Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 08:16

 

 

 

 

 

 

Philippe Karsenty - Interview exclusive :« Une grande gueule à l’Assemblée Nationale ! »


Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info 



 

 

« Avant de vous répondre, je souhaiterais exprimer ma peine et ma colère face au nouveau crime barbare qui a été commis ce shabbat à Itamar. Quand cela va-t-il cesser ? Ce crime est le résultat de la récente condamnation d’Israël à l’ONU.  Cette condamnation, à laquelle la France a malheureusement participé, fut le feu vert politique qui a été donné à ce crime odieux. Où est la réprobation internationale ? Qu’attend le monde entier pour exprimer son soutien à cette famille décimée et à Israël, ce pays meurtri ? »

 

 

Philippe Karsenty, candidat pour l’élection du député des Français à l’étranger

 

Enjeu : Philippe Karsenty sera candidat pour la 1ère élection, en juin 2012, des 11 députés des Français à l’étranger, dans la 8è circonscription, qui comprend Israël. Ce sera la première fois que tous les expatriés et double-nationaux pourront faire entendre leur voix à l’Assemblée Nationale : le poids des électeurs franco-israéliens sera déterminant, parce que capables de faire basculer l’élection. Les autres pays de cette circonscription sont : l’Italie, Malte, la Grèce et la Turquie. Il est donc très important que les électeurs se mobilisent pour cette échéance, autour d’un candidat qui a fait la preuve de son attachement à la vérité sans compromission, l’intégrité étant la 1ère valeur en politique. Elle, seule, sert la promotion de la démocratie, dont l’accouchement est douloureux au Moyen-Orient.


A&G - Bonjour Philippe : quelles sont les raisons qui vous ont poussé à présenter votre candidature pour cette élection, où les Français d’Israël et de tant d’autres pays, pourront enfin se faire entendre à l’Assemblée ?


Cette élection est une nouveauté, ce sera la première fois que les Français de l’étranger pourront élire des députés. Les Français d’Israël et d’Italie seront prépondérants dans ce vote et j’espère être en mesure de les représenter dignement. Etant déjà élu, ayant l’habitude de traiter avec les personnels politiques français, israéliens, mais parfois aussi italiens, j’ai saisi cette opportunité qui se présentait pour prolonger mon action politique et médiatique.


C’est une chance unique de faire entendre une voix différente au parlement français. Ce sera aussi une chance de pouvoir représenter et défendre les intérêts et les préoccupations des Français de l’étranger.

 

A&G - Choisissez-vous de vous présenter sous une étiquette et laquelle, ou en indépendant ? [Et quels avantages et inconvénients] ?


Je compte me présenter de façon indépendante de la même façon que je me suis présenté sans étiquette à Neuilly où j’ai été élu en 2008. Je pense que compte tenu des prises de position des partis politiques français, cette indépendance est un atout majeur. En effet, comment imaginer soutenir un candidat qui serait soutenu par l’UMP ou le PS ? On a pu voir leurs attitudes, notamment à l’égard d’Israël, et en être très déçu. Je serai un candidat libre de toute compromission qui dira et fera ce qu’il pense juste et bon. Bien évidemment, les candidats qui bénéficieront d’une étiquette politique seront avantagés dans certains pays de la circonscription. Cependant, en Israël, l’investiture d’un parti sera un fardeau lourd à porter, cela signifiera endosser la politique arabe de la France !

 

A&G - Dans cette 8è circonscription, la voix d’Israël sera prépondérante : elle représente 55 700 électeurs (double-nat.), l’Italie et Malte : 42 000, la Grèce et la Turquie : 12 000, etc. Que diriez-vous de plus aux double-nationaux d’Israël qui leur fasse comprendre qu’ils ont une occasion unique de changer les relations entre Jérusalem, Paris, à terme l’Europe ?

 

C’est en effet une occasion unique qui se présente aux Français d’Israël de se faire représenter et de se faire entendre. Aucun député français ne porte le message des français d’Israël en France. On les entend parfois venir en Israël pour parler aux Israéliens et avoir des paroles fortes ici. Malheureusement, dès qu’il repassent la frontière, on ne les entend plus à Paris. Si les électeurs m’accordent leur confiance, je ferai porter leur voix à Paris, dans le monde politique et dans l’univers médiatique.
J’ai le temps et l’énergie à consacrer à cette campagne et je vais m’y engager pleinement.

 

A&G -  On vous connaît, en France et en Israël, pour être le principal contradicteur de la version officielle des médias parisiens. Cette liberté de ton est-elle un atout majeur et un axe fort de votre campagne ?

 
Cela est un atout car je resterai toujours le même. Néanmoins, je ne m’attends à aucune faveur de ces fameux médias français qui ne me feront pas de cadeaux. C’est pour cela que ma campagne sera basée sur les médias francophones locaux, mais aussi sur internet et les réseaux sociaux.

 

A&G  - La plupart des autres candidats, de droite ou de gauche, se battront très fort pour porter la vision traditionnelle  de la France, en ce qui concerne Israël et ses voisins (Palestiniens en particulier). Quelle idée vous faites-vous de la place d’Israël, en Méditerranée, en cette période tourmentée ?

 

Si c’est pour porter la vision traditionnelle de la France, pourquoi alors se présenter dans cette circonscription si spéciale ? La politique de la France en Méditerranée, c’est la diabolisation d’Israël comme on peut le voir de façon continue depuis tant d’années. Il faut donc en changer. L’effondrement des dictatures arabes soutenues par la France depuis tant d’années est le révélateur de cet échec. Voir Sarkozy vouloir bombarder Kadhafi après lui avoir déroulé le tapis rouge, c’est vraiment l’abaissement et l’humiliation de la France. Et qu’on ne me parle pas de realpolitik, c’est de l’avilissement. Israël est le seul allié fiable du monde occidental dans cette région troublée du monde, le seul pays sur lequel l’Europe peut, et devrait, s’appuyer.

  

Be Hatsla'ha, Cher Philippe, merci d’avoir pris ce temps de discussion avec les lecteurs d’Aschkel.info et Lessakele, et à très bientôt pour la suite de cette campagne, à n'en pas douter nous serons très nombreux à vous soutenir !

Aschkel &Gad

 


Comité de soutien à Philippe Karsenty sur Facebook

http://www.facebook.com/home.php?sk=group_103910209691752&ap=1

 

Voir aussi l'interview chez Jean-Patrick Grumberg ICI

 

 

relire la dernière interview de Philippe

 

 

>Interview exclusive de Philippe Karsenty : « Il est temps que la vérité sur « l’affaire al-Doura » sorte au grand jour, on ne peut accepter l’inacceptable »

 

Partager cet article
Repost0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:17

 

Merci à François Célier de nous avoir joint son précieux texte

© 2011 lessakele  

Guetteur, où en est la nuit ?

 

       ©François Celier. Pasteur et écrivain.

           


           

« Une voix crie vers moi de Séir : Guetteur, où en est la nuit ? Qu’en est-il de la nuit, guetteur ? Et le guetteur  répond : « Le matin vient, puis ensuite la nuit. Si vous voulez des nouvelles, interrogez ; refaites le même chemin, venez » Isaïe. 21. 11-12

 

       « Une voix crie vers moi de Séir : Séculaire, cette voix est proche des peurs, des clameurs et des tambours de guerre d’aujourd’hui. Des profondeurs du temps, la nuit de l’esprit révèle des lueurs de ténèbres. Du haut de sa tour juchée entre deux mondes, Isaïe lançait son interpellation : Guetteur, où en est la nuit ?

       Au jour des vents mauvais de l’Histoire, ce guetteur jaugeait un champ prophétique s’étendant du VIIème au XXIème siècle. Sa vision surplombait les barbaries ancestrales et les tremblements sulfureux qui s’ordonnancent sous nos yeux. Il scrutait les empires qui se télescopaient et qui s’effondrèrent corps et biens. D’autres résistent encore, pour combien de temps ?

       Relevant d’un ordre métaphysique, la guerre guet-apens de 1973 agressa Israël. Ce Yom Kippour dramatique illustra un enseignement irrationnel révélateur. En effet, sans aucun préalable, syriens, égyptiens ainsi que deux régiments jordaniens attaquèrent l’Etat d’Israël, déclenchant illico une contre-offensive militaire dans un premier temps ; puis une stupeur des soldats de Tsahal devant l’arrêt inconcevable des avancées assaillantes, ce qui permit à l’aviation israélienne de détruire les chars des armées ennemies. 

       Que signifiait cet arrêt amenant la tétanie militaire de l’ennemi ?

Le souffle d’une rumeur qui se répandit parmi les belligérants : « Sur le plateau du Golan, nous avons vu soudain des centaines de guerriers vêtus de blanc, venant dont ne sait d’où ! Une main immense qui apparue au travers des nuages nous ordonnant de stopper… »

       Sidérant n’est-ce pas ? Ceci est pourtant l’exemple type d’une intervention métaphysique dans le champ du monde rationnel.

        Or, la Torah et la Bible judéo-chrétienne fourmille de ce mode événementiel. Mais quel stratège européen s’y réfèrerait et les consulterait au besoin ? L’irrationalité de la victoire d’Israël ne fut ni considérée sous cet angle, ni commentée par les spécialistes en stratégies de la modernité occidentale, bien qu’elle fut corroborée par maints témoignages de soldats et d’officiers sur le terrain des combats.

 

       Guetteur, où en est la nuit ? A une mise en garde des périls islamistes qui s’amassent devant les lignes Maginot imaginaires des occidentaux. Et par ailleurs à l’encontre d’Israël, les armées du jihad mahométan devraient se rappeler 1973 et autres déroutes. Combattre l’Etat hébreu déclenchera immanquablement  des mécanismes ontologiques… Lorsque les musulmans comprendront qu’on ne défit pas impunément le Dieu d’Israël, ils feront un pas de géant pour s’affranchir de l’esprit funeste du 7ème siècle qui les aliène.

       De nos jours, le monde entier interloqué et effaré observe les effets du soulèvement inattendu des peuples tunisiens, égyptiens, libyens, yéménites etc., empruntant différents processus insurrectionnels, en cascades irrépressibles, dans toutes les arabités lourdement soumises et tyrannisées.

       C’est inimaginable ! Pensent les spécialistes occidentaux, formatés à décrypter n’importe quoi, à défaut de corriger leur myopie cérébrale et leur mépris de la dimension métaphysique des évènements. Comment donc ? « Une Égypte pour tous les Égyptiens » ? Invraisemblable ! Même pour les « amants de la mort » islamistes qui s’y trouvent impliqués, aux aguets, avec leur sacro-saint manuel de guerre coranique caché sous leurs barbes médiévales et scandant « Pour la foi, le culte, le pays, la religion et l'état. Pour l’Islam, rien que le coran, la charia et l'épée (atomique) pour détruire Israël ».  

 

       Qu’en est-il de la nuit, guetteur ? Des prénotions accomplies concernant le flamboiement scientifique et technologique des siècles, jusqu’aux Lumières, puis un déclin paradoxal par l’appauvrissement continu de l’éthique judéo-chrétienne. La prévision d’une nouvelle « nuit » (non plusde « cristal ») crépusculaire éclaire les paramètres de la troisième guerre mondiale du genre humain qui se met en place.

       Elle représentera une problématique de vie ou de mort pour la majorité des musulmans qui auront la main droite enchaînée au boulet de l’inamovible Coran et la main gauche à celle du cruel codex de la Charia.

       Depuis quatorze siècle, leur vie est réglée par l’archaïque Loi islamique : flagellation, lapidation, amputation (opportunément dédouanée pour ses féaux et attributaires du coran). Par ailleurs, il est évident que le monde musulman répugne aux innovations civilisatrices (démocratie, droits de l’homme, humanitarisme), et autres fadaises sur la valeur de la vie, ainsi qu’à la réadaptation de l’islam aux exigences de la modernité. Cette paralysie cognitive est la tare de la postérité d’Ismaël et d’Esaü , la raison de l’inimitié foncière, congénitalement haineuse pour la postérité d’Isaac et de Jacob. 

       « Tuez les infidèles (notamment juifs et chrétiens) partout où vous les trouverez et chassez-les d’où ils vous auront chassés… » Sourate 2-Verset 187

       Les infidèles n’ignorent plus que le coran ne fut conçu qu’au huitième et neuvième siècle, à Bagdad (et non à la Mecque ou à Médine). Sa singularité conceptuelle ne se développa que graduellement pour devenir, en 300 ans, une religion à vocation hégémonique.

       C’est à raison que l’Islam est perçu comme une idéologie politicienne qui se caractérise par un véritable programme de Parti Unique, visant a contrôler une société d’hommes soumis, jusqu’au don de leur vie, immergés anonymement au sein de l’Oumma, la communauté des croyants. Sans état d’âme ou de conscience, ils professent à l’égard des infidèles en général et aux judéo-chrétiens qui leurs résistent :

       « Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent Allah (le Très Miséricordieux) et son apôtre (Mahomet) et qui emploient toute leur force à commettre des désordres sur la terre : vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix; vous leur couperez les mains et les pieds alternés; ils seront chassés de leur pays. L’ignominie les couvrira dans ce monde et un châtiment cruel dans l’autre ». Sourate 5-Verset 37.

 

       « Et le guetteur répond : Le matin vient, » Pour une estimation récente de la population musulmane, soit un milliard cinq cent millions de musulmans, avec un milliard en Asie, 450 millions au Moyen orient et en Afrique, une centaine de millions en Europe (45 millions pour ce qui la concerne) et autres pays dans le monde (dont six ou sept aux USA). Souvenons-nous que jusqu’au 7ème siècle de notre ère, tout le Proche Orient était quasiment chrétien...  Mais en moins de deux  siècles, l’Islam supplanta le christianisme par la fureur de son épée, l’arme subtile de la natalité (rapts et viols d’innombrables chrétiennes), les razzias incessantes  et l’esclavagisme systématique.

       De même, il convient d’observer que le fer de lance du  jihad est l’invariant et constant commandement : conquérir des territoires (nations, terres et peuples) qui ne lui appartiennent pas.

       Son code moral est tout simplement inexistant : Les Chrétiens et les Juifs disent  Tu ne tueras point  ! Mais nous nous disons, que tuer possède la même valeur morale que la prière pour atteindre notre but. (Ayatollah Khomeiny).

       Quelle est la raison de cette névrose politico-religieuse ?

       Le machiavélisme islamique y répond par l’argument suivant :  Si un musulman a des problèmes avec sa conscience au sujet du meurtre d’un «infidèle», il reçoit l’aide (l’absolution) et le soutien religieux (promesse paradisiaque) directement du coran.  Et en effet, le « saint » livre l’explicite par une proverbiale miséricorde : « Ce n’est pas ton bras qui les a poignardés, mais c’est Allah. Ce n’est pas toi qui as tiré la flèche, mais c’est Allah, afin qu’Il puisse montrer sa propre puissance » sourate 8.17. En remplaçant Dieu par Etat, les grands sérials criminels de l’Histoire tels que Joseph Staline, Mao Tsé Toung ou Adolphe Hitler n’auraient pas dit mieux !

       Force nous est de reconnaître que l’esprit qui anime sourates et hadîts relèvent d’un ordre d’inhumanité. Dès la prise de conscience de l’enfant musulman, il lui conditionne son esprit. Aucune religion au monde, si perverse serait-elle (mise à part quelques sectes sataniques), n’oserait enseigner le pourquoi et le comment tuer celui qui serait d’une autre religion que la leur… en l’assortissant de la parfaite impunité de son acte.

 

       « Puis ensuite la nuit. » Une nuit millénaire, faite de luttes entre lumière et ténèbres, constellée de guerres religieuses, de croisades improbables, d’inquisitions criminelles, de dépravations culturelles, d’ idéologiques mortifères et de nombre d’avatars mortifiants. Le genre humain dut apprendre le difficile exercice de la liberté/responsabilité individuelle sur une base d’éthique judéo-chrétienne. Celle-ci s’affirma comme la plus idoine pour nos modes de penser la vie en société. Par nos prophètes, penseurs et philosophes érudits, nous apprîmes combien la morale et la valeur de la vie humaine étaient précieuses (amour, vérité, gentillesse, honnêteté, bonté, équité, générosité, altruisme, miséricorde) et quelles sont des biens inestimables. Elles forment un bouquet de valeurs positives et bénéfiques.     

       Mais alors, qu’en est-il des vertus de l’Islam ? Sont-elles compatibles avec nos démocraties (bien qu’imparfaites), à notre sens d’une  justice (perfectible), à notre vouloir d’égalité des hommes et des femmes, etc. ?

       Quatorze siècles durant, qu’en est-il des avancées de l’Islam, si ce n’est par celle de l’épée ? Les Islamistes continuent de massacrer où qu’ils se trouvent, juifs et chrétiens, en Egypte, en Irak, aux Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigéria et autres pays et contrées. Cette haine du juif  (de plus en plus reliée à celle du chrétien) dépasse le simple bon sens.

       D’où, et plus que jamais, guerre métaphysique ! La guerre de religion du XXIème siècle sera d’une amplitude inégalée dans l’Histoire. Etrangement, comme si le temps leur était compté, les islamistes sont déterminés à détruire au plus vite la civilisation occidentale, sa culture, ses démocraties, la parité hommes-femmes, les Droits de l'Homme, bref, le courant du progrès tel que nous l’avons conçu.  La nuit de notre XXIème siècle et de nos fils subira une guerre sans merci. Des armées s’affronteront, des foules immenses du Tiers-monde islamisé, conjuguées aux 5ème colonnes des élites collaborationnistes et des banlieues métropolitaines s’appliqueront à ravager et détruire… Depuis 30 ans, l’Islam à planifié le programme de cette immense croisade contre l’Occident.

 

         « Si vous voulez des nouvelles, interrogez » ;  nous exhorte le prophète en nous relayant un questionnement en rapport avec la dimension spirituelle des évènements qu’il discernait par delà les siècles, évènements en parfaite adéquation casuelle avec le plan divin. En effet, pouvons-nous nous dire, qu’elle crédit donner à une prophétie vieille de 2500 ans pour le moins ? Se place-t-elle dans une perspective de l’Esprit divin ? Est-elle une matrice analytique visionnaire ? Par ailleurs, il s’avère que l’esprit prophétique est en contradiction à nos spéculations intellectuelles, fondées sur la seule observation des dates et des faits.

       Néanmoins, les prophéties peuvent révéler l’état de notre foi personnelle, celle des populations, leur degré de déjudaïsation et de déchristianisation.

       Révèlent-elle la cécité d’un Occident devenu hostile au regard de Dieu ?

       Selon les Ecritures, il semblerait que les temps de la fin (de notre civilisation ?) se caractériseraient par le déclin de la foi, des valeurs d’éthique, d’équité et du courage des anciens.

       “Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables” (2 Timothée 4/3).

       Parole à laquelle répond Alexandre Soljenitsyne en 1978): « Il s’avère, malheureusement, que le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l'Ouest ».

 

         « Refaites le même chemin »Retournez sur vos pas nous conseille Isaïe, reprenez le chemin que vous avez délaissé. Se propageant dans l’air du temps, les informations précédentes sont bien connues du plus grand nombre, aussi ne m’y attarderais-je pas. Me reportant à des textes de la bible (idée impensable pour nos médias), j’y découvris une formidable lueur d’espoir. En dépit d’une sévère répréhension, Isaïe révèle une voie inimaginable pour nos Chefs d’Etats et nos chancelleries les plus éclairés seraient-ils par leurs services secrets de renseignements :

       « Je vais armer Egyptiens contre Egyptiens ; ils combattrons frère contre frères, ami contre ami, ville contre ville et royaume contre royaume.

L’esprit qui anime l’Egypte s’évanouira, je détruirai ses projets ; ils consulteront alors idoles et enchanteurs, nécromanciens et magiciens.

Et je livrerai les Egyptiens au pouvoir d’un maître sévère, ils seront gouvernés par un roi cruel » dit le Seigneur, l’Eternel-Cebaot. (Es. 19. 2-4) 

       Or, le coran lui-même, peu justifiable de sympathie envers Israël et les juifs, énonce une prophétie singulière concernant l’Egypte et Israël :

       " Et les gens qui étaient opprimés (les hébreux), Nous (Allah) les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la Terre que Nous avons bénie. Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les enfants d’Israël s’accomplit pour prix de leur endurance (la Terre Promise). Et Nous avons détruit ce que faisaient Pharaon et son peuple, ainsi que ce qu’ils construisaient » Sourate 7, verset 137 

       Il s’agit-là d’une reconnaissance formelle, par le coran, concernant la sortie d’Egypte du peuple hébreu, la mort de Pharaon et la légitimation de la patrie historique d’Israël. Puis, dramatiquement, les égyptiens durent s’incliner devant la colère de Dieu, avant d’accepter… la renaissance d’Israël sur sa Terre ! 

       " (Pharaon) voulut donc les expulser du pays. Alors Nous (Allah) les noyâmes tous, lui et ceux qui étaient avec lui. Et après lui, Nous dîmes aux Enfants

d’ Israël : "Habitez la Terre". Puis, lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule ». Sourate 17, versets 103 -104 

« Et Il vous a donné ce qu’il n’avait donné à nul autre au monde. Ô mon peuple ! Entrez dans la Terre Sainte qu’Allah vous a prescrite ». Sourate 5, versets 20 et 21 

       Ces paroles ne devraient-elles pas  susciter une interrogation majeure  

pour le monde musulman !

 

         Venez ». Inspiré par le Rouah, le souffle de l’Eternel, Isaïe annonce aux Egyptiens (coptes et ismaélites) qu’ils disposent d’un recours en grâce :

       « … lorsqu’ils élèveront leurs cris vers l’Eternel, à cause des oppresseurs, il leur enverra un sauveur, un défenseur qui les délivrera. Et l’Eternel se manifestera aux Egyptiens, qui le reconnaîtront en ce jour et lui voueront un culte de sacrifices et d’oblations ; ils feront des vœux en l’honneur de l’Eternel et s’en acquitteront. Ainsi l’Eternel frappera les Egyptiens, mais il les guérira aussi ;

car ils retourneront vers l’Eternel, et lui, se laissant fléchir par eux, assurera leur guérison ». Isaïe 19. 20-22

       Enfin, le grand prophète hébreu des temps messianiques fait une déclaration prodigieuse :

       «En ce jour, une chaussée conduira d’Egypte en Assyrie  (Irak,  Syrie, Liban, Turquie et Iran). Les Assyriens irons en Egypte, les Egyptiens en Assyrie ; l’Egypte et l’Assyrie pratiqueront le même culte. En ce jour-là, Israël uni, lui troisième, à l’Egypte et à l’Assyrie, sera un sujet de bénédiction dans l’étendue de ces pays, car l’Eternel-Cebaot lui aura conféré sa bénédiction en ces termes :

« Bénis soient mon peuple d’Egypte, l’Assyrie, œuvre de mes mains ; et Israël, mon bien propre ! » Isaïe 19. 23- 25

 

       En vérité, c’est ce qui va arriver.

François Celier

 

 (1)« Sur tes remparts, ô Jérusalem, j’ai posté des guetteurs, qui ne se tairont ni le jour ni la nuit, en aucun temps : « O vous qui faites appel au souvenir de l’Eternel, ne prenez aucun répit !

Es 62.6

 

Partager cet article
Repost0
23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 20:15

lso.jpgUn exemple de dérive idéologique en matière de justice fut, on s'en souvient, ce charcutier de l'Oise qui fut condamné pour discrimination à l'embauche parce qu'il aurait refusé d'embaucher un jeune issu de l'immigration, ce que ce charcutier nie avec véhémence ; et ce d'autant plus qu'il n'était même pas question de manipulation de viande de porc ; rappelons-nous également l'affaire Fanny Truchelut qui avait refusé de louer une chambre dans son gîte à une femme voilée parce que celle-ci refusait de l'enlever dans les parties communes (alors qu'elle pouvait le garder dans sa chambre, Fanny Truchelut n'y voyant aucune objection); souvenons-nous également de cette affaire de Franprix qui, en nouvelle franchise, refusait à cause de cette nouvelle gérance de vendre du porc et de l'alcool et qui avait été critiqué par Manuel Valls alors que ce magasin en tant que franchise d'une marque généraliste bien connue ne pouvait décréter, sans prévenir sa clientèle, qu'il allait devenir un magasin halal, surtout lorsqu'il existe peu ou pas d'épicerie alternative aux alentours...

Dans toutes ces affaires, une question, lancinante, revient : 
est-ce que, en droit français, le refus d'embauche lié à la violation d'une clause d'un contrat donné, qu'il soit de travail, de location ou autre, est discriminatoire ? Non, cent fois, mille fois non. Et pourtant ce charcutier, et pourtant cette propriétaire de gîte, ce maire d'Evry ont été attaqués, traités de racistes, et les deux premiers lourdement condamnés déjà financièrement, sans compter la meurtrissure d'apparaître ce qu'ils ne sont pas puisque le contrat qu'ils avaient défini n'avaient pas été respecté par les parties plaignantes.

Qu'à cela ne tienne "les" juges en ont décidé autrement en se basant sur une appréciation abstraite de la discrimination qui en plus ne correspond pas aux faits (mais explique, parfaitement, pourquoi la candidate du FN caracole dans les sondages).

En effet, si la justice française, ou, du moins, certains juges, n'étaient pas idéologisés, ce charcutier (alors que ce n'était en plus pas le cas) aurait parfaitement le droit de refuser quelqu'un qui refuse d'effectuer une partie du travail demandé ; de même concernant le gîte, il aurait dû aller de soi qu'il faut respecter les valeurs fondamentales qui soudent le vivre ensemble à commencer par le respect des convictions d'autrui qui peuvent être blessées lorsque des actes contraires se déroulent dans un lieu commun mis à la disposition de la propriétaire des lieux. Quant au magasin, il aurait dû aller de soi qu'il indique en bonne et due forme désormais sa dénomination halal, et d'ailleurs Manuel Valls aurait dû demander à Franprix de lui retirer sa franchise.

Venons-en à Zemmour. Celui-ci a été condamné, on le sait, non pas sur ce qu'il a dit concernant l'origine ethnique des dealers en prison, mais sur une autre de ses réflexions concernant le fait que des patrons ont " le droit de refuser des postulants arabes ou noirs" . Or, et au vu de ce qui a été exposé plus haut, il ne semble pas que Zemmour voulait signifier dans ce propos qu'il fallait refuser, en soi, de tels postulants, ce qui aurait été là en effet de la discrimination, mais qu'il était fort probable au vu par exemple de tel comportement, propos, question sur le poste, que ceux-ci puissent formuler à terme des demandes communautaristes, et que, dans ce cas, il valait mieux s'abstenir d'aller au devant de difficultés.

Il en est d'ailleurs de même en boîte de nuit : si l'on laisse entrer des bandes qui non seulement ne viennent pas accompagnés, non seulement n'ont pas la tenue exigée, mais en plus viennent en fait agresser la gente féminine présente sur les lieux, alors il est généralement préférable de ne pas les laisser entrer, (comme cela a toujours été le cas en réalité dans beaucoup de boîtes et pourtant les demandeurs sont blonds aux yeux bleus) cela n'a donc rien à voir avec de la discrimination ni du racisme, du moins en règle générale, mais plutôt avec de la prévention au sens de ce principe de précaution dont l'on nous rabat pourtant sans cesse les oreilles.

Certes, avancer ce principe est toujours sujet à caution, et il est sans doute difficile pour les juges de faire la part des choses, sauf néanmoins s'ils s'en donnent les moyens en diligentant une enquête précisant si des cas similaires se sont présentés concernant l'entreprise donnée, et si le demandeur avait des exigences ou un comportement non compatible avec les valeurs exigées à l'embauche ou à l'entrée.

Il est difficile de savoir comment Zemmour a formulé réellement la chose, mais en tout cas quelqu'un qui reçoit le soutien d'un Chevènement ne peut pas être considéré comme un raciste pur jus, Zemmour devait donc sans doute parler  de ces difficultés d'aujourd'hui lorsqu'il s'agit de fournir un travail ou un service à des personnes susceptibles de poser des problèmes là où il n'y en a pas ; vu alors la réputation de non racisme s'agissant de l'accusé, le juge aurait dû déclarer le non lieu avec, sans doute, un rappel à loi : par exemple en suggérant que le polémiste et journaliste n'aurait pas dû parler en général, mais en spécifiant dans quel cadre un patron, un propriétaire, peuvent refuser l'entrée de tel ou telle car ce n'est pas parce que l'on a une couleur donnée de peau que l'on doit croire avoir tous les droits ; ou alors c'est précisément exiger ce que l'on prétend combattre ! ce qui est un non sens ; ou un acte politique volontaire qu'il faut, lui, sanctionner, déjà politiquement, et il est à craindre qu'il va l'être, et durement, dans les urnes.

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-retour-sur-l-affaire-zemmour-67892646.html

Partager cet article
Repost0
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 13:25

ic

       Paul Rhoads

 http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-acquerir-la-liberte-malgre-l-islam-67795901.html

Découvrir l'existence de musulmans virulents au Caire et ailleurs n'est pas nouveau, ou alors c'est évidemment ne rien (vouloir) savoir de l'islam réel, celui qui se vit précisément dans les pays qu'il domine et non pas à l'ombre des jasmins en fleur comme le rêvent Elisabeth Roudinesco et consorts à Paris. Aussi, que les mêmes aient agressé sexuellement une journaliste de CBS (traitant Lora Logande "juive ! juive !" également, du moins au dire de certains blogs) ou qu'ils aient empêché de parler la vedette de la nouvelle génération, Wael Ghonim, tout cela fait partie de l'ordre musulman réel des choses, prévisible depuis le  début.  

Mais il n'y a pas de composition homogène de l'insurrection, ni de direction irréversible qui ferait qu'une situation façon 1792 ou de type février 17 période Kerensky débouche immanquablement vers une victoire "islamiste", malgré leur présence dans le magma actuel, puisque leur "solution" a été déjà expérimentée non seulement depuis l'avènement de l'islam, mais surtout depuis Nasser en 1952, 1947/1958/1963 à Damas et à Bagdad avec le Baas, Khomeiny en 1979, et 1954 puis 1992 en Algérie, bref, les peuples de la région, dans leur majorité, et même s'ils prient (encore en majorité) musulman, savent que l'islam n'est pas la solution ; pas plus que le communisme.

C'est l'échec de l'islam, et non pas seulement de l'islamisme comme le croit Olivier Roy, et autres experts.

Il n'y a qu'en Occident que les intellectuels musulmans du genre Ramadan et leurs soutiens "post" (modernes, marxistes, freudiens, laïques) propagent un islam imaginaire (tout comme d'autres propagent encore un communisme imaginaire via Badiou, Ziezek, Mélenchon, Besancenot etc, ou un néo-bouddhisme frugal imaginaire via Morin, Hulot, etc) alors que les peuples d'Afrique du Nord et de l'Orient crient bien plus liberté et démocratie (les peuples européens aussi...) que les puissances coloniales leur avaient cependant refusé au nom du droit à la différence, bourrant déjà les urnes en 1947 en Algérie, refusant le Collège unique etc.

Les derniers événements en Libye (qui se sont accentués depuis samedi 19 février) sont par exemple plus complexes qu'ils en ont l'air puisque la révolte est aussi à dimension berbère, même si celle-ci prend également encore des apparences islamiques. On peut se demander d'ailleurs si cette dimension là n'est pas aussi à prendre en compte en Algérie. Tant que l'on parlera de "révolution arabe" les Berbères concernés ne bougeront pas, ils ont déjà donné, par exemple lorsque leur avait été vendu, par les mêmes qui pérorent en France, une Algérie plurielle et démocratique...

Aussi méfions-nous de mélanger les périodes historiques en nous croyant encore en 1945 ou dans les années 60 à l'époque du triomphe communiste sur fond de scientisme techniciste occidental qui faisait croire qu'il suffisait de créer une industrie "lourde", un Etat purement national-islamique, pour solutionner la lutte des classes ; le tout doublé d'un retour aux racines supposées authentiques, rêvassé encore aujourd'hui voire de plus en plus par la génération post 68 et leurs enfants en Allemagne, en France, et ce de l'extrême gauche à l'extrême droite ou le revival d'un mouvementVölkisch enrichi du volet hippy et aujourd'hui alter.

Ces divers revivals, quoique encore présents et virulents, ne sont pas à hauteur de jeu, car il émerge autre chose de plus profond, comme un désir de vérité en tant que liberté même, y compris dans les pays européens ; et ce même si l'individualisation des solutions, le découragement sur fond de cynisme, et, surtout, l'absence d'un soulèvement spirituel d'ampleur, créateur d'un nouvel état d'esprit, empêche sa venue (et c'est sans doute pour cela que la lutte contre l'abaissement de l'âge de la retraite n'a pas pu en être l'étincelle en France).

En tout cas pas plus que l'islam ou le socialisme, l'étatisme et le relativisme nihiliste ne sont des solutions, mais plutôt l'obstacle à franchir, pour s'affranchir enfin des errances du XX ème siècle, afin d'aller vers ce monde 3.0, divers et uni, technique (robots multiformes, hologrammes des mondes imaginaires, quasi-immortalité), mais pas seulement : onirique aussi, affinement en recherche de quête singulière et partagée, pour le meilleur contre le pire, toujours déjà  qu'unsol pourrait conjurer... Aurons-nous la force de le couvrir ?...

Par Lucien S.A OulahbibPublié dans : Amour et paix Communauté : Mouvement néomoderne
Partager cet article
Repost0
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 17:18

Merci à J.Kupfer

 

Leçons du CAIRE par Jacques KUPFER

 

 © 2011 www.aschkel.info

 

Les événements  dont nous sommes les témoins à Tunis et au Caire, à Sanaa et demain à Amman, imposent, quelles que soient leur évolution,  des conclusions et une analyse sans concessions. Les occidentaux peuvent continuer à imaginer que les émeutes dans les pays arabes amèneront la démocratie et peuvent continuer à se tromper comme ils l'ont fait jusqu'à présent. Ils peuvent continuer à penser que les foules hurlantes que nous voyons sur nos écrans de télévision sont des "démocrates", oublier le taux d'analphabétisme extrême en Egypte, penser que les pro-Moubarak sont tous des policiers déguisés et que les arabes sur la place Al Tahrir sont tous des philosophes épris de liberté et non de pauvres hères avides de pain!

Nous devons tirer les leçons sur le plan médiatique, politique et militaire des événements agitant les foules arabes.

La première constatation qui devrait être répétée sans cesse et serinée au monde occidental est celle que notre ministre des Affaires Etrangères a affirmée. Le monde occidental a pris pour habitude de désigner Israël comme le responsable unique de toutes les tensions dans le monde arabe. Depuis l'arrivée de requins au large de Sharm el Sheikh jusqu'à la prolifération de maladies contagieuses, depuis les agressions contre les touristes jusqu'à la prolifération de déclarations haineuses contre les "croisés", tout était le fait et la responsabilité d'Israël. En poussant cette logique à son terme, si l'état Juif signait une paix des cimetières avec les "palestiniens" ou mieux encore disparaissait, il n'y aurait plus aucun problème dans le monde arabe. La sérénité et le calme y régneraient en maîtres dans une harmonie de "tolérance islamique" admirable. La preuve du contraire, vient d'être fournie une fois de plus. Difficile de rendre Israël responsable des événements de Tunis ou du Caire. Bien entendu, on pourra toujours expliquer aux foules arabes que ce sont les Juifs qui les ont affamé, et que Moubarak et Ben Ali étaient des agents du Mossad! De telles affirmations commencent à circuler dans les foules "démocratiques" de la place Tahrir et seront certainement amplifiées.

La valeur du papier…

La deuxième constatation évidente est qu'aucun traité ou accord signé par un état arabe ne vaut plus que le papier sur lequel il est écrit. L'expérience en a été maintes fois faite avec les squatters "palestiniens" occupant une partie d'Erets Israël occidental. Aucun des termes agrées avec le terroriste Arafat depuis les accords d'Oslo n'a été respecté par les arabes. Il est dramatique de constater qu'après une trentaine d'années d'existence d'un traité de paix avec l'Egypte, on doive se demander si ce traité sera respecté, si la paix persistera. Je ne suis certainement pas de ceux qui pleureront la disparition de Moubarak. La paix glaciale qui a prévalu avec l'Egypte  lui a apporté davantage qu'à l'Etat d'Israël. Nous avons cédé le Sinaï et ses réserves naturelles, abandonné une zone tampon essentielle pour notre sécurité, quitté une zone stratégique essentielle sur la voie des pétroliers. De plus, le traité avec l'Egypte lui a permis d'obtenir des milliards de dollars de la part des Usa et une aide militaire considérable qui peut demain se retourner contre nous. Le fait même que nous nous interrogions sur l'avenir d'une relation non belliqueuse avec l'Egypte pose problème.

Enfin, la  fébrilité des réactions occidentales et leur volte face amèneront les arabes à ne plus leur faire confiance, si tant est que la confiance existait auparavant. Ben Ali était le partenaire choyé de la France, l'ami fidèle  qui plaçait ses fonds dans les établissements financiers de Paris. Du jour au lendemain, sans que Ben Ali n'ait changé, la France le renie et découvre avec stupéfaction  qu'il était corrompu. La France lui refuse même le droit d'asile pour éviter que quelques manifestants tunisiens "démocratiques" n'expriment leur colère en incendiant quelques voitures! En ce qui concerne Obama et l'Egypte, l'histoire est encore plus croustillante. Le premier voyage d'Hussein Barak Obama fut pour l'université cairote où il expliqua clairement son attachement à l'Islam. C'est en Egypte et auprès de Moubarak qu'il était venu chercher son certificat hallal de bon dirigeant de la Maison Blanche. C'est Moubarak qu'il recevait pour promouvoir ses tentatives de démembrer Israël. Et c'est donc également avec stupéfaction non feinte, qu'Obama a découvert que les résultats des élections législatives avaient été truqués et que Moubarak avait menti en affirmant à Barak (Obama) que plus de 90% des égyptiens l'avaient canonisé! Le lâchage de Moubarak par le pensionnaire de Washington fut immédiat. Qui plus est, Obama vient de réaliser un double coup compatible avec sa vision antioccidentale du monde. Il tient à remettre en selle et légitimer sur l'échiquier politique égyptien les "frères musulmans" et par la même occasion inquiéter Israël sur son front Sud. Les iraniens qui ont fait face aux tirs des "Gardiens de la Révolution"  et ont payé un lourd tribut sanglant pour la liberté d'expression, n'ont pas eu l'honneur d'avoir un tel soutien d'Obama!  L'Occident n'est pas fiable et ne possède qu'une politique à courte vue basée sur un intérêt électoral ou économique immédiat. Lénine disait déjà que le monde capitaliste est prêt à vendre la corde avec laquelle on allait le pendre. Aujourd'hui il est prêt à embrasser le croissant qui le transpercera.

L'expérience iranienne n'a rien appris au monde occidental. Carter a tout fait pour faire tomber le Chah d'Iran au nom des sacro-saints principes de démocratie et de liberté des peuples. La France a offert l'abri de Neauphle-le-Château à l'ayatollah Khomeiny et l'a aidé à prendre le pouvoir en Iran. Le résultat est palpable et Ahmadinejad est fils de l'aveuglement de la république française et de la stupidité américaine. Mais si l'Europe et les Etats-Unis ne savent pas tirer les leçons de la politique récente, il nous appartient de convenablement analyser la situation et de savoir tout simplement ajouter un à un.

Les régimes en place dans les pays arabes sont et resteront dictatoriaux mais sans aucune garantie de permanence. Ils sont mauvais et ne peuvent qu'évoluer vers le pire. Déjà, nous entendons les appels en Egypte pour mettre un terme aux accords de paix.

Les leçons…

La première leçon est d'exiger des Etats-Unis de retirer leurs moniteurs militaires, leurs entraîneurs et formateurs de la "police" palestinienne et lui interdire la possession de toute arme autre que le gourdin.

La deuxième leçon est de ne plus signer d'accords avec les arabes pour lesquels un accord de "paix" n'est rien d'autre qu'une trêve pour leur permettre de reconstituer leur force. Pour une trêve, on ne paie pas en abandonnant tous ses atouts stratégiques.

La troisième leçon est de ne plus jamais donner un territoire conquis et libéré par nos armes. Non seulement ces terres nous appartiennent et nous devons les défendre comme l'héritage de nos pères et la propriété de nos enfants mais ils sont essentiels à notre existence. L'exemple égyptien aujourd'hui dans le Sinaï, les exemples du  Liban, de Gaza et du Gouch Katif, les terres de Judée Samarie sous contrôle et occupation de l"Autorité palestinienne" peuvent éclairer même un aveugle politique.

Un retrait risque d'avoir des effets irréversibles; il servira de base à l'agression ennemie et nécessitera, tôt ou tard, d'être reconquis.

La quatrième leçon est de cesser de croire aux paroles de fidélité et d'amitié "éternelles" de la part des régimes occidentaux. Les garanties américaines, les déclarations  du Quartet sont aussi solides qu'un château de sable dans le désert d'Arabie. Les engagements  occidentaux sont à responsabilité très limitée. Il faut les considérer comme tels. Leur engagement fluctuera en fonction du prix du pétrole et de la panique que dégage une cassette d'Al Quaida.

Il nous faut placer de notre côté les peuples et l'opinion publique populaire. Il faut donc adopter un langage clair inspirant la confiance et le respect. C'est avec les peuples libres que nous devons créer des liens d'amitié basés sur des valeurs et une civilisation commune. Ce sont les peuples dans les états démocratiques qui doivent être convaincus de la véracité de notre combat et de leur intérêt à nous soutenir. Nous ne pourrons l'obtenir qu'en affirmant fermement nos droits, en n'acceptant aucune compromission  et en cessant de vouloir plaire. Les européens sont de plus en plus nombreux à sortir de la léthargie pro musulmane et du politiquement correct.

"Je préfère être antipathique et vivant que sympathique et mort" déclarait Menahem Begin.

Ils nous aiment sympathiques. Habituons nous à être vraiment antipathiques. Et toujours vivants.

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 23:15

 

Source : Primo-info
  
Pourquoi Céline
Pourquoi lorsque l’on veut parler de Céline, on cite toujours de l’auteur de « Voyage au bout de la nuit » et non pas celui de « L’Ecole des Cadavres » ou de « Bagatelles pour un massacre » ? Il s’agit pourtant du même Louis Ferdinand Céline, du même homme dont une partie de l’œuvre se trouve au sommet de la littérature française et l’autre partie effroyable, d’un racisme antijuif haineux et violent, côtoie les bas fonds de la pensée la plus abjecte. 

En avez-vous seulement lu quelques extraits ?

Visiblement, vous ne saviez pas. Je préfère l’imaginer ainsi car si vous saviez vous ne laisseriez pas parler aujourd’hui de « polémique » autour de l’annulation, de « l’inflexion », du « volte face » ai-je lu, du Ministre de la Culture qui a décidé de retirer le nom de Céline de la liste des célébrations nationales. Vous le féliciteriez peut-être, vous le comprendriez surement.

Mais comment le Haut comité qui propose chaque année une liste des anniversaires de personnalités a-t-il pu penser à honorer Céline, à celui qui écrit dans « L’Ecole des cadavres » :

« Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître. […] Dans l'élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que bâtards gangréneux, ravageurs, pourrisseurs. Le juif n'a jamais été persécuté par les aryens. Il s'est
persécuté lui-même. Il est le damné des tiraillements de sa viande d'hybride. » (L'École des cadavres, Paris, Denoël, 1938, p. 108).

Ou encore :

« Je me sens très ami d'Hitler, très ami de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu'ils ont bien raison d'être racistes. […] » (p. 151) 

La voilà donc la littérature de L.-F. Céline, répugnante, écœurante, nauséabonde. Celle du Dr Destouches et Mr Hyde dont la médecine qu’il conseille pour les juifs n’est ni plus ni moins la stérilisation chirurgicale et eugénique.
Je ne comprends pas.

Toujours dans « L’Ecole des cadavres », jamais de demi mesures, mais le racisme le plus radical : « on veut se débarrasser des juifs ou on ne veut pas s’en débarrasser. Qui veut la fin, veut les moyens et pas les demi-moyens ».

Si Céline manie sa plume antisémite comme une arme, lorsqu’il n’écrit pas, il exhibe le poison de sa bouche : comme le rappelle Annick Duraffour dans « L’Antisémitisme de plume », livre écrit sous la direction de Pierre André Taguieff ( Berg International Editeurs), « le 7 décembre 1941, Ernst Jünger, alors capitaine de l’état-major de l’armée allemande à Paris, rencontre L.-F. Céline à l’Institut allemand. 

Il note dans son journal : « Il (Céline) dit combien il est surpris, stupéfait, que nous, soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n’exterminions pas les juifs – il est stupéfait que quelqu’un disposant d’une baïonnette n’en fasse pas un usage illimité. » … « Si je portais la baïonnette, je saurais ce que j’ai à faire »

Est-ce celui-là que l’on voulait honorer 50 ans après sa mort ? Celui qui dans « Bagatelles pour un massacre », oppose le juif à la « France », « aux français », « aux enfants du sol », « aux indigènes », « au blanc », « à l’aryen » ?

Si son antisémitisme paraît à certains encore flou, dans « L’Ecole des Cadavres » il écrira : « Une seule race en France : l’Aryenne ! » et proposera une alternative : « Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des juifs »

Ma question est la suivante : Pourquoi les membres du Haut Comité ont-ils inscrit le nom de Céline dans cette liste des personnalités honorables ? Ne connaissaient-ils pas l’autre écriture de Céline ou alors voulaient-ils honorer l’écrivain en imaginant que l’on allait oublier l’homme indigne ? 

Pourquoi a-t-il fallu attendre que Serge Klarsfeld intervienne ? Faut-il être juif pour se sentir insulté comme français par Céline ? Faut-il être juif pour lire ces pamphlets en français ? 

J’attends le jour où l’Histoire des juifs de France sera l’Histoire de France et de tous les français. 


Karen TAIEB
Conseillère de Paris 

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:46

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/27/pourquoi-j-ai-annule-un-meeting-propalestinien_1471386_3232.html

Il est abondamment question dans la presse, depuis quelques jours, de l'annulation de la réunion que Stéphane Hessel devait tenir le mardi 18 janvier à l'Ecole normale supérieure (ENS), dont je suis la directrice. Certains déplorent les pressions qu'aurait exercées le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) sur la direction de l'ENS, d'autres croient voir la liberté d'expression bafouée. Dans ce vacarme d'indignation sincère et de mauvaise foi mêlées, peut-on faire entendre les faits et les raisons ?

J'ai décidé d'annuler la réservation de la salle prévue pour ce meeting, dix jours avant la date où il devait se tenir. Je l'ai décidé seule. Si une situation analogue se présentait de nouveau, j'agirais de la même façon. Je n'ai eu aucun contact avec le CRIF. Au moment où j'ai pris cette décision, j'ignorais les démarches entreprises par plusieurs personnalités. Quiconque souhaitait savoir ce qui s'était vraiment passé n'avait qu'à me le demander. Mais les faits ou les explications se sont vite trouvés dépourvus d'intérêt. Une rumeur était lancée, et elle progressait en roue libre sur Internet, et même dans nos journaux d'information.

Voici les faits. A la mi-décembre 2010, une demande de réservation de salle émanant d'un chercheur de l'ENS m'a été soumise. Il s'agissait de réunir autour de Stéphane Hessel des normaliens et quelques personnalités pour débattre de la liberté d'expression. A cette requête, j'ai donné évidemment mon accord. Stéphane Hessel sera toujours accueilli dans notre école pour exposer ses idées et discuter avec nos élèves. J'ai eu maintes fois l'occasion de le lui dire.

Le 7 janvier, des amis m'ont transmis l'annonce de la réunion telle qu'elle circulait très largement sur de nombreux sites. Je regrette qu'aucun des articles qui ont consacré tant de colonnes à commenter ma décision n'ait jugé bon de reproduire cette affiche. Chacun aurait pu constater qu'il ne s'agissait aucunement d'une réunion interne à notre école entre Stéphane Hessel et des élèves, mais d'un meeting organisé par le collectif Paix Justice Palestine.org, qui soutient, entre autres, le boycottage des universitaires israéliens. L'appel largement diffusé laissait prévoir une assistance importante et totalement extérieure à l'école. J'ai aussitôt pris la décision d'annuler la réservation de la salle.

J'avais été trompée sur la nature exacte de cette réunion, ce qui est à soi seul un motif d'annulation. L'Ecole normale supérieure est un établissement de recherche et d'enseignement. Elle est aussi un lieu de débat, de réflexion, et de critique. Elle abrite de nombreux cercles d'études politiques. Y sont souvent organisées des réunions sur des sujets liés à l'actualité, y compris celui du Moyen-Orient, avec le souci d'une pluralité minimale de points de vue et le souhait d'un approfondissement dans la connaissance et la réflexion.

Ceux qui étudient et enseignent à l'ENS sont souvent engagés dans la réflexion politique, en cela ils prolongent la tradition de notre école. Mais ils n'avancent pas masqués, ils annoncent clairement la nature de la réunion qu'ils souhaitent organiser (interne, ou bien ouverte au public) et discutent avec nous de la façon dont nous pouvons, et parfois ne pouvons pas, l'accueillir. En particulier, nous ne souhaitons pas la tenue à l'école de meeting sans débat, où l'on ne fait que confirmer à plusieurs l'énoncé d'un point de vue.

J'ajoute qu'un rassemblement comme celui qui s'annonçait aurait très probablement, du moins c'est ainsi que j'en ai jugé - à tort ou à raison, je suis prête à en débattre -, entraîné des affrontements ; dans un tel cas, nous n'aurions absolument pas eu les moyens d'en assurer la sécurité. Entendre invoquer des motifs de sécurité fait souvent sourire, il est facile d'y voir un prétexte facile à produire. Mais tous ceux qui ont la charge d'un lieu qui accueille le public savent combien le souci de la sécurité est devenu obsédant, et aucun directeur d'établissement ne peut prendre raisonnablement le risque, même minime, d'un incident grave lorsqu'il a des raisons de le redouter.

Nous avons aussitôt fait part de cette décision au chercheur qui avait réservé la salle. Nous lui en avons expliqué les raisons. Nous lui avons proposé notre aide pour trouver rapidement un autre lieu dans Paris afin d'y tenir la réunion. Nous lui avons aussi fourni de nombreux contacts.

Voilà les faits, à première vue bien insignifiants. Cet épisode a toutefois provoqué une cascade d'articles et de prises de position, le plus souvent ignorantes de ce que je viens de rapporter. J'y ai reconnu l'expression des délices éprouvés à adopter la posture de victime et une surenchère de jugements édifiants. C'est ainsi que deux secrétaires nationaux du Syndicat de la magistrature parlent dans un article de "l'annulation, à la demande du CRIF, d'une conférence-débat qui devait se tenir à l'Ecole normale supérieure" (la présomption d'innocence est bien mal-en-point dans notre pays si même des magistrats jugent sans enquêter).

C'est ainsi encore que plusieurs professeurs de philosophie, anciens élèves de l'ENS, dont certains, du moins je le pensais, sont mes amis, s'indignent que le CRIF impose ses vues. Edifiant spectacle que celui de ces professeurs, "Et sur moi le soir tombe", qui, dans un jugement d'autorité que justifie à leurs yeux leur passé d'engagement politique, rappellent à l'ordre la directrice de leur chère école. Lui reprochent-ils sérieusement de n'avoir pas compris que dans la pensée de Stéphane Hessel se tenaient, non une bien-pensance à la fois critique et fort dogmatique, mais le souffle créateur de la pensée et la vision puissante des combats pour la liberté ?

J'ajoute, puisque cette tribune m'en donne l'occasion, que l'Ecole normale supérieure entretient des liens précieux d'un point de vue scientifique avec des universitaires et des équipes de recherche israéliennes. Aucune réunion publique appelant à les rompre n'aura lieu avec mon accord à l'ENS.

Depuis une semaine, on parle de l'Ecole normale supérieure dans la presse, et cela à propos de l'annulation de la réservation d'une salle. Que n'a-t-on plutôt traité des mutations de notre école et du rôle qu'elle veut aujourd'hui jouer dans la réflexion sur les filières d'élite, sur l'ouverture des enseignements à la recherche et à l'innovation et sur la capacité que peut avoir un établissement sélectif de reconnaître les talents ? Pourquoi n'a-t-on pas mentionné le combat que mène l'ENS pour la défense des valeurs liées au savoir, à la recherche et à la qualité de la transmission, aujourd'hui bien malmenées ?

Pourtant, l'enjeu est de taille car il s'agit de remédier à la plus redoutable forme de relégation sociale présente dans notre société et aussi de rappeler que des cultures sans savoir et sans étude deviennent vite des cultures somnambules. Puisqu'on parle depuis plusieurs jours de liberté d'expression, ne devrait-on pas d'abord en défendre la condition la plus sûre : l'accès à une éducation capable de former des esprits libres et critiques et le refus de l'oligarchie du savoir ? Là, ce sont de vraies victimes, mais des victimes sans voix, donc on les ignore.

 

Monique Canto-Sperber, philosophe, directrice de l'Ecole normale supérieure (rue d'Ulm)
Partager cet article
Repost0
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 08:07

 

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-quelques-observations-sur-la-periode-revolution-arabe-berlusconi-melanchon-palin-palestiniens-65693170.html

 

img041107-1214.jpgPresque plus personne ne croit que les événements tunisiens soient l'expression d'une révolution "arabe" au sens nassérien, nationaliste, islamiste, bref, anti-occidental, ce qui fait consensus semble-t-il.

Pourquoi ne pas aller plus loin et arrêter d'avancer les termes "arabe" et "Maghreb" (terme arabe) à tout bout de champ ?

Tunisie "arabe", Algérie "arabe", Egypte "arabe" (ses dirigeants qui voient tout immolé comme un déséquilibré, -un phobique? Même discours que pour les tueurs islamistes, en Algérie aussi d'ailleurs...). Parlerait-on, au jour d'aujourd'hui, d'une France "bourguignonne" ou "parisienne" ? Une Belgique "wallonne" ? Une Espagne "castillane" ? Un Royaume Uni "londonien", Une Allemagne "bavaroise" ? Une Amérique "new yorkaise" ? Non. Plus maintenant en tout cas...

Pourquoi ne pas plutôt parler d'une Afrique du Nord, tout simplement, composée de pays pluriels aspirant à un régime démocratique qui permettrait aux berbérophones, aux arabophones, aux francophones de vivre ensemble ? Puisqu'il ne s'agit pas seulement de problèmes sociaux... Pourquoi continuer à propager l'idée que ces pays sont forgés dans une identité unique que d'aucuns s'empressent de nier en Occident, mettant en cause la notion même ? Décidément la "révolution" tunisienne ne fait que commencer...

Il est curieux que la pluralité soit réservée aux pays occidentaux, et souvent à leur détriment au sens d'être pensée uniquement sous le joug du multiple sans centre, imposé sous peine d'être accusé de racisme, ou de ne pas comprendre que l'Europe aurait besoin obligatoirement de bras et d'enfants étrangers supplémentaires en permanence, ce qui n'est pas sûr, surtout lorsqu'ils veulent vivre uniquement dans leurs codes et, pis, sous l'injonction de nos belles âmes qui les incitent à le faire puisque leurs codes se trouvent parés de félicité et les nôtres de tous les maux. 

Les termes "multipolaire, multiculturalisme, diversité" sont ainsi assénés comme des impératifs catégoriques qui s'arrêtent cependant à la porte du mot "arabe", comme ils s'arrêtent encore (quoique un peu moins depuis les événements en Tunisie) à la porte "islam" malgré les injonctions pérorantes d'un Ben Laden (qui a aussi de plus en plus d'émules en Russie quoique certains mettent plutôt en cause les services secrets russes)... Allez ! commentateurs de tous les pays, unissez-vous ! encore un effort pour vivre réellement l'étendue concrète de vos principes si impétueusement assénés! (blablabla?).

Il y a aussi une autre contradiction assez curieuse à vrai dire en matière de donneurs de leçons approximatives à savoir la manière dont l'on s'en prend aux frasques sexuelles de Berlusconi alors que celui-ci applique, à la lettre, ce qui est exposé en long et en large dans toute la littérature contemporaine où l'exigence du nihilisme total (si l'on ne veut pas apparaître néo-réac (ou tea party façon Sarah Palin bien sûr) submerge les alcôves se croyant originales alors qu'elles nous ramènent au temps de Caligula et des rêveries de Sade.

Berlusconi (qui est bien plus impardonnable par sa soumission au dictateur libyen) est le miroir de tous cesDorian Gray ou apprentis sorciers qui arpentent médias et colloques (vite vite vite Davos cette semaine...) : leursmeurtrières, au travers desquelles ils/elles en appellent à la décroissance du monde sa moralisation, tout en écrivant l'inverse (ou le contraire) dans leur petite prose prostrée (ppp) comme cartes sans territoire qui les propulsent tout de même, malgré toutes les calculettes anti-Co2, aux quatre coins de Gaïa pour parler en son nom, bien sûr.

Dans ce vide, de plus en plus sidéral, d'aucuns aspirent, faute d'inspiration, à être aspirés dans un revival des années 30, et pourquoi pas revivre 17 à défaut de 1792 et voilà Mélenchon admirant, dit-il, sur RMC, le Lénine dansant au son de la Marseillaise lui l'inventeur de la Tcheka alors que Mélenchon n'a, pour l'instant, que sa gouaille de diablotin pour salon chic qu'il vient de ravir à un Besancenot déboussolé.

Mélenchon prépare son duel contre Marine Le Pen le 14 février sur BFM/RMC afin de montrer qu'il serait le meilleur rempart contre "l'extrême droite" alors qu'il en est l'engrais : son discours haineux et victimaire veut attirer (sur la base d'éléments exacts : l'idéologie purificatrice a toujours des exemples, des plaies, à montrer) tous les damnés de la Terre ravis que le Paradis existe et qu'il s'appelle Assistance, surtout si l'on n'est pas français et de sa classe moyenne.

Mélanchon veut couper la tête des riches (original programme comme on le voit) alors que c'est le courant de pensée qui a fabriqué un tel sbire qui appauvrit le plus la France en lui imposant des règles qui profitent en premier aux parasites de l'Etat et à leurs alliés bénéficiant des marchés publics et des niches fiscales.

Il ne suffit pas de clamer comme il le fait que les principaux échanges se font en Europe ou entre la France et l'Allemagne ; les centaines de milliers de petites et moyennes entreprises qui croulent sous les charges (alors que l'Europe devrait lever le monopole de la Sécurité Sociale comme elle l'a fait pour l'assurance complémentaire) aimeraient une autre approche semble-t-il. Aussi certains de leurs membres préfèrent de plus en plus se détourner de ceux qui protègent idéalement l'icône "être humain" et pourfendent son image concrète si elle est "native"car celle-ci moins exotique rappelle trop le principe de réalité, que la vie n'est pas en permanence un long fleuve tranquille amenant vers le Pays de Cocagne promis depuis Babeuf. Ils s'apprêtent même à tourner le dos à Sarkozy, quitte à se pincer le nez avant de mettre le bulletin "Marine" dans les urnes. Mais rien n'est sûr. Ce ne sera pas en tout cas grâce à Mélenchon cet aboyeur.  Mais la faute à qui ? Plantu n'a pas toujours tort. Surtout sur ce point.

Des certitudes s'effritent avant de s'écrouler dans un éclat de rire général, ainsi il n'est plus dit que dans les pays dominés par l'idéologie arabo-islamique et soutenus par l'Occident il n'y aurait comme choix que la tyrannie ploutocratique ou la tyrannie théocratique. De même en Occident il est de moins en moins dit qu'il n'y aurait comme choix que l'étatisme affairiste et nihiliste ou l'étatisme épurateur et purificateur.


http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-quelques-observations-sur-la-periode-revolution-arabe-berlusconi-melanchon-palin-palestiniens-65693170.html


(mon article précédent a été publié en anglais par The Brussels Journal : http://www.brusselsjournal.com/node/4646 )

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:33

Merci Colette et Merci surtout à Serge Klasrfeld

Afin de mettre un terme à la polémique, le ministre de la culture Frédéric Mitterrand a annoncé vendredi 21 janvier le retrait du recueil des célébrations nationales 2011 de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline. La présence de l’auteur, antisémite notoire, dans ces célébrations avait suscité l’indignation de Serge Klarsfeld, président de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France.

Céline - Etre un écrivain ne dégage pas de ses obligations vis-à-vis du reste de l'humanité - Florilège

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

Un grand écrivain.........antisémite !

Céline est très certainement un grand écrivain. Il a révolutionné le style. Certains tiennent "Voyage au bout de la nuit" comme un des plus grands romans du XXème siècle, un roman qui bouleverse l'histoire de la littérature comme Ulysse de James Joyce ou A la recherche du temps perdu de Marcel Proust.

2) Les romans antisémites

     Etre un écrivain ne dégage pas de ses obligations vis-à-vis du reste de l'humanité. Céline, en toute connaissance de cause, a diffusé une haine raciste contre les Juifs. Il l'a fait avant la guerre, dans un roman odieux d'un bout à l'autre : "Bagatelle pour un massacre".
     Il le présente lui-même, avec jubilation, comme une oeuvre antisémite :

 

Examinons le "style" de cet écrivain :

 

 

 

 


     On voit là la préparation d'un grand nettoyage raciste qui s'appelle la Shoah ! Oui, Céline, idéologiquement, y a contribué.

     Pendant l'occupation, Céline se préoccupe de la vente de ses romans, à l'occasion de la grande exposition antisémite « Le Juif et la France ». Il leur assigne donc bien une fonction de propagande antisémite.

 

3) La nature de l'antisémitisme de Céline : sexuel, politique, misogyne et homophobe

Voici comment l'historien Robert Soucy, professeur émérite à Obelin College (Ohio, Etats-Unis), analyse l'antisémitisme de Céline :

 

4) Les pamphlets et les articles de journaux.

Selon mon interlocuteur, 
« ses colères légitimes et fondées au travers de ses pamphlets, et à condition de savoir les comprendre et de ne pas les interprétrer de travers comme c'est encore le cas aujourd'hui, sont pour ma part un hymne à la vie et non l'invitation à une typique haine raciale [sic]. "

     Examinons donc ces propos "qui ne doivent pas être confondus avec la haine raciale". dans "Les Beaux Draps", Céline insiste sur la nécessité du passage à l'acte, en de brefs appels :

     Ce que Céline reproche au régime de Vichy, c'est sa mollesse. Tous ses textes poussent à l'élimination rapide et expéditive des Juifs. Il sera finalement entendu.

5) Céline collaborateur, exprimant sa haine antisémite auprès des nazis

     Le 7 décembre 1941, Ernst Jünger, alors capitaine de l'état-major de l'armée allemande à Paris, rencontre Céline à l'Institut allemand.Il note dans son journal :

    Céline envoie régulièrement ses textes antisémites aux journaux de la collaboration. Il participe à la propagande antisémite, à l'heure même où des rafles déciment la population juive.

Avant même la parution de l'ouvrage, l'écrivain évoque dans sa correspondance le thème de Bagatelles qu'il considère central, à savoir les juifs et son antisémitisme :
- "Je vais sortir un livre : Bagatelles pour un massacre un livre sur les juifs" (lettre à E. Pollet)
- "Je viens de publier un livre abominablement antisémite, je vous l'envoie. Je suis l'ennemi n°1 des juifs" (lettre au Docteur W. Strauss)
- "Vous allez recevoir par la poste mon nouveau livre. Bagatelles pour un massacre, très fortement antijuif." (lettre à John Marks, son éditeur américain)

L'ouvrage est très diffusé : plus de 20.000 exemplaires pour le premier tirage, très vite épuisé, et autour de 75.000 vers la fin de la guerre

Page de couverture de Bagatelle pour un massacre

 "Les 15 millions de juifs enculeront les 500 millions d'Aryens."

Bagatelles pour un massacre, 1937, p.127.

 "Personnellement je trouve Hitler, Franco, Mussolini fabuleusement débonnaires, admirablement magnanimes, infiniment trop à mon sens, pacifistes bêlants pour tout dire, à 250 prix Nobel, hors concours, par acclamations ! Ça durera peut-être pas toujours. Les glaves ça retombe quelquefois."

 L'École des cadavres, 1938, p.62

 " Racisme d'abord ! Racisme avant tout ! [...] Désinfection ! Nettoyage ! Une seule race en France : l'Aryenne. [...] Trois groupes aryens ! Les Alpins (les plus nombreux), les Nordiques, les Méditerranéens : Aryens tous !Et c'est marre, et c'est tout."

L'École des cadavres, 1938

 " Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des juifs, par guerres, hybridations burlesques, négrifications mortelles. Le problème racial domine, efface et oblitère tous les autres."

L'École des cadavres, 1938

 " Distinction entre les bons Juifs et le mauvais Juifs ? Ça rime à rien. Les Juifs possibles, patriotes, et les Juifs impossibles, pas patriotes ? Rigolade ! Séparer l'ivraie du bon grain. [...] Le chirurgien fait-il la distinction entre les bons et les mauvais microbes ?"

L'École des cadavres, 1938

 « Je ne suis pas un auteur que sa "vente" tracasse beaucoup [...]. Mais en visitant votre exposition j'ai été tout de même frappé et un peu peiné de voir qu'à la librairie ni Bagatelles ni L'Ecole ne figurent alors qu'on y pavoise une nuée de petits salsifis, avortons forcés de la 14e heure, cheveux sur la soupe. Je ne me plains pas - je ne me plains jamais pour raisons matérielles - mais je constate là encore hélas - la carence effroyable (en ce lieu si sensible) d'intelligence et de solidarité aryenne - démonstration jusqu'à l'absurde pour ainsi dire »

Lettre de Céline au capitaine Sézille 
(agitateur antisémite, secrétaire général de l'Institut d'étude des questions juives, organisateur de l'exposition "Le Juif et la France"),
21 octobre 1941

       Après 1936, [Céline] écrivit trois ouvrages antisémites qui, eux, n'ont pas droit à des critiques dithyrambiques : Bagatelles pour un massacre (1937), L'Ecole des cadavres (1938) et Les Beaux Draps (1941). Ils mettent en lumière son admiration pour l'Allemagne nazie et, en outre, son attachement à un grand nombre d'idées que les fascistes français propageaient depuis 1924, y compris un réalisme "viril" qui fulmine contre le marxisme, le libéralisme, la franc-maçonnerie, la démocratie, le matérialisme, l'hédonisme, le rationalisme et le féminisme.
     Dan son cas, ces opinions s'accompagnent d'un antisémitisme de bas étage des plus haineux, même s'il s'exprime d'une manière très moderne. Selon Céline, les Juifs ne se bornent pas à dominer la france sur les plans politiques, économique, social et culturel ;  ils constituent en plus une menace sur le plan sexuel, et plus précisément homosexuel. Selon Céline, les Juifs sont des "enculés" qui prennent de force les Aryens par derrière. Se montrer docile avec les Juifs, c'est courir le risque de se faire violer par eux.
     On trouve un thème récurrent dans ces trois écrits : les Juifs pratiquent une forme d'antisémitisme à l'envers, ils veulent dominer, maltraiter et exterminer d'innocents Aryens. Ainsi, il laisse entendre qu'en se défendant contre de tels monstres les Aryens n'ont nul besoin de se sentir coupables de réagir comme eux. L'antisémitisme est de l'autodéfense et non une agression injustifiée.
     L'antisémitisme semble avoir procuré un exutoire pour cette rage qui bouillait en lui et à laquelle il laissa libre cours dans ces opuscules, rage qui ne s'en prenait pas exclusivement aux Juifs, mais aussi aux communistes, aux socialistes, aux libéraux, aux démocrates, aux francs-maçons, aux prolétaires, aux noirs, aux femmes, aux homosexuels, aux catholiques, aux Anglais, aux Français, aux Américains, aux Arabes... Certes les Juifs étaient sa cible de prédilection, mais, à certains moments, on a l'impression qu'il aurait pu prendre n'importe qui comme bouc émissaire.
     Il accuse le communsime d'être un des pires maux des temps modernes. Il le rattache à la "conspiration juive internationale" décrite dans Les Protocoles des sages de Sion (livre qui est un faux). A son retour d'un voyage en Union Soviétque en 1937, il écrivit ceci : « Le Russe est un geôlier-né, un Chinois raté, tortionnaire. Le Juif l'encadre parfaitement. Rebut d'Asie, rebut d'Afrique. [...] Ils sont faits pour se marier. » [...] Ensemble, les communistes et les Juifs ont "drogué" le prolétariat afin d'aiguiser sa haine et sa cupidité. [...]
     Dans son esprit, les marxistes et les libéraux sont les traîtres par excellence, mais derrière eux, orchestrant leurs activités, on trouve toujours les Juifs. Les frans-maçons sont les « chiens volontaires des Juifs, goinfresses en toutes poubelles, en tous déchets juifs » ; « Les Juifs sont nos maîtres : ici, là-bas en Russie, en Angleterre, en Amérique, partout ! » Les Juifs infiltrent les mouvements révolutionnaires, accordent le droit de vote aux ignorants, empoisonnent les relations entre la main d'oeuvre et le patronat, contraignent les riches à s'endetter, multiplient les crises économiques, réduisent les nations à l'esclavage, engendrent la faim et les privations. Les Juifs contrôlent tous les leviers essentiels du pouvoir. Tous les trusts français, tous les journaux français, toutes les banques françaises appartiennent aux Juifs. Il n'y a que le travail qui soit aryen. La Sorbonne est devenue un ghetto, une "synagogue en surpression", tandis que l'art, qui ne devrait être « rien que Race et Patrie », est aussi sous la coupe des Juifs.
     Selon lui, Joseph Staline, Franklin Roosevelt ( "Rosenfeld"), Neville Chamberlain et même le pape (qui s'appelle en réalité "Isaac Ratisch") sont tous juifs. Il déclara en 1937 que les Juifs essayaient d'entraîner la France dans une guerre contre l'Allemagne : « Que veulent-ils, les Juifs, derrière leur baragouin socialistico-communiste ? [...] Qu'on aille se faire buter pour eux. [...] Qu'on aille, nous, faire les guignols devant les mitrailleuses d'Hitler. Pas autre chose ! » « Toutes les guerres, toutes les révolutions ne sont en définitive que des pogroms d'Aryens organisés par les Juifs. » Prétendre que les Allemands détestent Hitler, que le racisme est de la sauvagerie, qu'une "bonne guerre" contre l'Allemagne profiterait à la France, c'est avaler la propagande de la « grande enculerie française maçonnico-talmudique ».
     Il explique que les Juifs sont des sodomites brutaux, des fornicateurs sans retenue, « hybrides afro-asiatiques, un quart ou à moitié nègres et métèques ». « Les Juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides loupés, tiraillés, qui doivent disparaître. [...] Le Juif n'a jamais été persécuté par les Aryens. Il s'est persécuté lui-même. Il est le damné de sa propre substance, des tiraillements de viande d'hybride. [...]  Les Youtres c'est comme les punaises. [...] Quand t'en prends une seule dans un plume, c'est qu'elles sont dix mille à l'étage ! Un million dans toute la crèche. [...] Ohé ! Oyez la Juiverie ! [...] Je vous entend branler ! fouiller ! foutriquer vos poubelles ! [...] Plus vils que le banc des rhinos dans la fiente en panique ! » Il juge l'antisémitisme de l'Action Française trop tiède, trop "feutré", trop littéraire : « Si vous voulez dératiser un navire, dépunaiser votre maison, vous n'allez pas dératiser à demi, dépunaiser seulement votre premier étage ? Vous seriez certains d'être envahis dans un mois, par dix fois plus de rats, vingt fois plus de punaises. »
     Ses envolées contre les Juifs expriment beaucoup de craintes et aussi une jalousie de nature sexuelle. D'après lui, les Aryens sont souvent violés par des Juifs dominateurs ; quant aux Aryennes, elles trouvent les Juifs particulièrement attirants. Les Juifs exercent la même fascination sexuelle sur les femmes que les Noirs : « La femme est une traîtresse chienne née. [...] La femme, surtout la Française, raffole des crépus, des Abyssins, ils vous ont des bites surprenantes. ». Ainsi, dans l'univers mental de Céline, la misogynie et le racisme se renforcent mutuellement. [...]
     Une des grandes caractéristiques de la pensée de Céline est sa fierté d'être un réaliste dur, son mépris pour tout ce qui a un relent d'hypocrisie victorienne, de sensibilité humanitaire ou de tendresse libérale. [...] Céline présente son antisémitisme comme une forme de bravoure personnelle, une preuve qu'il a plus de "couilles" que la plupart des écrivains de son temps. Ce genre de virilité est caractéristique des fascistes : elle ne tient pas compte de la douleur qu'elle inflige, ou qu'elle espère infliger aux victimes. Pour Céline, la compassion est faiblesse et la brutalité est force. Etre faible, c'est courir le risque de se faire sodomiser par le Juif ou d'être réduit en esclavage par le marxiste. [...]

Robert Soucy,
Fascismes français ? 1933-1939, Mouvements antidémocratiques
,
Collection Mémoires, Editions Autrement, 2004,
pp 415-420

« Vinaigre ! Luxez le juif au poteau ! Y a plus une seconde à perdre » 

« Bouffer du juif, ça suffit pas, je le dis bien, ça tourne en rond, en rigolade, une façon de battre du tambour si on saisit pas leurs ficelles, qu'on les étrangle pas avec. Voilà le travail, voilà l'homme. Tout le reste c'est du rabâchis, ça vous écœure tous les journaux dits farouchement antisémites »

« Volatiliser sa juiverie serait l'affaire d'une semaine pour une nation bien décidée. »

Les Beaux Draps, 1941

« II [Céline] dit combien il est surpris, stupéfait, que nous, soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n'exterminions pas les Juifs - il est stupéfait que quelqu'un disposant d'une baïonnette n'en fasse pas un usage illimité. "Si les Bolcheviks étaient à Paris, ils vous feraient voir comment on s'y prend ; ils vous montreraient comment on épure la population, quartier par quartier, maison par maison. Si je portais la baïonnette, je saurais ce que j'ai à faire" ».

4 septembre 1941,
dans "Notre combat pour la nouvelle France socialiste",
organe collaborateur

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 07:32

 

Lundi 17 janvier dans "Ce soir ou jamais" il était question de "populisme" (donc...) de Marine Le Pen (un peu de Tunisie aussi : "évènement" ou "avènement" ?) et alors ? Eh bien  tous ces invités, pratiquement, (même Soral que j'ai connu au temps où il expliquait, sagement, les mouvements de mode aux parents), tous ces post-communistes (exceptés deux ou trois), tombèrent à bras raccourcis sur la méchante globalisation (à ne pas confondre avec la mondialisation bien sûr !) cataloguée cause principale (principe monopolistique) de ces bouleversements "populistes" divers d'une part, suscitant également l'atmosphère anti-musulmane, nouveaux parias d'autre part ; ce qui, combinés, disaient-ils, façonnent désormais ce "populisme" à dimension européenne, cette "régression", cette "sécession élite/peuple" au profil... "d'extrême droite" tout compte fait, diagnostic enfin lâché, même à la va vite et hop c'est si bon dit comme ça, le diable est bien identifié, tant pis si Marine n'est pas la sorcière adéquate elle en a de toute façon "banalement" le profil... Et n'y reconnaît-on pas, dans l'ombre, la patte de Sarkozy ?..

Comme si ces "médecins",malgré eux bien sûr, avides de remèdes appelés "post" (modernisme, capitalisme, identité) agitent "en dernière instance" l'étiquette maudite "extrême droite", extrême droite (et toutes les phobies qui l'accompagnent) farandole, ritournelle (deleuzienne) qui semble les étourdir eux-mêmes en réalité, comme s'ils n'avaient plus comme ultime référence de leur identité dissoute que les années 30 qui furent il est vrai le quart d'heure de gloire de leur doctrine qui sentait bon le prolétaire, l'ouvrier, le vrai, celui qui voyait rouge et donc votait bien. 

Ainsi, forts de ce point de repère qui surgit d'emblée comme cadre invisible des codes symboliques qui structurent la légitimité des significations -point de repère qui mériterait, lui, une critique réellement radicale tant le simplisme et l'oubli des exactions de la III ème Internationale règnent encore (en Allemagne, en Espagne, en France à l'époque), ces censeurs prenant ainsi ce point de repère comme balance ultime prétendent alors cataloguer "d'extrême droite" celles et ceux qui n'analysent pas de la même façon qu'eux la période actuelle ; avec un paradoxe de taille: ils accuseront sinon "d'extrême droite" du moins de "populiste" toute personne refusant de voir son identité modifiée sans son consentement, sauf que, lorsqu'une force théologicopolitique comme l'islam veut précisément ne pas changer d'identité et donc s'imposer tel quel, cette volonté sera seulement conçue comme une expression de "la diversité" et non pas comme précisément la réaction à l'état pur qui mériterait enfin et pleinement la qualification d'extrême droite ; l'islam est d'extrême droite, du moins dans sa version intégrale qui exclut ou infériorise tout ce qui n'est pas lui, Hitler l'avait reconnu et apprécié enviant cette capacité de créer du fanatique à l'infini.

Où l'on voit alors en quoi ces postcommunistes, par cette négation même qui saute pourtant aux yeux, s'approprient si nettement la posture différentialiste de l'époque coloniale où chacun se meut mais dans sa différence, et la présence acquiesçante à leur égard de Alain de Benoist, idéologue de la Nouvelle droite différentialiste n'était pas étonnant à observer; de même que son accord répété avec un Rancière qui se gargarisait sur le terme "populiste" tout en se gaussant des diatribes "anti-musulmanes" oubliant que le musulman reste un humain et point seulement un géniteur de la démographie française ou des bras pour métiers mal payés, ce qui implique que lorsqu'il vient il apporte avec lui ses codes et veut s'en servir pour mailler un espace qu'il veut faire sien comme tout être humain arrivant dans un endroit qui n'est pas encore son envers. Voilà ce que tous nos dits critiques ne comprennent pas. L'immigration, le musulman, passeraient presque inaperçus s'ils acceptaient de se fondre comme l'on fait les immigrations précédentes, (dirait Zemmour) sauf que les partisans de la non identité obligatoire les somment de ne pas le faire, de se préserver tels quels ; car eux seuls ont le droit de se maintenir dense et souverain, alors que l'indigène le sous-chien doit lui se fondre dans la soupe queer bruxelloise sous peine d'infamie "extrême droite extrême droite"; l'immigré c'est le voyou de Genet, le noir de Miller, le rédempteur prolétaire qui ont le droit eux d'être les maîtres préservant leur "substance", les féministes juges en sont folles les libérant à tour de bas, tandis que les autres, les franchouillards détestés par les Bergé, BHL etc doivent souverainement disparaître ou se dédoubler éventuellement en paire de différence, égales, réellement égales bien sûr.

Ainsi, au lieu de s'approprier aussi une souveraineté qui ne peut pas se dissoudre dans la seule tolérance ou l'implosion d'une consummation extatique nos caciques l'abandonnent au profit d'une condamnation sans aucune fin que leur propre extermination par ceux-là mêmes qu'ils portent au pinacle... Il ne faut pas alors s'étonner que certains refusent désormais cette immolation subie opérée par des Néron en perdition, et veulent sinon arrêter du moins tenter de désamorcer le processus d'auto-destruction. Comment ? En faisant émerger les bonnes indignations : qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Comment faire pour que la globalisation et la mondialisation ne se fassent pas à notre détriment ? Quelle mutation opérer, pour quelle France quelle Europe, quel monde ?

A cette émission on préférait plutôt attendre Godot.

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-i-65248712.html

http://www.resiliencetv.fr/?p=8463

http://www.lapouledechainee.fr/?p=145

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis