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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 08:05

 

 

 

Par occam

pour aschkel.info et lessakele

 

De l'esprit des lois, Montesquieu (1748) - "je remarquerai, en passant, combien on s'est joué de cette nation [juive] d'un siècle à l'autre".
 

 

http://www.amazon.fr/lesprit-lois-2-Montesquieu/dp/2080703269/ref=sr_1_6?ie=UTF8&s=books&qid=1277563551&sr=8-6
Livre XXI, Chapitre XX, Comment le commerce se fit jour en Europe à travers la barbarie - extraits :
  

 

"La philosophie d'Aristote ayant été portée en occident, elle plut beaucoup aux esprits subtils, qui, dans les temps d'ignorance, sont les beaux esprits. Des scolastiques s'en infatuèrent, et prirent de ce philosophe bien des explications sur le prêt à intérêt, au lieu que la source en était si naturelle dans l'évangile ; ils le condamnèrent indistinctement et dans tous les cas. Par là, le commerce, qui n'était que la profession des gens vils, devint encore celle des malhonnêtes gens : car, toutes les fois que l'on défend une chose naturellement permise ou nécessaire, on ne fait que rendre malhonnêtes gens ceux qui la font.
    Le commerce passa à une nation pour lors couverte d'infamie ; et bientôt il ne fut plus distingué des usures les plus affreuses, des monopoles, de la levée des subsides, et de tous les moyens malhonnêtes d'acquérir de l'argent.
    Les Juifs, enrichis par leurs exactions, étaient pillés par les princes avec la même tyrannie : chose qui consolait les peuples, et ne les soulageait pas.
    Ce qui se passa en Angleterre donnera une idée de ce qu'on fit dans les autres pays. Le roi Jean ayant fait emprisonner les Juifs pour avoir leur bien, il y en eut peu qui n'eussent au moins quelque oeil crevé : ce roi faisait ainsi sa chambre de justice. Un d'eux, à qui on arracha sept dents, une chaque jour, donna dix mille marcs d'argent à la huitième. Henri III tira d'Aaron, juif d'York, quatorze mille marcs d'argent, et dix mille pour la reine. Dans ces temps-là, on faisait violemment ce qu'on fait aujourd'hui en Pologne avec quelque mesure. Les rois ne pouvant fouiller dans la bourse de leurs sujets à cause de leurs privilèges, mettaient à la torture les Juifs, qu'on ne regardait pas comme citoyens.
    Enfin, il s'introduisit une coutume, qui confisqua tous les biens des Juifs qui embrassaient le christianisme. Cette coutume si bizarre, nous la savons par la loi qui l'abroge 
(édit donné à Baville, le 4 avril 1392). On en a donné des raisons bien vaines ; on a dit qu'on voulait les éprouver, et faire en sorte qu'il ne restât rien de l'esclavage du démon. Mais il est visible que cette confiscation était une espèce de droit d'amortissement, pour le prince ou pour les seigneurs, des taxes qu'ils levaient sur les Juifs, et dont ils étaient frustrés lorsque ceux-ci embrassaient le christianisme. Dans ces temps-là, on regardait les hommes comme des terres. Et je remarquerai, en passant, combien on s'est joué de cette nation d'un siècle à l'autre. On confiscait leurs biens lorsqu'ils voulaient être chrétiens ; et, bientôt après, on les fit brûler lorsqu'ils ne voulurent pas l'être."

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 20:25

 

 

 

 

 

freds

 

logo drapeau fred


 

«On a toujours à défendre les forts contre les faibles.» 

De la neutralisation de la puissance occidentale.

Par Frédéric SROUSSI

   pour aschkel.info et lessakele

 

 

Voir également :  Israël et la capitulation de l'Occident, par Shelby Steele

 

 

nietzs10.jpg

 
 

 

 

 

«On a toujours à défendre les forts contre les faibles.» 

Cette phrase de Nietzsche, qui date de 1888, représente peut-être la remarque la plus pertinente du grand penseur allemand . 

Nous allons nous servir (assez librement) de cette pensée à première vue si paradoxale afin d’illustrer l’état de notre société occidentale, surtout depuis quelques décennies . 

En effet ,comme l’a écrit le philosophe Gilles Deleuze :

«Pour une philosophie de la force et de la volonté, il semble difficile d’expliquer comment les forces réactives, comment les « esclaves » et les « faibles » l’emportent. » (Nietzsche par Gilles Deleuze)
 

C’est la grande question que nous nous posons aujourd’hui lorsque nous observons des États occidentaux puissants qui se trouvent totalement inhibés quand il s’agit de faire face à des ennemis considérés comme «faibles».

En effet, nous pouvons évoquer par exemple les guerres asymétriques dans lesquelles de grandes armées se trouvent démunies face à des adversaires bien plus «faibles» mais qui se servent de cette faiblesse pour vaincre. 

Comment est-il possible que les «les esclaves et les «faibles» arrivent aujourd’hui à triompher du «maître» et du «fort» ?

Comment est-il possible, par exemple, que des pays objectivement puissants courbent l’échine devant de petits groupes d’activistes (les ONG par

exemple) ? Eh bien, Nietzsche peut sans doute nous aider à répondre à cette troublante question.

Pour le philosophe allemand, la tactique qu' utilisent les «faibles» pour l' emporter ne consiste pas à former une force plus importante que celle des «forts» (sinon nous retombons dans un schéma classique de renversement des forces en présence) car «…en vérité, les faibles, les esclaves ne triomphent pas par addition de leurs forces, mais par soustraction de celles des autres : ils séparent le fort de ce qu’il peut .» (Nietzsche par Gilles Deleuze).
 

Il apparaît évident qu’aujourd’hui la pensée actuelle est dominée par le ressentiment (au sens nietzschéen du terme) que les losers éprouvent vis-à-vis des forts et des nobles.

La tactique du faible n’est pas de prendre sa revanche en tentant de s’améliorer ou de s’enhardir pour s’élever vers le fort. Non ! La démarche du faible consiste à culpabiliser le fort en l’accusant d’être la cause («c’est ta faute» !) de sa propre faiblesse. 

Nietzsche a peut-être beaucoup apprécié (lui qui avait un profond respect et une grande admiration pour «l’Ancien Testament») cette loi édictée par le D.ieu d’Israël: « Tu ne favoriseras pas le pauvre le jour de son procès .» 
Cette sentence ne vient-elle pas donner une résonance biblique à la fameuse phrase de Nietzsche de 1888 : « On a toujours à défendre les forts contre les faibles . » ?

Le pauvre n’a pas a être avantagé par principe .Il n' a pas droit à une complaisance particulière. Seule la Justice doit trancher en toute impartialité.

Ajoutons que pour Nietzsche le faible reste faible même en cas de victoire sur le fort car il n' a pas vaincu ce dernier par des moyens nobles (rappelons la phrase de Deleuze :

«Les faibles(...) ne triomphent pas par addition de leurs forces, mais par soustraction de celles des autres).   
 

Donnons  maintenant quelques exemples concrets et contemporains pour illustrer la thèse de Nietzsche : les États-Unis et surtout Israël sont les cibles de forces réactives ; le soldat israélien, un temps loué pour son courage et sa combativité face aux mouvements terroristes et aux armées arabes coalisées se trouve depuis plusieurs années, pour les même raisons, diffamé et vilipendé avec une haine inouïe. Les forces réactives ont réussi à paralyser une bonne partie de la puissance des forces de défense d’Israël (et celles des États-Unis) en séparant ‘‘ces dernières de ce qu’elles peuvent '', pour paraphraser Deleuze.

Nous poursuivons en rappelant que Nietzsche, dans Par-delà bien et mal,stigmatise lapitié, ou plutôt une forme de pitié qui est «la pire des mollesses et la pire des faiblesses». Cette pitié indigne apparaît, comme l’écrit le philosophe Bertrand Vergely «quand quelqu’un qui est faible, sans courage, sans grandeur, demande au nom de l’humanité que l’on respecte sa faiblesse , en faisant honte à ceux qui ne le font pas » (Bertrand Vergely; Nietzsche ou La Passion de la vie).

Ainsi, comme l’ajoute Vergely : «Que va devenir l’humanité si l’on poursuit dans ce sens ? Ses forces vives ne manqueront pas d’être annihilées, le courage apparaissant comme de la dureté et la démission comme de la douceur et de l’amour. En ce sens, il y a une injustice de la pitié, qui est toujours trop complaisante avec les faibles et très dure avec les forts. »
Cette pitié dévoyée touche en fait de diverses manières notre civilisation occidentale. 

Le laxisme vis-à-vis des «faibles», la tolérance («cette idée molle»; Nietzsche) de l’intolérable, le parti pris pour les underdogs, la défense des délinquants, des criminels de droit commun ou des terroristes au nom d’une idéologie de la commisération sont les conséquences d'une inversion généralisée des valeurs qui touche la civilisation occidentale.

Cette dernière s’est sentie coupable d’être forte,cultivée, riche et puissante face à des nations ou des individus se réfugiant derrière l' excuse de la faiblesse pour obtenir des avantages. Nombreux sont ceux (je pense en particulier aux personnes issues du monde «arabo-musulman») qui ont su tirer profit de ce complexe occidental pour revendiquer des compensations morales et/ou pécuniaires au nom de la faiblesse et de leurs échecs dont ils sont pourtant les seuls responsables (alors que pour Nietzsche, le «fort» accepte la confrontation avec la vie, sans accuser personne).

Le fort n’est pas forcément coupable et le faible n’est pas par principe innocent.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 17:39

pour aschkel.info et lessakele

 

 

 Du Parvis des Droits de l’Homme

     Aux Parvis du ciel 

 


 Images d'archives

 

©François Celier, écrivain et Pasteur

 Celier, écrivain et Pasteur

 



François Celier

biographie

     Mardi 22 juin 2010 à Paris 
 

     Invité  par Le CRIF, Présidé par Richard Prasquier, son Vice-président Habib Meyer et mon ami Gil Taïeb, l’ordonnateur du Rassemblement, en tant qu’écrivain non-juif, apolitique et Pasteur, je devais représenter les Chrétiens et les Laïcs non-juifs amis d’Israël par quelques mots d’introduction, suivis des sonorités ancestrales des cornes de béliers.  

     Accompagné  par un groupe chrétien d’instrumentistes de shofars (dont l’un d’eux se perdit dans la foule), on me pria d’ouvrir ce formidable Rassemblement sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris qui regroupa sans doute plus de 15 000 personnes.  

     J’acquiesçais en me disant que cette opportunité représentait peut être le signe que j’attendais depuis des décennie, à savoir que des non-juifs, chrétiens, aimant sincèrement Israël et Jérusalem, pouvaient et devaient constituer un appoint non négligeable dans les combats que menait Israël et les communautés juives de part le monde.  

     Pour la cause de notre frère en souffrance Guilad Chalit et pour Israël, tant décriée par les nations, ma voix (parmi d’autres), devait se faire entendre.  

     Improvisant illico, j’évoquais le fait qu’Israël et les juifs n’étaient pas seuls au monde, et que des dizaines de millions de non-juifs de toutes obédiences laïques ou religieuses, sincèrement amicaux à leurs égards, se tenaient prêt à les aider. 

           Sachant qu’un grand nombre de personnalités officielles, intellectuelles et politiques devaient prendre la parole, je me retirais du podium avec mes amis chrétiens, joueurs de shofar.  

     Après en avoir référé à Gil Taïeb, nous convînmes que ce que je comptais dire ce jour-là le soit pas voie de presse et par Internet (je fus d’ailleurs interviewé peu après par une télévision et par Devorah Lauter, du LA Times).  

     En voici l’essentiel : 

           « Depuis le 11 septembre 2001, l’idéologie religieuse d’un islam totalitaire à déclaré une guerre métaphysique au monde des infidèles, en particulier juifs et chrétiens, à l’existence même d’Israël, son épicentre, et aux nations libres : Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et la France qui, par un mauvais choix politique préconisa « Eurabia », dont nous voyons les fruits : affaiblissement de la civilisation occidentale, affaissement économique, dépendance énergétique et politique suicidaire par inimitié envers Israël, dernier rempart démocratique des occidentaux contre les assauts protéiformes de l’Islam militant. 

     L’Europe est en péril et l’Amérique est en danger, par un mauvais choix présidentiel : l’enchanteur Barak Hussein Obama, qui révèle peu à peu son esprit mahométan et ses pratiques de laTakkia (l’art de tromper quiconque s’opposerait à son destin).

     En conséquence, l’Amérique n’enverra plus ses GI’s mourir pour nos vieilles nations, en péril d’asservissement, et moins encore pour secourir Israël. Je n’ose imaginer « au contraire... »  

     Eperdument, le monde entier cherche un bouc-émissaire à ses égarements. Ce sera Israël (of course !) et, pour mieux l’atteindre, le symbole d’un de ses enfants : Guilad Shalit, détenu depuis 4 ans à Gaza par le Hamas, sinistre avatar d’Amalek. 

     Mais Israël n’est pas seul !  

     Des dizaines de millions de chrétiens et de non-juifs laïcs au cœur droit se lèvent pour entrer en résistance, déterminés à se tenir aux côtés d’Israël ; de même que des millions d’Africains et divers peuples en voie de développement aspirent à s’associer diplomatiquement à sa démocratie exemplaire, ses prouesses technologiques et son courage sioniste, c’est-à-dire simplement patriotique. 

     Après une longue observation du comportement des nations onusiennes et de leur géopolitique partiale, j’ai acquis la conviction que la ligne de démarcation définissant la belligérance du grand jihad qui s’organise (la 3èm guerre mondiale) se définit ainsi : d’un côté, la résistance grandissante des nations et des hommes libres à l’islamisation du monde, associée à Israël, fer de lance involontaire des sociétés libres ; et d’autre part, le mauvais choix de certains pays qui vont s’allier au totalitarisme de l’Islam, à son manuel de guerre coranique et sa cruelle Sharia moyenâgeuse. 

     Il y a près de 4000 ans, un enfant nommé Isaac a été ligaturé  sur un autel sacrificiel.

Par la substitution providentielle d’un bélier, l’enfant fut libéré, grâce à Dieu.

De nos jours, depuis 4 ans, le jeune Guilad Shalit est ligaturé dans une obscure prison du Hamas, incarnation maléfique d’Amalek, à Gaza…  

     A défaut de la justice des hommes, j’en appelle à la justice du ciel.  

     Sous le regard de Ha’Shem, le Dieu d’Israël, nous disposons du pouvoir de  l’intercession et des sonorités ancestrales d’une corne de bélier.

     Le shofar. Celui des fils de David auxquels nous voulons nous associer, nous les non-juifs qui aiment Israël, démocratie exemplaire et les juifs, nos frères aînés dans la foi. 

     En ce jour, sur ce Parvis des Droits de l’Homme, des milliers de juifs, frères  de Guilad Chalit, des centaines de chrétiens de toutes confessions et des centaines de laïcs au cœur droit en appellent à la justice dans les Parvis du ciel :  

     Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de Yéshoua le sauveur des non-juifs 

     Libère de sa ligature notre frère Guilad Shalit ! 

     Protège Israël et Yéroushalaïm, prunelle de tes yeux.

     Fortifie ton peuple et tous les non-juifs qui se tournent vers toi.

     Pour l’amour de Sion qui a circoncis nos cœurs !  

     De ce Parvis de nos Droits et Devoirs d’Hommes Libres, inspirés par le souffle du Rouah Akodesh, des Shofars vont entrer en action. Transcendés par l’espérance de notre foi collective, leurs échos résonneront longtemps dans les Parvis du ciel…  

          

     F.C. 
 
 
 

Ps. Des photos concernant mon intervention, celles de personnalités et de la foule, sont   disponibles au CRIF  infocrif@crif.org ou chez le photographe Alain Azria      alain.azria@laposte.net  

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 07:26

 

 

Merci Vanessa

pour aschkel.info et lessakele

 

Pourquoi suis-je pro-israélienne ?

 

Témoignage de Madeleine Isaëlle BIGOT

 

Je suis pro israélienne avant tout parce que je refuse l'injustice, et le sort réservé à Israël aujourd'hui à travers le monde est injuste. 

Je suis pro israélienne parce que j'ai été émue par le sort dramatique réservé depuis toujours à la population juive, par l'oppression dont elle a toujours été victime depuis la nuit des temps. 

Je suis pro israélienne parce que j'ai voulu comprendre, et pour comprendre, j'ai du apprendre, c'est à dire, chercher, découvrir, comparer, soupeser et faire la synthèse du tout. 

Je suis pro israélienne, mais en aucun cas je ne suis anti musulmanne, anti arabe ni anti palestinienne. Il y a des imbéciles et de braves gens partout, à toutes les époques, sous toutes les latitudes, dans chaque classe socio-culturelle, dans chaque ethnie, dans chaque village et dans chaque capitale, chez les athées comme chez les croyants, chez les jeunes comme chez les vieux. 

Je suis pro israélienne car je refuse de me plier aux idées reçues, au politiquement correct, aux diktats du mercantilisme, aux préjugés. Je revendique la liberté de ma pensée, même si elle n'est ni très "catholique" ou très "orthodoxe", comme on veut. Je revendique mon indépendance, mes choix, j'en assume la responsabilité et les conséquences. 

Je suis pro israélienne car je suis une femme libre, fière d'être libre, et je veux que mes enfants et mes petits enfants et tous ceux qui me suivront soient libres eux aussi. 

Je suis pro israélienne de cœur donc, mais aussi d'études et de raison. 

Mon engagement en faveur de la cause israélienne est total, sans compromission, fervent, inaltérable. Je comprends que certains puissent ne pas être d'accord, et j'aimerais qu'ils réussissent à me persuader qu'il n'ont pas tort et même qu'ils ont raison, à condition qu'ils le fassent de façon courtoise et avec des raisonnements basés sur l'histoire, sur des faits avérés, pas sur ce qu'ils ont pu lire au hasard des journaux, sur ce qu'ils ont entendu dire, sur des commérages sans fondement, sur ce qu'ils croient savoir sans l'avoir jamais réellement vérifié ; qu'ils me fournissent des références précises, des témoignages irréfutables, des titres d'articles ou de livres, qu'ils vérifient l'origine des auteurs des ouvrages ainsi que leur orientation politique et aussi l'époque et le lieu où s'est - où se déroule leur vie : dans un tel contexte, toutes les données sont importantes. 

Je souhaite, peut-être, être à l'origine de discussions saines, où chacun pourrait garder assez d'ouverture d'esprit sans se verrouiller dans un bastion de certitudes pour autant que ces certitudes ne soient en fait qu'une somme d'incertitudes acquises au fil du temps et des fréquentations. Je ne prétends pas être incollable, loin de là. Souvent mon cœur parle en premier, il m'appartient ensuite d'aller à la pêche aux renseignements pour de ne pas tourner sans fin dans des errances qui ne résolvent pas le problème. 

Je veux également, afin que nul ne soit surpris, dire que je ne critiquerai jamais Israël car ce serait l'affaiblir et Israël a besoin de toutes ses forces, et de toutes les forces de ses amis. Non qu'Israël soit irréprochable toujours, mais entrer par cette porte est vite interférer avec la politique du pays, de la seule démocratie du Proche Orient, et la politique est l'affaire des ressortissants du pays concerné, pas celle des étrangers qu'ils soient Juifs de la diaspora ou "goyim" car ceux là ne vivent pas Israël au quotidien et ne paient pas la note avec leur sang. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut distinguer entre l'Israël "ponctuel", dirigé par tel ou tel parti de gauche ou de droite, et l'Israël en tant qu'entité pérenne, en tant que pays des Hébreux - de la même façon que la France ne se réduit pas à Mitterand ou à Sarkozy, ni les États Unis à Busch ou à Clinton. 

 

Voilà pourquoi je suis pro israélienne, farouchement pro israélienne, voilà pourquoi je défends Israël, pourquoi je plaide pour lui, pourquoi je signe les pétitions qui me parviennent, pourquoi je prends la parole, pourquoi j'ai chez moi un drapeau israélien.


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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 15:37

 

 

Quand le politiquement correct censure,

par Jacques Tarnero | CRIF

vendredi 18 juin 2010


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« Quand on voit c’qu’on voit et quand on entend c’qu’on entend on est content de penser c’qu’on pense ! » Elle a bien raison madame Michu, mais il n’y a pas que madame Michu à penser ainsi. Elle ne fait qu’exprimer la pensée dominante qui règne aussi dans des lieux supposés penser le monde, dans des milieux intellectuels, dans les media qui tous les jours expriment une pensée formatée, conforme, conformiste, servile de l’air du temps

De quoi s’agit-il ? Pierre André Taguieff est un chercheur reconnu, directeur de recherches au CNRS, expert dans l’analyse des mouvements d’idées, ayant défriché aussi bien les terres de l’extrême droite que celles des extrêmes gauche et des formes contemporaines de l’antisémitisme né de la croisée des mouvements précédents. Taguieff est un explorateur des marges qui peu à peu contaminent les modes intellectuelles.

Cet héritier de Léon Poliakov a considérablement renouvelé la connaissance de la judéophobie contemporaine en allant fouiller les sources, les origines, de ce que certains pensaient limitées à l’extrême droite. Sa dernière production « la nouvelle propagande antijuive » (édité aux PUF) est une somme documentaire, érudite qui décrit, analyse et problématise ce dont nous sommes témoins tous les jours, c’est à dire la mise en action de cette pensée qui criminalise Israël et fait des juifs les complices de cet Etat de trop. Le travail de Taguieff est précis, référencé, argumenté ; Il ne s’agit pas d’un essai idéologique basé sur des sources de troisième main.

Tout ce que le lecteur découvre renvoie à des faits, à des événements qui ont eu lieu, à des textes qui existent. Ce travail est l’outil indispensable à tout esprit rationnel qui veut regarder le monde pour ce qu’il est et non pas pour ce que l’idéologie dit qu’il est. Taguieff démonte et démontre la propagande antijuive contemporaine, sa mécanique, sa méthode, ses vecteurs autant que ses complicités idéologiques ou conformistes.

La machine médiatique est trop souvent la complice conformiste et couarde de cette idéologie. Corporatiste, sure de son pouvoir elle travaille dans un à peu près qui ne prend pas soin de vérifier ses sources, d’aller y voir de près. A quoi bon le réel puisqu’il a politiquement tort. A quoi bon vérifier puisque nous avons politiquement raison dit cette caste aussi suffisante que peu nécessaire.

L’affaire Al Dura en est le plus parfait exemple et Taguieff en analyse tous les détails et en particulier la dénonciation absolue et définitive du travail d’investigation de Philipe Karsenti. Bien qu’une voix on ne peut plus légitime, celle de Elie Banavi, ancien ambassadeur d’Israël en France ait déclaré son trouble devant cette analyse et ait réclamé une contre enquête approfondie, rien n’y fait ! Ni les jugements de justice qui donnent raison à Karsenti ni les autres enquêtes journalistiques ! Karsenti a tort parce que son travail est politiquement non conforme au dogme idéologique. Pour le souci de la vérité, vous irez voir ailleurs et ça n’est pas France 2 qui dira le contraire.

Serait-ce par complicité corporatiste que le journal luxembourgeois Tageblatt a refusé de rendre compte du livre de Taguieff ? Les experts médiologues s’interrogent, mais on peut compter sur leur grand leader Régis Debray pour poursuivre la quête de vérité. Robert Redeker, philosophe, victime d’une fatwa pour avoir analysé de trop près les sources coraniques du fanatisme djihadiste, collabore depuis plus de treize ans aux pages littéraires du journal luxembourgeois Tageblatt.

Or le voilà désormais interdit d’écriture. Quelle faute professionnelle a-t-il commis ? De quel manquement déontologique est-il coupable ? A-t-il fait la promotion d’une pensée fanatique, a-t-il fait preuve de vulgarité comme certains imitateurs opérant à la radio, a-t-il incité à la haine comme d’autres comiques, a t il diffamé, a-t-il menti, a-t-il falsifié des faits comme certains journalistes ? Non, sa faute professionnelle a consisté à faire un critique argumentée (et positive) du livre de Pierre André Taguieff. « J’ai écrit un texte favorable à ce livre. C’est ce texte qui m’a valu d’être censuré. La directrice de ce supplément m’a écrit : "notre collaboration s’arrête là". Sec ! Viré ! D’après la rédaction en chef, les lecteurs ne comprendraient pas qu’on fût favorable à Israël ! », confie Robert Redeker. Victime d’une première fatwa islamiste, Voilà Redeker victime d’une fatwa bien pensante !

Chers lecteurs, si vous voulez être publiés, écrivez donc des livres positifs sur la marine à voile turque humanitaire, faites donc un reportage sur les atrocités nazies des sionistes. C’est bon ça coco, un vrai sujet ! N’oubliez pas de demander un conseil juridique à Roland Dumas ! Il saura vous conseiller un bon éditeur.


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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 00:42

 

 

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-reflexions-sur-le-debut-de-world-cup-et-son-melting-polt-52206877.html

 

 

img041107-1214.jpg Bien que n'ayant pas l'immense talent de Pascal Boniface pour commenter le football sur RTL entre deux critiques acerbes contre Israël, les deux prestations de l'Afrique du Sud et de l'Algérie me font penser que la belle performance de la première (jeu agréable) incarne une promesse et un espoir, la seconde, assez médiocre (jeu haché), un échec et un gâchis.

Certes, l'Algérie n'a pas eu son Mandela, ce n'était pas la même période, sauf que l'Afrique du Sud n'a pas jeté à la mer ses blancs alors que l'Algérie l'a fait, égorgeant certains, sommant ensuite ceux qui voulaient rester de prendre obligatoirement la nationalité algérienne, de filer droit, alors que nombre d'Algériens en France refusent toujours de s'avouer qu'ils sont plus heureux en France qu'en Algérie et qu'ils ont le droit de ne pas prendre la nationalité française.

En fait le régime algérien a épuré le pays (s'est appauvri en le faisant) façon "extrême droite", comme on dit dans les salons parisiens, tandis que la gauche et les gaullistes regardaient ailleurs...Le multiculturalisme tant vanté ici en France a été refusé en Algérie "indépendante" (sous la botte du national arabisme en réalité) alors que du temps de la France il existait bel et bien, malgré des hauts et des bas (et aussi le refus de reconnaître les racines berbères juives et chrétiennes) ; et que, à force, on aurait bien fini par aboutir à un assouplissement et même à des réformes qui ont vu la fin de la ségrégation aux USA et de l'Apartheid en Afrique du Sud. Aujourd'hui en Algérie, le régime non seulement se vante d'avoir expulser européens et juifs (et même veut les poursuivre en justice pour... contamination culturelle sans doute...)mais a expatrié des millions de ses compatriotes qui, du fait de l'explosion démographique et de la gabegie (existante depuis les années 20 néanmoins), sont venus d'eux-mêmes comme l'a bien montré Daniel Lefeuvre dans son livre "Pour en finir avec la repentance coloniale" où il montre que (p.158) que « contrairement à la légende, le patronat français n’est pas allé sur place enrôler la main-d’œuvre algérienne » (il préférait la main d'oeuvre marocaine...) ; selon Lefeuvre les Algériens sont venus avant 1962 parce qu'ils ne trouvaient pas de travail dans une Algérie insuffisamment industrialisée (p.172) et ensuite après 1962, à l'indépendance, parce qu'ils ont été trompés par un régime sanguinaire, une mafia militaire, quarteron de généraux là aussi mais en pis, toujours soutenu à bout de bras par une élite française socialo-gaulliste refusant toujours d'admettre qu'il ne suffit pas de tout mettre sur le dos des "pieds noirs" et de "l'OAS" pour expliquer l'échec de ce pays. J'en parle abondamment dans mon livre, (Le monde arabe existe-t-il ?) frappé évidemment d'omertà par les bien pensants persuadés dans leur mépris que l'état, actuel, de l'Algérie est dû à son "passé colonial" (sic !).  

Ce que j'ai pressenti dans cette World Cup, qui est toujours un moment d'espoir pour un universaliste particulariste et singulariste comme moi (à savoir le fait que l'on peut admettre l'existence de règles communes nécessaires pour jouer ensemble, ce qui n'empêche pas d'avoir son propre style, d'où d'ailleurs la lassitude d'entendre les commentateurs parler principalement de l'équipe de France, médiocre elle aussi), c'est que le temps de l'excuse, l'idée que "voyez, même en tant que non européen on peut s'affirmer" s'avèrent être des arguments insupportables puisqu'il ne s'agit pas d'être en excluant les autres, mais de s'enrichir (dans tous les sens de ce terme)de leur présence, surtout lorsqu'elle s'effectue dans l'équité et l'honneur. En France, en Algérie, on est à mille lieues de ce genre d'analyse, il suffit d'observer comment le débat sur la préservation et le renforcement du fondement laïc de l'espace public se trouve biaisé pour se rendre compte du gouffre. Il serait peut-être propice de crever l'abcès. Avant qu'il ne soit trop tard. Même s'il est déjà trop tard en réalité. Ce qui implique d'intervenir à vif.

 

Par Lucien S.A Oulahbib
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 11:52

 

http://www.rebelles.info/

Publié avec l'autorisation de l'auteur :

 

Guy-Milli--re.jpgMenahem Macina, qui fait, depuis des années, un travail absolument remarquable de réinformation du public francophone concernant Israël, le Proche-Orient et l’antisémitisme, a publié récemment un livre qui lui ressemble : foisonnant, dense, rigoureux, exigeant, difficile de prime abord, mais d’une richesse constante.

Le livre s’adresse surtout au public chrétien mais pas seulement ; il concerne le dialogue entre judaïsme et christianisme, et traite, ce faisant, de bien davantage. Il propose une « alliance entre Juifs et Chrétiens », et explique pourquoi le christianisme doit non seulement reconnaître pleinement sa fraternité avec le judaïsme, mais aussi ce qu’est et ce qu’incarne Israël aujourd’hui.

L’Eglise chrétienne, dit Macina, revient de loin : « le monde chrétien n’a longtemps connu l’histoire du peuple juif qu’au travers » d’un enseignement interprétant « l‘écrasement et la dispersion, en 135 de notre ère », comme le châtiment résultat d’un « refus de croire à la messianité et à la divinité du Christ ». Le concile Vatican II en 1962 a été le point de départ d’un « changement drastique » qui a porté des « fruits inespérés », incarnés, entre autres, par Jean Paul II, qui parlera, à plusieurs reprises, des Juifs comme du « peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu ».

Ce changement, s’il a pu permettre un reflux de l’antisémitisme chrétien et des accusations monstrueuses, infondées, et meurtrières parlant de « peuple déicide », n’a, poursuit Macina, pas vraiment fait reculer ce qui s’est substitué à l’antisémitisme en terres chrétiennes : un antisionisme féroce et sournois par lequel nombre d’adeptes du christianisme contribuent à une « critique radicale, arbitraire, voire pathologique » d’Israël.

S’appuyant sur des textes multiples d’auteurs chrétiens, dont un, du père Michel Remaud, qui écrit que « le nouveau Testament nous enseigne que la pérennité d’Israël s’inscrit dans un projet divin », et un autre du cardinal Etchegaray, qui appelle Juifs et Chrétiens à se retrouver dans le mystère du dessein de Dieu comme deux formes de l’unique peuple de Dieu », il propose « un nouveau regard sur le dessein divin », dit que ce nouveau regard est possible et en chemin, et incite les Chrétiens, pour être effectivement fidèles aux principes d’un christianisme relu, revu, et, au fond, plus conforme à ce que fut la parole chrétienne au moment de sa naissance, à transcender non pas simplement un antisémitisme qui n’aurait jamais dû exister au sein du christianisme, mais aussi un antisionisme lui-même fondamentalement contraire à la parole chrétienne.

Il appelle, depuis là, à un « philosémitisme chrétien » indissociable, souligne-t-il, d’un « philosionisme » impliquant de voir, bien au delà de la religion, le peuple juif comme un peuple essentiel pour la parole de Dieu et ayant pleine légitimité à avoir « un avenir sur la terre de ses ancêtres ».
Après un long chapitre, très documenté, fourmillant de références et d’exemples, destiné à montrer comment dans le monde chrétien en général, et en Europe en particulier, a pris place une véritable diabolisation d’Israël où tous les arguments biaisés, tous les mensonges, toutes les falsifications, toutes les occultations des faits se trouvent utilisés, après avoir noté que les méthodes utilisées pour cette diabolisation trouvent leurs racines dans divers dogmes totalitaires et dans des techniques de propagande issues directement du nazisme ou du communisme soviétique, Macina conclut son livre en évoquant son itinéraire personnel, du christianisme vers le « mystère de l’existence juive » et sa « manière singulière d’appréhender le monde et d’être au monde », et en précisant : « ma conviction est que l’hostilité quasi universelle envers Israël est un des signes avant coureurs de la confrontation qu ‘annonce le psaume deux ». « Ma crainte est que le silence des chrétiens… face au torrent de haine et de calomnie qui se déverse sur Israël… ne les amène, après la catastrophe… à confesser, comme le firent tant d’hommes d’Eglise après la shoah, que la chrétienté a failli », et qu’en cela, elle s’est trahie elle-même.

Je ne suis ni juif ni chrétien au sens où je ne suis pas croyant, mais je suis attaché aux racines juives et chrétiennes de la civilisation occidentale, et j’ajouterai, en ces conditions, seulement ceci : c’est la civilisation occidentale elle-même qui risque de faillir. Et de se trahir.

 

Guy Millière pour les 4 Vérités hebdo le 09 juin 2010

Menahem Macina,
Chrétiens et Juifs depuis Vatican II,
Editions Docteur angélique, 2009,
398p., 23€

Par Guy Millière 
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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:57

 

 

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 3007

 

Un journaliste koweïtien : Violences des militants proches du Hamas sur la Flotille ; Israël a le droit de se défendre

 

Dans un article paru le 3 juin 2010 dans le quotidien Al-Watan, le journaliste koweïtien Abdallah Al-Hadlaq défend la décision israélienne d´arrêter la Flottille de Gaza, estimant que les conséquences de l´opération israélienne étaient "proportionnelles à la violence" des militants à bord, et que les organisateurs de l´expédition de la Flottille sont connus pour leurs liens avec des organisations terroristes mondiales et régionales. Extraits : [1]

"Les armes avaient manifestement été préparées à l´avance... et les soldats n´ont eu d´autre choix que de réagir"

"La marine israélienne a envoyé plusieurs avertissements aux bateaux [de la Flottille] qui tentaient de briser le blocus imposé au mouvement terroriste du Hamas à Gaza, les invitant à entrer dans le port d´Ashdod et à décharger leur c argaison de denrées d´"assistance", pour qu´elle soit passée en revue par la sécurité avant d´être livrée par voie terrestre à la bande de Gaza. La Flottille n´ayant pas tenu compte de ces avertissements et réclamations, la marine israélienne s´est vue contrainte de prendre le contrôle des bateaux. [Ce faisant], les troupes des Forces de défense israéliennes se sont heurtées à une violente opposition qui avait été planifiée à l´avance : les participants de la Flottille les ont agressés avec des armes à feu, des tuyaux métalliques, des couteaux et des gourdins, et se sont emparé du fusil de l´un des soldats. Les armes avaient manifestement été préparées à l´avance... et les soldats n´ont eu d´autre choix que de réagir, y com pris avec des balles réelles.

L´opération de la marine israélienne a été menée conformément aux ordres et instructions des plus hauts échelons politiques, dans le but d´arrêter [la progression des] bateaux pour les empêcher de briser le blocus maritime et d´atteindre Gaza. Le message d´avertissement envoyé par la [marine israélienne au Mavi
Marmara] disait : "Au capitaine du [Mavi] Marmara : Vous approchez d´une zone d´hostilités qui se trouve sous blocus maritime. La zone côtière de Gaza et le port de Gaza sont fermés au trafic maritime. Nous vous invitons à entrer dans le port d´Ashdod, d´où l´acheminement de l´aide sera assuré par voie terrestre officielle [vers Gaza], après quoi vous pourrez retourner à votre port d´attache." [2] Il convient de noter que, selon les Accords d´Oslo de 1993, Israël conserve le contrôle d´une bande maritime de 40 kilomètres au large de la côte de Gaza."

"Les organisateurs sont partisans de mouvements et d´organisations affiliés au djihad [mondial], au Hamas, au Hezbollah et à Al-Qaïda, et ont un casier judiciaire noir en termes de trafic d´armes et d´opérations terroristes"

"La Flottille, qui a reçu l´appui du mouvement terroriste Hamas et a essayé de violer le blocus contre ce mouvement à Gaza, était une provocation préméditée contre Israël. Les graves conséquences [de cette prise de contrôle] étaient directement proportionnelles à la violence [des
militants de la Flottille] qui tentaient [de briser le blocus]. Les organisateurs [de l´expédition de la Flottille] sont partisans de mouvements et d´organisations affiliés au djihad [mondial], au Hamas, au Hezbollah et à Al-Qaïda, et ont un casier judiciaire noir en termes de trafic d´armes et d´opérations terroristes. Et, en effet, les forces israéliennes ont découvert à bord des armes et des munitions qui avaient été préparés à l´avance.

Le blocus maritime contre le mouvement du Hamas à Gaza est légal si l´on en juge aux actions de ce mouvement dans la bande de Gaza. Si Israël avait permis à la Flottille - illégale – de rejoindre le mouvement Hamas, celle-ci aurait ouvert une voie de contrebande d´armes et de terroristes dans la bande de Gaza. Aucun pays souverain ne permettrait que ses citoyens ou sa souveraineté soient mis en danger. En outre, la tentative de créer de force un chemin d´accès à Gaza par voie mar itime ne sert pas [vraiment] la population de Gaza, vu que les passages terrestres suffisent à pourvoir à ses besoins. Les organisations d´aide internationale fournissent à la bande de Gaza toutes les denrées alimentaires nécessaires, des vêtements et des médicaments. Plus de 15.000 tonnes de denrées de base pénètrent chaque semaine dans la bande de Gaza. Les matériaux de construction y entrent sous la surveillance des organisations internationales, afin d´empêcher le mouvement terroriste Hamas de les réquisitionner  et de les utiliser à la construction de fortifications militaires. Les passages terrestres sont le moyen le plus efficace de livrer des fournitures à Gaza, et les organisateurs de la Flottille le savent parfaitement. Ils savent également que depuis décembre 2008, leurs bateaux ne sont pas autorisés à approcher [de la côte de Gaza].

Les protestations et les manifestations qui ont éclaté dans diverses capitales n´ont aucune signification ni valeur, pas plus que les sommets d´urgence [organisée par] la Ligue arabe, l´UE et l´ONU. La vague de protestations n´y changera rien, mais une enquête complète et immédiate sur les événements révélera tous les détails sur ce qui est réellement arrivé... et [ensuite], tout le monde connaître la vérité sur le mouvement du Hamas...

Notes:

[1] Al-Watan (Koweït), 3 juin 2010. Il convient de noter que, lors d´un rassemblement du 4 juin, 2010, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a déclaré que certains journaux du Golfe avaient publié des articles favorables au raid des Forces de défense israéliennes sur la flottille, précisant que leurs auteurs représentaient une minorité dont s´occuperaient les gens d´honneur. Al-Safir (Liban), 5 juin 2010.

[2] Voici le message envoyé par la marine israélienne : "Vous approchez d´une zone d´hostilités qui se trouve sous blocus maritime. La zone côtière de Gaza et le port de Gaza sont fermées au trafic maritime. Le gouvernement israélien soutient la livraison de denrées humanitaires à la population civile dans la bande de Gaza et vous invite à entrer dans le port d´Ashdod. La livraison des denrées vers Gaza sera effectuée conformément à la réglementation des autorités, par la voie terrestre officielle, et sous votre surveillance. Vous pourrez ensuite retourner à vos ports d´attache." La réponse a été : "Négatif, négatif. Notre destination est Gaza."

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 09:23

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/06/04/le-raid-sur-la-flottille-pour-gaza-par-daniel-sibony_1367372_3232.html

 

 

Le raid sur la flottille pour Gaza, par Daniel Sibony

 

Quand on voit les images de l'opération israélienne sur la flottille vers Gaza, dès la première image de ce soldat israélien qui descend en rappel sur le bateau et qui se fait attraper comme s'il arrivait mains en l'air, l'autre soldat isolé se faisant jeter par dessus bord, on sent que ceux qui ont organisé l'opération ont plus péché par "bêtise" que par autre chose. Quelle armée oserait envoyer ses soldats se faire frapper sciemment ?


En revanche, cette "bêtise" mérite, comme souvent, d'être analysée. Elle suggère que les responsables envisageaient une sorte d'opération de police où les soldats descendent avec l'autorité de la loi et ordonnent le déroutage du bateau vers le port voisin pour vérifier la cargaison, etc. Cela veut dire qu'ils n'ont pas en tête la capacité de leur adversaire de mobiliser contre eux beaucoup de monde sur la planète, déjà le monde arabo-musulman, mais aussi beaucoup d'autres voix solidaires. Je dis des "voix", car la manifestation devant l'ambassade d'Israël à Paris n'a pas rassemblé beaucoup de monde (près de cinq cents m'a-t-on dit, ce qui est peu comme réponse à un appel d'Intifada générale devant les ambassades d'Israël).

Or si ces responsables israéliens ont eu une vision aussi étroite, aussi technique des choses, c'est peut-être qu'en Israël, tout une classe politique, médiatique, militaire, culturelle, n'a pas pris la mesure exacte de l'opposition à l'Etat hébreu comme tel. Opposition radicale à la mesure de ce qui fonde cet Etat : il est fondé sur une transmission symbolique millénaire qui a inscrit son projet de renaissance au fil des générations et qui a pu la mettre en acte à l'occasion de la Shoah (laquelle a servi de catalyseur, et non de cause). Or cette transmission symbolique a devant elle une autre transmission, celle de l'islamisme radical, qui s'en tient à une lecture littéraliste du Coran, et qui exclut par principe toute idée de souveraineté juive, donc d'Etat juif. C'est cette branche qui mobilise les opinions arabo-islamiques partout dans le monde, et qui souvent essaie de les fanatiser. C'est elle, semble-t-il, qui était représentée sur le bateau principal par un très fort noyau furieux, refusant tout compromis et tout dialogue avec les forces israéliennes.

Les morts et les blessés qui s'en sont suivi sont clairement le prix payé non pour le fanatisme, mais aussi pour la "bêtise" de l'avoir ignoré, pour ce manque de pensée reliant l'origine du conflit à chacun de ses épisodes. Cette pensée, ou son absence, donne à chaque événement du conflit toute sa signification, tout son ancrage dans les raisons profondes qui le provoquent : l'entre-choc de deux transmissions symboliques, qui devront bien, un jour, s'expliquer.

Une pensée plus vigilante dans ce domaine aurait justement inspiré une plus grande ouverture technique, même une certaine élégance dans la manière de faire. On aurait pu envoyer des plongeurs de la marine qui bloquent l'hélice, et les bateaux n'avaient qu'à se faire remorquer par un long câble d'acier vers le port voisin pour ladite vérification. (Puisqu'il est dit et admis qu'Israël est en guerre avec cette région autonome, laquelle n'est pas vraiment un bastion affamé – des amis qui en reviennent m'ont exhibé des photos de marchés bien fournis. Certes, ce n'est pas le luxe mais la denrée qui y manque cruellement, ce sont les nouvelles roquettes à plus longue portée.) Ce n'est pas la première fois que l'étroitesse technique exprime un manque de pensée. Or cette étroitesse, si elle s'étale parmi les responsables militaires (et on a vu le manque d'imagination qu'elle provoque lors de la récente guerre du Liban) a toute chance de se trouver aussi parmi les responsables politiques. Qu'ils soient de droite ou de gauche du reste, puisqu'on a vu des épisodes analogues traités de façon aussi peu pensée par des dirigeants des deux côtés.

LA PAIX DÉFINITIVE EST UN MIRAGE

C'est en réalité un abîme culturel qui est ainsi révélé à chaque épisode, concernant cet Etat singulier, Israël (Etat d'un peuple lui-même singulier, le peuple juif, dont la singularité ouvre, dit-on, sur l'universel), mais où beaucoup de citoyens semblent se contenter d'une pensée opératoire, normative, fonctionnelle, qui écarte comme ennuyeuse toute réflexion sur les racines et la transmission, ou pire qui la range du côté de la religion voire de la superstition. A la limite, cette culture a prôné jusqu'à ces derniers temps ce qu'elle appelait "l'homme nouveau", libéré du passé et encore plus des "mythes" antiques, entièrement adonné au présent, aux affairements technologiques – certes féconds et où le pays excelle – mais qui font des "bugs" quand l'origine archaïque bat le rappel. Comme c'est le cas.

Car c'est lors d'épisodes concrets et limités que le passé vous rattrape et vous questionne sur ce qui fonde votre Etat, votre souveraineté. Et lorsque des gens, de là-bas ou d'ici, n'ont pas de quoi répondre, ils se trouvent en butte à des vertiges haineux où, comme souvent, ce qu'on demande à l'Etat juif, c'est d'être non pas sans bavure, mais parfait, c'est-à-dire inexistant.

Quant aux perspectives de paix, elles restent ce qu'elles étaient ; il y aura souvent la paix, mais la paix définitive est un mirage, même avec un Etat palestinien, ou deux. Au fait, si l'Etat palestinien s'est cassé en deux avant même de naître pour la première fois de l'histoire, c'est un sérieux empêchement ; et les chefs israéliens ne sont pas assez malins pour l'avoir provoqué. D'autres empêchements sont aussi sérieux. Peut-il y avoir un débat de fond sur le conflit ? Sur les réfugiés (de toutes sortes, Arabes et Juifs) ? Sur la cohabitation avec des Arabes d'Israël qui se sentent plus palestiniens qu'israéliens ? Etc. Quant à la guerre elle-même, elle est bien sûr plus difficile que jamais ; lorsque l'une des stratégies vise non pas à gagner ou à vaincre, mais à salir l'autre aux yeux de tous comme pour le mettre au ban de la planète. Voilà le genre de questions passionnantes qui restent ouvertes et que les prochains épisodes rappelleront encore.

Daniel Sibony est psychanalyste et écrivain. Il a publié Marrakech, le départ (Odile Jacob, 2009)et Les sens du rire et de l'humour (Odile Jacob, 2010).

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:26

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1275377888038&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

BHL et Finkielkraut défendent Israël
Par JPOST.FR 
07.06.10


Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy réagissent aux accusations portées contre Israël. "Je vois la haine, soudain, se donner libre cours", a déclaré Alain Finkielkraut à propos des réactions de la communauté internationale face à l'intervention israélienne au large de Gaza, sur la chaîne télévisée Public Sénat. Bernard-Henri Lévy a réagi, lui, dans le quotidienLibération, dans une tribune intitulée "Pourquoi je défends Israël".


PHOTO: AP , JPOST

Les deux hommes, signataires de "l'appel à la raison" - pétition à l'origine du mouvement JCall -, disent cependant ne pas soutenir l'opération israélienne contre la flotille. "Je continue de juger 'stupide' (...) l'assaut contre le Mavi Marmara", écrit Bernard-Henri Lévy. Quant aux réactions internationales, elles relèvent d'un déchaînement "délirant" contre l'Etat hébreu.

"Je ne veux pas servir de caution juive à une haine, à une diabolisation d'Israël", explique Finkielkraut.

Une "épopée misérable"

"Le blocus, il ne faut cesser de le rappeler, ne concerne que les armes et les matériaux pour en fabriquer", avance BHL. "Qui se risque à expliquer que s'il y a à Gaza, un preneur d'otage, (...) ce n'est pas Israël, mais le Hamas ?" demande-t-il.

Les deux hommes s'en prennent également aux organisateurs de la flottille. Une "épopée misérable", selon Bernard-Henri Lévy, "caricature" des actions symboliques comme les "bateaux pour le Vietnam", qu'il rappelle avoir contribué à créer. "Les Israéliens ne voulaient pas de ce bain de sang. Ils sont tombés dans un piège. Ce bain de sang a été délibérément provoqué par les organisateurs", estime à son tour Finkielkraut, accusant directement la Turquie, "où Mein Kampf est un best seller".

"Ce que refuse Israël c'est l'enquête demandée par un conseil des droits de l'Homme des Nations unies où règnent ces grands démocrates que sont les Cubains, les Pakistanais et autres Iraniens", conclut Bernard-Henri Lévy.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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