Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 09:46



DEBKAfile Reportage spécial 16 mai 2011, 2:52 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/20938/

Tags:  Israel      Syria    Egypt    Golan    Hamas    Nakba Day 

 

 

Les soldats israéliens colmatent les brèches dans la barrière à la frontière.

 

Le Président syrien avait plus d’un objectif, en transportant en bus des millers de manifestants vers la frontière israélienne du Golan, dimanche 15 mai. Faire la démonstration de la facilité avec laquelle son partenaire du Hezbollah et lui-même étaient capables de prendre en otage un village du côté israélien de l’enclave n’est que l’un de ceux-là. L’autre était de répliquer à la tentative de retournement de l’Egypte, qui compte transférer les centres de commandement du Hamas de Damas vers la Bande de Gaza, comme première étape d’une prise sous l’aile du Caire, de la Bande de Gaza et des dirigeants du Hamas contre Israël.

 

A la lumière de cette empoignade, le dossier du renouvèlement des pourparlers de paix avec les Palestiniens, qui fait l’objet d’une controverse interminable entre le Gouvernement d’Israël et les dirigeants de l’opposition (malgré la position de refus adoptée par Mahmoud Abbas depuis deux ans) a perdu toute pertinence. La Syrie rejectionniste, le Hezbollah et le Hamas sont ceux qui ordonnent les coups de semonce palestiniens, un fait indéniable qui n’est pas porté à la connaissance du public israélien. Le Hezbollah a aidé la Syrie à organiser l’infiltration en masse des Palestiniens et Syriens sur le Golan, en utilisant la même arme des mouvements de foule de civils palestiniens, afin de creuser une brèche à la frontière libano-israélienne de Maroun a-Ras.

 

La vérité, c’est qu’Israël et l’Autorité Palestinienne vont à la dérive, après la perte d’Hosni Moubarak, comme représentant leur champion-phare de la paix arabe

 

 L’Arabie Saoudite a les oreilles dressées, s’employant à bâtir un bloc royaliste musulman, afin de contrer la programmation musulmane que le Président Obama est en train de façonner, avec l’adversaire d’Israël, le Premier Ministre Tayyip Erdogan. Binyamin Netanyahou en Israël et Abbas, flanqués de leurs lobbies internationaux, sont détournés sur le bas-côté de la route, pendant que l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Syrie et la Turquie sont lancés à grande vitesse dans la grande braderie pour la domination régionale.

 

Et c’est bien pourquoi le jour de la Naqba a eu un si faible impact sur la rue de la Bande occidentale (Judée-Samarie) et les villes arabes israéliennes. L’arène principale a glissé vers les frontières extérieures d’Israël, avec la Syrie et le Liban, en prenant des connotations régionales. Les sources du renseignement militaire de Debkafile dévoilent que, peu de temps avant que le pacte d’unité palestinien ne soit signé entre le Fatah et le Hamas, le 4 mai, le Ministre des Affaires étrangères d’Egypte, Nabil Elaraby et le chef des renseignements égyptien, le Général-Major Murad Muwafi, ont apporté une garantie à Khaled Meshaal, le patron du Hamas basé à Damas : Le Caire retiendrait Israël de lancer des frappes sur la Bande de Gaza, en représailles contre les blitz de missiles du Hamas, si ce groupe radical palestinien promettait de suspendre toutes les attaques sur des cibles israéliennes, ainsi que les raids sur la barrière de sécurité de la frontière entre Gaza et Israël, le dépôt de bombes ou les tirs de mortiers et de missiles transfrontaliers.

 

 

Pour la première fois, au cours des 44 ans depuis que les troupes égyptiennes ont abandonné la Bande de Gaza en 1967, Le Caire prendrait la responsabilité militaire de cette enclave côtière contre les Forces de défense d’Israël, un engagement qui conduirait les relations d’Israël avec l’Egypte vers une nouvelle configuration, principalement au détriment du prestige militaire de ce dernier. Cet arrangement, bien plus que la force de dissuasion israélienne, a produit la situation de calme prévalant durant les deux dernières semaines, sur le front entre Gaza et Israël.

 

Systématiquement repoussé par Moubarak, cet arrangement a été la raison cachée du déclenchement de la mise en mouvement de milliers de Palestiniens envoyés par Damas et le Hezbollah pour se ruer aux frontières israéliennes jusqu’au village druze du Golan de Majd al-Shams, pour le jour de la Naqba.

 

Cet enchaînement d’évènements, débutant avec le pacte Fatah-Hamas, en mai, aurait pu être évité si seulement, un mois plus tôt, en avril, Israël avait pris la responsabilité militaire de sa propre sécurité et détruit la capacité du Hamas de tirer des missiles et des obus de mortiers à sa guise, sur le Sud-Ouest d’Israël. Un Hamas défait aurait été moins attractif pour Le Caire, à prendre comme protégé et comme un objet à conquérir par ses autres challengers et rivaux arabes, qui ont exploité le vide créé par la passivité militaire et diplomatique d’Israël et son adhésion à de tels fondements totalement obsolètes que son partenariat stratégique passé avec l’Egypte.


Mais plus encore, les décideurs politiques d’Israël n’ont pas réussi à saisir la pertinence des renseignements qu’ils avaient sous les yeux : lorsque le Général Muwafi a promis à Meshaal de séparer la bande de Gaza d’Israël, ce qu’Israël est supposé avoir fait, lors de son retrait de ce territoire en 2005, il lui a expliqué qu’il voulait parler d’une « rupture totale », alors qu’Israël n’est pas allé au-delà du « désengagement ».

 

Le Caire a, par conséquent, entrepris, non seulement de fournir un bouclier militaire à l’enclave palestinienne contre Israël, mais également, virtuellement remplacé Israël, en tant que fournisseur de tous ses besoins, concernant le carburant, la farine, les produits alimentaires. La monnaie égyptienne remplacera également le shekel israélien, en tant que monnaie légale.

 


Par conséquent, la Bande de Gaza retourne à l’époque de son occupation militaire égyptienne d’avant 1967, en plus de la tutelle du Hamas fondamentaliste, une étape que ni Damas, ni le Hezbollah soutenu par l’Iran ne peuvent, en aucun cas, accepter, parce que cela reviendrait à marginaliser leur influence sur les Palestiniens.

 

La faillite, aux plus hauts échelons du gouvernement israélien, dans l'appréciation des retombées de ce challenge, a laissé le Commandement de Tsahal dans la Région Nord, démuni des outils nécessaires pour prédire l’assaut conçu et réalisé par Damas, sur Majd al Shams. Aucun des officiers n’imaginait que la Syrie se servirait du jour de la Naqba pour frapper deux cibles en même temps : Israël et l’Egypte. 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis