatre éléments expliquent, pour l’essentiel, la fragilité d’Ecolo face à la poussée de l’islam rigoriste.

1. Pas de tradition laïque : contrairement au PS, ou au MR, principalement, Ecolo compte une faible proportion de militants laïques en son sein. Pour beaucoup de verts, la priorité est ailleurs, dans le combat environnemental, qui éclipse tous les autres.

2. Le rôle des anciens gauchistes : ils sont très actifs à Ecolo, à l’image de l’ex-trotskyste, Henri Goldman. Historiquement proche d’Isabelle Durant, Goldman est sans doute le penseur vert le plus productif. Le plus complaisant aussi envers les musulmans ultraconservateurs (c’est lui qui, le premier, sur son blog, a traité de « maccarthystes » ceux qui dénoncent un certain islam réactionnaire). Les anciens gauchistes sont souvent fascinés par l’ « anti-impérialisme » et l’ « antisionisme » des militants de l’islam réac. Et ils nient l’activisme de l’extrême droite musulmane.

3. La tendance « boy-scout » : certains écologistes cultivent un indécrottable angélisme. En toute sincérité, ils sont convaincus que l’ouverture aux autres cultures doit être absolue, pour le port du voile islamique, la remise en cause de la mixité, les accommodements raisonnables… Ces écolos boy-scouts manquent de boussole idéologique. Ils manquent, tout simplement, de culture politique.

4. Le cas d’Ecolo Bruxelles. Malgré la résistance de l’aile laïque (Jean-Claude Defossé, Josy Dubié, Marie Nagy…), Ecolo Bruxelles est sous l’emprise du trio Turine-Genot-Mouhssin, au profil cléricalo-musulman. Le choix de Fatima Zibouh pour représenter Ecolo au conseil d’administration du Centre pour l’Egalité des chances et la lutte contre le racisme, est révélateur de l’influence de ces écolos bruxellois flirtant avec l’islam rigoriste.

Claude Demelenne

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 18:29




L’invasion migratoire qui touche l’Occident est-elle le remède au malaise dans la culture ?

Pour aschkel.info et lessakele

 

Lire ses analyses 

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Par Frédéric SROUSSI

 

L’Occident a déjà perdu une partie de ce qui lui était singulier. 

Son aspect a indéniablement changé avec l’arrivée massive, depuis des décennies, de populations non-occidentales ayant amené avec elles leurs us et coutumes, qui sont souvent en inadéquation avec les valeurs del'Occident dont les racines culturelles sont grecque, romaine et hébraïque.


Les populations immigrées extra-occidentales, une fois arrivées, n'essayent pas comme les Polonais, les Italiens et les Juifs, jadis, de s' adapter à la société environnante, mais recherchent plutôt la confrontation (à l' exception notoire des populations venant de Chine, du Vietnam, etc ...)et n' acceptent pas ou difficilement les lois des pays d'accueil. 


Trop souvent ces populations immigrées exigent des droits mais refusent les devoirs que le bon fonctionnement d' une société exige. 

Mais, force est de constater qu’il existe des comportements naturels invariables chez l'être humain et que pour paraphraser Gilles Lipovetsky, nous assistons bien souvent à travers l' histoire à un «crépuscule du devoir». Bergson n' a-t-il pas écrit avec justesse que  «l’obéissance au devoir est une résistance à soi-même» ? 
 


La question est de savoir si certaines cultures sont plus propices que d' autres à organiser cette résistance contre l'insatiable appetitus (comme l'aurait dit Spinoza) de l'être humain ?

Pour en arriver à cette notion d’obéissance au devoir, il a fallu en fait passer par des millénaires d’apprentissage (de «dressage» dirait Nietzsche) afin de cultiver – entre autres – le respect d’autrui en tentant d' établir dans la culture occidentale des relations entre les hommes qui évitent au maximum la confrontation physique ou l' acquisition par le vol - ou pire - des biens d' autrui (voir les Lois du Décalogue).

Comme l’a écrit si bien Freud dans Le Malaise dans la culture : «…Comme dernier trait caractéristique d’une culture, un trait qui n’est certes pas le moins important, nous avons à apprécier de quelle manière sont réglées les relations des hommes entre eux, les relations sociales qui concernent l’homme comme voisin, comme aide, comme objet sexuel d’un autre, comme membre d’une famille, d’un État(…)

Peut-être commence-t-on par déclarer que l’élément culturel est donné avec la première tentative pour régler ces relations sociales.

Si une telle tentative n’avait pas lieu, ces relations seraient soumises à l’arbitraire de l’individu, c.-à-dire que le plus fort physiquement en déciderait dans le sens de ses intérêts et motions pulsionnelles(...) La vie en commun des hommes n’est rendue possible que si se trouve réunie une majorité qui est plus forte que chaque individu(...)

Ce remplacement de la puissance de l’individu par celle de la communauté est le pas culturel décisif. Son essence consiste en ce que les membres de la communauté se limitent dans leurs possibilités de satisfaction, alors que l’individu isolé ne connaissait pas de limite de ce genre.»

L’une des idées majeures de Malaise dans la culture consiste donc à dire que «la culture est édifiée sur du renoncement pulsionnel» .

Ce renoncement présuppose la non-satisfaction de puissantes pulsions mais Freud avertit qu'« il n’est pas facile de comprendre comment retirer à une pulsion la satisfaction.

Cela n’est pas du tout sans danger; si l’on ne compense pas cela économiquement, on peut s’attendre à des troubles graves.»

Ce renoncement est donc une «souffrance» non naturelle qu’une société doit exiger de ses membres pour qu' ils puissent vivre autant que possible en harmonie et non selon la «loi» du plus fort.Ce renoncement aux pulsions peut-être si difficile à supporter que des individus décideront alors de vivre selon leurs motions pulsionnelles , quitte à se mettre à dos une partie de la société qui a émergé de cette «culturisation».

Après tout comment ont commencé les prémices de Mai 68 en France ?

Eh bien, tout simplement parce que Daniel Cohn-Bendit et ses amis voulaient pouvoir entrer librement dans le dortoir des filles de l’université de Nanterre au nom de la «liberté sexuelle».
 

Nous pouvons dire que chaque peuple a sa propre culture mais certaines d'entre elles sont plus laxistes que d’autres et offrent parfois aux pulsions plus de liberté pour s’exprimer. Le peuple Juif quant à lui a contribué de manière essentielle au renoncement des motions pulsionnelles par son engagement dans la Loi du monothéisme.

Si le petit peuple juif a offert au monde tant de génies c' est donc peut-être aussi grâce au renoncement d' une grande partie de ses pulsions les plus «primitives», les plus «bestiales» au profit de la sublimation pulsionnelle dont Freud dit qu’elle est «un trait particulièrement saillant du développement de la culture (et qu’elle) permet aux activités psychiques supérieures, scientifiques, artistiques, idéologiques, (de jouer) dans la vie de culture un rôle tellement significatif.»


Mais les Juifs eux-mêmes sont parfois rétifs ( «le peuple à la nuque raide») à la Loi et certains peuvent se perdre en refusant de renoncer à leurs pulsions car ils sont eux aussi (les Juifs) nostalgiques de leur moi primaire, de leur moi-plaisir.

Le fait est qu’aux yeux du monde Israël est le passeur de la Loi et que l’Occident a bien dû se plier à cette Loi essentielle qui demande tant de «renoncement» pulsionnel. Dans la sublimation la pulsion change donc de destin puisque son but et son objet sont alors modifiés.


La pulsion est détournée vers un but valorisé socialement dans lequel la pulsion perdra de sa charge sexuelle et/ou agressive. Nous pouvons ajouter que la Loi «interdit» aux pulsions agressives de se manifester ouvertement.

L’idée de sublimation peut-être déjà trouvée dans le Talmud dont un verset dit en substance : «Si tu sens que ton fils est attiré par le sang, fais-en un boucher». Il y a bien ici détournement de la pulsion agressive vers un but qui ne troublera pas la quiétude de la société. Mais alors, qu’en est-il des cultures autres qui n'ont pas atteint ce degré de respect d' autrui ? Comme l'explique le spécialiste du monde arabo-musulman, l'historien Bernard Lewis :

 

«L' impérialisme, le sexisme et le racisme sont des notions occidentales, non parce qu' elles seraient propres à l' Occident mais parce que les sociétés occidentales les nomment et les identifient au mal, en vue de les éradiquer.

Ailleurs, ces notions (racisme, sexisme, impérialisme ) font tellement partie intégrante des sociétés non-occidentales qu'il n' existe même pas de nom pour les définir». 
 

On constate bien que les sociétés non-occidentales de type africain, proche et moyen-oriental en particulier (à part bien évidemment Israël qui partage avec l' Occident ses valeurs les plus respectables) n' ont pas fait encore ce travail de «culturisation» qui amène à respecter autrui comme il se doit. Nous citerons juste comme exemple le plus total mépris dont les femmes sont victimes dans la plupart de ces sociétés pour comprendre de quoi nous parlons. 

C' est un fait ! Ces sociétés ne sont pas encore arrivées à atteindre le «pas culturel décisif», dont nous parlait Freud, qui remplace la puissance de l’individu par celle de la communauté. René Laforgue, le fondateur du mouvement psychanalytique français qui avait vécu au Maroc, avait décelé dans le système éducatif des Arabes une défaillance qui favorisait l'apparition d' un moi paranoïaque (Il suffit d'observer aujourd' hui le système éducatif élaboré pour les jeunes arabes palestiniens par les terroristes du Hamas et du Fatah pour comprendre que Laforgue avait raison).


Mais qu' advient-il alors quand la société occidentale elle-même décide de régresser en refusant de renoncer à ses motions pulsionnelles ? Après tout des dizaines de millions d'occidentaux (mais pas seulement)
n' ont-il pas totalement saccagé tout le travail de «culturisation» (en l'occurence le règlement pacifique des relations entre les hommes) en suivant le plus monstrueux et diabolique personnage que le monde ait connu, Hitler ? L' ordre hitlérien n' était en fait qu' un immense chaos organisé qui mena le monde au désastre absolu.
 

Il arrive donc que les sociétés – y compris celles qui ont atteint un haut degré de culture, ou peut-être surtout elles, comme ce fut le cas pour l'Allemagne, ne veuillent plus renoncer aux pulsions qui les assaillent. Disons-le tout de go  s'il existe en Occident une tendance importante au laxisme vis-à-vis des agissements souvent illégaux et immoraux des populations immigrées, c’est que les sociétés occidentales y trouvent leur compte pulsionnel.

Une grande partie des occidentaux se défoulent par procuration. Ils sont fascinés par le déchaînement de violence que peuvent engendrer des personnes issues de communautés dont la culture n’est pas aussi évoluée que la leur du point de vue des relations humaines, mais aussi du point de vue de la modernité.


Cette dernière continue à effrayer une partie des masses occidentales pour qui la modernité est synonyme d’une perte constante de repères. 
 

La pathologie écologique qui frappe les sociétés occidentales est une preuve de la volonté quasi-générale de revenir à la «sauvagerie» de la nature dans laquelle la praxis humaine perdrait de sa superbe.
 

La recrudescence de l'antisémitisme (de l'antijudaïsme,de l'antisionisme)est souvent un symptôme de ce rejet de la Morale(«Dans l’ensemble la moralité de l’Europe est juive» Nietzsche, Gai Savoir )qui bride les pulsions.

Mais il existe ici, en effet, presque une aporie ou plutôt un grave et douleureux dilemme puisque le relâchement pulsionnel sans limitation mène à la violence mais que le renoncement à ces mêmes pulsions peut entraîner aussi un regain d' agressivité.
 

Ce qui est rejeté en fait n’est pas la morale en général mais la morale juive en particulier, celle des impératifs moraux et de la mauvaise conscience (en tous cas c’est comme cela qu’elle est souvent interprétée). Une autre «morale» est alors recherchée, celle qui inverse les valeurs en défendant le criminel et le terroriste au nom de «droits de l’homme» dévoyés et en méprisant la victime.L' homme trouve ainsi une ruse pour libérer le mal qui est en lui tout en se travestissant en sujet épris de morale(il garde ainsi sa «bonne conscience»). 
 

Mais franchement, un renoncement pulsionnel partiel (il ne peut être total) vaut bien mieux que de vivre au coeur de la «jungle» où seule la loi du plus fort pourra s' exprimer. L' homme a tout de même la capacité de se contrôler par le biais de la raison et la volonté. 

Force est de constater que si la morale exigeante issue du judaïsme est totalement rejetée c' est alors vers le chaos que le monde se précipite. 

 

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 17:46

 

Transmis par Aldo-Michel Mungo

 

Dans la carte blanche du jeudi 18 mars 2010 publiée par le journal Le Soir, mon ami Anthony Bochon rappelait le soutien actif de certains intellectuels belges au régime communiste des Khmers rouges, coupables de l’élimination de près de 2 millions de Cambodgiens. A la tête de ces belges figurait le professeur François Rigaux, académicien belge et parrain du Tribunal Russell II sur la Palestine. Défenseur des droits de l’homme autoproclamé.

 

Dans leur carte blanche du vendredi 2 avril 2010 parue dans le même journal, les professeurs Anne Morelli et Jean Bricmont, se revendiquant eux-mêmes d’appartenir à l’extrême-gauche, prétendent livrer une réponse à la carte blanche d’Anthony Bochon. Ils y  minimisent amplement la portée idéologique des crimes des Khmers rouges, déresponsabilisant de ce fait leurs amis belges et profitant de cette tribune pour lancer des accusations envers les Etats-Unis d’Amérique et Israël.

 

D’un commun accord avec Le Soir, la réponse d’Anthony Bochon à l’argumentaire de Morelli et Bricmont ne paraîtra pas dans ses colonnes afin d’éviter qu’elles deviennent le théâtre d’une polémique. Ceci n’empêche en rien la diffusion de la réponse d’Anthony Bochon qui démonte la rhétorique de la carte blanche de Morelli et Bricmont.

 

La carte blanche initiale d’Anthony Bochon : http://archives.lesoir.be/carte-blanche-les-belges-qui-ont-soutenu-les-khmers_t-20100318-00UGQT.html?query=khmers&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=khmers&pos=3&all=621&nav=1

 

La « réponse » d’Anne Morelli et de Jean Bricmont : http://www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2010-04-02/khmers-rouges-au-dela-du-repentir-762340.php

 

Les Khmers rouges, leurs amis et les raisonnements fallacieux

 

Dans leur carte blanche du 2 avril, les professeurs Anne Morelli et Jean Bricmont prétendent répondre à ma précédente carte blanche intitulée « Les Belges qui ont soutenu les Khmers rouges doivent sortir de leur silence ».

D’emblée, la confusion sémantique s’installe, avant de virer à l’argument ad personam : demander aux amis belges des Khmers rouges de s’expliquer revient à tomber dans la repentance, à chercher des âmes perdues, bref, à être un chrétien, limite un légat du pape. Entamer son argumentaire en jetant l’opprobre, à la limite de la diffamation, est une technique qui déshonore ceux qui l’emploient.

Les auteurs donnent en exemple des pratiques d’excuses prononcées par les actuels représentants d’institutions en raison des agissements douteux voire criminels commis par le passé par ces mêmes institutions. Il y aurait comme un fardeau pesant sur l’institution au point que des générations après, leurs dirigeants s’estiment être obligés de s’excuser envers des victimes souvent disparues. La pratique est en effet discutable en ce qu’elle crée une responsabilité intergénérationnelle sans fin, au nom d’une culpabilité intemporelle.

Ceci n’a évidemment rien à voir avec le fait de souligner que des Belges aient été parmi les rares visiteurs admis au Cambodge en plein massacre délibéré de son peuple par ses dirigeants communistes. Ignorer ce voyage revient à minimiser la portée de cette « ballade » champêtre au Kampuchéa « démocratique » et l’absence totale de recul critique devant les violations de droits de l’Homme dont ces visiteurs ont été témoins d’une façon ou d’une autre. Cela n’a non plus aucun rapport avec la demande d’explications. S’expliquer n’est pas s’excuser. Morelli et Bricmont estiment qu’on devrait plutôt demander des excuses de la part des Etats-Unis d’Amérique. Outre qu’il y a là distorsion des faits historiques en tentant d’amalgamer les responsabilités diverses pour des faits commis à des moments différents, Morelli et Bricmont tombent dans la posture qu’ils prétendent dénoncer. Ce n’est à personne, hormis au peuple cambodgien et aux rescapés, de demander des excuses. C’est pourquoi ma carte blanche parlait d’explications, car il est interpellant qu’on ait pu soutenir délibérément un tel régime et même, pour le président des militants belges, devenir ensuite un expert des droits de l’Homme ! Gunnar Bergström, homologue suédois des amis belges des Khmers rouges, est sorti de son silence parce que le journaliste Peter Fröberg Idling a mené une enquête sur l’association Suède-Kampuchéa. Le résultat de ses recherches a été publié sous forme d’un livre intitulé Pol Pot’s leende (« Le sourire de Pol Pot », disponible en traduction néerlandaise en Belgique), déclenchant un débat en Suède autour de la collaboration intellectuelle avec un des pires régimes du XXe siècle. Il n’y a qu’en Belgique qu’une telle loi du silence règne, contre vents et marées, comme s’il était banal qu’un pareil régime ait eu des relais, certes restreints, dans notre pays.

Morelli et Bricmont feignent d’ignorer les nombreuses vagues de protestations émises dès 1975 en raison des nombreuses violations des droits de l’Homme commises par le nouveau régime khmer rouge. La cause n’était pas « lointaine et incomprise » - à partir de quand et dans quels cas est-elle alors proche et comprise ? – le soutien à l’idéologie même des Khmers rouges contredisant la légèreté du militantisme que veulent dépeindre Morelli et Bricmont. Le bulletin édité l’association Belgique-Kampuchéa au retour du « fameux » voyage sur invitation de Pol Pot, et présenté lors d’une conférence de presse le 14 septembre 1978, n’est qu’un panégyrique où le dogmatisme n’a aucun égard envers les nombreux récits des réfugiés, déjà rescapés des champs de la mort. L’adhésion des militants belges allait jusqu’à embrasser les idées du régime, non à le soutenir par réaction à un impérialisme. Suggérer le contraire revient à dédouaner des amitiés sinistres. Le comportement contestable de certaines puissances ne justifie en rien l’adhésion, même épidermique, à des idéologies visant à l’éradication de groupes entiers d’une société donnée.

En versant dans leur rhétorique habituelle, Morelli et Bricmont éludent le débat qu’appelait ma carte blanche, à savoir le questionnement autour de l’engagement idéologique des « intellectuels ». Outre qu’on puisse largement s’interroger sur l’attribution d’un pareil qualificatif à certains mais pas à d’autres, il faut cesser de minimiser la portée idéologique des crimes des régimes communistes. Car en mélangeant le soutien américain aux Khmers rouges après 1979, sous l’administration Carter d’abord, et le « génocide » - les guillemets sont de rigueur car le terme est juridiquement inapproprié – on fait des Etats-Unis ceux qui auraient armé le bras des Khmers rouges avant 1975 afin de massacrer leur propre peuple et les Vietnamiens du Cambodge au nom d’une idéologie de l’Homme Nouveau, version maoïste ! Verser dans l’anachronisme et manipuler le passé pour se lancer dans une « croisade » liée à des thématiques actuelles est tout sauf répondre à l’objet de ma carte blanche.

Rappeler les crimes des Khmers rouges n’a rien de désuet ou de ridicule. Non pour verser dans l’incrimination de leur négationnisme, bien réel chez certains « intellectuels ». Non pour se lancer dans un discours anticommunisme primaire, confondant les utopistes, les idéalistes et les réels et conscients partisans des totalitarismes se revendiquant de Marx et ses émules. Mais pour cesser ce refus d’admettre que des personnes aient délibérément soutenu des totalitarismes après la seconde guerre mondiale, et souvent dans le même camp. La fascination pour les régimes antidémocratiques et sanguinaires n’est en effet pas l’apanage d’un seul camp idéologique.

Enclins à verser dans l’argument d’autorité insidieux, en parlant d’un « étudiant en droit » - un numéro de matricule, en somme – les deux auteurs oublient ma seconde casquette, celle de l’étudiant en Histoire. Sans doute parce qu’à leurs yeux, un juriste n’a aucune crédibilité à parler des Khmers rouges. Faut-il être docteur dans une quelconque discipline ou être considéré – mais par qui ? – comme un intellectuel « engagé » pour exprimer une opinion ? Venant de la part de soixante-huitards, cet argument d’autorité est inadmissible. Comment peut-on se revendiquer de l’héritage de mai 68 et abuser à un tel point de cet argument remis en cause par ce mouvement ? Rejeter l’argument d’autorité uniquement quand cela ne les arrange pas est une marque d’incohérence chez Morelli et Bricmont. S’arroger ainsi le monopole de la crédibilité est une posture qu’il convient aussi de désapprouver avec l’énergie et la force de ceux qui osent braver tous les dogmes, y compris ceux tentant de laisser croire qu’on puisse trucider, sans la moindre once de responsabilité, des populations entières au nom de certains principes.

 

Anthony Bochon

Etudiant en dernière année de droit à l’U.L.B.

Etudiant en baccalauréat supplémentaire en Histoire aux F.U.S.L.

Certifié en anglais juridique international par l’Université de Cambridge

Certifié en droit de la propriété intellectuelle par l’Académie de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (O.M.P.I.)

Auteur d’une méthode de travail (Editions De Boeck, mai 2010) et conférencier

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 13:03

 

 

 

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-tarisme-47862747.html

 

img041107-1214.jpgAprès la pétition contre Sylvain Gouguenheim qui voulait régler en 2009 la question des racines spirituelles de l'Europe (grecque ou musulmane ?) en sommant le ministère de l'enseignement supérieur et la direction de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon de le congédier purement et simplement, après la pétition contre le débat sur l'identité nationale qui a cherché il y a quelques mois à éviter toute discussion sur le fait  accompli stipulant que l'identité de la France devrait être uniquement perçue désormais comme étantl'antre du multiculturalisme communautariste, arrive enfin cette pétition de 400 "scientifiques" contre Allègre et Courtillotafin de les faire taire à défaut de les virer de l'Académie des Sciences comme des malpropres.N'oublions pas que la personne qui mène la danse, Valérie Masson-Delmottea été celle qui disait en 2007 que la neige n'existerait désormais plus en France, je l'ai déjà signalé: http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-quand-la-neige-ne-tombera-plus-42577571.html 

Quel est l'enjeu de ce dernier non débat ? Il me semble que, sans être bien sûr aussi compétent en la matière que ces deux derniers chercheurs ainsi que leurs si aimables opposants pétitionnaires, j'estime cependant l'être autant que messieurs Hulot, Borloo, Duflot, etc, en résumant l'affaire de la façon suivante : le problème se subdivise semble-t-il en deux parts, l'existence d'une hausse plus rapide du CO2 en 150 ans alors qu'auparavant une telle hausse mettait plusieurs centaines de milliers d'années, d'autre part la corrélation qui en a été faite avec le climat. Quelle est l'explication dominante ? Que 150 ans c'est précisément le début de l'ère industrielledonc l'activité humaine serait responsable de la  rapidité de la hausse du CO2, et celle-ci jouerait immanquablement sur une hausse des températures de plusieurs degrés qui à terme mettrait en cause l'équilibre de la biosphère. Voilà l'essentiel de la thèse dominante. Celle-ci aurait eu plus de poids si cette hausse de température avait déjà eu lieu, or elle n'est pour l'instant que de 0,76° et elle ne semble pas s'accélérer depuis trois ans. La thèse majoritaire prétend qu'elle a suffisamment démontré que ces 0,76° vont bientôt être dépassés et se diriger vers 4 à 6° en tenant compte de cette montée plus rapide qu'avant du CO2. Sauf que, d'une part, la corrélation entre hausse du CO2 et hausse des températures n'est pas démontrée. D'autre part cette hausse des températures n'est pas pour le moment avérée. Voilà quelles sont les deux principales critiques de (entre autres) Allègre et Courtillot, (entre autres car on oublie généralement celle de Marcel Leroux pourtant climatologue, mais jamais cité).

Détaillons (un peu) : Pour les climatosceptiques il n'y aurait jamais eu dans le passé une hausse du CO2 qui aurait précédé une hausse des températures puisque c'était l'inverse qui se déroula : ainsi, lorsqu'il existe une hausse donnée des températures (par exemple au Quaternaire dont l'espèce humaine est issue) puis une hausse du CO2 (qui bénéficiait à la végétation) d'une part, sans que pour autant, d'autre part, la corrélation puisse être établie clairement entre les deux. Jean Martin, du site Pensée Unique, l'explique très bien ici : http://www.pensee-unique.fr/soleil.html#vostok1

Dans ces conditions, la corrélation entre la hausse plus rapide que naguère du CO2 et de l'activité industrielle n'est pas évidente selon les climatosceptiques, autrement dit, et toujours selon eux, il faudrait trouver d'autres causes à cette hausse du CO2 comme l'activité solaire, volcanique, magmatique, la tectonique des plaques...

On le voit, la messe n'est pas dite puisque les corrélations ne sont pas démontrées pas plus que la hausse en soi du CO2 qui n'est que constatée, sa cause n'étant que conjecturée tout en étant probabilisée sur cent ans alors que jamais un modèle mathématique peut prédire le N+X=le Réel, puisque le Réel c'est précisément N+l'infini, autrement dit il peut exister un élément non prévu, une rupture atomique donnée et sa réaction en chaîne qui va fractalement orienter l'interaction systémique vers une autre totalité, on le voit bien en histoire humaine (qui a prévu la crise des subprimes et sa réaction en chaîne ? Qui a prévu mai 68 ? La première guerre mondiale ?...), on le voit aussi en histoire naturelle comme dans les tremblements de terre etc...

 

Cette hystérie dans le débat cache en réalité autre chose : comme la hausse des températures n'a pas eu lieu, et que nous connaissons à nouveau des hivers rigoureux, même si au Brésil il a fait plus chaud que l'année dernière, les adeptes transis de cette nouvelle religion qu'est le néopaganisme postmoderne prônant désormais la frugalité et la dissolution des frontières humaines culturelles voire biologiques, voit alors rouge, et même se veut à nouveau rouge en visant à réaliser enfin ce type de néocommunisme messianique.

Le plus opaque dans l'histoire consiste à voir les personnels scientifiques et politiques modérés sombrer dans cette néoradicalité, ce qui démontre bien ici le total désarroi d'une élite en perte totale de sens après avoir perdu celle de sa crédibilité puisque en effet sur un autre plan, celui de l'économie politique, tout et son contraire sont avancés, mais j'en ai déjà parlé

Par Lucien S.A Oulahbib





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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:03

 Il est dommage que la solution commune à ces deux hommes politiques soit encore plus d'étatisation et ce dans le sens négatif d'une soviétisation et non pas d'un renforcement de l'aspect régalien qui n'empiète pas sur la société civile mais au contraire la protège.

Ainsi, lorsque Villepin prône l'élimination du dit bouclier fiscal et que Copé en appelle à la constitution d'un cadre contraignant quant aux dépenses budgétaires et sociales, ils ne touchent pas à l'essentiel : celui de dynamiser le développement des tissus socioéconomiques et sociopolitiques, et de leur donner la possibilité de se prendre en charge, de s'émanciper dans l'acte de décision, l'Etat apportant son concours par l'accompagnement et l'expertise, et non par la caporalisation jacobine, quand bien même se ferait-elle au nom d'un passé glorieux.
Cette double possibilité (dynamique de développement et émancipation de la décision) n'a pas encore été franchement entamée en réalité de peur sans doute d'être taxée de "libéral" (ultra, néo, etc), ce qui semble être devenu d'ailleurs un terme grossier ou immoral y compris dans les rangs de la majorité présidentielle.
En fait, si l'on veut, vraiment, relancer l'économie et, réellement, dynamiser la société civile, deux lois devraient être annoncées aux alentours de novembre 2010, discutées dans le pays jusqu'en juin 2011, formalisées en séance extraordinaire durant juillet 2011 et appliquées en octobre 2011, ce qui permettrait de faire campagne sur leur début de réalisation.
Ces deux lois exprimeraient la rupture elle-même tant demandée (et le manque de visibilité, substantielle, de celle-ci semble bien être à la source de l'abstentionnisme des Régionales 2010). Elles permettraient à la fois de mobiliser le camp du Mouvement qui est désormais celui de la Majorité Présidentielle et, en même temps, d'obliger les camps conservateurs social-écologiste, social-démocrate, et social-nationaliste à l'attaquer vertement tant ces deux lois remettraient en cause leur domination idéologique sur l'analyse des causes qui paralysent notre pays, la France.
Ces deux lois auraient comme objet le renforcement libérateur de la protection sociale (comprenant également retraites et chômage) et le renforcement libérateur de l'enseignement.
Concernant la première nombre de rapports montrent que l'une des pistes (aux côtés des réformes de l'enseignement, de l'innovation, on le verra ensuite) semble bien être non pas seulement la réduction du taux de TVA mais surtout la réduction des charges sociales des petites et moyennes entreprises (dans un premier temps) ce qui, de l'avis de tous les experts, même de gauche, permettrait d'augmenter l'activité et donc d'embaucher (y compris dans les secteurs très concurrencés) ; ce qui suppose non pas de faire des allégements mécaniques ou des ristournes conjoncturels ou corporatistes mais d'introduire bel et bien la concurrence libératrice, mais encadrée, (le mot "dérégulation" doit être banni puisqu'il s'agit d'une nouvelle régulation et non pas d'une absence de règles !) et ce de la façon suivante: les grands groupes d'assurance qui ont montré leur efficacité durant la récente tempête ont depuis longtemps la possibilité proposer des systèmes de protection sociale bien moins chers (par exemple Axa) ; la puissance publique les incitera cependant à mutualiser leurs moyens pour les soins lourds (afin d'éviter de trop importantes franchises) et aussi pour la concurrence à l'international.
Voici les détails : indépendamment de la question de la période de transition que l'on abordera plus tard, on pourra donner tout le salaire brut au salarié avec en plus une partie de la part patronale, celle-ci étant diminuée de moitié. Ce qui, immédiatement, donnerait du pouvoir d'achat en tablant sur le fait que le marché de la protection sociale élargie serait moins cher que le monopole de l'offre actuelle ; d'ailleurs, des hôpitaux aujourd'hui publics rendus totalement libres dans leur mode de gestion pourraient travailler avec les assurances, et celles-ci seraient incitées à le faire afin de ne pas uniquement en faire bénéficier les cliniques.
Quelle serait l'avantage du point de vue régalien ?
Il ne s'agira plus de saupoudrer mécaniquement les réductions actuelles (tout devra être remis à plat) avec l'espoir pour le moment vain que les grosses industries de main d'oeuvre puissent embaucher, ou encore que les petites entreprises aient quelques répits durant deux à trois ans ; il s'agira de peser à la source, bien en amont, en tablant sur le fait qu'un tel renforcement libérateur permettra non seulement de dynamiser le marché de la protection sociale, élargie peu à peu aux retraites et au chômage, mais aussi et surtout en ce qui concerne l'intérêt de la puissance publique, celui d'agir par effet multiplicateur, donc d'encourager à l'activité de façon naturelle et non pas artificielle : n'oublions pas en effet que nombre d'entreprises ralentissent leur activité afin de ne pas être surtaxées. Il faudra évidemment songer à une période de transition qui peut être négociée avec tous les partenaires.
L'idée à défendre sera donc de penser à un système polyvalent de protection sociale corrélée au second renforcement libérateur, celui de l'enseignement et de la formation continue : ainsi il s'agira de permettre aux familles et aux individus de choisir leur établissement via un chèque éducation/formation tiré du budget alloué à cet effet. Les établissements auront le loisir de s'organiser comme bon leur semble, à partir du moment où ils remplissent les conditions d'un cahier des charges. La difficulté majeure concernerait les établissements délaissés qui verraient cependant nombre d'enseignants continuer à être payés sans rien faire. Ce problème peut être contrecarré par deux facteurs : il serait étonnant qu'un personnel aussi concerné par leur tâche que les enseignants puisse admettre longtemps que l'on peut être payé sans rien faire, c'est-à-dire sans se remettre en cause ; l'Etat peut alors accompagner leur rénovation par une expertise appropriée.  Ce renforcement libérateur en matière d'enseignement/formation permettra sans aucun doute de vivifier en amont l'offre et la demande, évitant ainsi les dysfonctionnements, les gaspillages, les corruptions.
Ainsi ces deux lois permettraient de relancer l'idée de service public en considérant que celui-ci est incarné par un cahier des charges et non pas par une structure déterminée, ce qui permettrait ainsi d'élargir l'offre, tout en faisant en sorte que cela ne coûte pas plus, et même soit bien plus efficace.
En règle générale ces deux lois permettraient d'éviter que l'Etat apparaisse comme celui qui ne propose rien d'autre que réduire les dépenses publiques, tout en se maintenant comme seul gestionnaire véritable en sous-main, car même si cela n'est pas le cas c'est comme cela que c'est perçu, et c'est d'ailleurs sur cette base que la gauche a pu gagner des sympathisants autour du mot d'ordre "non à la casse du service public" alors que c'est la gauche qui l'a brisé depuis fort longtemps maintenant.


Par Lucien S.A Oulahbib
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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