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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 09:49

 

 

al QusairVictory5.6.13

 

 

Les troupes syriennes s’emparent d’al Qusayr

 

 

 

La défaite des rebelles syriens dans la ville centrale d’al Qusayr, mercredi 6 juin, a aussi constitué une débâcle stratégique de premier plan pour les Etats-Unis, Israël et l’Europe de l’Ouest, par le prix qu’ils ont payé pour avoir laissé le champ libre aux troupes du Hezbollah et de Syrie, avec les officiers iraniens pour chefs d’orchestre, afin qu’ils remportent la victoire.  La machine de guerre de l’armée syrienne et du Hezbollah est, désormais prête à capitaliser son triomphe, pour rouler vers Alep et le Sud Syrien pour y écraser, aussi, la résistance rebelle. Israël est le prochain sur la liste.


Il y a cinq mois, le 26 février, un reportage vidéo exclusif de Debkafile, intitulé : « Bachar al Assad, Ali Khamenei, Vladimir Poutine et Hassan Nasrallah Ont Gagné la Guerre », révélait comment, étape par étape, Bachar Assad changeait le cours de la guerre et reprenait l’initiative, appuyé par une vaste alliance de la Russie, de l’Iran, de l’Irak, de la Syrie et du Hezbollah.


Cette alliance est déjà à l’oeuvre, en train de bâtir sur son succès – non seulement dans le conflit en Syrie, mais également, bien au-delà de ses frontières.


Le Premier Ministre irakien Nuri al Maliki a déployé 20 000 soldats sur la frontière syrienne, pour la boucler contre tout passage de renforts sunnites et d’al Qaeda, en direction des rebelles syriens. Les commandos irakiens sont prêts à lancer des raids contre les forces liées à Al Qaeda dans l’Est de la Syrie. Le Front al Nusra, par exemple, apparaît s’être évaporé du champ de bataille et garder un profil bas.


Le demi-million de Druzes de Syrie, s’étant réfugiés loin du conflit, dans leurs villages de montagnes du Jebel druze, dans le Sud, ont reçu un ultimatum du Hezbollah, afin qu’ils proclament leur loyauté envers Bachar al Assad ou subisse un assaut pour les faire ployer.


L’agression du Hezbollah contre les Druzes syriens pourrait avoir de graves conséquences pour la communauté vivant au Liban et son dirigeant, Walid Joumblatt. D’un autre côté, si les Druzes syriens confient leur destin au régime Assad, les Druzes du Liban seront forcés de s’aligner sur le supplétif de l’Iran. Ce réalignement contrarierait la menace des rebelles syriens de frapper les bastions du Hezbollah à l’intérieur du Liban. Et ces bouleversements laisseraient peu d’options aux villageois du Golan israélien, excepté de s’aligner sur les autres membres de leur communauté.


Le fait est passé inaperçu en Israël, mais le bras long de l’extension de la guerre syrienne a pénétré en profondeur jusque dans la Bande de Gaza. Les dirigeants du Hamas n’ont pas perdu de temps pour grimper dans le train en marche des vainqueurs. Une délégation est déjà présente à Téhéran, attendant de plaider pour un renouveau d’un pacte de coopération militaire.


Le Premier Ministre Ismaïl Haniyeh et le chef du Bureau Politique, Khaled Meshaal ont été confrontés à de lourdes pressions, pour qu’ils se détournent de leurs relations avec la Turquie et le Qatar et renouvèlent le pacte militaire que le Hamas a signé avec l’Iran et le Hezbollah, en septembre 2012.


Ces pressions proviennent de Marwan Issa, Commandant-adjoint de la branche militaire du Hamas, les brigades Ezz a-Din al Qassam – qui a fui la Bande de Gaza après l’opération israélienne Pilier de Défense contre les tirs de roquettes du Hamas, et s’est réfugié à Téhéran depuis lors – et de Mahmoud a-Zahar, qui a abandonné le bureau politique, au profit de Meshaal.


Jeudi 6 juin, la branche militaire du Hamas a brusquement diffusé une déclaration d’allégeance à l’Iran et au Hezbollah.


Le Hamas a un besoin désespéré d’un nouveau patron et bien plus encore, d’argent frais. La Turquie et le Qatar ont stoppé leurs financements en direction du mouvement radical palestinien et de leurs dirigeants, et, depuis que la victoire d’al Qusayr a bruyamment résonné à leurs oreilles, ils sont retournés vers Téhéran et le Hezbollah pour mendier des fonds afin de racheter des roquettes.


Ces effets secondaires de la guerre en Syrie et du rôle gagnant qu’y a joué le Hezbollah constituent de très mauvaises nouvelles pour Israël. A nouveau sous la férule de l’Iran et de son supplétif, le Hamas est, plus que jamais, en position d’envoyer à la ferraille l’accord de cessez-le-feu passé avec Israël, après neuf mois de calme, débarrassé des tirs de roquettes à la frontière, du fait de son avidité à rejoindre le camp vainqueur de la guerre civile syrienne.


Cela représenterait une gifle stratégique pour Israël et l’Administration Obama, qui avait contribué à passer l’arrangement de cessez-le-feu, l’an dernier, et un obstacle majeur sur la route du Secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui a travaillé dur pour ranimer les tractations de paix palestino-israélienne.


Avec la constitution de deux fronts de guerre imminente, sur le Golan et dans la Bande de Gaza, aucune personnalité de l’Autorité Palestinienne, à commencer par Mahmoud Abbas, ne s’aventurerait à s’asseoir en face du Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou.


La victoire syrienne et du Hezbollah à Qusayr affiche au grand jour la vacuité totale de la posture américano-européo-israélienne de non-intervention dans le conflit syrien. Alors que tous trois ont reculé devant l’éruption de moyens de guerre chimique en Syrie, excepté de proférer des menaces parfaitement creuses (Fabius et Obama se répondant en écho, dans leurs assauts d'impuissance), Moscou, Téhéran et Bagdad, sont parvenus à conforter les percées réalisées par la puissance militaire d’Assad, au cours des deux ans un quart d’âpres combats, et ont façonné une machine de combat constituée par l’armée syrienne et le Hezbollah, capable d’écraser le soulèvement syrien.


Ayant prouvé son caractère trempé, au cours d’une victoire épique, le partenariat entre l'armée syrienne et le Hezbollah se confronte à Israël, à la Jordanie et aux forces américaines qui sont stationnées là, doté de plans pour poursuivre sa vague de succès en deux étapes : d’abord, conquérir Alep et le Sud de la Syrie et les nettoyer de toute présence rebelle ; deuxièmement, utiliser le Golan comme base d'un tremplin pour provoquer le face-à-face avec Israël sur le champ de bataille.


Déjà, leur campagne a débuté pour reconquérir la ville de Quneitra, du côté syrien du Golan. On pouvait entendre très distinctement, le rugissement des échanges de tirs et des obus, jeudi 6 juin, répétant aux dirigeants de la Défense en Israël, dans des termes sans la moindre ambiguïté, cette fois, que le front de guerre contre le Hezbollah s’est déplacé du Sud-Liban vers le Golan.


 

http://www.debka.com/article/23021/Qusayr-was-a-debacle-for-the-West-and-Israel-Aftershocks-in-Lebanon-Golan-and-Gaza-Strip


DEBKAfile Reportage Exclusif 6 juin 2013, 11:28 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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