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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 15:19

 

 

 

IRAK - Les USA sortent ............Mais qui va entrer ?

 

 

 

Barack Obama aura atteint son pari : faire quitter les troupes combattantes américaines d’Irak, mais sans avoir rempli la mission initiale et en y laissant une situation des plus explosives, dans les deux sens du terme.

Avec le départ jeudi des deux dernières unités combattantes américaines, l’Irak est maintenant livré à lui-même et aux nombreux appétits locaux et étrangers, et si pour les Américains, la guerre s’achève, pour les Irakiens, il se peut qu’elle ne fasse que continuer en s’amplifiant.

Selon les experts militaires, deux risques majeurs de guerre civile existent aujourd’hui en Irak, avec en filigrane une tentative iranienne de prendre le contrôle d’une partie du territoire irakien. Le départ des Américains, laissant derrière eux un gouvernement irakien faible et divisé, ne présage rien de bon. Les trois groupes ethnico-religieux principaux peuvent faire glisser le pays dans une situation incontrôlable : Chiites contre Sunnites, et Chiites et Sunnites ensemble contre Kurdes.

La situation politique est par ailleurs très aléatoire : le parti du Premier ministre Al-Maliki, Etat de Droit », et celui d’Iyad Allawi, « Iraqiya » n’arrivent pas à s’entendre pour créer une coalition stable. Nouri Ala-Maliki s’emploie actuellement à renforcer la présence chiite au sein des officiers supérieurs de l’armée, afin de lutter contre les Sunnites et prendre le contrôle de différentes zones à Bagdad, ainsi qu’au centre et à l’ouest du pays, dès que les troupes US auront quitté le sol irakien.

Selon les Renseignements américains, l’objectif d’Al-Maliki est double : infliger une lourde défaite militaire aux Sunnites afin de neutraliser leur influence politique à Bagdad et qu’ils acceptent les conditions d’Al-Maliki, sous peine de voir d’autres zones prises par les troupes sous influence chiite. Deuxièmement, il s’agit d’une stratégie anti-saoudienne et anti-syrienne patente, qui vise à détruire toutes les zones d’influence sunnites en Irak, sur lesquelles s’appuient la Syrie et l’Arabie Saoudite.

Si ce scénario se concrétise, de nombreux Sunnites quitteraient alors l’Irak principalement vers la Jordanie qui n’est pas équipée pour recevoir des centaines de milliers de « réfugiés ».

Du côté Kurde, ce n’est pas plus encourageant. Les Kurdes pestent contre les Américains qu’ils accusent de les avoir abandonnés « sans avoir résolu le problème de Kirkouk et des nombreux champs pétrolifères qui s’y trouvent ». Les Kurdes sont actuellement sur le pied de guerre, et espèrent profiter d’un affrontement sunnite-chiite dans le reste du pays pour pouvoir s’emparer de la région de Kirkouk et de ses richesses en pétrole. Les Kurdes espèrent aussi prendre possession de certains territoires du centre de l’Irak, environ 250 km au nord de Bagdad, afin de créer une zone-tampon à la frontière iranienne et contenir une éventuelle attaque depuis le nord-est. Dans ce cas, des affrontements entre Kurdes et une coaltion Chiite-Sunnite de circonstance ne sont pas à exclure.

Mais tel un chat qui observerait patiemment des souris se chamailler entre elles, l’Iran pourrait être le principal bénéficiaire du départ des troupes américaines. Téhéran, qui a depuis longtemps noyauté le sud de l’Irak avec des services de Renseignements très efficaces, vise à prendre possession des immenses champs pétrolifères dans l’extrême sud de l’Irak, autour de la ville de Bassora, et qui fournissent à eux seuls 60% de la production pétrolière irakienne. Pour Téhéran, il s’agirait de la riposte la plus cinglante aux sanctions imposées par les Etats-Unis et l’ONU, notamment dans le domaine des carburants.

Les Iraniens souhaitent aussi agir dans le domaine symbolique en s’emparant des deux « villes saintes » de l’Islam chiite, Kerbala et Nadjaf, au sud de Bagdad. Ainsi, Téhéran dominerait tout le sud de l’Irak, économiquement et religieusement. Et si le centre du pays, avec la capitale Bagdad, tombait sous domination chiite irakienne, comme le veut le Premier ministre Nouri Al-Maliki, la zone d’influence iranienne s’étendrait un jour sur la majorité du territoire irakien, avec toutes les conséquences régionales que cela pourrait avoir, notamment sur Israël.

A l’image de son prédécesseur Woodrow Wilson, pacifiste convaincu (et naïf) en pleine Première Guerre Mondiale, Barack Obama « fait confiance dans les forces de paix qui se trouvent enfouies dans chaque être humain » et se dit confiant « que les Irakiens trouveront eux-mêmes les moyen de juguler le terrorisme et stabiliser leur pays ». A-t-il vraiment réfléchi à toutes les conséquences de sa décision, ou au contraire, préfère-t-il laisser le chaos s’installer en Irak et dans la région uniquement pour pouvoir dire au peuple américain avant les élections à mi-mandat : « Regardez, j’ai accompli ma promesse électorale » ?

par Shraga Blum - israel7

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 23:48

 

C'est l'histoire d'un retrait visant à remplir une promesse politique de campagne, mais qui apparaît aux locaux comme contre-intuitive. Non seulement, la mission de "stabilisation" reste un roman inachevé, mais les forces en présence risquent fort de s'entre-déchirer dans des temps rapprochés... Sur le plan diplomatique, c'est un aveu de reflux d'influence, face aux menaces non-dissipées.


Iraqi Freedom est terminée, New Dawn commence

19 août 2010 – 12:38 

http://www.opex360.com/2010/08/19/iraqi-freedom-est-terminee-new-dawn-commence/

Le 17 août, à Bagdad, un jeune kamikaze, introduit avec d’autres recrues dans un centre de recrutement de l’armée irakienne, a actionné la ceinture d’explosifs qu’il portait sur lui. Bilan : au moins 59 tués et 125 blessés.

Cet attentat illustre la recrudescence de la violence en Irak depuis quelques semaines. Pour autant, il n’a jamais été question de remettre en cause la fin de la mission de combat des troupes américaines, déployées depuis plus de 7 ans, conformément à un accord de sécurité conclu en novembre 2008.

Jusqu’à présent stationnée à Abou Ghraïb, à 25 km de Bagdad, la 4e brigade Stryker de la 2e division d’Infanterie de l’US Army est ainsi la dernière unité de combat à avoir quitté l’Irak, ce 18 août.

En deux jours, 1.200 hommes et 360 véhicules ont donc franchi la frontière pour rejoindre le Koweït, où plusieurs camps militaires américains sont implantés. A partir de là, ils devraient ensuite être rapatriés aux Etats-Unis, à une date qui n’a pour l’instant pas été fixée. Les 4.000 autres soldats de la brigade sont repartis d’Irak par avion.

Ce vaste mouvement de retrait, qui a posé un immense défi logistique à l’armée américaine, avait été amorcé dès le début de cette année avec le départ des Marines. En février 2010, il restait encore 140.000 soldats américains en Irak. A la fin du mois, ils ne devraient plus être que 50.000.

Le départ de la dernière brigade de combat de l’US Army marque ainsi la fin de l’opération Iraqi Freedom, commencée le 20 mars 2003. Désormais, les militaires américains encore déployés en Irak participeront à la mission « New Dawn » (nouvelle aube). Ce changement de nom traduit celui de la nature des opérations qui seront menées jusqu’à 2011. Il n’est désormais plus question de missions de combat mais de stabilisation.

« Nous ne mettons pas fin à notre engagement en Irak. Nous allons avoir un important travail à daire (…). Ce n’est pas la fin de quelque chose, mais une transition vers quelque chose de différent. Nous sommes engagés à long terme en Irak » a précisé le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, sur la chaîne MSNBC.

Au cours de ces 7 années de présence militaire en Irak, l’armée américaine a perdu plus de 4.400 hommes (58.217 au Vietnam, à titre de comparaison) et a compté 35.000 blessés dans ses rangs. Ce conflit aura également coûté, à Washington, la somme de 1.000 milliards de dollars.

Cela étant, la normalisation de l’Irak est loin encore d’être acquise. Le pays n’a toujours pas de nouveau gouvernement, presque six mois, pourtant, après les élections législatives, les réseaux terroristes continuent de planifier des actions, malgré de rudes coups portés à leurs dirigeants, son économie est encore convalescente et affiche une trop grande dépendance au pétrole (lequel d’ailleurs n’est pas forcément exploité par des compagnies américaines…), des tensions, notamment avec les Kurdes au sujet de la question pétrolière, ne sont pas apaisées et l’Iran cherche à y étendre son influence.

D’où l’inquiètude exprimée la semaine passée par le chef d’état-major de l’armée irakienne, le général Babakir Zebari. « A ce stade, le retrait se passe bien parce qu’ils sont toujours là » avait-il déclaré au Daily Telegraph, au sujet des militaires américains. « Mes les problèmes commenceront après 2011. (…) Si l’on me pose la question du retrait, je dirai aux hommes politiques que l’armée américaine doit rester jusqu’à ce que l’armée irakienne soit prête en 2020″ avait-il ajouté.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:54

 

 

 

 

 

 

Résumé par Aschkel

pour aschkel.info et lessakele.

 

VIDEO

      

La dernière brigade de combat américaine a commencé à quitter l'Irak jeudi et l'Administration Obama a prévu de doubler le nombre de gardes de sécurité privés  dans le pays pour combler le vide.

Barack Obama a imposé une date limite à la fin  du mois pour le retrait - et "The Last Patrol» la dernière patrouille , qui comprenait des membres de la 4e brigade Stryker , a traversé la frontière au Koweït dans les premières heures de jeudi, heure locale .

La sortie très médiatisée des soldats Stryker jeudi ne met pas totalement fin à la mission de combat car il ya encore 2.600 troupes de combat en Irak . Ils sont censés sortir dans les prochains jours.

Environ 50.000 soldats resteront en Irak jusqu'à la fin de l'année prochaine pour former les forces irakiennes et après le 31 août la mission en Irak ne sera plus connu sous le nom Opération Liberté mais sera appelée Opération Aube Nouvelle ( New Dawn).

Quand la dernière  troupe militaire partira à la fin de 2011, l'administration Obama prévoit de doubler le nombre de gardes de sécurité privés en Irak ( jusqu'à 7000 )- Ce que Le New York Times a rapporté mercredi, citant l'Administration sans citer le nom des fonctionnaires.

Ces mesures du  département d'Etat américain  visent à protéger les civils toujours exposés aux insurgés d'Al-Qaïda  et AUX milices liées soutenues par l'Iran.

Des sociétés employées par le Département d'Etat permettront de former la police irakienne. 

http://www.wfsb.com/video/24682072/index.html

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 13:38

 

 

Après le retrait américain que deviendra l’Irak? 
16/08/2010 

Dore Gold

 http://www.jcpa-lecape.org/ViewNews.aspx?ArticleId=356

Tout dirigeant israélien qui souhaite lancer des initiatives politiques affronte à chaque fois un défi très difficile à savoir l’impossibilité de prévoir la situation au Moyen-Orient dans les années à venir.

L'incertitude dans cette région est sans doute la plus forte du monde. Aucun ne peut prédire avec conviction qui dirigera l’Egypte cinq ans après le départ de Hosni Moubarak. Seront-ils les Frères Musulmans ? Et qui tiendra dans une décennie les rênes du pouvoir en Jordanie ? La grande difficulté de fournir des réponses  à ces questions  accentue la nécessité absolue pour Israël de détenir  des facteurs de sécurité pour se défendre face aux nombreux futurs scénarios.

Actuellement, l'une des questions principales qui est à l'ordre du jour  concerne les enjeux au Moyen-Orient après le retrait des forces américaines d’Irak. Nous observons d'ores et déjà des préparatifs auxquels se préparent les différents acteurs dans la région. Pour exemple, le journal saoudien  « Asharq Al Awsat » qui paraît à Londres, a décrit récemment que l’Arabie saoudite a commencé la construction d’une barrière de 812 kms le long de sa frontière avec l’Irak. Le but de cette barrière est d'empêcher l’infiltration de terroristes en provenance d’Irak.  Alors qu’en 2003, au début de la guerre en Irak, l'infiltration était en direction opposée. Des Moudjahidin saoudiens ont tenté de s’infiltrer en Irak pour  rejoindre les rangs d'Al Qaïda et combattre les américains et leurs alliés. L’Arabie saoudite est consciente aujourd'hui qu'elle est devenue la cible des terroristes.

Quels sont les futurs scénarios qui inquiètent les Saoudiens ? En septembre 2009, l’Institut Rand a élaboré pour le bureau du Secrétaire d'Etat à la défense une étude intitulée « le retrait d’Irak ».

Cette étude traite des conséquences du retrait américain sur l’Arabie Saoudite et sur d’autres pays au Moyen-Orient. Elle explique que le régime saoudien craint qu'après le retrait américain, Al Qaïda renaisse à l'intérieur du pays. Bien que les attaques d'Al Qaïda au nord de l’Irak n’ont jamais cessé, l’organisation a un intérêt précis de baisser le profil jusqu’au retrait des forces américaines.

Selon A Sharq Al Awsat, Al Qaïda en Irak, est surtout préoccupé par l'acquisition d'armes et d'explosifs. Israël devrait savoir  qu'Al Qaïda en Irak a installé des avants postes en Jordanie, comme à Irbid, et a commencé à recruter également des Palestiniens en Cisjordanie.

Et pourtant, il n’y a aucun doute que la préoccupation principale des Saoudiens et leurs voisins soit l’influence du retrait des forces américaines et le rôle de l'Iran en Irak. L’Irak deviendra t-il un Etat satellite de Téhéran ? Selon des sources américaines, la Garderévolutionnaire était active sur le sol de l’Irak jusqu’en 2007, et avait quitté le pays suite aux avertissements de l’armée américaine. Il est donc logique qu’ils reviennent en Irak. L’Iran est bien capable d'utiliser ses alliés  pour servir ses objectifs.

Le général Petraeus a fait remarquer que l’Iran a utilisé des Libanais du Département 2800 du Hezbollah pour pouvoir former, transférer des armes et fournir des renseignements aux milices shiites d'Irak. Il n'est pas à exclure  que l’Iran utilisera ces unités pour s’infiltrer en Jordanie et accroître son implication en Cisjordanie.

Enfin, l’étude décrit la préoccupation  saoudienne d’un réveil de la puissance irakienne.    

Déjà en 2008, les Saoudiens ont exprimé leur mécontentement sur les intentions des Etats-Unis de fournir à l’armée irakienne des avions F16 et des chars M1-A1. Les saoudiens craignent une armée irakienne renforcée par une aviation capable de lancer des opérations à longue distance, en particulier si elle est sous le contrôle iranien. Israël devrait bien examiner tous les enjeux régionaux et être très attentif au débat qui se déroule dans les pays arabes en  vue des changements en Irak. De futures décisions d’importance sécuritaire tel que l'avenir de la vallée du Jourdain, devraient être prises en considération à long terme et non sur une base de la situation actuelle.   



Source : Le CAPE de Jerusalem 
Link : 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 16:37

 

 

L’Irak appréhende le retrait militaire américain

13 août 2010 – 10:24

http://www.opex360.com/2010/08/13/

« Le président Obama ne peut pas nous quitter ainsi. Il laisse l’Irak aux loups. Quand on fait une erreur, il faut la rattraper, il ne faut pas laisser l’Irak mourir ». Celui qui a prononcé ces mots, rapportés par le quotidien britannique The Guardian, n’est autre que Tarik Aziz, l’ancien ministre de Saddam Hussein, actuellement en détention pour « crime contre l’humanité ».

Le fait est, conformément à l’accord signé à la fin de l’année 2008 par Washington et Bagdad, les troupes américaines déployées en Irak ne compteront plus que 50.000 hommes et leur mission de combat prendra fin le 31 août prochain. Ce calendrier a été une nouvelle fois confirmé par la Maison Blanche la semaine passée et il est donc hors de question de le remettre en cause.

Mieux même : après le retrait définitif, prévu après 2011, seulement une centaine de militaires américains seront présents en Irak. Ils devraient être essentiellement affectés à un « bureau de coopération pour la sécurité », qui sera créé au sein de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

« Nous allons faire en Irak ce que nous faisons dans de nombreux pays du monde avec lesquels nous avons une relation dans le domaine de la sécurité qui comprend la vente d’équipements (militaire) américains ou l’entraînement de leurs force » a ainsi expliqué Anthony Blinken, le conseiller pour la sécurité nationale du vice-président Joe Biden.

Seulement voilà, la situation en Irak est actuellement très délicate. Le pays peine à trouver un nouveau gouvernement après les élections législatives organisées en mars dernier et les attentats reprennent de plus belle. Le risque le plus immédiat est de voir les groupes terroristes relancer les tensions communautaires à la faveur de cette impasse politique.

En effet, et selon les statistiques irakiennes, le nombre de victimes d’attaques terroristes a augmenté significativement en juillet dernier, pour atteindre un niveau jamais atteint depuis deux ans, avec 535 morts, dont 396 civils, et 1.043 blessés.

Ces chiffres ont cependant été contestés par l’armée américaine, qui les a jugés « excessifs ». Elle a en effet réfuté « le fait qu’il y a eu 535 tués en juillet » et estimé « incorrect de dire qu’il s’agit du mois le plus sanglant depuis 2008″. Et de présenter ses propres chiffres : il n’y aurait ainsi eu « que 222 tués (dont 161 civils) et 782 blessés par des opérations ennemies ».

Reste que le début du mois d’août semble accréditer les statistiques irakiennes puisque plus de 100 personnes ont péri dans des attaques terroristes, dont une a visé, le week-end dernier, la ville à majorité chiite de Bassorah, jusque là relativement épargnée par les attentats (43 tués et 185 blessés).

« Je ne dis pas que la situation sécuritaire s’est détériorée, mais il y a des failles ici et là de temps en temps. En tout cas, les groupes armés ne seront pas capables de faire revenir l’Irak en arriére » a toutefois estimé Nouri al-Maliki, le Premier ministre irakien.

Mais la question de savoir ce qu’il se passera une fois l’armée américaine partie d’Irak se pose. Par exemple, les tensions au sujet de la région pétrolifère de Kirkouk, revendiquée par les Kurdes, est actuellement sous contrôle, grâce à la présence militaire américaine, qui agit conjointement avec les forces irakiennes et les peshmergas kurdes. Qu’en sera-t-il après 2011?

« A ce stade, le retrait se passe bien, parce qu’ils sont toujours là » a ainsi déclaré au journal britannique The Daily Telegraph, le lieutenant général Babakir Zebari, le chef d’état-major de l’armée irakienne, au sujet des militaires américains.

« Mais les problèmes commenceront après 2011, les hommes politiques doivent trouver d’autres moyens de combler le vide après 2011″ a-t-il poursuivi. « Si l’on me pose la question du retrait, je dirai aux hommes politiques que l’armée américaine doit rester jusqu’à ce que l’armée irakienne soit prête en 2020″ a encore estimé le général irakien.

Le fait est, les militaires irakiens manquent encore de moyens et comptent encore sur ceux de leurs homologues américains. Ainsi, seulement 11 chars Abrams M1A1 sur les 140 commandés ont été à ce jour livrés à l’Irak. Et encore, ces exemplaires n’ont été reçus que le 7 août… Normalement, la totalité de la commande devrait être honorée d’ici à 2011.

Autre exemple : Bagdad souhaite acquérir des Mirage F1 français. Mais là encore, les choses traînent et aucun accord n’a été trouvé pour l’instant. Enfin, la qualité des équipements militaires attendus par les militaires irakiens peut être sujette à caution. En 2008, l’Irak a fait le choix pour le moins étonnant de commander 20 avions d’entraînement de type Utva – Lasta95, alors encore au stade de prototype et développé par une industrie aéronautique serbe déliquescente, alors que d’autres appareils de la même catégorie étaient disponibles sur le marché, tels que le Pilatus et le Tucano, les deux pouvant d’ailleurs être utilisés dans des opérations de contre-insurrection.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 14:56

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche   fr. n° 174

 

L´ancien parlementaire irakien .

 

Ci-dessous des extraits d´une interview de l´ancien député irakien Ayad Jamal Al-Din, diffusée sur Al-Arabiya le 12 juillet 2010 :

 

Interviewer : Après-demain, ce sera le vide constitutionnel. J´aimerais en évoquer les implications avec vous : jusqu´à quel point cela affectera-t-il la situation en Irak et en quoi ce vide est-il redoutable ?

 

Ayad Jamal Al-Din : Merci. Au nom d´Allah le Clément, le Miséricordieux, je ne pense pas que ce vide constitutionnel représente un problème compliqué, parce que cela fait longtemps que la constitution est enfreinte par ceux-là même qui l´ont mise en place. De nombreux articles et lois ont été enfreints ces dernières années. Ainsi la Cour suprême fédérale est aujourd´hui politisée et les spécialistes de la constitution de cette Cour sont capables de trouver le moyen de se sortir de ce prétendu problème.

 

Le problème en Irak dépasse largement la sphère légale constitutionnelle. Il existe une impasse entre les deux grands blocs, l´Etat de la Coalition de la loi et le parti de la Liste irakienne, concernant la personne la mieux indiquée pour remplir le poste de Premier ministre. A mon avis, ce problème ne sera pas résolu par les négociations, parce que la controverse ne porte pas sur le programme politique ; elle porte sur le [choix] des personnes.

 

A mon humble avis, le fractionnement du pouvoir est inévitable – deux ans avec le Dr Ayad Allaoui au pouvoir et deux ans avec Al-Malaki –  si l´on veut établir un gouvernement rapidement, afin d´aider les Irakiens [à se sortir de la] crise.

[...]

Je ne pense pas qu´un quelconque homme politique irakien, moi-même inclus, ne considère la présence américaine en Irak comme de ´l´occupation´. Il y a consensus sur la présence américaine en Irak, le mouvement sadriste mis à part. Ce qui est contesté est la présence iranienne en Irak. Certains espèrent que la Liste irakienne sauvera l´Irak de l´influence iranienne. À mon avis, ils sont trop optimistes.

Je trace un parallèle entre la Liste irakienne et la Coalition du 14 mars au Liban. Elles sont tout à fait ident iques, ont les mêmes supporters et la même approche.
Pour mieux comprendre, les téléspectateurs irakiens devraient revenir au discours du 14 mars avant que Saad Al-Hariri ne devienne premier ministre. Voyez comment ils s´élevaient contre l´influence iranienne au Liban. Mais dès son arrivée au pouvoir, le Premier ministre libanais est devenu le plus fervent défenseur de la résistance.

Nous assistons au même phénomène avec la Liste irakienne – la Coalition irakienne du 14 mars. Nous entendons certains évoquer la confrontation avec l´Iran en Irak, mais je suis convaincu que d� �s qu´ils mettront la main sur la moitié du pouvoir - et  plus encore s´ils en obtiennent l´intégralité –  les dirigeants de cette liste deviendront les plus fervents défenseurs de la présence iranienne en Irak.

[...]

Aux Etats-Unis, on ne veut pas entendre parler de l´Irak. Ils veulent se retirer et c´est tout. Ils ne veulent pas reconnaître que leur plan a échoué, parce que cela aurait des répercussions intérieures négatives, à l´approche des élections de novembre. Les Etats-Unis ne peuvent pas trouver de solution, ni même s´occuper de trouver une solution. Ce qui compte [pour eux], c´est que l´Irak ne représente pas un danger, afin que le gouvernement et le Congrès puissent affronter l´Iran et résoud re de manière globale ce problème au Moyen-Orient.

Par conséquent, que Biden vienne ou non, ils n´auront rien de nouveau à offrir. Ils ont laissé le problème aux mains des parties rivales en Irak, lesquelles se battent pour des positions politiques, et non au sujet du programme que devrait suivre le pays.

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 
 

 

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 10:51

 

 

 

Les milices soutenues par l’Iran de plus en plus considérées comme une menace pour les bases américaines en Irak
Par BEN LANDO

Adaptation : Marc Brzustowski

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704518904575364861130956190.html

BAGHDAD—« Les milices soutenues par l’Iran, qui prennent les bases américaines pour cible, posent désormais une menace plus sérieuse aux forces américaines qu’al Qaeda, tandis qu’elles cherchent à exercer une influence sur des évolutions politiques pleines d’incertitude », selon les propos de mardi (14 juillet) du Général en chef en Irak.

 

Le Général d’armée Ray Odierno a également affirmé que le retrait des troupes américaines est actuellement en cours de réalisation.

D’après le Général Odierno, les groupes d’obédience iranienne continuent de poser de sérieux problèmes aux troupes américaines, ajoutant que le danger que représentent les attaques couvertes par des tirs de mortier contre les bases américaines, menées par ce genre de groupes, avaient augmenté au cours des dernières semaines.

“Nous sommes confrontés à des menaces significatives de la part de supplétifs de l’Iran qui opèrent en Irak », a expliqué le Général Odierno, précisant que les forces américaines répliquent en renforçant la sécurité dans plusieurs de leurs bases.

Ces groupes tentent également d’exercer leur influence sur la politique en Irak, plus que jamais embourbée et dans l’impasse depuis plusieurs mois, concernant la formation d’un nouveau gouvernement. Les partis politiques en vue, y compris l’actuel Premier Ministre Nouri al-Maliki, ont des relations fortes avec l’Iran. 

“C’est une autre façon, de la part de l’Iran et d’autres, pour tenter de peser sur le rôle et la présence américaine ici », dit-il.

« Les groupes soutenus par l’Iran » – que les responsables du commandement américain savent opérer en Irak depuis l’entrée de la coalition menée par les Etats-Unis en 2003 – « posent une menace bien plus sérieuse et subtile encore pour l’Etat irakien », précise encore le Général Odierno, « si on laisse croire qu’ils sont moins ouvertement préoccupants qu’al Qaeda ».

Les forces américaines et irakiennes ont revendiqué des avancées significatives dans leur combat contre les groupes extrémistes, cette année, en annonçant l’arrestation et la liquidation de plusieurs chefs importants de groupes locaux affiliés à al Qaeda. Mais ces victoires n’ont guère érodé la capacité des insurgés d’orchestrer des attentats de grande envergure.

Le Gouvernement irakien a régulièrement attribué la responsabilité des attentats meurtriers à travers l’Irak, ces derniers mois, à al Qaeda en Irak ou AQI, et à d’autres groupes de même obdience.

D’après le Général Odierno, toujours, l’élimination de deux chefs de réseaux AQI, au début de cette année a affaibli la capacité de décision et son aptitude à communiquer avec les personnalités des cercles dirigeants en Afghanistan et au Pakistan.

Il a précisé que le retrait américain se faisait progressivement, conformément au calendrier, avec une présence dans le pays d’environ 74 000 hommes actuellement. Selon l’agenda de retrait de l’Administration Obama, les forces américaines ne compteront plus que 50 000 hommes à la fin du mois d’août.

Le retrait se déroule au moment même où les politiciens irakiens continuent de se disputer autour de la formation d’un nouveau gouvernement, plusieurs mois après les élections non-conclusives de mars. Il survient également après une année d’attentats sanglants de grande ampleur à travers l’Irak. Cette conjonction des deux circonstances ont augmenté l’inquiétude quant à une escalade des attaques, au moment où les forces américaines poursuivent leur désengagement.

Le Général Odierno a réaffirmé que ni la violence, ni l’instabilité politique n’affecteraient l’agenda américain. Les responsables américains et irakiens disent qu’en dépit des dernières attaques, la violence globale a diminué de façon drastique, si on la compare à la pire période des massacres sectaires en Irak, il y a quelques années de cela.

“A moins que nous pensions que le gouvernement soit réellement sur le point de tomber, ce qui risquerait de créer une situation d’instabilité inouïe, nous ne nous permettrons pas de nous mêler du processus politique, et nous poursuivrons le retrait en cours », répète encore le Général Odierno. « Notre évaluation est que les forces de sécurité irakiennes sont en mesure de maintenir le niveau de stabilité suffisant pour que l’Irak continue de progresser sur le plan économique et politique ». 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 08:40

 

On sait que le plan de retrait des troupes américaines d'Irak prôné par Obama en 16, puis 19 mois, atteindra un pic particulièrement critique cet été, puisque théoriquement (pratiquement?) les troupes de combat américaines doivent avoir quitté l'Irak d'ici au 31 août. Il resterait alors sur place environ 50 000 hommes, essentiellement affectés aux tâches de soutien et d'entraînement des troupes irakiennes, jusqu'en décembre 2011. Bien des dangers se dessinent, notamment du fait de l'avidité partagée des Turcs, Iraniens et Syriens autour d'un Kurdistan irakien qu'ils n'ont jamais accepté que comme une création américaine temporaire. L'indépendance énergétique de l'Irak dépend de cette poche autour de Kirkouk, Irbil et Mossoul. Ce Kurdistan est devenu un territoire prospère, solidement appuyé par ses forces de sécurité, les Peshmergas. L'autre point sensible, c'est le Sud chi'ite, autour de Bassrah, Nadjaf, conçu depuis les débuts de la révolution iranienne, comme une provincedevant un jour lui revenir... Le reste du pays n'a pas trouvé sa stabilité politique après des élections controversées, où une commission de "contrôle" largement pro-iranienne (dirigée par l'espion chi'ite Ahmed Chalabi), a invalidé une grande partie (52) des candidats autour du gagnant Alawi, du fait de prétendues affiliations aux anciennes forces de Saddam, dans le cadre de la "dé-Baathification". Alawi répond à une grande partie des aspirations des Irakiens, laïcs et multi-confessionnels, contre le dessin communautaire ethnique voulu par les empires voisins, pour une partition selon leurs aires de domination géostratégique... Les Américains n'ont aucun intérêt à donner le sentiment de "quitter le navire" dans le désordre et sans assurer cette sécurité minimale, si fragile, comme l'attestent les trop nombreux attentats depuis leur retrait précédent des principales villes... L'actuel Irak est-il prêt à relever le défi de son indépendance? Il lui faudra alors éliminer les réseaux de ces principaux voisins qui ont une fâcheuse tendance à le considérer comme un gâteau où se tailler des parts.    

http://www.israel7.com/2010/07/

 

Binyamin Netanyahou poursuit sa visite aux Etats-Unis. Après avoir été reçu mardi à la Maison Blanche par le président Barack Obama, le Premier ministre israélien a rencontré mercredi soir le secrétaire d’Etat américain à la Défense Robert Gates qui était accompagné de l’amiral Michael Mullen, chef d’état-major interarmées des Etats-Unis. 

Au cours de l’entretien, une question particulièrement préoccupante a été abordée: l’ouverture d’un nouveau front au Proche-Orient avec le prochain retrait des troupes américaines du territoire irakien. Netanyahou a fait part de ses inquiétudes à ses interlocuteurs et a estimé que les Etats de la région devaient envisager un redéploiement de leurs forces. Mais cela poserait problème à Israël qui risquerait d’être privé de sa suprématie militaire si les Américains équipaient en armes leurs alliés arabes « modérés » de la région comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte et peut-être même le Liban. 

Rappelons, dans ce contexte,  que les Etats-Unis auraient donné des garanties à Israël dans le domaine de sa recherche nucléaire, lui assurant leur soutien dans ce domaine. Une démarche qu’ils ont entreprise, a-t-il été souligné, bien qu’Israël n’ait pas adhéré à la charte de non prolifération des armes nucléaires.   

Le Premier ministre s’est ensuite rendu à New York pour y rencontrer le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon. Ce dernier a salué d’emblée la levée du blocus de Gaza par Israël et s’est exprimé lui aussi en faveur d’une relance de pourparlers directs entre Israël et les Palestiniens. Netanyahou, de son côté, a répété que son gouvernement était prêt à prendre des risques pour la paix à condition que cela ne mette pas en danger la sécurité des citoyens. 

Après cet entretien, Netanyahou a pris la parole devant des dirigeants de communautés juives américaines et a annoncé que les discussions directes entre Israël et l’AP devaient reprendre incessamment. Et de préciser: « Je suis conscient que la conduite de ces négociations ne sera pas simple mais il est important qu’elles débutent le plus tôt possible ». 

Netanyahou, comme prévu, a également été interviewé par plusieurs chaînes télévisées américaines. Dans les réponses qu’il a données aux animateurs des émissions, il a notamment déclaré qu’il était « disposé à rencontrer Abou Mazen (Mahmoud Abas) ». 

Le Premier ministre doit achever vendredi sa tournée aux USA. A la Maison Blanche, on annonce déjà que le président Obama ne se rendra pas en Israël cette année malgré l’invitation de Binyamin Netanyahou.

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 12:01

 

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve2550

Irak : Iyad Allawi menacé d’assassinat par les services d’un pays voisin
vendredi 11 juin 2010 - 10h24
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Le quotidien « Asharq Al Awsat » affirme ce matin que l’ancien Premier ministre irakien et chef du premier bloc parlementaire « Al Irakiya », Iyad Allawi, est particulièrement menacé. Allawi est candidat au poste de Premier ministre face à Nouri Al-Maliki, mais l’Iran, de plus en plus influent en Irak, cherche à lui barrer la route du pouvoir en favorisant la coalition de ses adversaires. Le quotidien « Asharq Al Awsat » souligne ainsi qu’un plan minutieusement préparé, avec le soutien des services secrets d’un pays limitrophe de l’Irak, visant à assassiner Allawi, a été mis à jour par les services d’un autre pays arabe limitrophe. Sans désigner le pays coupable, le quotidien laisse penser à l’Iran. Quant au pays arabe qui a déjoué le projet, il pourrait s’agir de la Syrie, pour mieux se vendre auprès des Américains, ou de la Jordanie, dont les services secrets sont particulièrement efficaces en Irak (ils ont éliminé Zarqaoui), ou encore de l’Arabie saoudite, qui redoute la déstabilisation de l’Irak et l’installation à Bagdad d’un pouvoir proche de Téhéran. En tout état de cause, la sécurité a été particulièrement renforcée autour de Allawi.

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 19:30

 

 

Irak : Bagdad proteste contre les bombardements iraniens au Kurdistan
mardi 8 juin 2010 - 09h20
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Le ministère irakien des Affaires étrangères a convoqué, hier, l’ambassadeur d’Iran à Bagdad, pour protester contre la poursuite des bombardements, par l’armée iranienne, visant des localités de la province d’Erbil, dans le Kurdistan irakien (nord-est). Bagdad dénonce également les incursions iraniennes dans son territoire. En outre, le Rassemblement des oulémas irakiens a mis en garde contre la politique de grignotage territorial adoptée par Téhéran en Irak.

Parallèlement, l’armée turque poursuit ses attaques contre des positions présumées des rebelles kurdes de Turquie, dans le nord-ouest de l’Irak. L’Iran et la Turquie, et avec eux la Syrie, s’accordent en effet sur la nécessité d’écraser toute velléité indépendantiste kurde. Mais à tour de rôle, dans un passé récent, la Turquie avait exploité les kurdes irakiens contre Bagdad, comme la Syrie avait soutenu les kurdes de Turquie contre Ankara, et Bagdad avait hébergé les kurdes iraniens pour les utiliser contre Téhéran...

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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