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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 11:11

 

 

 

 

Allez !  

Quand ce ne sont pas les Russes ce sont les Chinois !

 

ZONE MILITAIRE - OPEX.

Initialement, le Pakistan avait choisi l’intégrateur français ATE, épaulé par Thales et MBDA, pour équiper en systèmes électroniques et armer ses chasseurs-bombardiers JF-17, fruit d’une collaboration avec la Chine, où cet appareil est connu sous le nom de Chengdu FC-1 Xiaolong.

Dans le détail, il était question qu’ATE intégrât à bord des appareils pakistanais des radars RC400 conçus par Thales, des missiles Mica produits par MBDA et des calculateurs de bord. Montant estimé de l’opération : plus d’un milliard d’euros.

Seulement voilà, ce juteux contrat n’a finalement pas été signé en faveur des industriels français car, en avril dernier, l’Elysée y a mis son veto, estimant que le dossier n’était pas au point du côté pakistanais. Enfin, officiellement car, officieusement, il se serait plutôt agi de ménager l’Inde, où d’autres commandes d’équipements militaires étaient – et sont encore – en jeu.

Et finalement, selon les dires de la presse officielle à Pékin, la semaine passée, c’est la Chine qui a fini par remporter la mise. En effet, les JF-17 disposeront de radars et de missiles autoguidés SD-10 de conception chinoise. Et comme un contrat peut toujours en cacher un autre, Islamabad envisage également d’acquérir des missiles sol-air.

Cela étant, l’attribution de ce contrat n’a rien de surprenant. En effet, la Chine et le Pakistan entretiennent des liens très étroits. La conception du JF-17 en est déjà un exemple. Mais cette collaboration s’étend également dans le domaine naval, avec par exempla la commande faite par Islamabad de 4 frégates de type F-22 auprès de Pékin, la première ayant été livrée en 2008 (PNS Zulfiqar).

Et au niveau diplomatique, il va sans dire que les deux pays sont alliés. Pour la Chine, le Pakistan est un contre-poids à l’Inde. Et New Delhi ne s’y trompe pas car l’état-major de l’armée indienne a élaboré, en décembre 2009, la stratégie dite du « double front », laquelle fait référence à la fois à Pékin et à Islamabad.

Enfin, cette alliance sino-pakistanaise se retrouve aussi en Afghanistan, dont les ressources géologiques intéressent la Chine. D’ailleurs, cette dernière entend exploiter déjà, via la China Metallurgical Group Corporation (MCC), un gisement d’un potentiel de 11 millions de tonnes de cuivre, situé à une vingtaine de kilomètres de Kaboul.

Par ailleurs, les services secrets chinois entretiennent depuis longtemps des relations avec le Hezb-e-Islami du seigneur de guerre afghan Gubbuldin Hekmatyar et Pékin, associé à Islamabad, auraient poussé, au printemps de cette année, ce dernier à négocier avec le président Karzaï. Enfin, l’ISI, les services de renseignement pakistanais, auraient quant à eux oeuvré pour faire cesser le soutien des taliban aux séparatistes musulmans ouïghours dans la province chinoise du Xinjiang.

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 11:42

 

 

Tokyo exige une réponse militaire à l’agression de la Corée du Nord

 
DEBKAfile  Reportage exclusif   23 novembre 2010, 11:53 AM (GMT+02:00)

Tags:  Japan-US      Noth Korea-South Korea clash    Yeonpyeong island shelled 

 

 Adaptation : Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

http://www.debka.com/article/9167/

 

 

USS George Washington dans les eaux coréennes 

 

 

Le Premier Ministre japonais Naoto Kan a appelé dans l’urgence le Président Obama, à la suite de l’agression de l’artillerie nord-coréenne contre l’île sud-coréenne de Yeonpyeong sur les bords de la Mer Jaune, tôt ce mardi 23 novembre et exigé des représailles sud-coréo-japonaises. Deux marins sud-coréens ont été tués et 12 blessés durant l’attaque.

 

Il a aussi demandé à ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU soit convoqué immédiatement au sujet de cette crise. Il a mis le président sud-coréen Lee Myung-Bak face aux mêmes exigences, lors d’un autre appel. Naoto Kan a ensuite ordonné à ses ministres de se préparer à tout « évènement imprévu ».

 

 

 

Washington a déclaré observer la situation, mais ne s’est pas militairement impliqué, après avoir fermement condamné l’agression et appelé à mettre un terme aux hostilités.


Les sources militaires de Debkafile rapportent que l'affrontement entre les Corées a précipité un état d’alerte spéciale au sein des quartiers généraux de la 7è Flotte à Yokosuka au Japon, stationnée avec les forces navales, dans cette région, dont le porte-avions USS George Washington. Ils assurent la couverture des manœuvres militaires massives sud-coréennes, qui ont lieu chaque année, impliquant 70 000 hommes de troupes, et planifiées pour se dérouler de lundi jusqu’au 30 novembre. Pyonhyang avait déjà déclaré que les derniers exercices constituaient une menace militaire directe contre le Nord.

 

Le Premier Ministre japonais a expliqué que la Corée du Nord ne devait pas se croire autorisée à perpétrer deux attaques armées délibérées sur le Sud en l’espace de 8 mois, sans être confrontée à une contre-offensive militaire. Le 26 mars, la Corée du Nord avait torpillé et coulé le croiseur sud-coréen Cheonan. Au moins 46 marins avaient péri.

 

Le refus d’Obama de répondre à l’appel japonais, en dépit de la présence de 28 000 hommes de troupe américains sur la ligne d’armistice entre les deux Corées – même par une action militaire limitée, ne ferait que dévaluer le parapluie défensif américain contre la Corée du Nord apporté à la Corée du Sud et au Japon. Cela mettrait aussi en doute la ferme résolution américaine dans une action contre l’Iran. L’évitement de toute action militaire de la part de Washington contre Pyongyang résonnera fortement à travers tout le Moyen-Orient et le Golfe Persique.

 

La conflagration entre les deux Corées a éclaté juste le jour suivant la mise en évidence d’une nouvelle installation de production d’uranium enrichi, alimentant de légitimes suspicions que Pyongyang était sur le point de renouveler sa production d’armes nucléaires.

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 23:02

 

OTAN - Concept stratégique pour la défense et la sécurité des membres de l'OTAN adopté par les chefs d’État et de gouvernement à Lisbonne

 

 

NATO - OTAN

nato

 

19 nov. 2010 - Lisbonne

Engagement actif, défense moderne


Nous, chefs d’État et de gouvernement des pays de l’Alliance, sommes déterminés à ce que l’OTAN continue de jouer son rôle unique et essentiel, qui est de garantir notre défense et notre sécurité communes. Le présent concept stratégique guidera la prochaine phase de l’évolution de l’OTAN, afin qu’elle continue d’être efficace dans un monde changeant, face à de nouvelles menaces, forte de capacités nouvelles et de partenaires nouveaux :

  • Il reconfirme l’engagement pris par nos pays de se défendre mutuellement contre une attaque, y compris contre les menaces nouvelles qui pèsent sur la sécurité de nos citoyens.
  • Il engage l’Alliance à prévenir les crises, à gérer les conflits et à stabiliser les situations postconflit, notamment en travaillant plus étroitement avec nos partenaires internationaux, au premier rang desquels les Nations Unies et l’Union européenne.
  • Il offre à nos partenaires du monde entier davantage d’engagement politique avec l’Alliance et un rôle substantiel pour ce qui est d’orienter les opérations dirigées par l’OTAN auxquelles ils contribuent.
  • Il engage l’OTAN sur l’objectif qui consiste à créer les conditions pour un monde sans armes nucléaires – mais il reconfirme que, tant qu’il y aura des armes nucléaires dans le monde, l’OTAN restera une alliance nucléaire.
  • Il réaffirme notre ferme engagement de maintenir la porte de l’OTAN ouverte à toutes les démocraties européennes qui répondent aux critères d’adhésion, car l’élargissement contribue à notre objectif d’une Europe libre, entière et en paix.
  • Il engage l’OTAN à se réformer continuellement, pour que l’Alliance devienne plus efficace, plus efficiente et plus souple et que nos contribuables obtiennent un maximum de sécurité pour l'argent qu’ils investissent dans la défense.

Les citoyens de nos États s’en remettent à l’OTAN pour défendre les pays de l’Alliance, pour déployer des forces militaires robustes où et quand notre sécurité l’exige et pour aider à promouvoir une sécurité commune avec nos partenaires dans le monde. Si le monde change, la mission essentielle de l’OTAN reste la même : veiller à ce que l’Alliance demeure une communauté sans pareille de liberté, de paix, de sécurité et de valeurs partagées.



Tâches et principes fondamentaux
  1. L’objectif fondamental et immuable de l'OTAN consiste à sauvegarder la liberté et la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires. Aujourd’hui, l’Alliance demeure une source essentielle de stabilité dans un monde imprévisible.
  2. Les États membres de l’OTAN forment une communauté de valeurs unique en son genre, attachée aux principes de la liberté individuelle, de la démocratie, des droits de l'homme et de l’état de droit. L’Alliance est résolument attachée aux objectifs et aux principes de la Charte des Nations Unies ainsi qu'au Traité de Washington, qui affirme la responsabilité primordiale du Conseil de sécurité de l'ONU dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
  3. Les liens politiques et militaires entre l’Europe et l’Amérique du Nord se sont forgés au sein de l’OTAN depuis la création de l’Alliance, en 1949 ; le lien transatlantique reste aussi solide et aussi important que jamais pour la préservation de la paix et de la sécurité euro atlantiques. La sécurité des États membres de l’OTAN des deux rives de l’Atlantique est indivisible. Nous continuerons de la défendre ensemble, sur la base de la solidarité, d’une finalité partagée et d’une répartition équitable des charges.
  4. L’environnement de sécurité contemporain recèle des défis multiples et changeants pour la sécurité du territoire et des populations des pays de l’OTAN. Pour garantir cette sécurité, l’Alliance a le devoir et la volonté de continuer à remplir efficacement trois tâches fondamentales essentielles, qui toutes contribuent à la sauvegarde de ses membres, et cela toujours dans le respect du droit international :
    1. La défense collective. Les membres de l’Alliance se prêteront toujours assistance mutuelle contre une attaque, conformément à l’article 5 du Traité de Washington. Cet engagement reste ferme et contraignant. L’OTAN prendra des mesures de dissuasion et de défense contre toute menace d’agression et contre tout défi sécuritaire émergent qui compromettrait la sécurité fondamentale d’un ou de plusieurs Alliés ou encore l’Alliance tout entière.
    2. La gestion de crise. L’OTAN dispose d’un éventail unique et puissant de capacités politiques et militaires pour agir sur la gamme complète des crises, que ce soit avant, pendant ou après un conflit. Elle mettra activement en œuvre un ensemble approprié de ces outils politiques et militaires pour contribuer à gérer des crises naissantes susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l’Alliance avant qu’elles ne dégénèrent en conflits, pour faire cesser des conflits en cours qui compromettent la sécurité de l’Alliance et pour aider à conforter la stabilité dans des situations postconflit lorsque cela contribue à la sécurité euro atlantique.
    3. La sécurité coopérative. L’Alliance subit, mais peut aussi infléchir, les développements politiques et sécuritaires intervenant au delà de ses frontières. Elle s’emploiera activement à renforcer la sécurité internationale, en engageant un partenariat avec les pays et les organisations internationales appropriés, en contribuant activement à la maîtrise des armements, à la non-prolifération et au désarmement, et en maintenant sa porte ouverte à l’adhésion de toutes les démocraties européennes qui répondent aux normes de l’OTAN.
  5. L’OTAN demeure l’unique et indispensable forum de consultation transatlantique pour toutes les questions touchant à l'intégrité territoriale, à l'indépendance politique et à la sécurité de ses États membres, comme le prévoit l’article 4 du Traité de Washington. Toute question de sécurité intéressant l’un des Alliés peut être discutée à la table de l’OTAN pour un partage d’informations, pour un échange de vues et, lorsqu’il y a lieu, pour la construction d’une approche commune.
  6. Pour pouvoir exécuter toute la gamme des missions de l’OTAN de façon aussi efficace et efficiente que possible, les Alliés s’engageront dans un processus continu de réforme, de modernisation et de transformation.
L’environnement de sécurité
  1. Aujourd’hui, la zone euro atlantique est en paix, et la menace d’une attaque conventionnelle contre le territoire de l’OTAN est faible. C’est là un succès historique pour les politiques qui guident l’OTAN depuis plus d’un demi siècle : maintien d’une défense robuste, intégration euro atlantique et partenariat actif.
  2. Cependant, la menace conventionnelle ne peut être ignorée. Beaucoup de régions et de pays du monde se sont lancés dans l’acquisition d’importantes capacités militaires modernes, aux conséquences difficiles à prévoir pour la stabilité internationale et la sécurité euro atlantique. Il s'agit notamment de la prolifération des missiles balistiques, qui représentent une menace réelle et croissante pour la zone euro atlantique.
  3. La prolifération des armes nucléaires, d’autres armes de destruction massive et de leurs vecteurs pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité et la prospérité mondiales. Au cours des dix années à venir, cette prolifération sera au plus haut dans certaines des régions les plus volatiles du monde.
  4. Le terrorisme est une menace directe pour la sécurité des citoyens des pays de l’OTAN et, plus largement, pour la stabilité et la prospérité internationales. Des groupes extrémistes continuent de se propager, ou de se développer, dans des régions d’importance stratégique pour l’Alliance, et la technologie moderne accroît la menace et l’impact potentiel d’une attaque terroriste, notamment si ces groupes devaient acquérir des capacités nucléaires, chimiques, biologiques ou radiologiques.
  5. Une instabilité ou un conflit au-delà des frontières de l’OTAN peut menacer directement la sécurité de l’Alliance, notamment en nourrissant l’extrémisme, le terrorisme ou des activités transnationales illicites, comme les trafics d’armes, de drogue et d’êtres humains.
  6. Les cyberattaques augmentent en fréquence, sont mieux organisées et causent des dommages plus coûteux aux administrations, aux entreprises, aux économies, voire aux réseaux de transport et d’approvisionnement ou autres infrastructures critiques ; elles risquent d’atteindre un seuil pouvant menacer la prospérité, la sécurité et la stabilité des États et de la zone euro atlantique. Des forces armées et services de renseignement étrangers, la criminalité organisée, des groupes terroristes et/ou extrémistes sont autant de sources d’attaque possibles.
  7. Tous les pays dépendent de plus en plus des voies de communication, de transport ou de transit, artères vitales sur lesquelles reposent les échanges internationaux, la sécurité énergétique et la prospérité. Ces espaces doivent faire l’objet d’une action internationale plus soutenue si l’on veut qu’ils puissent résister à des attaques ou à des perturbations. Pour leurs besoins énergétiques, certains pays de l’OTAN deviendront davantage tributaires de fournisseurs étrangers et, dans certains cas, de réseaux d’alimentation et de distribution étrangers. À mesure qu'une part toujours croissante de la consommation mondiale transite sur l'ensemble du globe, les approvisionnements énergétiques sont de plus en plus exposés à des perturbations.
  8. Diverses tendances technologiques majeures – notamment le développement des armes laser, des techniques de guerre électronique et des technologies limitant l'accès à l'espace – semblent susceptibles d’avoir un grave impact mondial, qui se répercutera sur la planification et les opérations militaires de l’OTAN.
  9. Des contraintes majeures en termes d’environnement et de ressources, dont les risques sanitaires, le changement climatique, la raréfaction de l’eau et l’augmentation des besoins énergétiques, contribueront aussi à dessiner l’environnement de sécurité futur dans des régions d’intérêt pour l’Alliance et pourraient affecter considérablement la planification et les opérations de l’OTAN.
La défense et la dissuasion
  1. La responsabilité première de l’Alliance est de protéger et de défendre le territoire et la population de ses pays membres contre une attaque, conformément à l’article 5 du Traité de Washington. L’Alliance ne considère aucun pays tiers comme son adversaire. Nul ne doit cependant douter de sa détermination au cas où la sécurité de l’un de ses États membres devrait être menacée.
  2. La dissuasion, articulée autour d’une combinaison appropriée de capacités nucléaires et conventionnelles, demeure un élément central de notre stratégie d’ensemble. Les conditions dans lesquelles un recours à l’arme nucléaire pourrait être envisagé sont extrêmement improbables. Aussi longtemps qu’il y aura des armes nucléaires, l’OTAN restera une alliance nucléaire.
  3. La garantie suprême de la sécurité des Alliés est apportée par les forces nucléaires stratégiques de l’Alliance, en particulier celles des États-Unis ; les forces nucléaires stratégiques indépendantes du Royaume-Uni et de la France, qui ont un rôle de dissuasion propre, contribuent à la dissuasion globale et à la sécurité des Alliés.
  4. Nous veillerons à ce que l’OTAN dispose de tout l’éventail des capacités nécessaires pour assurer la dissuasion et la défense contre toute menace pesant sur la sécurité et la sûreté de nos populations. En conséquence :
    • nous maintiendrons une combinaison appropriée de forces nucléaires et conventionnelles ;
    • nous conserverons notre capacité à soutenir simultanément des opérations interarmées de grande envergure et plusieurs opérations de moindre envergure pour la défense collective et la réponse aux crises, y compris à distance stratégique ;
    • nous conserverons et développerons des forces conventionnelles robustes, mobiles et projetables pour l'exercice des responsabilités relevant de l'article 5 comme pour les opérations expéditionnaires de l'Alliance, y compris avec la Force de réaction de l'OTAN ;
    • nous procéderons aux entraînements, aux exercices, à la planification de circonstance et aux échanges d’informations nécessaires pour assurer notre défense contre tous les défis sécuritaires conventionnels ou nouveaux et apporter à tout Allié, en tant que de besoin, une assurance visible et un renfort ;
    • nous assurerons la plus large participation possible des Alliés à la planification de défense collective sur les rôles nucléaires, au stationnement des forces nucléaires en temps de paix et aux dispositions de commandement, de contrôle et de consultation ;
    • nous développerons notre capacité à protéger nos populations et nos territoires contre une attaque de missiles balistiques, en tant qu’un des éléments centraux de notre défense collective, qui contribue à la sécurité, indivisible, de l’Alliance. Nous rechercherons activement une coopération avec la Russie et d’autres partenaires euro-atlantiques dans le domaine de la défense antimissile ;
    • nous développerons encore la capacité de l'OTAN à se défendre contre la menace que représentent les armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires de destruction massive ;
    • nous continuerons de développer notre capacité à prévenir et à détecter les cyberattaques, à nous en défendre et à nous en relever, y compris en recourant à la planification OTAN pour renforcer et coordonner les capacités nationales de cyberdéfense, en plaçant tous les organismes de l’OTAN sous une protection centralisée et en intégrant mieux les fonctions de veille, d’alerte et de réponse de l’OTAN avec celles des pays membres ;
    • nous renforcerons notre capacité à détecter le terrorisme international et à nous en défendre, y compris grâce à une analyse plus poussée de la menace, à davantage de consultations avec nos partenaires et au développement de capacités militaires appropriées, notamment pour aider des forces locales à s'entraîner à lutter elles-mêmes contre le terrorisme ;
    • nous développerons notre capacité à contribuer à la sécurité énergétique, y compris par la protection des infrastructures énergétiques et des zones et voies de transit critiques, par une coopération avec les partenaires et par des consultations entre Alliés sur la base d'évaluations stratégiques et de plans de circonstance ;
    • nous veillerons à ce que l’Alliance soit à l’avant-garde pour ce qui est d’évaluer l’impact sécuritaire des technologies émergentes et à ce que les plans militaires tiennent compte des menaces potentielles ;
    • nous alimenterons les budgets de défense aux niveaux nécessaires pour que nos forces armées aient des moyens suffisants ;
    • nous continuerons d'examiner la posture générale de l'OTAN s'agissant de la dissuasion et de la défense face à l'ensemble des menaces contre l'Alliance, en tenant compte des modifications d'un environnement de sécurité international en mutation.
La sécurité par la gestion de crise
  1. Les crises et conflits au-delà des frontières de l’OTAN peuvent constituer une menace directe pour la sécurité du territoire et des populations des pays de l’Alliance. En conséquence, l’OTAN s’engagera, lorsque c’est possible et nécessaire, pour prévenir ou gérer une crise, stabiliser une situation postconflit ou aider à la reconstruction.
  2. Les enseignements tirés des opérations de l’OTAN, en particulier en Afghanistan et dans les Balkans occidentaux, montrent à l’évidence qu’une approche globale – politique, civile et militaire – est indispensable pour une gestion de crise efficace. L’Alliance s’engagera activement avec d’autres acteurs internationaux avant, pendant et après une crise pour promouvoir la collaboration dans l’analyse, la planification et la conduite des activités sur le terrain, à dessein de maximiser la cohérence et l’efficacité de l’action internationale d’ensemble.
  3. La meilleure façon de gérer un conflit, c’est d’éviter qu’il ne survienne. L’OTAN suivra et analysera constamment l’environnement international pour anticiper les crises et, lorsqu’il y a lieu, prendre des mesures actives visant à les empêcher de se muer en véritables conflits.
  4. Pour le cas où la prévention des conflits ne réussirait pas, l’OTAN sera prête et apte à gérer les hostilités. L’OTAN dispose de moyens uniques de gestion des conflits, y compris une capacité inégalée de projeter et de soutenir sur le terrain des forces militaires robustes. Les opérations qu’elle dirige ont fait la preuve de la contribution indispensable que l'Alliance peut apporter aux efforts internationaux de gestion des conflits.
  5. Même après la fin d’un conflit, la communauté internationale doit souvent continuer à fournir un soutien pour réunir les conditions propices à une stabilité durable. L'OTAN sera prête et apte à contribuer à la stabilisation et à la reconstruction, en coopération et en consultation étroites, lorsque c’est possible, avec d’autres acteurs internationaux concernés.
  6. Pour être efficaces sur l’ensemble du spectre de la gestion de crise :
    • nous renforcerons le partage du renseignement au sein de l’OTAN, afin de mieux anticiper l’apparition possible d’une crise et la meilleure façon de la prévenir ;
    • nous développerons encore la doctrine et les capacités militaires pour les opérations expéditionnaires, y compris pour les opérations de contre insurrection ainsi que de stabilisation et de reconstruction ;
    • nous créerons, en tirant les enseignements des opérations de l’OTAN, une structure civile de gestion de crise appropriée mais modeste afin d’interagir plus efficacement avec les partenaires civils. Cette capacité pourra également servir à la planification, à la conduite et à la coordination des activités civiles jusqu'à ce que les conditions soient réunies pour le transfert de ces responsabilités et tâches à d'autres acteurs;
    • nous renforcerons la planification civilo militaire intégrée pour la gamme complète des crises ;
    • nous développerons notre capacité à former et à faire monter en puissance des forces locales dans des zones de crise de manière à ce que les autorités locales soient à même, aussi rapidement que possible, de maintenir la sécurité sans assistance internationale ;
    • nous identifierons et formerons des spécialistes civils issus des États membres, qui seront mis à disposition en vue d'un déploiement rapide par les Alliés pour des missions précises et qui seront aptes à travailler aux côtés de nos militaires et des spécialistes civils des pays ou institutions partenaires ;
    • nous élargirons et intensifierons les consultations politiques entre les Alliés et avec les partenaires, à la fois sur une base régulière et pendant tous les stades d’une crise – avant, pendant et après.
Promouvoir la sécurité internationale par la coopération
La maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération
  1. L'OTAN cherche à assurer sa sécurité au niveau de forces le plus bas possible. La maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération contribuent à la paix, à la sécurité et à la stabilité et doivent garantir une sécurité non diminuée à tous les pays membres de l'Alliance. Nous continuerons à jouer notre rôle dans le renforcement de la maîtrise des armements et dans la promotion du désarmement, qu'il s'agisse des armements conventionnels ou des armes de destruction massive, ainsi que dans les efforts de non prolifération.
    • Nous sommes déterminés à tendre vers un monde plus sûr pour tous et à créer les conditions d'un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs du Traité sur la non prolifération des armes nucléaires, selon une approche qui favorise la stabilité internationale et se fonde sur le principe d'une sécurité non diminuée pour tous.
    • Suite aux changements intervenus dans l'environnement de sécurité depuis la fin de la Guerre froide, nous avons radicalement réduit le nombre d'armes nucléaires stationnées en Europe, de même que notre dépendance, dans la stratégie de l'OTAN, à l'égard des armes nucléaires. Nous chercherons à réunir les conditions pour de nouvelles réductions.
    • Pour toute réduction future, notre objectif devrait être de tenter d’obtenir de la Russie qu'elle accepte d’accroître la transparence sur ses armes nucléaires en Europe et de les redéployer à distance du territoire des pays membres de l'OTAN. Toute nouvelle mesure devra tenir compte de la disparité entre les stocks d'armes nucléaires de courte portée, plus importants du côté russe.
    • Nous sommes attachés à la maîtrise des armements conventionnels, qui assure prévisibilité et transparence et constitue un moyen de maintenir les armements au niveau minimum requis pour la stabilité. Nous œuvrerons au renforcement du régime de maîtrise des armements conventionnels en Europe sur la base de la réciprocité, de la transparence et du consentement du pays hôte.
    • Nous examinerons comment nos moyens politiques et nos capacités militaires peuvent contribuer aux efforts internationaux de lutte contre la prolifération.
    • Les décisions des pays en matière de maîtrise des armements et de désarmement peuvent avoir une incidence sur la sécurité de tous les pays membres de l'Alliance. Sur ces questions, nous sommes déterminés à maintenir des consultations appropriées entre Alliés, et à les intensifier si nécessaire.
La porte ouverte
  1. L'élargissement de l'OTAN a contribué substantiellement à la sécurité des Alliés ; la perspective d'un nouvel élargissement et l'esprit de sécurité coopérative ont fait progresser la stabilité plus largement en Europe. Notre objectif d'une Europe libre et entière, et partageant des valeurs communes, serait servi au mieux par l'intégration, à terme, de tous les pays européens qui le souhaitent dans les structures euro atlantiques.
    • La porte de l'OTAN reste grand ouverte à toutes les démocraties européennes qui partagent les valeurs de notre Alliance, qui sont désireuses et capables d'assumer les responsabilités et obligations liées au statut de membre et dont l'adhésion peut contribuer à la sécurité et à la stabilité communes.
Les partenariats
  1. C’est dans le cadre d'un vaste réseau de relations de partenariat avec des pays et des organisations du monde entier que la promotion de la sécurité euro atlantique peut être assurée au mieux. Ces partenariats apportent une contribution concrète et précieuse à la réussite des tâches fondamentales de l’OTAN.
  2. Le dialogue et la coopération avec les partenaires peuvent contribuer de manière concrète au renforcement de la sécurité internationale, à la défense des valeurs sur lesquelles se fonde notre Alliance, aux opérations de l'OTAN ainsi qu'à la préparation des pays intéressés à une adhésion à l'OTAN. Ces relations s’appuieront sur la réciprocité, ainsi que sur des avantages et un respect mutuels.
  3. Nous renforcerons nos partenariats suivant des formules souples, qui réunissent Alliés et partenaires – à travers les cadres existants et au delà.
    • Nous sommes disposés à développer dialogue politique et coopération pratique avec tout pays ou organisation compétente à travers le monde qui partage notre intérêt pour des relations internationales pacifiques.
    • Nous serons ouverts à la consultation avec tout pays partenaire sur des questions de sécurité d'intérêt commun.
    • Nous offrirons à nos partenaires d'opérations un rôle structurel dans la formulation de la stratégie et des décisions concernant les missions dirigées par l'OTAN auxquelles ils contribuent.
    • Nous développerons encore nos partenariats existants tout en préservant leur spécificité.
  4. La coopération entre l'OTAN et l'ONU dans le cadre d’opérations à travers le monde continue à contribuer de manière importante à la sécurité. L'Alliance entend approfondir le dialogue politique et la coopération pratique avec l'ONU, comme indiqué dans la déclaration signée par les deux organisations en 2008, notamment au moyen :
    • d'une liaison renforcée entre les sièges des deux organisations ;
    • de consultations politiques plus régulières ;
    • d'une coopération pratique renforcée pour la gestion des crises dans lesquelles les deux organisations interviennent.
  5. Une Union européenne active et efficace contribue à la sécurité globale de la zone euro-atlantique. C’est pourquoi l’UE est un partenaire unique et essentiel pour l’OTAN. Les deux organisations sont composées, en grande partie, des mêmes États, et tous leurs membres partagent les mêmes valeurs. L'OTAN reconnaît l'importance d'une défense européenne plus forte et plus performante. Nous nous félicitons de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, qui offre un cadre pour le renforcement de la capacité de l'UE à faire face aux défis de sécurité communs. Les Alliés non membres de l'UE apportent une contribution significative à cet effort. Pour le partenariat stratégique entre l’OTAN et l’UE, leur implication la plus complète dans cet effort est essentielle. L'OTAN et l'UE peuvent et doivent jouer des rôles complémentaires et se renforçant mutuellement, en soutien de la paix et de la sécurité internationales. Nous sommes déterminés à apporter notre contribution pour créer des circonstances plus favorables grâce auxquelles :
    • nous renforcerons pleinement le partenariat stratégique avec l'UE, dans l'esprit d'une ouverture, d'une transparence, d'une complémentarité et d'un respect de l'autonomie et de l'intégrité institutionnelle des deux organisations qui soient entiers et mutuels ;
    • nous améliorerons notre coopération pratique dans les opérations, sur toute la gamme des crises, depuis la planification coordonnée jusqu'au soutien mutuel sur le terrain ;
    • nous élargirons nos consultations politiques pour y inclure toutes les questions d'intérêt commun, afin de partager évaluations et points de vue ;
    • nous coopérerons plus étroitement pour le développement des capacités, de manière à réduire au minimum les doubles emplois et à maximiser le coût efficacité.
  6. La coopération OTAN Russie revêt une importance stratégique car elle contribue à la création d'un espace commun de paix, de stabilité et de sécurité. L'OTAN ne représente aucune menace pour la Russie. Au contraire, nous souhaitons un véritable partenariat stratégique entre l'OTAN et la Russie, et nous agirons en conséquence, attendant de la Russie une attitude réciproque.
  7. La relation OTAN Russie repose sur les objectifs, les principes et les engagements énoncés dans l'Acte fondateur OTAN Russie et la Déclaration de Rome, s'agissant tout particulièrement du respect des principes démocratiques ainsi que de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de tous les États de la zone euro atlantique. Malgré certaines divergences sur des points particuliers, nous demeurons convaincus que la sécurité de l'OTAN et celle de la Russie sont indissociablement liées et qu'un partenariat solide et constructif, s’appuyant sur la confiance mutuelle, la transparence et la prévisibilité, servirait au mieux notre sécurité. Nous sommes déterminés :
    • à renforcer les consultations politiques et la coopération pratique avec la Russie dans des domaines où nos intérêts se recoupent, notamment la défense antimissile, la lutte contre le terrorisme, la lutte antidrogue, la lutte contre la piraterie et la promotion de la sécurité internationale au sens large ;
    • à exploiter tout le potentiel du Conseil OTAN Russie au profit d'un dialogue et d'une action conjointe avec la Russie.
  8. Le Conseil de partenariat euro atlantique et le Partenariat pour la paix sont au cœur de la conception qui est la nôtre d'une Europe libre, entière et en paix. Nous sommes fermement attachés au développement de relations d'amitié et de coopération avec tous les pays de la Méditerranée, et nous entendons développer encore le Dialogue méditerranéen dans les années à venir. Nous attachons une grande importance à la paix et à la stabilité dans la région du Golfe, et nous entendons intensifier notre coopération dans le cadre de l'Initiative de coopération d'Istanbul. Nous nous emploierons :
    • à renforcer les consultations et la coopération militaire pratique avec nos partenaires au sein du Conseil de partenariat euro atlantique ;
    • à poursuivre et à développer les partenariats avec l'Ukraine et avec la Géorgie au sein des commissions OTAN Ukraine et OTAN Géorgie, en nous fondant sur la décision prise par l'OTAN au sommet de Bucarest, en 2008, et en tenant compte de l’orientation ou de l’aspiration euro atlantique de chacun de ces pays ;
    • à faciliter l'intégration euro atlantique des Balkans occidentaux, dans le but d’y assurer une paix et une stabilité durables, fondées sur les valeurs démocratiques, la coopération régionale et les relations de bon voisinage ;
    • à approfondir la coopération avec les pays qui participent actuellement au Dialogue méditerranéen et à rester ouverts à l’inclusion d'autres pays de la région dans ce Dialogue ;
    • à développer un partenariat de sécurité plus approfondi avec nos partenaires du Golfe et à demeurer disposés à accueillir de nouveaux partenaires au sein de l'Initiative de coopération d'Istanbul.
La réforme et la transformation
  1. Fait unique dans l'Histoire, l'OTAN est une alliance de sécurité qui déploie des forces militaires aptes à opérer ensemble quel que soit l'environnement, qui peut contrôler des opérations n’importe où grâce à sa structure de commandement militaire intégrée et qui dispose de capacités essentielles que peu d'Alliés pourraient se permettre individuellement.
  2. L'OTAN doit disposer de suffisamment de ressources – financières, militaires et humaines – pour exécuter ses missions, qui sont essentielles pour la sécurité des populations et du territoire des pays de l'Alliance. Ces ressources doivent cependant être utilisées de la manière la plus efficiente et la plus efficace possible. En conséquence :
    • nous maximiserons la déployabilité de nos forces et leur capacité de durer en opération sur le terrain, notamment en entreprenant des efforts ciblés pour atteindre les objectifs OTAN d'employabilité des forces ;
    • nous assurerons une cohérence maximale dans la planification de défense, de manière à réduire les doubles emplois inutiles et à axer le développement de nos capacités sur les exigences du monde contemporain ;
    • nous développerons et exploiterons conjointement des capacités, pour des raisons de rentabilité et en signe de solidarité ;
    • nous préserverons et renforcerons les capacités, les normes, les structures et les procédures de financement communes qui nous lient ;
    • nous engagerons un processus de réforme continue pour rationaliser les structures, améliorer les méthodes de travail et maximiser l'efficience.
Une Alliance pour le XXIe siècle
  1. Nous, dirigeants politiques de l'OTAN, sommes déterminés à poursuivre la rénovation de notre Alliance pour qu’elle soit à même de relever les défis de sécurité du XXIe siècle. Nous sommes fermement résolus à préserver son efficacité en tant qu’alliance politico-militaire qui a le mieux réussi au monde. Notre Alliance prospère comme une source d'espoir parce qu'elle se fonde sur les valeurs communes que sont la liberté individuelle, la démocratie, les droits de l'homme et l'état de droit, et parce que notre objectif commun – essentiel et immuable – est de sauvegarder la liberté et la sécurité de ses membres. Ces valeurs et ces objectifs sont universels et perpétuels, et nous sommes résolus à les défendre par notre unité, notre solidarité, notre force et notre détermination
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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 08:21

 

 

Accident d’un F22 Raptor en Alaska

18 novembre 2010 – 16:21

http://www.opex360.com/2010/11/18/accident-dun-f22-raptor-en-alaska/

Un F22 Raptor appartenant à la 3e Escadre de l’US Air Force, stationnée sur la base d’Elmendorf, a disparu des écrans radar, le 17 novembre, en début de soirée, alors qu’il effectuait une mission de routine au-dessus de l’Alaska avec un autre appareil du même type.

Après avoir ravitaillé en vol, le second F22 a alors entrepris de rechercher l’avion porté manquant. Sans succès. L’Air National Guard de l’Alaska a alors pris le relais avec des hélicoptères et un C-130 Hercules et a finalement retrouvé l’épave de l’appareil à environ 160 km au nord d’Anchorage. Seulement, le pilote est resté introuvable.

Comme l’a expliqué lors d’un point presse le colonel Jack Mullen, le commandant de la 3e Escadre, les équipes de l’Air National Guard n’ont pas pu atterrir sur la zone de l’accident. « Retrouver le pilote disparu est notre priorité absolue » a-t-il affirmé.

Cela étant, il s’agit au moins du troisième accident impliquant un F22 Raptor depuis décembre 2004, date à laquelle un appareil de ce type s’était écrasé sur la base de Nellis, au Nevada. En mars 2009, le pilote d’essai David Cooley avait perdu la vie aux commandes d’un F22 appartenant au 411th Fligth Test Squadron, au cours d’un vol au-dessus de la Californie.

Conçu pour des missions de supériorité aérienne par Lockheed-Martin, le F22 Raptor a été commandé à 187 exemplaires par l’US Air Force. En 2009, le Congrès américain a mis un terme au financement de cet avion furtif, sur la proposition du Pentagone.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 09:15

 

 

Défense. L’Ecole Militaire rend hommage à Tsahal dans une étude de 200 pages.



 

  
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 NANOJV

L’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire a mis en ligne une étude très documentée intitulée :  « Israël et son armée, société et stratégie à l’heure des ruptures » (consulter l’étude ici).  Une dizaine de spécialistes dont Alain Dieckhoff et Ilan Greilsammer ont participé à la rédaction de l’ouvrage (*).

Le site du Ministère de la Défense indique en préambule “L’armée israélienne, considérée comme l’une des meilleures au monde, véhicule nombre de passions et suscite le débat”…et un peu plus loin: « S’il est bien une armée qui suscite admiration, critiques, débat et polémiques dans nos sociétés surmédiatisées et notre monde en pleine recomposition géopolitique, c’est bien celle de l’Etat d’israël”.

L’étude analyse en profondeur la relation entre Tsahal et la société israélienne avec “des éclairages de sociologie militaire” illustrés par des études de cas précises comme la place des Druzes dans Tsahal; la montée en puissance des nationaux religieux ou encore les modes opératoires de l’armée dans la lutte contre le terrorisme.

Voici quelques extraits et verbatim de l’étude dont nous recommandons par ailleurs la lecture en  son entier :

« D’emblée il convient de bien marquer que, contrairement à leurs homologues des pays européens, les Israéliens conservent une forte proximité avec leur armée. L’immense majorité des jeunes Juifs israéliens en âge d’être appelés sous les drapeaux continue d’envisager le service militaire comme un devoir patriotique tout à fait normal. Beaucoup suivent une préparation de deux à trois mois avant d’être enrôlés pour pouvoir rejoindre les corps prestigieux comme l’armée de l’air ou les services de renseignement. Les unités de combat, en particulier les différents commandos (sayerot), ont dix volontaires pour un poste disponible. L’armée reste l’institution publique en laquelle les Israéliens ont le plus confiance, loin devant la Cour suprême ou la Knesset ».

(Alain Dieckhoff)

 
 

“En Israël, tout le monde s’exprime sur tout. C’est vraiment un pays qui pratique une très grande liberté d’expression. Alors, c’est naturel, les anciens hauts gradés ne sont pas en reste. Dans la presse et dans les medias, ils interviennent tout le temps pour approuver ou critiquer la politique de défense du gouvernement. Ils sont constamment interviewés, publient des tribunes. Le public y prête attention, mais ne considère pas forcément que les avis des anciens militaires valent plus que ceux de spécialistes ou d’universitaires”.

(Interview d’Ilan Greilsammer).

 

“Ainsi, sur les 7,1 millions d’Israéliens – dont 5,4 millions de Juifs -11, on recense 176 000 militaires permanents et 450 000 réservistes, soit 10 % de la population adulte. Dans les rues, sur la scène publique ou dans la publicité, le militaire bénéficie d’une visibilité notable. En effet, le soldat fait partie intégrante du quotidien des Israéliens, qui sont soumis en temps de guerre comme en temps de paix, à un devoir de réserve militaire, qui peut aller jusqu’à six semaines par an. Tsahal estavant tout une armée de réservistes, elle fait donc de chaque Israélien un soldat en puissance. La conscience collective israélienne s’est ainsi construite en partie autour du mythe fondateur du combattant. Obligatoire pour la majorité, l’armée a une mission éducative et socialisante auprès des jeunes Israéliens”.

(Camille Lorette)

 

« Les kippot srougot sont également particulièrement visibles parmi les parachutistes et les fantassins des brigades d’infanterie légère mécanisées. Leur proportion y est trois fois supérieure à leur poids réel au sein de la population mâle juive israélienne. Ainsi, les nationaux-religieux sont sur-représentés au sein des brigades d’infanterie Golani (déployée à la frontière Nord ainsi que dans la région de Djénine), Givati (principalement déployée au sud du pays à la lisière de la bande de Gaza), Kfir21 (spécialisée dans la contre-insurrection, ses bataillons couvrent l’ensemble du territoire cisjordanien), Tzankhanim (parachutistes déployés principalement dans la région de Naplouse et de Ramallah) et Nahal (déployée principalement dans la ville de Hébron où ses soldats mènent desopérations de contre-terrorisme). Ils ne représentent pas moins de 30 % des soldats d’active et de réserve au sein de ces unités prestigieuses et près de 40 % des commandants d’échelons inférieurs et intermédiaires: commandants de section (makhlaka), de compagnie (plouga), de bataillon (gdoud) et de brigade (khativa)22 ».

(David Khalfa)

 

« Un spécialiste israélien des questions de défense, connu pour son sens de la provocation, s’est exclamé en avril 2008: « Nous n’avons pas besoin de DoverTsahal : les F-16 peuvent faire passer des messages. Quelques mois plus tard, lors de l’opération « Plomb durci », alors que les F-16 israéliens bombardaient la bande de Gaza, les images diffusées sur Internet par Dover Tsahal, le service de communication de l’armée israélienne, faisaient le tour du monde, démentant partiellement les propos de ce spécialiste et apportant une preuve supplémentaire de l’attention croissante portée par les armées modernes à la communication ». 

(Marc Hecker et Thomas Rid).

 

“Les groupes armés ont également échoué à entraîner Tsahal à commettre des crimes à vaste échelle. À rebours d’accusations maintes fois proférées, Tsahal n’a pas choisi la stratégie du pire, celle de la terreur, des destructions et des atrocités massives. Les forces de sécurité ont pu faire diminuer les attentats terroristes sans recourir aux méthodes de l’armée française à Alger ou de l’armée russe en Tchétchénie”.

(Samy Cohen)

 

« A sa création, l’État hébreu ne compte que 900 000 personnes dont 150 000 arabes. Or, ses ennemis totalisent 20 millions d’Égyptiens, 3 millions de Syriens et 150 000 Jordaniens, sans compter les Palestiniens, les supplétifs irakiens et autres. En 1956, le ratio pour le nombre de combattants était en faveur des pays arabes de vingt cinq contre un, et de trois contre un pour le matériel. Aujourd’hui encore, la supériorité militaire et démographique demeure, mais le niveau qualitatif israélien l’emporte ».

« En 1977, Menahem Begin ordonne de saboter le programme irakien par des assassinats d’ingénieurs, des sabotages et des pressions diplomatiques, puis au final, par la chasse israélienne lors du bombardement du réacteur de Tammuz en juin 1981. Selon la même procédure, ses successeurs l’imitent. Le programme libyen est saboté par plusieurs actions des services secrets, dans les années 1980 et 1990, avec l’aide des Américains et Européens. Dernièrement, la Syrie reçoit une sévère gifle lorsque le réacteur de Dayr az-Zwar est détruit le 6 septembre 2007. Au printemps 2009, des cargaisons de missiles iraniens à destination du Hamas sont pulvérisées au Soudan par l’aviation. Ce ne sont là que les actions les plus connues. Au final, Israël, qui comprend que l’atome est une arme trop lourde et inappropriée, réinvente la dissuasion classique. Cette option sera probablement effective en Iran, en cas de conflit, avec des armes conventionnelles spéciales, l’outil satellitaire optimisant cette stratégie ». 

(Nicolas Ténèze).

 

“Le 12 octobre 2001, deux réservistes israéliens se font lyncher par une foule palestinienne à Ramallah. La scène est filmée par la RAI, la chaîne de télévision italienne, elle fait le tour du monde, et parvient jusqu’aux écrans israéliens. La colère est grande en Israël et, en guise de représailles, 47 installations de police palestiniennes sont bombardées à l’aide de F16. Les accords d’Oslo prévoyaient la tenue régulière de patrouilles de police communes israélo-palestiniennes. Le déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2001 gèle,entièrement ce dispositif. L’infime confiance sur laquelle reposaitentièrement le processus d’Oslo est donc brisée”.

(Caroline Du Plessix)

 

« Il est difficile de cerner une vision à long terme chez les Israéliens. Dans la pratique quotidienne de ces trois ans que j’ai vécus en Israël, alors qu’il y avait des attentats et des représailles en permanence, j’ai constaté que dans tous les domaines, politique, militaire mais aussi économique et bancaire, c’était plutôt une vision à court terme qui prédominait. On réagit à chaud à un évènement ponctuel. Le plus bel exemple pour moi, pour étayer cela, c’est l’opération menée au sud Liban en 2006 ».

« La différence entre les Arabes et les Juifs, c’est qu’un Arabe qui est tué, c’est un martyr qui va au paradis. Mais pour les Juifs, la vie d’un Juif est sacrée, à un point que vous n’imaginez pas. Depuis la Shoah, c’est terminé, on ne tuera plus de Juifs «gratuitement», ça aussi, c’est génétique ».

« L’ingénieur, qui est pilote dans la réserve, va travailler dans son laboratoire lundi mardi mercredi, puis le jeudi il va partir en mission et il va piloter l’avion sur lequel il a travaillé, ce qui va lui permettre de tester ce qu’il a expérimenté, et la semaine suivante, il va corriger les imperfections qu’il a constatées. C’est donc une boucle extrêmement courte entre les enseignements opérationnels et leur application technologique et vice versa ».

« Dans un autre domaine, celui des brouilleurs IED, les Israéliens ont développé d’excellentes technologies. C’était un de leurs fléaux en particulier le long de la frontière avec le Liban….Ils auraient eu probablement beaucoup plus de morts s’ils n’avaient pas développé ces technologies”.

“Je ne crois pas que les Israéliens veuillent avoir des aventures extraterritoriales. C’est une armée défensive, mais avec des capacités offensives très importantes, car eux estiment avoir à leurs frontières une menace que nous, en France et en Europe, nous n’avons plus”.

(Interview du Général (2S) Bertrand Binnedijk).

 

(*) Israël et son armée : société et stratégie à l’heure des ruptures, Etude de l’IRSEM n°3, 2010, 221 pages.

 

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com 

 

PRINCIPAUX ACCORDS DE DEFENSE FRANCO-ISRAELIENS (cliquer ici)

 

COOPERATION DE DEFENSE FRANCO-ISRAELIENNE  LE NON SCOOP DU CANARD(cliquer ici )

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 13:42

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/11/11/29185/israelvalley-defense-larmee-americaine-decide-de-stocker-de-nouveaux-armements-sur-le-sol-israelien-les-hangars-de-tsahal

ISRAELVALLEY DEFENSE – L’ARMÉE AMÉRICAINE DÉCIDE DE STOCKER DE NOUVEAUX ARMEMENTS SUR LE SOL ISRAÉLIEN. LES HANGARS DE TSAHAL ABRITERONT DÉSORMAIS 1,2 MILLIARD DE DOLLARS DE MATÉRIEL MILITAIRE « MADE IN USA »

NOV 201011

Par M.P
Rubrique: Défense
Publié le 11 novembre 2010

 

Cargo militaireLe montant du matériel militaire US stocké en Israël atteindra 1,2 milliards de dollars d’ici 2012. Suite à un vote du Congrès américain intervenu le mois dernier, 400 millions de dollars supplémentaires d’équipements ont été débloqués et rempliront prochainement les hangars de l’armée israélienne. Il s’agit principalement de bombes anti-bunkers. Jusqu’ici, les entrepôts israéliens abritaient essentiellement des véhicules blindés de l’armée américaine, des missiles, des pièces d’artillerie et du matériel anti-aérien.

Cette nouvelle intervient sur fond de tensions croissantes avec l’Iran, auxquelles se joignent de nombreuses craintes liées au réarmement du Hezbollah. Cette semaine, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait estimé lors d’une visite aux Etats-Unis que le régime de Téhéran devait être explicitement menacé d’une action militaire s’il ne renonçait pas à ses ambitions nucléaires.

Dans le même temps, par l’intermédiaire du ministre de la défense Ehoud Barak, l’Etat hébreu a émis plusieurs fois le souhait d’obtenir la livraison de JDAM (Joint Direct Attack Munition), des bombes à guidage GPS produites par Boeing, plus connues sous l’appellation GBU (anti-bunker). Elles avaient été utilisées lors de la deuxième guerre du Liban en 2006, notamment contre le QG du Hezbollah à Beyrouth.

Il se trouve qu’en janvier dernier, le Pentagone avait déjà décidé de doubler ses dépôts d’armes sur le territoire israélien, faisant passer le montant de ses provisions de 400 à 800 millions de dollars. A l’origine, ces stocks sont censés servir aux forces américaines déployées dans la région et à d’autres pays alliés. D’après le protocole d’accord, ils peuvent aussi être utilisés en cas d’attaque brutale de la Corée du Nord sur son voisin du sud.

Une clause permet désormais à l’armée israélienne de puiser dans ces réserves d’armements. Elle a été négociée sous la houlette du général Ofer Wolf, qui commande le département logistique et technologique de Tsahal, et Andy Brown, directeur du département logistique du COMRAD, le commandement des forces américaines en Europe. Les experts militaires y voient un nouveau geste fort de l’administration Obama visant à renforcer son engagement à la sécurité d’Israël.

Les Etats-Unis ont commencé à stocker des armes dans le désert du Néguev au moment de la guerre du Golfe, en 1990. A l’époque, le montant des équipements américains entreposés n’excédait pas 100 millions de dollars. Israël n’est toutefois pas le seul pays bénéficiaire de cette pratique. Depuis le début des années 80, l’armée américaine achemine régulièrement des munitions dans les hangars militaires de la Corée du Sud.

Les nouveaux armements américains seront dans un premier temps stockés à l’aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv, ainsi que dans la base militaire de Nevatim.

M.P

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 07:40

 

 

 

 

Tsahal publie les noms des deux disparus (pour : présumés morts) : 

 

 

 

Published:  11.11.10, 08:07 / Israel News


http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3982913,00.html

 

 

Adaptation succincte : Gad

 

Le pilote et le navigateur manquants après qu'un F 16-I se soit écrasé, sont le Major Amihaï Itkis, 28 ans, de Sde Warburg et le Major Emmanuel Levy, 30 ans, de Maalé Adoumim.

 

Amihai Itkis. Il devait bientôt se marier  
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Leur disparition a été notifiée à leurs familles.

 

 

La tragédie s'est déroulée près de Mitzpe Ramon, s'agissant d'un des plus récents appareils de Heyl Ha'avir. Les recherches se poursuivent, des débris de l'avion ayant été retrouvés dispersés.

 

 Ido Nehushtan, le commandant en chef de l'armée de l'air, a ordonné une enquête, confiée à un responsable de rang de colonel.

 

Aucun incident majeur n'avait été signalé auparavant, lors de ce qui semble être un exercice de "routine", -à très haute altitude et très grande vitesse- concernant 4 avions de même type. A un moment donné, l'un des appareils a décroché, au lieu de s'élever encore, et entamé une chute inexplicable à plus de 4000 m d'altitude sans avoir eu le temps de signaler aucun problème apparent. Il semble que l'accident soit dû à une simple erreur humaine, tous les autres appareils étant alors rappelés au sol pour vérifications. Les unités de Tsahal se sont immédiatement lancées à la recherche des soldats de l'air manquants.

 

Les habitants des localités environnantes ont pu voir des hélicoptères tournoyer autour du site probable du crash, autour du cratère de Ramon.

 

Search for planes crew in south (Photo: Tsafrir Abayov)

 

Il y a à peine 4 mois, ce sont six membres d'équipages d'hélicoptères et un observateur roumain qui ont connu le même sort lors d'un exercice en haute montagne, en Roumanie.

 

Il y a juste un peu plus d'un an, c'est le Lieutenant Asaf Ramon, le fils d'Ilan z"l, participant de l'escouade contre Osirak, et astronaute disparu lors de l'accident de la navette Columbia, qui s'est tué dans un accident similiaire, au sud du Mont Hébron.

 



 

Le F-16 -I ("I", pour Israël), est fabriqué par Lockheed Martin. Ces avions sont entrés en service il y a six ans en Israël. Ils sont capables de transporter des missiles à tête chercheuse air-air fabriqués par Rafaël et équipés de systèmes de défense avancés, aussi bien que de missiles guidés au laser américains. Ils peuvent transportés d'autres missiles avancés israéliens spécialement conçus, et les capacités de leurs réservoirs ont été augmentées de 50%, sans pour autant affecter leurs autres capacités de navigation. 

 

 (Hanan Greenberg)

 

Ilana Curiel a contribué à ce reportage. 

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 20:08

 

 

Un missile tiré au large de la Californie?

http://www.opex360.com/2010/11/09/un-missile-tire-au-large-de-la-californie/

9 novembre 2010 – 22:16

 

 

Dans la soirée du 8 novembre, un cameraman de la chaîne de télévision KCBS a filmé, alors qu’il se trouvait à bord d’un hélicoptère, un missile probablement tiré à une soixante de kilomètres au large des côtes du sud Californie, plus précisément à la hauteur de Los Angeles.

Les images diffusées à la télévision montrent bel et bien un engin qui semble être un missile, laissant derrière lui une importante traînée de condensation.

Seulement voilà, ce tir de missile -si cela en est un – n’a pas été effectué par l’armée américaine. D’où le mystère autour de cet engin. Et le Pentagone n’est pas en mesure, pour l’instant, de fournir des explications. Une enquête est en cours.

Le NORAD, qui surveille l’espace aérien de l’Amérique du Nord, a cependant fait une déclaration quelque peu surprenante. « Actuellement, nous ne sommes pas capable de fournir des détails mais nous sommes en train de chercher la nature exacte de cet événement. Nous pouvons confirmer qu’il n’y a aucune menace contre notre nation et donnerons plus d’informations quand elles seront disponibles » a-t-il indiqué dans un communiqué. En clair, « on ne sait pas ce que c’était mais on peut vous dire que ce n’était pas dangeureux ».

Plusieurs hypothèses peuvent être avancées. Celle d’un tir de missile effectué depuis pas un sous-marin non identifié par exemple (thèse développée dans la vidéo ci-dessus). Cela pourrait être un essai d’une société privée spécialisée dans le domaine spatial, comme Sea Launch, qui lance des satellites depuis une plate-forme située dans l’océan Pacifique. Mais si cela avait été le cas, cela se serait su. Ou encore, plus simplement, ce n’est pas un missile mais un avion commercial qui aurait été pris comme tel par un effet d’optique.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 18:13

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/11/05/29126/israelvalley-innovation-de-nouveaux-systemes-pour-aider-les-troupes-de-larmee-israelienne-sur-le-front-la-direction-de-la

ISRAELVALLEY INNOVATION - DE NOUVEAUX SYSTÈMES POUR AIDER LES TROUPES DE L’ARMÉE ISRAÉLIENNE SUR LE FRONT. LA DIRECTION DE LA LOGISTIQUE ET DE LA TECHNOLOGIE DE TSAHAL LANCE DES PARACHUTES SPÉCIAUX, AVEC SYSTÈME GPS INTÉGRÉ POUR PORTER SECOURS AUX SOLDATS

NOV 201005

Par Lisa Ascoli
Rubrique: Innovation
Publié le 5 novembre 2010

 

tsahalCes systèmes comprennent des parachutes qui peuvent transporter plusieurs tonnes de matériel ; ces parachutes disposent d’un GPS qui les guide précisément à leur destination. D’après les officiers supérieurs qui ont présenté le dispositif mardi dernier, leur niveau de précision est d’environ 30 mètres.
L’armée israélienne a investi beaucoup de ressources depuis la Seconde Guerre du Liban en 2006 notamment dans la création d’une capacité d’approvisionner les forces par voie aérienne, terrestre et maritime. Au cours de cette conférence, Tsahal a présenté un conteneur de fret qui peut être attaché sous hélicoptères par des câbles métalliques qui ne ralentissent pas pour autant la vitesse de l’avion. Une vraie nouveauté car avant, le transport de fret réduisait la vitesse de l’avion de moitié.
Il faut savoir que la vitesse est particulièrement importante dans la bande de Gaza et au Liban où le Hamas et le Hezbollah ont des systèmes de défense aérienne.
Pour permettre cette vitesse rapide, le nouveau conteneur possède des ailes aérodynamisantes conçues pour empêcher la résistance du vent.
L’autre nouvelle technologie dévoilée mardi est un souterrain conçu avec un système respiratoire inédit permettant aux unités déployées de localiser et détruire les tunnels ennemis dans la bande de Gaza.
Le système, composé de deux réservoirs de 9 litres d’oxygène litres monté sur un support spécial avec un tuyau pour atteindre plusieurs centaines de mètres, peut fourni de l’air à l’unité de soldats et s’avérer très utile pour opérations futures dans la bande de Gaza ou au Liban .

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 17:13

 

 

Tel-Aviv, Homeland Security. La première conférence internationale sur la sécurité intérieure fait un tabac. Près d’un demi-milliard de $ de commandes.



 

  
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Près d’un demi-milliard de dollars de commandes, 800 rendez-vous d’affaires  montés en 3 jours  pour des agences de sécurité du monde entier, 1500 participants dont 300 étrangers, plus de 400 millions de dollars de deals estimés, le journal économique Globes dresse un  bilan impressionnant de ces premières rencontres internationales sur la sécurité intérieure co-organisées par l’Israel Export and International Cooperation Institute (l’homologue israelien d’Ubifrance).

Parmi les vedettes relevées par le journal économique israélien:  Elbit avec son avion sans pilote Skylark, Gnius (joint-venture d’Israel Aerospace Industries et Elbit) et son drone terrestre tous-terrains, ou encore “Top Four” et son “armée privée”. Formée par d’anciens officiers, cette société de chasseurs de têtes dispose d’une “base de données” de 2000 professionnels, anciens militaires ou officiers des divers services de sécurité israéliens dont elle exporte les savoir-faire aux quatre coins du monde.

Hier, Israel Valley, site de la chambre de commerce France-Israel,  présentait un autre participant de premier plan : Hi-Tech Solutions (HTS) spécialisée entre autres dans la lecture de plaques minéralogiques et diverses applications logistiques.

NanoJV, rajoute aujourd’hui, sélectionnée parmi des dizaines d’autres,  l’excellente “WeCU technologies”.  Une solution imaginée par un groupe d’experts israéliens au début des années 2000 après une vague d’attentats sanglants.   WeCU(“we see you”) propose une approche biométrique non invasive d’analyse comportementale destinée à prévenir les actes terroristes dans les lieux publics sensibles.  Le projet a été co-financé par l’agence de l’innovation de l’Etat d’Israël, le departement US du Homeland Security et Penn State Homeland Security Initiative.¨WeCU s’appuie sur les sciences cognitives  en intégrant des capteurs biométriques sophistiqués. Une solution à l’avant-garde des technologies de homeland security (sécurité intérieure) et de la lutte anti-terroriste.

 

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

Israel à Milipol : la partie émergée de l’iceberg

 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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