Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 13:36

 

 

 

Les biens volés aux Juifs constituaient 30 % du budget de l'armée allemande

10.11.10

Le ministre allemand des Finances bien plus impliqué dans le mouvement nazi et la persécution des Juifs que ce qui était connu. Un groupe d'historiens qui a enquêté sur la sombre période du 20e siècle dresse un tableau accablant. Selon Hans-Peter Ulmann, le ministre transférait les fonds issus du vol des Juifs à l'armée allemande. Une contribution qui constituait 30 % du budget de l'armée allemande.

Un survivant de la Shoah. 
PHOTO: AP , JPOST

L'étude vient corroborer un ouvrage récemment publié, selon lequel le corps diplomatique allemande jouait un rôle très important dans la persécution des Juifs.

Le passé du ministre conduit tout droit au sein du régime national-socialiste d'Hitler. Ulmann affirme que l'Allemagne n'a pas examiné cette partie de la vie de son ministre des Finances.
Il révèle également que les détenteurs de bons du Trésor allemand étaient conscients que l'argent prêté à l'Allemagne servait à l'accomplissement des objectifs nazis.

Diplomatie allemande: Attention, un scandale peut en cacher bien d’autres (There are ministries in Berlin which to this day have not examined their role during the Nazi years)

28 octobre, 2010

Chez notre ami jcdurbant

Ribbentrop with Munich friends (1938)
Ribbentrop with Hitler and Weisacker friends (affter Russia pact)Ribbentrop with Mufti friend (1942)Immediately after World War II, senior officers in the French foreign service conspired to rescue Haj Amin Al-Husseini, the former mufti of Jerusalem, who had taken up residence in Nazi Germany during the war and who was answerable, upon Germany’s defeat, for various war crimes, including active support for the extermination of the Jews. The French, having sheltered him in Paris for months, eventually let him escape to Egypt in 1946 carrying aforged passport. The Quai’s flirtation with Islam over the years resulted in official France turning a blind eye to the mass immigration of Arabs and Muslims. The result, today, is street violence, ethnic rioting and terrorist activity. It is not just Israel or the Jews who have been betrayed, but France itself. David Pryce-Jones
Quelqu’un m’a demandé pourquoi je ne dis plus qu´Israël doit être détruit… J´ai répondu qu´il n’était plus nécessaire de le dire, vu que ce régime est déjà en voie d´être détruit. Mahmoud Ahmadinejad
Pourquoi accepterions-nous une troisième guerre mondiale à cause de ces gens là?
Daniel Bernard (ambassadeur de France, après avoir qualifié Israël de “petit pays de merde”, Londres, décembre 2001)
Les Israéliens se sont surarmés et en faisant cela, ils font la même faute que les Américains, celle de ne pas avoir compris les leçons de la deuxième guerre mondiale, car il n’y a jamais rien de bon à attendre d’une guerre. Et la force peut détruire, elle ne peut jamais rien construire, surtout pas la paix. Le fait d’être ivre de puissance et d’être seul à l’avoir, si vous n’êtes pas très cultivé, enfant d’une longue histoire et grande pratique, vous allez toujours croire que vous pouvez imposer votre vision. Israël vit encore cette illusion, les Israéliens sont probablement dans la période où ils sont en train de comprendre leurs limites. C’était Sharon le premier général qui s’est retiré de la bande de Gaza car il ne pouvait plus la tenir. Nous défendons absolument le droit à l’existence d’Israël et à sa sécurité, mais nous ne défendons pas son droit à se conduire en puissance occupante, cynique et brutale … Michel Rocard
Cet attentat odieux a voulu frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue, il a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic.Raymond Barre (le 3 octobre 1980, TFI, suite à l’attentat de la synagogue parisienne de la rue Copernic, 4 morts, 20 blessés)
“c’était des Français qui circulaient dans la rue et qui se trouvent fauchés parce qu’on veut faire sauter une synagogue. Alors, ceux qui voulaient s’en prendre aux Juifs, ils auraient pu faire sauter la synagogue et les juifs. Mais pas du tout, ils font un attentat aveugle et y a 3 Français, non juifs, c’est une réalité, non juifs. Et cela ne veut pas dire que les Juifs, eux ne sont pas Français.”
C’est « une campagne » « faite par le lobby juif le plus lié à la gauche » (…) « je considère que le lobby juif – pas seulement en ce qui me concerne – est capable de monter des opérations qui sont indignes et je tiens à le dire publiquement. »
(le 20 février 2007 sur France Culture diffusée le 1er mars)
Il y a une clique qui depuis 1979 me poursuit pour me faire apparaître antisémite.
(le 6 mars 2007 sur RTL)
Est-ce que tous les fonctionnaires de l’Etat qui étaient en fonction à l’époque auraient dû abandonner leurs responsabilités? (…) Quand on a des responsabilités essentielles dans un département, une région ou à plus forte raison dans le pays on ne démissionne pas. On démissionne lorsqu’il s’agit vraiment d’un intérêt national majeur» (…)«car il fallait faire fonctionner la France» (…) «ils ont essayé tant bien que mal de limiter ce drame qu’a été la persécution des Juifs». «Et n’oublions pas quand même qu’en France, c’est le pays où le nombre de Juifs sauvés a été le plus élevé” Raymond Barre
La situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers.Dominique de Villepin (Paris, automne 2001)
Le point de départ, c’est ce tabou absolu qu’est la fin possible d’Israël. Je pense que, ne serait-ce que pour l’exorciser, il faut en parler. Que se passera-t-il le jour où Israël sera lâché par les Etats-Unis, son seul véritable allié ? J’ai voulu travailler sur ce scénario pour montrer à quel point les dirigeants israéliens actuels menaient une politique suicidaire. Les romans servent aussi à cela. (…) Après tout, c’était un roman, je n’étais pas obligée de coller à la stricte vérité, je pouvais – je devais même – donner libre cours à mon imagination ! Ce qui a été le plus dur, ou le plus excitant, c’est que la réalité ne cessait de me rattraper. J’ai inventé le personnage de Sokolov avant que Liebermann n’accède au pouvoir, j’ai inventé cette épidémie de peste qui affole la planète avant qu’H1N1 ne panique la terre entière, j’ai inventé le coup de gueule de la secrétaire d’Etat américaine avant que le vice -président américain Joe Biden ne se mette en colère contre Israël pour la poursuite de sa politique de colonisation ! A un moment, j’ai eu peur de ne plus surprendre. (…) c’est après avoir imaginé dans mon roman que les juifs seraient accusés d’avoir empoisonné l’eau de la Mecque, que j’ai découvert qu’il s’était produit exactement le même phénomène au Moyen-Âge. Immense émotion. (…) Je pense qu’à trop tirer sur la corde, les dirigeants israéliens pourraient un jour la faire rompre. On a vu au printemps dernier que les Etats-Unis étaient capables de s’emporter contre ce pays qu’ils soutiennent à bout de bras. Moi, je crois qu’il faudrait un Obama à Israël, et aux Palestiniens aussi. Encore une fois, pas forcément pour régler les problèmes d’un coup de baguette magique, c’est malheureusement impossible, mais au moins pour changer la perception que le monde a de cette région. La chance pour qu’il émerge trois Obama en un minimum de temps est malheureusement très faible. Il faut y croire. (…) cela n’a pas toujours été facile. Les autorités israéliennes étaient à cran à l’époque où j’étais là-bas. Les journalistes français étaient considérés par beaucoup au sein du gouvernement comme pro-palestiniens et donc anti-israéliens, voire pire, tout simplement parce qu’ils allaient faire leur boulot en allant raconter, outre les soubresauts de la société israélienne, ce qui se passait dans les territoires palestiniens, qui n’était pas souvent très beau à voir car ces territoires étaient bouclés à double tour par les Israéliens. J’ai eu droit à ces critiques, comme certains autres. Mais je m’en suis remise.Alexandra Schwartzbrod
Je suis extrêmement troublée car il y a là presque toute la trame de ce roman sur lequel je travaille depuis trois ans : Israël montré du doigt par le monde entier à cause d’une opération qui a dérapé, la brouille entre la Turquie et Israël, les Arabes israéliens accusés de manquer de loyauté envers l’Etat hébreu, le secrétaire-général de l’ONU qui monte au créneau, l’administration américaine qui sent qu’elle doit bouger… Je suis troublée mais pas surprise. Je n’ai pas bâti cette trame au hasard. Ce roman est extrêmement réfléchi. J’ai voulu raconter ce qu’il risquait de se passer si les dirigeants israéliens continuaient à se comporter comme ils le font depuis un certain temps : en gouvernant main dans la main avec l’extrême droite et avec un sentiment total d’impunité. Je ne pensais simplement pas que la réalité rejoindrait aussi vite la fiction.Alexandra Schwartzbrod
Et si Israël disparaissait ? (…) Tout débute par l’explosion d’une usine bactériologique en Russie qui libère le fléau de la peste. Des pèlerins contaminent La Mecque en plein hadj. Alors que les morts se comptent par centaines de milliers, la rumeur d’un complot juif enfle. Les bruits atteignent l’Etat hébreu, qui se retrouve au bord de la guerre civile. Le Point
“Adieu Jérusalem”, dit le titre en forme d’épitaphe : et c’est bien d’un adieu qu’il s’agit, lancé à une certaine idée fraternelle et ouverte de l’humanité, sacrifiée sur l’autel des intégrismes de tous poils, barbes ici, papillotes là. (…) Tout commence en Russie, dans une usine chimique à la Tchernobyl dont l’explosion engendre une contamination qui ramène sur le devant de la scène ce vieux mal qui répand la terreur : la peste noire, laquelle éclate, par pèlerins qui en véhiculent le germe, lors du grand rassemblement du hadj à La Mecque. Et comme toujours, quand le mal rôde, il faut un bouc émissaire. L’Histoire montre assez que les Juifs ont en la matière une bonne longueur d’avance : rien d’étonnant à ce que la colère arabe s’enflamme contre eux, et rien d’étonnant à ce que le conflit déjà exacerbé largue toutes les amarres pacifiques pour devenir affrontement irrationnel et suicidaire. Le Dauphiné
Les romans sont parfois de magnifiques ouvrages géopolitiques si l’auteur allie le talent d’écriture à de solides connaissances. C’est le cas d’Alexandra Schwartzbrod, journaliste à Libération, qui fut en poste à Israël de 2000 à 2003.Pascal Boniface
Il ne viendrait à personne l’idée d’accuser de racisme quelqu’un qui critiquerait le gouvernement américain, russe, chinois ou autre. S’élever contre la politique étrangère de George Bush par exemple en condamnant la guerre d’Irak, s’inquiéter de la situation des droits de l’homme en Chine ou du sort des Tchétchènes en Russie ne conduit pas à être accusé de racisme antiaméricain, antichinois ou antirusse. Si quelqu’un vient à critiquer l’action de Nicolas Sarkozy, on ne lui reprochera pas immédiatement de verser dans la francophobie. Il y a bien une spécificité israélienne en la matière. On confond très souvent à dessein l’opposition à la politique d’un gouvernement, la critique légitime qui peut en être faite, et une opposition à l’existence même de l’État ou une haine raciale contre son peuple. (…) De même, antisémitisme et antisionisme ne sont pas assimilables. L’antisionisme est l’opposition à l’existence de l’État d’Israël. (…) Confondre volontairement antisémitisme, antisionisme et critique de l’action du gouvernement israélien est malhonnête intellectuellement ... Pascal Boniface
Pouvez-vous imaginer la Chine, l’Iran ou même la Grande-Bretagne, envoyer un haut diplomate à une discussion qui définirait leur pays comme un État voyou? Participant au debat de Cambrige sur Israel Etat-voyou (oct. 2010)
Il y a des ministeres a Berlin qui a ce jour n’ont toujours pas examine leurs roles pendant les annees du nazisme. Der Spiegel
That is a first step — but it doesn’t go far enough. It plays to public interest in the history of the Foreign Ministry, but for this reason the findings should be made accessible for general research and passed on to the federal archives. The ministry should also look into the art collections at German embassies. Along with the Goethe Institute, every single embassy should have its history investigated. (…) Every ministry should investigate its own role during the Nazi era. That applies to institutions like the health or economy ministries, where, as yet, no investigations have been made. Claudia Roth

 


Attention, un scandale peut en cacher bien d’autres!


Alors que nos spécialistes en relations internationales à la Pascal Boniface  ne manquent jamais une occasion d’apporter leur petite contribution a la dernière mouture de la Solution finale  (attention pas des juifs cette fois-ci on est entre gens bien eleves mais de leur seul Etat mais non pas bien sur – cherchez l’erreur – des Etats americain, russe, chinois ou francais?) …


Ou que nos anciens diplomates ou révolutionnaires a la Hessel ou Debray  se recyclent dans les appels au boycott d’Israel ou les prestations de pom pom girls pour des organisations solution-finalistes comme le Hamas …


Pendant que, lorsqu’ ils ne priment  pas des ouvrages sur l’inexistence de non, pas la France, nos valeureux journalistes  jouent a la politique-fiction (non, pas: Et si la France disparaissait?) et que nos universites (Cambridge , s’il vous plait!) organisent des debats sur la voyoutude de non, pas l’Iran ou la Coree du nord que certains puissent se rejouir d’avoir “gagnés”…


Voici que l’on decouvre, a la faveur d’une enquete de quatre  historiens depeches par l’ancien ministre des Affaires étrangeres allemand Joschka Fischer sur le secret de polichinelle du passe nazi de l’ancien ministere de l’artisan du Pacte germano-soviétique et des Accords de Munich …

Que, 65 ans apres la guerre, nombre de ministeres allemands n’ont toujours pas termine leur dénazification !

 

 

Interview With Green Party Chief Claudia Roth

US historian Peter Hayes discusses the role of the German Foreign Office in the Nazi era

Germany’s Nazi diplomats

Débat relancé sur la diplomatie allemande sous le nazisme

L’Express/Reuters

25/10/2010

Le ministère allemand des Affaires étrangères a joué dans l’Holocauste des Juifs un rôle plus actif qu’on ne l’avait pensé jusqu’à présent, révèle une étude de quatre historiens paraissant jeudi en Allemagne.

Plusieurs dizaines d’années après l’effondrement du IIIe Reich, le ministère est resté un havre pour les anciens diplomates nazis, dévoile cet ouvrage collectif intitulé” Das Amt und die Vergangenheit” (Le Pouvoir et le passé).

Selon la thèse du livre, qui remet en cause le mythe voulant que les diplomates allemands aient gardé les mains propres, le ministère était parfaitement au courant des massacres des Juifs et “activement impliqué” dans ces initiatives.

Le livre, qui suscite la polémique outre-Rhin dès avant sa distribution, démontre aussi comment des dignitaires et sympathisants du régime nazi ont pu conserver un emploi au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à l’abri du bouclier de respectabilité du ministère.

Depuis 1945, le ministère des Affaires étrangères allemand avait été plusieurs fois passé au crible, mais il en était sorti blanchi de toute tache du passé. C’est la décision de son ancien “patron” Vert Joschka Fischer, en 2005, qui a ‘soulevé le lièvre’.

“Le ministère des Affaires étrangères a pris part aux crimes nazis et, en tant qu’institution, a même été impliqué dans le meurtre de Juifs”, assure Eckart Conze, un des quatre historiens désignés par Fischer pour fouiller le passé du ministère sous le IIIe Reich.

“On peut en effet confirmer que le ministère était une organisation criminelle”, a-t-il affirmé au magazine Der Spiegel. Au sein de ce service, chacun, selon lui, savait que des Juifs étaient massacrés en Europe de l’Est.

“CHACUN A LA COMPTA SAVAIT CE QUI SE PASSAIT”

Joschka Fischer a mis sur pied cette commission d’historiens à la suite de critiques d’anciens diplomates sur son interdiction de diffuser les nécrologies d’anciens nazis dans le bulletin interne du ministère.

Une centaine d’entre eux, à la retraite ou en activité, s’étaient insurgés notamment contre son refus de publier une biographie de Fran Krapf, un ancien diplomate au passé nazi bien fourni.

Joschka Fischer a déclaré au Spiegel que la lecture de l’ouvrage des quatre historiens, une somme de 800 pages, l’avait “rendu malade”.

Selon ce document “Les diplomates étaient au courant de la politique envers les Juifs à tout moment et étaient activement impliqués” dans les massacres “à travers l’Europe”.

Dans une note de frais dont fait état Eckart Conze, un diplomate décrit ainsi le motif de son déplacement: “Liquider les Juifs à Belgrade.”

“Chacun à la comptabilité du ministère savait ce qui se passait”, ajoute-t-il en précisant que les fonctionnaires des Affaires étrangères étaient impliqués dans des tractations visant à déporter des Juifs en Grèce, France, Hongrie et Serbie.

Les auteurs de “Le Pouvoir et le passé” affirment encore que les chanceliers allemands de l’après-guerre, comme Konrad Adenauer ou Willy Brandt, ont facilité les carrières de diplomates au passé nazi en les nommant dans des pays arabes ou latino-américains ou leurs promotions passaient plus inaperçues qu’ailleurs.

Selon Eckart Conze, 573 des 706 fonctionnaires du ministère étaient membres du parti national socialiste en 1943 et ils en formaient encore plus de 40% de la hiérarchie dans les années 1950.

“L’Allemagne a jeté un regard honnête et douloureux sur son passé”, a déclaré à propos de cet ouvrage Elan Steinberg, vice président du Rassemblement des survivants et descendants de l’Holocauste, une organisation américaine.

Voir enfin:

Une étude accablante sur la diplomatie allemande nazie

RTL

28/10/2010

En bref – L’essentiel de l’info

28/10/2010 – 15h20

Selon une étude menée par quatre historiens publiée jeudi en Allemagne, le ministère allemand des Affaires étrangères a joué un rôle plus actif qu’on ne l’avait pensé jusqu’à présent dans la persécution et l’extermination des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Après la chute du régime de Hitler en 1945, tout avait été fait pour masquer le rôle joué par le ministère dans l’appareil nazi. En 2005, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Joschka Fischer avait diligenté une commission indépendante d’historiens pour éclaircir cette page sombre de l’histoire allemande. Dimanche, une association de survivants de l’Holocauste s’est félicité du travail de mémoire réalisé.

En détails

Un des historiens responsables pour l’étude, Eckart Conze, a affirmé à l’édition dominicale du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAS) que le “ministère des Affaires étrangères a participé activement dès le début à toutes les mesures de persécution, privation de droits, expulsion et d’anéantissement des juifs”.

Dans les archives, les historiens — deux Allemands, un Israélien et un Américain — sont notamment tombés sur des justificatifs de voyage du responsable du service des juifs, Franz Rademacher, qui inscrit comme motif d’un déplacement à Belgrade: “Liquidation des juifs à Belgrade et discussion avec des émissaires hongrois à Budapest”.

Par ailleurs, et malgré les efforts de dénazification, nombre d’anciens hauts diplomates de l’époque nazie ont tranquillement repris leurs fonctions au  ministère à partir de 1951, lorsqu’une loi a permis la réintégration dans la fonction publique de 150.000 anciens fonctionnaires épurés.

Dans les années 1960, souligne par ailleurs le rapport, un des principaux responsables de la politique étrangère du pays avait été Ernst Achenbach, un ancien diplomate qui s’était occupé des déportations lorsqu’il avait été en poste pendant la guerre à Paris. M. Achenbach, qui avait par la suite occupé un poste clé à la commission des  Affaires étrangères du parlement, s’était opposé jusqu’en 1974 à la ratification d’un accord avec la France visant à faciliter la mise en oeuvre de peines prononcées à l’encontre de criminels de guerre nazis.

“L’Allemagne a entrepris de se pencher honnêtement et douloureusement sur son passé”, a affirmé dans un communiqué Elan Steinberg, vice-président de l’Association américaine des survivants de l’Holocauste et de leurs descendants  à New York. “Les entreprises du passé qui ont visé à exonérer le ministère des Affaires étrangères et son personnel des crimes de l’Holocauste sont désormais catégoriquement réfutées”, a-t-il ajouté

Partager cet article
Repost0

commentaires

A
<br /> à quand une étude analogue sur le Quai d'Orsay ? Peut être aurions nous quelques surprises ...<br /> <br /> <br />
Répondre

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis