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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 21:58

Jim Jarrassé, le Figaro

vendredi 18 décembre 2009, sélectionné par thom.B
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Les combattants chiites ont réussi à détourner un logiciel très bon marché pour intercepter les vidéos transmises par ces petits avions sans pilote. De quoi réduire à néant l’utilité de ces appareils coûteux, de plus en plus employés par l’armée.

Environ 18 euros. C’est tout ce que doit débourser un insurgé irakien pour acquérir un logiciel lui permettant de pirater un drone de l’armée américaine. Alors, à ce prix-là, les combattants chiites ne se privent pas : le Wall Street Journal de jeudi révèle que des données transmises par les avions sans pilotes de l’US Air Force ont été interceptées à plusieurs reprises de cette façon.

Citant des responsables de la défense et du renseignement américains, le quotidien affirme que les Irakiens utilisent le logiciel SkyGrabber, conçu à la base pour télécharger par satellite des films et des musiques. Une fois détourné, le petit programme leur permet d’accéder facilement aux vidéos capturées par les drones lors de leurs missions.

Le pot aux roses a été découvert en juillet, lorsque l’armée américaine a trouvé sur l’ordinateur portable d’un insurgé arrêté des fichiers vidéo provenant de Predators, les drones utilisés dans la majorité des opérations extérieures américaines. « Des jours et des jours et des heures et des heures de preuves », affirme au Wall Street Journal une source avertie. « Cela fait désormais partie de leurs outils ».

L’armée reconnaît une faille de sécurité dans son système de transmission des données. Les vidéos envoyées par les drones aux bases terrestres ne sont pas cryptées, afin d’accélérer l’acquisition des contenus. Une imprudence commise sciemment : les autorités américaines avouent être au courant depuis les années 1990, mais ne pensaient pas que leurs adversaires pourraient l’exploiter.

Des éléments clés de la stratégie américaine

Il n’existe pour le moment aucune preuve que les insurgés puissent pour autant contrôler les drones ou perturber leur vol. Mais le piratage leur permet de les traquer et d’en suivre la progression. Les combattants irakiens peuvent dès lors localiser les bâtiments, les routes et les infrastructures placées sous la surveillance de l’armée. De quoi réduire à néant une partie de la tactique américaine en Irak.

Utilisés depuis la guerre de Bosnie, en 1995, les drones n’ont cessé d’accroître leur influence dans la stratégie militaire des Etats-Unis. A tel point que 36 % du budget 2010 de l’aviation militaire leur seront exclusivement consacrés. Ces appareils ont l’immense avantage de pouvoir intervenir sur des terrains très sensibles sans mettre en péril la vie d’un pilote.

Si les drones constituent des armes de choix dans la campagne irakienne, ils sont aussi présents en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Et tout indique qu’ils pourraient également être victimes de piratage.

Face à cette menace, l’armée américaine a décidé de réagir. Elle assure travailler sur une nouvelle technique d’encryptage des données. Problème : la mise à jour du système de transmission implique non seulement d’ajouter de nouvelles pièces aux appareils déjà en circulation, mais aussi de revoir en profondeur l’ensemble des réseaux utilisés par l’armée en Irak ou en Afghanistan.

La faille n’est donc pas près d’être comblée. D’autant plus que l’armée américaine vient tout juste d’acquérir 375 drones Reaper, qui coûtent chacun entre 10 et 12 millions de dollars. Et bien que ces appareils soient dotés d’une technologie dernier cri, leurs données peuvent être piratées toujours aussi facilement…

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 13:06
Un blog très pertinent, pour les férus d'histoire contemporaine et de sociologie des conflits militaires et contre-insurrectionnels

Un bilan de l’année 2009 en Irak

 

 

Alors que l’année s’achève plutôt tragiquement en Irak, il convient de se demander dans quelle mesure la stratégie américaine sur place, et les narrations sur lesquelles elle se fonde, n’a pas fortement contribué à ce résultat.

 

Publié simultanément sur AGS

En début d’année, je commentais les résultats des élections  provinciales irakiennes avec un certain optimisme. En effet, celles-ci semblaient montrer une certaine volonté des Irakiens de sortir du “piège ethno-confessionnel” dans lequel les avait enfermé l’irruption américaine du fait que cette dernière a aggravé la “déconstruction nationale” débutée sous Saddam Hussein. Dans le même temps, le Premier Ministre Nouri Al-Maliki semblait alors pouvoir devenir “l’homme fort” du pays en rejoignant les Irakiens et leurs principaux leaders politiques par-delà ces catégories ethniques et confessionnelles.

Néanmoins, je concluais alors sur la nécessité pour le président américain de ne pas surestimer le “tournant positif” ainsi obtenu, notamment dans le cadre du calendrier de retrait des forces. Or, il faut constater que les Américains, à la fois par ce retrait et par leurs pressions diplomatiques maladroites, semblent avoir permis la reconstitution des forces politiques ethno-confessionnelles. En effet, deux problèmes se superposent dans l’optique des élections législatives à venir, les premières depuis celles -faussées par une forte abstention des Sunnites- de 2005.

  1. Un problème institutionnel: le gouvernement irakien est un assemblage hétéroclite de chefs de partis, ce qui reflète d’ailleurs la même mosaïque au niveau local, essentiellement pour le contrôle des forces de sécurité. Celles-ci sont en effet depuis 2004 le gage du pouvoir et du patronage à tous les niveaux. En bref, le Premier irakien ne “tient” aucun de ses ministres.
  2. Ce qui est lié à la raison d’être de ce gouvernement en tant qu’alliance entre diverses factions chiites ainsi qu’avec les deux partis kurdes et certains hommes politiques irakiens du Parti Islamique. Or, cette alliance n’est plus depuis que Nouri Al-Maliki semble devenu l’homme à abattre. Ses anciens alliés ont non seulement cherché à l’affaiblir mais également à le presser de retourner aux vieilles alliances électorales ethno-confessionnelles plutôt que de chercher des alliances les plus larges possibles. L’affaire de Kirkouk et celle du vote difficile et tardif de la loi électorale semblent avoir achevé de marginaliser Maliki tout en reconstituant les “fronts” de 2005.

On assiste donc à la faillite politique de tout le raisonnement posé par le “sursaut” et le Joint Campaign Plan de 2007, à savoir la conjonction des lignes d’opérations militaires, économiques et politiques vers une stratégie d’influence destinée à pousser les différents acteurs locaux, provinciaux et nationaux à la “réconciliation”, maître-mot si il en a été des conférences de presse données par les officiers américains et irakiens dans l’année 2007-2008.

Cela montre donc que le retrait américain a laissé de nouveau un vide important qu’ont comblé les extrémistes ou les acteurs extérieurs désireux de jouer un rôle majeur dans l’équilibre du pouvoir en Irak. Par défaut, les Américains sont donc pour partie responsable des évolutions de cette année. On ne saurait bien entendu incriminer le “sursaut” en lui-même, du moins pour sa partie militaire. Mais peut-être en revanche faut-il comprendre que l’aveuglement des décideurs civils et militaires à Washington a joué un rôle négatif. Le “sursaut” a surtout servi d’arme narrative pour discuter des réformes organisationnelles et conceptuelles au sein des services, tout comme il a servi d’exemple dans les débats autour de la stratégie à adopter en Afghanistan. Dans ce jeu-là, nul doute que l’Irak a été passée par pertes et profits au grand bonheur de la diplomatie iranienne (qui, par le biais du Conseil Suprême de la Révolution Islamique en Irak, a cherché à pousser Maliki à revenir au sein de l’alliance chiite), de celle de l’Arabie Saoudite et des Pays du Golfe, voire même de celle de l’Union Européenne (pour les relations bilatérales avec le Kurdistan Régional Autonome).

Mais pour autant, les Américains n’ont pas renoncé à jouer un rôle actif. Le président Obama a semblé devoir faire confiance à Joe Biden qui a visité deux fois le pays en juillet et en septembre. Son credo: aboutir à un marchandage entre ethnies et confessions, diminuer les revendications kurdes et empêcher la constitution d’un front arabe uni contre ces derniers. On peut ajouter que la perspective d’un pouvoir fort entre les mains du Premier Ministre n’a pas été bien vue par le vice-président américain. Le résultat net est sans appel: loin de considérer l’existence d’un nationalisme ou même d’un sentiment national irakien réel, les Américains ont plutôt figé les catégories ethno-confessionnelles. Une politique maladroite, et pour utiliser les mots de Ridar Veisser, “condescendante” à l’égard de l’Irak et du Moyen-Orient a fait plus pour pousser l’Irak vers un retour à la situation politique ante surge, lorsque le Premier Ministre appuyait et s’appuyait sur Moqtada Al Sadr dans son projet de “nettoyage ethnique” de Bagdad contre les Sunnites.

De tout ceci, je retiendrais deux clés d’analyse:

  1. les Américains jouent et ont joué un rôle important dans les changements politiques intervenus en 2007-2008 comme en 2009. Autrement dit, il faut que l’historien des guerres en Irak prennent en compte l’articulation des opérations militaires avec les dynamiques internes et endogènes de la société et de la politique irakiennes. En 2007-2008, le “sursaut” a indéniablement ouvert une fenêtre d’opportunité, alors qu’en 2009 le retrait et la persistance d’un discours ethniciste sur la société irakienne ont produit une aggravation de la situation. On peut donc légitimement se poser la question de la pertinence de la stratégie américaine, non seulement dans son analyse de la situation mais aussi dans les mots et les représentations biaisés des décideurs à Washington ou dans les think tanks.
  2. il n’en reste pas moins que les hommes politiques et les détenteurs du pouvoir en Irak portent une responsabilité réelle dans ces évolutions, car ils leur ont permis d’éclore et ont également étouffé les opportunités qui se présentaient en ce début d’année après deux longues campagnes contre les “irréconciliables” et les extrémistes.

Pour conclure, il faudrait prendre en compte deux éléments du côté américain, c’est à dire celui qui a la capacité de modeler les conditions internes et externes du conflit. Le premier a trait à la culture stratégique américaine et notamment à deux de ses présupposés qui ont peu évolué ces derniers temps. A savoir des relations civilo-militaires marquées soit par un contrôle intrusif des civils, soit par la confiance excessive dans le modèle huntingtonien de contrôle objectif, et pour lequel les militaires sont “d’honnêtes courtiers” en tant que conseillers techniques du pouvoir. Sur un plan équivalent, le fait est que les stratégies en Irak révèlent un appui trop important sur l’outil et la finalité militaire. On peut dire que l’utilité relative de la force telle qu’elle semble émerger des conflits contemporains n’est pas encore acceptée par la culture américaine.

Le second point est lié au “sursaut” lui-même. En effet, une analyse approfondi de ses présupposés stratégiques et tactiques conduit à penser qu’une partie non négligeable de ces derniers a creusé l’effet ethno-confessionnel dans l’intention louable d’éteindre la guerre civile. Que penser de l’effet discursif produit par les murs de séparation et les “communautés fermées” sur le sentiment d’appartenance communautaire? L’approche contre-insurrectionnelle n’a pas non plus réussi à tenir compte de la complexité sociopolitique et socioculturelle, sauf peut-être au niveau interpersonnel et micro-local. En définitive, le “sursaut” est peut-être lui-même originellement biaisé et donc fortement déterminé à échouer à résoudre le problème politique irakien.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 09:14

La situation sciemment désorganisée en Irak par la précipitation d'un certain Prix Nobel du nombre de tués à retirer ses troupes des villes irakiennes devient un véritable crève-coeur. L'incompétence meurtrière d'Obama, tout à ses prétentions de "Commandeur in Chief" de campagne virtuelle et purement électorale, engendre le chaos... Le Pentagone, à travers Robert Gates, David Petraeus au Cent Com, ou Mc Crystal en Afghanistan semble ne rien partager des aspirations démagogiques de ce poseur (de mines) et les conflits internes remontent en surface... 



http://www.actu.co.il/2009/10/double-attentat-sanglant-a-bagdad-147-morts/

Double attentat sanglant à Bagdad: 147 morts

 

[Lundi 26/10/2009 9:58]

 

Deux voitures piégées ont explosé lundi matin dans le centre de Bagdad, près des bureaux du gouvernement irakien, causant la mort de 147 personnes. Parmi les victimes, on compte de nombreux fonctionnaires du ministère de la Justice et des employés de la mairie. Il y aurait en outre plus de 700 blessés. Il s’agit de l’attentat le plus sanglant perpétré depuis deux ans. Le chef du gouvernement irakien, Nouri al-Maliki, s’est rendu sur les lieux du drame et a promis de tout faire pour trouver les coupables afin qu’ils soient châtiés comme ils le méritent.

, , par Claire Dana-Picard
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 11:28


Voici une nouvelle qui, si elle se confirmait, pourrait relancer certaines polémiques, à propos de la "perméabilité" de la Syrie et de Damas, en particulier
, aux pressions de toutes sortes, et principalement américaines, lorsqu'il s'agit d'alliés des Etats-Unis, comme l'Irak actuel :

de véritables "escadrons de la mort", veillant, un par un, à l'élimination des responsables de"l'Armée du Mahdi" (Jaïsh Al-Mahdi en langue vernaculaire), semblent actuellement, circuler librement dans Damas.

Quid? La Moukabarat syrienne, censée contrôler les allées et venues de la population, dont 1/2 aurait des liens avec ces services, laisserait ainsi se faire proprement décimés des "invités de marque",/ ou, au choix, des "invités qui dérangent" -la politique actuelle des Alaouites- comme le sont tant d'autres clans terroristes. On se souvient que, lors de l'élimination d'Imad Moughniyeh, en plein Damas, près de l'Ambassade iranienne et des quartiers les plus sécurisés de la capitale syrienne, des spéculations s'étaient données libre cours sur les arrangements de coulisse qu'était susceptible de passer Bachar al Assad. Sa fiabilité relative à l'égard du Hezbollah et de l'Iran avait alors été mise en question, chaque service menant sa propre enquête.

Quant aux mystérieux agresseurs, on peut s'interroger pour savoir s'il s'agit de Sunnites liés, soit au gouvernement irakien directement, soit aux Conseils de l'Eveil (du Anbar ou d'ailleurs), voire même, des hommes de mains irakiens des services américains, cherchant à ramener le calme entre la Syrie et l'Irak, en période de retrait des "Boys". Comme on l'a dit du Hezbollah, Téhéran se retrouve à centaliser, héberger, contrôler ses réseaux terroristes au Liban ou en Iran, devant, progressivement, se passer ou se défier du sanctuaire damascène
...


http://gayswithoutborders.files.wordpress.com/2007/10/alsadrmadhiarmy.jpg



Reportage : 30 dirigeants d’une milice chi’ite éliminés en Syrie

 


Des sources ont révélé à un quotidien saoudien (Al-Watan) que (des membres) du Jaish al-Mahdi avaient été décimés par des assaillants inconnus, à l’intérieur même de leurs appartements à Damas, et que d’autres avaient fui vers l’Iran.

Par Roee Nahmias

Traduction : Marc Brzustowski                               

Publié: 

20.09.09, 19:17 / Israel News


Dimanche (20 septembre), le quotidien syrien Al Watan a rapporté que, durant les toutes dernières semaines, des assaillants ont assassiné, au cœur de Damas, 30 individus appartenant à la milice radicale chi’ite du Jaish Al-Mahdi.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/492059.jpg

 

Le Jaish Al-Mahdi agit en Irak sous la direction du chef religieux chi’ite Moqtada Sadr.

 

Al Watan cite un membre de la milice, qui affirme que ses homologues, fidèles du Jaish Al-Mahdi ont été tués dans leurs propres appartements, ajoutant que beaucoup d’autres membres de la milice ont quitté la capitale syrienne par crainte d’être les prochaines cibles (de ces éliminations).


 Les tensions entre la Syrie et l’Irak n’ont fait que croître, depuis le refus de Damas d’extrader deux membres du parti Baath, suspectés de financer et de planifier des attentats au camion piégé à Bagdad. Cependant, il demeure peu évident de déceler si la série de meurtres dans Damas sont liés à ce conflit diplomatique.


 http://www.interet-general.info/IMG/Bassora-27mars2008-2.jpg


Le Ministre des Affaires étrangères irakien, Hoshyar Zebari et son homologue syrien, Walid al-Moallem, se sont récemment rencontrés, dans une tentative de faire baisser la tension, mais ont échoué à trouver un arrangement.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 11:29

DERRIERE LE CARNAGE DE BAGDAD

"Dans 5 ans, l'Irak sera une colonie de l'Iran"

 

Par David Ignatius, journaliste

Washington Post – 25/08/09

Traduction Albert Soued pour www.nuitdorient.com

 

Alors que la sécurité se détériore à Bagdad, il y a de nouvelles raisons de s'alarmer. Le chef du Service National du Renseignement (INIS), formé par les Etats-Unis, vient de quitter ses fonctions après une longue querelle avec le 1er ministre Nouri al Maliki. Le pays est ainsi privé d'un homme clé dans la lutte contre le terrorisme sectaire.


Le Général Mohamed Shahwani était le chef du Renseignement depuis 2004. Il a démissionné ce mois-ci parce qu'il considérait que le 1er ministre cherchait à saper son travail, en permettant à des agents iraniens d'espionner librement. Ayant travaillé étroitement avec Shahwani, depuis qu'il était parti en exil dans les années 90 et ayant dépensé des millions $ pour entraîner l'INIS, la CIA apparemment tombe des nues.

 

La situation chaotique en Irak qui a amené Shahwani à démissionner peut être illustrée par plusieurs événements récents, chacun d'eux suggérant que sans le soutien des Etats-Unis à l'arrière, les autorités irakiennes sont vulnérables à toute pression, notamment celle venant d'Iran.


Un audacieux vol de la banque d'état Rafidain, au centre de Bagdad était déjà le 28/7 une 1ere alerte. Les auteurs de ce larcin sont vraisemblablement des membres des Forces de Sécurité irakiennes qui ont volé environ 5 millions $. Après une lutte qui a provoqué 8 morts, les voleurs sont allés se réfugier au journal d'Adel Abdel Mahdi, un des vice- présidents d'Irak. Dans le temps, ce dernier était un favori des Américains. Il a admis qu'un des voleurs était un membre de sa propre sécurité, niant toute implication personnelle, selon les médias. Une partie de l'argent volé a été récupérée, mais le reste aurait pris le chemin de l'Iran, avec des membres du commando de voleurs.


Un autre signal concerne les menaces reçues par des membres du Service de Renseignement de Shahwani, comprenant 6000 personnes. Le gouvernement de Maliki a expédié 180 mandats d'arrêt pour des crimes supposés, selon des informations en provenance de l'INIS, de véritables représailles politiques contre des fonctionnaires faisant leur travail. Depuis sa création en 2004, 290 officiers de l'INIS ont été assassinés, sans doute par des agents iraniens.


Depuis la démission de Shahwani, l'INIS est dirigé par le général Zouheir Fadel, un ex-pilote de l'aviation de Saddam Hussein. Mais certains des officiers-clés de Fadel ont déjà fui en Jordanie, en Egypte ou en Syrie, craignant de devenir les cibles des commandos de la mort iraniens, s'ils restaient en Irak.


Mais le désordre fut à son comble lors des attentats du 19 août aux camions piégés visant le Ministère des Affaires Etrangères et d'autres agences de l'Etat, où on a recensé 100 morts et plus de 500 blessés. Là aussi, il y a des témoignages que les forces de sécurité de l'Etat ont aidé les terroristes. Le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari dit "Je n'écarte pas le fait qu'il y eut collaboration des forces de sécurité. Il faut qu'on se rende à l'évidence. On assiste à une détérioration délibérée de la situation sécuritaire depuis déjà deux mois"


Qui doit-on blâmer pour le carnage? Dans l'Irak d'aujourd'hui, on est ouvert à toutes les théories de complot sectaire. Le gouvernent shiite de Maliki a diffusé la soi-disant confession d'un Baathiste sunnite du nom de Wisam Ali Khazim Ibrahim qui aurait avoué que le complot des attentats a été tramé en Syrie et que lui-même avait payé les gardes 10 000 $ pour passer les postes de contrôle! (1)


Mais, selon des sources proches de Shahwani, les expertises médico-légales pointent le doigt vers l'Iran. Les résidus d'explosifs C-4 trouvés dans les divers lieux des attentats sont les mêmes que ceux trouvés à Kout, Nassiriyah, Basra et autres villes depuis 2006.


Selon ces mêmes sources, les liens de Maliki avec l'Iran sont si étroits que le 1er ministre utilise un avion et un  équipage iranien pour ses voyages officiels. On dit même que l'Iran avait offert d'aider Maliki pour aider son part Daa'wa à gagner les 49 sièges aux dernières élections parlementaires de janvier 2009, s'il se conformait aux desiderata de l'Iran dans sa gestion du pays.


Alors que la sécurité ne cesse de défaire en Irak, les forces américaines ne font qu'assister au spectacle, pour la plupart. Même dans les zones où al Qaeda reste puissante, comme à Mossoul, les Américains n'on qu'un faible contrôle. Les terroristes sunnites arrêtés sont aussitôt libérés par les Irakiens, pour des prébendes allant jusqu'à 100 000 $, selon une source locale.

 

Les Américains devraient-ils restaurer l'ordre? Selon une source de haut niveau du Renseignement, la réponse attristée était "qu'il était plus sage de rester en dehors et en sûreté". Pressée de répondre à la question "Comment sera le pays dans 5 ans, sans l'aide américaine ?", la réponse était franche et brutale "L'Irak sera une colonie de l'Iran!"

 

 

Note de www.nuitdorient.com

(1) Depuis les ambassadeurs respectifs des 2 pays ont été rappelés, l'Irak accusant la Syrie de laisser filer les terroristes à sa frontière. La politique d'ouverture d'Obama vers la Syrie est mise à mal, d'autant plus que ce pays n'a aucune intention de rompre 25 années de relations privilégiées avec l'Iran…

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 18:07
On le savait déjà, mais c'est encore plus clair quand s'est dit par un parlementaire irakien :


MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 2488

 

Le parlementaire irakien Iyad Jamal Al-Din : Le Hezbollah se sert du "slogan sacré" de la Palestine pour promouvoir son programme politique

 

Voici des extraits d´une interview du parlementaire irakien Iyad Jamal Al-Din, diffusée sur Al-Arabiya le 26 juin 2009:

 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais sur MEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2188.htm.

 

Voir la  page web de MEMRI TV consacrée à Iyad Jamal Al-Din : http://www.memritv.org/subject/en/484.htm.

 

"Le Coran contient les termes ´musulman´, ´croyant´, ´polythéiste´ et ´hypocrite´, mais pas ´islamique´."

 

Interviewer : "Etes-vous un laïque en tenue islamique ou un musulman au discours laïque?"

 

[...]

 

Iyad Jamal Al-Din : "Tout d´abord, je ne suis ni islamique ni laïque."

 

L´interviewer : "Vous n´êtes pas une personne islamique?"

 

Iyad Jamal Al-Din : "Non. La laïcité ne peut pas définir une personne. Elle définit un régime politique. Une personne ne peut pas être définie comme laïque ou non laïque.

 

[...]

 

J´ai lu le Coran et n´y ai pas trouvé l´adjectif  ´islamique´. Le Coran contient les termes ´musulman´, ´croyant´, ´polythéiste´ et ´hypocrite´, mais ´islamique" ne figure nulle part dans le Coran.

 

[...]

 

Il n´y a aucune distinction claire entre les termes ´islamique´ et ´musulman´. Je me considère comme musulman : je suis témoin qu´il n´y a qu´un Dieu, Allah, et que Mahomet est son messager."

 

Interviewer : "Vous voulez dire que c´est là le terme que l´on trouve dans le Coran, [´musulman´] et non ´islamique´."

 

Iyad Jamal Al-Din : "Ceux qui emploient le terme nouveau d´ ´islamique´ n´ont pas donné sa définition. Qu´est-ce qui le distingue du mot ´musulman´ ? Beaucoup sont offusqués d´être qualifiés de ´non-islamiques´ - comme si c´était une insulte - mais je suis fier de ne pas être islamique, parce que je ne sais pas ce que signifie ce terme. Je sais ce que signifie ´musulman´ : c´est quelqu´un qui récite les deux shahadas."

 

"Les citoyens irakiens passent avant l´Irak, parce que les Irakiens comptent plus que l´Irak"

 

Interviewer : "Le terme ´islamique´ est-il apparu avec les mouvements islamiques politiques ?"

 

Iyad Jamal Al-Din : "Oui. Le terme est apparu après la deuxième guerre mondiale et fait allusion aux mouvements de l´islam politique. Ce sont des mouvements politiques qui se servent de la religion comme moyen d´ascension, tout comme certains partis politiques emploient l´argent, les médias, les armes ou des milices pour s´emparer du pouvoir.

 

[...]

 

Nous sommes des personnes qui aspirons au pouvoir. Nous nous mettons d´accord sur un programme politique et nous convainquons les électeurs en leur disant : ´Si vous votez pour nous, nous ferons ceci et cela.´ Soit nous disons la vérité, soit nous mentons. Mais dire : ´Votez pour nous, et nous vous apprendrons à prier´ ou ´Votez pour nous afin que nous vous montrions comment vous flageller pour la mort de Hussein´, c´est d´une incroyable bêtise. C´est tourner le peuple en dérision.

 

[...]

 

A notre avis, les quotas sectaires sont contraires aux Droits de l´Homme et constituent une honte pour l´humanité. Vous considérez-vous plus chiite qu´Irakien ou inversement ? Je me considère, en premier lieu, comme un être humain et un citoyen. Selon moi, les citoyens irakiens passent avant l´Irak, parce que les Irakiens comptent plus que l´Irak."

 

"Quand vous catégorisez les personnes comme étant chiites, sunnites, Kurdes, Turkmènes, et ainsi de suite, vous détruisez [le concept] d´ ´Irakien´."

 

Interviewer : "Oui, les gens comptent plus que la terre."

 

Iyad Jamal Al-Din : "Les gens sont plus importants que le temps et le lieu. Les instincts primitifs, l´instinct de la peur, sont sollicités par des phrases comme : ´En tant que chiite, vous êtes opprimé´, ´ en tant que sunnite, vous êtes en danger´, ´en tant que Kurde, vous êtes privé de vos droits´… C´est se moquer du peuple."

 

Interviewer : "D´autant plus que c´est ce que tout le monde fait : les chiites, les Kurdes et les sunnites."

 

Iyad Jamal Al-Din : "Exactement. Nous parlons des droits des citoyens irakiens. Il n´y a aucune différence entre les pauvres – qu´ils soient Kurdes, sunnites, chiites ou chrétiens. Quant à la question des minorités… Quand vous catégorisez les personnes comme étant chiites, sunnites, Kurdes, Turkmènes, et ainsi de suite, vous détruisez [le concept] d´ ´irakien´."

 

Interviewer : "Pourquoi ?"

 

Iyad Jamal Al-Din : "Parce qu´alors vous commencez à défendre les droits de groupes imaginaires, et non d´individus. Vous ne défendez pas les droits des individus chiites, mais de la nation chiite."

 

[...]

 

Interviewer : "Depuis 2003 – et peut-être pour la première fois en 1 400 ans – l´Irak est gouverné par les religieux. Comment résumeriez-vous ce retour au pouvoir ?"

 

Iyad Jamal Al-Din : "C´est une expérience sombre et malheureuse. Nous n´avons vu qu´accroissement de la pauvreté, en dépit de l´abondance d´argent. Les services sont dans un mauvais état, bien que l´Irak se soit ouvert au monde entier. Le trésor public est pillé comme jamais auparavant."

 

[...]

 

"La cause palestinienne est le prétexte à l´absence de développement économique et politique. […] Le Hezbollah emploie la même formule ´sacrée´."

 

"Le Hezbollah se contentera-t-il d´affronter Israël et de libérer la terre, ou a-t-il un autre programme, celui d´un vaste Etat religieux islamique ? C´est la question. Il y a des formules sacrées, telles que la libération de la Palestine et de Jérusalem, et la cause palestinienne. Depuis longtemps, les tyrans vivent à l´ombre de ces mots d´ordre, tandis que les peuples arabes subissent l´oppression, au nom de la cause palestinienne. La cause palestinienne est le prétexte à l´absence de développement économique et politique. Quand on prive la population de liberté, c´est au nom de la Palestine. En opprima nt les Irakiens pendant 35 années, Saddam Hussein le faisait au nom de la Palestine, affirmant qu´ ´aucune voix n´est plus forte que le bruit de la bataille.´ Le Hezbollah emploie la même formule ´sacrée´. Il se sert de la cause palestinienne comme n´importe quelle autre puissance politique."

 

Interviewer : "qui l´utilise ?"

 

Iyad Jamal Al-Din : "Oui, parce qu´Allah seul connaît nos véritables intentions. Saddam a attaqué Israël avec des missiles - 38 missiles, je crois. Gamal Abdel Nasser a combattu [Israël] pendant 50 années, Kadhafi a poussé des cris au nom de la Palestine, et les dirigeants arabes parlent au nom de la Palestine. Mais regardez dans quel état se trouvent les Arabes. Voyez l´état des Arabes en Palestine, des Arabes vivant dans la ligne verte de 1948 …"

 

"N´importe quel voleur, contrebandier ou menteur peut prétendre libérer la Palestine, et l´histoire chantera ses louanges"

 

Interviewer : "Le Hezbollah est-il responsable du problème du développement dans le monde arabe ?"

 

Iyad Jamal Al-Din : "D´autres partagent cette responsabilité. Il n´est pas le seul à avoir combattu pour la Palestine. Le Hezbollah a été fondé en 1982, et la Palestine a été perdue en 1948. De 1948 jusqu´au au Jour du Jugement - je ne sais pas combien de temps ce conflit va durer… Il y a ceux qui brandissent la bannière de la Palestine, tout en opprimant leurs peuples au nom de la Palestine. Les gens comme Saddam disent qu&acut e;ils libéreront la Palestine, mais perdent leurs propres habitations. Il disait qu´il libérerait la Palestine du fleuve du Jourdain à la mer Méditerranéenne, et il a perdu l´Irak dans sa totalité. Le slogan de la Palestine est un slogan attractif mais trompeur. Il est attractif parce que n´importe quel voleur, contrebandier ou menteur peut prétendre libérer la Palestine, et l´histoire chantera ses louanges."

 

[...]

 

Interviewer : "Pensez-vous que le Hezbollah emploie le slogan de la Palestine pour masquer son programme politique ?"

 

Iyad Jamal Al-Din : "C´est, à mon avis, évident. Comme j´ai dit, n´importe qui peut se servir de la cause palestinienne. Montrez-moi un Libanais chiite - bien que je n´aie pas le droit d´intervenir dans les affaires libanaises, parce que les habitants de ce pays sont libres… Mais n´y a-t-il pas d´autre voix chiite au Liban hormis celle du Hezbollah et des siens ? N´y a-t-il pas des intellectuels ? Pourquoi quelqu´un comme Ali Al-Amin est-il opprimé ? Pour ne parler que de lui, qui n´a ni parti politique, ni milices, ni journal, ni radio ou station de télévision derrière lui. Il ne représente pas une menace. Il a juste une opinion. Ils ont incendié sa maison et so n bureau. N´est-ce pas une honte ?"

 

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Veuillez adresser vos emails à memri@memrieurope.org.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

 

 

 

 


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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 19:03
Par Constance Le Bihan pour Guysen International News
Dimanche 26 juillet 2009 à 20:43
 
 
Près de trois millions de Kurdes d’Irak ont élu samedi leurs représentants. Un processus démocratique qui donne à la province autonome du Kurdistan une nouvelle légitimité. Mais, à l’heure du retrait américain, les velléités indépendantistes des kurdes pourraient faire ressurgir le spectre d’un éclatement de l’Irak.
 

Bien sûr, depuis l’autonomie du Kurdistan en 1991, il y avait eu des répétitions générales. Mais aujourd’hui, c’est une première. Alors, pour inaugurer l’élection au suffrage universel du président de la province et des 111 députés du parlement kurde, la foule est venue en masse. Deux bulletins de votes et un doigt badigeonné d’encre plus tard – pour éviter les fraudes – et voici la province rebelle d’Irak qui s’offre un nouveau départ. Peut-être, une échappée vers l’indépendance.

Les résultats ne seront connus que d’ici quelques jours. Mais avec un taux de participation de 78% et vingt-quatre partis politiques en lice, le processus électoral a déjà des allures de victoire démocratique. Un « succès » a conclu le président de la Commission électorale Faraj al Haidari.
 
« C'est la première fois de ma vie que j'ai l'impression de participer à une élection où il existe plusieurs choix et une vraie concurrence », a indiqué à l'AFP Ziz Hassan, un ingénieur de 44 ans, devant un bureau de vote à Souleimaniyeh, la deuxième ville du Kurdistan. Au moment du dépouillement les premières surprises apparaissent.
 
A Souleimaniyeh, la jeune liste d’opposition Gorran semble avoir damné le pion à la liste « Kurdistania », menée par les mammouths politiques du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et de l’Union patriotique du Kurdistan (UDK). 
 
Représentés par l’actuel président du Kurdistan Massoud Barzani (PDK- conservateur) et le président du Parlement kurde et président d’Irak Jalal Talabani (UDK- libéral), les deux poids lourds du Kurdistan sont contestés par une société civile naissante.
 
Si la jeune garde de Gorran, « changement » en kurde, menée par Noucherwan Moustapha reconnaît à ces poids lourds d’avoir lutté contre le régime autoritaire de Saddam Hussein, ils s’en prennent aux vieilles traditions claniques au Kurdistan et à la généralisation de la corruption.
 
Malgré cette nouvelle offre politique, les sondages indiquent que le président sortant Massoud Barzani, 63 ans, devrait être reconduit dans ses fonctions. Si tel était le cas, le président pourrait se targuer du succès de son credo : plus d’autonomie pour le Kurdistan irakien.
 
 
Branle bas de combat contre Bagdad
 
Bagdad ne voit pas d’un très bon œil cet « été des peuples » kurde qui pourrait sonner le glas de l’Etat fédéral. Le Kurdistan, qui contrôle trois des dix-huit gouvernorats d’Irak, possède déjà son drapeau, son hymne national, ses représentations diplomatiques et même un service de sécurité, les Peshmergas.
 
Aujourd’hui, le président Massoud Barzani revendique seize nouveaux secteurs. Dont la ville de Kirkouk, véritable pomme de discorde avec Bagdad. Considérée comme la capitale historique du Kurdistan, Kirkouk regorge de 13% des réserves pétrolières irakiennes. Forts de leur nouvelle légitimité démocratique, les nationalistes Kurdes pourraient s’aventurer à livrer bataille contre le gouvernement irakien. Mais pour le gouvernement, il n’est pas question de laisser cette ville stratégique aux mains des Kurdes.
 
 
L’eau courante avant l’indépendance
 
Malgré les tensions croissantes entre Bagdad et Erbil, la capitale kurde, l’ouverture d’un conflit est peu envisageable. Pour la majorité des Kurdes, l’amélioration de l’accès à l’eau courante ou à l’électricité passe avant l’indépendance. Et pour Bagdad, la lutte contre l’islamisme arabe est la priorité n°1.
 
Si le parti d’opposition Gorran capte les voix de jeunes qui soutiennent coûte que coûte la cause des indépendantistes, les barons politiques de l’UDK et le PDK préfèrent faire profil bas face à Bagdad.
 
Lundi 13 juillet, le Parlement kurde a reporté la date d’un référendum constitutionnel sur l’annexion des seize provinces revendiquées. Le référendum devait avoir lieu le 25 juillet – jour des élections présidentielles. Sous la pression de Bagdad, il a été ajourné.
 
De son côté, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a tendu la main aux kurdes indiquant que ces élections étaient une étape « pour bâtir un Irak démocratique et jouir des richesses du pays dont la dictature [de Saddam Hussein] nous a privées ».
 
Les velléités indépendantistes kurdes achoppent également sur les divisions internes au Kurdistan. Alors que les 40 millions de Kurdes sont éclatés entre la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran, la communauté kurde d’Irak est également morcelée. Il y a à peine dix ans, l’UDK et le PDK se livraient une guerre sanglante. Pour ferrailler, ceux-ci n’avaient pas hésité à demander l’aide de l’Iran, pour l’UPK, et de Saddam Hussein, pour le PDK.
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 18:38
21:37 Irak : les affrontements opposant les forces de sécurité irakiennes et un groupe de rebelles armés iraniens en Irak ont fait plus de huit morts et 455 blessés selon les estimations mercredi des autorités. (Guysen.International.News)


Daniel Pipes mettait récemment l'Administration Obama en garde, contre le risque que l'on voit poindre à l'horizon de l'Irak, celui d'un retrait dans le déshonneur de la partition (Chi'ites, Sunnites, Kurdes, autres...), dans l'humiliation de la trahison des anciens amis, et qui plus est, le livraison de ceux qui ont servi à un Léviathan local instaurant son hégémonie : cette fois, Obama permet aux Irakiens agités par les factions chi'ites de jouer le rôle de supplétifs de la Mollachie à l'encontre de l'OMPI, ou Moudjahidins du Peuple. Ceux-ci, chassés d'Iran dans les années 80, ont servi Saddam Hussein. Mais le Nouvel Irak se sent déjà des airs de banlieue de Téhéran... Décidément, aucune dignité, cet Obama. Ce n'est qu'un début, et le combat se termine.
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Les Etats-Unis perdent en influence face à l'Iran

29.07.2009 | The Washington Post

 

http://www.csdhi.org/images/stories/demonstration/t-9juil-tehran-00.jpg




"L’armée et la police irakienne ont mené le 28 juillet un raid sanglant contre un camp d’opposants iraniens que les Etats-Unis avaient longtemps protégé. C’est l’initiative la plus osée que prend le gouvernement irakien depuis qu’il a déclaré sa souveraineté, le mois dernier, et le signe que l’influence américaine décline tandis que le poids de l’Iran augmente”, rapporte le quotidien de Washington. La prise par la force du camp d’Ashraf, au nord de Bagdad, qui abrite de nombreux Moudjahidin du peuple, a fait plus de 260 blessés.



http://geostratos.files.wordpress.com/2008/04/womennlaspecialforces.jpg

Les Moudjahidine du Peuple, farouches opposants au régime iranien réfugiés en Irak, ont dénoncé mardi soir la prise de leur camp d'Ashraf par les forces irakiennes qui a fait au moins 260 blessés, et demandé aux Américains d'y assurer la sécurité.

Un porte-parole du Conseil national de la résistance d'Iran (CNRI), dont les Moudjahidine du Peuple sont l'organisation armée, a accusé Bagdad d'avoir agi sur ordre du régime de Téhéran.

"Il y a un similitude extrême, ce qui n'est pas du tout un hasard, entre la violence du régime irakien et la répression en Iran. C'est deux faces d'une même réalité. Tout le monde sait que le Guide suprême (iranien, l'ayatollah Ali Khamenei) est derrière tout ça. Il essaie de se préserver et il n'a jamais caché sa peur des Moudjahidine du Peuple", a affirmé à l'AFP Afchine Alavi, un représentant du CNRI installé en France.

La prise par la force du camp d'Ashraf, situé à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad et qui abrite 3.500 personnes, est "un crime" commis "sur la demande et pour le plaisir du Guide suprême iranien", a-t-il poursuivi.

Les violents affrontements ont fait au moins 260 blessés selon la police qui a également confirmé l'arrestation de 50 personnes.

Six occupants du camps ont été tués par les forces irakiennes, a affirmé de son côté M. Alavi. Les autorités irakiennes ont démenti ces morts.

Les habitants du camp ont commencé une grève de la faim pour demander le retrait des forces irakiennes et leur relève par des forces americaines "qui sont ceux qui ont désarmé le peuple d'Ashraf en se portant garant de la protection de leurs droits humanitaires", a expliqué M. Alavi.

Installé dans les années 1980 quand l'Irak était en guerre contre l'Iran, le camp d'Ashraf servait de base aux Moudjahidine du Peuple pour des opérations contre le régime iranien.

Après l'invasion de l'Irak en 2003, l'armée américaine a désarmé les combattants du CNRI présents dans ce pays. Washington considère les Moudjahidine du Peuple comme une organisation terroriste, mais les Américains avaient accordé un statu protégé au camp d'Ashraf.

M. Alavi a réclamé qu'un représentant du Conseil de sécurité de l'ONU et des avocats du CNRI puissent se rendre dans le camp. Il a aussi exprimé la crainte que ses habitants, devenus maintenant des "otages" des Irakiens, ne soient "livrés au régime des mollahs".

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 23:48
Comment Mister Obama est en train d'organiser son propre "Vietnam", non pas tant en Afghanistan, mais au cours d'un retrait mal coordonné d'Irak, traduisant une prime victoire et stabilisation (réalisée par le Surge de David Petraeus), en échec qui, loin d'être historiquement celui de Bush, deviendra progressivement le sien, sur lequel il devra ensuite revenir, avec de moindres chances d'aboutir. En effet, à mesure que l'ombre de Bush s'éloigne du spectre de l'histoire en train de se faire, c'est lui et lui seul qui sera considéré comme l'homme des décisions malencontreuses et mal anticipées. 
Si la situation en PakAfgh est une autre histoire, d'autres experts sont peu optimistes sur le déroulé de l'opération Ganjar (poignard) actuellement en cours dans le Helmand. Si l'Armée américaine s'y comporte bien, les forces britanniques apparaissent aux Taliban comme le "maillon faible" de l'opération, leur infligeant des pertes et tâchant d'attirer les forces américaines déployées ailleurs, pour venir à la rescousse des Anglais. Un Taliban menacé se fond dans la foule des populations civiles et disparaît pour mieux revenir, après s'être ressourcé. Des forces armées ont, elles, besoin, d'une assistance logistique permanente pour poursuivre. Le combat reste donc, à long terme, inégal et perpétuellement à recommencer... A moins d'infléchir un tournant radical...
Predicting Iraq's Future

by Daniel Pipes
July 19, 2009

http://www.danielpipes.org/blog/2009/07/predicting-iraqs-future

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Washington Post columnist David Ignatius.

In an opinion piece today, "The Big Decisions to Come," Washington Post columnist David Ignatius argues that the Middle East hosts all four of Barack Obama's major foreign policy challenges: the Israeli-Palestinian problem, Iraq, Iran and Afghanistan. Along the way, Ignatius reports that "Afghanistan is already being called 'Obama's Vietnam'."

But I think that "Obama's Vietnam" is better applied to another problem of the quartet – Iraq. The stakes are higher in Iraq in terms of prestige, controversy, expectations, implications, lives lost, and money spent.

Here's what I expect: First, the American presence in Iraq will wind down faster and with less Iraqi coordination than expected. For an example of what is in store, another article in today's Washington Post, "Iraq Restricts U.S. Forces," explains that "Iraqi leaders increasingly see the [June 30 security] agreement as an opportunity to show their citizens that they are now unequivocally in charge and that their dependence on the U.S. military is minimal and waning." Achieving this goal already has had a major impact on American forces:

The Iraqi government has moved to sharply restrict the movement and activities of U.S. forces in a new reading of a six-month-old U.S.-Iraqi security agreement that has startled American commanders and raised concerns about the safety of their troops.

In a curt missive issued by the Baghdad Operations Command on July 2 -- the day after Iraqis celebrated the withdrawal of U.S. troops to bases outside city centers—Iraq's top commanders told their U.S. counterparts to "stop all joint patrols" in Baghdad. It said U.S. resupply convoys could travel only at night and ordered the Americans to "notify us immediately of any violations of the agreement."

The strict application of the agreement coincides with what U.S. military officials in Washington say has been an escalation of attacks against their forces by Iranian-backed Shiite extremist groups, to which they have been unable to fully respond. … The new guidelines are a reflection of rising tensions between the two governments. …

The Americans have been taken aback by the new restrictions on their activities. The Iraqi order runs "contrary to the spirit and practice of our last several months of operations," Maj. Gen. Daniel P. Bolger, commander of the Baghdad division, wrote in an e-mail obtained by The Washington Post. "Maybe something was 'lost in translation'," Bolger wrote. "We are not going to hide our support role in the city. I'm sorry the Iraqi politicians lied/dissembled/spun, but we are not invisible nor should we be."

Second, as the Obama administration's term of office stretches from months into years, the Iraq war will, willy-nilly, become its war. Failure in Iraq will become its failure. Obama will find himself having to invest in making a success of George W. Bush's Iraq venture.

Third, just as Bush could not succeed in Iraq, neither will Obama.

Fourth, Bush will get a relative pass from historians, having given Iraq his all. Obama will be pinned more with the failure than Bush.

Finally, this could have significant electoral implications in 2010 and especially in 2012. (July 19, 2009

Related Topics:  Iraq, US policy

 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 07:28

Sur Bivouac-ID : encore un hommage à la fiabilité (qui se dit fourberie ou taqqyia en arabo-musulman) de nos ennemis :

Le Hamas convertit 46 ambulances (offertes par l’aide humanitaire) en véhicules militaires

Le Hamas convertit 46 ambulances (offertes par l’aide humanitaire) en véhicules militaires

Media Palestinian Watch (PMW) a traduit un article paru dans le journal en arabe Al-Hayat Al-Jadida :

“Le ministère de la Santé [de l’autorité palestinienne] a déclaré hier que les milices du ont perquisitionné 46 ambulances, offertes par des Etats arabes pendant la récente opération israélienne dans la bande de Gaza, les vidant de l’équipement médical qu’elles contenaient … les ont repeintes en noir avant de les utiliser comme des véhicules militaires pour arrêter des civils [palestiniens].

Lorsque les félonies du sont aux dépens des palestiniens, les médias arabes sont donc capables de les voir et de les dénoncer.

Le directeur du Ministère des relations publiques et de l’information, Dr Omar Nasr … dit que le matériel médical retiré des ambulances est du matèriel très coûteux. Il a exigé que les milices du déclarent courageusement et ouvertement, ce que sont devenus les milliers de tonnes de matériel médical qui avaient été envoyés dans la bande de Gaza pour aider le peuple palestinien, qui ont été détournés par les hommes du , pour être ensuite revendus aux civils impuissants … “

Source :[Al-Hayat Al-Jadida 20/5/09] via  PMW

Traduction bivouac-id.

Signalé par tnr.

Le est coutumier du détournement des ambulances à des fins terroristes comme en témoignent ces images plus anciennes.

<a href="http://www.youtube.com/v/5oesBeCFAlg&hl=en&fs=1&">http://www.youtube.com/v/5oesBeCFAlg&hl=en&fs=1&</a>

 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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