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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 09:57

 

 

 

 françois célier (Copier)

Les rêveries d’un promeneur solidaire… d’Israël

 

©François Celier, pasteur, écrivain

 

 

            En ce 25 août Cévenol 2012 étouffant, avec en arrière-plan dans mes pensées les bruits et rumeurs de guerre totalitaire que me projetait Internet. Pendant que j’empruntais un sentier grimpant d’une colline toute stridulante du chant des cigales, mon esprit était tourmenté par la proximité des grandes dérélictions humaines qui allaient déferler sur le monde.

            Homme de foi judéo-chrétienne, je m’interrogeais sur le sens de l’existence en général et sur la foi qui m’habitait depuis 40 ans. Durantles 33 ans d’athéisme qui précédèrent le jour ou « le ciel me tomba sur la tête » (1), j’estimais jusqu’alors que la métaphysique n’était qu’une branche de la sagesse universelle portant sur la recherche des causes et des premiers principes. Depuis des siècles, celle-ci tentait d'expliquer la nature profonde de l’homme, la genèse du monde sur lequel il se meut, l'espace-temps cosmologique qui lui était perceptible et son interaction avec lui-même.

            Après avoir expérimenté une longue marche dans plus de cent vingt pays, il m’apparût que ma somme de connaissances accumulée était très incomplète, tributaire qu’elle était des  évènements et de l’actualité militaro-politique, scientifique et technologique des quatre décennies écoulées.

            Avant de tirer sa révérence au monde actuel, mon ami Manitou (2) m’enseigna qu’il suffisait parfois de quelques mots pour réjouir notre esprit d’une connaissance plus universaliste. C’est ainsi que tout en progressant sur la raideur d’un sentier pierreux, je m’adonnais à quelques rêveries très peu rousseauistes, lui préférant l’amour de Sion qui ne me quittait jamais.

            Une pensée flasha mon esprit exprimant l’idée qu’exister dans une foi active consistait à résister à tout ce qui pouvait l’entraver, afin de grandir, ne serait-ce que d’un iota. Le mot qui me guida ce fut celui de Sé'hel  שכל     et ses déclinaisons. Après l’avoir retourné en tous sens, il me signifia la source de l’intelligence mentale et spirituelle s’appliquant à nos interrogations, à savoir : l’Esprit (au sens spirituel), la raison, le bon sens, une culture élargie, la sagesse de la prudence, la capacité de déjouer les pièges, l’aptitude à rationaliser les options intellectuelles et morales.

 

            Bref, permettant de croître en améliorant une certaine éthique de la vie sociétale. Par exemple, la Déclaration des Droits de l'Homme (et de la femme) relevait à la fois de l’ordre métaphysique et d’une dimension spirituelle, vu que 3000 ans d’intelligence hébraïque ensemencèrent antérieurement les consciences humaines jusqu’à l’avènement de ces mots : "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit." Quelle splendide synthèse !

 

            Cet Article 19 me parut ce jour-là si remarquable qu’il me sembla que tout être doué de raison ne pourrait y contrevenir ni le falsifier. Mais hélas, il fut bientôt altéré, dénaturé par ceux-là mêmes chargés de l’appliquer à  la chose publique et politique.

            Sur le plan spirituel, la seconde parole qui me vint à l’esprit était gravée sur une plaquette argentée que je portais à mon cou depuis mon dernier voyage à Jérusalem.

            Datant de 2600 ans, c’était la plus ancienne des bénédictions provenant d’un Rouleau trouvé dans la vallée de Hinnon, 300 ans avant les fameuses découvertes de Qumram. Ces lettres signifiaient la bénédiction de Moïse à Aaron et aux fils d’Israël :

            « Que l’Eternel te bénisse et te protège ! Que l’Eternel fasse rayonner sa face sur toi et te soit bienveillant ! Que l’Eternel dirige son regard vers toi et t’accorde la paix » (3)

            Ses paroles étaient contemporaines du Premier Temple, soit 7 siècles avant Jésus-Christ (Yéchoua. ivwy = nom hébreu de Jésus, qui veut dire "Dieu sauve ", « Yéshoua Hanostéri Woumelekh Hayéhoudim ! ». Pour moi qui étais jusque-là hors la foi, elles nommaient celui qui allait donner tout son sens à ma vie. Dès lors, spiritualité, métaphysique et rationalité se complétèrent dans mon esprit et ma pensée.

 

            Ma toute première visite au Mur occidental de Jérusalem, capitale indivisible d’Israël, me bouleversa par la densité de la présence de l’Eternel. Alors que je priais à voix haute (avec des mots provenant d’une langue ancienne, à mon insu), les yeux noyés de larmes d’adoration, un rabbin s’approcha et me dit en français : Vous dites des choses très belles au Seigneur de la vie… Et, ajouta-t-il, dans notre langue.

            Décontenancé, tenant une kippa de carton en équilibre sur ma tête, je répondis : Monsieur, pardonnez-moi, mais  j’ignore l’hébreu ou l’araméen ? Et de surcroît, je ne suis pas juif.

            L’homme en cafetan noir me répondit : Je vois… mais sachez que votre cœur est circoncis.

           

            Cette parole me demeura énigmatique jusqu’en 2012. En effet, après avoir parcouru le monde comme évangéliste (porteur de la nouvelle du salut en Christ pour ceux qui l’acceptaient), puis conférencier international, je compris qu’il ne s’agissait pas de dépasser mon christianisme itinérant pour en judaïser la foi, mais de vivre celle-ci avec la conviction que c’était la sève des racines juives qui alimentait celle-ci, peut-être depuis cette lointaine prière au Mur occidental d’un cœur circoncis.

 

            Les pensées qui me préoccupèrent ensuite furent celles de l’état du monde actuel, profondément menacé par une troisième idéologie totalitaire, celle d’un islam conquérant et chaque jour plus arrogant de sa puissance. Sa stratégie subtile ou destructrice pèse lourdement sur une civilisation occidentale qui s’étourdit à danser sur son volcan, tout comme sur le monde arabe, bien qu’il en soit l’ordonnateur coranique et la première victime. Depuis 14 siècles.

 

            Depuis son diabolique engendrement (appelons un chat un chat), en parcourant l’histoire de sa trajectoire séculaire, son impressionnante expansion (56 pays à l’heure actuelle), leurs gouvernances gravitaient toujours sur les mêmes schémas anciens : oligarchie familiale (mahométane au premier chef),  tribalisme, autocratie militaire, théologie fataliste et enfin, obsession d’établir une théocratie religieuse fondée sur un fantasmatique Califat mondial.

 

            Solidement ancrées sur un socle moyenâgeux, tous les commandements coraniques s’y prêtent : sultanat tyrannique,  fascisme et socialisme totalitaires. Aucun recours ni réaménagement possible. Tous proviennent du  vortex dévorant de ses premières versions (celles de Médine notamment), jusqu’à l’actuel coran monumental, inamovible et intouchable, procréant d’infantiles et meurtrières fatwas, cruelles mutilations, peines de mort des apostas, privation d’un Paradis-lupanar et certitude d’enfers éternels.

 

            Mandaté par lui-même (là réside son génie), son fondateur Mahomet emprunta sans vergogne au judaïsme et au christianisme tous les éléments permettant de corseter en mailles de fer inextricables ses dogmes religieux et ses Lois d’une Sharia’h barbaresque. Sans doute  que ce fatras d’interdits et d’ordonnances aberrantes empêchèrent le monde musulman d’évoluer positivement au cours des âges. Cela entraina les pays conquis par le sabre ou la ruse à leur stagnation par le verrouillage intellectuel de leurs populations asservies (culturellement castrées) à régresser, en dépit d’immenses richesses mal-acquises jadis par razzias, pillages, esclavagisme et, de nos jours, manne pétrolifère,  chantage au terrorisme et à la terreur atomique.

 

            De l’enfance au trépas, être conditionné depuis mille et une générations par de puissants mantras (ou sourates) forme la structure mentale d’un endoctrinement récitatif politico-religieux. Outre que le coran constitue un parfait manuel de guerre stratégique, il peut provoquer des schizophrénies à caractère mystique, ou des aliénations paranoïaques meurtrières. Par ailleurs, cela engendre souvent une souffrance morale secrète ou une stressante tension intellectuelle dans l’esprit de ses croyants : Le bien, c’est le mal de l’autre. Le culte de la mort plutôt que celui de la vie.    

 

            Notre monde politique et notre gestion de la Cité occidentale reposent sur les colonnes culturelles gréco-romaines et judéo-chrétiennes jusqu’à nos imparfaites démocraties (néanmoins perfectibles). Pour l’entendement musulman, verrouillé depuis si longtemps, bien qu’il bénéficie de nos avancées scientifiques et civilisatrices, elles sont des ennemies à combattre et à supplanter féodalement pour la gloire d’un improbable dieu arbitraire, sous peine d’être mortellement apostasiés ou devenir fous à lier, tels lesislamikazes, fidèles observateurs de l’islam pur et dur.

 

            Dans cette approche, métaphysique et spirituelle, nous devons préserver -s’il est encore  possible-, nos Droits individuels et notre liberté d’expression contre les assauts islamistes qui veulent les détruire. Les dirigeants de ce qui résiste encore dans la civilisation occidentale (déjà largement colonisée) doivent réaffirmer que nos Droits sont universels, inaliénables et égaux pour quiconque, et déclarer hors-la-loi cette Sharia’h étrangère, radicalement incompatible avec nos valeurs et principes fondamentaux.

 

            Il convient d’avoir instamment à l’esprit que l’Article Premier de la Déclaration des Droits de l’homme du Caire (c’est-à-dire la Sharia’h datant du 5 aôut1990) stipule que Tous les êtres humains constituent une même famille dont les membres sont unis par leur soumission à Allah.

Ce qui est l’exacte antinomie de nos Droits de l’homme (et femmes) de 1948.

Rappelons à nouveau que les valeurs de l’islam sont : le pouvoir tribal, la propriété absolue des  femmes (et leur infériorité), l’asservissement des étrangers et l’impérialisme d’un pouvoir musulman en vertu d'un califat-divin, grand maître le monde.

 

            Autrement dit, la capitulation des occidentaux à l’islam signifierait : privation de liberté de conscience, de pensée individuelle, jusqu’au droit d’en rêver (nous pourrions parler dans notre sommeil !) Pour le Moyen-Orient musulman et ses tristes printemps sanglants, la seule feuille de route  lui indiquant la direction de son avenir le reconduirait aux sables du 7ème siècle tribal, en s’évertuant  d’y entraîner notre molle et veule civilisation moderne, tant convoitée, décriée  et abhorrée.

 

            Sous nos yeux incrédules, l’inéluctable menace qui se déploie à proximité de nos frontières est représentée par l’islam politique des Frères Musulmans (Al-Qaeda et le Hamas). En son temps, Winston Churchill avait remarqué la similarité entre les nazis et les forces islamo-fascistes.

Il induisait la nécessité de comprendre les similitudes entre les armées nazies et celles du terrorisme arabo-islamique. Aussi, d’outre tombe continue-t-il de nous exhorter : N’abandonnez jamais. Jamais, au grand jamais, n’abandonnez jamais en rien, si ce n’est pour l’honneur et le bon sens. Ne cédez jamais à la force. Ne cédez jamais à l’apparente puissance écrasante de l’ennemi.

            Quelle heure est-il avant que n’advienne le déclanchement de l’ultime horreur atomique, décrite il y a trois millénaires par le prophète hébreux Zacharie ? A combien de mois, de semaines, de jours sommes-nous avant la conflagration thermonucléaire entre l’Iran et Israël ? (4) Qu’en est-il des déferlantes du grand jihad sur la France, l’Europe, les USA et toute la civilisation occidentale ?

 

            De plus en plus de voix (parfois prophétiques) s’élèvent en clamant qu’il est déjà trop tard. Quand bien même -in extremis- arriverait à l’arraché, un développement diplomatique positif. Trop tard, trop de montagnes de mensonges, de défaut de courage, d’abus de langage en écran de  fumé, de falsificateurs politico-journalistiques. Trop de graines de violences semées dans les esprits de nos enfants, trop d’ensemencement de haine répandue dans le monde entier.


            Après nombre de tueries provoquant l’exil des  juifs d’Orient (mais aussi d’Europe à présent), la stratégie des islamistes consiste à massacrer les chrétiens en Égypte, en Irak, aux  Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigeria et autres nations ignorées des médias. Tout en agressant méthodiquement le peuple d’Israël, en s'attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les islamistes veulent abattre le cœur même de la foi judéo-chrétienne qui subsistent ça et là, de la culture, de la civilisation occidentale, de la démocratie, des Droits de l'Homme et du progrès tel que nous l’avons conçu.

 

            Parvenant au faîte de ma colline escarpée, je m’écriais les yeux au ciel et la respiration oppressée : Mais alors, puisque tout semble perdu, que faire, Seigneur Eternel ?

C’est alors que quelque chose de doux comme un murmure me fit tressaillir. Le souvenir mon énigmatique circoncision du cœur me revint à l’esprit. Des paroles simples et claires se précisèrent peu à peu : Revenir à la source de la première église… Restaurer les puits comblés au cours des sièclesRéhabiliter ce qui fut occulté ou dénaturé par des traditions trop humaines.

 

            Par la force mimétique de l’habitude et des traditions religieuses, je prenais conscience que j’étais aussi coupable que la plupart de mes frères chrétiens. Ma confusion fut profonde aussi, ma première contrition fut de reconnaître mon irrespect (inconscient n’étant pas juif) du quatrième commandement. Le shabbat.

            A présent, je sais que cette première prise de conscience sera suivie de nombreuses autres…

           

            Dès le 3ème siècle, les autorités religieuses imposèrent à tous leurs fidèles judéo-chrétiens de trancher tous les liens qui les reliaient à la foi juive. Un christianisme ad hoc triomphant se développa ensuite durant 17 siècles, dans toutes les dénominations et les styles de christianisme.

 

Au fils du temps, les chrétiens oublièrent (ou occultèrent sciemment) de nombreuses injonctions bibliques. Ignorant que le Sabbat était réservé à tout le peuple de Dieu, je compris enfin que ce jour de repos consistait à honorer le Créateur, à nous rappeler sa bonté, à construire notre foi, à illustrer notre salut et l’éternité auprès de Lui et aussi qu’il permettait de libérer sa puissance (comme il le fit jadis) face aux immenses défis que nous allons affronter au XXIème siècle. Es 58-13/14. 

 

            Pour avoir l’honneur d’être un fils de Sion et un ami de nos frères juifs, nos aînés dans la foi, que devais-je faire sans avoir à judaïser ? Sans en épouser toute sa rigueur sourcilleuse ? Du temps passa et la paix s’instaura dans mon être intérieur cependant qu’une grande joie m’envahissait à tel point que je me mis à chanter et danser de joie (5)… Là résidait la source de ma foi réajustée : complaire à mon Père Céleste, chaque samedi, avec joie et chants d’allégresse !

             

           En revenant sur terre (…), je sus qu’il était encore temps pour que notre civilisation laïque et judéo-chrétienne se ressaisisse. Dans un article précédent, j’avais énoncé que les dirigeants israéliens souhaitaient une aide politico-militaire américaine, en dépit des félonies de Barak Obama et son cercle étroit de conseillers privés. C’est pourquoi, pour l’amour de Sion, j’ose vous dire, membres de la Knesset, qu’il serait sage d’y renoncer. Adonaï  Cebaot n’est-il pas le Tout Puissant Seigneur des batailles lorsque ses fils sont en danger ?  

            En fait, singulièrement, les seuls qui seraient un réel soutien pour contribuer à la défense d’Israël sont des millions de chrétiens sionistes, cœurs circoncis (à leur insu ?) revêtus de toutes les armes de l’Esprit. Ils seraient même susceptibles de s’engager comme volontaires supplétifs dans l’armée juive de défense de Tsahal... A ces millions de cœur sionistes de par le monde, par cet article peu orthodoxe,  je lance un appel au ralliement des consciences judéo-chrétiennes et à une levée de boucliers de la foi. Qu’ils s’apprêtent à se mobiliser un jour prochain, en paroles et en actes, à  combattre aux côtés des juifs, enfin reconnus comme frères d’armes et de foi, sous le regard de l’Eternel.

 

©François Celier

 

 

Notes

Titre d’un de mes livres témoignant de ma conversion.

Professeur Léon Askenazi, alias « Manitou », son nom de résistant.

Livre des Nombres 6 :24-26  

Quelle étrangeté que ce soit le peuple iranien (Perse) qui symbolise actuellement la grande menace atomique. Juifs et judéo-chrétiens devraient se souvenir et prier en conséquence que « le fondateur de l’Empire Perse le Roi Cyrus le grand, finança le mouvement sioniste de l’époque. Il demanda aux juifs exilés à Babylone de retourner chez eux à Jérusalem en Judée pour y reconstruire le Temple détruit par Nabuchodonosor Roi de Babylone. Personne mieux que les Perses (les iraniens) ne sont mieux placés pour comprendre le lien entre les Juifs et Jérusalem puisqu’ils furent à l’origine du premier mouvement sioniste de l’Histoire il y a plus de 2500 ans ».

Les judéo-chrétiens d’aujourd’hui ne doivent plus ignorer que Jésus est aussi le Seigneur du shabbat. Le chant le plus ancien de la première « église juive » disait ceci : 

« Bénis-sois-tu, Seigneur Yeshoua, notre joyeuse lumière, pur éclat du Père Eternel !

Alors que nous nous assemblons au coucher du soleil (de vendredi) et allumons les bougies du soir, nous remercions et louons notre Père, le Fils et le Saint Esprit.

Toi, le Fils de Dieu, Toi, le donateur de la vie, digne es-tu en tous temps d’être loué et adoré par des voix joyeuses ! Sois glorifié par toute la création ! Amen ! »

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 09:08

Le Point.fr - Publié le 26/07/2012 à 18:04 - Modifié le 26/07/2012 à 21:47

Pour Daniel Salvatore Schiffer, les JO modernes sont un véritable symbole du capitalisme contemporain en ce qu'il a parfois de plus indigne.

http://www.lepoint.fr/sport/jeux-olympiques/

Photo d'illustration.

Par DANIEL SALVATORE SCHIFFER

 

Nos horreurs économiques : telle est l'implacable mais juste formule par laquelle Rimbaud, alors révolté par les très dures conditions de vie de la classe ouvrière, qualifiait, dans ses Illuminationsla réalité sociale de son temps. Mieux : c'est dans un poème portant le très emblématique titre de Soir historique (1886), où il faisait implicitement allusion à ce "grand soir" auxquels les révolutionnaires marxistes et autres anarchistes de gauche rêvaient tant, que le jeune Rimbaud, encore très idéaliste en ces années-là, émettait cette critique qui, bien qu'elle se référât là au dernier grand "mythe poétique" comme le réputait Sartre en sa "Critique de la raison dialectique", n'en demeurait pas moins fondée.

Mais que dirait-il donc aujourd'hui, ce "voyant" extralucide de Rimbaud, à voir, pour ne s'en tenir qu'à notre actualité la plus brûlante, ce gigantesque barnum économique, foire de toutes les empoignes marchandes, entourant l'imminente cérémonie d'ouverture, ce 27 juillet 2012, des Jeux olympiques de Londres, événement médiatique et planétaire par excellence ? 

Mittal et la flamme olympique : le déshonneur des JO

Car que l'on y songe un instant : c'est Lakshmi Mittal, milliardaire P-DG d'Arcelor-Mittal, le fossoyeur de toute une région ouvrière de notre bonne vieille Europe, depuis les hauts-fourneaux de Liège-Seraing (en Belgique) jusqu'aux aciéries de Florange (en France) en passant par le bassin sidérurgique de Schifflange-Rodange (auLuxembourg), qui sera l'un des porteurs de la flamme olympique. Et cela, pour le remercier, argue le CIO, d'avoir dépensé 18 millions d'euros, au moment même où il supprimait des dizaines de milliers d'emplois avec la fermeture de ces différents sites, pour la construction de la fameuse Tour Orbit : une structure d'acier rouge destinée à symboliser, précisément, ces JO de Londres. 

C'est dire si les syndicats ouvriers des pays concernés ont toutes les raisons de se sentir insultés, floués et écoeurés face à ce flagrant déni des valeurs de l'olympisme, au premier rang desquelles émergent, ainsi que l'indique sa charte, "la responsabilité sociale" tout autant que "le respect des principes éthiques fondamentaux universels".

Parfaitement justifiée apparaît donc la lettre que les représentants syndicaux ont adressée, en front commun, au président, Jacques Rogge, du Comité international olympique. Ils y disent en effet ne pas "comprendre comment (il) (Jacques Rogge) parv(ient) à combiner ces principes, et l'honneur de les défendre accordé (...) à un homme (Lakshmi Mittal) qui apparaît comme l'un des grands massacreurs d'emplois de l'histoire industrielle." Et de conclure leur missive en affirmant, d'un ton non moins sévère, ne pas saisir que l'olympisme puisse "récompenser ceux qui broient des vies".

Ce cynisme sans nom, alibi des pires stratégies financières et manoeuvres sociales, Viviane Forrester le dénonçait elle aussi, il y a une quinzaine d'années déjà, en un essai portant le très rimbaldien titre, justement, d'Horreur économique (1996) : "Nous vivons au sein d'un leurre magistral, d'un monde disparu que nous nous acharnons à ne pas reconnaître tel et que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Des millions de destins sont ravagés, anéantis, par cet anachronisme dû à des stratagèmes opiniâtres, destinés à donner pour impérissable notre tabou le plus sacré : celui du travail."

La nauséabonde odeur des pétrodollars

L'horreur économique ne s'arrête toutefois pas là. Car cette très rentable entreprise que sont devenus les Jeux olympiques modernes, véritable symbole du capitalisme contemporain en ce qu'il a parfois de plus indigne, n'a pas fait que se courber ainsi, au mépris du sort de milliers d'ouvriers désormais sans emploi pour nourrir leur famille, devant les liasses de billets de Mittal. Elle s'est aussi engluée, tout aussi honteusement, dans l'argent du pétrole, qui, lui, pue vraiment : une odeur de cadavre, sur fond de désastre écologique !

Qu'il suffise, pour se convaincre de cet autre scandale financier et humain entourant ces JO de Londres, de considérer trois de ses principaux sponsors : BP, Rio Tinto et Dow Chemical, auxquels des associations (Bhopal Medical Appeal, UK Star Sands Network et London Mining Network) dont la crédibilité morale s'avère au-dessus de tout soupçon ont décerné la très peu enviable récompense, ex aequo, de "médaille d'or du blanchiment écologique".

Que l'on se souvienne, à ce propos, de la catastrophe, en décembre 1984, de Bhopal, où une usine de produits chimiques de Union Carbide, à présent propriété de Dow Chemical précisément, explosait en libérant un gaz toxique qui fera, en deux semaines, 25 000 morts (3 000 selon le bilan, largement sous-estimé, officiel) : victimes dont les familles n'ont jamais été, en outre, indemnisées !

Et puis, le groupe pétrolier BP, qui, il y a moins de deux ans, en 2010, avait provoqué, dans le golfe du Mexique, une marée noire sans précédent, avec la dramatique destruction de la faune marine, à la suite d'un accident sur une plate-forme offshore.

Quant à Rio Tinto, groupe minier fournissant les très officielles mais onéreuses médailles de ces jeux (les plus chères, en ces temps de crise, de toute l'histoire de l'olympisme), il est de notoriété publique, excepté pour ceux qui n'ont aucun intérêt à l'entendre, qu'il exploite sans vergogne ses travailleurs, en plus de polluer inconsidérément les sites où opèrent, en toute impunité, ses installations.

Un intolérable apartheid sexiste 

Mais le sommet, dans cette série de scandales, se situe ailleurs, bien plus grave encore sur le plan éthique.

Car ce que ces pétrodollars auront finalement réussi à imposer, à travers ses principaux pourvoyeurs de fonds que sont les théocraties du golfe Persique (l'Iran, le Qatar, l'Arabie saoudite, le Brunei, le Bahrein, les Émirats arabes unis...), au CIO sans que celui-ci bronche, et justifie même au contraire ce genre de décisions au nom du respect des cultures, ce sont les très phallocrates et spécifiques règles de la charia plutôt que les principes les plus sacrés, théoriquement universels depuis deux millénaires, de la charte olympique : raison pour laquelle les femmes en provenance de ces pays seront obligées de porter, y compris lors de leurs différentes compétitions sportives, le voile islamique.

Ainsi ce que cet intolérable apartheid sexiste bafoue et nie même de manière aussi révoltante, par-delà l'ineptie de pareille attitude sportive, c'est l'esprit tout autant que la lettre de la très noble "charte olympique", laquelle dispose, textuellement, que "toute forme de discrimination (y compris du sexe) est incompatible avec l'appartenance au mouvement olympique". Mieux : son article 51 précise, noir sur blanc, qu'"aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique".

C'est dire si cet assourdissant et coupable silence du CIO, sur cette importante question de société, est en totale contradiction, non seulement avec ses propres valeurs morales, dont l'universalisme est censé être la clé de voûte, mais, de manière encore plus spécifique ici, avec l'engagement envers ce très louable principe d'égalité - entre hommes et femmes, en l'occurrence - telle qu'il se voit inscrit au coeur même de l'olympisme.

Les protestations de la Ligue du droit international des femmes (LDIF)

On comprend dès lors, devant ce prodigieux et funeste retour en arrière, où l'on assiste à l'abdication de toute exigence morale face à l'importance des enjeux économiques, à l'ampleur des intérêts financiers et à la primauté des stratégies géopolitiques, que la Ligue du droit international des femmes (la LDIF, association créée par Simone de Beauvoir) ait organisé ce 25 juillet, en plein centre de Londres, une manifestation lors de laquelle elle s'est employée à jeter symboliquement, dans la Tamise, la charte olympique dès lors que ceux-là mêmes qui ont été élus pour la protéger ont accepté, de manière aussi lâche et inadmissible, qu'elle se voit ainsi foulée aux pieds, niée dans sa raison d'être et bafouée jusque dans son essence même par une loi d'un autre âge : la charia, abominable matrice idéologique de l'obscurantisme religieux en ce qu'il a de plus rétrograde, sinon barbare, au regard de la condition féminine et, donc, au progrès de l'humanité !


Daniel Salvatore Shiffer est philosophe, auteur de Critique de la déraison pure - La faillite intellectuelle des nouveaux philosophes et de leurs épigones (Bourin Éditeur), porte-parole du Comité international contre la peine de mort et la lapidation ("One Law For All"), dont le siège est à Londres.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 16:08
Campagne pour Pollard :
Les remarques de Clinton claquent en pleine face’

Par GIL HOFFMAN

Jerusalem Post 17/07/2012

http://www.jpost.com/DiplomacyAndPolitics/Article.aspx?id=277797

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©


Campagne de riposte à la secrétaire d’Etat après son refus sans équivoque de la possibilité de libérer Pollard.


Le Comité pour ramener Jonathan Pollard à la maison a exprimé son indignation mardi après les commentaires de la secrétaire d’Etat des USA Hillary Clinton rejetant la possibilité que la sentence à perpétuité de l’agent israélien soit commuée.


« En ce qui concerne M. Pollard, il a été condamné pour espionnage en 1987, a dit Clinton. Il a été condamné à la prison à vie, il accomplit cette sentence et je ne m’attends en aucune manière à ce que cela change ».


Une porte-parole du comité a dit que les remarques de Clinton ont stupéfié ses hôtes israéliens et gâché le chaleureux accueil qu’elle avait reçu du public.

Elle remarqua que Clinton n’avait donné aucune explication sur la raison pour laquelle les USA voulaient garder en prison Pollard, âgé et malade.

« [Clinton a dit que] Pollard a été condamné à la prison à perpétuité, dit la porte-parole. Dans ce que l’on ne peut que considérer que comme une impudence sans mélange, tout en repoussant les requêtes d’Israël pour la libération de Pollard, Mme Clinton a fait pression sur le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président Shimon Peres pour libérer nombre d’assassins et de terroristes condamnés en faveur de l’Autorité Palestinienne, qui dit-elle encore, ont été aussi condamnés à la ‘prison à perpétuité’ et ‘exécutent cette sentence’. « Des officiels qui oeuvrent à la libération de Pollard ont été rassurés du fait que Clinton n’a pas son mot à dire pour commuer la sentence d’un prisonnier.

Ils ont exprimé leur confiance que le président Barack Obama peut toujours répondre favorablement aux requêtes de clémence pour Pollard de la part de Peres et Netanyahou », poursuivit la porte-parole : « Les remarques de Clinton représentent une claque retentissante à la face du président Peres, à celle du Premier ministre Benyamin Netanyahou, et du Peuple d’Israël. Ses remarques sont aussi un affront au Peuple américain, et aux nombreux officiels américains de haut rang et aux représentants élus qui appellent à la libération de Pollard, à la communauté juive américaine et à ses dirigeants et aux honnêtes gens à travers le monde qui sont épris de justice pour Pollard. Cependant, Clinton n’est pas celle qui décide. Cela revient au président ».

En 2000, alors qu’elle faisait sa campagne électorale pour le Sénat, Hillary Clinton déclara qu’elle se souciait « des problèmes du procès concernant la sentence de Jonathan Pollard ».

La femme de Pollard, Esther, qui a refusé de répondre à Clinton, quittera Israël mercredi matin pour rendre visite à son mari dans sa cellule de Caroline du nord. La visite était prévue avant les remarques de Clinton à cause de sa santé chancelante.

Des membres de la Knesset de tout le spectre politique ont exprimé leur consternation après les commentaires de Clinton. La parlementaire MK du Parti Kadima, Ronit Tirosh, qui dirige le groupe de pression en faveur de Pollard à la Knesset, a révélé que les conseillers de Clinton l’ont empêchée de donner à la secrétaire d’Etat une lettre signée de 11 chefs de groupes de la Knesset plaidant pour la libération de Pollard.

« Les déclarations de Clinton ont été les plus sévères, les plus dures et les plus insensibles de la part d’un officiel américain depuis que le vice-président Joe Biden a dit que Pollard ne serait libéré qu’[en passant] sur son cadavre », a dit Tirosh. « Elle aurait pu faire une réponse neutre, mais au lieu de cela, elle n’a laissé aucune place à l’espoir que la vie de Pollard puisse encore être sauvée ».

Le député du Parti Likoud MK Danny Danon a dit que Clinton a nui à Obama auprès des électeurs Juifs américains, déjà peinés qu’il n’ait pas visité Israël comme président.

« Comme chef de la diplomatie américaine, elle aurait pu répondre diplomatiquement, dit Danon. Désormais, ce qu’elle a dit sur Pollard est la seule chose dont on se souviendra de sa visite ».

« Soit le gouvernement Obama ne comprend pas les Israéliens ou bien il s’en moque ».

Le ministre adjoint des affaires étrangères Danny Ayalon (Parti Ysrael Beytenu) a déclaré à la radio de l’armée qu’il espérait que Pollard ne mourrait pas en prison. Il a dit qu’aussi bien les gouvernements Démocrate et Républicain des USA avaient choisi une approche stricte qu’il ne parvenait pas comprendre et qui le décevaient.

« Nous n’abandonnerons pas, dit Ayalon. Nous poursuivrons nos efforts de persuasion ».

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 11:48

 

 

LE RETOUR DU PS AUX AFFAIRES :
QUESTION JUIVE EN SUSPENS

 

Shmuel Trigano (Copier)

Shmuel Trigano Chronique sur Radio J du vendredi 18 mai 2012

L’affaire Merah marque un tournant dans la façon de considérer le phénomène antisémite en France. Il est désormais évident qu’il y a un antisémitisme français, dont les perpétrateurs sont bien nés en France. Cet antisémitisme a tué par deux fois (voire 3 si l’on compte le DJ Sellam). Jusqu’alors le discours dominant, depuis Chirac, en a nié la réalité, en parlant d’«importation » du conflit du Moyen Orient et en arguant de tensions « inter-communautaires ». A l’époque chiraquienne, parler d’antisémitisme équivalait à tenir des propos anti-français. Les Juifs subirent alors une double peine : en plus d’être la cible d’attaques, ils se virent non seulement mis au rang des agresseurs (« tensions inter… ») mais encore, par État d’Israël interposé, accusés d’être à l’origine du conflit du Moyen Orient, et donc de la violence. Cette pensée viciée pouvait alors « expliquer » (cf. Hubert Védrine) que des citoyens français puissent agresser certains de leurs concitoyens au nom d’un conflit se déroulant à 3000 km de là.

Pourquoi reparler de tout cela aujourd’hui? Le retour du parti socialiste au pouvoir ravive une crise profonde vécue par la communauté juive, à laquelle seule la venue de Sarkozy au ministère de l’intérieur, en mai 2002, avait mis un terme. Face aux 500 agressions antisémites commises depuis la fin 2000, le gouvernement Jospin avait eu pour politique non pas de condamner explicitement et de réprimer ces agissements mais d’imposer un black out total sur ces événements, « pour ne pas jeter de l’huile sur le feu ».

Cette faute politique grave ouvrait la voie aux émeutes des banlieues de 2005. Mais pour les Juifs elle impliquait une éclipse de leur citoyenneté, non seulement parce que leur droit à la sécurité et à la justice n’était pas honoré par l’État mais avant tout parce qu’ils se voyaient indexés symboliquement à une condition d’exception. En imposant cette censure aux institutions juives, on leur demandait explicitement de se sacrifier pour sauver « la paix civile », voire, dans les années qui suivirent, d’innocenter leurs agresseurs - à travers un pseudo dialogue inter-religieux (1). Ce fut là l’origine de la litanie malsaine « quand on touche à un Juif, on touche à la République » qui sort les Juifs de la masse de leurs concitoyens pour jouer ce rôle sacrificiel qui a l’ambivalence du totem et du tabou : saint et sacrilège à la fois. Une attitude qui fait que l’on compatit au meurtre de Toulouse tout en pensant que Gaza est un camp de concentration à ciel ouvert comme la dit tout haut l’inénarrable Eva Joly, c’est à dire que les Juifs sont coupables.

Ce rôle paradoxal a plongé les Juifs les plus conscients dans un malaise profond où se mêlent les sentiments d’exclusion, de dévalorisation et de harcèlement moral. Le sentiment de déclin et d’isolement s’est épaissi. Un partage de populations a commencé à se faire, les Juifs se repliant dans des quartiers « sûrs » (ou des écoles privées pour ce qui est des enfants), c’est à dire loin des populations immigrées. Un tel malaise, ne découle-t-il pas aussi d’un antisémitisme qui mêle un philosémitisme déclaratif à l’antisionisme le plus radical, la mémoire de la Shoah à la délégitimation d’Israël ?

Le retour du PS au pouvoir réveille ce syndrome de comportements et d’attitudes. Ses alliances à l’extrême gauche (on sait le rôle nocif joué par les municipalités communistes dans les banlieues sur le plan de l’antisionisme) autant que son électorat musulman (qui n’a représenté un scandale pour aucun media, rappelez vous le raffut autour du « vote juif » !) font craindre qu’il n’est pas sorti de ses errements en matière de lutte contre l’antisémitisme.

La question est simple. On ne peut écarter le fait que des agressions puissent se produire dans l’avenir, parce que l’antisémitisme est réel et qu’il est devenu un levier politique pour des politiciens sans vergogne, parce que l’élection de Hollande est interprétée comme un permis d’activisme. En tel cas, le scénario des années 2001-2002 est-il susceptible de se reproduire ?

Telle est la question.

Les institutions juives obtempèreraient-elles et resteraient-elles sur la réserve pour vouer à nouveau les Juifs à l’abnégation ? Une situation délétère s’est installée depuis 10 ans sans qu’elles regimbent contre cette banalisation d’une situation d’exception. Les Juifs ont été bien gentils. Mais le moment est critique. Si la communauté juive ne fait pas un gros effort, du sommet à la base, pour que la lutte contre l’antisémitisme devienne une cause nationale, alors on peut être plus que perplexe pour l’avenir. La situation que nous avons décrite s’installera pour longtemps.

Note

(1) Cf. le CRIF obligé par l’État (sarkozien) de rencontrer l’UOIF, officine des Frères musulmans, ou les entreprises du type de «Marseille espérance» et autres «dialogues» suscités par la puissance publique, pourtant garante de la laïcité…

Chronique sur Radio J du vendredi 18 mai 2012.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 18:02

 

 

LETTRE A MES AMIS CHRETIENS

Depuis mon engagement comme Bat Noah, le 15 novembre 2011, vous avez été très nombreux à m'écrire.

Bien que je m'efforce de répondre à chacun de vous personnellement, j'ai souhaité aujourd'hui vous adresser un message commun.

En effet, derrière l'assurance de vos prières en ma faveur, vos interrogations, ou votre inquiétude à mon égard, j'entends bien toujours la même amitié, et le même souci de mon bien.

C'est pourquoi je tenais, à la fois à vous remercier pour votre amitié et pour vos messages, et vous rassurer pour ce qui me concerne.

Car, si j'ai décidé de m'engager dans cette nouvelle voie, comme Bat Noah, c'est après avoir longuement réfléchi, pesé, prié, cherchant la Volonté et le Plan de D.ieu pour ma vie.

Tous ceux qui me connaissent savent que je ne prends jamais aucune décision à la légère, et comprennent donc aisément que je n'aurais jamais fait un pas aussi important sans l'avoir mûri, et sans avoir une pleine conviction, puisque c'est LE choix central et LE fondement de nos vies : l'engagement avec D.ieu !

Je sais avoir choisi la voie qui me correspond, la place qui est la mienne. Je me rends compte maintenant l'avoir toujours cherchée, sans même savoir qu'elle existait quelque part. C'est la voie pour laquelle je sais avoir été créée, et dans laquelle j'ai trouvé une Libération intérieure, une Paix et une Joie profondes que je n'avais encore jamais expérimentées.

C'est une expérience que l'on vit personnellement, au contact de la Torah ; expérience tellement profonde et forte que les mots sont bien pâles, pour vous la raconter !

Mais je peux dire que, désormais, j'ai découvert une dimension, une profondeur, et surtout une Vie, à la fois de la Parole de D.ieu, et donc aussi de ma propre existence à la Lumière de cette Parole ; profondeur dont je ne pouvais avoir aucune idée auparavant !

Grâce aux enseignements de la Torah, ma vie a pris un sens, une direction, qui m'avait échappé jusqu'alors ; elle a désormais une dynamique qui fait qu'elle m'apparaît passionnante, grâce aux défis qui nous sont sans cesse adressés, par tout notre quotidien, nous invitant à avancer et à entrer toujours davantage dans le Projet de D.ieu pour nous. C'est ainsi que j'ai appris à aimer la vie, et à être heureuse d'être vivante !
 
J’ai découvert l’importance du travail de chacun de nous, pour gérer sa vie, se prendre en main, se réparer, se perfectionner et se construire. C’est cette responsabilité que j’ai de ma propre vie –dans un équilibre avec l’action de D.ieu-, qui me la rend passionnante et me motive aujourd’hui pour progresser vers une unité de ce que je suis. Et je veux avancer dans cette voie, grâce à l’Enseignement de la Torah de D.ieu.
 


Et, surtout, grâce à Israël, qui a reçu la Révélation de D.ieu et comment se connecter à Lui, je ressens être entrée dans une Relation avec Lui que je n’avais jamais connue auparavant,le concret de mon quotidien (mon service auprès des personnes âgées, mes relations avec les autres, comme l'étude et la prière...) jusque dans les choses les plus petites, est le Lieu de la Rencontre avec Lui, et la possibilité de Lui montrer mon amour et que je veux qu'Il soit Roi sur ma vie.

 
J'ajouterai un mot pour ce qui est de ma guérison par D.ieu, il y a maintenant plus de douze ans, dont plusieurs d'entre vous m'ont parlé. Je ne vois pas en quoi ma vie et mon engagement actuels viendraient contredire, ou remettre en cause quoi que ce soit de cette expérience si forte dont, vous tous qui me connaissez personnellement, avez été les témoins ! Au contraire, puisque j'avais intitulé le témoignage que j'en avais écrit "Guérie par le D.ieu d'Israël", et que j'affirmais attribuer ma guérison à Celui qui dit de Lui-même "Je suis l'Eternel qui te guéris".

Vous m'avez tous vue extrêmement malade et handicapée, avec de grandes souffrances, durant six longues années, et vous m'avez même toujours apportée, à la fois l'aide concrète dont j'avais besoin, dans les actions quotidiennes que je ne pouvais accomplir moi-même, et surtout le soutien indéfectible de votre amitié, ce dont je ne cesserai de vous être reconnaissante.

Puis, après que D.ieu m'ait enseignée et formée, comme Il voulait le faire, au travers de cette longue épreuve, vous m'avez tous vue, un jour, marcher, courir, et être totalement guérie. Je le suis encore, douze ans après, et le serai toujours ! Et je ne vois donc pas en quoi je voudrais (ou quiconque pourrait) en remettre en cause quoi que ce soit !

Merci à tous pour votre amitié. Je serai toujours heureuse de recevoir de vos nouvelles, et de continuer à correspondre avec ceux d'entre vous qui le souhaiteront.

Anne-Marie ANTONIETTI
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 17:23
Pascal Boniface est-il lui aussi un ‘’intello faussaire’’ ?

 

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http://victor-perez.blogspot.com

Pascal Boniface vient de publier un livre intitulé « Les intellectuels faussaires ». Des « experts en mensonges », tels Bernard-Henri LévyCaroline FourestAlexandre AdlerFrançois Heisbourg ou encore Philippe Val, courtisés par tant de médias et dont le rappel de quelques-unes de leurs énormités, dites ou écrites, les cataloguent, selon le directeur de l’Iris, comme « faussaires ».
Une liste qui laisse cependant sur la faim puisque n’y trouvant pas l’auteur lui-même. Car au nombre d’énormités tenues par celui-ci sur LE sujet proche-oriental, qui compte considérablement pour lui car central paraît-il, nul doute qu’il n’est pas loin de tenir la palme.
- On se souvient de sa « Lettre à un ami Israélien » qui établissait déjà le tort de soutenir l’action du Premier Ministre israélien élu démocratiquement par près de 60 % des électeurs en février 2001, et qui alertait la communauté juive française des suites prévisibles enFrance, dont elle porterait la responsabilité par son soutien inconditionnel à Ariel Sharon.
Eli Barnavi, alors ambassadeur d’Israël en poste à Paris et homme de gauche lui aussi, lui signifia diplomatiquement - à travers le même journal à savoir Le Monde - toute sa consternation de sa lecture du conflit et de son procès quant au « délit de Pro-Sharonisme ».

- Inutile de rappeler ici que pour cet ‘’expert’’, Tel-Aviv est la capitale de l’état juif. Une nation établie qui se voit ainsi dépossédée par autorité de sa possibilité de choisir sa capitale.
-Signalons, pour l’ironie, l’interview à un journal suisse de ce grand stratège qui donna son accord à Bush sur les pays composant l’axe du mal. A une exception près : il y manquait un pays du proche orient:Israël.
- Rappelons encore que dans un billet paru dans La Croix en octobre 2010, bien longtemps après la parution de son livre intitulé « Est-il permis de critiquer Israël » paru, lui, en 2003, il assure que : 
« Brandir l'accusation d'antisémitisme contre ceux qui critiquent le gouvernement israélien est une méthode ancienne et répandue (…) Mais, disent certains, l'antisémitisme se réfugie désormais derrière la critique d'Israël. Il y a une assimilation faite entre antisémitisme, antisionisme et critique de la politique du gouvernement israélien. Ce sont pourtant des notions tout à fait différentes. La confusion qui est opérée à leur égard n'est pas innocente, elle vise à protéger le gouvernement israélien ».
A croire que son livre et ses diverses et abondantes explications depuis n’ont guère convaincu les honnêtes gens puisqu’obligé de se répéter !
On pourrait allonger la liste des énormités dites et/ou écrites par celui qui se prétend ‘’expert’’ et ose juger d’autres qui n’ont, c’est vrai, rien à lui envier. Mais un seul petit rappel de sa vision futur du conflit publié dans Le Figaro le 25 décembre 2004 et à travers un billet intitulé « La bonne initiative de Tony Blair » démontrera ses ‘’capacités’’ médiocres à lire correctement la réalité du terrain :
« La constitution d'un gouvernement d'union nationale israélien pour mettre en place le plan défini par Ariel Sharon de retrait de Gaza est un facteur positif. Il doit être soutenu, car il représentel'espoir d'une amélioration de la situation. Un retrait, fût-il unilatéral, fût-il partiel, est préférable au statu quo. Le gouvernement israélien doit continuer sur cette voie. Il ne doit plus faire dépendre la reprise des négociations de l'arrêt total des violences, sauf à donner un droit de veto sur la paix aux groupes palestiniens qui y sont opposés. Il faut surtout que le retrait de Gaza soit un premier pas, suivi rapidement par d'autres, pour appliquer entièrement la «feuille de route» et non pas un moyen d'éviter sa mise en œuvre en créant pour «solde de tout compte» un État palestinien croupion. Le retrait de Gaza doit être suivi de celui de la Cisjordanie. Des rectifications frontalières peuvent avoir lieu à la condition qu'elles soient compensées et acceptées réciproquement ». 

Une ‘’analyse’’ qui fut suivi par l’élection ‘’démocratique’’ du Hamas, du coup d’état de celui-ci sur la bande de Gaza, de milliers de missiles tirés sur le territoire israélien prenant ainsi en otage sa population, et de l’opération « Plomb durci » qui occasionna le rapport Goldstonequi ridiculisa un peu plus l’Onu. Le tout démontrant que le retrait de la bande de Gaza ne fut pas « l'espoir d'une amélioration de la situation » comme il l’affirma alors.
Ariel Sharon et les Israéliens, avec lui, ont compris depuis qu’aucun geste israélien n’arrêtera le conflit. Qui peut réellement affirmer aujourd’hui que Pascal Boniface est dans le même état d’esprit ? Qui peut assurer qu’il a enfin compris que ce n’est pas la «colonisation» qui pose problème mais uniquement l’existence d’un état juif ?
Personne ! Et lui encore moins ! 
Dans une interview à Valeurs actuelles concernant la parution de son dernier livre et à la question « Qu’appelez-vous exactement « le bain amniotique de la pensée dominante » ?, il répond que « C’est le fait de croire (…) qu’Israël est la seule démocratie du Proche-Orient et que l'opposition à sa politique ne s’explique que par ce facteur, qu’il est l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme islamiste, et que donc, au lieu de le critiquer pour sa politique à l’égard des Palestiniens, il faudrait plutôt le soutenir ».
A ce niveau d’entêtement, peut-on croire encore que sa ‘’critique’’ continue et systématique d’Israël n’est rien d’autre que critique ? Bien sûr que non !
Peut-on, alors, accepter que son nom ne soit pas dans la liste des « intellectuels faussaires » ? Seuls les naïfs répondront oui.
*************************************************************
P/S : De nombreux et anciens articles ont étayés cette analyse. Vous pouvez les retrouver en tapant le nom de cet intello-faussaire dans le module de recherche de Google se trouvant sur mon blog.
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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 14:00

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Samar Yazbek, une intellectuelle syrienne engagée contre la dictature

 

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/717294/Samar_Yazbek

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Par Élie MASBOUNGI | 12/08/2011

INTERVIEW Samar Yazbek veut exprimer « l’anxiété des femmes de Syrie qui sont désormais engagées dans la lutte politique » contre Bachar el-Assad.

PARIS – propos recueillis par Élie MASBOUNGI

Forcée de voir les horreurs et tortures dans les geôles syriennes, l’écrivaine et militante Samar Yazbek affirme dans une entrevue accordée à L’Orient-Le Jour que son engagement dans les rangs de l’opposition est fondé sur ses propres convictions, refusant de devenir un « faux témoin » face à la répression du mouvement de révolte en Syrie. Mais si Mme Yazbek, réfugiée depuis mi-juillet en France, accepte de parler à la presse, ce n’est pas uniquement pour relater ce qu’elle a enduré dans son pays – intimidations, menaces, visites forcées de cellules où se trouvaient de jeunes manifestants battus et mutilés. La jeune intellectuelle veut s’exprimer en tant que simple citoyenne qui veut dénoncer la dictature dans son pays.
« En tant que journaliste et écrivaine, explique Mme Yazbek, j’ai une vision de l’avenir de la Syrie et, après une période de simple observation du mouvement de contestation dans ses deux premiers mois, j’ai décidé de parler, d’écrire et de soutenir les manifestants pour la liberté qui subissent cette horrible répression. » « Je veux dénoncer toutes les violations des droits de l’homme qui sont commises en Syrie, a-t-elle poursuivi. C’est ce qui m’a d’ailleurs poussée à rejoindre les “organismes de coordination” des manifestations, ces organismes qui font un travail admirable et qui sont devenus le véritable moteur du mouvement de contestation. »

« Le peuple a toujours raison »
Et Mme Yazbek d’ajouter : « Je suis une militante qui exprime l’anxiété et les soucis des femmes de mon pays qui sont désormais engagées dans la lutte politique (contre le régime de Bachar el-Assad). Je voulais jusqu’ici rester loin de la politique, mais je n’ai pu supporter les horreurs commises autour de moi, en me basant sur le principe que le peuple a toujours raison. »
« On a voulu me terroriser en me forçant à visiter les geôles pour y voir les horreurs, les conséquences de la torture sur les manifestants arrêtés », a-t-elle dit, expliquant par ailleurs qu’elle a pu quitter le pays « parce qu’ils avaient autre chose à faire »...
Pour Samar Yazbek, son rôle dans la Syrie post-Assad ne changera pas. Elle veut continuer à exercer son métier de journaliste, tout en se consacrant à l’écriture d’ouvrages. La militante rescapée a annoncé que ses prochains écrits seront inspirés de la « descente aux enfers » qui lui a été imposée, démentant, en réponse à une de nos questions, que la femme syrienne a été moins présente que les hommes dans les mouvements de masse. « Les femmes, a-t-elle expliqué, ont été et demeurent plus efficaces que les hommes, notamment dans les domaines de la logistique, de la communication et du renseignement. Elles ne peuvent descendre en masse dans les rues des grandes villes où seuls les hommes se trouvent en première ligne. »

Une opposition multiconfessionnelle
Sur les divergences et le manque de cohésion dans les rangs de l’opposition syrienne, Samar Yazbek a reconnu ces faits, estimant que cela pourrait effectivement mener à l’anarchie, comme cela arrive après l’effondrement des dictatures. « Mais, a-t-elle affirmé, après ces tragiques développements, le peuple syrien est parfaitement apte à éviter le chaos et surtout la guerre interconfessionnelle qu’on nous annonce. Toutes les communautés sont engagées dans cette lutte pour la libération de la Syrie, et une guerre civile confessionnelle est chose impossible chez nous », a-t-elle affirmé, tout en assurant que le mouvement de révolte auquel on assiste aujourd’hui est essentiellement laïc et que les chrétiens de Syrie participent au mouvement, contrairement à ce que laissent entendre les autorités du pays. « Les chrétiens sont particulièrement actifs dans les “coordinations” implantées dans les grandes villes et en province, indique Mme Yazbek. En nommant un nouveau ministre de la Défense de confession chrétienne – le général Daoud Rajha –, le régime veut impliquer les chrétiens dans le combat pour faire assumer au commandement militaire la responsabilité de ce qu’il qualifiera plus tard de massacre des sunnites... », précise la journaliste qui ne cesse d’insister sur le caractère multiconfessionnel des « organismes de coordination ». « Ces organismes, dit-elle, symbolisent le partage équitable des responsabilités dans un mouvement à caractères populaire et national qui a besoin de la participation du peuple syrien tout entier. »

En conclusion, Samar Yazbek lance en guise de message à ses compatriotes : « N’ayez pas peur car vous affrontez la mort avec courage, et c’est ainsi que notre peuple vaincra. » 
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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:03

DownloadedFile-3 Ce n'est pas une crise financière, mais une crise étatique mondiale dont profitent certains spéculateurs (via les subprimes fabriquées par...l'Etat justement !) : nuance ! Car au tout départ il s'agit d'un modèle de société basé sur un Etat se substituant de plus en plus à la société, ce qui coûte cher (et Obama veut faire la même chose qu'en Europe d'où ses difficultés) du genre : moi poumon artificiel je vais remplacer vos vrais poumons, ce qui n'est pas absurde (on verra pourquoi dans un instant) d'où la blague célèbre du mouton tondu à qui l'on "donne" sa propre laine mais plus étroite, voilà la réalité du modèle étatique, du mode de production étatique ou la version technocratique du socialisme "scientifique" et non pas du capitalisme comme le croyait ce vieux marxiste d'Henri Lefevbre, maître de Jean Baudrillard : car vos vrais poumons peuvent créer de l'inégalité, (ils inspirent plus fort, donc accaparent de l'air, vous en profitez plus, oxigénation du cerveau avec des idées que le voisin "défavorisé" n'aura pas, ce qui est mal) remplaçons-les donc par un poumon (un cerveau...) type, moyen, un poumon "care" ou "citoyen" placé dans un corps-logo, corps amovible comme ces cubes qui changent de face à force de manipulation rapide ; par exemple empêcher un réel marché en taxant pour une protection sociale étatisée, onéreuse, de moins en moins protectrice en réalité (la peau de mouton plus étroite) peau de chagrin, empêcher un marché du logement libre (en interdisant les expulsions des mauvais payeurs) au profit du logement social (ce qui fait une clientèle électorale fidèle), ponctionner beaucoup pour financer ce modèle inutile, jusqu'à 80/98% et gloser sur les 2% qui restent, des "cadeaux" (puisqu'ils ne sont pas pris) et ils sont regardés en France avec avidité par Mélenchon, Poutou, Joly, Aubry (Barouin...)...qui ne voient que cela comme uniquement solution : augmenter la taille de la grenouille Etat, encore et encore...pour les futurs vaccins de la grippe A, pour les ponts qui ne mènent nulle part, pour les écoles sans autre programme que la dissolution : genre, identité, langue ; Mitterrand voulait supprimer l'école privée, il n'a pas réussi, mais celle-ci, comme l'Eglise dans les pays musulmans, n'a pas le droit d'augmenter son offre ou chichement, ce qui fait le bonheur des officines des précepteurs, mais aggrave les inégalités pourtant (elles seront sans doute supprimées le jour où les vrais Moloch reviendront au pouvoir). Le tout de la ponction (le peuple est trop gros) se fait au profit des lampions des Salons où l'on se pâme où l'on l'émet sa simulation séductrice à coup de petites phrases aussi bien ourlées qu'un dialogue d'Audiard.

 

 Reprenons : il faut que l'Etat soit plus fort plus grand plus beau pour fabriquer cette peau en laine (noire : l'âme bien sûr) quoique plus étroite (exprès), pour vous "donner" un poumon, un cerveau, artificiel, c'est-à-dire formaté pour ne pas trop vouloir, trop désirer, trop profiter, juste un peu dans son train bondé et ses trois carottes bio achetées ou cultivées dans un jardin "collectif"; et les plus méritants pourront aller défiler le 14 juillet, en chantonnant les nouveaux livres d'histoire à la gloire de la Palestine et des anciens royaumes africains et sud américains...tant pis si ceux-ci faisaient des sacrifices humains et participaient à la traite des noirs, cela vaut cent fois mieux qu'un horrible moyen-âge heureusement civilisé par l'islam on le sait. Le tout s'effectuant sur la base du principe suivant : seule la vraie élite (qui se nie cependant en tant que tel : négation de la négation) sait ce qu'il faut pour "le" peuple : on lui dira par exemple que c'est pour son bien d'avoir un poumon, un cerveau, "normal" (et vérifié par SOS racisme) qu'il faut donc vivre frugalement, abandonner voiture et même ordinateur (envoyer des mel consomme de l'électricité) disent certains, mais ce n'est pas grave ils ne pèsent rien, du moins pour l'instant, l'important n'est pas là rassurent les majoritaires (bolcheviks en russe) il faut que "le service public", entendez l'Etat, grandisse, soit de plus en plus morphale de finances parce que l'élite--sait-mieux-ce-que-le-peuple-dominé a besoin...

 

Sauf qu'en réalité la non-élite milite (et cela se voit de plus en plus) -le roi est nu- pour son propre train de vie, ses colloques, ses semestres en France et aux USA (Berkeley) qui iront répandre que le "care" fabrique aussi des sexes artificiels pas seulement des poumons et des cerveaux : ce sera donc la construction du "genre" que l'on peut choisir comme l'on choisit son fromage (bio) et bientôt son enfant dans les grandes usines de fabrication du vivant à la carte (no borders) : comment empêcher un cerveau d'être raciste, d'être de droite, (en le gavant de subventions) voilà un vrai programme présidentielle pour 2021 peut-être...sauf que cela ne marche pas : les gavés se rebiffent et exigent plus de biftons à coups de mortier , de bélier ils fouillent même les véhicules à l'entrée de certaines cités à Marseille.

 

Mais revenons au présent : comment réduire une dette dont Moloch a besoin pour justifier son existence qui freine en réalité la vraie vie ? L'aristocratie française n'avait pas réussi, on est curieux d'observer comme la nouvelle artistocratie rouge/verte/bleue va s'y prendre...

Par Lucien S.A Oulahbib
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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 23:11

Les origines de la haine de soi, en Europe et en Israël

Par Yéochoua SULTAN  

 © 2011 www.aschkel.info


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Haïr sa culture, son peuple ou son pays, s'il n'est pas un phénomène nouveau, est plus à la mode aujourd'hui que jamais. Nous allons traiter ici des symptômes avant-coureurs de ce véritable fléau, et des différents déclencheurs. Nous distinguerons trois catégories dans lesquelles se distribuent ceux qui souffrent de cette pathologie.

Le premier motif, paradoxalement, commence par un sentiment de supériorité ethnoculturelle, et il ne peut être mis d'emblée sur le compte d'une véritable haine, au sens littéral du terme. Un individu peut désavantager un semblable, voire l'humilier, pour favoriser un tiers de culture ou ethnie différente, sans abhorrer sa propre identité, ni sans adorer celle de l'autre. Sûr de sa suprématie, et certain, ça va sans dire, que sa civilisation ne sera jamais supplantée par une autre, surtout si cette autre est nettement moins élaborée au niveau de tout ce qui fait que l'homme se respecte en tant qu'espèce, il veut se montrer magnanime ; et il veut que son semblable qu'il est en train de brimer, partage avec lui son sentiment de magnanimité.  Son respect pour l'étranger est inversement proportionnel au mépris qu'il se forge malgré lui vis-à-vis de son prochain.

Dans une administration, la disproportion des poids et des mesures peut donner ceci: une attente à n'en plus finir de citoyens autochtones, dans un pays respectueux des libertés, prenant leur mal en patiente, peuvent se faire doubler par un ressortissant d'une culture ou pays étranger qui demandera à l'employer de la banque ou des postes s'il peut juste poser une question.

Le préposé, de physionomie habituellement impassible et apathique, s'illuminera d'un grand sourire le rendant méconnaissable, hochera la tête et dira: «Je vous en prie» ; certain d'être approuvé tacitement par le public qui n'en revient pas. D'aucuns diront que l'aspect physique ou vestimentaire, ou peut-être l'accent, n'ont rien à y faire: cet homme voulait juste poser une question. Alors pourquoi le faire attendre que tous ces gens qui doivent ouvrir de fastidieux dossiers passent avant lui?

Mais observons un peu la suite des événements: quelques minutes après, un individu, disons «normal», tentent timidement de passer avant tout le monde en disant qu'il a juste une question. A ce moment-là, l'employé de bureau, le visage devenu d'un seul coup plus sombre que d'habitude, lui décoche sèchement un: «Attendez votre tour comme tout le monde.» D'aucuns diront que… Oui, que trouveront-ils pour dire que tout va bien? Ils diront que l'aspect physique ou vestimentaire, ou peut-être l'accent, n'ont rien à y voir. Qu'une personne ait juste une question à poser, ça passe! Mais pas deux ! Que diraient des pousseurs de charriots remplis à plein grillage, si toute une file de consommateurs voulaient passer devant eux, chacun avec juste un tout petit article?

Mais oublions les professionnels de l'interprétation des situations alambiquées. Concrètement, on en vient à tomber dans un racisme vis-à-vis de ses propres congénères. De l'empathie, de la pitié, l'impression de pouvoir feindre de fermer les yeux mais en les ouvrant bien sur l'effet royal ressenti par le détenteur de la magnanimité, l'homme est happé insensiblement dans un engrenage aux rouages solides qui ne permettent de faire machine arrière qu'en la cassant. La législation se laisse entraîner dans le même courant, et toutes sortes de lois inéquitables vont tenir à la gorge le citoyen qui n'a rien demandé à personne.

Aussi, le natif ou l'originaire d'un pays totalitaire sera protégé dans le pays qu'il a préféré au sien par des lois contre la discrimination raciale ou religieuse, alors que le natif du même pays ne pourra plus prétendre aux mêmes conditions, devenues prérogatives à sens unique. Le racisme anti-blanc ne sera pas reconnu en Europe, tout comme les appels à la destruction et à la haine d'Israël ne seront pas passibles de sanctions en Israël s'ils sont proférés par des députés arabes, qui pourront même appeler de l'intérieur, avec l'extrême gauche à leur solde, la communauté internationale à ne pas acheter de produits israéliens, sauf entérinement de la loi du boycott.

La terreur s'instaure inexorablement et, par voie de conséquence, pour éviter des retombées juridiques, un employeur risque de favoriser un individu de nationalité différente et non un proche par la culture et les origines, de peur de n'être accusé de racisme. Le comble, c'est que dans ces conditions de racisme qui fonctionne à l'envers, le public favorisé tend non pas à être reconnaissant mais méprisant: la preuve, s'il n'y a pas de racisme contre les Blancs en Europe et que l'on peut proférer en Israël des insultes contre les Juifs depuis la tribune de la Knesset, c'est que le Blanc ou le Juif méritent d'être haïs pour ce qu'ils sont. Cette tendance à s'auto discriminer va jusqu'à donner un sentiment naturel de supériorité qui peut être très mal exploité par les marges des sociétés dites minoritaires.

Et, si, en plus, on se met à trouver leur façon de vivre au café en laissant les enfants courir les rues enrichissante, et que l'échec scolaire, social et professionnel de gens qui scient la branche molletonnée sur laquelle on les installe, soit remis sur le compte d'une supposée mauvaise volonté du système, alors la situation échappe à tout contrôle, donnant naissance à des émissions dans le cadre desquelles d'honnêtes citoyens doivent se justifier de ne pas avoir déménagé de leur quartier, tombé entre des mains hostiles. Un autre aspect surréaliste, c'est que les gens reconnaissant envers leur civilisation d'accueil, qui leur a ouvert toutes les portes, sont souvent menacés et malmenés par leurs congénères par l'origine qui se permettent de les considérer comme des traitres à la solde de l'occidentalisation ou du sionisme et qui peuvent aller jusqu'à l'assassinat.

En outre, considérer que le racisme s'attaque à toutes les couleurs de peau sauf au blanc est une vision profondément raciste. C'est supposer que la race dite blanche représente l'homme dans son plein épanouissement, dans sa représentation la plus parfaite, comme si les autres pigmentations représentaient un handicap.

Mais, malgré cette supériorité ressentie ou inconsciente, et malgré ce sentiment de noblesse qui autorise la magnanimité, la générosité et la grandeur d'âme, l'homme de la civilisation qu'il sentait comme supérieure se met à sombrer dans l'incertitude et la peur, quand il est enserré dans ce système qui le met en position de faiblesse. Mais il lui est encore plus pénible de reconnaître qu'il s'est trompé, qu'il aurait pu intégrer des ressortissants d'autres horizons sans toutefois leur attribuer à vie,  que dis-je!, de génération en génération, des privilèges sociaux ; qu'il aurait dû, et devrait, se montrer plus ferme, plus déterminé, et certainement pas prêt à se déguiser en cocotier pour éviter aux arrivants de souffrir du mal du pays.

«Vous êtes les bienvenus, mais ici les droits sont les suivants, et les devoirs et les règles de bienséance sont les suivants…» Donc, pour ne pas s'effarer en regardant en face la réalité induite par l'erreur, il faut regarder ailleurs, à commencer par habiter dans certains quartiers ou arrondissements, pour ensuite continuer à se leurrer entres semblables, dans des cercles où la connivence garantit que personne n'émettra d'objection trop pertinente et déconcertante.

Une autre attaque de la haine de soi peut commencer par une attitude admiratrice ou envieuse pour l'insouciance de l' «autre», pour les valeurs démocratiques dont il a su tirer partie pour être heureux. Il peut s'exprimer librement, s'emporter contre l'Occidental et le Sioniste qui lui ont fait tellement de mal, et peu importe que ce mal soit une révision de l'histoire ; peu importe si l'esclavage conduit par l'Europe n'a pas été plus cruel que celui de l'Afrique blanche, ou du Nord. Il est vrai que les esclaves du continent noir ont laissé moins de descendants «témoins» de cette triste pratique que leurs homologues d'Amérique du Nord, puisqu'ils n'ont pas été systématiquement castrés sur le nouveau continent.

Peu importe que l'essor économique sanitaire et social ait fait un prodigieux bond en avant dans les pays administrés par les puissances européennes, au point qu'en Algérie, par exemple, certains en sont venus dans les années 90 à demander à la France de revenir. Le progrès ayant quitté l'Afrique et l'Asie pour se confiner dans les frontières de l'Europe, l'Afrique et l'Asie s'y sont partiellement transportées pour le suivre. Et en Israël, les minorités hostiles pleureront, pour faire de la peine, la «catastrophe» de son existence, qui brise la monotonie de l'hégémonie islamique de l'Afrique à l'Asie.

De cette prétendue catastrophe, on taira la défaite de Rommel qui n'a pas pu en finir avec cet Etat juif en formation, pour ne garder que le départ des Arabes qui ne devaient pas compliquer la tâche des armées alentour d'«épuration» contre les Juifs, départ tactique changé a posteriori en expulsion. Le narratif du colonialisme d'un côté, celui de la catastrophe de l'autre, sont hélas fortement ancrés dans la propagande médiatique et par conséquent dans les consciences, ne permettant de n'envisager ni d'écouter rien d'autre. D'ailleurs, si quelqu'un a autre chose à dire, s'il soutient une version incompatible avec les idées inculquées au grand public, on lui coupera le micro, et l'image. Ainsi, on envie ces populations insouciantes qui vivent plus simplement et plus humblement que l'Occident.

L'envie que suscite l'insouciance apparente des civilisations d'importation est étroitement liée à un autre sentiment: la culpabilité. En effet, la nonchalance ne s'explique pas dans cette logique par rapport à la poule aux œufs d'or trouvée par l'autre en Europe, en échange des vaches maigres d'Asie, (demandez aux Anglais), mais par l'illusion que l'on se fait qu'en tant qu'innocent, il est forcément heureux. Si, en Israël, le mensonge de la présence éternelle des Arabes, rebaptisés comme on le sait Palestiniens, doublé de l'allégation qui fait des Juifs des occupants européens, est plus facile à exploiter pour leur inoculer de force un complexe de culpabilité – bien que les témoignages, documents et études historiques qui démontrent la continuité de la présence juive et l'arrivée récente des Arabes entre autres de Libye et d'Arabie, soient de plus en plus solides et répandus –, c'est la qualité d'anciens occupants qui est reprochée aux Occidentaux.

Et là, au lieu de comprendre qu'elles convergent en direction de l'Europe parce qu'elles recherchent la vie confortable que seule permet la domination de l'Occident, là où les Européens sont les maîtres et font reculer la famine et la désolation en faveur de la liberté et de l'abondance certes souvent transformée en surconsommation (à chaque civilisation ses problèmes), mais au lieu de reconnaître qu'elles ont la nostalgie des ancêtres de ces mêmes Européens qui les dirigeaient et administraient jadis, ces mêmes personnes cherchent à faire de la peine en se plaignant que l'Occident les auraient quittées après avoir épuisé complètement les ressources de leur sol.

Et au lieu d'admettre que c'étaient précisément  les infrastructures établies par les grandes puissances qui faisaient prospérer les richesses dormantes et inexploitées de leurs contrées d'origine, elles laissent entendre que celles-ci en auraient au contraire profité pour appauvrir irréversiblement leur économie, condamnée dès lors à l'inefficacité, et leurs pays, voués depuis à l'expansion du désert, comme l'illustre si tristement le Sahara. Cette méthode de l'inversion des rôles entre les causes et les effets fait loi. Elle permet principalement de se décharger sur les autres de ses propres responsabilités. Quand Israël fait reverdir un désert inhabité, il est accusé de déposséder des Arabes de terres arables ; et quand l'Europe aménage le désert pour le rendre vivable, on l'accuse de s'être enrichie sur le dos des fellahs, ne leur ayant laissé qu'un sable vidé de sa substance d'où ils ne pouvaient plus qu'émigrer.

Une troisième tendance qui peut expliquer le reniement de soi-même et des siens provient de l'idée que l'on se fait du concept de la majorité. Cette notion est d'inspiration biblique, comme on peut le lire dans la section Michpatim: le nombre fait pencher la balance. La démocratie reprend ce principe, et les citoyens égaux en droits décideront. Mais un enfant de cinq ans ne pourra pas prendre part à un vote de la même façon qu'un homme qui n'est ni juriste ni médecin ne sera pas appelé à se prononcer dans une affaire tranchée par des juges ni dans une opération dont un forum médical doit prendre la décision.

Le problème, c'est que des sociétés matures, qui se sont depuis longtemps affranchies du totalitarisme qui empêchait la science d'avancer et l'homme de s'épanouir, se laissent intimider aujourd'hui par une majorité dont le ou les systèmes étranglent la pensée au nom d'une autre religion, aussi intolérante en son quinzième siècle que la précédente, celle qui a écrasé l'Europe dans la boue des siècles durant. Au lieu de se dire qu'ils connaissent cette chanson qui déraille, ils se laissent démoraliser par cette majorité écrasante d'un milliard et demi d'habitants à l'échelle planétaire.

On se laisse pourtant dominer par ces cultures qui ont beaucoup de moyens financiers pour aucune technologie, et qui, sans l'Occident, ne trouveraient dans le pétrole qu'une boue nauséabonde. Leur nombre, leur majorité, en imposent. Mais que faire, quand un fait ou une certitude ne sont pas à débattre? Si des raisins sont verts, faut-il réunir des spécialistes pour que le plus grand nombre décide de leur couleur, ou, pire, des personnes qui n'ont aucune notion d'agronomie? A ce propos, on attribue à plusieurs illustres rabbins une anecdote survenue lors de leur petite enfance. Peut-être a-t-elle été vécue par plus d'un illustre personnage.

L'histoire se passe en Russie ou en Tunisie, en fait dans les quatre coins de l'exil. Un évêque ou un caddie s'adresse au futur grand rabbin, alors qu'il n'a que huit ans: «Dans votre Torah, il est écrit que la majorité l'emporte. Or, l'écrasante majorité des hommes qui nous entourent est chrétienne/catholique/musulmane (biffez les mentions inutiles). Donc, tu devrais te plier à l'avis de la majorité.» L'enfant répond: «Certes, M. l'évêque/curé/imâm (idem), mais ça, c'est valable quand on ne connaît pas la vérité. C'était vrai pour Abraham, quand il cherchait qui dirigeait les destinées du monde. Mais quand la Révélation a déjà eu lieu, la majorité ne compte plus.» Des situations de ce type ont dû en effet être courantes à certaines époques. Pourtant, le problème, c'est que même si on ne prête aucun crédit aux prédicats de cette majorité, on se laisse aller à des compromis compromettants en se pliant à moitié à leurs desiderata (au singulier: desideratum). Mais on oublie que quand on donne la main…

La haine de soi entraîne des effets secondaires, quand elle est mal identifiée, quand on s'imagine qu'elle provient encore uniquement du dehors. En effet, le reniement de soi et des siens, qui peut aller jusqu'à une extrême violence, est une recherche inconsciente de se décharger de la haine qui vient de l'extérieur en la projetant et en la limitant sur ceux que l'on trouve trop authentiques, cette authenticité étant prise pour la source de tous les maux. On renonce à être dans son droit, dans le vrai, car si le mensonge apporte la paix, alors le mensonge est bon.

A la base, on pense qu'en renonçant à ses habitudes, traditions, acquis, libertés, etc., on désamorcera l'animosité, on «évitera de faire de la provocation». Mais la réalité montre bien que les grands gestes d'apaisement passent pour de la faiblesse, et puisqu'ils sont considérés comme tels par les autres, il est possible qu'il faille leur donner raison. Si l'attitude débonnaire des autorités françaises, par exemple, qui laissent des groupes occuper l'espace public en s'accroupissant à même la route sur des tapis, est considérée par ceux qui laissent faire comme de la générosité et de la tolérance, alors que ceux qui se permettent d'agir ainsi pensent que le pouvoir recule devant eux, il s'avère à la longue que ce sont ces derniers qui ont raison.

Quand des Israéliens au pouvoir dans leur pays ont déclaré que leur acceptations de procéder à des concessions territoriales douloureuses relevaient d'une volonté de paix, et quand ils se sont ri des discours des terroristes qui affirmaient que les Israéliens avaient tellement peur d'eux qu'ils reculaient, le plus juste eût été de considérer ces affirmations avec le plus grand sérieux, et ce même si les dirigeants israéliens se sentaient au contraire supérieurs en force à leurs ennemis.

En effet, persuadés ou se persuadant d'avoir raison, les «partenaires» se sont montrés de plus en plus exigeants et vindicatifs, propageant leur haine d'Israël en menaçant les Juifs du monde entier. Le point de vue de l'autre culture, en fait de l'autre civilisation, est prépondérant, car c'est lui qui déterminera son attitude pour la suite des événements. Mais il se peut effectivement qu'une logique de la peur, même non accompagnée d'un sentiment de peur, implique la démarche du renonciateur. Tant de haine, tant d'agressivité sont terriblement difficiles à endurer, et si elles ne vainquent pas, elles rongent. Las d'être rongés, certains capitulent pour être tranquilles, pour ne plus être persécutés, c'est comme s'ils déclaraient: «Regardez, je suis de votre côté.» D'autres vont plus loin, quand ils vont jusqu'à adopter des religions dans lesquelles ils n'ont pas foi, comme pour dire: «Je ne suis pas seulement de votre côté, je suis des vôtres».

La violence paie et il est souvent bien plus commode d'être contre les siens et de leur faire de la peine que de lutter contre une violence qui oscille entre l'état contenu et l'état explosif. Des femmes européennes portent la panoplie totale. Des intellectuels d'Israël déclarent verbalement la guerre aux religieux ou aux habitants juifs de Judée-Samarie, ce qui ne les empêche pas de se serrer la main avec une tape sur l'épaule, ni de poser ensemble pour une photo. Tandis qu'un intellectuel qui déclare la guerre à l'intégrisme islamique risque d'être montré du doigt par certains des siens et de se faire tuer chez les autres. De plus, l'extrême-gauche aime se leurrer en se persuadant qu'en rendant le pays laïc, et en revenant aux frontières de l'armistice qui a marqué la fin de la guerre d'indépendance, une paix définitive s'instaurera.

Nous venons de voir quelques motifs qui peuvent pousser un peuple ou une civilisation, sinon entièrement du moins partiellement, à s'auto-détester. Le souffrant peut n'être affecté que de l'une des formes de la haine de soi, passer de l'une à l'autre par étapes successives ou des trois à la fois. Il peut jouer les grands seigneurs avant de se piéger, être emporté par le mouvement de la masse, ou se dire que si on le hait, c'est qu'il doit y être pour quelque chose. Mais si ça peut l'aider à s'en remettre, renoncer à sa condition – convoitée et enviée à travers le monde, qu'il ait hérité de l'esthétique de Japhet en Europe ou de l'éthique de Jacob en Israël – ne sera pas pour lui une échappatoire. Il lui faudra vaincre ou être annihilé. Or, s'il parvient malgré tout à s'assimiler au milieu de ses anciens poursuivants, un jour viendra où il se tournera vers d'autres horizons pour trouver une terre où règnent la tolérance, la liberté et l'aisance. Donc, autant savoir l'apprécier tout de suite pour la défendre. 

Nb: l'Occident et Israël ont été traités ici sous le même angle, comme faisant partie d'un même ensemble, vu le contexte traité. Ce sont en effet les seules civilisations dont la population vivant sur leurs sols peut se composer de vingt à cinquante pour cent d'éléments opposés à leurs valeurs et manières de vivre ; tandis que dans leurs pays d'origine, ces mêmes civilisations n'admettent pas même un pour cent d'étrangers, ou de cultures ou religions jugées inadéquates. Les seuls Européens présents dans ces pays sont motivés par un travail de coopération économique qui aide les économies locales à se maintenir.

Enfin, certains composants de la pensée européenne, qui ont toujours mis en relief la haine du judaïsme, ont tant œuvré pendant des siècles, qu'habitués à une dialectique de haine, ils ont fini par se détester eux-mêmes. Il conviendrait donc, dans tous les pays libres, de se vêtir d'une nouvelle jeunesse pour s'affirmer de nouveau et se débarrasser des complexes vis-à-vis de systèmes de pensées au moins aussi totalitaires que le bas moyen-âge et mal placés pour donner des leçons, car ce n'est pas en flattant les aspects obscurs de certaines cultures qu'il sera possible d'aider ceux qui la subissent à s'affranchir, et d'imposer une dynamique qui inversera la vapeur, car l'humanité est toujours en mouvement, et il n'est pas possible de piétiner sur place. 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:09
Les études sur le Moyen-Orient en plein bouleversement

par Daniel Pipes
National Review Online
5 juillet 2011


http://fr.danielpipes.org/9966/etudes-moyen-orient-bouleversement


Version originale anglaise: Middle East Studies in Upheaval
Adaptation française: Johan Bourlard

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Aux États-Unis, la recherche universitaire mouvementée sur le Moyen-Orient et l'Islam est en train de connaître des changements fondamentaux. Voici quelques réflexions personnelles basées sur 42 années d'observation :

De l'agression occidentale à l'agression islamique. Les relations entre musulmans et chrétiens ont connu quatre grandes périodes : de l'hégire de Mahomet (622) à la première croisade (1099), période durant laquelle l'expansion musulmane s'est faite aux dépens des chrétiens ; de 1099 au second siège de Vienne (1683), période qui a vu à la fois les musulmans avancer (exemple, en Anatolie) et reculer (dans la péninsule ibérique) ; de 1683 au boycott du pétrole arabe (1973), avec les chrétiens à l'offensive ; depuis 1973, avec les musulmans à l'offensive.

Un livre parmi tant d'autres ayant pour thème « le monde arabe ».

Quand je me suis lancé dans l'étude du Moyen-Orient et de l'Islam en 1969, les Américains considéraient presque exclusivement l'impact de l'Occident sur les musulmans contemporains. Aujourd'hui, l'impact musulman sur l'Occident occupe une position presque aussi dominante, allant de l'esclavage en Amérique aux problèmes de Malmö, en Suède.

Des Arabes aux musulmans. À l'époque où j'étais étudiant, on imprimait quantité de livres ayant pour thème « les Arabes », le « monde arabe », la « politique arabe », le « nationalisme arabe » ou encore le « socialisme arabe ». Cependant, au fil du temps, la vacuité de ce concept moderne d'Arabes est devenue évidente. J'étais l'un de ceux qui voyaient dans l'islam le trait caractéristique véritable, me consacrant, il y a de cela trente ans, à démontrer que « c'est l'islam qui détermine fondamentalement les attitudes politiques des musulmans. » Accueillie alors avec scepticisme, cette conception est maintenant devenue d'une telle évidence que le site Amazon.com répertorie pas moins de 3077 ouvrages en anglais sur le djihad.

En 1969, quand j'ai commencé à étudier l'histoire de l'Islam, j'ignorais l'imminence de la déferlante révisionniste. À l'époque, les savants respectaient la civilisation islamique tout en gardant en règle générale (mais pas toujours) une approche occidentale fièrement assumée. Comme un symbole des études d'autrefois, mon premier professeur d'histoire du Moyen-Orient nous avait chargés de lire l'ouvrage de Julius Wellhausen, Das arabische Reich und sein Sturz (en traduction anglaise), publié en 1902.

C'est alors qu'est arrivée la révolution. Selon Martin Kramer, ces changements dans les études du Moyen-Orient sont dus à la publication, en 1978, de l'ouvrage d'Edward Saïd, Orientalisme. Pour ma part, j'y vois plutôt la conséquence d'un virage à gauche radical des universités. Quoi qu'il en soit, la discipline est tombée dans un discours tiers-mondiste révisionniste et repentant, truffé d'incohérences et d'aberrations.

La vieille garde : Julius Wellhausen (1844-1918), dont j'avais dû lire l'étude sur la dynastie omeyyade.

Les anciens maîtres ont été éliminés des programmes de cours. Le Hartford Seminary est rapidement « passé du premier séminaire protestant pour les missions dans le monde musulman à une institution de promotion de l'islamisation. » La conception du djihad au sein des universités illustre cette transformation : en l'espace d'une seule génération, le djihad qu'on interprétait comme une guerre offensive est devenu un perfectionnement moral individuel. Les universitaires ont introduit leurs études de pacotille auprès du gouvernement.

Le travail académique est parfois devenu une quasi parodie de lui-même, des spécialistes soutenant des absurdités telles que l'histoire de l'antique Israël vue comme produit de la propagande sioniste contemporaine, le mouvement islamiste présenté comme un échec dès 1992, l'eau désignée comme source du conflit israélo-arabe, ou encore les homosexuels déclarés inexistants au Moyen-Orient. Comme le suggère l'avis nécrologique larmoyant de Saïd, de nombreux spécialistes demeurent sous son joug pernicieux.

De l'indifférence publique à l'engagement. Avec les tensions dues à la Guerre froide, les exportations de pétrole, le conflit israélo-arabe et la révolution iranienne, le Moyen-Orient occupait bel et bien l'avant-scène politique avant 2001. Cependant, l'intérêt du public américain pour cette région est resté minime jusqu'au 11-Septembre et les guerres qui ont suivi en Afghanistan et en Irak. Cet engouement a permis une prise de conscience majeure des faiblesses des études universitaires. Grâce à des critiques très élaborées comme celle de Kramer ainsi qu'à des organisations comme Campus Watch, le public s'est impliqué plus activement dans l'opposition aux spécialistes radicaux du Moyen-Orient, par exemple par des actions visant à contester leur poste. Dans d'autres disciplines, on ne rencontre rien de tel.

Du mode tendance au mode rétro. Une autre réponse à cet échec consiste pour certains auteurs – souvent extérieurs au monde universitaire – à reprendre les travaux d'érudition d'avant 1980 dans le but de comprendre le Moyen-Orient. Ainsi Ibn Warraq, pseudonyme d'un ancien musulman, a publié une série de livres sur la vie de Mahomet, les origines du Coran, ses variantes et sa signification, tous basés sur les écrits d'anciennes générations. Andrew Bostom, chercheur en médecine, a réalisé une anthologie d'œuvres marquantes de l'érudition d'avant 1980 sur les thèmes du djihad et de l'antisémitisme. L'historien Efraim Karsh a écrit Islamic Imperialism, où il soutient que les tendances expansionnistes de l'Islam ont influencé la religion depuis les guerres de Mahomet.

Ces livres d'une autre époque sont certes peu nombreux comparés à ceux de la vague révisionniste, mais ils marquent la renaissance d'idées et de thèmes que l'on croyait tout un temps moribonds. Leur réapparition ainsi que l'engagement du public et l'émergence de nouveaux savants prometteurs, sont le signe – presque unique dans le monde des lettres – qu'une conception saine du Moyen-Orient et de l'Islam peut reprendre vigueur.

Thèmes connexes: Études moyen-orientales, Monde universitaire Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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